ACTUALITE . NEWS
les autres thèmes d'actualité déjà traités
Mai 2010 Actualités
Alimentation - Agriculture - Connaissance de soi - Culture - Débat - Développement personnel - Ecologie - Environnement - Education - Expansion de conscience - Idées - Santé - Société - Social - ....
 
Santé, protection sociale
 
Retraites : un changement de paradigme
par Monique Vézinet (Présidente de l'Union des Familles Laïques )
Pour aborder le débat sur les retraites avec des yeux neufs, il faut lire toutes affaires cessantes le livre de Bernard Friot “L’enjeu des retraites” (La Dispute, mars 2010, 176 p., 12 €). Pour ceux qui connaissent les travaux de l’Institut européen du salariat (IES) , les notions de salaire socialisé ou d’”ordre public social” ne seront pas une surprise. Pour les autres un certain effort sera nécessaire pour suivre une démarche aussi radicalement opposée aux lieux communs de la pensée libérale. Mais l’effort en vaut la peine car il ne s’agit pas moins que de fonder le dépassement du capitalisme sur une notion du salariat caractérisée par l’émancipation de la relation de subordination à un employeur et de la production marchande. Au lieu de rester défini comme le prix de la force de travail, le salaire prend pour principale assise la qualification. Au passage, B. Friot tord le cou au mythe du plein emploi en proposant la notion de salaire à vie, pour tous, à compter de 18 ans. Si la formation des étudiants est un travail qui mérite salaire, symétriquement, l’activité des salariés doit avoir pour contrepartie un salaire “continué” (et non pas “différé”). L’auteur propose d’ailleurs que 60 ans soit, pour tous, l’âge auquel quitter les responsabilités opérationnelles pour les laisser à de plus jeunes. Et évoque le bonheur au-delà de cet âge de pouvoir “mettre en œuvre [sa] qualification sans marché du travail, sans employeurs et sans emploi”. Lire la suite…

Réforme du système de santé aux Etats-Unis : les lobbies contre le peuple
par Bernard Teper (Co-responsable du secteur Santé - Protection sociale de l'UFAL)
En 2008, 46,3 millions de personnes vivant aux États-Unis, première puissance économique du monde, ne bénéficiaient d’aucune assurance santé. L’explosion du chômage n’a pu qu’aggraver la situation : la majorité des personnes assurées le sont par l’intermédiaire de leur employeur et perdent cette couverture essentielle en même temps que leur emploi.

L’adoption par le Congrès américain, sur proposition de Barack Obama, d’une loi sur la santé a été largement présentée comme un « vote historique » visant à une couverture universelle de la population des États-Unis en matière de dépenses de santé.

Il y a loin de la coupe aux lèvres et cet article a l’ambition de remettre les pendules à l’heure.

Lire la suite… http://www.ufal.info/wp-content/themes/ufal/img_layout/new_window.gif


Psychiatrie et sécurité : "Ne pas se tromper de cible"
par Le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire
Vendredi 2 avril, un drame dans le métro parisien s’est produit donnant lieu à un important émoi médiatique et du public. Si nous ne pouvons que regretter vivement cet événement, nous pensons nécessaire de laisser aux protagonistes du temps, de la sérénité et du calme pour traiter et analyser ce qui a conduit à ce drame avant de tirer des conclusions définitives.

Bien sûr tout doit être mis en œuvre pour que de tels drames, aussi rares soient-ils, ne se produisent pas. Nous rappelons toutefois que les personnes dites « malades mentales » ne sont pas plus dangereuses que le reste de la population. Au contraire,selon des études, elles sont 11 fois plus souvent victimes de crimes et 140 fois plus souvent victimes de vols. Lire la suite…


 
Alimentation - Agriculture
 
Bruxelles impose la culture de la pomme de terre OGM en Europe
(©AFP / 02 mars 2010 12h15) (©AFP / 02 mars 2010 19h18)

BRUXELLES - La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne où les OGM suscitent une vive controverse. Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce. La vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, une tubercule conçue par la firme BASF destinée à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.

Pour la première fois depuis douze ans, la Commission européenne a donné mardi son feu vert à la culture dans l'UE d'un produit génétiquement modifié, une pomme de terre de BASF, provoquant la colère des défenseurs de l'environnement et de l'Italie.
"Chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM", a toutefois précisé le commissaire européen chargé de la Santé, le Maltais John Dalli, pour tenter d'atténuer la portée de cette décision controversée dans une Europe où les aliments transgéniques suscitent des craintes pour la santé humaine et l'environnement.
L'Italie et l'Autriche ont immédiatement annoncé leur intention d'interdire la culture de ce tubercule.

La pomme de terre génétiquement modifiée en question, Amflora, est développée par une filiale du groupe allemand de chimie BASF, qui attendait un feu vert depuis plus de treize ans.

Elle est destinée, non à l'alimentation humaine, mais à la production d'amidon pour l'industrie du papier en Suède. Ses "sous-produits pourront être utilisés pour l'alimentation animale", a reconnu M. Dalli.

Or, font valoir les écologistes, ce tubercule contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, sujet d'inquiétude pour l'Organisation mondiale de la santé et dont l'abandon a été exigé par une loi européenne de 2004.

Bruxelles s'est retranché derrière les avis favorables de l'Agence européenne de sécurité des aliments et a promis tous les contrôles nécessaires sur sa production.
Mais John Dalli n'a pas pu garantir que cette pomme de terre ne se retrouverait jamais dans la chaîne alimentaire.

Face aux critiques, il a renvoyé les gouvernements européens à leurs responsabilités. "Ils auraient pu décider de dire non à cette autorisation et l'affaire se serait arrêtée là. Mais aucune majorité n'a été trouvée" dans un sens ou un autre "et il est revenu à la Commission de décider", a-t-il expliqué.

Jusqu'à ce jour, l'exécutif dirigé par le Portugais José Manuel Barroso n'avait lui-même jamais trouvé d'unanimité en son sein, car le Grec Stavros Dimas, chargé jusqu'au début février de l'Environnement, était contre l'autorisation de culture des OGM.
Mais M. Dimas n'a pas été reconduit dans la nouvelle équipe et son successeur depuis trois semaines, le Slovène Janez Potocnik, ne s'est pas opposé à la décision, prise à l'unanimité des commissaires européens.

Le feu vert a été donné mardi "sans débat", moins d'un mois après leur prise de fonction, ce qu'a dénoncé l'organisation Greenpeace.

"Il n'était pas judicieux d'attendre plus longtemps", s'est défendu M. Dalli, invoquant aussi la nécessité pour l'Europe "d'aller de l'avant" vers les "nouvelles technologies".
Le groupe allemand a immédiatement salué cette décision. "La voie est désormais libre pour une mise en culture commerciale cette année", a déclaré un de ses responsables, Peter Eckes. BASF évalue à entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora.

La culture sera proposée "aux pays prêts à l'utiliser", a précisé BASF citant l'Allemagne, la Suède, les Pays Bas et la République Tchèque. La France n'est pas concernée "dans l'immédiat".

Un seul OGM avait été autorisé à la culture, en 1998 dans l'UE: le maïs MON 810 développé par Monsanto, toujours en attente du renouvellement de cette autorisation.

Or, sept pays --France, Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Pologne-- ont interdit la culture de ce maïs en raison des risques de contamination pour les cultures traditionnelles et biologiques.

La décision de la Commission d'autoriser l'Amflora, est une "gifle" à la face des consommateurs européens, s'est insurgé l'eurodéputé vert Allemand Martin Hässling.

Les écologistes européens "choqués" par la pomme de terre OGM

BRUXELLES - Les écologistes au Parlement européen se sont dits "choqués" mardi par l'autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.

"Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n'a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels", a estimé l'un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.
"Il y a de sérieuses inquiétudes au sujet d'un gène" de la pomme de terre Amflora "qui est résistant aux antibiotiques", a-t-il ajouté.

"Des doutes sérieux persistent concernant les conséquences possibles sur la santé humaine et l'environnement", a ajouté l'élu, jugeant le feu vert de Bruxelles "au mieux inutile, et au pire dangereux".

"Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d'OGM dans l'environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable", a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.

Elle "constitue une véritable déclaration de guerre à l'égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso", le président de la Commission, a-t-elle ajouté.

L'organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. "C'est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l'environnement", a-t-elle dit dans un communiqué.
(©AFP / 02 mars 2010 13h15)

Cyber action citoyenne

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DOIT RÉCLAMER À LA COMMISSION EUROPÉENNE UNE RÉÉVALUATIONDES OGM ! http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=85


 
Ecologie - Environnement
Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides !
Communiqué de presse du MDRGF
La soirée du vendredi 7 mai restera dans les annales. En effet, alors que les discussions du Grenelle 2 touchaient à leur fin, le gouvernement refusaient des amendements pourtant essentiels pour préserver un bon niveau de protection par rapport aux pesticides.

Quand la santé vaut moins que l’économie. Tout d’abord, vers 22h30, le gouvernement , par les voix de Ch. Jouanno et de JL Borloo, a refusé de soutenir des amendements de M Peiro et Cochet demandant le retrait de dispositions de l’article 36 bis A assujettissant la restriction ou le retrait d’un pesticide à « une évaluation des effets socio économiques », en plus des évaluations sur l’efficacité et sur les impacts sanitaires et environnementaux….Malgré un débat acharné, cet amendement 36 bis A a été adopté !

Il s’agit là d’un véritable scandale car cette disposition vise à restreindre la possibilité de retirer l’homologation d’un produit phytosanitaire alors même qu’on pourrait par ailleurs avoir montré sa dangerosité. Il s’agit de ne plus faire du manque d’innocuité sanitaire ou environnementale ou d’efficacité d’un pesticide des critères permettant seuls d’obtenir son retrait. Il faudra en plus maintenant évaluer les éventuels effets socio-économiques négatifs ! La santé humaine et l’environnement pourront bien passer au second plan ! On reconnaît là la volonté de N. Sarkozy déclarée au dernier salon de l’agriculture de passer toutes les politiques environnementales par un filtre d’analyse socio-économique.

Une régression nette. Cette disposition est purement inadmissible et constitue une régression vers une situation jamais vue en France et bien pire que celle qui prévalait en 2007 avant le Grenelle ! En plus elle est contraire à la directive européenne sur les pesticides 91/414 en vigueur, qui ne prévoit pas une telle évaluation socio économique préalable à un retrait d’homologation et contraire également au règlement CE N o 1107/2009 qui s’appliquera dès 2011. En conséquence, le MDRGF fera tout pour faire reconnaître la non-conformité de l’article 36 bis A du Grenelle 2 aux dispositions des textes européens !

Comment réduire les pesticides en faisant leur pub ? Pour compléter le tableau d’une soirée catastrophique, le gouvernement à ensuite soutenu l’article 40 dans sa rédaction modifiée par le Sénat autorisant la publicité pour les pesticides à usage des non professionnels. L’article 40 va donc permettre aux firmes de continuer à faire de la pub pour les pesticides dans les revues, alors que la version initiale du gouvernement prévoyait pourtant une interdiction. Cette disposition, dictée directement par les fabricants de pesticides et par des distributeurs va juste aider …à maintenir la consommation de pesticides des jardiniers à un haut niveau, ce qui est le contraire de l’objectif de réduction de l’usage des pesticides du Grenelle.

