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Santé, protection sociale
 

Tumulte chez les psychothérapeutes
par CAPLC  source originale et CIFP http://www.cifpr.fr
Qui imaginerait des curés célibataires tout auréolés de leur virginité promus par décret officiel conseillers en sexologie ? Cela serait-il possible ? En France, pays des Lumières, une aberration similaire vient d’être mise en place : le décret 2010-534 tout juste sorti au Journal Officiel et réglementant le titre de psychothérapeute !

Voici un rapide rappel historique. Le 8 octobre 2003, M. Accoyer et quelques députés votaient un amendement en vue de réglementer le titre de psychothérapeute. Cet amendement dit Accoyer restera comme l’archétype du texte de loi voté nuitamment par un groupuscule de députés partisans et incompétents. Plus de six ans après, le décret 2010-534 vient enfin clôturer de très longues discussions politiciennes. La preuve s’il en fallait de l’inadéquation de ce texte de loi et aussi de l’inculture des hommes politiques concernant un sujet sensible. Entre temps, pour faire aboutir son projet M. Accoyer sera passé par la case président de l’Assemblée nationale. Il aura aussi été qualifié de « plus mauvais président depuis que la Ve République existe » par son ami politique, Jean-Pierre Grand.

En décembre 1995, le rapport parlementaire sur les sectes disait déjà : « L'émergence de besoins spirituels nouveaux résulte de la conjonction d'un certain nombre de facteurs connus, qui ne seront rappelés ici que pour mémoire. Il est certain que la contestation du productivisme, l'effondrement des idéologies politiques, les remises en cause du scientisme, du matérialisme, le déclin continu des religions " traditionnelles " ont fortement remis en cause le modèle sur lequel les sociétés occidentales s'étaient développées depuis le XIXe siècle ». Plutôt que de chercher des vraies solutions, des politiciens opportunistes ont choisi de se lancer dans la chasse aux minorités de conviction, pardon dans la chasse aux sectes, et ont acquis de ce fait une notoriété à peu de frais. Quinze ans après, la situation n’a guère changé, preuve que de fausses solutions ne règleront jamais un véritable problème. Les faits divers les plus dramatiques démontrent l’omniprésence du stress dans notre société en crise. Suicides en entreprise, crimes et drames familiaux, violences en tout genre y compris dans les familles et à l’école, flambée du racisme et de la xénophobie, menaces antisémites, voilà la situation actuelle. Récemment, le député PS Claude Bartolomé a déclaré que le département de Seine-St-Denis pouvait exploser à tout moment. Notre société moderne est soumise à un stress négatif permanent, résultat des nombreuses contraintes environnementales. La santé psychique de nos contemporains est soumise à des tensions pénibles et permanentes et peut vaciller à tout moment. Et pourtant des solutions existent ! La psychothérapie est l’une d’elles car elle permet de résorber les troubles psychologiques, à l’origine de bien des drames.

Dans le monde entier, mais principalement aux Etats-Unis, des chercheurs de renom ont poursuivi les travaux des pionniers Freud, Jung ou Lacan. Ils ont cherché tous azimuts, aussi bien dans l’éthologie animale que dans les spiritualités orientales. Les résultats de leurs recherches ont abouti à de nouvelles méthodes psychothérapeutiques. Celles-ci se sont progressivement développées puis transmises en Europe, preuve de leur efficacité s’il en fallait. Mais elles ont eu du mal à transpercer la chape de plomb du conservatisme et du chauvinisme à la française. Notre pays est resté le champion en prescriptions de psychotropes, condamnant ainsi nombre de nos citoyens à la camisole chimique à vie, avec tous les dégâts neurologiques qui s’ensuivent. Certes la France a inventé le TGV, le train à grande vitesse, mais en matière de bien-être psychique elle en est restée aux locomotives à vapeur, si ce n’est aux chars à bœuf des rois fainéants.

Les psychothérapeutes français pour autant ne sont pas restés inactifs. Ils ont mis en place des syndicats professionnels, des règles de pratique et des chartes de déontologie, ainsi que des listes de praticiens certifiés. L’inscription sur ces listes est assujettie à des contraintes sévères. Une particularité de la profession de psychothérapeute est l’obligation, comme pour la psychanalyse, d’avoir au préalable effectué un travail personnel de plusieurs centaines d’heures, et par la suite d’être suivi régulièrement par un superviseur, c'est-à-dire par un praticien de qualification supérieure. Toutes ces mesures garantissent aux utilisateurs de psychothérapies un haut niveau de professionnalisme. Des enquêtes réalisées par les instituts BVA et CSA démontrent un niveau de satisfaction de 87 % de la part des usagers. Qui dit mieux ?

Ainsi donc, quand M. Fenech déclare « en conséquence, ce décret très attendu depuis l'amendement Accoyer du 9 avril 2004, modifié par la loi du 21 juillet 2009, participera plus efficacement à la lutte contre le charlatanisme et les dérives sectaires en réservant le titre de psychothérapeute aux seuls professionnels ayant suivi une formation auprès d'un établissement agréé par le ministère de la Santé », il s’agit tout simplement d’un mensonge. Parce que la formation mise en place par le décret 2010-534 est d’abord une formation à la psychopathologie, peu utile au métier de psychothérapeute, et ne propose qu’une formation minimaliste à la psychothérapie. Surtout, ce décret octroie le titre de psychothérapeute à des médecins, des psychiatres, des psychologues non formés à la psychothérapie et n’ayant jamais fait de travail personnel sur eux-mêmes. Comme si des personnes n’ayant jamais eu de rapport sexuel exerçaient comme sexologues, ou des analphabètes devenaient professeurs de lettres, voici ce que seront les futurs « psychothérapeutes par décret ».

Une très nette régression donc qui démontre l’incurie des décideurs politiques et leur mépris des Français en persistant dans des mauvaises solutions. Face à cette situation, que peuvent encore faire les « véritables psychothérapeutes », ceux pour qui ce métier est une vocation et qui en ont fait un sacerdoce ? En premier lieu il y aurait l’action juridique : Psy-en-mouvement a déposé le terme « psychothérapeute » à l’INPI le 2 février 2009 et en est donc devenu propriétaire, et son président Bruno Dal Palu avait évoqué un recours devant la Cour européenne de Justice. Des actions politiques sont également envisageables, car les psychothérapeutes ont atteint un nombre significatif et à avec 87 % de clients satisfaits ils pourraient peser un certain poids politique. Et si tout cela ne donnait pas de résultats, il leur restera alors soit à se plier aux diktats du décret, soit à continuer d’exercer leurs compétences sous une autre appellation. Frustrant certes mais pas dramatique, mais aussi un retour aux sources et un pied de nez aux politiciens. Le titre de psychothérapeute deviendra alors une coquille vide car vidé de sa substance. Et les usagers de psychothérapies, intelligents eux, sauront trouver les véritables professionnels en psychothérapie, ceux qui savent guérir.

La loi réglementant le titre de psychothérapeute deviendra alors une loi pour rien, une de plus !

