| Juillet 2010 Actualités |
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| Alimentation - Agriculture - Connaissance de soi -
Culture - Débat - Développement personnel
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| Santé, protection sociale |
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| Dépendance :
une mission parlementaire qui naugure rien de bon |
| par Bernard Teper,
Monique Vézinet (UFAL) |
Pour pouvoir enchaîner les
réformes régressives concernant la protection sociale, le gouvernement prépare dès
maintenant lentrée de la dépendance dans le processus général de la
marchandisation et de la privatisation de la protection sociale.
Dans un contexte de finances publiques quelle qualifie d «exangues », la
mesure phare proposée par la mission parlementaire (voir le
rapport) présidée par la députée de la droite néolibérale Valérie Rosso-Debord
est de préconiser, sauf pour les plus pauvres et les plus dépendants, le remplacement de
lAllocation personnalisée autonomie (APA) par une assurance dépendance obligatoire
à partir de 50 ans.
Il faudra donc prendre une assurance pour sa dépendance comme on prend une assurance pour
sa voiture : voilà lêtre humain rabaissé au niveau dune « bagnole » !
Tous les dépendants en GIR 4, soit plus de 50 % des bénéficiaires (GIR 4 correspond au
premier stade de la dépendance pris en charge par lAPA) seraient exclus de lallocation.
Lire la suite
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| L'industrie du médicament
contre la santé publique |
| par l'UFAL
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| Les
enregistrements du colloque Lindustrie du médicament contre la santé
publique, organisé à Paris les 4-5 juin 2010 par lUFAL et Mémoires des
luttes sont en ligne, accompagnés des textes correspondants, dans un certain nombre de
cas : cliquez ici Voir
aussi le site http://ufal.info/blogs/santeinternationale/
(anglais-français-espagnol) |
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| Alimentation - Agriculture |
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| Assiette tous risques :
manger peut nuire à la santé |
| David Naulin / source : http://dl.free.fr/ms1I1ljrX |
Trois
journalistes de l'émission télé "Pièces à conviction" ont été les cobayes
dune expérience inédite. Chacun suivant un régime alimentaire spécifique, ils
ont été soumis pendant plusieurs semaines aux analyses dun laboratoire
indépendant. Les résultats sont sans appel : manger peut nuire à la santé.
Au menu : saumon aux pesticides, porc et poulet aux antibiotiques, fruits et légumes
toxiques. Pour trouver ces produits il suffit daller au supermarché le plus proche.
60 % des fruits et légumes consommés en France sont importés dEspagne, de Turquie
ou du Maghreb. 30% de ce que mangent les Français et leurs animaux délevage est
importé de Chine. Notre assiette est désormais mondialisée et son contenu ne respecte
pas toujours les normes sanitaires.
"70 % des poissons consommés par les Français viennent de Norvège, de Corée ou du
Vietnam", précisent les 3 journalistes à lorigine de cette enquête. Or le
saumon norvégien, particulièrement prisé des consommateurs français, est victime des
attaques du dévastateur pou de mer. Pour contrer ce parasite, les éleveurs utilisent du
diflubenzuron, un pesticide, qui, selon son mode demploi, serait dangereux pour
lenvironnement et toxique pour les poissons. On voit ainsi dans le documentaire
diffusé lundi prochain sur France 3, Kurt Oddekalv, président de Green Warriors of
Norway, une organisation écologique, brandir des "poissons monstres" victimes
de déformation. Il affirme que "30% des cabillauds achetés sous forme de filets
proviennent de ces poissons". LAFP rapporte quaprès avoir vu
lémission, le ministre de lAgriculture Bruno Le Maire sest dit
"choqué". Il a trouvé "révoltant" dapprendre que le saumon
délevage était nourri avec des pesticides "dont personne ne sait quels
dégâts ils peuvent provoquer sur la santé humaine". Il a lintention
den parler avec son homologue norvégien.
Mais le « made in France » est aussi victime des dérives de lindustrialisation et
de lélevage intensif. Vous pourrez notamment découvrir dans cette enquête
quil y a aussi du PCB, dans les sols et lherbe des prés, qui contamine les
volailles ou le lait des vaches... Quant aux cochons et canards élevés à la chaîne...
Hélène Rochette de Télérama (N°3143 du 23 juin 2010) revient sur deux extraits de ce
doc : "Filmée en caméra cachée, une éleveuse de canards parvient, atterrée, à
se procurer des antibiotiques interdits en période de gavage ! Un producteur porcin
breton pointe, dubitatif, linsistance de sa coopérative à lui fournir des
ordonnances "préventives" de médicaments pour ses cochons en parfaite santé -
pour engraisser les animaux plus vite". Le plus grave, cest que labus
dantibiotiques provoque des résistances qui se transmettent à lêtre humain.
Antoine Andremont, de lhôpital Bichat, confirme : "cest une menace
extrêmement sérieuse pour lavenir", avec le risque de se retrouver avec des
bactéries "contre lesquelles on na plus de traitement du tout". Restent
les légumes et les fruits, me direz-vous. Mais la fraise, produite de façon intensive en
Andalousie, est traitée au bromure de méthyle, un pesticide interdit dans lUnion
européenne. LEspagne, selon les enquêteurs de France 3, aurait bénéficié
dune dérogation temporaire.
Que faire alors ?
La réponse est peut-être dans les résultats des régimes alimentaires suivis par les
journalistes de France 3 pendant 12 semaines. Chacun deux a suivi un régime
alimentaire différent : industriel, bio ou normal. Verdict ? Jean-Pierre, qui na
absorbé que de la nourriture industrielle bon marché, a grossi de 1,5 à deux kilos,
avec dans les urines des rejets durée et dacides gras insaturés et un taux
de conservateurs et de colorants multiplié par sept. Romain, qui sest mis à un
régime totalement bio, a maigri de deux kilos et ses analyses durine sont
parfaites...