« Le gouvernement vient de se couvrir de honte en cédant aux lobbies agrochimiques des dispositions qui vont permettre le maintien sur le marché de pesticides dangereux et vont inciter les jardiniers à utiliser beaucoup de pesticides» déclare François Veillerette, porte parole du MDRGF. «Sur cette questions des pesticides on peut dire que l’esprit du Grenelle est mort ce vendredi 7 mai au soir à l’Assemblée Nationale. Mais que le gouvernement ne s’illusionne pas : nous allons maintenant passer à l’offensive après ces provocations» ajoute t’il

Grenelle 2: l'Assemblée refuse d'interdire les insecticides dangereux pour les abeilles
(AFP) –PARIS

L'Assemblée a refusé vendredi soir, dans le cadre du Grenelle 2, d'interdire la mise sur le marché des insecticides dangereux pour les abeilles, comme le Gaucho ou le Cruiser.

La proposition du député Verts Yves Cochet, soutenue par l'opposition de gauche, d'interdire ces insecticides "neonicotinoïdes", a été repoussée lors de la partie du projet Grenelle 2 consacrée aux produits phytosanitaires.

Yves Cochet a rappelé, en vain, que les acteurs de la filière apicole et "les scientifiques du monde entier ont unanimement accusé ces insecticides de porter de graves préjudices aux colonies d'abeilles et de mettre en péril la production de miel".

Les opposants à l'interdiction ont mis en avant "l'incompatibilité avec le droit communautaire".

Par ailleurs et d'une façon plus générale, le texte voté en séance prévoit que le retrait du marché français d'un produit contenant "une substance active autorisée au niveau européen" ne pourra se faire qu'après l'avis scientifique de l'AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) et "une évaluation des effets socio-économiques et environnementaux" de ce retrait.

Les députés Verts et l'opposition de gauche, le socialiste Germain Peiro en tête, se sont battus en vain contre ces dispositions qualifiées de "recul" devant les engagements du Grenelle de l'environnement.

Un des engagements du Grenelle de l'environnement est de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2018.

Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a défendu les progrès accomplis par exemple en matière d'encadrement des produits phytosanitaires.

Il a en outre dénoncé "une des dernières tentatives du PS pour ne pas voter le Grenelle 2".


L’ONU met le GIEC sous enquête
Romandie News
Des scientifiques de haut vol vont examiner les méthodes utilisées ces dernières années pour dénoncer le réchauffement climatique.

Des scientifiques de haut vol vont examiner les méthodes utilisées ces dernières années pour dénoncer le réchauffement climatique

L’ONU va charger une équipe de scientifiques de haut niveau d’examiner le fonctionnement de son Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Constitué il y a plus de vingt ans pour vérifier la thèse du réchauffement climatique, le GIEC nage en pleine confusion depuis qu’une erreur sur la date de fonte des glaciers himalayens a révélé chez lui des méthodes douteuses, tels l’utilisation de sources militantes et l’emploi de personnes non qualifiées.


Chili: le séisme lié à la destruction de l'environnement, selon Evo Morales
LA PAZ - (©AFP / 28 février 2010 05h46)
Le séisme extrêmement puissant qui a tué samedi au moins 300 personnes au Chili est une réaction de "mère-nature" aux "politiques qui détruisent l'environnement", a estimé samedi le premier président indigène de la Bolivie, Evo Morales.

Le chef de l'Etat a exprimé sa "solidarité" avec le Chili, et affirmé qu'il est "gravissime de voir mourir des frères dans des tremblements de terre". "Je sens que la nature ne supporte pas les (programmes) politiques qui détruisent l'environnement", a ajouté M. Morales à Santa Cruz, dans l'est de la Bolivie.

"Je sens que mère-nature se fâche", a-t-il dit, en allusion à la "Pachamama", déesse de la Terre inca qui revêt une grande importante pour la plupart des indigènes d'Amérique du Sud, et à laquelle Morales se réfère régulièrement au nom de ses origines.

Un séisme parmi les plus violents depuis un siècle, d'une magnitude de 8,8, a tué au moins 300 personnes au Chili et fait environ 2 millions de sinistrés, selon des sources officielles.

Le tremblement de terre a déclenché un tsunami qui a mis en alerte de nombreux pays situés autour de l'océan Pacifique où des milliers de personnes ont été évacuées.


Le lobby du nucléaire se félicite du rapport du Giec
Reuters - 04.05.07 - Le Temps.ch - 26 juin 2007 - GILLES LABARTHE/DATAS
Le lobby du nucléaire voit dans le dernier rapport entériné par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) un soutien tacite à cette source d'énergie, présentée comme "propre", du moins en ce qui concerne l'émission de gaz à effet de serre. Réunis à Bangkok, les membres du Giec ont jugé la lutte contre le réchauffement climatique financièrement et techniquement réalisable, à condition d'agir vite, et ont estimé que l'énergie nucléaire pouvait faire partie de l'arsenal nécessaire pour mener cette lutte à bien !

"Cela va de soi. Qu'y a-t-il d'autre pour produire de l'électricité sans émission de dioxyde de carbone?", a commenté Ian Hore-Lacy, membre de l'Association mondiale des opérateurs nucléaires (World Nuclear Association), interrogé par Reuters. "Quand on possède une technologie susceptible d'être déployée plus largement qu'à l'heure actuelle et qui n'émet pas de carbone, pas besoin d'un doctorat pour comprendre qu'elle a un potentiel extraordinaire", a-t-il insisté. Embarrassé par l'explosion du réacteur numéro quatre de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986, le nucléaire civil a connu récemment un retour en grâce avec le réchauffement climatique.

16% DE L'ÉLECTRICITÉ PRODUITE DANS LE MONDE Selon le dernier rapport du Giec, 16% de l'électricité produite dans le monde est d'origine nucléaire et cette part pourrait atteindre 18% à l'horizon 2030. "Cela pourrait donner l'impression que le Giec prévoit une augmentation significative de la contribution nucléaire. Il s'agit d'une politisation du Giec, qui, selon nous, n'est pas appropriée", a déploré le délégué autrichien Klaus Radunksy. "Il s'agit d'un document technique. Nous n'émettons aucune recommandation politique", a rétorqué Bert Metz, co-directeur du groupe qui a rédigé le rapport.

Si les centrales nucléaires n'émettent pas de gaz à effet de serre, ce n'est pas le cas de l'extraction, du raffinage et du transport du combustible, dont le retraitement reste lui aussi problématique, font valoir les détracteurs de l'énergie nucléaire. Loin de se limiter aux 18% évoqués par le Giec, les industriels ne visent rien moins que les 80% déjà atteints en France, selon Hore-Lacy. Le Japon, théâtre de deux explosions nucléaires, en est quant à lui à 29% et l'Ukraine à 45, malgré Tchernobyl, souligne-t-il.

Dans son rapport, le Giec n'omet pas de parler des risques technologiques et environnementaux. Il évoque également celui de la prolifération des armes nucléaires. Ces risques, Hore-Lacy n'hésite pas à les balayer, sans toutefois minimiser celui de la prolifération, qui peut selon lui poser problème s'il n'est pas traité de façon appropriée.

Comment l’ONU (GIEC) fait la promotion du nucléaire contre les rejets de CO2

ENQUÊTE • «Atténuer le changement climatique». Derrière ce titre, le Groupe intergouvernemental pour l’étude de l’évolution du climat (GIEC) cache des analyses en faveur de l’énergie nucléaire dans le combat contre le réchauffement climatique.

Il porte le numéro 4, et c’est l’un des chapitres les plus controversés du Groupe intergouvernemental pour l’étude de l’évolution du climat (GIEC). Il est consacré aux ressources énergétiques et fait la promotion du nucléaire pour réduire les émission de CO2. Ce document fera autorité pour les prochaines négociations liées au protocole de Kyoto.

Rendu public en mai dernier, il se pose comme LA référence mondiale dans ce domaine. Intitulé «Atténuer le changement climatique», portant sur les «remèdes» et les mesures à prendre de toute urgence, il est néanmoins largement passé inaperçu dans les médias. C’est en effet une épreuve ardue que de tenter de passer au travers de ces quatre mille pages pour en extraire le message essentiel. «J’ai essayé», s’énerve Pallava Bagla, rédacteur scientifique de New Dehli Television, qui regrette que l’ONU n’ait pas réussi à offrir un seul résumé valable concernant ces recherches. Le GIEC, pour sa part, ne produit pas non plus de communiqué de presse. «Comment voulez-vous que ça marche alors?», s’interroge Pallava Bagla. A supposer même qu’il aient eu vent de ce rapport, beaucoup de journalistes ont tout naturellement préféré jeter l’éponge....

Désintérêt des médias

Sur ces douze derniers mois, plus de la moitié des articles que la presse a consacrés à l’OMM concernent une affaire de corruption, portant sur des millions de dollars et destinés à acheter les votes de délégués. Seuls deux articles sur les vingt-cinq recensés tentent de vulgariser les résultats alarmistes du dernier rapport du GIEC. Mais il suffit de se concentrer sur un seul chapitre du troisième volume, disponible à l’adresse ci-dessous1 pour comprendre comment fonctionne la machine à fabriquer des rapports sur le climat. Il s’agit là d’un volume particulièrement important puisqu’il traite des «solutions d’avenir» en matière de réduction de gaz à effet de serre, et recommande des énergies «propres».

Le chapitre en question, le fameux numéro 4, est intitulé «Ressources en énergie» et ne contient «que» 112 pages. Dans une structure aussi consensuelle que celle des agences onusiennes, son accouchement a pourtant été difficile, témoigne le professeur Olav Hohmeyer, de l’Université de Flensbug, en Allemagne. Les délégués des cent vingt gouvernements représentés ont chacun tenter de faire valoir sa position en matière de ressources énergétiques. Surtout les Etats-Unis, «qui ont tenu à ce que dans le rapport, l’énergie nucléaire ressemble à une solution».

Le correspondant d’Associated Press, Michael Casey, était présent à la conférence de Bangkok sur le climat pour assister aux négociations douloureuses sur le choix d’un mot, d’une terminologie, étirant les séances jusqu’à l’aube. «Ne pas citer, svp» Il a noté deux moments forts: celui où les délégués chinois ont voulu coûte que coûte faire inscrire dans le texte un blâme à l’intention des pays industrialisés d’Amérique du Nord et d’Europe, les accusant d’être la cause du réchauffement global, et surtout leur donnant la responsabilité de résoudre le problème. Et celui où «la délégation des Etats-Unis a donné de la voix pour vanter le rôle que pourrait jouer l’industrie nucléaire dans les efforts visant à réduire les gaz à effet de serre».

Le nucléaire, écologique ?

Ce discours trompeur a été mis au point à la fin des années 1980. Tout les environnementalistes informés le diront. Une version relue et approuvée du chapitre 4 devrait paraître en juillet prochain. Pour l’heure, en bas de page, il est écrit: «Do Not Cite or Quote». Ne pas citer, donc. De la page 26 jusqu’à la page 31, le point 4.3.2. est spécifiquement consacré à l’énergie nucléaire, qui couvrait en 2005 environ 16% de la production d’électricité dans le monde, utilisant pour combustion quelque 65 500 tonnes d’uranium. En décembre 2006, 442 centrales nucléaires étaient en activité, les Etats-Unis possédant le plus grand nombre de réacteurs et la France, le plus important pourcentage d’électricité produite par le nucléaire et le Japon couvrant le tiers de ses besoins en électricité avec cinquante cinq réacteurs.

