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Juillet 2010 Actualités
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Santé, protection sociale
 

Dépendance : une mission parlementaire qui n’augure rien de bon
par Bernard Teper, Monique Vézinet  (UFAL)
Pour pouvoir enchaîner les réformes régressives concernant la protection sociale, le gouvernement prépare dès maintenant l’entrée de la dépendance dans le processus général de la marchandisation et de la privatisation de la protection sociale.
Dans un contexte de finances publiques qu’elle qualifie d’ «exangues », la mesure phare proposée par la mission parlementaire (voir le rapport) présidée par la députée de la droite néolibérale Valérie Rosso-Debord est de préconiser, sauf pour les plus pauvres et les plus dépendants, le remplacement de l’Allocation personnalisée autonomie (APA) par une assurance dépendance obligatoire à partir de 50 ans.
Il faudra donc prendre une assurance pour sa dépendance comme on prend une assurance pour sa voiture : voilà l’être humain rabaissé au niveau d’une « bagnole » ! Tous les dépendants en GIR 4, soit plus de 50 % des bénéficiaires (GIR 4 correspond au premier stade de la dépendance pris en charge par l’APA) seraient exclus de l’allocation. Lire la suite…

L'industrie du médicament contre la santé publique
par l'UFAL
Les enregistrements du colloque “L’industrie du médicament contre la santé publique”, organisé à Paris les 4-5 juin 2010 par l’UFAL et Mémoires des luttes sont en ligne, accompagnés des textes correspondants, dans un certain nombre de cas : cliquez ici

Voir aussi le site http://ufal.info/blogs/santeinternationale/ (anglais-français-espagnol)


 
Alimentation - Agriculture
 
Assiette tous risques : manger peut nuire à la santé
David Naulin / source : http://dl.free.fr/ms1I1ljrX
Trois journalistes de l'émission télé "Pièces à conviction" ont été les cobayes d’une expérience inédite. Chacun suivant un régime alimentaire spécifique, ils ont été soumis pendant plusieurs semaines aux analyses d’un laboratoire indépendant. Les résultats sont sans appel : manger peut nuire à la santé.

Au menu : saumon aux pesticides, porc et poulet aux antibiotiques, fruits et légumes toxiques. Pour trouver ces produits il suffit d’aller au supermarché le plus proche. 60 % des fruits et légumes consommés en France sont importés d’Espagne, de Turquie ou du Maghreb. 30% de ce que mangent les Français et leurs animaux d’élevage est importé de Chine. Notre assiette est désormais mondialisée et son contenu ne respecte pas toujours les normes sanitaires.

"70 % des poissons consommés par les Français viennent de Norvège, de Corée ou du Vietnam", précisent les 3 journalistes à l’origine de cette enquête. Or le saumon norvégien, particulièrement prisé des consommateurs français, est victime des attaques du dévastateur pou de mer. Pour contrer ce parasite, les éleveurs utilisent du diflubenzuron, un pesticide, qui, selon son mode d’emploi, serait dangereux pour l’environnement et toxique pour les poissons. On voit ainsi dans le documentaire diffusé lundi prochain sur France 3, Kurt Oddekalv, président de Green Warriors of Norway, une organisation écologique, brandir des "poissons monstres" victimes de déformation. Il affirme que "30% des cabillauds achetés sous forme de filets proviennent de ces poissons". L’AFP rapporte qu’après avoir vu l’émission, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est dit "choqué". Il a trouvé "révoltant" d’apprendre que le saumon d’élevage était nourri avec des pesticides "dont personne ne sait quels dégâts ils peuvent provoquer sur la santé humaine". Il a l’intention d’en parler avec son homologue norvégien.

Mais le « made in France » est aussi victime des dérives de l’industrialisation et de l’élevage intensif. Vous pourrez notamment découvrir dans cette enquête qu’il y a aussi du PCB, dans les sols et l’herbe des prés, qui contamine les volailles ou le lait des vaches... Quant aux cochons et canards élevés à la chaîne... Hélène Rochette de Télérama (N°3143 du 23 juin 2010) revient sur deux extraits de ce doc : "Filmée en caméra cachée, une éleveuse de canards parvient, atterrée, à se procurer des antibiotiques interdits en période de gavage ! Un producteur porcin breton pointe, dubitatif, l’insistance de sa coopérative à lui fournir des ordonnances "préventives" de médicaments pour ses cochons en parfaite santé - pour engraisser les animaux plus vite". Le plus grave, c’est que l’abus d’antibiotiques provoque des résistances qui se transmettent à l’être humain. Antoine Andremont, de l’hôpital Bichat, confirme : "c’est une menace extrêmement sérieuse pour l’avenir", avec le risque de se retrouver avec des bactéries "contre lesquelles on n’a plus de traitement du tout". Restent les légumes et les fruits, me direz-vous. Mais la fraise, produite de façon intensive en Andalousie, est traitée au bromure de méthyle, un pesticide interdit dans l’Union européenne. L’Espagne, selon les enquêteurs de France 3, aurait bénéficié d’une dérogation temporaire.

Que faire alors ?

La réponse est peut-être dans les résultats des régimes alimentaires suivis par les journalistes de France 3 pendant 12 semaines. Chacun d’eux a suivi un régime alimentaire différent : industriel, bio ou normal. Verdict ? Jean-Pierre, qui n’a absorbé que de la nourriture industrielle bon marché, a grossi de 1,5 à deux kilos, avec dans les urines des rejets d’urée et d’acides gras insaturés et un taux de conservateurs et de colorants multiplié par sept. Romain, qui s’est mis à un régime totalement bio, a maigri de deux kilos et ses analyses d’urine sont parfaites...

Cette enquête a été diffusée lundi 28 juin sur France 3 à 20h35 dans le cadre de l’émission "pièces à convictions". Télérama estime que le ministre de l’Agriculture devra notamment répondre à cette question : "l’industrie agroalimentaire a-t-elle sacrifié la santé des consommateurs sur l’autel de la rentabilité ?" Etait également sur le plateau, le Docteur Patrice Halimi secrétaire général de l’ASEF (Association Santé Environnement France www.asef-asso.fr ) qui a élaboré le protocole auquel ont été soumis les 3 journalistes cobayes de Pièces à conviction pour les besoins de leur enquête et analysé les résultats.