Cette enquête a été diffusée lundi 28 juin sur France 3 à 20h35 dans le cadre de
lémission "pièces à convictions". Télérama estime que le ministre de
lAgriculture devra notamment répondre à cette question : "lindustrie
agroalimentaire a-t-elle sacrifié la santé des consommateurs sur lautel de la
rentabilité ?" Etait également sur le plateau, le Docteur Patrice Halimi
secrétaire général de lASEF (Association Santé Environnement France
www.asef-asso.fr ) qui a élaboré le protocole auquel ont été soumis les 3 journalistes
cobayes de Pièces à conviction pour les besoins de leur enquête et analysé les
résultats. |
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| L'exposition
de la mère aux pesticides favorise le cancer de l'enfant |
| rapport
anglais du Chem Trust |
| Un
rapport publié aujourdhui par des scientifiques de lorganisation anglaise
The Chem Trust montre que des recherches scientifiques soulignent que
lexposition à des pesticides avant la conception, pendant la grossesse ou pendant
lenfance apparaît augmenter le risque de cancer chez lenfant,
lexposition pendant la grossesse semblant particulièrement préoccupante à ce
sujet. De plus le rapport souligne que plusieurs études indiquent que les agriculteurs
on un risqué plus grand que le reste de la population de dévelloper certain cancers,
comme les lymphomes non hodgkiniens, des leucémies, des cancers de la prostate et autres
cancers hormonaux dépendants .
Le rapport conclut en soulignant que lincidence de certains cancers a beaucoup
augmenté durant les dernières décennies, les facteurs environementaux jouant un rôle
important dans cette augmentation et parmi ces facteurs les pesticides jouent un rôle
important.
Le MDRGF souligne quen France aussi lincidence du cancer croit rapidement
elle a doublé en 25 ans et cette maladie concernera maintenant un homme sur 2 et
une femme sur 3 au cour de leurs vies.
Comme le Chem Trust dans son rapport, le MDRGF demande que soient bannis par
lUnion Européenne tous les pesticides cancérigènes certains, probables ou
possible ainsi que ceux suspectés de perturber les hormones (perturbateurs endocriniens).
De plus il y a lieu selon François Veillerette, porte parole du MDRGF et responsable
de campagne environnement cancer « de tout faire pour supprimer
lexposition du public à ces substances dans tous les lieux accueillant du public,
dans les habitations ou encore par la contamination des aliments ou de lair en zone
agricole. Cest à ce prix que les chiffres de lépidémie actuelle de cancer
régresseront à terme. »
Le
rapport en anglais (par Andrew Watterson, Professor of Health at Stirling University
Gwynne Lyons, Director of CHEM Trust) et lien direct du MDRGF |
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| Ecologie - Environnement |
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| L'avion
Solar Impulse réussit un atterrissage nocturne après son premier vol sans carburant |
| (©AFP / 18 juillet 2010) |
ZURICH
(Suisse) - L'avion expérimental Solar Impulse a réussi dimanche son premier atterrissage
nocturne en Suisse, dix jours après avoir réalisé son premier vol de nuit sans
carburant, uniquement propulsé par l'énergie solaire.
L'appareil a atterri vers 05h00 (03H00 GMT) sur l'aérodrome militaire de Payerne (ouest),
d'où il avait décollé une heure plus tôt, a indiqué l'agence suisse ATS.
"Tout s'est déroulé avec le succès qu'on espérait", a précisé à l'ATS le
co-fondateur du projet Solar Impulse André Borschberg.
"Le but de ce nouveau vol était de faire un certain nombre de tests pour les vols de
nuit et plus spécialement pour l'atterrissage de nuit. Nous avons pu vérifier que les
instruments et les équipements fonctionnent correctement", a-t-il ajouté.
Concernant la suite des essais, en prévision d'un tour du monde en cinq étapes vers 2013
ou 2014, M. Borschberg a indiqué que le "programme (était) encore à
l'étude", soulignant que l'équipe allait désormais "probablement faire des
vols plus longs et envisager des destinations".
Le prototype, dont les ailes sont recouvertes de 12.000 cellules photo-voltaïques
alimentant ses quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun, avait
décollé le 7 juillet pour un vol sans interruption de 24 heures, une première dans
l'histoire de l'aviation solaire.
L'avion, piloté par M. Borschberg avait atterri le lendemain, sans encombre sur la piste
de Payerne. |
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| WWF: de sombres liens avec
la finance et le capitalisme |
Sources : / échelle des
valeurs n°87/ wwf.fr / panda.org / agoravox.com /
rollingstone.com |
| Le
World Wildlife Fund for Nature est une association internationale bien connue pour son
engagement en faveur de l'environnement. Qui pourrait critiquer un but aussi désintéressé
en apparence? Cependant, tel son logo, le WWF n'est pas blanc comme neige. Installée
en Suisse, cette multinationale associative dénombre près de 5 millions d'adhérents
dans 40 pays (160.000 en France) et dispose de nombreux bureaux à l?étranger. On compte
le Prince Bernhard des Pays-Bas et le Prince Philippe, duc d'Edimbourg parmi ses anciens
présidents.
Son budget colossal de 447 millions d?euros pour 2008 (environ un quart des
États dans le monde ont un budget inférieur) peut donner envie de se pencher
sur son organigramme.
Parmi les vices-présidents, on retrouve :
- Lawrence H. Linden, un directeur de la surpuissante banque américaine Goldman Sachs
(accusée récemment par un journaliste économique d'être à l'origine de la plupart des
manipulations financières des huit dernières décennies, cette banque a très «
habilement » surmonté l'actuelle crise dont elle fut l'une des principales causes),
- Roger W. Sant, président d'Applied Energy Services, société commercialisant de
l'électricité dans 26 pays et classée parmi le groupe des 51 entreprises les plus
polluantes des USA.
Parmi le conseil d'administration, on retrouve:
- Pamela Daley, vice-présidente de General Electric, dixième chiffre d'affaires mondial
;
- Brenda S. Davis, ancienne vice-président de Johnson & Johnson, premier fabricant
mondial de produits pharmaceutiques ;
- Robert Litterman, très haut cadre de Goldman Sachs ;
- Nelville Isdell, ancien directeur général (CEO) de Coca-Cola.
Au même conseil d'administration, sont représentés plusieurs organismes mondialistes et
lobbies de premier plan : la Trilatérale, le CFR et le CSIS. |
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| L'offshore profond survivra à la
catastrophe BP |
| Source : State.fr Gilles
Bridier / 17 juillet 2010 |
| Les
enjeux sont si importants que les forages en eaux profondes vont se poursuivre malgré les
risques. Avec ou sans BP. Le pétrole fournit aux Etats-Unis 40% de sa consommation
dénergie. Les deux tiers sont importés, le dernier tiers est produit sur place
dont 30% dans le Golfe du Mexique. Autrement dit, les centaines de forages offshore
du sud des Etats-Unis ne représentent que 10% du pétrole consommé aux Etats-Unis, et
seulement 4% des besoins énergétiques des Américains. Pas assez pour que les habitudes
de consommation dénergie soient perturbées par la catastrophe écologique
provenant dune seule des plateformes du Golfe! Quelle que soit lampleur du
désastre causé par laccident de Deepwater Horizon (dans lequel ont péri onze
personnes) et son naufrage le 22 avril, la marée noire sur les côtes de la Louisiane ne
marquera pas un coup darrêt à la politique énergétique de Washington
qui
consiste à rouvrir lexploration offshore aux compagnies pétrolières.