Ajoutons à cela que des projets de nouvelles constructions sont aujourd’hui en cours par centaines dans le monde; que les Etats-Unis voient dans le nucléaire un moyen d’étouffer les énergies renouvelables, seuls concurrents sérieux au pétrole; que les Etats- Unis, mais aussi le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud détiennent le plus gros des réserves d’uranium. L’uranium, matière stratégique dont le prix s’est envolé pour atteindre un record historique de 200 dollars le kilogramme. La plupart des grandes banques commerciales transnationales qui ont investi dans les industries extractives d’uranium font aujourd’hui des affaires en or dans ce secteur. Elles soutiennent activement la «solution» nucléaire...

Compétitivité nucléaire?

Mais revenons à notre rapport. Certes, les points 4.3.2.1., intitulé «Risques et impacts environnementaux », et 4.3.2.2., «Gestion des déchets, retraitement et prolifération», survolent des aspects controversés du nucléaire: risques d’irradiation et d’accidents. Mais aucune mention n’est tout de même faite de la catastrophe de Tchernobyl.

Au final, l’énergie nucléaire est présentée comme «économiquement compétitive» et sa production, bien sécurisée. Qui plus est, les émissions de gaz à effet de serre par unité d’électricité produite par des installations nucléaires serait «similaire à celles des sources d’énergie renouvelables». Un argument démonté depuis longtemps par l’agence spécialisée World Information Service on Energy, qui montre chiffres à l’appui qu’en tenant compte de toute la chaîne nucléaire – extraction, construction, traitement, conversion, transport, retraitement, stockage..., les gaz à effet de serre issus du nucléaire français peuvent représenter jusqu’à 9,1% des émissions totales.

«Ce chapitre 4 est l’un des moins bons de tout le rapport», regrette à voix basse le professeur Olav Hohmeyer, alors que le document du GIEC est salué dans son ensemble pour sa qualité. Parmi les auteurs de ce chapitre 4, la plupart ont soit un pied dans l’industrie nucléaire, soit dans l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA). Un des deux respectables coordinateurs de ce chapitre n’est autre que l’Américain Robert N. Schock, dont on trouvera une biographie intéressante sur le site Interrnet des Nations Unies 2. Il est connu pour ses articles prédisant un nouveau marché mondial pour le nucléaire.

Agences sous pression

On savait déjà que l’AIEA, noyautée par les Etats-Unis, exerçait son influence sur l’OMS. L’OMM et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) seraient aussi sous pression. Sur les cinq pages de synthèse consacrées à l’énergie nucléaire dans le chapitre 4, l’AIEA est avec l’Agence pour l’énergie nucléaire (un organisme de l’OCDE) la principale source des recherches citées par les experts du GIEC. L’AIEA, dont la direction est «truffée de spécialistes appartenant au lobby du nucléaire, qui utilisent un camouflage savant des conséquences pour la santé, l’environnement et l’agriculture que la catastrophe de Tchernobyl a entraînés.

Il est effarant de constater quel pouvoir et quelle influence l’AIEA exerce sur l’ONU...», écrivait en 2005 une coalition d’une centaine d’ONG du monde entier l’attention de Kofi Annan, pour protester contre le choix d’attribuer le Prix Nobel de la paix à l’organisation atomique en décembre 2005. «Des atomes pour la paix»? L’expert américain Robert N. Schock l’avait prédit. C’était même le titre d’une de ses contributions scientifiques, en été 2004, pour un programme financé par une agence gouvernementale des Etats-Unis.

(1) www.mnp.nl/ipcc/pages_media/AR4-chapters.html
(2) www.un.org/esa/sustdev/csd/csd15/PF/bios/R_Schock_bio.pdf


Le plus grand écocide du 20ème siècle
Éditions Demi-Lune (18, rue Eugène Sue - 75018 Paris) www.editionsdemilune.com
Dans un ouvrage à paraître le 5 juin 2010, André Bouny revient sur les épandages d'Agent Orange durant la guerre du Viêt Nam : 4,8 millions de personnes directement touchées, un écosystème détruit, des répercussions sanitaires aujourd'hui encore. Et des victimes de plus en plus nombreuses qui attendent toujours que justice soit faite... « C’est un crime hideux. » Noam CHOMSKY, membre du Comité International de Soutien aux victimes de l’Agent Orange

Un document bouleversant sur un sujet resté dans l'ombre, illustré par de grands photographes : Jan Banning, Alexis Duclos, Philip Jones Griffiths et Olivier Papegnies. Préface de Howard Zinn ,  Avant-propos de Maître William Bourdon

André BOUNY est né handicapé, atteint de spina-bifida, dans la campagne pauvre du sud de la France. Suivant des études paramédicales (en odontologie) à Paris, il proteste contre la guerre qui fait rage au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au Grand Palais.

Ému par la découverte de ce pays ravagé par la guerre, où il rencontre mutilés et malades, il fonde en 1997 l’association caritative DEFI Viêt Nam, (Donner Ensemble Former Informer), qui s’engage également dans la campagne contre les mines antipersonnel. Quelque 300 tonnes d’équipement médical, recueillies et mises en conformité, sont expédiées par bateaux (électrocardiographes, lits médicalisés, fauteuil roulants, à destination de services de chirurgie et de radiologie, de maternités, cabinets dentaires, etc). L’association à but non lucratif pourvoit aussi à la formation de personnel médical vietnamien en France, facilite le parrainage d’enfants (une petite fille issue d’une famille misérable est récemment devenue institutrice) ; informe sur l’Agent Orange et distribue des aides aux victimes de ce poison chimique contenant de la dioxine.

André enchaîne les voyages au Viêt Nam où il adopte deux enfants. En 2004, il adresse une lettre ouverte à John Kerry, diffusée dans la presse internationale. Puis il constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS) qui comprend de très nombreuses personnalités dans des domaines d’expertises variés. Infatigablement, il explique les conséquences de ce poison dans tous les médias qui osent en parler (radios, télés, journaux et sites Internet). Il est intervenu lors des trois éditions des Rencontres Internationales pour le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique (RID-NBC), mais aussi en d’autres lieux prestigieux comme la Cité de l’Espace, et même à l’ONU lors de la 4e session du Conseil des droits de l’homme.

Son livre se fonde sur 40 ans d’expérience et d’intérêt porté au peuple et à la culture du Viêt Nam, comme à son histoire. (Nombreuses photographies d’archives & cartes,
ainsi que des images récentes de très grands photojournalistes...)

Effroyable

Si l’histoire de l’utilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la nuit des temps, la synthèse chimique a permis d’en démultiplier les effets maléfiques. Il est un fait largement ignoré que la guerre du Viêt Nam fut la plus grande guerre chimique de l’histoire de l’Humanité. L’objet de ce livre est d’expliquer précisément comment et pourquoi. On y apprend de quelle façon, aujourd’hui encore, un demi-siècle après le début des épandages, la dioxine pénètre dans l’organisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets tératogènes qu’elle inflige aux enfants.

La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la technologie méthodique mise en œuvre. Celle de l’effroyable catastrophe écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et précipite une dévastation plus terrible encore.

Les nombreuses photographies exceptionnelles, signées de très grands noms, illustrent l’ampleur de la tragédie actuelle. Cartes géographiques, documents d’archives inédits et témoignages états-uniens viennent démontrer l’intentionnalité de ce véritable écocide. L’auteur propose en outre un nouveau calcul renversant du volume des agents chimiques déversés au Viêt Nam. Dans cet ouvrage exhaustif, il aborde la partie juridique avec les procédures intentées au nom des victimes vietnamiennes dans un total silence médiatique.

À l’image du Tribunal international d’opinion qui s’est tenu en 2009 à Paris, ce livre a pour but d’informer le public, premier pas d’une prise de conscience sur la route de la réparation des torts et des souffrances, car il existe aussi un espoir…

Un document bouleversant, comme l’Histoire officielle ne la raconte jamais, pour comprendre l’ampleur de la tragédie que vivent au quotidien une multitude de victimes de l’Agent Orange.

Si un jour existe une unité capable de mesurer la douleur et la souffrance, elle devra s’appeler Viet Nam.


Energies renouvelables : le point sur le solaire et l'éolien
(src : MEEDEM / Le Ministère de l'Énergie) - source
Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.

Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des Français". Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de l’électricité.

Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.

Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009, le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.

Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.

Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les critères suivants :

1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010 :
* le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment ;
* le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural;
* le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation agricole.

Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc". Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, début mars 2010.

L'Allemagne réduit ses aides à la filière photovoltaïque

Les aides allemandes baisseront de 16% pour les nouveaux panneaux installés sur les toits, de 11 à 15% pour ceux installés au sol et seront supprimées pour les panneaux installés sur des surfaces cultivables. Le gouvernement allemand, qui avait déjà annoncé en janvier une baisse de ses subventions au secteur phtovoltaïque, vient de préciser que la réduction de ses aides seraient encore plus importantes que prévu.

A partir du 1er juillet 2010, les subventions baisseront de 16% pour tous les nouveaux panneaux installés sur les toits, et de 11 à 15% pour ceux installés au sol. De plus, l’aide sur les nouveaux panneaux installés sur des surfaces cultivables sera purement supprimée "afin d’éviter que les agriculteurs cessent de semer du blé pour planter des panneaux solaires", ont indiqué les rapporteurs du groupe parlementaire chargé du dossier.
(Electroniques.biz)

La production de l'éolien en France désormais suivie en temps réel

(TOULOUSE - ©AFP)- La production de l'énergie éolienne en France est désormais suivie en temps réel, et fait l'objet de prévisions pour le lendemain, grâce à un calculateur mis en place à Toulouse par Réseau de transport d'électricité (RTE), a annoncé jeudi la direction de la société.

"Ipes" (Insertion de la production éolienne dans le système) permet la gestion au plus près des flux d'électricité en suivant et en prévoyant la production éolienne dans toute la France, a précisé au cours d'un point de presse le directeur de RTE Sud-Ouest Denis Hoffmann.

Il permet, a souligné M. Hoffmann, de "prévoir ce qui va se passer" dans la production éolienne, et donc de savoir avec "une légère anticipation" s'il faut lancer ou réduire la production de centrales thermiques ou nucléaires pour adapter la production de tout le territoire à la consommation.

Le dispositif Ipes de Toulouse est alimenté toutes les 6 heures par Météo-France, qui fournit la force des vents dans les zones où se trouvent les parcs éoliens pour les 24 heures à venir, et répercute ces informations dans les 8 centres de coordination du transport de l'énergie électrique de RTE.

Un système similaire sera mis en place pour le photovoltaïque lorsque celui-ci tiendra une place significative dans la production d'électricité en France métropolitaine (moins de 1% en 2009).

Dans l'Hexagone, la part de l'éolien a représenté 1% de l'électricité en 2009 (soit 7,8 TWh), contre 75% pour le nucléaire, 12% pour l'hydraulique, 11% pour le thermique à combustible fossile et 1% pour la biomasse, le biogaz...