L'exposition de la mère aux pesticides favorise le cancer de l'enfant
rapport anglais du Chem Trust
Un rapport publié aujourd’hui par des scientifiques de l’organisation anglaise ‘The Chem Trust” montre que des recherches scientifiques soulignent que l’exposition à des pesticides avant la conception, pendant la grossesse ou pendant l’enfance apparaît augmenter le risque de cancer chez l’enfant, l’exposition pendant la grossesse semblant particulièrement préoccupante à ce sujet.

De plus le rapport souligne que plusieurs études indiquent que les agriculteurs on un risqué plus grand que le reste de la population de dévelloper certain cancers, comme les lymphomes non hodgkiniens, des leucémies, des cancers de la prostate et autres cancers hormonaux dépendants .

Le rapport conclut en soulignant que l’incidence de certains cancers a beaucoup augmenté durant les dernières décennies, les facteurs environementaux jouant un rôle important dans cette augmentation et parmi ces facteurs les pesticides jouent un rôle important.

Le MDRGF souligne qu’en France aussi l’incidence du cancer croit rapidement ‘elle a doublé en 25 ans et cette maladie concernera maintenant un homme sur 2 et une femme sur 3 au cour de leurs vies.

Comme le Chem Trust dans son rapport, le MDRGF demande que soient bannis par l’Union Européenne tous les pesticides cancérigènes certains, probables ou possible ainsi que ceux suspectés de perturber les hormones (perturbateurs endocriniens).

De plus il y a lieu selon François Veillerette, porte parole du MDRGF et responsable de campagne ‘environnement cancer’ « de tout faire pour supprimer l’exposition du public à ces substances dans tous les lieux accueillant du public, dans les habitations ou encore par la contamination des aliments ou de l’air en zone agricole. C’est à ce prix que les chiffres de l’épidémie actuelle de cancer régresseront à terme. »

Le rapport en anglais (par Andrew Watterson, Professor of Health at Stirling University
Gwynne Lyons, Director of CHEM Trust) et lien direct du MDRGF


 
Ecologie - Environnement

L'avion Solar Impulse réussit un atterrissage nocturne après son premier vol sans carburant
(©AFP / 18 juillet 2010)
ZURICH (Suisse) - L'avion expérimental Solar Impulse a réussi dimanche son premier atterrissage nocturne en Suisse, dix jours après avoir réalisé son premier vol de nuit sans carburant, uniquement propulsé par l'énergie solaire.

L'appareil a atterri vers 05h00 (03H00 GMT) sur l'aérodrome militaire de Payerne (ouest), d'où il avait décollé une heure plus tôt, a indiqué l'agence suisse ATS.

"Tout s'est déroulé avec le succès qu'on espérait", a précisé à l'ATS le co-fondateur du projet Solar Impulse André Borschberg.

"Le but de ce nouveau vol était de faire un certain nombre de tests pour les vols de nuit et plus spécialement pour l'atterrissage de nuit. Nous avons pu vérifier que les instruments et les équipements fonctionnent correctement", a-t-il ajouté.

Concernant la suite des essais, en prévision d'un tour du monde en cinq étapes vers 2013 ou 2014, M. Borschberg a indiqué que le "programme (était) encore à l'étude", soulignant que l'équipe allait désormais "probablement faire des vols plus longs et envisager des destinations".

Le prototype, dont les ailes sont recouvertes de 12.000 cellules photo-voltaïques alimentant ses quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun, avait décollé le 7 juillet pour un vol sans interruption de 24 heures, une première dans l'histoire de l'aviation solaire.

L'avion, piloté par M. Borschberg avait atterri le lendemain, sans encombre sur la piste de Payerne.

WWF: de sombres liens avec la finance et le capitalisme
Sources : / échelle des valeurs n°87/ wwf.fr / panda.org / agoravox.com /
rollingstone.com
Le World Wildlife Fund for Nature est une association internationale bien connue pour son engagement en faveur de l'environnement. Qui pourrait critiquer un but aussi désintéressé en apparence? Cependant, tel son logo, le WWF n'est pas blanc comme neige.

Installée en Suisse, cette multinationale associative dénombre près de 5 millions d'adhérents dans 40 pays (160.000 en France) et dispose de nombreux bureaux à l?étranger. On compte le Prince Bernhard des Pays-Bas et le Prince Philippe, duc d'Edimbourg parmi ses anciens présidents.

Son budget colossal de 447 millions d?euros pour 2008 (environ un quart des
États dans le monde ont un budget inférieur) peut donner envie de se pencher
sur son organigramme.

Parmi les vices-présidents, on retrouve :

- Lawrence H. Linden, un directeur de la surpuissante banque américaine Goldman Sachs (accusée récemment par un journaliste économique d'être à l'origine de la plupart des manipulations financières des huit dernières décennies, cette banque a très « habilement » surmonté l'actuelle crise dont elle fut l'une des principales causes),

- Roger W. Sant, président d'Applied Energy Services, société commercialisant de l'électricité dans 26 pays et classée parmi le groupe des 51 entreprises les plus polluantes des USA.

Parmi le conseil d'administration, on retrouve:

- Pamela Daley, vice-présidente de General Electric, dixième chiffre d'affaires mondial ;

- Brenda S. Davis, ancienne vice-président de Johnson & Johnson, premier fabricant mondial de produits pharmaceutiques ;

- Robert Litterman, très haut cadre de Goldman Sachs ;

- Nelville Isdell, ancien directeur général (CEO) de Coca-Cola.

Au même conseil d'administration, sont représentés plusieurs organismes mondialistes et lobbies de premier plan : la Trilatérale, le CFR et le CSIS.


L'offshore profond survivra à la catastrophe BP
Source : State.fr Gilles Bridier / 17 juillet 2010
Les enjeux sont si importants que les forages en eaux profondes vont se poursuivre malgré les risques. Avec ou sans BP.

Le pétrole fournit aux Etats-Unis 40% de sa consommation d’énergie. Les deux tiers sont importés, le dernier tiers est produit sur place – dont 30% dans le Golfe du Mexique. Autrement dit, les centaines de forages offshore du sud des Etats-Unis ne représentent que 10% du pétrole consommé aux Etats-Unis, et seulement 4% des besoins énergétiques des Américains. Pas assez pour que les habitudes de consommation d’énergie soient perturbées par la catastrophe écologique provenant d’une seule des plateformes du Golfe! Quelle que soit l’ampleur du désastre causé par l’accident de Deepwater Horizon (dans lequel ont péri onze personnes) et son naufrage le 22 avril, la marée noire sur les côtes de la Louisiane ne marquera pas un coup d’arrêt à la politique énergétique de Washington… qui consiste à rouvrir l’exploration offshore aux compagnies pétrolières.