Le point de vue du CIFP

1) Le décret d'application de la loi Accoyer venant de paraître au Journal Officiel fait en quelque sorte la une de notre actualité professionnelle. Les institutions régulières historiques de la psychothérapie relationnelle, regroupées dans le cadre du GLPR se réunissent le 10 juin pour ajuster leur réplique et s'entendre sur un nouveau système de dénomination. Tout cela s'opère dans le bon ordre. Certains se réjouissent même d'abandonner notre nom exproprié par la médecine à des professionnels qui le dénatureront, et de pratiquer sous un vocable neuf, non contaminé.

http://www.cifpr.fr/+L-aventure-commence-vive-elle-vive+


2) Les provocations populistes d'un Onfray parfaitement approximatif dans l'invective et l'affabulation ont trouvé leur butoir notamment avec la publication du Mais pourquoi tant de haine ? d'Élisabeth Roudinesco, ouvrage passé best-seller avec plus de 20 000 exemplaire vendus en une semaine.

http://www.cifpr.fr/+Psychanalystes-que-faites-vous-de+

http://www.cifpr.fr/+LES-450-EUROS-DE-FREUD-UNE+

3) L'intérêt pour notre série de séminaires conduite par Marie-Noëlle Salathé-Granès sur les contraintes existentielles à la gestaltiste ne faiblit pas, à en croire la consultation record de son annonce. Par contre, leur démarrage pourrait se voir reporté à la date de la seconde rencontre, devenant alors la première, le temps prévu pour s'inscrire ayant été taillé un peu court. Rien n'est encore joué dans cette dernière minute où nous surveillons attentivement les inscriptions. Oui, si l'on rate le premier épisode, un rattrapage sera organisé à l'orée du second pour les retardataires. Se manifester car l'effectif reste limité.

4) Enfin deux annonces locales. À Marseille

4.1) La philosophie poursuit son cursus avec le corps, surveiller et punir : http://www.cifpr.fr/+Pratique-de-la-philosophie-le+

4.2) une réunion du SNPPsy est prévue sur la question du décret le mardi 29 juin au 33 ave Maurice Schuman au lieu dit la Petite fringale de 19:30 à 22:00. Elle sera tenue par votre serviteur et président dudit syndicat.


Retrait du BPA dans les plastiques alimentaires
par Cyber @ction 362 : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=116
Pour participer 1 simple "Clic" suffit

Le Bis Phénol A (BPA) est une substance chimique employée massivement dans la fabrication des plastiques, principalement de type polycarbonate (biberons) et polyépoxy (revêtement des boîtes de conserve et des cannettes de boisson). Le BPA migre dans la nourriture et les boissons s’il y a contact avec ces plastiques.

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté mercredi 10 juin 2010, à l'unanimité, une proposition de loi destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A, ce que nous saluons.

Alors que ce texte sera discuté en séance publique le 17 juin, une majorité d'élus a cependant refusé d'étendre l'interdiction à tous les contenants alimentaires, mais cette décision est complètement illogique.

On ne peut d'un côté vouloir protéger le bébé qui boit du lait dans un biberon et ne rien faire pour protéger le bébé qui boit le lait maternel ou le lait maternisé. Nous rappelons qu'une étude de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) montre que «l'intoxication du nourrisson est générée 10 fois plus par le lait maternel et 20 fois plus par le lait maternisé que par le biberon lui-même».

Comme l'INSERM vient de le rappeler dans une expertise récente, le BPA est dangereux à très faibles doses pour les personnes qui y sont exposées et en priorité les foetus, avec des impacts sur la santé pour le futur adulte et même sur plusieurs générations. La quasi-totalité de la population est concernée par cette exposition vraisemblablement comme aux Etats Unis (92 % des Américains).

Il faut donc demander l'interdiction du BPA dans tous les plastiques alimentaires au plus vite !

- Mobilisez-vous !

Nous vous invitons à nous retrouver le mercredi 16 juin à 13h devant l'Assemblée Nationale à Paris. Apportez votre pique-nique et venez en famille, entre ami(e)s, collègue(s), prenez des objets en plastique contenant du BPA (plus de données dans notre page information). Nous mettrons à votre disposition des panneaux. Cette mobilisation sera l'occasion pour nous de rencontrer les présidents des groupes parlementaires pour porter votre voix!


COMMENT AGIR ?

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=116

Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : Pour L’INTERDICTION DU BPA
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
cyberacteurs@wanadoo.fr
baccoyer@assemblee-nationale.fr

Cliquer ici :
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;baccoyer@assemblee-nationale.fr>

ou ici
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,baccoyer@assemblee-nationale.fr>

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

Rajoutez l'adresse de votre député
http://www.cyberacteurs.org/institutions/index.php


6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de l'Assemblée Nationale et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.


############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :

Madame, Monsieur le député,

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté mercredi 10 juin, à l'unanimité, une proposition de loi destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A, ce que nous saluons.

Alors que ce texte sera discuté en séance publique le 17 juin, une majorité d'élus a cependant refusé d'étendre l'interdiction à tous les contenants alimentaires, mais cette décision est complètement illogique.

Comme l'INSERM vient de le rappeler dans une expertise récente, le BPA est dangereux à très faibles doses pour les personnes qui y sont exposées et en priorité les foetus, avec des impacts sur la santé pour le futur adulte et même sur plusieurs générations. La quasi-totalité de la population est concernée par cette exposition vraisemblablement comme aux Etats Unis (92 % des Américains).

Je vous prie donc de demander l'interdiction du BPA dans tous les plastiques alimentaires au plus vite !

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le député, l'assurance de ma mobilisation citoyenne.
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Alimentation - Agriculture
 
L'étude Karuprostate montre un risque accru de cancer de la prostate chez les personnes exposées au chlordécone aux Antilles
(Aux Antilles, le scandale sanitaire du chlordécone/ LE MONDE 22.06.10)
La France n'en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitaire. Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d'une partie de la population.

Une étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L'étude valide donc les signaux d'alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

TRÈS LONGUE DURÉE DE VIE

"D'énormes erreurs ont été commises, qui rappellent furieusement les grands enjeux de sécurité sanitaires des années 1980 et 1990: hormone de croissance, vache folle, etc.", estime le professeur William Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Interdit en métropole en 1990, le pesticide a été utilisé par dérogation en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993, alors que les Etats-Unis l'avaient proscrit depuis 1976.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles!" insiste M.Dab.

Dans ce contexte, l'étude Karuprostate a été lancée. Conduite par Luc Multigner et l'équipe de l'Inserm U625 et du service d'urologie du CHU de Pointe-à-Pitre, elle vise à "identifier et à caractériser les facteurs de risque environnementaux, génétiques et hormonaux de survenue du cancer de la prostate aux Antilles". Au cours de la période 2004-2007, l'exposition au chlordécone a été évaluée chez plus de 600 hommes atteints d'un cancer de la prostate et chez plus de 600 hommes non malades.