M. Hoffmann a noté que, d'une année sur l'autre, un parc éolien donné produisait à peu près la même quantité d'énergie, mais sur un mois donné, il peut y avoir d'importantes différences entre deux années.

Autrefois, a-t-il souligné, avec les centrales, "on était dans un univers connu, un système prévisible. On y a superposé un système aléatoire" dépendant de la météo, ce qui "ajoute un niveau de complexité et demande une maîtrise en temps réel puisqu'on ne peut plus faire de prévision à un an ou un mois près".

RTE, filiale du groupe EDF, gère le réseau de transport d'électricité, acheminant celle-ci entre les fournisseurs et les consommateurs.


L'éolienne individuelle de toiture arrive en France

Aeolta et Innovation-In-Design ont conçu pour le grand public une éolienne individuelle de toiture, baptisée l’AéroCube. (Voila à quoi ça ressemble)

L’installation, personnalisable, s’adapte à tous les toits. Grâce à elle, les foyers produiront par an, en moyenne, pour chaque éolienne 8 à 20% des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus. Recyclable, elle permet également de consommer moins de CO2. Disponible l’été prochain, AéroCube sera proposé à moins de 5.000 euros, installation comprise.

L’AéroCube s’affiche comme la première éolienne de toiture de France permettant au particulier de produire sa propre énergie domestique. S’adaptant à toutes les toitures, cette éolienne d’un nouveau genre est équipée de turbines multipliant par trois la puissance du vent capté lorsqu’il remonte la pente du toit. Selon les régions, un module de 1,30 m de côté peut produire de 500 à 2.500 KWh.

Cette éolienne est facile à installer. Il suffit au propriétaire de dégarnir les tuiles sur la surface nécessaire à la pose d’un ou de plusieurs modules puis d’installer l’AéroCube. Livré prêt à fonctionner grâce au générateur et à la régulation électrique intégrés, le module fournit le courant alternatif au réseau domestique à l’aide d’un câble.

Concernant la consommation et le rendement du module, celui-ci peut couvrir de 8 à 20% des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus, suivant le potentiel éolien du site où il sera placé. L’énergie éolienne peut venir compléter les panneaux solaires photovoltaïques.

Un AéroCube permet également de consommer moins de CO2. Il fait économiser jusqu’à 2 tonnes de CO2 par an et compense l’équivalent du CO2 émis par un véhicule urbain (100 gr de CO2/km) sur 10.000 à 20.000 km chaque année.

Enfin, l’éolienne de toiture est démontable et permet de rendre à la toiture sa configuration d’origine sans dégradation. Sa durée de vie est de plus de 20 ans et son entretien se fait tous les 5 ans minimum. Grâce aux matériaux utilisés lors de sa fabrication, tous les composants de ce système sont entièrement recyclables.

La société Aeolta a été primée d’un Janus de l’industrie lors de la cérémonie du même nom à Paris le 12 février dernier. Cette distinction donnée par l’Institut Français du Design (IFD) récompense les entreprises et designers travaillant sur des projets en accord avec l’environnement et les futures technologies. La société a également reçu la mention EcoDesign pour l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement et le recyclage facile de l’AéroCube.

L’AéroCube sera commercialisé pour l’été 2010 au prix de 5.000 euros TTC avec l’installation par un professionnel. La commande pour le module se fera via le site internet de la société Aeolta, Aeolta.com.

L’entreprise française emboîte le pas à Philippe Starck. Le célèbre designer français a également signé pour l’entreprise italienne Pramac, une éolienne individuelle à installer dans le jardin, et non sur le toit. Baptisée "Révolutionnair", e*lle existe en trois tailles (un, trois ou six mètres) et permet de produire entre 400 et 1.000 W, soit 10 à 60% des besoins individuels. En France, l’éolienne sera commercialisée par Windeo. Cette éolienne sera vendue entre 2.500 et 3.500 euros.*
Site : www.aeolta.com

Une méga centrale solaire en projet en Lorraine

(NANCY / ©AFP) - Une centrale solaire qui sera "la plus grosse en France, voire dans le monde", doit être construite à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle) pour une mise en service à partir de 2012, a-t-on appris mardi auprès d'un porte-parole de EDF - Energies nouvelles (EDF-EN).

"L'investissement sera d'environ 430 millions d'euros pour un parc de 415 hectares", a précisé à l'AFP Jean-Marc Dall'Aglio, chargé de mission auprès du président d'EDF-EN.
Le site, une ancienne base aérienne de l'OTAN désaffectée depuis 2004, deviendra un champ de panneaux voltaïques au terme d'un chantier qui devrait employer près de 150 personnes, a indiqué EDF-EN.

La mise en service devrait être effective en deux temps, en 2012 puis 2013, sous réserve de l'obtention d'autorisations administratives, et notamment du permis de construire, a expliqué le porte-parole.

"Il y a deux zones sur l'ancienne base, l'une avec peu de bâtiments et l'autre avec une centaine de constructions que nous devrons désamianter", a-t-il poursuivi.

À terme, l'énergie produite qui sera de 143 mégawatts, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 62.000 habitants, sera revendue à EDF. La centrale solaire devrait employer une quinzaine de personnes.

"Avec les nouveaux tarifs définis par le gouvernement, le manque d'ensoleillement en Meurthe-et-Moselle ne devrait pas poser de souci important, puisque le département bénéficie d'un bonus de 18% par rapport au département de base", a souligné le porte-parole de EDF-EN.

L'entreprise, qui qualifie le projet comme "l'un des plus importants, dans le solaire, depuis dix ans", observe que "les sites ne sont pas si nombreux que cela".
"Nous cherchons tout le temps, partout. À Toul-Rosières, l'avantage, c'est que le site est disponible immédiatement", a expliqué Jean-Marc Dall'Aglio.

EDF-EN louera le terrain à l'Etat, propriétaire, dans le cadre d'un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel d'environ un million d'euros.

"Les retombées pour les collectivités locales doivent être d'environ 1,3 million d'euros par an", a affirmé le porte-parole.

Energie solaire: la puissance de production de la France a triplé en 2009

(PARIS/©AFP) - La puissance de production d'électricité à partir de panneaux solaires a plus que triplé en France au cours de l'année 2009, selon une note du ministère de l'Ecologie et de l'Energie publiée mardi sur son site internet.

A la fin de l'année dernière, 43.700 installations photovoltaïques étaient raccordées au réseau électrique français pour une puissance totale de 268 mégawatts (MW), en hausse de 224% sur un an.

Sur les 22 régions que compte la France métropolitaine, trois se distinguent particulièrement en totalisant près de la moitié de la puissance installée, souligne le ministère. Il s'agit des deux régions méridionales (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon) et des Pays de la Loire.

La puissance de production du parc éolien poursuit par ailleurs sa progression mais à un rythme moindre (+29%).

A la fin 2009, 731 installations éoliennes étaient raccordées au réseau pour une puissance installée de 4.574 MW.

Les cinq régions les plus équipées concentrent 55% de la puissance installée: Picardie, Lorraine, Bretagne, Centre et Champagne-Ardenne.

Les éoliennes ont permis de satisfaire, en 2009, 1,5% de la consommation d'électricité française.


Nucléaire civil et militaire
 

L'irresponsabilité des pro-nucléaires et des nucléopathes
RSN
A quelques semaines de l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl,  le Premier Ministre français à la tribune de l'OCDE, a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF (*). Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.

Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?

Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?

Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.

Le maire socialiste de Gravelines voudrait un EPR

Si Total ferme son site de Dunkerque, Bertrand Ringot, maire socialiste de Gravelines, commune proche de Dunkerque, a proposé l'implantation d'un réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) dans sa commune si la raffinerie Total de la ville devait finalement être fermée.

Obama aux Etats-Unis ravis les lobbies pro-nucléaires

http://www.terra-economica.info/Obama-et-le-nucleaire-chronique-d,8683

Une nouvelle centrale nucléaire en vallée du Rhône ?

à lire : http://www.pertuisien.fr/flash.php?flash=5979 et sur La-Provence et Les-Echos

Tricastin : un exercice de sécurité nucléaire annulé en raison d'une grève

Un exercice concernant la mise en œuvre du Plan particulier d'intervention (PPI) du site nucléaire du Tricastin, côté Areva, est prévu jeudi 27 mai prochain, dans le cadre de la planification annuelle des exercices nationaux de crise relatifs aux installations nucléaires. Afin de présenter cet exercice aux riverains ainsi qu'aux élus des communes concernées par le périmètre du PPI du Tricastin (dix kilomètres autour), une réunion publique d'information et d'échanges est organisée par la préfecture mercredi 28 avril de 16 à 18 heures, salle Georges-Fontaine à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Cet exercice de sécurité a été annulé en raison d'une grève nationale annoncée le même jour, a annoncé vendredi la préfecture.

Vins : « si on reste "AOC Tricastin", je me retirerai »
( Le Dauphiné Libéré.com Joël AUDRANet F. Va. 20/05/201 )

Le scénario était presque parfait. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) Tricastin touchait un gros chèque du groupe Areva deux ans après l'incident du 8 juillet 2008 et l'investissait dans la promotion de sa nouvelle appellation. Mais voilà : si l'argent vient d'être versé en mars, le changement de nom piétine.

Une partie de la somme obtenue par le syndicat après un an de négociations "difficiles" à propos de l'impact du nucléaire sur l'image de l'AOC, "avec expert et avocat", a été attribuée aux vignerons ou aux coopérateurs. Quelque 8 € l'hecto, ce qui représenterait donc pour les 55 000 hectolitres de l'appellation environ 275 000 €. Le reste de l'argent sommeille dans l'espoir de financer un jour la promotion de l'éventuel nouveau nom de l'appellation.

Le blocage persiste avec l'INAO. Le grain de sel n'est autre que le nom choisi par le Tricastin et ses 300 vignerons : "Grignan", déjà pris par un vin de pays. Si un accord avait été obtenu entre les deux appellations pour partager le même nom, probablement avec une mention complémentaire, l'INAO "n'a apparemment pas la volonté de retenir le principe de la cohabitation". Cette option avait pourtant l'appui des préfets de Rhône-Alpes et de la Drôme en avril.

Du coup, si Tricastin s'appelait demain Grignan, l'actuel vin de pays devrait à son tour changer de nom et, selon nos informations, la situation est aujourd'hui bloquée à ce point-là. Or la décision de l'INAO est imminente - début juin - et selon M. Bour, "beaucoup de vignerons l'attendent pour décider s'ils arrachent ou pas la totalité de leurs vignes". Déjà aujourd'hui, seulement "la moitié du potentiel" de production est revendiqué en AOC, le reste étant déclaré en vin de pays. "Ça s'écoule mieux mais ça rapporte moins".

Prendre un nom qui a de la renommée: Pourquoi alors le syndicat en sursis persiste-t-il à prendre un nom qui semble vouloir le fuir ? "Parce qu'il y a tout un aspect culturel qui fait de Grignan une locomotive", réplique Henri Bour. Prendre un nom sans renommée, "démarrer de zéro", il "ne l'envisage pas". L'emblématique président du Tricastin affirme ainsi pour la première fois qu'il est prêt à jeter l'éponge : "Si on reste "Tricastin", je me retirerai". Prendre un nom inconnu (Les Adhémar a été un temps envisagé) ou basculer en vin de pays Comté de Grignan, deux options potentielles, ne devrait pas le faire changer d'avis.