Certes, un moratoire de six mois a été décidé après le drame. Mais il est partiel, puisqu’il ne s’applique qu’aux opérations d’exploration alors que les forages en exploitation peuvent poursuivre leur activité. Et les responsables locaux qui n’ont pas de mots assez durs pour condamner BP, se gardent bien de jeter l’opprobre sur toute la profession, grosse pourvoyeuse d’emplois dans la région. En outre, sous les eaux visqueuses de cette marée noire, d’autres enjeux touchent aux intérêts souverains des Etats-Unis, que des poissons empoisonnés et des cormorans mazoutés ne sauraient reléguer au second plan.

«Les yeux rivés sur ce que font les Russes»

Pour expliquer la situation, Michel Rocard, Premier ministre entre 1988 à 1991, remonte à la chute du mur de Berlin et à l’explosion de l’ex-URSS. «Lorsque face au silence des Européen, les Etats-Unis ont parlé en leur nom pour élargir l’Otan à certains ex-pays membres du pacte de Varsovie, la Russie s’est sentie humiliée. La doctrine de Vladimir Poutine devenu président a été de laver l’humiliation, en fondant la puissance nouvelle sur les hydrocarbures. Et il n’abandonnera pas», commente-t-il. C’est pourquoi, aujourd’hui, «les Américains ont les yeux rivés sur ce que font les Russes».

C’est dans ce contexte que Barak Obama avait décidé en mars dernier de mettre fin au moratoire sur l’offshore, rouvrant des zones d’exploration notamment dans le Golfe du Mexique et en Alaska. Avec le drame de Deepwater Horizon, la mise en application de cette décision a été reportée, et elle s’accompagnera probablement de dispositions techniques contraignantes destinées à évacuer le risque d’un naufrage à l’identique. Mais le retour à l’offshore profond interviendra, Barak Obama étant confronté à la même situation délicate que son prédécesseur: l’extrême dépendance énergétique des Etats-Unis.

Dépendance énergétique

L’énergie est un moteur pour la croissance, et les Etats-Unis à eux seuls consomment le quart de ce qui est produit dans le monde. La sécurité des approvisionnements est, à ce titre, hautement stratégique. La politique de Washington consistait à s’appuyer sur l’Arabie Saoudite, Riyad relayant sa politique au Moyen Orient et contribuant à approvisionner le marché américain. La déstabilisation de cette partie du monde avec la montée en puissance des islamistes, les attentats du 11 septembre et le rôle joué par al-Qaida et son chef Ben-Laden, membre de la famille royale saoudite, la guerre en Afghanistan et l’enlisement qui fut comparé à celui du Vietnam, la guerre en Irak après celle du Koweit, et le bras de fer avec l’Iran, tous ces évènements ont poussé Washington à revoir sa stratégie. Si Riyad est resté l’allié de référence, les Etats-Unis ont cherché à diversifier leurs approvisionnements et à réduire leur dépendance énergétique.

En outre, avec le début de la flambée du prix du baril, il fallait aussi ralentir la dérive de la facture pétrolière. C’est ce qui aboutit à l’Energy Bill de George Bush en août 2005. La nouvelle stratégie de la Maison Blanche prévoyait une relance du nucléaire alors qu’aucune nouvelle tranche n’a vu le jour sur le territoire américain depuis l’accident de la centrale de Three Mile Island (Pennsylvanie) en 1979. Elle relançait aussi la production pétrolière dans une réserve naturelle de l’Alaska, l’Arctic National Wildlife Refuge, et ouvrait de nouveaux champs de prospection offshore. Et elle mettait l’accent sur les énergies renouvelables (les Etats-Unis devenant le pays le plus en pointe dans l’éolien) et le gaz.

La diplomatie du pipe-line

Pendant ce temps, la Russie a trouvé sa place parmi les leaders sur le marché mondial des hydrocarbures pour asseoir sa puissance. Elle s’appuie pour cela sur d’énormes réserves de gaz, qui représentent le tiers des réserves mondiales. Et sur la plus grosse production mondiale (environ 20% du total) dont elle exporte une grande part (près de 30% des exportations mondiales, devant le Canada et la Norvège). Au point que l’entreprise Gazprom, fer de lance dans le secteur, est aujourd’hui devenue le premier acteur de sa diplomatie à l’étranger. Dans le bras de fer récurrent avec l’Ukraine, la Russie a montré qu’elle ne reculait pas pour utiliser ses livraisons de gaz comme des armes de persuasion redoutables.

Dans le pétrole, même si elle ne dispose «que» de 15% des réserves mondiales selon les statistiques de l’Agence nationale de l’énergie, la Russie – qui ne fait pas partie de l’Opep et n’est pas soumise à des quotas de production - est devenue en 2009 le premier producteur de pétrole, poussant les feux à l’international pour détrôner la même année l’Arabie saoudite de sa place de premier exportateur mondial. Ce volontarisme de Moscou met-il en danger les capacités pétrolières sur le long terme?
Prochaine étape: l’Arctique

Pas sûr. Moscou vise maintenant les réserves du sous-sol de l’Arctique, devenues accessibles avec la fonte de la banquise. Des forages offshore devront être réalisés, l’environnement sera menacé, comme dans le Golfe du Mexique. Mais Michel Rocard n’imagine pas que la communauté internationale pourra faire barrage à cette exploitation des gisements.

Certes, il y a un précédent avec l’Antarctique. Sa sanctuarisation a été possible, mais uniquement parce que le grand sud n’appartient à personne. L’ancien Premier ministre français connaît bien le sujet, ayant été avec son homologue australien la cheville ouvrière du traité de 1991 qui rallia 55 pays. «Mais dans Antarctique, il n’y a personne. En revanche dans l’Arctique, on baigne dans les eaux territoriales de différents pays», souligne t-il. Et si Moscou persiste dans sa quête de puissance assise sur la diplomatie du pipe-line et du tanker, qu’est-ce qui pourra empêcher Washington de persévérer dans le forage offshore pour défendre ses intérêts souverains?