Selon les résultats, le risque de survenue du cancer de la prostate augmente avec les niveaux croissants de chlordécone dans le sang. L'exposition au pesticide est associée à un risque augmenté de la maladie (la probabilité de cancer de la prostate est multipliée par 1,8) chez les sujets ayant des concentrations sanguines supérieures à 1µg/l. Le risque devient supérieur parmi ceux ayant déclaré des antécédents familiaux de cancer de la prostate, ainsi que parmi ceux ayant résidé dans un pays occidental.

Un diagnostic qui, dans le premier cas, pourrait résulter de facteurs de susceptibilité génétiques communs à la maladie et à la sensibilité à l'exposition au chlordécone. La résidence dans un pays occidental pourrait, elle, jouer par le biais d'expositions environnementales à d'autres facteurs cancérogènes lors du séjour, ou de modifications de comportements alimentaires.

La combinaison antécédents familiaux et résidence dans un pays occidental est associée à une augmentation du risque: la probabilité de développer la maladie est ainsi multipliée par 4,2. Un chiffre qui monte à 5,2 chez les sujets ayant pour des raisons génétiques une faible activité de l'enzyme hépatique intervenant dans l'élimination du chlordécone.

L'étude du docteur Multigner et de ses collègues montre donc de manière nette une augmentation du risque de cancer de la prostate chez les hommes exposés au chlordécone. Ce résultat tient beaucoup plus à la consommation de produits alimentaires contaminés qu'à la manipulation de la molécule par les ouvriers agricoles. "De la présomption d'innocence, on est passé à la présomption de culpabilité", affirme le professeur Pascal Blanchet, chef du service d'urologie au CHU de Pointe-à-Pitre et coauteur de l'étude.

Paul Benkimoum avec Eddy Nedelkovsi (à Pointe-à-Pitre)
(le rapport Belpomme confirmé)

Communiqué de presse de l'ARTAC : le rapport Belpomme confirmé

Un article publié le 21 juin 2010 dans le Journal of clinical oncology, rapportant les résultats d’une étude épidémiologique réalisée en Guadeloupe – l’étude Karuprostate [1] – confirme enfin sans ambigüité ce qu’avait énoncé dès 2007 le Pr. D. Belpomme dans son fameux rapport [2] qui à l’époque avait été fortement critiqué, à savoir que les pesticides organochlorés dont le chlordécone sont une cause majeure des cancers de la prostate observés dans les Antilles Française. L’étude Karuprostate confirme donc non seulement le bien fondé du « rapport Belpomme » mais aussi les travaux de biologie et d’écotoxicologie réalisés par l’ARTAC concernant les cancers de la prostate [3] en particulier en Martinique [4].

Il est donc mis fin à une contestation politique dérisoire ayant tenté de discréditer le Pr. Belpomme en tant que médecin et scientifique et ayant visé à étouffer une affaire beaucoup plus sérieuse que celle du sang contaminé, puisqu’elle concerne de prés ou de loin environ un million d’antillais. En effet, l’affaire est d’autant plus grave que selon les travaux de l’ARTAC, les pesticides CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction) ou présumés CMR peuvent rendre compte de l’augmentation d’incidence non seulement des cancers de la prostate, mais aussi des cancers du sein, en raison d’un mécanisme commun de perturbation endocrinienne [5].

La science est coercitive, on ne peut se masquer les yeux et continuer à faire une politique de l’autruche bradant la santé publique et le bien être de nos concitoyens, en permettant la poursuite de l’utilisation en grande quantité de pesticides CMR, qu’ils soient organochlorés ou non, dans notre pays, et a fortiori dans des îles aux ressources en eau douce et terre arable limitées.

________
[1] Multigner L., Rodrigue Ndong J., Giustiet A. et al. Chlordecone Exposure and Risk of Prostate Cancer. J. Clin. Oncol. 2010. DOI: 10.1200/JCO.2009.27.2153.

[2] Belpomme D. Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires et proposition d’un plan de sauvegarde en cinq points.

Disponible à l’adresse suivante : http://www.artac.info/images/telechargement/Rapport%20Martinique.pdf

[3] Belpomme D, Irigaray P, Ossondo M, Vacque D, Martin M. Prostate cancer as an environmental disease: an ecological study in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe. Int J Oncol. 2009 Apr;34(4):1037-1044.

Belpomme D, Irigaray P, Landau-Ossondo M, Martin M. The growing incidence of prostate cancer in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe: A possible causal role of pesticides. Int J Oncol. 2009 Aug;35(2):433.

[4] Belpomme D, Irigaray P. Re: Prostate Cancer Diagnosis and Treatment After the Introduction of Prostate-Specific Antigen Screening: 1986-2005. JNCI Journal of the National Cancer Institute. 2010 April; 102(7): 506-507.

[5] Landau-Ossondo M, Rabia N, Jos-Pelage J, Marquet LM, Isidore Y, Saint-Aimé C, Martin M, Irigaray P, Belpomme D.Why pesticides could be a common cause of prostate and breast cancers in the French Caribbean Island, Martinique. An overview on key mechanisms of pesticide-induced cancer. Biomed Pharmacother. 2009. Jul;63(6):383-395.


 
Ecologie - Environnement

Le système européen des quotas de CO2, juteux pour les gros
(©AFP /  PARIS)
Le système européen des quotas de CO2 s'avère particulièrement juteux pour les industries les plus polluantes, dont les dix de tête ramassent 500 millions d'euros/an, assure un rapport d'experts.

Selon Sandbag, un groupe d'analystes indépendant des politiques climatiques basé à Londres, l'ETS (European Trading System) profite tout particulièrement aux cimenteries et aux aciéries, les mieux loties parmi les "Carbon Fat Cats" (les profiteurs), titre du rapport publié jeudi à Bruxelles et transmis à l'AFP.

Le système ETS fixe un plafond d'émissions aux industries lourdes: quand elle émettent moins que ce maximum, elles sont autorisées à revendre ces quotas sur le marché.

"Les dix de tête se sont partagées 35 millions de permis de polluer en 2008, l'équivalent des émissions de gaz à effet de serre de la Lituanie et de la Lettonie. Au prix actuel de la tonne de carbone (14 euros), ces permis représentent sur le marché 500 millions d'euros", indiquent les auteurs.

D'ici 2012, la valeur des permis revendus sur le marché européen pourrait atteindre 3,2 milliards d'euros (sur la même base de 14 euros), poursuivent-ils: "C'est plus du double des investissements européens dans les énergies renouvelables et les technologies vertes au titre des plans anti-crise".

Pour Sandbag, cette étude invalide les plaintes des entreprises européennes qui dénoncent le système des quotas d'émissions comme une atteinte à leur compétitivité et s'opposent à ce que l'UE vise une réduction de 30% de ses émissions d'ici 2020 (par rapport à 1990) dans le cadre d'un accord international.

Le Système ETS, en vigueur en l'état jusque fin 2012, couvre environ 40% des émissions de CO2 de l'Union européenne. Environ 11.000 entreprises des secteurs particulièrement polluants et énergivores sont concernées (cimenteries, papèteries, aciéries, raffineries...), dont les émissions de CO2 sont plafonnées.