Certes, un moratoire de six mois a été décidé après le drame. Mais il est partiel,
puisquil ne sapplique quaux opérations dexploration alors que les
forages en exploitation peuvent poursuivre leur activité. Et les responsables locaux qui
nont pas de mots assez durs pour condamner BP, se gardent bien de jeter
lopprobre sur toute la profession, grosse pourvoyeuse demplois dans la
région. En outre, sous les eaux visqueuses de cette marée noire, dautres enjeux
touchent aux intérêts souverains des Etats-Unis, que des poissons empoisonnés et des
cormorans mazoutés ne sauraient reléguer au second plan.
«Les yeux rivés sur ce que font les Russes»
Pour expliquer la situation, Michel Rocard, Premier ministre entre 1988 à 1991, remonte
à la chute du mur de Berlin et à lexplosion de lex-URSS. «Lorsque face au
silence des Européen, les Etats-Unis ont parlé en leur nom pour élargir lOtan à
certains ex-pays membres du pacte de Varsovie, la Russie sest sentie humiliée. La
doctrine de Vladimir Poutine devenu président a été de laver lhumiliation, en
fondant la puissance nouvelle sur les hydrocarbures. Et il nabandonnera pas»,
commente-t-il. Cest pourquoi, aujourdhui, «les Américains ont les yeux
rivés sur ce que font les Russes».
Cest dans ce contexte que Barak Obama avait décidé en mars dernier de mettre fin
au moratoire sur loffshore, rouvrant des zones dexploration notamment dans le
Golfe du Mexique et en Alaska. Avec le drame de Deepwater Horizon, la mise en application
de cette décision a été reportée, et elle saccompagnera probablement de
dispositions techniques contraignantes destinées à évacuer le risque dun naufrage
à lidentique. Mais le retour à loffshore profond interviendra, Barak Obama
étant confronté à la même situation délicate que son prédécesseur: lextrême
dépendance énergétique des Etats-Unis.
Dépendance énergétique
Lénergie est un moteur pour la croissance, et les Etats-Unis à eux seuls
consomment le quart de ce qui est produit dans le monde. La sécurité des
approvisionnements est, à ce titre, hautement stratégique. La politique de Washington
consistait à sappuyer sur lArabie Saoudite, Riyad relayant sa politique au
Moyen Orient et contribuant à approvisionner le marché américain. La déstabilisation
de cette partie du monde avec la montée en puissance des islamistes, les attentats du 11
septembre et le rôle joué par al-Qaida et son chef Ben-Laden, membre de la famille
royale saoudite, la guerre en Afghanistan et lenlisement qui fut comparé à celui
du Vietnam, la guerre en Irak après celle du Koweit, et le bras de fer avec lIran,
tous ces évènements ont poussé Washington à revoir sa stratégie. Si Riyad est resté
lallié de référence, les Etats-Unis ont cherché à diversifier leurs
approvisionnements et à réduire leur dépendance énergétique.
En outre, avec le début de la flambée du prix du baril, il fallait aussi ralentir la
dérive de la facture pétrolière. Cest ce qui aboutit à lEnergy Bill de
George Bush en août 2005. La nouvelle stratégie de la Maison Blanche prévoyait une
relance du nucléaire alors quaucune nouvelle tranche na vu le jour sur le
territoire américain depuis laccident de la centrale de Three Mile Island
(Pennsylvanie) en 1979. Elle relançait aussi la production pétrolière dans une réserve
naturelle de lAlaska, lArctic National Wildlife Refuge, et ouvrait de nouveaux
champs de prospection offshore. Et elle mettait laccent sur les énergies
renouvelables (les Etats-Unis devenant le pays le plus en pointe dans léolien) et
le gaz.
La diplomatie du pipe-line
Pendant ce temps, la Russie a trouvé sa place parmi les leaders sur le marché mondial
des hydrocarbures pour asseoir sa puissance. Elle sappuie pour cela sur
dénormes réserves de gaz, qui représentent le tiers des réserves mondiales. Et
sur la plus grosse production mondiale (environ 20% du total) dont elle exporte une grande
part (près de 30% des exportations mondiales, devant le Canada et la Norvège). Au point
que lentreprise Gazprom, fer de lance dans le secteur, est aujourdhui devenue
le premier acteur de sa diplomatie à létranger. Dans le bras de fer récurrent
avec lUkraine, la Russie a montré quelle ne reculait pas pour utiliser ses
livraisons de gaz comme des armes de persuasion redoutables.
Dans le pétrole, même si elle ne dispose «que» de 15% des réserves mondiales selon
les statistiques de lAgence nationale de lénergie, la Russie qui ne
fait pas partie de lOpep et nest pas soumise à des quotas de production - est
devenue en 2009 le premier producteur de pétrole, poussant les feux à
linternational pour détrôner la même année lArabie saoudite de sa place de
premier exportateur mondial. Ce volontarisme de Moscou met-il en danger les capacités
pétrolières sur le long terme?
Prochaine étape: lArctique
Pas sûr. Moscou vise maintenant les réserves du sous-sol de lArctique, devenues
accessibles avec la fonte de la banquise. Des forages offshore devront être réalisés,
lenvironnement sera menacé, comme dans le Golfe du Mexique. Mais Michel Rocard
nimagine pas que la communauté internationale pourra faire barrage à cette
exploitation des gisements.
Certes, il y a un précédent avec lAntarctique. Sa sanctuarisation a été
possible, mais uniquement parce que le grand sud nappartient à personne.
Lancien Premier ministre français connaît bien le sujet, ayant été avec son
homologue australien la cheville ouvrière du traité de 1991 qui rallia 55 pays. «Mais
dans Antarctique, il ny a personne. En revanche dans lArctique, on baigne dans
les eaux territoriales de différents pays», souligne t-il. Et si Moscou persiste dans sa
quête de puissance assise sur la diplomatie du pipe-line et du tanker, quest-ce qui
pourra empêcher Washington de persévérer dans le forage offshore pour défendre ses
intérêts souverains?