Il n’est pas certain que la compagnie BP, dont la capitalisation boursière a fondu de moitié (de 190 milliards de dollars à 90 milliards en dix semaines) survive à la catastrophe qu’elle a déclenchée. Elle peut devenir la cible d’une OPA. Elle va, de toute façon, devoir vendre des actifs qui constituent aujourd’hui son patrimoine, pour alimenter le fonds de 20 milliards de dollars qu’elle s’est engagée à créer pour indemniser les victimes de la marée noire. Parmi les compagnies concurrentes, toutes les plus importantes sont sur le pont pour emporter les meilleurs morceaux. De toute façon, le groupe pétrolier britannique ne sortira pas indemne du désastre… s’il s’en sort. Mais l’offshore, même profond, même plus encadré, et qui fournit aujourd’hui 20% de la production de pétrole dans le monde, a – lui - encore beaucoup d’avenir: lorsque les gisements les plus accessibles – et donc les moins chers à exploiter – sont épuisés, il faut bien en passer par là.


Nucléaire militaro-civil
 

Mensonge du lobby nucléaire : l’uranium n'est recyclé qu'à seulement 12 % et non pas 96%
Source HCTISN
Le Haut comité sur la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a remis son rapport. Il avait été saisi par Jean-Louis Boorlo et par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques pour faire la lumière sur la gestion des matières et des déchets nucléaires.

Le rapport – consultable sur le site du HCTISN – présente (seulement) deux avancées majeures : d’abord le taux de recyclage annoncé dans le rapport est loin, très loin de celui habituellement mis en avant dans la communication d’Areva. Alors que l’industriel communique partout autour d’une énergie recyclable à 96%, le rapport annonce une économie d’uranium liée au recyclage de 12% ! Le collège associatif a même pu établir que sur les dernières années le taux effectif de recyclage se situe entre 3,9 et 1,7%.

Dans la même veine, la communication des industriels autour du « cycle » nucléaire est condamnée. Le rapport fait la preuve que certains déchets ne sont jamais réutilisés et qu’on ne peut donc pas parler de « cycle fermé ».

« Ces deux exemples prouvent qu’en France le nucléaire ne survit pas à la transparence, déclare Christine Gilloire de FNE. Les industriels ne vont plus pouvoir faire croire que le nucléaire est une énergie propre et renouvelable. Et faire reposer l’avenir des déchets accumulés sur une hypothétique génération 4 est parfaitement illusoire. »

Alors que la plupart des participants au Haut comité ont montré une bonne volonté franche, les industriels et les exploitants (EDF et Areva) ont su profiter d’une faille méthodologique pour tourner progressivement le rapport plutôt à leur avantage.

Une partie du collège associatif décide donc de ne pas avaliser le rapport en soulignant que le principe même du Haut comité et sa bonne volonté ne sont pas en cause.

Ils demandent que la diffusion du rapport soit accompagnée d’une note sur leurs points de désaccord, rédigée avec Yves Marignac (WISE-Paris), expert invité du groupe de travail .

« Nous sommes extrêmement déçus par la qualité du rapport, ajoute Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire de Greenpeace France. Le travail a, en majorité, été positif. Nous avons eu accès à des informations inédites et nous avons pu faire avancer la transparence là où l’opacité régnait. Le problème méthodologique que nous avons rencontré a malheureusement permis à EDF et Areva de rester flou sur certains sujets ou de modifier le rapport sans aucune validation. »

Certains sujets évoqués dans le rapport ne sont pas suffisamment traités en profondeur. Par exemple, la dimension historique n’est pas prise en compte, ce qui apparaît comme une aberration : le bilan fait du « cycle » nucléaire est incomplet en ne donnant qu’une synthèse approximative des bilans actuels qui ne reflète ni les difficultés rencontrées dans les années passées ni la question de la gestion de l’accumulation de stocks passés.

« Le rapport est incomplet sur certains points et nous sommes en désaccord sur d’autres. Nous ne pouvions cautionner un tel document. Il ne s’agit pas, pour nous, de condamner le HCTISN mais bien de réclamer plus de moyens et plus de temps pour lui assurer un fonctionnement optimal » conclut Pierre Barbey de l’ACRO.

Le mensonge nucléaire institué par Areva qui a pu impunément pendant des années axer sa publicité sur le fait qu'elle travaillait en circuit fermé a abouti à la croyance que les déchets nucléaires étaient recyclés. Pour toute autre industrie, un tel comportement aurait été stigmatisé et sanctionné. Mais, visiblement, pas de souci pour Areva qui peut faire couler des litres d'encre de contre-vérités sans conséquences…

Dès lors que l'uranium stocké en Russie n'est pas recyclé, c'est évidemment un déchet. Or, Areva joue sur les mots grâce à la définition aberrante que la loi française a donnée du déchet nucléaire, en violation avec le droit communautaire du déchet qui le définit comme tout objet dont son producteur se « défait », c'est-à-dire n'a aucun usage immédiat, même si le déchet est commercialisé et même réutilisé ultérieurement. Areva prétend qu'il ne s'agit pas de déchet au motif que peut-être en 2040, ce déchet sera réutilisable.

Cette argumentation est irrecevable tant au plan de la loi française car l'échéance est trop incertaine, qu'au plan de la législation communautaire qui exclut un tel raisonnement. Or, ce raisonnement permet à Areva d'échapper à toutes ses obligations en terme de producteur de déchet (notamment la surveillance et la responsabilité), de violer la convention de Bâle sur l'exportation des déchets dangereux. Remettre en cause cette interprétation juridique fantaisiste est donc lourd de très grosses conséquences judiciaires pour Areva.

Le vrai prix de production de l'électricité nucléaire

En jouant sur la notion de déchet valorisable et donc exportable vers la Russie, en attente d'un hypothétique recyclage, le nucléaire français s'exonère de l'évaluation du prix de revient réel de sa technologie. Un passe-droit inadmissible, a fortiori en temps de rigueur budgétaire. (suite).

L'Etat finance encore plus sur l'impôt le nucléaire

La loi de finances pour 2010 a en effet ouvert 35 milliards d'euros de crédits supplémentaires sur le budget de l'Etat pour financer quatre priorités. Dans ce cadre
le CEA va recevoir 900 M€ pour la préparation des technologies nucléaires de demain (futur réacteur nucléaire de 4e génération, réacteur Jules-Horowitz). C'est la fuite en avant irresponsable.