Quand elles réussissent à les réduire, elles peuvent revendre leur surplus sur le marché européen. Celles qui émettent davantage que prévu doivent à l'inverse acheter de nouveaux quotas - et s'acquitter d'une pénalité de 100 euros/tonne excédentaire émise chaque année.

Ce système doit permettre à l'UE de tenir ses engagements du protocole de Kyoto (-8% d'émissions en 2012 par rapport à 1990).

Mais les allocations de quotas ont été beaucoup trop généreuses pour être réellement efficaces, juge Sanbag, d'autant que la crise, en freinant l'activité économique, a réduit de fait les émissions.


Pétitions de soutien à des lanceurs d'alerte
http://www.cyberacteurs.org
Deux pétitions en faveur de 2 lanceurs d'alerte confrontés à des lobbies sont lancées en accord avec les personnes soutenues. Le premier exige une expertise pluraliste sur les effets des cultures OGM, le second est travailleur sous-traitant de l’industrie nucléaire et irradié, Porte-parole de l’Association Santé / Sous-traitance, qui fait l’objet de mesures de rétorsion, suite à ses actions pour dénoncer l’exposition des salariés sous-traitants aux rayonnements.

Soutien à GE Séralini et à ses co-auteurs et à travers eux les conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste sur des questions aussi sensibles que celle des effets de la culture de plantes génétiquement modifiées.
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=106

Philippe Billard, syndicaliste, travailleur sous-traitant de l’industrie nucléaire et irradié, Porte-parole de l’Association Santé / Sous-traitance, qui a fait l’objet de mesures de rétorsion, suite à ses actions pour dénoncer l’exposition des salariés sous-traitants aux rayonnements. En tant que lanceur d'alerte, il est devenu « indésirable » sur les chantiers du nucléaire. Son employeur refuse de le réintégrer sur son poste, comme le demande l'Inspection du Travail. http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=103

En ligne également pétition télé pas de pub destinée aux enfants de moins de 12 ans lancée par le Mouvement pour une Alternative Non violente
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=104

(possibilité que votre nom n'apparaisse pas)

Les pétitions peuvent avoir l'inconvénient pour certains d'entre vous (en particulier ceux qui peuvent être amenés à rechercher du travail) de faire figurer leurs nom et prénom sur le site. Pour éviter cet inconvénient qui peut inciter certains à ne pas signer de pétition, nous vous avons rajouté la possibilité de cocher une case "ne souhaite pas que mon nom apparaisse". Cela permettra une comptabilisation de la signature et une prise en compte de ce nom sur le pdf envoyé au destinataire de la pétition sans que ce nom apparaisse sur le site et ne puisse donc être pris en compte par les moteurs de recherche.

Du côté des autres pétitions cyber @cteurs

1 la pétition en faveur de Kokopelli a recueilli plus de 19 000 signatures qui ont été transmises au format pdf à son avocat

2 La cyber @ction pour l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires qui a recueilli près de 20 000 signatures est encore en ligne car si le Parlement a décidé l'interdiction du BPA dans les biberons nous demandons l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires d'une manière générale (pour limiter la contamination par voie maternelle) et qu'il est désormais interdit seulement dans les biberons grâce aux votes des sénateurs et députés, d'ailleurs il est bien probable que mi-juin une proposition de loi élargie à ce sujet passe à l'Assemblée nationale...
http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=4

Dernière heure : Cyber @ction 304 : L'iNTERDICTION DU BPA ADOPTEE DEFINITIVEMENT. Proposée par le Sénat en mars dernier, l'interdiction de commercialiser des biberons au bisphénol A (BPA) a été définitivement adoptée par l'Assemblée nationale. La cyber @ction signée par 20 000 d'entre vous a été mise en archives. http://www.cyberacteurs.org/archives/archive.php?id=292 Merci à tous. Nous n'avons sans doute été que la goutte d'eau qui aura éteint l'étincelle qui aurait mis le feu aux poudres mais nous avons la satisfaction d'avoir contribué à faire aboutir ce dossier d'interdiction.


Une scission d’Europe Ecologie se profile
(06 Juin 2010 Par Henri Lelièvre Source : Media Part )
Les tensions s’accroissent au sein d’Europe écologie, au moment où un vrai programme de gouvernement doit y être formulé. Ce n’est gère étonnant car y cohabitent deux grands courants de pensée incompatibles.

L’aile gauche du mouvement jusqu'aux Verts défend la décroissance, ceci implique une régulation forte de l’économie par l’état. Cette aile défend des positions radicales vis-à-vis de sujets à haute teneur symbolique comme le nucléaire ou les OGM.

L’aile humaniste représentée par Eva Joly ou Daniel Cohn Bendit à une approche plus pragmatique et défend plus la durabilité, ce qui est compatible avec une économie de marché responsabilisée sociétalement.

Il y a une vraie divergence qui fait que les verts auraient plus de facilité à s’allier avec le Front de Gauche qu’avec Dominique Strauss Kahn.  Ces considérations qui ont pu être masquées aux européennes et aux régionales sont en train de devenir plus prégnantes au point que l’on puisse craindre une scission.

Il semble toutefois que cette scission soit souhaitable pour le débat démocratique et il n’est d’ailleurs pas exclu que les pôles qui en sortiraient n'en seraient pas renforcé. Il est clair qu’une force capable de présenter un programme cohérent aura beaucoup plus de chance de briller lors du scrutin présidentiel. Tout le problème étant de ne pas multiplier les candidats défendant les mêmes idées et dispersant leur électorat.

Pour mémoire si au lieu de se faire concurrence Europe écologie et MoDem s’étaient alliés aux européennes, ils auraient pesé 24% de l’électorat et seraient aujourd’hui la deuxième force politique en France, voir la première au vu de l’affaiblissement actuel de l’UMP.  De la même manière une alliance entre Front de Gauche, NPA et les Verts pèserait plus de 15% et aurait le potentiel pour atteindre un deuxième tour des présidentielles.