Il nest pas certain que la compagnie BP, dont la capitalisation boursière a fondu
de moitié (de 190 milliards de dollars à 90 milliards en dix semaines) survive à la
catastrophe quelle a déclenchée. Elle peut devenir la cible dune OPA. Elle
va, de toute façon, devoir vendre des actifs qui constituent aujourdhui son
patrimoine, pour alimenter le fonds de 20 milliards de dollars quelle sest
engagée à créer pour indemniser les victimes de la marée noire. Parmi les compagnies
concurrentes, toutes les plus importantes sont sur le pont pour emporter les meilleurs
morceaux. De toute façon, le groupe pétrolier britannique ne sortira pas indemne du
désastre
sil sen sort. Mais loffshore, même profond, même plus
encadré, et qui fournit aujourdhui 20% de la production de pétrole dans le monde,
a lui - encore beaucoup davenir: lorsque les gisements les plus accessibles
et donc les moins chers à exploiter sont épuisés, il faut bien en passer
par là.
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| Nucléaire
militaro-civil |
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| Mensonge
du lobby nucléaire : luranium n'est recyclé qu'à seulement 12 % et non pas 96% |
| Source
HCTISN |
Le
Haut comité sur la transparence et linformation sur la sécurité nucléaire
(HCTISN) a remis son rapport. Il avait été saisi par Jean-Louis Boorlo et par
lOffice parlementaire dévaluation des choix scientifiques et technologiques
pour faire la lumière sur la gestion des matières et des déchets nucléaires.
Le rapport consultable sur le site du HCTISN présente (seulement) deux
avancées majeures : dabord le taux de recyclage annoncé dans le rapport est loin,
très loin de celui habituellement mis en avant dans la communication dAreva. Alors
que lindustriel communique partout autour dune énergie recyclable à 96%, le
rapport annonce une économie duranium liée au recyclage de 12% ! Le collège
associatif a même pu établir que sur les dernières années le taux effectif de
recyclage se situe entre 3,9 et 1,7%.
Dans la même veine, la communication des industriels autour du « cycle » nucléaire est
condamnée. Le rapport fait la preuve que certains déchets ne sont jamais réutilisés et
quon ne peut donc pas parler de « cycle fermé ».« Ces deux exemples prouvent
quen France le nucléaire ne survit pas à la transparence, déclare Christine
Gilloire de FNE. Les industriels ne vont plus pouvoir faire croire que le nucléaire est
une énergie propre et renouvelable. Et faire reposer lavenir des déchets
accumulés sur une hypothétique génération 4 est parfaitement illusoire. »
Alors que la plupart des participants au Haut comité ont montré une bonne volonté
franche, les industriels et les exploitants (EDF et Areva) ont su profiter dune
faille méthodologique pour tourner progressivement le rapport plutôt à leur avantage.
Une partie du collège associatif décide donc de ne pas avaliser le rapport en soulignant
que le principe même du Haut comité et sa bonne volonté ne sont pas en cause.
Ils demandent que la diffusion du rapport soit accompagnée dune note sur leurs
points de désaccord, rédigée avec Yves Marignac (WISE-Paris), expert invité du groupe
de travail .
« Nous sommes extrêmement déçus par la qualité du rapport, ajoute Yannick Rousselet,
chargé de campagne Nucléaire de Greenpeace France. Le travail a, en majorité, été
positif. Nous avons eu accès à des informations inédites et nous avons pu faire avancer
la transparence là où lopacité régnait. Le problème méthodologique que nous
avons rencontré a malheureusement permis à EDF et Areva de rester flou sur certains
sujets ou de modifier le rapport sans aucune validation. »
Certains sujets évoqués dans le rapport ne sont pas suffisamment traités en
profondeur. Par exemple, la dimension historique nest pas prise en compte, ce qui
apparaît comme une aberration : le bilan fait du « cycle » nucléaire est incomplet en
ne donnant quune synthèse approximative des bilans actuels qui ne reflète ni les
difficultés rencontrées dans les années passées ni la question de la gestion de
laccumulation de stocks passés.
« Le rapport est incomplet sur certains points et nous sommes en désaccord sur
dautres. Nous ne pouvions cautionner un tel document. Il ne sagit pas, pour
nous, de condamner le HCTISN mais bien de réclamer plus de moyens et plus de temps pour
lui assurer un fonctionnement optimal » conclut Pierre Barbey de lACRO.
Le mensonge nucléaire institué par Areva qui a pu impunément pendant des années
axer sa publicité sur le fait qu'elle travaillait en circuit fermé a abouti à la
croyance que les déchets nucléaires étaient recyclés. Pour toute autre industrie, un
tel comportement aurait été stigmatisé et sanctionné. Mais, visiblement, pas de souci
pour Areva qui peut faire couler des litres d'encre de contre-vérités sans
conséquences
Dès lors que l'uranium stocké en Russie n'est pas recyclé, c'est évidemment un
déchet. Or, Areva joue sur les mots grâce à la définition aberrante que la loi
française a donnée du déchet nucléaire, en violation avec le droit communautaire du
déchet qui le définit comme tout objet dont son producteur se « défait »,
c'est-à-dire n'a aucun usage immédiat, même si le déchet est commercialisé et même
réutilisé ultérieurement. Areva prétend qu'il ne s'agit pas de déchet au motif que
peut-être en 2040, ce déchet sera réutilisable.
Cette argumentation est irrecevable tant au plan de la loi française car l'échéance
est trop incertaine, qu'au plan de la législation communautaire qui exclut un tel
raisonnement. Or, ce raisonnement permet à Areva d'échapper à toutes ses obligations en
terme de producteur de déchet (notamment la surveillance et la responsabilité), de
violer la convention de Bâle sur l'exportation des déchets dangereux. Remettre en cause
cette interprétation juridique fantaisiste est donc lourd de très grosses conséquences
judiciaires pour Areva.
Le vrai prix de production de l'électricité nucléaire
En jouant sur la notion de déchet valorisable et donc exportable vers la Russie, en
attente d'un hypothétique recyclage, le nucléaire français s'exonère de l'évaluation
du prix de revient réel de sa technologie. Un passe-droit inadmissible, a fortiori en
temps de rigueur budgétaire. (suite).