Centrale nucléaire de Cattenom : avarie et condamnation de EDF
Source : Le Républicain lorrain / Laurence Schmitt / 21/07/2010 /
La centrale nucléaire de Cattenom a connu un nouveau problème entraînant un arrêt automatique du réacteur, hier vers 10h.  La 8ème défaillance connue de l’exploitant EDF depuis le début de l'année (* )

Arrêt automatique d’un réacteur, condamnation par les prud’hommes et vigilance renforcée au CHSCT à propos des interventions humaines « réacteur en marche ». Dur été au centre de production nucléaire de Cattenom…

• AVARIE : six jours tout juste après son redémarrage, la tranche 3 de la centrale nucléaire de Cattenom a connu un nouveau problème entraînant un arrêt automatique du réacteur, hier vers 10h. C’est un défaut sur une alimentation électrique qui a conduit au blocage d’une vanne sur le circuit secondaire, rompant la circulation de la vapeur vers la turbine et déclenchant l’arrêt automatique.

Pendant plusieurs secondes, un bruit puissant, a été entendu au-delà de la centrale. « C’est le bruit que font les soupapes de protection évacuant la vapeur résiduelle », expliquait-on hier à Cattenom en assurant que «L’événement n’a eu aucun impact sur la sûreté, ni sur l’environnement. » Hier, charge aux techniciens de vérifier l’ensemble de l’installation et de chercher l’origine du défaut, avant d’envisager de relancer le réacteur.

Même si les incidents ne peuvent pas être comparés, la tranche 3 a déjà connu plus de deux mois d’arrêt à la suite d’une fuite au niveau de l’alternateur. Le recouplage au réseau était intervenu le 14 juillet. Les trois autres tranches sont actuellement en production.

• PRUD’HOMMES : centrale encore, mais côté tribunaux avec une condamnation du CNPE de Cattenom par le conseil des prud’hommes de Thionville. Deux agents EDF, chargés d’accueillir le public et d’effectuer les visites guidées des installations depuis une bonne vingtaine d’années, ont, avec la CFDT, attaqué leur employeur en considérant comme « parfaitement anormal, injuste et discriminatoire » leur statut d’agent EDF non statutaire, donc privé des avantages acquis. Les prud’hommes ont accordé aux intéressés douze mois de salaire en guise de dommages et intérêts pour réparer leur préjudice de carrière et financier.

• CHSCT : nucléaire toujours, dans une centrale de Normandie pour le moment mais avec de probables répercussions sur l’ensemble du parc.. A Paluel, l’entreprise, à bout de patience, a fini par déposer plainte contre son CHSCT (Comité hygiène, sécurité et conditions de travail), engagé dans un bras de fer avec la direction à propos des interventions humaines programmées « réacteur en marche ».

Dans son référé devant le tribunal de grande instance, EDF prétendait notamment que « l’entrée 100 % de puissance nominale" ( c’est-à-dire lorsque le réacteur est en marche normale, NDLR) n’est pas interdite. Elle est soumise à une analyse de risques. C’est une activité qui est réalisée en toute sécurité plusieurs fois par an. » Le CHSCT a expliqué au contraire, « le rayonnement neutronique est le plus dangereux des rayonnements produits par une réaction nucléaire. Pendant le fonctionnement en puissance, le flux neutronique au voisinage du combustible est intense et les protections biologiques ne peuvent avoir une efficacité absolue du fait des traverses de la tuyauterie. » Le TGI de Rouen a tranché en déboutant EDF de sa demande et en la condamnant à payer 10 500 €.

C’est cette décision qui pourrait à l’avenir faire jurisprudence dans le milieu nucléaire. A Cattenom, les entrées « réacteur en marche » vont faire l’objet d’attentions toute particulières…

Et aussi en Belgique

Le réacteur de la centrale nucléaire de Tihange 1 a dû être arrêté dimanche dernier, en fin de soirée, à la suite d'une fuite d'eau au niveau de l'un des circuits auxiliaires du circuit secondaire.
 
L'intervention de réparation est terminée, mais des vérifications toujours en cours ne permettront vraisemblablement le redémarrage de la centrale que ce jeudi, a-t-on appris mercredi auprès d'Electrabel.
 
Le circuit touché peut être sollicité à tout moment pour pallier à une déficience au niveau du circuit secondaire, lequel assure la liaison entre le générateur de vapeur et la turbine de la salle des machines.
 
"Il ne s'agit pas d'un événement fréquent, mais pas non plus d'un événement anormal", assure Jean-Jacques Pleyers, le porte-parole du site nucléaire tihangeois d'Electrabel. "L'arrêt de la centrale a été décidé pour assurer les meilleures conditions de sécurité aux intervenants, les conduites étant soumises à une forte pression.

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'1) * . 13-03-2010: A l’occasion d’une opération de rechargement en combustible, des barres de contrôle de la tranche 4 n’ont pas pu être insérées complètement au cœur du réacteur (Les barres de contrôle interrompent, en cas de l’arrêt d’un réacteur, la réaction en chaîne nucléaire).
* 17-03-2010: Arrêt automatique de la tranche 2 après des irrégularités du fonctionnement des turbines
* 18-03-2010: Arrêt automatique de la tranche 1 après un défaut dans la chaîne de mesure du flux neutronique au cœur du réacteur
* 05-04-2010: Arrêt de la tranche 2 après inondation de la salle des machines après des travaux de maintenance
* 17-04-2010: Contamination radioactive d’un salarié électricien en charge de l’installation de câbles électriques
* 06-05-2010: Arrêt de la tranche 3 après fuite d’hydrogène du système de refroidissement de l’alternateur
* 19-05-2010 : Une pompe du circuit d’alimentation de secours des générateurs de vapeur de la tranche 4 ne remplit pas ses fonctions.
* 20.07.2010 : un arrêt de production sur l'unité n°3 suite à un arrêt automatique du réacteur dû à un défaut sur une alimentation électrique qui a conduit à la fermeture inopinée d'une vanne sur le circuit secondaire.


Suisse : Un premier jugement contraint le lobby à la transparence
Source : 15.07.2010
Jugement du Tribunal administratif fédéral sur la prolongation de la centrale de Muhleberg: Victoire d'étape pour la transparence ! La centrale de Mühleberg, la plus petite des centrales suisses, doit être fermée fin 2012 et l'échéancier de son démantèlement doit être établi sans tarder.