L'Autorité de Surété Nucléaire (ASN) exige le remplacement des générateur de vapeur (GV) du réacteur n°2 de Fessenheim

En mai 2009; lors de l'arrêt pour "rechargement du combustible et travaux de maintenance" du réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim, des traces de corrosion suspectes et des fuites ont été observées sur des tubes internes d'un générateur de vapeur. La même observation avait été faite quelques semaines plus tôt à la centrale de Bugey (Ain) contemporaine de celle de Fessenheim.

L'étude des causes de ces fissures et des moyens d'y remédier a pris le reste de l'année 2009 : le réacteur 2 de Fessenheim n'a pu redémarrer avant décembre… En janvier 2010, le verdict de l'Autorité de Sûreté Nucléaire est tombé : " L’ASN a demandé à EDF de réaliser une revue complète de la surveillance et de la conception des GV qui permettra entre autre de veiller à ce que ces opérations de remplacement soient suffisamment anticipées pour éviter que des dégradations trop importantes n’affectent ces équipements." En d'autres termes: il faudra pourvoir plus rapidement que prévu au remplacement des générateurs de vapeur souffrant "d'anomalies importantes".

En 2001 déjà, les 3 générateurs de vapeur du réacteur n°1 avaient été remplacés, pour un coût dépassant les 100 millions d'euros de l'époque. Ces trois monstres de 300 tonnes, hautement radioactifs, sont toujours stockés sur le site de la centrale.

Construire de nouveaux générateurs de vapeur (en Italie ou au Japon – bonjour l'indépendance énergétique…) prend du temps. Installer de nouveaux générateurs demande une bonne demi-année de travail, durant laquelle le réacteur ne produit bien évidemment pas d'électricité. Cela fait déjà trois ans que ce réacteur n'est capable de fonctionner que 60% du temps pour cause de pannes multiples… Et même lorsqu'il fonctionne, il ne représente que moins de 1% du courant électrique produit en France.

En 2010, le réacteur devra encore stopper pour 4 ou 5 mois pour sa 3ème visite décennal, et aucun changement de générateur ne sera encore possible. Au mieux, ce vieux réacteur obtiendrait une dizaine d'années de sursis.

Les 150 millions d'euros et les 6 mois d'arrêt que représentent les changements de générateurs de vapeur ne pourront jamais être récupérés en 10 ans. Il ne s'agit plus de réparation, mais d'acharnement thérapeutique !

L'année 2009 a été exceptionnelle par le volume d'activités de maintenance et contrôles, a souligné Jean-Philippe Bainier, directeur de la centrale. La visite décennale de l'unité de production n°1 a débuté mi-octobre 2009. Les travaux et les résultats des essais techniques doivent permettre à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de se prononcer sur la poursuite de l'exploitation. 69 chantiers d'amélioration et 2.400 activités de maintenance ont été réalisés pour un investissement de 64 millions d'euros.

La divergence - le démarrage du processus de réaction nucléaire en chaîne dans le réacteur - devrait intervenir dans la première quinzaine de mars avant que l'unité soit à nouveau couplée au réseau. Six mois après le redémarrage, EDF transmettra un dossier complet à l'ASN qui émettra début 2011 un avis sur la poursuite d'exploitation. La décision finale sur la poursuite de l'exploitation et sa durée sera ensuite prise au niveau gouvernemental. Concernant le second réacteur de Fessenheim, M. Bainier a indiqué à la presse qu'EDF souhaite remplacer les générateurs de vapeur des 2011 et non un an plus tard, comme initialement programmé.  En contrepartie, il a été demandé à l'ASN de repousser d'un an, à 2011, l'inspection de ce réacteur, jusqu'alors prévu pour l'année en cours, "afin de la coupler avec le remplacement des générateurs".

L'ASN donnera son avis sur la poursuite d'exploitation de ce réacteur en 2012. Le directeur de la centrale a par ailleurs indiqué que l'an dernier on avait relevé 34 écarts de niveau 0 et une seule anomalie de niveau 1 consistant en une baisse du débit d'eau alimentant le système de refroidissement de l'unité n°2, par l'arrivée de débris végétaux. Entrée en service en 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises. Les anti-nucléaires réclament régulièrement sa fermeture en arguant de sa "vétusté" tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, en prolonger le fonctionnement sur plusieurs années.

Depuis longtemps nous savions que le nucléaire nous entraîne dans une impasse tant technologique que financière. Ce nouvel épisode est une illustration éclatante que la sagesse la plus élémentaire impose d'arrêter définitivement ce réacteur et de mettre un terme à cette illusion dangereuse qui nous fait croire à un avenir nucléaire. Nos dirigeants finiront-ils par le comprendre ?

D'autres que nous l'ont compris : sur les 8 réacteurs américains similaires à Fessenheim qui ont été définitivement arrêtés, 5 l'ont été en raison de générateurs de vapeur défaillant, pour lesquels la réparation ou le remplacement aurait été trop cher…)  L'arrêt définitif du réacteur est la seule réponse possible.

(Stop Nucléaire/Hamte au nucléaire)


Russie : arrêt partiel d'un réacteur nucléaire près de Saint-Pétersbourg

SAINT-PETERSBOURG (Russie ©AFP ) - L'un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Léningrad, située près de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), a été partiellement arrêté vendredi en raison d'un dysfonctionnement qui n'a provoqué, selon ses responsables, aucune hausse de la radioactivité dans la région.  "Le réacteur numéro 3 a été arrêté à 40% par le système automatique d'arrêt à 09H11 heure locale (06H11 GMT) en raison d'une défaillance dans le circuit d'alimentation électrique d'une section et de l'arrêt de deux pompes", a indiqué la centrale dans un communiqué.
Le taux de radioactivité autour de la centrale "ne dépasse pas les niveaux autorisés", selon la même source. Située dans la ville de Sosnovi Bor, à 70 km de Saint-Pétersbourg, la centrale nucléaire de Léningrad est équipée de réacteurs du même type que ceux de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, dont le réacteur numéro 4 avait explosé le 26 avril 1986, provoquant la pire catastrophe de l'histoire du nucléaire civil.

La France, leader mondial… de la prolifération !

Une conférence internationale à Paris pour la promotion du nucléaire dénoncée par les anti-nucléaire

Les 8 et 9 mars prochain, Paris accueillera une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire, organisée avec le concours de l’OCDE. Ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA, son objectif affiché est de « promouvoir l’usage pacifique et responsable de l’énergie nucléaire », tout en dissuadant de se tourner vers des applications militaires.

La duplicité des autorités françaises propage une distinction artificielle entre un nucléaire civil « pacifique » et un nucléaire militaire à réserver à un club fermé. Le nucléaire « civil » est un alibi facile pour camoufler l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires. Cet enrichissement est en effet une étape indispensable pour fabriquer tant le combustible des centrales que la matière fissile des bombes. La communauté internationale elle-même reconnaît implicitement cette faille : pourquoi, sinon, s’offusquer de la volonté de l’Iran de posséder sa propre usine d’enrichissement ?

Enfin, rappelons-nous que la France a elle-même aidé certains Etats (Israël, Irak, Afrique du Sud) dans leurs tentatives pour se doter de la bombe [1]. A quelques mois de la révision du Traité de Non Prolifération, la tenue de cette conférence est une véritable provocation. Tant qu’il y aura des centrales, il y aura des bombes !

La France fait courir au monde entier des risques en cherchant à propager la technologie nucléaire. De la pollution générée par les mines d’uranium à l’héritage empoisonné des déchets radioactifs, du risque permanent d’accident à la menace terroriste, le nucléaire représente un danger global.

Au-delà des risques majeurs qu’elle comporte, cette technologie est totalement inadaptée pour répondre aux grands enjeux énergétiques et environnementaux actuels, notamment l’épuisement des ressources et le changement climatique.

Ce grand raout atomique n'est qu'une tentative désespérée de faire oublier les difficultés de la filière nucléaire française. En effet, malgré les discours de relance, la production d’électricité nucléaire mondiale est en déclin [2], et l’industrie nucléaire française en pleine déconfiture. Les chantiers de l’EPR connaissent des déboires permanents, et les investisseurs ne s’y trompent pas : le nucléaire est un puits sans fond !

Il serait temps que les Etats acquiert la lucidité, et se tournent vers d’autres options sûres et prometteuses (efficacité énergétique, énergies renouvelables) plutôt que vers une technologie dangereuse et coûteuse.


Nucléaire : Les rejets portent atteinte à la santé et les déchets sont ingérables
http://www.youtube.com/watch?v=O6nvrnWGmpI
Augmentation scandaleuse des rejets de tritium à Flamanville
(CRILAN)

Alors qu’aux derniers bilans de santé publiés les premiers kilowattheures de l’EPR de Flamanville ne sont pas attendus avant 2014, l’ASN va accorder en ce début 2010 des autorisations de rejets pour ce réacteur en devenir dont le programme de construction dérive de jour en jour, de mois en mois … d’année en année.

Cette autorisation futuriste accompagnera le renouvellement des autorisations des deux réacteurs actuels dont les rejets de tritium seront adaptés à la demande de rejet intégral exprimés par EDF, après un avis favorable de la CLIF.

Par lettre du 6 janvier 2010, le Président de la CLI de Flamanville adresse à l’Autorité de Sûreté Nucléaire « les observations des membres de la CLI » concernant le DARPE (autorisations de rejet des réacteurs actuels et du réacteur à venir). Ces observations transmises ne contiennent que l’avis de 5 membres de la CLIF favorables à l’augmentation des rejets, ce courrier ne tient aucun compte des remarques critiques que nous avons formulées notamment lors des assemblées générales des 13 octobre et 16 décembre 2009 :

- Lors des assemblées générales des 13 octobre et 16 novembre 2009, le CRILAN a contesté les augmentations de rejets tritium accordées, en rappelant les engagements de la France dans la convention OSPAR, et l’omission par l’ASN de l’avis de la commission d’enquête d’avril 2007 qui demandait la mise en place de réservoirs de stockage du tritium pendant au moins une période, avant tout rejet en mer. « Faute d’une prise en compte opérante de ces derniers, l’avis de la commission d’enquête serait réputé défavorable. » Le CRILAN a remis un texte écrit au Président de la CLIF. Texte non repris comme avis de membre de la CLIF dans les observations transmises à l’ASN.

