| Février 2010 Actualités |
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| Culture - Développement personnel - Connaissance de soi -
Expansion de conscience - environnement - écologie - alimentation - société - social -
santé - débat .... |
| Environnement-Alimentation |
| Pesticides: les
producteurs de raisin déboutés face à l'association MDRGF |
| AFP / 10 février 2010
PARIS - source de
l'article |
Les producteurs de raisin qui avaient déposé plainte pour dénigrement contre
une association de lutte contre une association écologiste, le MDRGF, ont été
déboutés mercredi par le tribunal de grande instance de Paris, a indiqué le mouvement
à l'AFP.
La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNRPT), qui réclamait un
demi-million d'euros de dommages et intérêts, "a été déboutée et condamnée à
1 euro d'amende pour procédure abusive et à nous verser 2.00O euros pour les frais
d'avocat", a annoncé François Veillerette, président du Mouvement pour les droits
et le respect des générations futures (MDRGF).
Mais surtout, s'est-il félicité, "dans son jugement, le TGI reconnait que le MDRGF
s'est exprimé dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les
résultats d'analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins
vendus en supermarchés. Il nous reconnaît le droit de parler de contamination".
"Le juge a également reconnu que ce genre de travail visait à faire évoluer la
législation", a-t-il ajouté en souhaitant "revenir à des rapports normaux
avec les producteurs et pouvoir discuter avec eux pour faire évoluer les pratiques".
En novembre 2008, le MDRGF avait publié les résultats d'une enquête menée dans cinq
pays européens avec quatre autres ONG, révélant la présence de résidus de pesticides,
dont certains interdits dans l'UE, dans la quasi totalité des raisins de table prélevés
dans ces pays.
Les producteurs de raisins l'avaient alors attaqué en considérant la présentation faite
comme "malhonnête".
voir le communiqué de
presse du MDRGF :
UN TRES TRES GRAND MERCI A TOUTES LES PERSONNES ET ORGANISATIONS QUI NOUS ONT APPORTE LEUR
SOUTIEN !!!
___Raisins de table
: le verdict du procès intenté par lesproducteurs au MDRGF rendu le 10 février!
Rappel : le procès intenté au MDRGF par la fédération de producteurs de la FNSEA (la
FNPRT) verra son verdict rendu le mercredi 10 février à 13h30 à la 17° chambre du
Tribunal de Grande Instance de Paris. Soutenir le MDRGF,: 32 rue de Paradis, bureau 211,
75010 Paris :
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| Environnement-Alimentation |
| De bonnes nouvelles |
| 1er février 2010 |
Kokopelli : Plus de 16000 participants à la pétition
et vous ?
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=40
Victoire contre Monsanto : L'intoxication d'un agriculteur par un
herbicide de Monsanto jugée maladie professionnelleLe MDRGF vient d'appendre
que l'agriculteur Paul François en procédure contre Monsanto suite à des problèmes de
santé du à une intoxication à l'un de leur herbicide a gagné son procès en Appel au
tribunal des affaires
de Sécurité sociale (TASS) C'est une belle victoire dont nous nous réjouissons. Ce
procès est la marque d'un début de reconnaissance des droits des victimes des pesticides
, victimes aujourd'hui de plus en plus nombreuses. Après notre réunion de la semaine
dernière sur les terres de Paul François, où il fut question de lancer un Appel en
direction des pouvoirs publics sur ce dossier, cela renforce, légitime et confirme le
bien fondé de notre action en faveur de ces victimes (voir notre site: http://www.victimes-pesticides.org/). Nous
adressons aujourd'hui toutes nos félicitations à cet agriculteur qui se bat et qui a
décidé de faire de son cas un cas exemplaire notamment en choisissant aussi de faire
évoluer ses pratiques culturales vers des modes de production plus respectueux de
l'environnement et de la santé.
Prix Goldman d'écologie à Jesus Santos pour un travail
extraordinaire de reforestation dans sa région (Oaxaca) http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=7248
. Ce travail ne devrait-il pas être entrepris à Haîti régulièrement sinistrée par
des inondations liées au déboisement ?
A lire : Nicanor Perlas : une
nouvelle dynamique sociétale et La
société civile : le 3e pouvoir |
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| Environnement/Santé |
| Les agriculteurs exposés
aux pesticides portent des précurseurs du cancer |
| Paul Benkimoun - Le Monde
07 02 2010 source de
l'article |
Des analyses sanguines révèlent des anomalies liées aux
tumeurs lymphatiques. Une piste pour un diagnostic précoce
Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du
génome pouvant faire se développer un cancer. Lors d'un colloque organisé à Marseille,
vendredi 5 février, par la Ligue contre le cancer, Bertrand Nadel (Centre d'immunologie
de Marseille-Luminy) a présenté des résultats obtenus lors d'une étude (Agrican)
lancée en 2005. Ces travaux pourraient déboucher sur une stratégie de dépistage
précoce de cancers du système lymphatique.
Agrican est une grande étude effectuée auprès des affiliés de la Mutuelle sociale
agricole, le régime de sécurité sociale des agriculteurs. Elle comprend un versant
épidémiologique, appuyé sur un questionnaire, et un versant biologique, avec des
prélèvements sanguins.
En 2008, Bertrand Nadel et Sandrine Rouland avaient présenté des travaux montrant un
risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs. Avec le soutien
financier de la Ligue contre le cancer, ils ont poursuivi leurs recherches et obtenu de
nouveaux résultats, qui ont déjà été publiés, en juin 2009, dans le Journal of
Experimental Medicine.
Leur idée était de trouver des biomarqueurs prédictifs, car tous les individus exposés
aux pesticides ne développent pas un lymphome. Les chercheurs marseillais ont détecté
dans les prélèvements sanguins de plusieurs dizaines de participants à l'étude Agrican
des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des
cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire.
Anomalie génétique
" Nous avons mis en évidence des biomarqueurs qui témoignent d'un lien moléculaire
entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides, l'anomalie génétique et la
prolifération de ces cellules, qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet est
fonction de la dose et du temps d'exposition ", résume Bertrand Nadel.
En l'occurrence, les chercheurs ont identifié une anomalie génétique : un fragment du
chromosome 14 se détache et vient activer un oncogène situé sur le chromosome 18. Les
personnes exposées aux pesticides présentent dans certaines cellules sanguines
(lymphocytes) cette anomalie génétique de manière beaucoup plus fréquente que les
personnes non exposées. L'absence de régulation de l'expression de cet oncogène fait
que des cellules qui auraient dû mourir vont proliférer.
" Il s'agit là d'une condition nécessaire au développement d'un lymphome
folliculaire, mais elle n'est pas suffisante. Il existe d'autres anomalies comme une
instabilité générale du génome : deux gènes sont exprimés en même temps alors que
normalement pas ils ne le sont pas, ce qui permet aux cellules anormales de résister aux
mécanismes de mort cellulaire programmée ", explique Bertrand Nadel.
L'équipe de Bertrand Nadel, qui espère aboutir à terme à un outil de diagnostic
précoce, va désormais étudier une population de personnes ayant développé le même
type de lymphome afin de documenter la présence de ces biomarqueurs. |
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| Réduire l'usage des
pesticides de 30% c'est possible selon un rapport officiel ! |
| AFP / 28 janvier 2010 -
source de l'article |
PARIS - Une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec
des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes
de production, selon un rapport présenté jeudi, deux ans après le Grenelle de
l'environnement.
Coordonnée par l'Inra, l'étude Ecophyto R&D a été menée à la demande des
ministres de l'Agriculture et de l'Environnement. Il s'agissait d'identifier de premières
pistes d'actions pour répondre à l'objectif du Grenelle de réduire en moyenne de 50%
les quantités de pesticides utilisés, si possible d'ici 2018, rappelle l'Inra.
"En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation
des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006,
mais une baisse de production d'environ 6% serait observée", précise l'Institut
national de la recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.
L'étude destinée à faire un état des lieux de l'utilisation des pesticides en France
métropolitaine et à analyser les effets d'une réduction de leur usage en agriculture, a
permis, selon l'Inra, de constater "un grand contraste des situations selon les
cultures et les régions"
Plusieurs aspects importants d'une réduction de l'utilisation des pesticides n'ont pas pu
être traités, nuance toutefois l'Inra.
Pour les grandes cultures et la viticulture, les actions en faveur de changements de
pratiques restent "focalisées sur un nombre limité de pratiques alternatives",
d'après le rapport.
Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des
générations futures (MDRGF), "ce rapport montre qu'il existe d'importantes voies de
progrès pour les différents types de cultures".
Mais, prévient-il, "il y a lieu pour l'Etat de fournir un effort considérable en
recherche et développement pour pouvoir mettre au point les méthodes culturales qui
permettront demain à tous les professionnels de réduire de 50% ou plus l'usage des
pesticides, quel que soit le type de culture".lire le rapport
sur le site de l'INRA |
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| Environnement/Santé |
| Bisphénol A (BPA) :
l'agence sanitaire admet pour la 1ère fois des "signaux d'alerte" |
| AFP / 05 février 2010 -
source de l'article
et Résultats
de l'étude |
PARIS - L'Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)
voit "des signaux d'alerte" dans de nouvelles études sur le Bisphénol A, un
produit utilisé pour des contenants alimentaires mais, considérant qu'il n'y a pas
"urgence", veut approfondir son expertise pour mieux les interpréter.