Le Tribunal administratif fédéral (TAF), en contraignant pour la première fois le DETEC (Département fédéral de l'énergie présidé par M. Leuenberger) à lui fournir tous les documents en sa possession sur la sécurité de la centrale de Mühleberg, établit un précédent de première importance. Analyse et réaction de l'association romande Sortir du nucléaire.

"Enfin, un jugement contraint l'administration fédérale à faire ce que des associations et des élus réclamaient - en vain - depuis si longtemps. Le tribunal administratif a tranché, les raisons invoquées par le DETEC pour maintenir le secret ne tenaient pas la route face à l'impératif de pouvoir contrôler le niveau de sécurité des installations nucléaires". C'est en ces termes que Christian van Singer, porte parole de l'association Sortir du nucléaire s'est exprimé en apprenant le jugement rendu par le TAF en faveur des recourants.

Rappel des faits

· Construite en 1972, la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) devait être démantelée en 2002, une date déjà reportée à fin décembre 2012.

· 21 décembre 2009, le DETEC donnait son feu vert à l'exploitation à durée illimitée de la centrale nucléaire de Mühleberg, malgré les préavis négatifs des cantons de Fribourg et Neuchâtel, de la ville de Berne et malgré la votation populaire du canton de Vaud (64.5% de de l'électorat votant non à la prolongation).

· Janvier 2010, 108 personnes ont déposé plainte au TAF pour faire annuler l'autorisation du DETEC, au motif de la déficience technique de la centrale (fissures, fatigue des matériaux) et de l'impossibilité d'avoir accès au dossier traitant de l'état de sécurité de la centrale.

· Le jugement rendu par le TAF est susceptible d'être attaqué par le DETEC.

· Si le département de M. Leuenberger ne fait pas recours, les plaignants seront en droit de demander une expertise technique sur la base des documents enfin fournis par le DETEC.

Obstruction scandaleuse de la part du DETEC

Le refus de la part du DETEC de rendre public tout le dossier sur la centrale de Mühleberg à été motivé par le département pour des raisons de protection contre le terrorisme. Puis une autre raison a été invoquée: le coût administratif de caviarder des sections du dossier serait trop élevé. Le danger de la centrale en temps normal excède largement celui d'une très improbable attaque terroriste.

"Le péril du terrorisme à bon dos dans cette affaire. Pendant ce temps on nous demande de faire confiance les yeux fermés, en laissant l'administration édicter les règles de sécurité puis se surveiller elle même en utilisant des données qu'elle seule peut consulter, c'est un scandale !" a commenté Philippe de Rougemont, Président de Sortir du nucléaire. La prolongation à durée illimitée répond manifestement à une préoccupation de tirer profit de l'exploitation de la centrale aussi longtemps que possible et de retarder l'échéance du démantèlement dont le prix révélera une partie des coûts cachés du nucléaire.


Déchets nucléaires : Le Champagne va-t-il devoir changer de nom tout comme les côtes-du-rhône "Tricastin"?
Source : Auboisementcorrect.com / Pascal Houplon
L’affaire pourrait sembler anecdotique. Mais elle illustre parfaitement combien le nucléaire peut avoir des conséquences économiques désastreuses sur un territoire, n’en déplaise aux "journalistes" de Chapi-Chapo et à l’Andra.

Tricastin... le nom fleure bon l’atome, la fuite radioactif et le césium 132 ! Et pourtant, Tricastin est aussi le nom d’une AOC « Les côteaux du Tricastin » qui produit, bon an, mal an, 50.000 à 60.000 hectolitres de vin par an.

Evidemment, ce patronyme n’est pas facile à porter. De nombreux clients de cette AOC, soucieux de l’image et de la qualité environnementale d’un bon vin, ont même abandonner ce vin au grand dam des viticulteurs locaux. Ces derniers ont donc décidé de réagir en changeant le nom de l’AOC. Les « Côteaux de Tricastin » deviendront « Grignan-Les Adhémar » à partir de la cuvée 2011. Objectif : Il ne s'agit pas d'empécher la contamination radioactive des vignobles mais de reconquérir les parts de marchés perdus à cause du nucléaire.

En Champagne, et plus précisément dans l’Aube, une telle histoire nous pend au nez. A force d’accueillir les déchets nucléaires de toutes sortes, l’image de nos produits locaux pourrait en pâtir. D’autant plus que ces produits, à commencer par le Champagne, ont fondé leur succès sur une image d’excellence, de prestige et de qualité. Quelle serait l’attitude des consommateurs américains, japonais, anglais ou allemand si s’installait durablement l’idée que les vignobles prestigieux de la Côte des Bars côtoyaient des déchets nucléaires ? Pire encore, comment réagiraient ces marchés, essentiels pour l’économie du Champagne, si demain, la révélation d’une contamination radioactive, aussi minime soit-elle, venait ternir l’aura de notre vin pétillant ?

Les effets seraient désastreux, irrémédiables. Ils risquent de l’être à terme pour notre tourisme, notre image et notre attractivité, si l’Aube devient cette poubelle nucléaire qu’on nous promet. Faudra-t-il imiter Tricastin ? Rebaptiser le rosé des Riceys, le Chaource et l’Andouillette de Troyes ? Nous n’en sommes pas encore là, mais nous en prenons le chemin guidé par des élus avides des subsides faciles offert par l’Andra.

Fidel Castro à Mandela: que l'Afrique du Sud reste loin du nucléaire et des bases américaines
Source : (AFP) Google.com
LA HAVANE — Le dirigeant cubain Fidel Castro a demandé à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela de maintenir l'Afrique du Sud "à l'écart des bases militaires des Etats-Unis et de l'Otan", tout en le mettant en garde contre le risque de "catastrophe nucléaire".

"Exerce ton immense force morale pour maintenir l'Afrique du Sud à l'écart des bases militaires des Etats-Unis et de l'Otan", écrit Fidel Castro à son "vieil et prestigieux ami", dans un message publié dimanche sur le site internet Cubadebate.

Fidel Castro, qui a connu Nelson Mandela à La Havane après sa libération et qui lui a ensuite rendu visite en Afrique du Sud, l'avertit que "l'humanité est aujourd'hui menacée par le plus grand danger de toute l'histoire de notre espèce" et que "les amis d'hier de l'apartheid font aujourd'hui assaut de cynisme pour feindre l'amitié".