L'Etat finance encore plus sur l'impôt le nucléaire
La loi de finances pour 2010 a en effet ouvert 35 milliards d'euros de crédits
supplémentaires sur le budget de l'Etat pour financer quatre priorités. Dans ce cadre
le CEA va recevoir 900 M pour la préparation des technologies nucléaires de demain
(futur réacteur nucléaire de 4e génération, réacteur Jules-Horowitz). C'est la fuite
en avant irresponsable. |
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| Centrale nucléaire
de Cattenom : avarie et condamnation de EDF |
| Source
: Le Républicain lorrain / Laurence Schmitt / 21/07/2010 / |
La
centrale nucléaire de Cattenom a connu un nouveau problème entraînant un arrêt
automatique du réacteur, hier vers 10h. La 8ème défaillance connue de
lexploitant EDF depuis le début de l'année (* )
Arrêt automatique dun réacteur, condamnation par les prudhommes et vigilance
renforcée au CHSCT à propos des interventions humaines « réacteur en marche ». Dur
été au centre de production nucléaire de Cattenom
AVARIE : six jours tout juste après son redémarrage, la tranche 3 de la centrale
nucléaire de Cattenom a connu un nouveau problème entraînant un arrêt automatique du
réacteur, hier vers 10h. Cest un défaut sur une alimentation électrique qui a
conduit au blocage dune vanne sur le circuit secondaire, rompant la circulation de
la vapeur vers la turbine et déclenchant larrêt automatique.
Pendant plusieurs secondes, un bruit puissant, a été entendu au-delà de la centrale. «
Cest le bruit que font les soupapes de protection évacuant la vapeur résiduelle
», expliquait-on hier à Cattenom en assurant que «Lévénement na eu aucun
impact sur la sûreté, ni sur lenvironnement. » Hier, charge aux techniciens de
vérifier lensemble de linstallation et de chercher lorigine du défaut,
avant denvisager de relancer le réacteur.
Même si les incidents ne peuvent pas être comparés, la tranche 3 a déjà connu plus de
deux mois darrêt à la suite dune fuite au niveau de lalternateur. Le
recouplage au réseau était intervenu le 14 juillet. Les trois autres tranches sont
actuellement en production.
PRUDHOMMES : centrale encore, mais côté tribunaux avec une condamnation du
CNPE de Cattenom par le conseil des prudhommes de Thionville. Deux agents EDF,
chargés daccueillir le public et deffectuer les visites guidées des
installations depuis une bonne vingtaine dannées, ont, avec la CFDT, attaqué leur
employeur en considérant comme « parfaitement anormal, injuste et discriminatoire »
leur statut dagent EDF non statutaire, donc privé des avantages acquis. Les
prudhommes ont accordé aux intéressés douze mois de salaire en guise de dommages
et intérêts pour réparer leur préjudice de carrière et financier.
CHSCT : nucléaire toujours, dans une centrale de Normandie pour le moment mais
avec de probables répercussions sur lensemble du parc.. A Paluel,
lentreprise, à bout de patience, a fini par déposer plainte contre son CHSCT
(Comité hygiène, sécurité et conditions de travail), engagé dans un bras de fer avec
la direction à propos des interventions humaines programmées « réacteur en marche ».
Dans son référé devant le tribunal de grande instance, EDF prétendait notamment que «
lentrée 100 % de puissance nominale" ( cest-à-dire lorsque le réacteur
est en marche normale, NDLR) nest pas interdite. Elle est soumise à une analyse de
risques. Cest une activité qui est réalisée en toute sécurité plusieurs fois
par an. » Le CHSCT a expliqué au contraire, « le rayonnement neutronique est le plus
dangereux des rayonnements produits par une réaction nucléaire. Pendant le
fonctionnement en puissance, le flux neutronique au voisinage du combustible est intense
et les protections biologiques ne peuvent avoir une efficacité absolue du fait des
traverses de la tuyauterie. » Le TGI de Rouen a tranché en déboutant EDF de sa demande
et en la condamnant à payer 10 500 .
Cest cette décision qui pourrait à lavenir faire jurisprudence dans le
milieu nucléaire. A Cattenom, les entrées « réacteur en marche » vont faire
lobjet dattentions toute particulières
Et aussi en Belgique
Le réacteur de la centrale nucléaire de Tihange 1 a dû être arrêté dimanche
dernier, en fin de soirée, à la suite d'une fuite d'eau au niveau de l'un des circuits
auxiliaires du circuit secondaire.
L'intervention de réparation est terminée, mais des vérifications toujours en cours ne
permettront vraisemblablement le redémarrage de la centrale que ce jeudi, a-t-on appris
mercredi auprès d'Electrabel.
Le circuit touché peut être sollicité à tout moment pour pallier à une déficience au
niveau du circuit secondaire, lequel assure la liaison entre le générateur de vapeur et
la turbine de la salle des machines.
"Il ne s'agit pas d'un événement fréquent, mais pas non plus d'un événement
anormal", assure Jean-Jacques Pleyers, le porte-parole du site nucléaire tihangeois
d'Electrabel. "L'arrêt de la centrale a été décidé pour assurer les meilleures
conditions de sécurité aux intervenants, les conduites étant soumises à une forte
pression.
__
'1) * . 13-03-2010: A loccasion dune opération de rechargement en
combustible, des barres de contrôle de la tranche 4 nont pas pu être insérées
complètement au cur du réacteur (Les barres de contrôle interrompent, en cas de
larrêt dun réacteur, la réaction en chaîne nucléaire).
* 17-03-2010: Arrêt automatique de la tranche 2 après des irrégularités du
fonctionnement des turbines
* 18-03-2010: Arrêt automatique de la tranche 1 après un défaut dans la chaîne de
mesure du flux neutronique au cur du réacteur
* 05-04-2010: Arrêt de la tranche 2 après inondation de la salle des machines après des
travaux de maintenance
* 17-04-2010: Contamination radioactive dun salarié électricien en charge de
linstallation de câbles électriques
* 06-05-2010: Arrêt de la tranche 3 après fuite dhydrogène du système de
refroidissement de lalternateur
* 19-05-2010 : Une pompe du circuit dalimentation de secours des générateurs de
vapeur de la tranche 4 ne remplit pas ses fonctions.
* 20.07.2010 : un arrêt de production sur l'unité n°3 suite à un arrêt automatique du
réacteur dû à un défaut sur une alimentation électrique qui a conduit à la fermeture
inopinée d'une vanne sur le circuit secondaire. |
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| Suisse : Un
premier jugement contraint le lobby à la transparence |
| Source : 15.07.2010 |
Jugement
du Tribunal administratif fédéral sur la prolongation de la centrale de Muhleberg:
Victoire d'étape pour la transparence ! La centrale de Mühleberg, la plus petite des
centrales suisses, doit être fermée fin 2012 et l'échéancier de son démantèlement
doit être établi sans tarder.