Le BPA est un produit chimique utilisé dans la fabrication d'un plastique dur
transparent, le polycarbonate, employé notamment pour la fabrication des biberons ou les
bonbonnes d'eau. Il est présent aussi dans les résines epoxy qui tapissent l'intérieur
des boîtes de conserve et des cannettes.
En 2008, l'Afssa avait conclu, après analyse des études publiées, à l'absence de
risque du produit. Mais depuis, de nouvelles études ont apporté "des
questionnements", selon l'agence.
Dans un nouvel avis rendu public vendredi, l'Afssa relève "des effets subtils,
observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les
premiers mois de vie chez de jeunes rats". Des effets qui interviennent à des doses
inférieures à celles considérées comme sans effet, a noté Marc Mortureux, directeur
général de l'Afssa, devant la presse.
Déjà l'agence américaine, la Food and drug administration (FDA), qui avait elle aussi
déclaré le BPA sans danger en 2008, vient de conclure sur la foi de nouvelles études à
"des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des
foetus".
"C'est un signal d'alerte dont il faut tenir compte", avait commenté la semaine
dernière la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
"On est proche de la réflexion de la FDA", indique Marie Favrot, directrice de
l'évaluation des risques nutritionnels à l'Afssa.
Suite aux nouvelles études, la FDA, en vertu du principe de précaution, a soutenu
l'initiative des industriels américains de ne plus utiliser de BPA dans la fabrication
des récipients contenant les aliments pour bébés. Elle veut aussi appuyer les efforts
pour remplacer le BPA dans les revêtements de boîtes de conserve.
Rien de tel à ce jour en France, puisque l'Afssa estime nécessaire avant tout de
"poursuivre son travail d'expertise" afin de "comprendre la signification
en terme de santé humaine de ces signaux d'alerte, éclairer le consommateur et permettre
aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées".
"On n'est pas dans l'urgence sanitaire", estime M. Mortureux, pour qui il faut
d'abord et avant tout définir une meilleure méthodologie que celle utilisée par les
études récentes. En attendant, rien ne permet de "remettre en cause les
précédentes évaluations du risque sanitaire", et rien ne peut "fonder
scientifiquement une révision de la dose journalière tolérable".
Quant aux produits de substitution - comme les biberons en verre ou ceux en polypropylène
-, Mme Favrot demande qu'on les soumette aussi à une évaluation.
La seule recommandation de l'Afssa en direction des consommateurs est "de simple bon
sens", selon M. Mortureux : "éviter de chauffer à trop forte température
l'aliment (eau, lait, soupes...) s'ils utilisent des biberons ou des récipients en
polycarbonate".
Le porte-parole du Réseau santé-environnement André Cicolella, chercheur en santé
environnementale, a vivement regretté que "l'Afssa veuille bien reconnaître un
problème mais n'en tire pas les conséquences".
Estimant qu'"il est urgent d'agir", sans attendre les résultats d'autres
études à venir, il a demandé à Mme Bachelot d'interdire le BPA dans les plastiques
alimentaires.
En mai, l'agence européenne de la sécurité alimentaire (Efsa) doit publier son propre
rapport.
voir les positions
du MDRGF et du RES dans le JT de TF1 le 6 février 2010__
Gérard Bapt Député-Maire de Saint-Jean obtient gain de cause : la préfecture de
Haute-Garonne renonce à casser son arrêté d'interdiction de vente et d'usage de
biberons au bisphénol A sur sa commune. D'autres maires suivent cette initiative
d'interdiction du BPA sur leur commune comme André Aschieri à Mouans-Sartoux dans les
Alpes-Maritimes. |
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| Environnement
- Climat |
| Le président de la
Bolivie, Evo Morales, propose de réaliser une consultation auprès des peuples du monde
afin dobtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du Capitalisme. |
| [20 Janvier 2010] |
| Pour un référendum mondial sur le changement climatique. Le président
de la Bolivie, Evo Morales, propose de réaliser une consultation auprès des peuples du
monde afin dobtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du
Capitalisme. Durant Copenhague il en avait parlé, Evo Morales est en train de le mettre
en place : http://www.icrainternational.org/actualites/718
Vu que nous avons de profondes divergences entre présidents, consultons le
peuple et faisons ce quil nous dit, Evo Morales Ayma, Président de
lEtat Plurinational de la Bolivie.
Vous pouvez soutenir cette proposition en signant la pétition lancée par la Bolivie sur
le référendum mondial et en répondant aux cinq questions suivantes :
Etes-vous daccord pour rétablir lharmonie avec la nature en
reconnaissant les droits de la Terre-Mère ?
Etes-vous daccord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage
qui découle du Capitalisme ?
Etes-vous daccord sur le fait que les pays développés doivent réduire et
réabsorber leurs émissions de gaz à effet de serre chez eux pour que la température ne
monte pas de plus de 1 degré ?
Etes-vous daccord pour transférer largent dépensé dans les guerres
vers un budget destiné au changement climatique et qui serait supérieur à celui de la
défense ?
Etes-vous daccord pour la création dun Tribunal International Pour la
Défense du Climat au sein des Nations Unies afin de juger ceux qui ne respectent pas la
Terre-Mère ?
Merci de soutenir cette belle action en votant, puis de transmettre ce message à tous
vos contacts
Extraits de lintervention du Président de la Bolivie lorsquil sest
réuni avec les mouvements sociaux
(..) En quoi consiste le fait que les peuples du monde décident du futur de
lhumanité ? Il consiste en un référendum mondial sur le changement climatique.Que
les peuples du monde décident par leur vote conscient du destin de lHumanité.
(...)
Je veux vous lire la première proposition de ce référendum :
1. - Êtes-vous daccord pour rétablir lharmonie avec la nature, et pour
reconnaître les droits de la Terre Mère ?
2. - Êtes-vous daccord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage
quest le système capitaliste ?
3. - Êtes-vous daccord pour que les pays développés réduisent et réabsorbent
leurs émissions de Co2 à effet de serre pour que la température ne monte pas de plus
dun degré centigrade ?
4. - Êtes-vous daccord pour transférer tout ce qui a été dépensé dans les
guerres et pour consacrer un budget supérieur à la défense de la Terre face au
changement climatique ?
5. - Êtes-vous daccord avec un tribunal de justice climatique pour juger ceux qui
détruisent la Terre Mère ?
Compagnon Chávez, le document vient dêtre approuvé dans ce sommet sur le
Changement climatique. De nouveau je salue leffort et la mobilisation des mouvements
sociaux. Nous sommes des présidents alliés des mouvements sociaux. Je veux continuer à
apprendre de vous. Je suis élève des mouvements sociaux de Bolivie et du monde.
Je veux vous dire que je ne me sens plus seul. Ne vous sentez pas seuls dans cette lutte
pour la vie, pour lhumanité, pour la défense de la Terre Mère.Que nous
accompagnent les mouvements sociaux, nous présidents qui essayons dexprimer la
pensée de nos peuples, est indispensable.
Seuls, Evo ou Hugo nous ne pouvons avancer, mais si les peuples nous accompagnent nous
sommes ici pour changer les politiques capitalistes qui font tant de mal à
lhumanité.
Patrie ou Mort ! Nous vaincrons.
Planète ou mort ! Quand, quand, carajo !
http://portalmre.rree.gov.bo/cumbre/Referendum.aspx
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| Copenhague : 70%
d'abstention ! un accord sans valeur |
| Les 194 pays participants à la Conférence de
Copenhague avaient jusquau 31 janvier pour faire connaître soit leurs engagement de
baisse démissions de gaz à effet de serre (pays développés) soit les moyens
envisagés pour baisser les émissions (pays en développement). Laccord de
Copenhague nétant pas contraignant, seuls 56 pays ont répondus, et leurs réponses
sont bien en delà des objectifs que sétait fixé la Conférence
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| Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, Yvo de Boer, vient de se résoudre à admettre lévidence :
lAccord de Copenhague na pas de valeur légale au regard des règles de la
Convention, dans la mesure où la Conférence des Parties sest contentée de
prendre note de laccord et non de ladopter par un vote. Il
na pas valeur de traité et les États qui souhaitent sy rallier peuvent se
satisfaire dune simple lettre ou dune note verbale. Sauver le climat,
cest simple comme un coup de fil
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| Retour sur Copenhague :
Pour une insurrection des consciences |
| par Pierre Rabhi - mardi
2 février 2010 |
Ce que lon peut désormais appeler et pour longtemps sans doute la
grande déconvenue de Copenhague est à la mesure de lespoir que cette rencontre
avait suscité. Après les grandes cérémonies précédentes (Rio de Janeiro, Kyoto,
Johannesburg, etc.), il fallait être singulièrement naïf pour croire quune
quelconque décision - que limmense gravité des enjeux nécessite absolument -
allait enfin surgir dune ambiance de hall de gare, où chaque nation veille avant
tout sur ses intérêts propres.