Le dirigeant cubain qui fêtera en août ses 84 ans, a quitté le pouvoir en 2008 à la suite d'une grave maladie des intestins. Il est récemment sorti de sa convalescence et est apparu cinq fois en public au cours des dix derniers jours, pour mettre en garde contre le risque de guerre nucléaire si les Etats-Unis et Israël attaquent l'Iran.

"Les peuples d'Afrique qui survivraient à la catastrophe nucléaire qui s'approche auront besoin plus que jamais des connaissances scientifiques et des avancées technologiques sud-africaines" souligne Fidel Castro.

Il estime toutefois que malgré les dangers "l'Humanité peut encore se prémunir des coups destructeurs de la tragédie nucléaire qui s'approche et (de la tragédie) environnementale qui est déjà à l'oeuvre".

Les dessous militaro-civils nucléaires d'une ligne THT
Source : Cl Depris : http://depris.cephesfree.fr/ondes_intro.htm
Avec l’effondrement politique et militaire du bloc de l’Est, les pays qui adhèrent à l’OTAN se sont efforcés de récupérer à leur profit les travaux qui ont été menés par les Soviétiques.

C’est d’ailleurs en France, au centre de recherches militaires de Bèdes-Gramat (département du Lot au nord-est de Cahors) que ces travaux se poursuivent avec le concours d’équipes de chercheurs français, allemands, britanniques et américains mais aussi, bien évidemment, avec la participation de physiciens et d’ingénieurs russes. Le centre de Bèdes - construit juste après la seconde guerre mondiale pour tester des éléments du fusées V2 récupérés par les armées d’occupation - présente en effet l’avantage d’être installé dans des gouffres naturels et dans le réseau de galeries qui les relie entre eux. Cette disposition particulière permet de conduire toutes sortes de travaux « secrets » sans attirer l’attention des populations environnantes, et notamment des recherches relatives à la physique des rayonnements. Elle permet également d’éviter que des « curieux » puissent, de l’extérieur, identifier les fréquences et les types de modulation auxquels les chercheurs recourent.

Les recherches n’impliquent d’ailleurs pas uniquement des experts militaires et de nombreux ingénieurs et techniciens civils participent aux programmes ayant trait aux armes électromagnétiques. En France, CEA-Industries (*) supervise une part importante de ces travaux de recherche-développement, en étroite collaboration avec les grands groupes du lobby militaro-industriel (Thomson-CSF, Aérospatiale, Alcatel, EDF,…). On se trouve là dans un domaine où il n’existe pas de frontière précise entre la recherche civile et la recherche militaire et où il est aisé de faire financer, par des crédits civils, des projets et des travaux de développement dont le but réel est spécifiquement militaire (voir ce qui est dit par ailleurs à ce propos).

Et depuis le milieu des années 90, le centre de Gramat a accru ses activités sous couvert du programme « Hyperion ». J’ai même démontré, dans une étude récente (**), que le projet d’implantation, par EDF, d’une ligne électrique aérienne à 225 kV (entre la centrale nucléaire de Golfech et un nouveau poste à créer à la périphérie de Cahors) était vraisemblablement motivé par la volonté secrète de renforcer l’approvisionnement en énergie du CEG, via une ligne à haute tension qui relierait le nouveau poste de Cahors au poste de Gramat (en passant par Labastide-Murat).

__
(**) Cette étude, commanditée par le Conseil-Général du Tarn-et-Garonne, les collectivités de communes de Montaigu-de-Quercy et de Montcuq (département du Lot), le syndicat de défense des vins AOC Cahors et l’association   Quercy-Blanc-Environnement, constitue une analyse critique du projet qu’EDF tente d’imposer depuis 1990 malgré la très vive opposition des citoyens et des élus concernés. L’obstination de l’entreprise publique à construire cette ligne aérienne THT ne peut guère se justifier par les seuls besoins de l’agglomération de Cahors et il m’a donc fallut chercher la motivation cachée, laquelle semble bien être l’accroissement des besoins en énergie du CEG, à 40 km de Cahors. On peut consulter mon rapport d’expertise sur Internet ( www.multimania.com/chafar/tht ).

En 1992, j’avais déjà été confronté à un problème identique à propos d’une ligne THT/225 kV dont la construction était contestée par deux communes de Gironde (Le Barp et Mios) ainsi que par la direction du parc régional des Landes de Gascogne. Alors qu’EDF tentait désespérément de justifier son projet par les prétendus besoins de la ville d’Arcachon, il était apparu que le client véritable n’était autre que le Centre des Essais d’Aquitaine. Implanté à la périphérie de la petite ville du Barp, il avait été choisi pour recevoir le laser « mégajoule » destiné, entre autres, à la simulation des tirs nucléaires.

Le problème, avec les instances publiques et les grandes entreprises françaises, c’est qu’il n’est jamais possible d’en obtenir des explications sérieuses et honnêtes, surtout à partir du moment où les militaires se trouvent impliqués, directement ou indirectement, dans un projet quelconque.

Et même lorsque les dirigeants politiques, administratifs ou industriels sont pris en flagrant délit de désinformation et de manipulation, ils persistent dans leur attitude anti-démocratique en mentant de plus belle ou en refusant de s’expliquer. Les relations plus qu’équivoques qu’EDF entretient avec le CEA, donc avec les militaires, ont souvent contribué à « brouiller les cartes » et à couvrir des manoeuvres peu orthodoxes et parfois mêmes illicites.