Cette position est similaire à celles des recommandations de l’ANCLI à la suite du colloque sur le tritium en décembre 2008 et à celle contenue dans l'avis sur les rejets de Civaux transmis par le Président de l'ANCLI à l'ASN ».  Ces autorisations mettent en relief deux attitudes contradictoires : les engagements internationaux (convention OSPAR) et nationaux (constitution, Principe de précaution) des autorités françaises à préserver l’environnement, et les attributions par ces mêmes autorités, ou leurs délégataires, de droits à polluer injustifiés comme ceux qui vont être accordés aux réacteurs nucléaires de Flamanville, après ceux récemment accordés pour les sites de Tricastin (janvier 2008) Penly (février 2008), et Civaux (juin 2009). //

Colloque ANCLI « Le tritium, discret, mais présent partout », Conclusions / recommandations ANCLI, décembre 2008. Lettre du 26 août 2009 du Président de l’ANCLI sur les décisions relatives aux rejets d’effluents de la centrale nucléaire de Civaux, adressée au Président de l’ASN

Blocage de train de dechets nucléaire  http://www.youtube.com/watch?v=ON6qlVG1h1M
Flamanville redemarre apres 5 mois de travaux  http://www.youtube.com/watch?v=lWaZHL7tLHg

Gabon/"déchets toxiques" de Mounana

MOUNANA (Gabon) - Vraie pollution ou coup politique? Après l'annonce de la découverte de "produits toxiques" dans une décharge d'une filiale d'Areva à Mounana (sud-est), les protagonistes de cette affaire faisant grand bruit au Gabon clament leur bonne foi.  Chez les mis en cause comme dans certains cercles du pays, on n'exclut pas l'hypothèse d'une mise en scène pour susciter des enchères à l'approche de la visite au Gabon du président français Nicolas Sarkozy, les 24 et 25 février. "Tout ce qu'ils veulent, c'est obtenir un dédommagement", estime un fonctionnaire, parlant de ceux qui ont révélé l'affaire: les membres du Conseil municipal de Mounana, largement dominé par l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD). Ce parti a été par Zacharie Myboto, un des principaux opposants gabonais.

Les élus locaux assurent avoir pour seul souci la santé des populations en dénonçant la présence de ces produits "enfouis" dans une décharge de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale du groupe nucléaire français Areva). "Nous avons découvert le 31 décembre 2009 sur le site de la Comuf des produits toxiques provenant du CIRMF (Centre international des recherches médicales de Franceville, près de 90 km de Mounana)", soutient Rodrigue Bokoko, un des adjoints au maire Chantale Myboto Gondjout, fille de M. Myboto.

Les substances ont été "transportées par la société Geofor (sous-traitant de la Comuf) en 27 rotations par 3 chauffeurs. Ils ont loué un bulldozer à un entrepreneur du nom de M. Saer, il leur a fallu deux jours pour (les) enfouir", ajoute-t-il. "Il n'y a aucun calcul politique". "Ce serait extraordinaire que le CIRMF, dans ses missions de santé, de défense des populations, s'engage dans des choses qui soient contraires à l'esprit, à la morale, à l'éthique même de l'institution", affirme son directeur, Jean-Paul Gonzalez.

La Comuf, elle, a porté plainte contre X pour "déversement" à son insu "de produits chimiques" sur sa propriété. Elle a toutefois mis en cause Geofor qui, dit-elle dans un communiqué, "semble avoir déversé de manière illicite des produits chimiques" sur sa décharge jusqu'à récemment très accessible, sur un immense terrain aux pistes bien aménagées et fréquemment empruntées, souligne un de ses techniciens.

Depuis la polémique, des barrières et agents de sécurité ont été mis aux points d'accès. "On n'y est pour rien, dans cette histoire!", assure le technicien en faisant visiter le site incriminé à des journalistes. Un terrain plat parsemé d'herbes avec, en contrebas, un lac où la Comuf conserve tous ses déchets - "le stockage sous eau". On y voit une partie de conteneur, une vieille citerne d'où s'échappe un liquide noir huileux... "On est parti en vacances en novembre et à notre retour, paf, il y a cette histoire!". "Nous, on peut dormir sur nos deux oreilles. (...) On a suivi toutes les procédures mais on préfère ne pas s'exprimer pour l'instant", déclare-t-on à Geofor, basée à Yaoundé, promettant de communiquer sur le dossier la semaine prochaine. Un employé avance que Geofor n'a rien fait d'"illicite" et n'a pas transporté de produits chimiques. A quelques pas de ses locaux, il montre "des restes" de la cargaison: ferraille, carcasses de congélateurs et machines à laver...

Quid du côté santé depuis l'enfouissement des déchets supposés toxiques? "Au niveau pathologique, nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer ou infirmer qu'il y a eu des cas liés" à ces produits présumés toxiques, répond Dr Angélique Kombila, médecin-chef de l'hôpital Jean-Claude Andrault de Mounana. "Il faut d'abord connaître la nature même de ces déchets", ce qui n'est pas encore le cas, précise-t-elle.


Au Conseil d'Etat, la définition du déchet nucléaire varie au fil des saisons
Source : Le Monde| 22.05.10 | Hervé Morin

C'est la question qui dérange l'industrie du retraitement nucléaire et qui démange Greenpeace : qu'est-ce qu'un déchet radioactif ? De la réponse juridique donnée dépend en effet l'attitude à adopter vis-à-vis de matières issues du retraitement par Areva, à La Hague (Manche), des combustibles nucléaires usés de clients étrangers.

Ces opérations permettent de récupérer du plutonium (1 %), susceptible d'être réutilisé comme combustible sous forme de MOX ; de l'uranium (95 %), qu'il faut réenrichir si l'on veut le réemployer ; des produits de fission et actinides mineurs (4 %), déchets ultimes à stocker. Ce processus produit aussi effluents et rebuts.

La loi dite "Bataille sur les déchets" de 2001 prévoyait un retour vers leur pays d'origine des déchets issus du retraitement. La loi de 2006 reprend ce principe, qualifiant les déchets radioactifs de "substances radioactives pour lesquelles aucune utilisation ultérieure n'est prévue ou envisagée".

Greenpeace avait tiqué sur le flou de ce dernier terme et avait décidé d'attaquer, devant le Conseil d'Etat, le décret d'application du 3 mars 2008, qui exclut du bilan des matières réexpédiées "celles qui se trouvent sous forme de matières valorisables, de rejets autorisés ou de déchets occasionnés par le seul usage des installations de l'exploitant".

Poubelle

La définition de ce qu'est une matière "valorisable" reste, elle aussi, sujette à interprétation. Le texte "revient à faire peser le coût du retraitement des combustibles usés étrangers sur les populations et les générations futures françaises, qui ne tirent en contrepartie aucun bénéfice des contrats d'Areva", plaide Greenpeace, pour qui l'industriel fait de la France une "poubelle nucléaire", accueillante pour les déchets étrangers, afin de mieux exporter ses centrales...

L'association pensait avoir été entendue : en première audience, le 10 juillet 2009, le rapporteur public avait proposé l'annulation partielle du décret. Mattias Guyomar avait même proposé de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, ce qui aurait peut-être abouti à une définition internationale du déchet radioactif.

Greenpeace a rapidement dû déchanter. Areva a produit de nouvelles pièces, qui ont relancé la procédure contradictoire, "particulièrement fructueuse", selon M. Guyomar. Elle a abouti, vendredi 21 mai, à voir celui-ci prendre le total contre-pied de la position qu'il défendait à l'été 2009.

L'avocat d'Areva n'a rien trouvé à y redire. Celui de Greenpeace, Alexandre Faro, ne cache pas son dépit. Il n'a guère d'espoir de voir les magistrats du Conseil d'Etat contredire le rapporteur public. Décision attendue dans une quinzaine de jours.

Trois pays européens vont enterrer leurs déchets radioactifs !
Trois pays européens dont la France vont, d'ici quinze ans, enterrer leurs déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes. Cette option est jugées comme la plus sûre sur le très long terme, ont indiqué des responsables.

La Suède et la Finlande ont déjà retenu des sites et Paris en sélectionnera un d'ici 2013. D'autres pays européens comme la Grande Bretagne sont également en passe de leur emboiter le pas.

Près d'un tiers de l'électricité consommée en Europe est d'origine nucléaire, avec 145 réacteurs au total en activité dans quinze pays et huit en construction, selon les derniers chiffres.

La Finlande sera la première à utiliser ce mode de stockage des déchets radioactifs à partir de 2020, ont précisé les experts européens lors d'une présentation à la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science réunies du 18 au 22 février à San Diego.

La Suède en fera de même trois ans après et la "France prévoit de débuter en 2025 des opérations de stockage de déchets nucléaires vitrifiés, provenant du retraitement, dans des grandes profondeurs géologiques", a précisé le directeur général adjoint du centre de recherche conjoint de la Commission européenne.

La Suisse est également à la recherche d'un site pour entreposer ses déchets radioactifs. La Société coopérative nationale pour l'entreposage des déchets radioactifs a retenu six lieux qui sont à l'étude. La décision finale ne devrait pas tomber avant une dizaine d'années.

L'objectif à terme est que la Suisse dispose d'un dépôt pour déchets faiblement et moyennement radioactifs en 2030 et un autre pour les hautement radioactifs en 2040.

Echec de l’enfouissement des déchets radioactifs en Allemagne : des leçons à tirer pour la France

- Echec total des options d’enfouissement des déchets radioactifs en Allemagne : la prolongation de la durée de vie des réacteurs devient anticonstitutionnelle !

- Tirons les leçons de l’exemple allemand : renonçons dès à présent à l’enfouissement et sortons du nucléaire au plus vite.

L’ancienne mine de sel d’Asse, dans le Nord de l’Allemagne, qui accueille depuis plus de 40 ans des déchets nucléaires de faible et moyenne activité à vie longue (FAVL et MAVL) est à nouveau au cœur d’un scandale passé sous silence en France. Dès les premiers dépôts, ce « centre de recherche modèle », présenté comme parfaitement étanche, était déjà sujet à des infiltrations d’eau. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 12 m3 d’eau qui pénètrent chaque jour dans la mine ; des affaissements ont déjà eu lieu, les galeries fragilisées menacent de s’effondrer sur les déchets et la saumure dans laquelle baignent les fûts risque à moyen terme de contaminer les nappes phréatiques et les sols d’une région entière. Notons enfin la présence de 28 kg de plutonium (dont 10 microgrammes suffisent à tuer un être humain) au milieu des déchets de faible et moyenne activité… La catastrophe est imminente, plus seulement pour d’hypothétiques générations futures, mais dans les décennies à venir !

Devant cet état de délabrement dénoncé depuis des années par les populations locales, le Ministre de l’Environnement et de la Sûreté Nucléaire Norbert Röttgen (CDU, conservateur) préconise comme réponse provisoire de retirer de l’ancienne mine les 126 000 fûts, dont on ignore l’état de corrosion. Dix années au moins seront nécessaires pour cette opération, dont le coût est estimé par les autorités à 3,7 milliards d’euros. Les associations appellent à mettre en œuvre au plus vite cette option, « la moins pire de toutes ». Toutefois, elles soulignent que le problème des déchets n'en sera pas réglé pour autant, et continuent de dénoncer une gestion irresponsable.

Face à cette impasse avérée, comment peut-on raisonnablement préconiser une prolongation de la durée de vie des réacteurs, et donc entériner la production de nouveaux déchets ? Pour une part croissante de la classe politique allemande, un tel choix serait anticonstitutionnel. Le Ministre Norbert Röttgen a d’ailleurs réaffirmé la nécessité de remplacer au plus vite (d’ici 2020) le nucléaire par les renouvelables. Cette déclaration trouve écho jusque dans les rangs de la CDU, qui plaidait pourtant pour la prolongation de la durée de vie des réacteurs il y a encore quelques mois.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les autorités françaises à tirer les leçons de l’expérience allemande, pour éviter, tant qu’il en est encore temps, de s’engager dans une option promise à l’échec :

- Fermer le site de Bure prévu pour l’enfouissement des déchets radioactifs en grande profondeur, afin d'éviter des pollutions incontrôlables et irrémédiables

- Annuler le projet de création du centre d'enfouissement pour les déchets dits "FAVL", prévu pour être également implanté dans l'Est de la France

- Et surtout, arrêter la production des déchets par l’arrêt de la construction de nouveaux réacteurs et par une décision de sortie du nucléaire dans les plus brefs délais.