Lenjeu lui, est des plus simples. Suite à des transgressions de lespèce
humaine, il se pose comme un ultimatum dont les fioritures verbales et les péroraisons
politiques ne peuvent éluder la rigueur. Lhumanité doit changer de comportement à
légard de la planète qui lhéberge, si elle ne veut pas disparaître. Au
lieu de son unité, on a pu encore une fois prendre la mesure dun fait à
lorigine de nos plus grands maux et des obstacles sur notre chemin
dhumanisation. En effet, sur une planète une et indivisible dun pôle à
lautre - et dont la diversité et la cohésion renforcent la vie et la survie -
notre espèce, en dépit de sa nature également unitaire, est par contre fragmentée.
Lavènement très récent du phénomène humain a instauré un vivre ensemble fondé
sur lantagonisme. Certains font appel aux théories - dont linterprétation
nest pas clarifiée - de M. Darwin, pour justifier le caractère dynamique et
inéluctable de cet état des choses. Quoi quil en soit, contrairement aux autres
espèces, il na pas pour seul mobile la lutte pour la survie et des problèmes de
territoire - ce qui est relativement facile à solutionner - mais des causes plus subtiles
: les mythes, les croyances, les symboles pour exorciser une sorte de peur primale
enkystée dans les esprits. Ces paramètres sont omniprésents dans toutes les
concertations lorsquil sagit de résolutions communes. La rivalité issue de
linsécurité est allée jusquà apposer - comme lexamen dune
mappemonde nous le révèle - un ordre cloisonné, fait de morceaux de planètes
circonscrits et sécuritaires appelés territoires, et à lorigine de grands
conflits, alibis à la prolifération extravagantes des armes de destruction. Ces
territoires sont comme les éléments dun puzzle mais qui, au lieu de rendre
intelligible le tout, en exacerbent la confusion. Cest ainsi que les questions
factuelles sensées être examinées à loccasion de ces rencontres se font en
occultant les mécanismes subjectifs qui les sous-tendent et les déterminent. Ainsi, des
questions concernant le sort commun sont-elles limitées par des préjugés qui éloignent
de la nécessité urgente de prendre des résolutions communes qui, par leur caractère
universel, transcendent les intérêts particuliers des nations.
Cest aussi la même irrationalité froide qui fait quau lieu dexalter la
splendeur dune planète vivante et unique, née de la conjonction des paramètres
les plus improbables, oasis merveilleuse dans un désert sidéral infini, elle est
ravalée à un gisement de ressources vivantes ou minérales à exploiter selon un
principe minier, jusquà leur prévisible et total épuisement. Ce principe minier
semble avoir comme finalité de subordonner les dons les plus précieux, les plus
indispensables qui soient à la vie, à la vulgarité totalitaire de la finance. Pour ce
faire, un ordre anthropophagique mondial sest imposé insidieusement, avec une
règle du jeu qui permet aux plus voraces de dévorer légalement les plus démunis. Pire
encore, des états corrompus vont même jusquà confisquer aux populations
quils sont sensé protéger leurs biens légitimes indispensables à leur survie et
à celle de leur descendance, pour les livrer à la braderie internationale.
Comme nous ne sommes pas à une perversion près, le Tiers Monde - chaque jour pillé
et spolié - suscite, comme contrepartie de son appauvrissement programmé, des
dispositifs internationaux à caractère compassionnel, pour lui allouer quelques subsides
lui permettant de surmonter les conséquences écologiques désastreuses, imputables aux
nantis de la civilisation de la combustion énergétique outrancière. On peut se demander
jusquoù le cynisme moralisé peut aller... Par une sorte de manipulation mentale et
subliminale, la politique du pompier pyromane devient un mécanisme normal, banalisé,
comme lhumanitaire est devenu le moyen compensatoire aux défaillances de
lhumanisme, seul en mesure de le rendre sans objet. Le plus extraordinaire encore,
cest davoir réussi à donner le noble vocable dEconomie - à savoir la
régulation des échanges de nécessité pour la satisfaction des besoins de tous
à ce qui est le déni même de lEconomie. La croissance économique fondée sur la
prédation et la dissipation sans limite des ressources, provoque une multitude
deffets directs et collatéraux négatifs parmi lesquels, justement, le
réchauffement climatique, objet du débat de Copenhague.
Bien des problématiques comme la faim dans le monde et autres calamités mériteraient
autant deffervescence, mais on sait que les priorités sont définies, au-delà
même de lautorité politique, par la puissance insidieuse du lucre. On entend
souvent dire que ces rencontres - dont le bilan est souvent décevant - permettent
néanmoins de sensibiliser lopinion aux grands enjeux écologiques. Cela est
indéniable, comme est indéniable la sincérité de nombreuses personnes qui aspirent au
changement positif de laventure humaine. Elles sont presque toujours au sein même
de ces grandes foires où hypocrisie et stratagèmes de diversion sallient pour
abuser lopinion. Mais il faut cesser dêtre naïf, car le temps nest pas
à laménagement de notre modèle de société, mais à un changement radical de ce
modèle pour quenfin, en plaçant lhumain et la nature au cur de nos
préoccupations, nos talents et nos moyens puissent être mobilisés pour construire un
monde digne de la vraie intelligence. Nous en avons les moyens matériels, il ne nous
manque que laudace et la détermination. Ce qui donne de lespoir, cest
que la société civile planétaire semble déjà sêtre engagée activement pour
que ce changement de paradigme puisse advenir. |
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| Société
/ Laïcité-Communautarisme |
| Rapport dit «Gérin» sur
le voile intégral : la souris burqa accouche dune énormité antilaïque |
| par Par Catherine
Kintzler - Source de l'article |
La lecture du rapport de la Mission dinformation dite « Gérin » sur le
port du voile intégral1 révèle une surprise de taille. Une très mauvaise surprise.Dans
les attendus aboutissant à la proposition n° 7 (« Engager une réflexion quant aux
moyens dassurer une juste représentation de la diversité spirituelle») au détour
dune phrase, le rapport reprend à son compte une thèse du rapport Machelon, jugée
démonstrative, selon laquelle il est possible dautoriser laide financière
directe de la puissance publique à la construction de lieux de cultes. Rien que cela !
Dans un sous- paragraphe intitulé La construction de lieux de cultes, après avoir
notamment souligné que « La question de la possibilité de construire des lieux de culte
est particulièrement symbolique aux yeux des musulmans de France », le rapport poursuit
:
Le rapport de la commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les
pouvoirs publics présidée par M. Jean-Pierre Machelon2 avait dailleurs démontré
que de réelles marges de manoeuvres législatives existaient en ce domaine dans la mesure
où larticle 2 de la loi de 1905, qui prévoit que « la République ne reconnaît,
ne salarie et ne subventionne aucun culte », na pas valeur constitutionnelle. Cette
dernière préconisait notamment dautoriser laide directe à la construction
des lieux de culte.
Ce passage suggère on ne peut plus clairement que la loi de 1905 nayant pas
valeur constitutionnelle selon lanalyse de Machelon, eh bien il ny a
quà en changer larticle 2 pour pouvoir financer la construction de lieux de
culte !
Changer la loi de 1905, il fallait y penser, non ?
Tout se passe comme si la Mission voulait compenser ses préconisations contre le port
du voile intégral par des mesures de rédemption auprès des religions : au fond, on
nest pas si méchants que cela, on vous demande humblement (juste par une
résolution solennelle où on fait les gros yeux maman jai peur) de ne pas
porter de voile intégral ici et là, et en échange on vous propose des lieux de culte
financés par le contribuable.
Ce nest quun petit toilettage, un donnant-donnant, on en parle à
peine.
Sauf quavec une telle proposition, on propose aussi de sacrifier la loi de 1905.
Sauf quavec la loi de 1905, on immolerait aussi la laïcité de la République.
Sauf quavec un tel financement, la République piétinerait la liberté de
conscience puisquon ferait payer des contribuables pour des religions quils ne
pratiquent pas ou auxquelles ils ont (encore) le droit de ne pas croire3.
Sauf quavec un tel financement, la République abolirait aussi la liberté des
cultes puisquil serait impossible de les financer tous, et que, en désignant des
bénéficiaires, elle désignerait aux fidèles dune religion quelle autorité ils
doivent reconnaître.
Comme dit la chanson : « tout va très bien, madame la marquise ».
Sauf que la Cour Européenne des Droits de lHomme a affirmé le caractère
fondamental de la loi de 1905 en soulignant quelle est la clé de voûte de la
laïcité française (laquelle est un principe constitutionnel). Et cela bien après la
publication du rapport Machelon4.
Sauf que, à supposer que nos parlementaires sattaquent à la modification de
larticle 2 de cette loi, il faudrait aussi quils modifient quelque peu la
rédaction de larticle premier mais savent-ils le français au point de faire
la différence entre assurer et garantir ?5
Comme dit une autre chanson, « ça, cest du lourd ».
Et on prétend que ce rapport accouche dune souris !
1. Rapport dinformation fait au nom de la Mission dinformation sur la pratique
du port du voile intégral sur le territoire national, présidée par André Gérin,
rapporteur Éric Raoult. [?]
2. Rapport déposé en septembre 2006 et qui déclencha de vives réactions,
téléchargeable sur le site de la documentation française [?]
3. Voir larticle Les religions sont-elles dintérêt public ? [?]
4. Voir larticle de Charles Arambourou La CEDH et le principe de
laïcité qui expose ce point en détail. [?]