 
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Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (loi Nome) : fausser la concurrence au profit des spéculateurs et aux dépens des consommateurs
par Christian Berthier (responsable du secteur Services Publics de l'UFAL)
Le marché de l’électricité est totalement ouvert à la concurrence depuis le 1er juillet 2007 aux 25 millions de clients, entreprises et particuliers, conformément à la directive européenne de libéralisation du 26 juin 2003.
Pourtant, le projet de loi NOME sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité doit être voté par le Parlement français de toute urgence (en cours d’examen au Sénat, il devrait être adopté en septembre 2010) !
Pour les Français ? Non pas ! Pour répondre favorablement aux demandes de la Commission européenne de rendre le marché de l’électricité encore plus concurrentiel.
Il s’agit de forcer EDF à vendre à ses concurrents une part de sa production à prix coûtant, donc sans prévoir le financement de ses investissements, au prétexte que « la concurrence» n’a pu écorner la part de marché d’EDF (95 %, non compris les producteurs français vendus au privé, comme la Compagnie Nationale du Rhône ou les anciennes centrales des charbonnages ou la production indépendante des industriels, municipalités, etc.).
Ainsi, l’EDF a des concurrents mais, apparemment, ceux que Bruxelles voulait …ne sont pas assez « concurrentiels »!
Lire la suite…

Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne
par Jean-Claude Paye | 6 juillet 2010
Loin d’être l’action de la « main invisible du marché », la crise de l’euro est le fruit d’une stratégie mûrement préparée par Christina Rohmer et le Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Il s’agit de sauver l’économie étatsunienne en contraignant les capitaux européens à se réfugier outre-atlantique, et en plaçant à terme l’économie des Etats de la zone euro sous contrôle US via le FMI et l’Union européenne. Jean-Claude Paye analyse les premières étapes du processus en (suite ...)

Un monde de moins en moins pacifique
Source : Jacques Hubert Rodier, Les Echos / http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=4222
Deux ans après le début de la « grande récession », les relations internationales n’ont pas connu de bouleversements de l’ampleur de ceux qui avaient suivi la chute du mur de Berlin. Dans ses perspectives sur « l’ordre international à l’horizon 2050 », la fondation Carnegie pour la paix internationale observe que la balance des pouvoirs est en train de basculer rapidement du côté de la Chine et prédit que celle-ci devrait surpasser les Etats-Unis d’ici à trente ans. L’espace d’une génération. Cette tendance a « simplement » été accélérée par la récession.

Mais ce basculement masque un autre phénomène plus inquiétant : celui d’un monde moins pacifique. Certes, le nombre de guerres entre Etats continue de reculer par rapport au début des années 1990 : l’institut de Heidelberg pour la recherche sur les conflits en dénombrait 7 en 2009 contre 9 en 2008. Mais le nombre de conflits « politiques », le plus souvent à l’intérieur des nations et sans qu’il y ait forcément recours à la force, a, lui, nettement progressé au cours des derniers mois. L’institut de l’université allemande en a dénombré 365.

L’Institute for Economics and Peace, un think tank créé et dirigé par un homme d’affaires australien - Steve Killelea, philanthrope comme le fut au début du XX e siècle Andrew Carnegie -, propose une autre façon de tracer la carte géopolitique du monde en présentant, pour la quatrième année d’affilée, un « indice mondial de la paix ».

Selon le « Global Peace Index 2010 », qui prend le pouls de 149 pays sur les 192 reconnus officiellement par les Nations unies et qui est calculé à partir de 23 indicateurs différents par The Economist Intelligence Unit, le monde est « devenu légèrement moins pacifique ».

L’autre conclusion qui ressort des calculs du centre de recherche de l’hebdomadaire britannique est que l’intensification des conflits et l’instabilité croissante dans certains pays sont « apparemment liées à la récession mondiale de la fin 2008 et du début 2009 ».

Sur cette échelle de valeurs, la Nouvelle-Zélande est aujourd’hui le pays le plus pacifique au monde, suivie de l’Islande et du Japon. Sans surprise, l’Irak ferme le ban des pays les moins pacifiques du monde, derrière la Somalie, l’Afghanistan, le Soudan, le Pakistan… La région du monde où la paix est la plus largement répandue est l’Europe de l’Ouest : 15 des 20 premiers pays du classement en sont issus. A l’inverse, la région la plus dangereuse reste l’Afrique subsaharienne. Steve Killelea chiffre même, sur les quatre années étudiées, l’absence de paix dans le monde à 28.000 milliards de dollars, soit 7.000 milliards par an…

Mais ce qui fait l’intérêt de cette recherche sur l’état du monde, c’est qu’elle tente de définir la notion de paix en dépassant la simple idée d’une absence de conflit, intérieur ou extérieur. Ainsi « The Economist » retient de très nombreux autres facteurs dans ses 23 indicateurs, comme la perception de la criminalité dans la société, le nombre de policiers, d’homicides, de prisonniers, le niveau de développement économique jusqu’aux dépenses d’armement ou encore au transfert d’armements… Ce qui classe à un niveau voisin des pays comme la Grande-Bretagne (31 e rang) et la France (32 e), juste derrière Singapour et la Pologne (29 e).

Car l’autre phénomène de la première décennie du XXI e siècle est que, crise économique et budgétaire ou pas, les dépenses militaires dans le monde sont en pleine croissance. D’après l’Institut international de recherche sur la paix à Stockholm (Sipri), elles ont encore augmenté l’année dernière de 5,9 % en termes réels et de 49 % depuis 2000 pour atteindre 1.531 milliards de dollars… Certes, les budgets militaires ont bénéficié des plans de relance de nombreux pays, mais, pour les plus grandes puissances, Etats-Unis (avec plus de 660 milliards de dollars de dépenses militaires) en tête, ou les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), voire la France et la Grande-Bretagne, il s’agit d’un choix stratégique.

Car les risques de déstabilisation de la planète tendent bien à s’accroître, et l’heure n’est pas au désarmement, notamment dans le domaine nucléaire, comme le souhaitait le président Obama. Il reste difficilement prévisible de savoir si un pays comme la Corée du Nord est prêt à se lancer dans une aventure militaire désespérée, ou encore si l’Iran, qui masque mal ses ambitions de détenir une capacité nucléaire militaire, est prêt aujourd’hui au pire. Mais il est évident que les tensions au Moyen-Orient, notamment dans le plus ancien conflit du monde contemporain, entre Israéliens et Palestiniens, ne plaident pas dans le sens d’un monde plus pacifique. De même, la crise, et avec elle les risques évidents de tensions sociales, d’augmentation de la criminalité, de la montée de l’insécurité, de l’accélération des courants migratoires, internes ou extérieurs, peut devenir à terme un élément plus important encore de déstabilisation. Sans oublier les rivalités entre grandes puissances, Etats-Unis, Chine, Russie, comme en Afrique ou en Asie centrale. Si les indices comme le Global Peace Index ne peuvent prévoir qu’imparfaitement le monde à l’image de la majorité des économistes, ils tendent actuellement à signaler un monde, de nouveau, de moins en moins pacifique.

Juillet 2010
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