Evidement, un tel scénario ne peut s’envisager que si les égos ne venaient pas en permanence perturber le nécessaire débat d’idée. Quelques signes vont tout de même dans le sens de cette évolution. D’une part, on constate le renforcement en cohérence de l'offre éléctorale à gauche avec le rappochement front de gauche-NPA et une decomposition au centre qui donne un espace aux modérés d'Europe écologie et pousse le PS à recentrer son discours. Tout se jouera en cas de scission du mouvement écologiste, sur la capacité de François Bayrou à accepter une alliance   promouvant les idées  humanistes écologistes et démocrates qu'il partage avec l'aile modérée d'Europe écologie qui pourrait le contraindre à se désister pour une candidate comme Eva Joly si elle est mieux placée (ils feraient actuellement tous deux environ 12% au premier tour d'une présidentielle et on est proche des 24% des européennes). Sur ce plan, li semble que les érrances du passé ont servi de leçon aux socialistes.. L'avenir dira si ces comportements seront aussi de mise à Europe ecologie et au Mouvement démocrate;

NB:

1) notons que cette différence d'analyse et de positionnement traverse d'autres organisations comme en atteste la crise du Réseau Sortir du Nucléaire qui voit les "accompagnateurs" du système tenter une mainmise (jusqu'à présent réussie) sur la fédération en vue des élections présidentielles. Pas trop d'oppositioon anti-nucléaire qui pourrait géner un accord entre les socialistes (pro-nucléaires, dont le chef de file est D.Strauss-Kahn) et Europe-Ecologie (dont les députés européens ont voté un texte "climastiste" entérinant le nucléaire comme option réaliste). Dans cette stratégie-là le PS en vient à financer par une cascade de fondation/association le Rézo "sortir du nucléaire" pour infléchir de l'intérieur les orientations. 3 vidéos a découvrir ici

2) Le rôle dévolu au duo télé-évangéliste Hulot/Yann Arthus Bertrand vise à la même instrumentalisation de la prise de conscience environnementaliste des populations afin d'éviter la fracture d'avec le système libéralo-capitaliste. Voir le "Pacte contre Hulot" http://www.pacte-contre-hulot.org   et « Zéro sur dix pour Yab » la pétition pour envoyer Yann Arthus-Bertrand au tribunal : http://www.zerosurdix.net


Nucléaire civil et militaire
 

Bretagne: Plogoff, 30 ans de vie sans le nucléaire
Source : Le Télégramme.com
30 ans ont passé depuis les événements de Plogoff. Dans la mémoire collective, cette lutte contre le nucléaire et l'État a laissé des traces indélébiles. Aujourd'hui, la commune s'apprête à accueillir, sur ses terres, une vaste centrale solaire. «Le comité de vigilance existe toujours. Il veille, l'arme au pied».

Plus de slogan antinucléaire ou insurrectionnel à l'entrée du bourg qui vient d'être réaménagée. Une municipalité qui n'a jamais commémoré la fin de la lutte et qui n'entend pas le faire pour le 30e anniversaire. Amélie Kerloc'h, l'ancienne maire, qui refuse de s'exprimer sur le sujet. Plogoff aurait-elle mis un mouchoir sur son combat contre la centrale? «Non. Les gens n'ont pas oublié. Ils considèrent simplement qu'ils ont fait ce qu'il fallait faire et ils ont tourné la page», commente Maurice Lemaître, le maire divers gauche de la commune, élu aux dernières municipales. «Le comité de vigilance existe toujours. Il veille, l'arme au pied».

En mai1980, les manifestations pour protester contre le projet de centrale nucléaire avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes à la pointe de la Bretagne. Photo archives Eugène Le Droff

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Les affrontements: les anciens en parlent encore

C'est ici, sur le bord de la route qui mène à la Pointe du Raz, qu'on se retrouvait en 1980 après les charges épiques contre les gardes mobiles. Souvent, ceux qui y étaient, racontent aux plus jeunes comment ça se passait. Certains sont assez nostalgiques. «Ils m'ont demandé de ne pas jeter les tables où ils avaient gravé leurs initiales lors des affrontements». Ce que Carlos, le cafetier, a fait. Ses faits d'arme, Jean aime bien les raconter. Cet alerte retraité montait au front avec sa femme et ses enfants. «Parfois on partait au boulot sans avoir fermé l'oeil de la nuit. C'était dur mais on était persuadé qu'on allait gagner».

Des familles toujours écartelées

Selon ce couple, les partisans de la centrale étaient vraiment minoritaires. «Les pros et les anti se sont bouffé le nez dans certaines familles qui portent encore le poids de cette division», poursuit Jean. Des voisins aussi évitent de se parler sachant que les avis divergent de l'autre côté de la haie. Pour certains, ce projet de centrale faisait miroiter un avenir prometteur. «Effectivement, en termes d'emplois c'était énorme. Rien que pour la construction, on prévoyait 3.000 personnes», détaille le maire. À l'époque, Plogoff comptait 2.000 âmes. «La population aurait été complètement broyée par cet apport extérieur». Elle en avait conscience et cet élément, comme l'hostilité au nucléaire, a été déterminant dans la lutte. Les années ont passé et la commune a poursuivi son déclin démographique pour atteindre les 1.500 habitants. «Il manque une industrie, une locomotive économique avance le tenancier de La Flambée. Ce constat, Maurice Lemaître le fait aussi. «Pendant longtemps, la commune était habitée en majorité par des marins d'État ou de commerce. Cette population a vieilli, sans avoir été renouvelée.

44. 000 panneaux solaires pour gommer le nucléaire

Contrairement à la pêche qui fait toujours vivre quelques familles ici, l'agriculture n'a jamais tiré la commune vers le haut. Pourtant, des paysans vivaient du produit de cette terre battue par les vents et ridée par le soleil. Le dernier vient de faire part de sa volonté de prendre sa retraite prochainement. Ces terres, comme les nombreux hectares désormais disponibles, ne tomberont pas dans l'escarcelle du conservatoire du littoral. On devrait y aménager, l'an prochain, le premier grand champ solaire de Bretagne. Ce projet, piloté par le groupe NGI3E d'Amiens, couvrira de 10 à 15 hectares au lieu-dit Landrer, sur les hauteurs de la commune. 44.000 panneaux photovoltaïques y seront déployés à une hauteur de 80cm à 2m et profiteront des 1.180heures de soleil annuelles dont bénéficie Plogoff. Ils produiront l'équivalent électricité d'une agglomération de 1.300 foyers, soit deux fois les besoins de la commune. L'électricité sera revendue à EDF.

«Un beau pied de nez à l'histoire»

Pour le maire qui pousse ardemment à la roue pour que ce projet voit le jour, c'est un beau pied de nez à l'histoire. «Pascal Billot, un des dirigeants de NGI3E, possède une maison sur la commune. Il nous en a parlé et on l'a suivi». Les parcelles seront louées plus de 1.500euros l'hectare à l'année aux propriétaires. Elles seront entretenues par une centaine de moutons. De nombreux baux courant sur une vingtaine d'années ont déjà été signés. La commune et la communauté de communes tireront, elles aussi, un bénéfice de cette opération. Elles empocheront le produit d'une contribution économique territoriale.

Plogoff n'est pas la seule commune du secteur à regarder de face le soleil. Goulien, elle aussi, est sur les rangs avec un projet plus grand. Dans quelques mois, le Cap Sizun pourra se targuer d'être autonome énergétiquement. Tout un symbole.

«Non. Les gens n'ont pas oublié. Ils considèrent simplement qu'ils ont fait ce qu'il fallait faire...» précise Maurice Lemaître, maire de Plogoff .