5. Art. 1 La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice
des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans lintérêt de
lordre public. Début de larticle 2 : La République ne reconnaît, ne salarie
ni ne subventionne aucun culte. [?] |
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| Société
/ Retraites |
| La gauche commence mal le
débat sur les retraites |
| par Bernard Teper
(Secrétaire National de l'Union des FAmilles Laïques) www.ufal.info
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Source
de l'article
Alors que lensemble de la protection sociale solidaire est sous
lemprise du processus de marchandisation et de privatisation lancé depuis une
trentaine dannées par le Consensus de Washington et relayé par les politiques
néolibérales nationales, voilà que Nicolas Sarkozy décide daborder les retraites
après avoir fait reculer le principe de solidarité sur la santé et
lassurance-maladie aux profits des actionnaires des structures hospitalières
privées, de lUNOCAM1 et de lindustrie pharmaceutique. Dix-sept
ans déjà de contre-réformes..
Dès le retour de la droite en 1993 permis par une gestion calamiteuse pour les couches
populaires (ouvriers et employés) et pour lensemble des salariés des Mitterrand,
Rocard et Bérégovoy, la durée de cotisation passe de 37,5 annuités à 40 ans et le
calcul du salaire de référence servant au calcul de la retraite sallonge des 10
aux 25 meilleures années. Last but not least le montant des retraites nest plus
indexé sur les salaires mais sur les prix. Les contre-réformes de 1993 et celle qui
suivent de 1994-1996, entraîneront mécaniquement une diminution de 20 points (de 78 % à
58 % du salaire moyen net) de la retraite moyenne des salariés du secteur privé dans
lavenir. En 2003, Fillon instruit par léchec de Juppé (qui sattaqua à
la fonction publique et aux entreprises nationalisées) sattaque uniquement aux
salariés et passe ces derniers à 40 ans dannuités. En 2007, le gouvernement remet
le couvert et impose les 40 annuités aux salariés des régimes spéciaux.
LUFAL a déjà (voir Ufal Flash n°89)
montré quune politique alternative est possible. Mais qui est possible que si on
revient à un partage des richesses du début des années 80 entre dune part les
revenus du travail et les cotisations sociales et dautre part les profits dont la
déformation a dépassé les 9,3 points du PIB ce qui correspond à plus de 170 milliards
deuros par an.
Aujourdhui Nicolas Sarkozy veut attaquer le principe de la répartition pour
privatiser les retraites par un accroissement de la capitalisation. Que dans de nombreux
pays dont la Grande-Bretagne, les organisations de capitalisation aient perdu
jusquà 50 % de leur valeur du fait de la crise, du niveau des dividendes aux
actionnaires ou de frais de gestion exorbitants, na aucune importance, il faut
marchandiser et privatiser la retraite.
Martine Aubry pour le PS et Jean-Vincent Placé pour Europe Écologie ont déjà
déclaré, comme pour aider Nicolas Sarkozy, que lâge légal de départ à la
retraite « va aller très certainement vers 61 ou 62 ans » (pour la première) et que «
lallongement de la durée du travail est inéluctable » (pour le second) ! Bien
sûr, ils déclarent que pour accepter cela, il faudra que le gouvernement accepte de
lâcher sur la « pénibilité du travail ». mais le mal est fait ! Comment peuvent-ils
annoncer cela alors que le chômage frappe de plus en plus les plus de 50 ans, que la
durée réelle dune carrière est de 37 ans et que donc, mathématiquement,
lallongement de la durée légale diminue le montant des retraites? Et «
lautre gauche » qui ne partage pas ces propositions, quand va-t-elle engager une
vigoureuse campagne déducation populaire tournée vers laction pour défendre
la protection sociale solidaire ?
Quon y prenne garde, les projets de « troisième étage de capitalisation »
incluent le « siphonnage » des deux premiers étages comme dans le leurre que constitue
l« épargne retraite ». Un autre leurre est le modèle suédois et ses comptes «
notionnels ». Avec ce système, on ne sait plus à lavance le montant de nos
retraites ni quand on pourra partir en retraite. En fait , cest un système qui
avantage les patrons car il sautorégule par la baisse des retraites et
lallongement de la durée légale de travail. Mais chaque cas est individuel, il
ny a donc plus de de place pour les revendications collectives en matière de
retraite. Il ny aura plus de solidarité intergénérationnelle, lÉtat pourra
instaurer la charité institutionnalisée pour les plus démunis. Tant pis pour les femmes
et les chômeurs, car leurs retraites seront calculées sur les années effectivement
travaillées dans lentreprise.
Y a-t-il une fatalité démographique ?
Disons-le tout net, non ! Car avec une aggravation de la crise du capitalisme, ce sont les
déficits publics qui nous mettront en difficulté et pas les retraites. Une croissance de
1,7 % par an fait doubler les richesses en 40 ans, soit une augmentation de 1 700
milliards dont un peu plus de 200 milliards seront nécessaires pour les retraites ! Il y
a bien là possibilité de financer les 63 % de retraités supplémentaires (passage de 13
millions en 2007 à 21 millions en 2050) ! Bien sûr à condition de ne pas sanctuariser
la déformation de la valeur ajoutée notée plus haut.
Rajoutons à cela que pour moitié cette augmentation est due au baby-boom et quà
partir de 2036, avec larrivée des « classes creuses », le nombre de retraités
diminuera rapidement. Pour la seconde moitié, due à laugmentation de
lespérance de vie, le Conseil dorientation des retraites (COR) 2007 vient de
calculer un allongement de lespérance de vie de 1,1 ans tous les 10 ans soit 0,44
trimestres tous les ans ce qui infirment les chiffres du MEDEF dune trimestre tous
les ans. Encore une fois, les arguments du MEDEF tombent à leau.
Continuons avec les chiffres tant aimés par les bac +35 de la finance internationale
qui essayent de nous enfumer du haut de leur piédestal.
Le COR 2007 estime que le solde migratoire passera de 50 000 à 100 000 personne chaque
année.
Quand les dirigeants du turbocapitalisme ont essayé dorganiser les scenarii
catastrophe, ils se sont basés sur un taux de fécondité des femmes de 1,8 criant
au loup parce que les femmes avaient leur premier enfant deux ans plus tard
(aujourdhui 29,9 ans). Errare humanum est, le recul de lâge au premier enfant
na pas empêché de faire monter le taux de fécondité des Françaises à 2 ! Avec
« environ 69 personnes de 60 ans et plus pour 100 personnes de 20 à 59 ans », nous
sommes au-delà des chiffres de 2006 : « 47 personnes de 60 ans et plus pour 100
personnes dâge actif ». Mais nous sommes très loin des scenarii catastrophe
agités à la fin des années 1990 et au début des années 2000 : 81 personnes de 60 ans
et plus pour 100 personnes dâge actif. Cela signifie que la population en âge de
travailler ne subirait donc pas, entre 2006 et 2050, la diminution de 4,1 millions prévue
par ces mêmes scenarii catastrophes, mais resterait stable.
Quels choix ?
Le rapport du COR de 2001 donnait trois choix :
1. ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites.
Dans ce cas, il fallait augmenter de 9 ans la durée de cotisation.
2. ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée de cotisation.
Dans ce cas, le montant moyen des retraites diminuerait de 78 % du salaire net moyen à 43
% de ce même salaire net.
3. ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites mais
augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.
Jamais la troisième option présentée par le COR na été soumise au débat
public, pourquoi ? Nest-ce pas la solution la plus acceptable pour les citoyens et
leurs familles ? 15 points daugmentation en un peu moins de 40 ans, cela représente
0,40 point daugmentation par an. Qui pourrait prétendre quune augmentation de
0,25 point de la part patronale des cotisations retraites et de 0,15 point de la part
salariale nest pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de
cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ? Et pourquoi ne pas
mettre toute laugmentation sur la part patronale jusquà la suppression de la
déformation de la valeur ajoutée notée plus haut ?
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| Société
/ Transformations |
| Fraternité Citoyenne : Le
capitalisme EST le problème. Nous sommes fondamentalement contre le Nouvel ordre mondial |
| par La lettre n°1 de
Fraternité Citoyenne (28/01/10) |
| Vidéo de
présentation 1000
membres de Fraternité Citoyenne Nous, citoyens français, citoyennes et citoyens
humains
Nous appelons tous ceux qui ne croient pas que lavenir de lhumanité se
résume à léconomie de marché, et qui ne croient plus que les sociaux-démocrates
aient les moyens de proposer aux citoyens Français un programme politique qui soit
fondamentalement alternatif au capitalisme, lequel ne parvient plus à évoluer, face aux
limites de partage et de cohabitation que la Terre et son peuple lui impose, à se
rassembler pour créer des Comités Citoyens Locaux. Nous en avons assez du bipartisme
UMP-PS, de lhégémonie du PS et des divisions au sein ce que nous avons appelé
jusqu'ici - parce que le mensonge de la gauche nous y repousse - la gauche de gauche mais
que nous pourrions appeler aujourd'hui ensemble « Le cur de la gauche ». Nous
appelons tous les citoyens de ce pays, désireux de construire le pays dans l'intérêt
général, à créer des Comités Citoyens Locaux réunis au sein dune association
nationale dénommée : Fraternité Citoyenne.
Tous les textes sont sur : www.fraternitecitoyenne.org (Inscrivez-vous pour commenter
les textes et recevoir la newsletter)
Les 5 principes à la base de ce mouvement politique sont :
1 une autonomie des comités locaux et des organisations départementales dans un
désir de fraternité pour tous.