Déchets nucléaires: l'organe de sécurité soutient les sites de la Nagra en Suisse

Berne (awp/ats) - Les six sites identifiés en Suisse par la Nagra comme pouvant potentiellement accueillir des déchets nucléaires ont obtenu l'approbation de l'inspection fédérale en matière de sécurité. Ils ont franchi cette étape tant en ce qui concerne la sécurité que la faisabilité technique.

La Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) a suggéré fin 2008 six domaines d'implantation géologiques: pied sud du Jura, Weinland zurichois, nord des Lägeren, Bözberg, Südranden et Wellenberg. Ces zones se prêtent, selon elle, à la construction d'un dépôt pour déchets de faible et moyenne activité, d'un dépôt pour déchets de haute activité, voire d'un dépôt pour toutes les catégories de déchets (dépôt combiné).

Les sites proposés par la Nagra ont fait l'objet d'un examen de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) au cours des derniers mois. Se fondant sur une série de critères, cette instance est arrivée à la conclusion que la Nagra a effectué ses analyses correctement et dans le respect du cadre établi, a indiqué jeudi l'Office fédéral de l'énergie (OFEN).

Le rapport d'expertise de l'IFSN sera maintenant soumis à l'avis de la Commission fédérale de sécurité nucléaire CSN. Cette commission remettra sa prise de position d'ici deux mois environ. Le Conseil fédéral devrait examiner la question vers la mi-2011. Plusieurs étapes suivront encore avant que la Nagra puisse déposer des demandes d'autorisation générale pour les dépôts.

Vote communal contre le projet d'enfouissement de déchets-poisons nucléaires

Reynel (Haute-Marne et proche de Bure) vient de voir ses élus se réunir et prendre une délibération "coup de semonce" : "Le Conseil Municipal de la Commune de Reynel, après avoir pris connaissance de la position du Conseil Municipal de la Commune de Bonnet (55) qui refuse sous son territoire l’implantation de tout centre de stockage de déchets radioactifs en raison des incertitudes et conséquences à long terme pour les populations et l’environnement (...)

Apporte, à l’unanimité, un soutien déterminé à la Commune de Bonnet et refuse également tout stockage de déchets radioactifs de quelque nature qu’ils soient sous le territoire de sa commune."

Bonnet, parmi les quatre communes ciblées (les autres étant Bure, Ribeaucourt, Mandres) a vu la majorité de son Conseil municipal se dresser par un vote contre le projet d'enfouissement de déchets-poisons nucléaires

(CEDRA/ Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs)

Lettre ouverte contre l'achat de conscience

Voici quelques mois, dans le cadre d'un projet supplémentaire de poubelle nucléaire (dite FAVL), un maire de la région de Bure/Soulaines/Morvilliers dénonçait publiquement les méthodes de l'Etat et de "grands" élus. Il qualifiait, avec justesse, d'"abus de faiblesse" le fait que tel ou tel public manquant cruellement de moyens se voit agiter une carotte et ainsi lui faire mettre le doigt dans un engrenage machiavélique. Aujourd'hui, d'autres n'acceptent plus cet inacceptable "achat des consciences" et le font savoir haut et fort.

La Confédération Paysanne de la Meuse adresse une Lettre ouverte au Président du Conseil Général de la Meuse
" Monsieur le Président,
Le Conseil général de la Meuse est solidaire de ses agriculteurs. Il l’a montré à l’automne en votant une motion de soutien à nos revendications, notamment dans la crise laitière. Il le montre de nouveau en votant une aide exceptionnelle de 400 000 euros qui abondera les soutiens publics déjà débloqués ; un baume léger sur les plaies béantes ouvertes par cette crise issue de la dérégulation européenne.

Mais quand on découvre que ces fonds viennent du GIP Meuse – l’argent du labo de Bure -, on n’appelle plus cela de la solidarité, mais de l’achat de consciences à bon compte ! Quel paysan en difficulté financière pourra refuser ce soutien, même s’il désapprouve le cadeau empoisonné et sans doute incontrôlable, que s’apprête à faire la filière nucléaire aux générations futures ?

Que l’on soit paysan, salarié d’entreprise, propriétaire de son logement, patron de PME, commerçant, sportif, simplement citoyen : n’oublions pas que depuis quinze ans, cet argent anesthésiant s’infiltre partout dans l’économie meusienne et haut marnaise. Dans le but très clair de « faire accepter »… ce qui n’est pas acceptable : l’enfouissement !

Monsieur le Président, les paysans meusiens ne vous remercieront pas pour cette action facile. Ils préfèreraient qu’avec tous les élus départementaux, régionaux, nationaux et européens, vous vous joigniez à eux pour exiger des décideurs européens une véritable politique agricole avec maîtrise des volumes produits, abandon du dumping à l’exportation des excédents, priorité redonnée à l’alimentation des européens, relocalisation des productions, avec des prix rémunérateurs. Pour que l’agriculture fasse vivre ses actifs sans grossir les rangs des précaires et sans emploi. Pour que nous n’ayons pas besoin tous les deux ans d’aides au revenu.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.
Antoine La Marle, Porte parole de la Confédération Paysanne de la Meuse.

L'usine Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire) bloquée par des grévistes

PARIS - L'usine Areva de Saint-Marcel (Saône et Loire), premier site industriel du groupe nucléaire, est bloquée depuis mercredi soir par des grévistes qui réclament des hausses de salaire à l'appel de la CGT a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Le site est toujours bloqué", a indiqué jeudi en milieu d'après-midi à l'AFP l'équipe de sécurité, la seule à avoir pu entrer depuis mercredi soir dans l'usine, qui emploie près d'un millier de personnes à la fabrication de réacteurs nucléaires.

La direction a déclaré pour sa part à l'AFP que les négociations se poursuivaient.
Selon Jacques Masdebail, délégué syndical central CGT chez Areva, la grève avait démarré mercredi à l'aube et le blocage du site a commencé aux alentours de minuit, les négociations débutant le lendemain dès 8 heures.

"Les grévistes demandent une accélération de la négociation et veulent une prime exceptionnelle, une meilleure répartition de la rentabilité du groupe", a ajouté M. Masdebail.

De source concordantes la CGT n'a pas voulu de proposition de la direction: une hausse de 2,2% des salaires en 2010, se composant d'une progression générale de 1,9%, à laquelle s'ajoute une enveloppe de +0,3% pour des hausses plus ciblées, afin de diminuer les discriminations.

Le "talon" (hausse minimum pour tous les salariés ) proposé, d'un montant de 25 euros, a provoqué "le rejet des salariés", a indiqué M. Masebail.

Une autre conflit s'était achevé à la mi-février chez Cezus, filiale d'Areva à Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire), après une hausse générale des salaires de 1,7% avec un "talon" de 38 euros par mois.


Les politiciens pro-nucléaires rivalisent dans l'incompétence
Le maire socialiste de Gravelines voudrait un EPR : la réduction des rejets de CO2 passera par le nucléaire ou d'autres énergies non encore maîtrisées.

GRAVELINES (Nord) - Bertrand Ringot, maire socialiste de Gravelines, commune proche de Dunkerque, a proposé l'implantation d'un réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) dans sa commune si la raffinerie Total de la ville devait finalement être fermée.
Le sort de la raffinerie de Dunkerque doit être discuté au cours d'un comité central d'entreprise le 8 mars.

"Il n'y a pas 36 solutions: soit Total revient sur sa décision, soit il y a décision de l'Etat de faire en sorte que Total revienne sur sa décision (...), soit il y a une très lourde et importante mesure de compensation", a déclaré le maire dans une interview à la radio locale France Bleu Nord qu'il a faite parvenir à l'AFP.

"Depuis plusieurs années, je suis candidat à l'accueil d'un réacteur EPR", a poursuivi le maire en mettant en avant l'augmentation de la consommation d'électricité.

Selon lui, dans le contexte de partenariats entre groupes industriels, "Total peut très bien être partie prenante d'un réacteur EPR à Gravelines", alors que la centrale actuelle de Gravelines a 30 ans. "Nous savons qu'à terme il y aura une   déconstruction-reconstruction".

M. Ringot fait également valoir que les programmes nucléaires sont relancés dans des pays comme l'Angleterre et l'Italie et que la réduction des rejets de CO2 passera par le nucléaire ou d'autres énergies non encore maîtrisées.

Jusqu'ici, deux sites de réacteurs EPR ont été choisis en France, l'un actuellement en construction à Flamanville (Manche) et un second dont les travaux devraient démarrer en 2012 à Penly (Seine-Maritime).

La patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, sous la pression de résultats médiocres

PARIS - Difficultés de l'EPR, cession à contrecoeur de la filiale T&D, débats houleux sur la filière nucléaire française: la présidente d'Areva Anne Lauvergeon, au centre de nouvelles rumeurs sur son éventuelle éviction, est sous pression depuis plusieurs mois.
Selon le site d'information financière Wansquare, l'Elysée aurait décidé de mettre fin dans les prochains jours à son mandat qui court théoriquement jusqu'en 2011, une information qu'a démentie la présidence et que le groupe a refusé de commenter.

Depuis plusieurs mois, la presse s'interroge régulièrement sur l'avenir de la patronne d'Areva, qui a vu les difficultés s'accumuler en 2009.

Dès février, le groupe allemand Siemens, qui possède 34% dans Areva NP, la filiale de réacteurs du groupe nucléaire, annonce son intention de tourner le dos à son partenaire français pour s'allier au groupe russe Rosatom.

Fin juin, nouveau coup dur: "Atomic Anne", comme la surnomment les Américains, est contrainte, pour assurer le financement du groupe, d'accepter la cession de la division Transmission et Distribution de son groupe, en échange d'une ouverture du capital, actuellement détenu à plus de 97% par l'Etat.

A l'automne, à contrecoeur, Anne Lauvergeon cède donc Areva T&D aux sociétés françaises Alstom et Schneider, qui entendent se partager les deux pôles de la filiale. Une solution qu'elle avait pourtant exclue en juin, assurant qu'il n'y aurait pas de "vente à la découpe".

Et la fin de l'année n'a guère été plus rose: Abou Dhabi a préféré l'offre du groupe sud-coréen Kepco à celle du consortium français regroupant notamment EDF, GDF Suez, Total et Areva, qui tentait de lui vendre le réacteur de 3e génération EPR, fleuron du groupe d'Anne Lauvergeon. Un contrat évalué à 20 milliards de dollars.

Les retards sur les chantiers de l'EPR en Finlande et, dans une moindre mesure, à Flamanville (Manche) et la mise en garde des autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise sur son système de contrôle-commande avaient déjà jeté une ombre sur le réacteur.

L'échec d'Abou Dhabi a conduit certains observateurs à s'interroger sur la stratégie "haut de gamme" d'Anne Lauvergeon: l'EPR, dont les standards de sécurité sont très élevés, est en effet plus cher que d'autres réacteurs concurrents et jugé trop puissant pour certains clients potentiels.