Nucléaire "civil" : Le rapport Roussely est classé "secret défense" par N.Sarkozy
Pierre Magnetto
Le rapport Roussely sur l’avenir de la filière du nucléaire civil remis le 11 mai au chef de l’Etat a été classé "secret défense" bien que ne contenant pas encore son volet militaire. "Il s’agit pour le Président-Vrp du nucléairede de cacher les données "explosives" sur les immenses difficultés traversées par le nucléaire français" estiment les anti-nucléaires pour un arrêt immédiat de cette énergie sale.

Tandis que les associations s’interrogent sur les raisons de cette décision, René Ricol a réuni le comité d’Audit d’Areva vendredi 21 mai et sa présidente semble assurer de conserver son poste.

Selon le magazine Le Point daté du 21 mai, le rapport Roussely sur l’avenir de la filière nucléaire en France a été classé « secret défense » par l’Elysée. Le président de la République aurait voulu éviter toute fuite concernant le rapport partiel qui lui a été remis le 11 mai dernier et auquel manque encore la partie consacrée au nucléaire militaire. Les ’associations anti-nucléaire ne s’étonnent plus du "secret défense" sur le nucléaire civil tant celui-ci est intimement lié au nucléaire militaire. Il s’agit pour le Président-Vrp du nucléairede de cacher les données "explosives" sur les immenses difficultés traversées par le nucléaire français.

Un GIE pour l’international

Une information a toutefois filtré sur le contenu de ce rapport qui préconiserait la création d’un groupement d’intérêt économique (GIE), regroupant les principaux acteurs et frères ennemis des filières de l’électricité et du nucléaire en France : Areva, EDF, Alsthom, GDF-Suez et le Commissariat à l’énergie atomique. Ce GIE aura pour vocation d’harmoniser et de coordonner l’action des acteurs français de la filière à l’international. Une initiative censée éviter à l’avenir les déconvenues que la filière française avait essuyées à Abu Dhabi en décembre dernier face au coréen Kepco, alors qu’elle se croyait assurée d’emporter le marché du nucléaire civil des Emirats arabes unis d’un montant de 20 Md$ (16,13 Md€).

Désamorcer les conflits dans la filière nucléaire

Nicolas Sarkozy avait confié fin octobre à l’ancien Pdg d’EDF François Roussely la direction d‘un groupe de travail chargé de proposer à l’Etat un scénario de réorganisation de la filière nucléaire française. Le rapport devait être remis fin avril et devait « envisager l’évolution du nucléaire civil à l’horizon 2030 dans l’ensemble de ses dimensions". C’est donc ce texte qui a été classé. Par ailleurs, selon Les échos citant une source gouvernementale, la présidente d’Areva devrait conserver son poste jusqu’à la fin de son mandat s’achevant en juillet 2011. Anne Lauvergeon semblait sur la sellette depuis plusieurs mois. A peine nommé à la direction d’EDF Henri Proglio avait ouvertement critiqué la stratégie industrielle d’Areva qui depuis a été contrainte de céder sa filiale T&D. Anne Lauvergeon s’était toutefois allié avec Gérard Mestrallet fin janvier, à travers un accord de coopération entre Areva et GDF-Suez concernant le développement d’un réacteur de moyenne puissance destiné aux marchés étrangers. Enfin, le Comité d’audit d’Areva présidé par René Ricol, le médiateur du crédit mais aussi membre du conseil de surveillance du groupe, s’est réuni pour la première fois vendredi 21 mai. René Ricol avait annoncé qu’il avait été chargé d’apporter « de la sérénité » dans une filière qui en manque cruellement.

Nota Bene: René Ricol  fait l'objet actuellement d'un instruction judiciaire suite à son rôle dans des montages bancaires relevant du conflit d'intérêt.


Suisse : le Réveil radical du mouvement anti-nucléaire
Source : Swiss Info et Source : France 3
Quelque 3000 adversaires de l'énergie nucléaire ont manifesté lundi dans les environs de la centrale de Gösgen, canton de Soleure. Ils ont pris part à une marche pacifique pour s'opposer à la construction de toute nouvelle centrale en Suisse. C'est le mouvement de protestation anti nucléaire le plus important que la Suisse ait connu depuis 30 ans

Le nucléaire barre le chemin à l'encouragement des énergies renouvelables, a déclaré lors de la manifestation députée écologiste Brigit Wyss, qui s'exprimait à Mülidorf, à proximité de la centrale nucléaire de Gösgen. Selon elle, la marche de protestation constitue la première pierre pour sortir du nucléaire.

La marche de protestation, qui a rassemblé plus de 3000 personnes, n'est que le début, a déclaré Leo Scherrer de Greenpeace Suisse. Il s'agit de mettre en branle «un nouveau mouvement anti-nucléaire» avant le référendum prévu en 2013.

La formation du mouvement anti-nucléaire remonte en Suisse à 1970. Parmi les manifestants se trouvaient des vétérans du mouvement, mais également de nombreux jeunes gens. Quelque 83 organisations, de Suisse, mais également de France, d'Autriche et d'Allemagne, ont appelé à prendre part à cette manifestation.

Suisse: Marche anti-nucléaire (Par Pierre BREINER)

Des suisses, des allemands, des italiens et des français se sont rassemblés aujourd'hui devant la centrale de Goesgen.

"L'avenir est renouvelable", voilà l'un des slogans scandés aujourd'hui par des opposants à l'énergie nucléaire. Plusieurs manifestations étaient organisées en ce lundi à l'appel de 80 organisations, essentiellement en Suisse et qui ont pris part à une marche pacifique sous le slogan "L'avenir est renouvelable" près de la centrale de Gösgen. (Voir cette vidéo)

Les orateurs ont plaidé pour un recours accru à l'énergie solaire et éolienne.

C'est le mouvement de protestation anti nucléaire le plus important que la Suisse ait connu depuis 30 ans.. Des suisses, des allemands, des italiens et des français... Ils étaient environ trois milles opposants à l'énergie nucléaire à se réunir en fin de matinée devant la centrale de Goesgen . Objectif : manifester contre le projet de construction de trois nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Leur mouvement . En Suisse, c'est le plus important mouvement des anti-nucléaires depuis 30 ans.


Allemagne : des militants anti-nucléaire bloquent une grue de chargement de déchets
Source : http://www.hns-info.net/spip.php?article23613
Cet après-midi [1], des militants anti-nucléaire ont occupé la grue de chargement du Castor à Dannenberg près de Gorleben pour protester contre l’énergie nucléaire. Leur action était dirigée contre un site de déchets nucléaires à Wendland et pour la mise hors-service immédiate de tous les établissements nucléaires. " Nous exigeons : plus un seul gramme de déchets nucléaires - extinction immédiate de l’énergie nucléaire !", selon Bernd Ebeling de l’organisation anti-nucléaire contrAtom. " Il n’y a aucune solution dans le monde entier pour le stockage des déchets nucléaires - Gorleben aussi est défectueux !"

Les trois activistes ont escaladé la clôture de la grue, où en novembre est attendu le prochain transport de déchets nucléaires hautement radioactifs, et ont grimpé sur le toit. De là ils ont déroulé une banderole avec le message : "Arrêt de l’énergie nucléaire !".