2 une association de coordination et de financement national, indispensable pour
percevoir les dotations de l'État.
3 un projet politique de bon sens qui puisse ancrer les idéaux fondateurs de notre
démocratie et qui puisse alors engendrer, dans le respect de chacun, la-venir
dun nouveau système pacifique et équitable contenant le meilleur des institutions
de lancien. Et une proposition de programme politique qui soit fondamentalement
alternative au capitalisme moribond, avec notamment une récupération de toute la
création monétaire par l'État Français. Le programme ne sera pas plus important que la
fondation, contenant en puissance et en liberté de développement, le sens que prendra la
société nouvelle que nous souhaitons offrir à nos enfants.
4 une indépendance vis à vis des sociaux démocrates dans toutes les élections
et en particulier aux élections législatives.
5 une organisation qui prévoit une primaire à l'élection présidentielle afin de
soutenir un candidat qui puisse faire un score suffisant pour avoir une chance
daller au deuxième tour et porter un projet véritable et complet.
Notez bien, comme il est spécifié dans l'extrait des statuts ci-joint, que «
Fraternité Citoyenne » accepte la double appartenance politique.
Le capitalisme EST le problème
L'évolution nous enseigne une progression de systèmes de vie infinie, mais aujourd'hui
sur notre terre, elle semble s'arrêter au capitalisme ! Nous proposons donc un simple,
mais vrai pas dévolution et le présentons plus en détail dans notre texte
fondateur. Nous présentons pour cela un plan qui peut réussir et réussira certainement,
si la majorité des citoyens sassemble pour élire son réalisme nouveau.
Nous sommes fondamentalement contre le Nouvel ordre mondial. Nous ne
sommes daccord ni pour « moraliser » le capitalisme ni pour le « vernir » de
mesurettes sociales. Il ne sagit pas de résoudre les problèmes du capitalisme : le
capitalisme EST le problème. Le capitalisme est fondé sur la cupidité, la domination,
l'envie qui pousse à l'accumulation de ressources comme de biens, mais aussi à la
jalousie autant qu'au consumérisme. On ne peut pas fonder une société sur la
généralisation de l'égoïsme et l'économie sur la généralisation de l'intérêt
particulier. La classe politique classique de tous les bords sert ce système de diverses
façons et les citoyens, par leur abstentionnisme croissant expriment leur désespoir d'en
attendre des réponses.
Nous pensons que ce mouvement se construira avec pour base des militants de niveau
local, comme ceux qui se côtoient de longue date au sein dun département, ce qui
aura pour effet déviter les luttes de clans et dappareils, les manipulations
et les méfiances diverses au niveau national. Seule la voie de la décentralisation des
partis de la gauche de gauche et la création de « Comité Citoyen Locaux » rassemblés
au niveau du département peut permettre une véritable réappropriation de la politique
par des citoyens de ce pays et lémergence dun « front populaire »
suffisamment puissant pour concurrencer le Parti Socialiste et sortir du bipartisme
UMP-PS.
Nous sommes pour un projet de société solidaire, écologique et démocratique.
En clair nous pensons que le capitalisme est profondément injuste socialement et
dévastateur pour lenvironnement et nous voulons un projet de société radicalement
différent qui sinspire du meilleur des cultures politiques écologistes et
socialistes. L'accord de programme politique sera le résultat des formations locales des
comités citoyens dont les représentants seront les portes paroles. Mais ce sera
finalement à chaque candidat se déclarant disponible pour un scrutin de donner sa vision
et dexposer ses convictions sur la base de cette compréhension mutuelle.
Des primaires pour les législatives et pour la présidentielle
Notre objectif est de rassembler les citoyens de tous horizons et d'organiser des
primaires, afin déviter lémiettement des voix aux premiers tours des
législatives et des présidentielles. Profondément démocrate et républicaine, nous ne
voyons pas dautre alternative légale et respectueuse du suffrage universel et du
code électoral pour investir lAssemblée Nationale et lElysée.
Lorganisation de ces primaires est la seule voie qui permettra à des candidats
davoir une chance de se maintenir au deuxième tour des législatives (+ de 12,5 %
des électeurs inscrits) et dobtenir des sièges à lAssemblée sans accord
préalable avec le PS. La voie de la décentralisation par les citoyens organisés en
comités locaux peut permettre une reconstruction de la politique par les citoyens
eux-mêmes se libérant de la main mise sur la politique par la classe politique
professionnelle. Cependant nous demandons dès à présent que nos futurs candidats
sengagent à se désister au deuxième tour, dans le cas ou leur score est
inférieur, pour les candidats du PS et dans la mesure, bien évidemment, ou cet
engagement au désistement est réciproque.
Nous proposons, pour ces primaires, les règles suivantes :
1) Etablir le corps électoral au niveau des Comités Citoyens Locaux par la simple
demande dadhésion de tous citoyens signataires de cet appel ou dappels
similaires.
2) Sélectionner les candidats aux primaires,
pour les législatives : les candidats ayant réunis au moins 10 parrainages de citoyens
de la circonscription ou il se présente ;
pour les présidentielles : les candidats ayant réunis au moins 500 parrainages de
citoyens qui doivent provenir dau moins 30 départements différents, et ceux
dun même département ne doivent pas représenter plus de 10 % de lensemble
des signataires (chaque parrain ne peut soutenir quun seul candidat aux
présidentielles).
3) Validation des parrainages citoyens : fournir les photocopies des cartes
délecteurs avec signature et mention : je soutiens - nom du candidat - pour les
primaires de Fraternité Citoyenne aux élections présidentielles (législatives) de
2012.
4) Règles des scrutins primaires : les mêmes que pour les scrutins officiels (entre
autre, pour les primaires législatives : seul les deux premiers et les candidats ayant
obtenus plus de 12,5 % des inscrits peuvent se maintenir au 2ème tour).
5) Calendrier : de mars à juin 2011.
Extrait des statuts
Article 5 : Adhésion et engagement de l'adhérent
L'association est constituée de membres individuels, personnes physiques pouvant avoir
une autre appartenance politique. Les adhérents s'engagent sur un texte fondateur qui
définit les orientations fondamentales de l'association. Ils s'engagent en particulier
sur la volonté de créer un nouveau pôle politique face à la droite et à la gauche
réformiste ou sociale-démocrate.
Article 6 : Ressources
[
]. Le montant des cotisations est libre, avec un minimum de 10 par an.
Article 7 : Comités Citoyens Locaux et Assemblées Générales Départementales (AGDs)
L'assemblée générale du mouvement est départementalisée et elle réunit les membres
des Comités Citoyens Locaux (CCL) du département en session ordinaire une fois par an
sur un ordre du jour arrêté par le secrétariat départemental [
]. La
souveraineté et l'autonomie des assemblées générales départementales sont totales,
aussi bien en ce qui concerne ses propositions politiques, son règlement intérieur, sur
la façon de trouver ses représentants pour les élections [
].
Extrait du Texte fondateur de Fraternité Citoyenne
Les citoyens français qui choisissent de rejoindre les Comités Citoyens Locaux,
attachés tant à la nation républicaine, lieu d'expression des principes de liberté,
d'égalité, de fraternité, de laïcité, de solidarité et de démocratie quaux
principes de bases définis ici, appellent les citoyens français dans leur ensemble à
résister à la " World Company " et à la dictature financière. Et à se
rassembler pour constituer des comités citoyens dans toutes les circonscriptions
législatives de France dans le but de présenter des candidats qui représenteront
véritablement les intérêts du peuple français. Notre politique a pour objectif la
satisfaction des besoins des personnes par l'utilisation équitable et soutenable des
ressources limitées de la planète. L'abolition de la pauvreté, la diversité
culturelle, l'équité sociale et la dignité humaine devraient être la base de tout
programme politique.
Nous déclarons quun autre monde est possible et nous
établissons ensemble ce que nous voulons. Il sagit pour nous de sengager
autour dun projet politique durable, qui ne saurait sépuiser dans
lélection dun président de la République ou de députés, ni dans
lapplication de quelques mesures symboliques. Il est pour nous fondamental de
redonner du sens à laction politique et de montrer quune véritable volonté
politique est crédible.
Ces propositions, nous les soumettons donc au débat public, pour les enrichir et pour
quelles prennent force collective. Car nous le savons bien : aucun programme, aucune
politique ne peuvent simposer et changer lordre des choses sils ne sont
pas les fruits dun vaste mouvement populaire et citoyen, où chacun discute, décide
et contrôle. Sans peuple acteur, et en permanence, sans mobilisation sociale et politique
vigilante, aucune transformation sérieuse nest envisageable. Nous ne disons pas :
Faites-nous confiance , mais bâtissons ensemble, à tout moment et
partout . Si nous portons ensemble lexigence de ce que nous voulons, une
nouvelle donne est possible pour la France. [
]
C'est pour toutes ces raisons que l'urgence politique exige la constitution d'un parti
politique populaire, républicain, laïc, et écologique qui ne soit pas à la remorque
dun PS qui a trahi le peuple français. Car la majorité et l'opposition
parlementaire servent, tels des pro-consuls, la " World Company ". Il est grand
temps de changer de cap, de rompre avec le réformisme et de développer un autre projet.