Le Tribunal administratif fédéral (TAF), en contraignant pour la première fois le DETEC
(Département fédéral de l'énergie présidé par M. Leuenberger) à lui fournir tous
les documents en sa possession sur la sécurité de la centrale de Mühleberg, établit un
précédent de première importance. Analyse et réaction de l'association romande Sortir
du nucléaire."Enfin, un jugement contraint l'administration fédérale à faire
ce que des associations et des élus réclamaient - en vain - depuis si longtemps. Le
tribunal administratif a tranché, les raisons invoquées par le DETEC pour maintenir le
secret ne tenaient pas la route face à l'impératif de pouvoir contrôler le niveau de
sécurité des installations nucléaires". C'est en ces termes que Christian van
Singer, porte parole de l'association Sortir du nucléaire s'est exprimé en apprenant le
jugement rendu par le TAF en faveur des recourants.
Rappel des faits
· Construite en 1972, la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) devait être démantelée
en 2002, une date déjà reportée à fin décembre 2012.
· 21 décembre 2009, le DETEC donnait son feu vert à l'exploitation à durée illimitée
de la centrale nucléaire de Mühleberg, malgré les préavis négatifs des cantons de
Fribourg et Neuchâtel, de la ville de Berne et malgré la votation populaire du canton de
Vaud (64.5% de de l'électorat votant non à la prolongation).
· Janvier 2010, 108 personnes ont déposé plainte au TAF pour faire annuler
l'autorisation du DETEC, au motif de la déficience technique de la centrale (fissures,
fatigue des matériaux) et de l'impossibilité d'avoir accès au dossier traitant de
l'état de sécurité de la centrale.
· Le jugement rendu par le TAF est susceptible d'être attaqué par le DETEC.
· Si le département de M. Leuenberger ne fait pas recours, les plaignants seront en
droit de demander une expertise technique sur la base des documents enfin fournis par le
DETEC.
Obstruction scandaleuse de la part du DETEC
Le refus de la part du DETEC de rendre public tout le dossier sur la centrale de
Mühleberg à été motivé par le département pour des raisons de protection contre le
terrorisme. Puis une autre raison a été invoquée: le coût administratif de caviarder
des sections du dossier serait trop élevé. Le danger de la centrale en temps normal
excède largement celui d'une très improbable attaque terroriste.
"Le péril du terrorisme à bon dos dans cette affaire. Pendant ce temps on nous
demande de faire confiance les yeux fermés, en laissant l'administration édicter les
règles de sécurité puis se surveiller elle même en utilisant des données qu'elle
seule peut consulter, c'est un scandale !" a commenté Philippe de Rougemont,
Président de Sortir du nucléaire. La prolongation à durée illimitée répond
manifestement à une préoccupation de tirer profit de l'exploitation de la centrale aussi
longtemps que possible et de retarder l'échéance du démantèlement dont le prix
révélera une partie des coûts cachés du nucléaire. |
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| Déchets
nucléaires : Le Champagne va-t-il devoir changer de nom tout comme les côtes-du-rhône
"Tricastin"? |
| Source
: Auboisementcorrect.com / Pascal Houplon |
Laffaire
pourrait sembler anecdotique. Mais elle illustre parfaitement combien le nucléaire peut
avoir des conséquences économiques désastreuses sur un territoire, nen déplaise
aux "journalistes" de Chapi-Chapo et à lAndra.
Tricastin... le nom fleure bon latome, la fuite radioactif et le césium 132 ! Et
pourtant, Tricastin est aussi le nom dune AOC « Les côteaux du Tricastin » qui
produit, bon an, mal an, 50.000 à 60.000 hectolitres de vin par an.
Evidemment, ce patronyme nest pas facile à porter. De nombreux clients de cette
AOC, soucieux de limage et de la qualité environnementale dun bon vin, ont
même abandonner ce vin au grand dam des viticulteurs locaux. Ces derniers ont donc
décidé de réagir en changeant le nom de lAOC. Les « Côteaux de Tricastin »
deviendront « Grignan-Les Adhémar » à partir de la cuvée 2011. Objectif : Il ne
s'agit pas d'empécher la contamination radioactive des vignobles mais de reconquérir les
parts de marchés perdus à cause du nucléaire.
En Champagne, et plus précisément dans lAube, une telle histoire nous pend au nez.
A force daccueillir les déchets nucléaires de toutes sortes, limage de nos
produits locaux pourrait en pâtir. Dautant plus que ces produits, à commencer par
le Champagne, ont fondé leur succès sur une image dexcellence, de prestige et de
qualité. Quelle serait lattitude des consommateurs américains, japonais, anglais
ou allemand si sinstallait durablement lidée que les vignobles prestigieux de
la Côte des Bars côtoyaient des déchets nucléaires ? Pire encore, comment réagiraient
ces marchés, essentiels pour léconomie du Champagne, si demain, la révélation
dune contamination radioactive, aussi minime soit-elle, venait ternir laura de
notre vin pétillant ?
Les effets seraient désastreux, irrémédiables. Ils risquent de lêtre à terme
pour notre tourisme, notre image et notre attractivité, si lAube devient cette
poubelle nucléaire quon nous promet. Faudra-t-il imiter Tricastin ? Rebaptiser le
rosé des Riceys, le Chaource et lAndouillette de Troyes ? Nous nen sommes pas
encore là, mais nous en prenons le chemin guidé par des élus avides des subsides
faciles offert par lAndra. |
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| Fidel
Castro à Mandela: que l'Afrique du Sud reste loin du nucléaire et des bases américaines |
| Source : (AFP) Google.com |
LA
HAVANE Le dirigeant cubain Fidel Castro a demandé à l'ancien président
sud-africain Nelson Mandela de maintenir l'Afrique du Sud "à l'écart des bases
militaires des Etats-Unis et de l'Otan", tout en le mettant en garde contre le risque
de "catastrophe nucléaire".
"Exerce ton immense force morale pour maintenir l'Afrique du Sud à l'écart des
bases militaires des Etats-Unis et de l'Otan", écrit Fidel Castro à son "vieil
et prestigieux ami", dans un message publié dimanche sur le site internet
Cubadebate.
Fidel Castro, qui a connu Nelson Mandela à La Havane après sa libération et qui lui a
ensuite rendu visite en Afrique du Sud, l'avertit que "l'humanité est aujourd'hui
menacée par le plus grand danger de toute l'histoire de notre espèce" et que
"les amis d'hier de l'apartheid font aujourd'hui assaut de cynisme pour feindre
l'amitié".