Début juin se tient la "République libre de Wendland" pour la trentième fois. Autrefois il y avait un village de cabanes qui avait été construit par des milliers de personnes contre un centre de stockage nucléaire à Gorleben ; il a été enlevé de force par la police et la BGS. [2]

Nous vous invitons cordialement à participer le 05 juin aux actions pour faire définitivement table rase de Gorleben ! L’emplacement est politiquement et socialement impropre."

Infos sur le transport Castor 2010 : http://www.contratom.de/castor  (Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info)


Conférence sur le Traité de non-prolifération nucléaire. Il faut relancer les processus de désarmement.
©AFP
A l’occasion de la Conférence sur le Traité de non-prolifération nucléaire, au moment où la question de la prolifération de l’arme nucléaire se repose avec acuité (Iran, Corée du Nord…), des personnalités ont lancé un appel pour que la France s'engage dans de nouvelles mesures de désarmement et soutienne à l'ONU la convention d'élimination des armes nucléaires pour proposer à la communauté internationale une autre conception de la sécurité dans « un monde libéré des armes nucléaires".

Le désarmement nucléaire est depuis 30 ans une obligation internationale. Il est temps de le mettre en oeuvre. Le débat n’est plus pour ou contre, mais quand ?

La Conférence se réunit pour décider de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. Paradoxalement, la France est timorée pour envisager de nouvelles mesures. Après avoir fermé son site d'essais nucléaires de Moruroa et ses sites de production de matières fissiles, la France est dans une position d'immobilisme.

Le contexte international a changé

C’est au nom de l’arme nucléaire que l’on a fait la guerre contre l’Irak. C’est en son nom que l’on envisage de recommencer en Iran. C’est en son nom que les Etats Unis envisagent la mise en place d’un bouclier anti-missile en Europe. On est loin de la dissuasion ! Il y a danger.

Les processus de désarmement sont en panne. Les doctrines militaires ont dangereusement évolué vers une banalisation de l’arme atomique. Le risque de leur utilisation, de manière volontaire ou accidentelle, s’accroît. En maintenant son potentiel, en voulant le miniaturiser, on augmente le risque d’utilisation incontrôlée de l’arme atomique.

La situation mondiale actuelle est toujours dominée par les stratégies issues de la guerre froide, fondées sur la possibilité d'une frappe nucléaire quasi-immédiate. Les milliers d'armes nucléaires dont disposent divers pays compromettent la sécurité du monde.

Quel est l’intérêt de la France ?

« L’assurance-vie » de la France réside dans sa capacité à faire entendre une voix émancipatrice et indépendante. C’est parce qu’il n’a pas suivi les Etats Unis dans leur aventure guerrière en Irak que notre pays a vu son autorité morale et politique renforcée. La France a tout à gagner dans la voie du désarmement en renonçant à la modernisation de ses arsenaux et en prenant de véritables initiatives diplomatiques.

Notre intérêt est de soutenir un processus contrôlé d’élimination des armes nucléaires.

La communauté internationale a voté en assemblée générale de l'ONU le souhait d'une Convention d'élimination des armes nucléaires qui en préciserait les étapes et le calendrier. Lors d'un vote intervenu le 26 avril 2009, le Parlement européen a souhaité également la tenue d’une telle convention, en vue d'une élimination des armes nucléaires en 2020, comme le demande le maire d'Hiroshima. La France doit soutenir ce projet qui démontrera qu'une autre conception de la sécurité peut être élaborée sans recours à l'arme nucléaire.


Israël: L'ex-technicien atomiste israélien, Mordehaï Vanunu de nouveau jeté en prison
Source : Le Parisien.fr et Source : Média Libre Réseau indépendant d'information
L'ex-technicien atomiste israélien, Mordehaï Vanunu, qui a purgé 18 ans de prison pour des révélations sur le programme nucléaire de son pays, a été jetté à nouveau en prison dimanche pour une peine de trois mois de prison, a-t-on appris de sources judiciaires. Ex-technicien de la centrale nucléaire de Dimona (sud d'Israël), il a été libéré en avril 2004 et, depuis lors, a déjà été inculpé à au moins 21 reprises par la justice pour avoir enfreint les restrictions à sa liberté.

M. Vanunu avait été condamné en décembre à trois mois de prison ou trois mois de travaux d'intérêt public dans un quartier juif pour avoir violé un ordre lui interdisant tout contact avec des étrangers.

L'ex-technicien nucléaire avait exigé d'effectuer ses travaux uniquement dans le secteur arabe de Jérusalem-Est, dans la partie orientale de la ville annexée après sa conquête en 1967, ce qui lui avait été refusé.

"Honte à vous Israël (...) qui me renvoie en prison après 24 années, pour seul motif que j'ai proclamé la vérité", a déclaré le condamné, dans un communiqué, cité par le site Ynet du quotidien Yediot Aharonot. "Ce que vous n'avez pas pu obtenir de moi en m'enfermant 18 années en prison, vous ne l'obtiendrez pas en m'enfermant trois mois", a-t-il proclamé.

M. Vanunu, 55 ans, a passé 18 ans en prison ferme, condamné pour "espionnage" après avoir communiqué des secrets nucléaires de l'Etat hébreu à l'hebdomadaire londonien The Sunday Times qui les avait publiés.

Ex-technicien de la centrale nucléaire de Dimona (sud d'Israël), il a été libéré en avril 2004 et, depuis lors, a déjà été inculpé à au moins 21 reprises par la justice pour avoir enfreint les restrictions à sa liberté.

Il lui est interdit de quitter le territoire national ou d'entrer en contact avec des étrangers, notamment des journalistes, sans autorisation préalable. Converti au christianisme, M. Vanunu, qui ne se considère plus comme Israélien, a demandé en vain l'asile dans plusieurs pays occidentaux depuis sa remise en liberté. Il se plaint d'être soumis à une surveillance constante.

Israël n'a jamais reconnu disposer d'un arsenal nucléaire, mais des experts étrangers se fondant notamment sur le témoignage de M. Vanunu affirment que l'Etat hébreu dispose de 100 à 300 ogives nucléaires. Les dirigeants israéliens pratiquent la doctrine dite de "l'ambiguïté délibérée", qui consiste à affirmer que leur pays ne sera pas le "premier à introduire l'armement nucléaire au Moyen-Orient".

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Israël / Droits de l’Homme : Vanunu repasse par la case prison

Reconnu coupable d’avoir transmis au Sunday Times des informations confidentielles sur le site nucléaire de Dimona, où il travaillait en tant que technicien, Mordechaï Vanunu avait déjà servi une peine de 18 ans de prison. Il a été libéré en 2004. Sa nouvelle incarcération, cette semaine, est due à son refus d’effectuer des travaux d’intérêt général après avoir violé l’une de ses conditions de libération – être entré en contact avec un étranger, sans autorisation – d’où son arrestation en décembre dernier.