[
]
La "science économique" est une imposture et le libéralisme est une
idéologie. Toutes les sociétés finissent par s'écrouler. La nôtre est un peu comme
ces "programmes de recherche" qui finissent par devenir stériles. Il faut alors
accepter de nouvelles idées parce que les précédentes n'ont plus rien à donner. Il
suffit d'ouvrir les yeux pour voir que toutes les autres sociétés ont subi le même
sort. L'exemple de la Cité grecque, ou celui sans doute encore plus frappant de la
chrétienté médiévale, au 13ème siècle, [
]. À cette époque, les gens devaient
croire que la chrétienté était une réalité éternelle, et puis elle s'est effondrée
relativement vite. L'idée que nous représentons le sommet de l'histoire humaine n'est
qu'un préjugé, un mythe parmi d'autres. [
]
Depuis que le pouvoir nest plus de droit divin, le pouvoir souverain cest
le pouvoir du peuple par le suffrage universel. Et cela veut dire quaucune
considération macro-économique, financière, monétaire ne peut empêcher une décision
politique issue du suffrage universel. Il ny a pas de « dieu » économie ou de «
loi » de la finance. Certains pourraient se décourager en pensant que la mondialisation
capitaliste est allé trop loin et que la France ne peut pas décider, seule dans son
coin, de changer les « règles du jeu ». Voyons donc ! il y a deux siècles, dans une
Europe complètement dominée par une aristocratie décadente, la France a t-elle demandé
lautorisation pour se débarrasser du pouvoir divin de la royauté ? [
]
Cest au peuple français de trouver les solutions particulières qui
correspondent à sa culture, à son histoire, à son territoire. Et de toute façon, il
nest pas possible de lutter contre la mondialisation financière sans un réel
pouvoir au niveau de la nation française. Un Etat fort qui puisse sopposer
fermement aux transnationales, aux fonds de pensions, au pouvoir financier mondialisé.
[
]
Pour adhérer ou soutenir Fraternité Citoyenne, vous pouvez envoyer à :
Fraternité Citoyenne (Côte des Farges 24290 Les Farges) - vos nom, prénoms,
adresse, code postal, ville et e-mail et un chèque libellé à l'ordre de AFFC
(Association de Financement de Fraternité Citoyenne). Depuis la loi N° 95-65 du 19
janvier 1995, seules les personnes physiques sont autorisées à verser des dons. Votre
don ouvre droit à une réduction d'impôts. La réduction est égale à 66 % des sommes
versées dans la limite de 20 % du revenu imposable. La cotisation est fixée par tranche
en fonction du revenu mensuel :
- inférieur à 500 : 10 annuels ( lassociation ne délivre pas de
reçu pour réduction dimpôt pour la cotisation à 10 )/ - entre 500 et 1000
: 30 annuels/ - entre 1000 et 1500 : 50 annuels (soit 17
de don réel cotisation recommandée)/ - entre 1500 et 2000 : 100
annuels/ - entre 2000 et 3000 : 200 annuels / - au dessus de 3000
: 400 annuels et plus... Ce barème est indicatif, et comme spécifié dans
larticle 6 des statuts, « le montant des cotisations est libre, avec un minimum de
10 par an ».
Pour prendre contact avec le coordinateur de la région: Alsace : Catherine LE COMTE - 5358@free.fr / Aquitaine : Anita Pascale - anitapascale@free.fr / Auvergne : Quentin DEFORGE -
quentin.deforge@gmail.com / Bourgogne :
Patrick Morlot - patmorl@hotmail.fr / Bretagne :
Paul Riluma - paulriluma@gmail.com / Centre :
Philippe Lécuyer- filibert82@yahoo.fr /
Champagne-Ardenne : Justine HUGUES - justine.hugues@gmail.com
/ Corse : Valia FILLOZ - valia.filloz@orange.fr
/ Franche-Comté : Michel Guérin - librairie.centrale@orange.fr
/ Île-de-France : Sébastienne Brocandel - sbrocandel@yahoo.fr
/ Languedoc-Roussillon : Annie MARCINIAK - marciniak66@hotmail.com ou dominiquegjmeunier@free.fr / Limousin : David
Bernard - kntpdavid@yahoo.fr / Lorraine : Martin
LAURENT - martin.laurent@live.fr /
Midi-Pyrénées : Thierry Laurent - tlaurent09@gmail.com
ou François Thonier - thonier.francois@voila.fr
/ Nord-Pas-de-Calais : Christelle Leclercq - veroniee@hotmail.fr
/ Normandie : Malika RIVIER - malika337@hotmail.fr ou Jacques Félix - jacques@ymage.fr / Pays de la Loire : Benoist Moisan -
nebsio@yahoo.fr ou Eric Bardiau - ericoprod@gmail.com
./ Picardie : Marie-claude GARNIER - marie_claude_400@hotmail.com
/ Poitou-Charentes : Sébastien Morel - seeeb17@free.fr
/ Provence-Alpes-Côte d'Azur : Eric DELORME - contact@ericdelorme.fr ou Cécile Maréchal
- cecile.marechal@laposte.net /
Rhône-Alpes : Bernard-Yves CAPELLE - byc.archi@wanadoo.fr
/ Pour prendre contact avec le coordinateur national : Marc JUTIER - Président de
Fraternité Citoyenne mjutier@orange.fr -
jutier.net Tél : 05 53 51 26 20 Portable : 06 26 44 68 29
Nouvelle Civilisation 2012 : http://www.ericoprod.fr/civilisation.html
Table des matières de NC2012 : http://www.jutier.net/contenu/alternet.htm
La lettre de Fraternité Citoyenne, pour vous abonner
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Projet GDF Suez : "un
coup de bluff", pour Stéphane Lhomme (Tchernoblaye) |
| [ A.G., Les Echos -
24/02/10 - 16H42 - actualisé à 16:54:00 ] |
| Pour le président de l'association antinucléaire Tchernoblaye, le
projet de GDF-Suez de bâtir un nouveau réacteur nucléaire dans la vallée du Rhône, ne
vise pas à proposer des solutions adaptées aux besoin de la population et de
l'environnement mais seulement à profiter de l'échec d'EDF et d'Areva à Abou Dhabi. "Loin
de proposer des solutions adaptées aux besoin de la population et de l'environnement, il
apparaît que GDF-SUEZ tente seulement de profiter de l'échec d'EDF et d'Areva à Abou
Dhabi (où le réacteur français EPR a été refusé) pour prendre l'avantage
psychologiquement dans une ridicule rivalité entre des PDG aux egos
surdimensionnés", pointe en effet celui-ci.
Qui plus est, GDF-SUEZ prétend construire un exemplaire du réacteur Atmea, conçu par
Areva et Mitsubishi, mais qui n'existe à ce jour que sur le papier, souligne encore
Stéphane Lhomme.
"Considérant les difficultés insolubles rencontrées par Areva (en Finlande) et EDF
(à Flamanville) pour construire l'EPR, on ne peut que prévoir les mêmes problèmes pour
GDF-SUEZ ou toute autre entreprise qui tenterait de construire l'Atmea : les réacteurs
dits "de 3ème génération", présentés comme sûrs et novateurs, sont en
réalité de véritables... usines à gaz", prédit-il.
Par ailleurs, Stéphane Lhomme juge "surprenant" de vouloir construire un
réacteur nucléaire dans la vallée du Rhône, "déjà une des régions les plus
nucléarisées du monde".
D'autant que, souligne-t-il, la prochaine mise à l'arrêt de l'usine d'enrichissement
Eurodif, extrêmement consommatrice d'électricité, libèrera la production de 3
réacteurs de la centrale du Tricastin (Drôme). "Comment dès lors justifier la
construction d'un nouveau réacteur dans la même région ?", s'interroge-t-il.
"Finalement, l'annonce de GDF-SUEZ est trop absurde pour être sincère",
juge-t-il. "Ce n'est vraisemblablement qu'un coup de bluff, un coup de billard à
multiples bandes destiné non pas à construire réellement un réacteur nucléaire mais
plutôt à influer sur les décisions qui doivent être bientôt prises concernant la
filière nucléaire française..." |
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Pétition pour un DÉBAT
PUBLIC sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs
déchets radioactifs ! |
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| Il existe 121 installations nucléaires en France, imposées aux
Français sans aucune consultation démocratique. 14 dentre elles sont arrêtées.
Se pose aujourdhui la question de leur démantèlement et du devenir de leurs
déchets radioactifs. Les autorités tentent docculter cette question en
morcelant les dossiers enquête par enquête. Le 6 juin 2007, le Réseau "Sortir du
nucléaire" a obtenu gain de cause devant le Conseil dEtat, qui a annulé le
décret autorisant le démantèlement de la centrale de Brennilis, aucun débat public
nayant eu lieu. A plusieurs reprises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a
demandé aux ministres concernés louverture dun débat public sur la question
globale du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets,
conformément aux directives européennes en vigueur.
Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement, alors que les
travailleurs seront beaucoup plus exposés à la radioactivité et quil
nexiste à ce jour aucune installation pour le stockage des déchets les plus
radioactifs ?