Le dirigeant cubain qui fêtera en août ses 84 ans, a quitté le pouvoir en 2008 à la
suite d'une grave maladie des intestins. Il est récemment sorti de sa convalescence et
est apparu cinq fois en public au cours des dix derniers jours, pour mettre en garde
contre le risque de guerre nucléaire si les Etats-Unis et Israël attaquent l'Iran.
"Les peuples d'Afrique qui survivraient à la catastrophe nucléaire qui s'approche
auront besoin plus que jamais des connaissances scientifiques et des avancées
technologiques sud-africaines" souligne Fidel Castro.
Il estime toutefois que malgré les dangers "l'Humanité peut encore se prémunir des
coups destructeurs de la tragédie nucléaire qui s'approche et (de la tragédie)
environnementale qui est déjà à l'oeuvre". |
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| Les dessous militaro-civils
nucléaires d'une ligne THT |
| Source
: Cl Depris : http://depris.cephesfree.fr/ondes_intro.htm |
| Avec leffondrement politique et
militaire du bloc de lEst, les pays qui adhèrent à lOTAN se sont efforcés
de récupérer à leur profit les travaux qui ont été menés par les Soviétiques. Cest
dailleurs en France, au centre de recherches militaires de Bèdes-Gramat
(département du Lot au nord-est de Cahors) que ces travaux se poursuivent avec le
concours déquipes de chercheurs français, allemands, britanniques et américains
mais aussi, bien évidemment, avec la participation de physiciens et dingénieurs
russes. Le centre de Bèdes - construit juste après la seconde guerre mondiale pour
tester des éléments du fusées V2 récupérés par les armées doccupation -
présente en effet lavantage dêtre installé dans des gouffres naturels et
dans le réseau de galeries qui les relie entre eux. Cette disposition particulière
permet de conduire toutes sortes de travaux « secrets » sans attirer lattention
des populations environnantes, et notamment des recherches relatives à la physique des
rayonnements. Elle permet également déviter que des « curieux » puissent, de
lextérieur, identifier les fréquences et les types de modulation auxquels les
chercheurs recourent.
Les recherches nimpliquent dailleurs pas uniquement des experts militaires et
de nombreux ingénieurs et techniciens civils participent aux programmes ayant trait aux
armes électromagnétiques. En France, CEA-Industries (*) supervise une part importante de
ces travaux de recherche-développement, en étroite collaboration avec les grands groupes
du lobby militaro-industriel (Thomson-CSF, Aérospatiale, Alcatel, EDF,
). On se
trouve là dans un domaine où il nexiste pas de frontière précise entre la
recherche civile et la recherche militaire et où il est aisé de faire financer, par des
crédits civils, des projets et des travaux de développement dont le but réel est
spécifiquement militaire (voir ce qui est dit par ailleurs à ce propos).
Et depuis le milieu des années 90, le centre de Gramat a accru ses activités sous
couvert du programme « Hyperion ». Jai même démontré, dans une étude récente
(**), que le projet dimplantation, par EDF, dune ligne électrique aérienne
à 225 kV (entre la centrale nucléaire de Golfech et un nouveau poste à créer à la
périphérie de Cahors) était vraisemblablement motivé par la volonté secrète de
renforcer lapprovisionnement en énergie du CEG, via une ligne à haute tension qui
relierait le nouveau poste de Cahors au poste de Gramat (en passant par Labastide-Murat).
__
(**) Cette étude, commanditée par le Conseil-Général du Tarn-et-Garonne, les
collectivités de communes de Montaigu-de-Quercy et de Montcuq (département du Lot), le
syndicat de défense des vins AOC Cahors et lassociation
Quercy-Blanc-Environnement, constitue une analyse critique du projet quEDF
tente dimposer depuis 1990 malgré la très vive opposition des citoyens et des
élus concernés. Lobstination de lentreprise publique à construire cette
ligne aérienne THT ne peut guère se justifier par les seuls besoins de
lagglomération de Cahors et il ma donc fallut chercher la motivation cachée,
laquelle semble bien être laccroissement des besoins en énergie du CEG, à 40 km
de Cahors. On peut consulter mon rapport dexpertise sur Internet ( www.multimania.com/chafar/tht ).
En 1992, javais déjà été confronté à un problème identique à propos
dune ligne THT/225 kV dont la construction était contestée par deux communes de
Gironde (Le Barp et Mios) ainsi que par la direction du parc régional des Landes de
Gascogne. Alors quEDF tentait désespérément de justifier son projet par les
prétendus besoins de la ville dArcachon, il était apparu que le client véritable
nétait autre que le Centre des Essais dAquitaine. Implanté à la
périphérie de la petite ville du Barp, il avait été choisi pour recevoir le laser «
mégajoule » destiné, entre autres, à la simulation des tirs nucléaires.
Le problème, avec les instances publiques et les grandes entreprises françaises,
cest quil nest jamais possible den obtenir des explications
sérieuses et honnêtes, surtout à partir du moment où les militaires se trouvent
impliqués, directement ou indirectement, dans un projet quelconque.
Et même lorsque les dirigeants politiques, administratifs ou industriels sont pris en
flagrant délit de désinformation et de manipulation, ils persistent dans leur attitude
anti-démocratique en mentant de plus belle ou en refusant de sexpliquer. Les
relations plus quéquivoques quEDF entretient avec le CEA, donc avec les
militaires, ont souvent contribué à « brouiller les cartes » et à couvrir des
manoeuvres peu orthodoxes et parfois mêmes illicites. |
| Culture - Education - Idées - Débat -
Société |
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| Nouvelle
Organisation du Marché de lElectricité (loi Nome) : fausser la concurrence au
profit des spéculateurs et aux dépens des consommateurs |
| par
Christian Berthier (responsable du secteur Services
Publics de l'UFAL) |
Le
marché de lélectricité est totalement ouvert à la concurrence depuis le 1er
juillet 2007 aux 25 millions de clients, entreprises et particuliers, conformément à la
directive européenne de libéralisation du 26 juin 2003.
Pourtant, le projet de loi NOME sur la Nouvelle Organisation du Marché de lElectricité
doit être voté par le Parlement français de toute urgence (en cours dexamen au
Sénat, il devrait être adopté en septembre 2010) !
Pour les Français ? Non pas ! Pour répondre favorablement aux demandes de la Commission
européenne de rendre le marché de lélectricité encore plus concurrentiel.