« J’ai survécu pendant 18 ans [en prison], je pourrais même en endurer encore six », a déclaré Vanunu devant le tribunal de Jérusalem, dimanche. « Vous ne pourrez jamais m’ôter ma liberté d’expression… Je ne suis pas un animal ».

En fait de contacts étranger, la petite amie de Vanunu est… Norvégienne, avait révélé son avocat soulignant que les relations de son client ne relevaient « en aucun cas » de l’espionnage…

Rappel Source Ria Novost

Israel a-t-elle négocier des armements nucléaires avec l'Afrique du Sud?

"La nouvelle publiée par the Guardian ne contient aucune parcelle de vérité. Nous regrettons que ce journal n'ait pas cherché à obtenir les commentaires de la présidence. S'il l'avait fait, il aurait découvert que toute cette histoire est une invention", a déclaré Ayelet Frisch, la porte-parole du président israélien Shimon Peres.

Israël a démenti ainsi les informations publiées par le journal britannique the Guardian selon lesquelles il avait tenu en 1975 des négociations avec les autorités sud-africaines sur la vente d'armes nucléaires à ce pays, rapportent lundi les médias européens se référant à la porte-parole du président israélien Shimon Peres.

Dimanche dernier le journal britannique avait diffusé une information selon laquelle en 1975 le ministre sud-africain de la Défense avait tenu des négociations avec son homologue israélien de l'époque, Shimon Peres. The Guardian avait pris pour source le livre The Unspoken Alliance: Israel's secret alliance with apartheid South Africa, publié la semaine dernière par un chercheur américain, Sasha Polakow-Suransky.

Les documents recueillis par l'auteur montrent qu'à la fin mars 1975 les ministres de la Défense des deux pays avaient convenu de nouer des liens de coopération militaro-technique. En outre, Tel Aviv s'est engagé à fournir à Johannesburg des fusées Jéricho équipées d'ogives nucléaires. M. Polakow-Suransky a fourni comme preuve des documents rendus publics par l'Afrique du Sud, toutefois il ne dispose d'aucun papier officiel prouvant qu'Israël ait avalisé cette transaction.

L'article met également à mal la position ambiguë d'Israël qui consiste, depuis des décennies, à ne pas nier la présence d'armes nucléaires dans son arsenal, sans toutefois en admettre ouvertement l'existence. Le quotidien britannique souligne en outre que ses informations discréditent le discours, tenu par les dirigeants israéliens, qui consiste à refuser tout accès au nucléaire aux pays jugés peu fiables, comme l'Iran.

L'existence d'armes nucléaires en Israël est avérée depuis 1986 : le britannique Sunday Times avait alors publié des photographies montrant l'intérieur du site nucléaire de Dimona, un site qui aurait produit plus de deux cents ogives nucléaires, et donné des descriptions détaillées des procédés utilisés pour la fabrication d'éléments nucléaires. Mais là encore, aucun document écrit n'était venu corroborer ces informations.

 
Culture - Education - Idées - Débat - Société
 

L’organisation de la gouvernance mondiale est à l'oeuvre dans une organisation occulte auto-cooptée : Bilderberg, où libéraux, socialistes, grands patrons, banquiers se côtoient.
par Laurence Kalafatides, auteur de "l’OMC, le pouvoir invisible et de l’AGCS ou comment les états abandonnent face aux multinationales"
Dans une conférence, Laurence Kalafatides, auteur de "l’OMC, le pouvoir invisible et de l’AGCS ou comment les états abandonnent face aux multinationales" démontre qu'au delà de la théorie du complot, l’organisation de la gouvernance mondiale est à l'oeuvre dans une organisation occulte auto-cooptée. Aucune hypothèse, rien que des faits prouvés fondés sur des données écrites et archivées, pas d'échappatoire du style "c'est de la théorie du complot" : on est ici dans le domaine des faits. Une situation passionnante et tragique.

Tout le processus de mondialisation est planifié par un petit groupe de gens depuis les années 1930 (synarchie) et 1940 (par une fusion des fascistes et des libéraux et soi-disant "démocrates"). Ce que certains d'entre-nous soupçonnons depuis des années est prouvé : le néo-libéralisme est la face moderne du fascisme. Ils ont bouclé la mise en place de leur gouvernement mondial en 2009: tout est désormais verrouillé. Quelques milliers de personnes ont le pouvoir réel, tout le reste n'est que mascarade, façade démocratique.

L'Europe est une duperie pour imposer l'ordre américain mondial et ils auront mis un peu moins de 70 ans à tout mettre en place alors que les naïfs croient que la mondialisation est un phénomène spontané ! Tout est planifié et organisé par des "ingénieurs" à leur service (des économistes compétents, pas les clowns qu'on entend dans les médias), même les récentes crises financières et économiques (subprimes, Grèce). Ils ne gagnent pas toujours, mais sont souples et opiniâtres et s'adaptent à toute résistance pour mieux la vaincre : le temps travaille pour eux, ils viennent peu à peu à bout de toute résistance (les grecs se révoltent, mais ils en viendront à bout).

Le groupe de Bilderberg (qui n'est qu'un de leurs outils parmi bien d'autres) se réunit _en ce moment_ en Espagne : on va voir ce que feront les participants et cela donnera une idée de ce qui s'y est dit. Hélas, qui est conscient ? seule une poignée d'intellos n'est pas leurs dupes - pas de quoi leur faire peur.

A ceux qui parlent de théorie du complot (cette fameuse théorie est un de leurs moyens pour duper les gens, d'ailleurs : plus c'est énorme, moins les gens peuvent y croire) il est possible d'opposer des faits précis, des noms, des lieux, des dates, des décisions écrites...

Le compte-rendu de la conférence ici (document sous word)


La fraude et l’évasion fiscale coûtent à la France 3 fois le trou de la sécurité sociale. Pétition : stop aux paradis fiscaux
par Cyber acteur : Un seul clic suffit :  http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=109
La fraude et l’évasion fiscale coûtent à la France 3 fois le trou de la sécurité sociale. Pétition : stop aux paradis fiscaux. Aux pays du Sud, elles coûtent 125 milliards d’euros, soit 5 fois le montant nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde selon l’ONU.

Nous demandons la fin réelle des paradis fiscaux et que cesse le pillage de nos ressources : qu’il s’agisse de matières premières en Afrique ou de notre capital santé en France !

Un seul clic suffit : je signe http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=109

Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !

Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.

Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !

Qui que l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !

Une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaire a recueilli 21517 signataires pour un objectif de 50 000 sur le site http://www.stopparadisfiscaux.fr/  

Sollicités par les initiateurs de cette pétition nous avons décidé de la mettre également sur notre site et de vous inviter à la signer et à la faire connaître. Si vous avez déjà signé sur le site de nos partenaires inutile de le faire sur le nôtre puisque les signatures sur notre site se rajouteront à celles de nos partenaires.

Pour exiger du gouvernement français une position forte à l’occasion des prochains G20, nous vous demandons de signer la pétition. Merci de vous en faire les relais.

Juin 2010
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JEU CONCOURS: GAGNEZ DE NOMBREUX LIVRES NEUFS