Au sortir du Grenelle de lenvironnement, Nicolas Sarkozy a pris lengagement
de ne pas créer de nouveau site nucléaire. En contradiction avec cette promesse, les
autorités cherchent pourtant à créer un nouveau site denfouissement dans
lEst de la France pour accueillir les déchets issus du démantèlement. Les
populations locales refusent avec raison que leur territoire subisse pendant des
millénaires les rejets de radioactivité dune poubelle nucléaire.
Le bilan catastrophique du site denfouissement allemand dAsse II et le coup
darrêt porté au projet de Yucca Mountain (Etats-Unis) par le président Obama
montrent que lexpérience de Bure (Meuse) doit être arrêtée, et loption de
lenfouissement des déchets radioactifs doit être définitivement proscrite. De
même, il nest pas acceptable que soit créé, sur le site du Bugey (Rhône), un
site dentreposage provisoire des déchets les plus radioactifs issus du
démantèlement. Cette option augmenterait le nombre de transports de déchets hautement
radioactifs et dangereux à travers toute la France.
Il faut examiner et débattre la possibilité du stockage des déchets radioactifs sur
les sites mêmes où ils ont été produits. Chacun des sites de stockage déjà existants
(Morvilliers, Soulaines, Cadarache, La Hague
) doit être reconsidéré.
Il est impossible de confiner les déchets radioactifs pendant des millénaires, et le
danger quils représentent est avéré. Se pose ainsi la question darrêter
d'en produire.
Je demande louverture dun débat public contradictoire, équitable envers
toutes les parties prenantes, honnête et non truqué, sur le démantèlement des
installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs. Tout chantier en
cours visant à démanteler une installation nucléaire doit être stoppé tant que ce
débat public n'aura pas eu lieu.
Signez
ici la pétition
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Quand les sismologues se
penchent sur les installations nucléaires |
| Les Echos .fr - PAUL
MOLGA |
| Le séisme d'Haïti a ravivé la peur d'une destruction des
installations sensibles. A défaut de pouvoir anticiper, l'industrie nucléaire adapte ses
sites en fonction des découvertes scientifiques. Quelle est la probabilité
qu'un séisme détruise une installation nucléaire sur le sol français ? Lors de la
première journée d'information sur le sujet, organisée jeudi dernier par l'Autorité de
sûreté nucléaire (ASN) à Marseille, aucun des scientifiques présents n'en a exclu le
risque. Le territoire métropolitain compte 124 installations civiles contenant des
matières radioactives, dont une cinquantaine de réacteurs dans 19 centrales en
exploitation. Deux au moins sont situées dans une zone sismique connue.
Le Sud-Est en est une. La région a connu plusieurs tremblements de terre importants :
notamment à Tricastin en 1873, dans un périmètre proche de la centrale actuelle ; à
Lambesc en 1909 et à Manosque en 1708, sur la faille de la moyenne Durance qui fait face
au site du futur réacteur Iter.
Les géologues disposent d'une morphologie précise de cette zone sensible, qui compte
deux failles principales (moyenne Durance et Trevaresse). « Nous avons calculé que la
libération des plus gros segments pourrait provoquer un séisme de magnitude 6,3 à 6,5
», précise Olivier Bellier, chercheur au Cerege (Centre européen de recherche et
d'enseignement des géosciences de l'environnement). Elles évoluent lentement : de
l'ordre de 0,03 millimètre par an. Le temps de recharge entre deux événements est donc
très long. « La probabilité qu'un séisme survienne demain est donc faible, mais pas
négligeable », complète le chercheur.
Dans leurs calculs de structures, les ingénieurs doivent considérer que la pire des
hypothèses peut se produire. Ils en calculent le niveau en se basant sur les séismes
passés les plus destructeurs, qu'ils majorent (de 0,5 point en magnitude et 1 point en
intensité) et « déplacent » le long de la faille au plus près de la zone étudiée
pour en tirer un indice de référence, le « séisme majoré de sécurité ».
Vérification tous les dix ans
Les scientifiques ont en revanche plus de mal à appréhender ce qu'ils appellent les
« effets de site », des caractéristiques locales propres à la topographie ou à la
composition des sols qui peuvent amplifier le signal sismique sur certaines fréquences.
Par exemple, les collines sur lesquelles se perchent certains villages provençaux font
caisse de résonance, expliquant les dégâts considérables du tremblement de terre de
Lambesc. « Si la fréquence des sols rejoint celle des structures, même un séisme de
faible amplitude cause alors d'importants dégâts », résume Anne-Marie Duval,
responsable du service des risques sismiques au Centre d'études techniques de
l'équipement Méditerranée.
Or, dans ce domaine d'étude, les connaissances sont encore floues : les effets de site
peuvent varier d'un séisme à l'autre et les paramètres des couches profondes des
sous-sols sont insuffisamment connus pour permettre la construction de modèles
mathématiques fiables. « La réglementation tient compte de ces incertitudes », rassure
le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel. L'agence passe au crible l'ensemble
du parc nucléaire français tous les dix ans pour vérifier la conformité des
installations avec les nouvelles règles tirées de l'évolution des connaissances
scientifiques. Le troisième examen de sûreté, conduit au CEA de Cadarache, a par
exemple contraint le centre à fermer et à démanteler un atelier de traitement du
plutonium et un autre de stockage de matières fissibles devenus non conformes. Chez EDF,
les dépenses de prévention consécutives à ces évaluations décennales s'élèvent à
500 millions d'euros, dont 60 millions en R&D et 265 millions pour les travaux de mise
en conformité.
Le cas d'une centrale japonaise
L'autre aspect des recherches concerne la vulnérabilité des constructions. Le
laboratoire d'études de mécanique sismique du CEA s'est spécialisé dans ce domaine. Il
abrite à Saclay la plus imposante table vibrante : un plateau de 6 mètres sur 6 capable
d'accueillir des maquettes de 100 tonnes pour l'expérimentation de solutions de
construction ou le calcul de déformation de structures. « Notre objectif, explique sa
responsable, Catherine Berge-Thierry, est de comprendre les mécanismes de dissipation ou
d'absorption de l'énergie pour en déduire des lois de comportement des matériaux. »
La quinzaine d'ingénieurs et de techniciens du laboratoire étudient également les
interactions entre le sol et la structure, en se fondant sur l'étude d'un tremblement de
terre qui a touché en 2007 la centrale japonaise de Kashiwazaki. Comment le réacteur
a-t-il résisté ? Quelles fréquences ont eu le plus d'impact ? La centrale était
bourrée de capteurs. Une mine pour les chercheurs. |
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Appel "à s'opposer
à l'augmentation des rejets radioactifs" de la centrale nucléaire de Flamanville |
| AFP - 16/02/10 CHERBOURG |
Plusieurs associations de défense de l'environnement ont lancé
mardi à Cherbourg un appel "à s'opposer à l'augmentation des rejets
radioactifs" de la centrale nucléaire de Flamanville, que s'apprête selon elles à
autoriser l'Etat.
"Les autorités vont accorder en 2010 à la centrale des droits à polluer 3 à 10
fois supérieurs aux besoins jamais enregistrés en matière de rejets radioactifs (hors
tritium) sur le parc de 20 réacteurs de 1.300 MW depuis leur première mise en service en
1984", affirment-elles dans un communiqué.
Selon elles, pour le tritium (hydrogène actif) le droit à polluer est de 1,4 à 2,4 fois
supérieur au plus fort rejet historique enregistré sur ces réacteurs.
L'appel est signé de Greenpeace, le Crilan, association membre du réseau Sortir du
nucléaire présidée par l'ex-député européen Verts Didier Anger, l'Association pour
le contrôle de la radioactivité de l'Ouest, une des deux principales associations
françaises de mesure de la radioactivité, et le Comité régional de protection et
d'aménagement de la nature.
L'autorisation devrait être effective en mars, pensent les associations, après l'avis
favorable le 2 février du Conseil départemental de l'environnement et des risques
sanitaires et technologiques (Coders), composé de représentants des services de l'Etat
et d'associations (minoritaires).
"Alors que la tendance générale au Coders est de voter pour une baisse des rejets
polluants sur les autres dossiers, lorsqu'il s'agit de rejet du nucléaire, on a un
silence de plomb", a affirmé Anne-Marie Duchemin, seule membre du Coders à avoir
voté contre ces autorisations de rejets radioactifs et présente à la conférence de
presse des associations mardi comme vice-présidente du Crepan.
"Ces autorisations sont en contradiction avec la convention Ospar de 1992 qui fixe
comme objectif des rejets radioactifs proches de 0 en 2020" en Atlantique Nord, a
ajouté Didier Anger.
Interrogé par un correspondant de l'AFP, l'Autorité de sûreté nucléaire a assuré que
la tendance générale était à la baisse des niveaux autorisés de rejets à nombre de
réacteurs constant, sauf pour le tritium.
Selon M. Anger, EDF a fait des demandes de hausse de rejets pour la plupart des centrales
en France.