Il sagit de forcer EDF à vendre à ses concurrents une part de sa production à
prix coûtant, donc sans prévoir le financement de ses investissements, au prétexte que
« la concurrence» na pu écorner la part de marché dEDF (95 %, non compris
les producteurs français vendus au privé, comme la Compagnie Nationale du Rhône ou les
anciennes centrales des charbonnages ou la production indépendante des industriels,
municipalités, etc.).
Ainsi, lEDF a des concurrents mais, apparemment, ceux que Bruxelles voulait
ne
sont pas assez « concurrentiels »!
Lire la suite
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| Attaque
contre leuro et démantèlement de lUnion Européenne |
| par Jean-Claude Paye | 6
juillet 2010 |
| Loin
dêtre laction de la « main invisible du marché », la crise de leuro
est le fruit dune stratégie mûrement préparée par Christina Rohmer et le Comité
des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Il sagit de sauver
léconomie étatsunienne en contraignant les capitaux européens à se réfugier
outre-atlantique, et en plaçant à terme léconomie des Etats de la zone euro sous
contrôle US via le FMI et lUnion européenne. Jean-Claude Paye analyse les
premières étapes du processus en (suite ...) |
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| Un monde de moins en moins pacifique |
| Source :
Jacques Hubert Rodier, Les Echos / http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=4222 |
Deux
ans après le début de la « grande récession », les relations internationales
nont pas connu de bouleversements de lampleur de ceux qui avaient suivi la
chute du mur de Berlin. Dans ses perspectives sur « lordre international à
lhorizon 2050 », la fondation Carnegie pour la paix internationale observe que la
balance des pouvoirs est en train de basculer rapidement du côté de la Chine et prédit
que celle-ci devrait surpasser les Etats-Unis dici à trente ans. Lespace
dune génération. Cette tendance a « simplement » été accélérée par la
récession.
Mais ce basculement masque un autre phénomène plus inquiétant : celui dun monde
moins pacifique. Certes, le nombre de guerres entre Etats continue de reculer par rapport
au début des années 1990 : linstitut de Heidelberg pour la recherche sur les
conflits en dénombrait 7 en 2009 contre 9 en 2008. Mais le nombre de conflits «
politiques », le plus souvent à lintérieur des nations et sans quil y ait
forcément recours à la force, a, lui, nettement progressé au cours des derniers mois.
Linstitut de luniversité allemande en a dénombré 365.
LInstitute for Economics and Peace, un think tank créé et dirigé par un homme
daffaires australien - Steve Killelea, philanthrope comme le fut au début du XX e
siècle Andrew Carnegie -, propose une autre façon de tracer la carte géopolitique du
monde en présentant, pour la quatrième année daffilée, un « indice mondial de
la paix ».
Selon le « Global Peace Index 2010 », qui prend le pouls de 149 pays sur les 192
reconnus officiellement par les Nations unies et qui est calculé à partir de 23
indicateurs différents par The Economist Intelligence Unit, le monde est « devenu
légèrement moins pacifique ».
Lautre conclusion qui ressort des calculs du centre de recherche de
lhebdomadaire britannique est que lintensification des conflits et
linstabilité croissante dans certains pays sont « apparemment liées à la
récession mondiale de la fin 2008 et du début 2009 ».
Sur cette échelle de valeurs, la Nouvelle-Zélande est aujourdhui le pays le plus
pacifique au monde, suivie de lIslande et du Japon. Sans surprise, lIrak ferme
le ban des pays les moins pacifiques du monde, derrière la Somalie, lAfghanistan,
le Soudan, le Pakistan
La région du monde où la paix est la plus largement
répandue est lEurope de lOuest : 15 des 20 premiers pays du classement en
sont issus. A linverse, la région la plus dangereuse reste lAfrique
subsaharienne. Steve Killelea chiffre même, sur les quatre années étudiées,
labsence de paix dans le monde à 28.000 milliards de dollars, soit 7.000 milliards
par an
Mais ce qui fait lintérêt de cette recherche sur létat du monde, cest
quelle tente de définir la notion de paix en dépassant la simple idée dune
absence de conflit, intérieur ou extérieur. Ainsi « The Economist » retient de très
nombreux autres facteurs dans ses 23 indicateurs, comme la perception de la criminalité
dans la société, le nombre de policiers, dhomicides, de prisonniers, le niveau de
développement économique jusquaux dépenses darmement ou encore au transfert
darmements
Ce qui classe à un niveau voisin des pays comme la Grande-Bretagne
(31 e rang) et la France (32 e), juste derrière Singapour et la Pologne (29 e).
Car lautre phénomène de la première décennie du XXI e siècle est que, crise
économique et budgétaire ou pas, les dépenses militaires dans le monde sont en pleine
croissance. Daprès lInstitut international de recherche sur la paix à
Stockholm (Sipri), elles ont encore augmenté lannée dernière de 5,9 % en termes
réels et de 49 % depuis 2000 pour atteindre 1.531 milliards de dollars
Certes, les
budgets militaires ont bénéficié des plans de relance de nombreux pays, mais, pour les
plus grandes puissances, Etats-Unis (avec plus de 660 milliards de dollars de dépenses
militaires) en tête, ou les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), voire la France et la
Grande-Bretagne, il sagit dun choix stratégique.
Car les risques de déstabilisation de la planète tendent bien à saccroître, et
lheure nest pas au désarmement, notamment dans le domaine nucléaire, comme
le souhaitait le président Obama. Il reste difficilement prévisible de savoir si un pays
comme la Corée du Nord est prêt à se lancer dans une aventure militaire désespérée,
ou encore si lIran, qui masque mal ses ambitions de détenir une capacité
nucléaire militaire, est prêt aujourdhui au pire. Mais il est évident que les
tensions au Moyen-Orient, notamment dans le plus ancien conflit du monde contemporain,
entre Israéliens et Palestiniens, ne plaident pas dans le sens dun monde plus
pacifique. De même, la crise, et avec elle les risques évidents de tensions sociales,
daugmentation de la criminalité, de la montée de linsécurité, de
laccélération des courants migratoires, internes ou extérieurs, peut devenir à
terme un élément plus important encore de déstabilisation. Sans oublier les rivalités
entre grandes puissances, Etats-Unis, Chine, Russie, comme en Afrique ou en Asie centrale.
Si les indices comme le Global Peace Index ne peuvent prévoir quimparfaitement le
monde à limage de la majorité des économistes, ils tendent actuellement à
signaler un monde, de nouveau, de moins en moins pacifique. |
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| Juillet 2010 |
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