© 2010 AFP |
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Fessenheim :
"importante anomalies" dans le réacteur |
| L'Alsace |
Fessenheim et les centrales de 900 MW, les plus anciennes du
parc, doivent remplacer leurs générateurs de vapeurs, sujets à des fuites, selon
l'Autorité de sûreté nucléaire.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) met à nouveau la pression sur EDF. Selon cette
organisme indépendant chargé de veiller à la sécurité des centrales, les
générateurs de vapeur des 34 réacteurs nucléaires en France souffrent d' «
importantes anomalies ». Au nombre de 3 par réacteur, ces machines de 22 mètres de haut
et de 440 tonnes, transforment l'eau du circuit secondaire du réacteur en vapeur pour
alimenter les turbines générant l'électricité. Or à cause de la corrosion et du
colmatage des orifices par le calcaire, ils ont provoqué quatre fuites ces dernières
années, dont une en février 2008 à la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Si bien
qu'EDF s'est engagé à les remplacer pour tous ces réacteurs de 900 mégawatts, les plus
vieux du parc français, a expliqué hier Sébastien Limousin, directeur des équipements
sous pression à l'ASN.Source
de l'article |
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Tricastin: Greenpeace
bloque un convoi d'uranium destiné à la Russie |
| Le Matin ©AFP / 16
février 2010 |
| Des militants anti-nucléaire de Greenpeace bloquaient mardi
matin la sortie d'un convoi d'uranium de l'usine Eurodif (Areva) sur le site nucléaire du
Tricastin à Pierrelatte (Drôme), a-t-on appris de sources concordantes. Des
militants se sont enchaînés à la barrière de sortie de l'usine ainsi qu'à un bloc de
béton placé sur la voie ferroviaire qui dessert le site, a précisé à l'AFP Axel
Renaudin, de Greenpeace, ajoutant qu'une trentaine de membres des forces de l'ordre et des
pompiers étaient présents.
Un porte-parole du groupe Areva a confirmé le blocage d'un convoi ferroviaire doté de
toutes les autorisations nécessaires. Selon lui, il transporte plusieurs dizaines de
cylindres d'hexafluore d'uranium, envoyé en Russie pour y être enrichi avant de revenir
en France et d'être transformé en combustible nucléaire.
Mais pour Greenpeace, qui réclame un moratoire sur les exportations de déchets
nucléaires vers la Russie, il s'agit d'uranium appauvri qui ne reviendra pas.
"Depuis 2006, sur 33.000 tonnes de matières envoyées en Russie, seulement 3.000
sont revenues. On leur envoie des pelures d'orange pour essayer d'avoir encore un peu de
jus, mais ça ne se fait pas car c'est trop cher", a déclaré M. Renaudin.
Le 25 janvier, des militants de Greenpeace avaient déjà tenté de bloquer un convoi
d'uranium en provenance de Pierrelatte, en bloquant par trois fois, dans la Manche, un
convoi ferroviaire affrété par Areva. Seize personnes avaient été interpellées à
l'issue de l'opération et la cargaison était finalement parvenue jusqu'au port de
Cherbourg où l'attendait un navire russe.
....
MARSEILLE - Les gendarmes français ont libéré mardi en fin d'après-midi la voie
ferroviaire bloquée pendant plus de dix heures par des militants de Greenpeace pour
empêcher un convoi d'uranium destiné à la Russie de quitter l'usine Eurodif (Areva) sur
le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte (sud-est), a-t-on appris auprès de
Greenpeace.
Les quatre militants enchaînés aux voies ont tous été placés en garde à vue, a
précisé à l'AFP Axel Renaudin, de Greenpeace, soulignant que le convoi ne pouvait pas
repartir mardi soir, le créneau horaire lui étant alloué s'arrêtant à 13H00 environ.
Trois militants qui s'étaient enchaînés aux grilles de l'usine d'enrichissement avaient
été délogés en fin de matinée et placés en garde à vue.
Selon la préfecture de la Drôme, neuf militants de Greenpeace au total ont participé à
l'opération.
Des porte-parole du groupe Areva ont confirmé le blocage d'un convoi ferroviaire doté de
toutes les autorisations nécessaires. Selon eux, il transporte 660 tonnes d'hexafluorure
d'uranium (UF6), envoyé en Russie pour y être enrichi avant de revenir en France et
d'être transformé en combustible nucléaire.
"Il s'agit d'uranium naturel en provenance de la mine, qui a subi une première
conversion chimique mais n'a pas encore été enrichi. Quand notre usine Eurodif tourne à
plein, nous faisons appel à d'autres enrichisseurs", a expliqué une porte-parole,
précisant que le contrat avec les Russes se terminerait fin 2010.
Mais pour Greenpeace, qui réclame un moratoire sur les exportations d'uranium vers la
Russie, il s'agit de déchets nucléaires qui ne reviendront pas. "On leur envoie des
pelures d'orange pour essayer d'avoir encore un peu de jus, mais ça ne se fait pas car
c'est trop cher", a affirmé M. Renaudin.
Le convoi que bloque Greenpeace devait arriver au port de Cherbourg mercredi et
transférer sa cargaison sur le navire russe Kapitan Kuroptev à destination de
Saint-Pétersbourg. |
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| Environnement/Energies |
| Les sciences de l'énergie
voient leurs crédits augmenter, mais ITER n'est pas à la joie . |
| Source
: ScienceInsider - 1er février 2010 |
L'Office de l'énergie du ministère des sciences (DOE) obtient une saine augmentation de
226 millions de dollars de son financement, à 5.12 milliards de dollars, dans le projet
de budget 2011. La part du lion de l'augmentation de 4,6% irait aux sciences de l'énergie
de base (BES) , qui subventionne la recherche en physique de la matière condensée,
science des matériaux, la chimie et domaines connexes, et gère les synchrotrons à
Rayons X et d'autres installations. Le budget du BES passe de 1,637 milliards de dollars
à 1,835 milliards de dollars, soit une augmentation de 198 millions de dollars ou 12,1%.
En revanche, le financement du programme des sciences de l'énergie de fusion (FES) voit
son budget tronqué à partir d'un montant estimé à 426 millions cette année à 380
millions de dollars prévus l'an prochain, soit une réduction de 10,8%. Cette réduction
réduirait la contribution des États-Unis à l'expérience de fusion international, ITER,
qui sera construit à Cadarache, en France. Dans le cadre du projet de budget, ITER
devrait obtenir 80 millions de dollars l'année prochaine, contre une somme estimée à
135 millions cette année. Cette baisse marque la dernière coupe sur le budget
renouvelable d' ITER. En 2008, le Congrès avait réduit à zéro les 150 millions $ de
dépenses prévues sur le projet ITER dans une bagarre avec la Maison Blanche. Le projet a
obtenu 124 millions de dollars l'année suivante.
Ironiquement, la coupe actuelle vient du fait que ITER elle-même a ralenti alors que les
chercheurs soutiennent des révisions de conception qui pourraient doubler son coût
prévu de 7 milliards de dollars. "Nous devons nous assurer que nous n' arriverons
pas trop en avance sur le projet dans son ensemble", dit Thom Mason, directeur du
Laboratoire national d'Oak Ridge au Tennessee, office responsable du projet ITER aux
États-Unis. Le budget proposé de 80 millions $ premettrait de garder les chercheurs
américains pleinement engagés l'année prochaine. Mason a déclaré toutefois, qu'il
craint que la baisse cette année rendra les augmentations de financement requis en 2012
et au-delà plus importantes et plus difficiles à atteindre.
--
Reseau Sortir du nucleaire http://www.sortirdunucleaire.org
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| Environnement/Energie
sale nucléaire |
| Astrid relance les rêves
d'avenir de Marcoule |
| Midi Libre - 7 février
2010 - Réseau "Sortir du nucléaire" |
Le lobby nucléaire, avec notre argent, veut donc essayer encore
une fois. Il échouera donc encore, à moins qu'il ne réussisse... à causer une
catastrophe nucléaire.
Sous le nom de "réacteur de 4ème génération", et le joli prénom
"Astrid", se cache en réalité un projet de surgénérateur à caloporteur
sodium : exactement la même chose que Superphénix (cf http://bit.ly/b5NyPk
).
Un milliard d'euros. C'est la somme que l'État va consacrer au nucléaire, dans le cadre
du grand emprunt lancé par le président Sarkozy. Dans ce milliard, « une centaine de
millions sont fléchés pour un meilleur traitement des déchets, a récemment détaillé
le directeur de l'énergie nucléaire du commissariat à l'énergie atomique (CEA),
Christophe Béhar, les 900 restants seront utilisés en grande partie pour un réacteur de
démonstration à neutrons rapides refroidis au sodium baptisé Astrid ».
A strid, c'est justement ce nucléaire de quatrième génération dont rêvent depuis
quelques années, les Gardois de Marcoule. Certes, le site avait été candidat pour
accueillir le réacteur de troisième génération, le réacteur pressurisé européen
(EPR, selon son acronyme anglais), mais c'était plus pour la forme. Ici, on espère
surtout concevoir le prototype Astrid à l'horizon 2020 .
C'est en ce sens que le député Jean-Marc Roubaud a écrit à Nicolas Sarkozy, cette
semaine. « Le Gard rhodanien est le berceau du nucléaire civil, puisque c'est sur ce
site de Marcoule, qu'a été produit le premier kw-h, explique le parlementaire au
président. De plus, les infrastructures actuelles de ce site sont particulièrement
adaptées pour recevoir ce nouveau réacteur.
En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de
capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d'Areva et du réacteur
expérimental Phénix ». Le début d'un intense lobbying. La décision devant être prise
dans le courant de l'année 2012. Il se murmure toutefois que Marcoule possède une
longueur d'avance |
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| Février 2010 |
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