Ce camouflet a plus généralement relancé le débat sur la filière nucléaire française. Celui-ci avait déjà été engagé tambour battant par Henri Proglio lors de son arrivée à la tête d'EDF cet automne. Avant même sa prise de fonctions, ce dernier avait affirmé vouloir faire d'EDF, qui se dispute avec Areva le leadership du nucléaire français depuis des années, le chef de file de la filière en France.

Il avait même critiqué ouvertement la fusion, menée par Anne Lauvergeon, de Framatome, fabricant de réacteurs, et de la Cogema, fournisseur de combustibles, qui a donné naissance à Areva en 2001. Une remise en cause directe du modèle "Nespresso" vanté par Mme Lauvergeon, Areva vendant à la fois la "cafetière" - les réacteurs - et les "capsules" - le combustible.

Bien que rapidement remis à sa place par le gouvernement, M. Proglio a encore manifesté son désir de faire d'EDF le "capitaine" de l'équipe de France du nucléaire début février. Et les deux groupes se sont à nouveau opposés ouvertement sur la gestion des déchets nucléaires début 2010. Au point que leurs deux patrons ont été convoqués à Matignon. Au printemps, l'ex-PDG d'EDF François Roussely, nommé par le président de la République, doit d'ailleurs remettre une étude sur l'avenir du nucléaire français.

l'Elysée dément un prochain départ d'Anne Lauvergeon de Areva

PARIS - L'Elysée aurait décidé de mettre fin dans les prochains jours au mandat d'Anne Lauvergeon, présidente du directoire du groupe nucléaire public Areva, affirme jeudi le site d'informations financières Wansquare, une information démentie par l'Elysée.
"L'Elysée aurait décidé de se séparer de la patronne d'Areva dans les tout prochains jours", écrit Wansquare, site appartenant au groupe Le Figaro, citant des "informations recueillies dans l'entourage du président de la République".

C'est "faux", a-t-on indiqué à l'Elysée. Contacté par l'AFP, Areva s'est pour sa part refusé à tout commentaire, de même que Bercy. Sur son site internet, l'hebdomadaire l'Express affirme pour sa part jeudi que l'Elysée "aurait même choisi (la) remplaçante" de Mme Lauvergeon, en la personne de Pascale Sourisse, actuellement membre du comité exécutif du groupe Thales. Un nom également évoqué par le magazine Challenges, qui cite aussi le PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu. Rhodia et Thales n'ont souhaité faire aucun commentaire sur ces informations.

Anne Lauvergeon a été reconduite dans ses fonctions en juin 2006 pour cinq ans.
Des rumeurs de presse ont régulièrement circulé sur un départ prochain de cette patronne emblématique, notamment au moment de l'échec fin décembre du consortium français à décrocher un contrat géant de 20 milliards de dollars à Abou Dhabi.

Cet échec avait mis en lumière les problèmes de coordination de la filière nucléaire française, sur fond de divergences entre Anne Lauvergeon et le nouveau patron d'EDF Henri Proglio.

Nommé par Nicolas Sarkozy, l'ex-PDG d'EDF François Roussely doit remettre au printemps une étude sur l'avenir de la filière nucléaire dans l'Hexagone. "Plutôt que d'attendre les conclusions de la commission Roussely sur la filière nucléaire, qui seront forcément sujettes à caution, le pouvoir préfère prendre prétexte du coût de l'EPR finlandais pour solder +l'ère Lauvergeon+", affirme Wansquare.

Destiné à devenir le premier réacteur EPR au monde, le réacteur d'Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande, devait initialement être inauguré à l'été 2009, mais compte déjà trois ans de retard. Un deuxième EPR est aussi en cours de construction à Flamanville (Manche). Selon Wansquare, l'Etat pourrait décider de la fin du mandat d'Anne Lauvergeon lors "du conseil de surveillance qui se tiendra la semaine prochaine, afin d'arrêter les comptes du groupe". Areva doit publier ses résultats annuels jeudi 4 mars.

En Grande-Bretagne, EDF relance le processus de vente de son réseau de distribution

LONDRES - Le groupe français EDF, premier producteur européen d'électricité, a relancé le processus de vente de son réseau de distribution au Royaume-Uni qui a déjà suscité l'intérêt de quatre acheteurs potentiels, écrit dimanche le Sunday telegraph.

Le projet de "vente du réseau de distribution d'électricité (au Royaume-Uni) du géant de l'énergie français EDF, opération de 4 milliards de livres (4,47 milliards d'euros, ndlr), a été remis sur les rails et la remise des premières offres devrait intervenir mi-mars", écrit le journal, faisant référence à des "sources proches du dossier".

Des documents à cette fin ont été envoyés en début de mois, prévoyant néanmoins que le processus pourrait être interrompu si l'opération n'attirait pas suffisamment les convoitises, a relevé le journal.

D'ores et déjà, quatre entités auraient fait part de leur appétit: un consortium composé du groupe australien Macquarie, d'un fonds de pension canadien et du fonds souverain d'Abu Dhabi ADIA; Scottish and Southern energy (SSE) allié au fonds de pension canadien Borealis; le distributeur britannique National grid; Cheung Kong infrastructure (CKI), contrôlé par le richissime homme d'affaires hong-kongais Li Ka-shing.

EDF Energy, filiale britannique du groupe français, avait annoncé en octobre son intention d'examiner ses options sur l'avenir en son sein de son réseau de distribution après l'acquisition de British Energy en 2008. Elle revendiquait la place de numéro un britannique dans cette activité de distribution.

La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Energie) : le dogmatisme conduit à la gabegie

La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Energie) vise à introduire davantage de concurrence sur le marché français de l'électricité. Elle prévoit pour ce faire qu'EDF cède à ses concurrents un volume donné de son électricité d'origine nucléaire pour un prix fixé à l'avance.

Le projet de loi présente le risque de ne pas atteindre son objectif tout en introduisant un danger évident pour EDF , en particulier si le prix de cession fixé est trop bas. Et de mettre un peu plus à mal le service public de la distribution électrique. Deux ingénieurs EDF interpellent les élus et attirent leur attention sur les risques portés par le projet de loi. Le calendrier parlementaire n'est pas arrêté à ce jour.

Le projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission Européenne pour établir en France un marché de l’électricité plus concurrentiel qu’il ne l’est actuellement. Ce projet s’il est adopté dans sa forme envisagée actuellement est très dangereux pour le système électrique français et sa capacité à satisfaire dans l’avenir les besoins de notre pays.

Une idée communément répandue et partagée par de nombreux responsables et décideurs : le développement du parc électronucléaire a été financé par les contribuables français.  EDF a en fait entièrement supporté le financement par l’autofinancement d’une part et par l’emprunt d’autre part. EDF a par ailleurs assumé les risques financiers (taux de change par exemple). Aucune dotation en capital n’a été accordée par l’Etat.

L’électricité serait-elle un bien comme un autre il doit y avoir concurrence entre divers fournisseurs? La production, le transport et la distribution d’électricité font appel à des investissements coûteux. Leur mise en œuvre demande une constante de temps de plusieurs années. Ceci n’a rien à voir avec le marché des denrées alimentaires ou des vêtements qui peuvent évoluer en quelques mois. Il est FAUX de croire que l’on trouvera toujours quelqu’un pour produire et fournir de l’électricité. Dans une période de raréfaction des capitaux, ceux-ci s’orientent vers des réalisations les plus rentables à court terme. Il importe de donner une visibilité d’au moins 10 ans aux électriciens pour mettre en place les moyens de répondre à l’évolution de la demande. Sinon très vite, en l’absence de création de nouvelles infrastructures de production, transport, distribution, il sera impossible de répondre à la demande et la pénurie s’installera.

Ce sera le retour des coupures de courant, la dégradation de la qualité du courant fourni, avec toutes les conséquences sur la vie économique et la vie courante que l’on peut imaginer. Défaillances des systèmes informatisés, cités partiellement plongées dans l’obscurité, recrudescence de l’insécurité, … La conséquence est que l’on demandera encore à l’opérateur historique de pallier les carences de ses concurrents traders. La conséquence est qu’il n’y aura pas plus de concurrence à la production qu’aujourd’hui.

La loi prétend qu'en vendant de l’énergie à prix coûtant, l’opérateur historique contribue à l’établissement d’un marché concurrentiel. Faux car la vente d’électricité à prix coûtant ne prend pas en compte les risques financiers, industriels et sociaux les coûts de recherche et développement relatifs aux équipements futurs, les dépenses d’investissement pour les nouveaux moyens à construire dans l’immédiat. S’agissant des réacteurs nucléaires EPR dont un est en cours de construction à Flamanville et le second sera bientôt érigé à Penly, la valeur du coût complet a été définie dans le document national des coûts de référence.

Vendre l’électricité à un coût inférieur à ce coût complet obérerait tout investissement nouveau chez les producteurs d’électricité – chez l’opérateur historique mais aussi chez les nouveaux opérateurs entrants. Ce serait un effet contreproductif pour la loi NOME. La loi n’atteindra l’objectif d’une plus grande concurrence que si tous les opérateurs sont encouragés à investir et non pas dissuadés de le faire.

La loi aura-t-elle pour effet un réel marché plus dynamique et moins marqué par un fournisseur unique ? Bien sûr que non car la vente par EDF d’une partie de sa production d’électricité d’origine nucléaire à prix bradés va favoriser l’émergence de « traders » d’électricité, dont l’objectif sera de maximiser le bénéfice, sans apporter une valeur ajoutée au système. Cela pourra créer momentanément l’émergence d’une bulle spéculative dont la durée de vie sera limitée. Sachons nous souvenir de l’exemple d’ENRON – société de trading en Californie qui a ruiné bon nombre de personnes dans les années 90.

Récemment, la CRE a rendu un arbitrage obligeant POWEO à prendre sa part des coûts des services systèmes que cette société refusait d’assurer ce qui illustre bien que les concurrents ne veulent pas assumer les services indispensables au bon fonctionnement du service électrique en laissant cette charge exclusivement à l’opérateur historique. C’est encore plus vrai dans le domaine de la production des éoliennes et du photovoltaïque qui n’ont aucune responsabilité en matière de réglage de fréquence et de tension.

Ces « traders » laisseront la responsabilité technique, économique et sociale à l’opérateur historique du désastre annoncé.  Comment mettre en place au niveau de l’électricité de réelles dispositions comme celles anvisagées dans le secteur financier pour éviter l’activisme spéculatif.

La loi Nome permettra-t-elle d’avoir des tarifs plus avantageux ? Dans le monde entier chaque fois que l’on a voulu imposer la concurrence en matière de marché de l’électricité, du gaz, cela s’est traduit par une augmentation des tarifs. Ainsi certains états des USA où l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité a débuté au début des années 90 sont en train de revenir à la situation précédente de marché régulé.  Seule l’industrie des télécommunications a vu ses tarifs baisser un peu. Cela tient en particulier que la majorité des investissements (réseaux) importants ont été réalisés avant la mise en concurrence et que celle-ci est intervenue sur un marché en fort développement (avec la téléphonie mobile et internet en particulier).

Dans le monde, les électriciens se regroupent et ce mouvement se développe également en Europe. Toutes les lois voulant favoriser l’émergence de « petits » coûteront fort cher aux contribuables et sont irrémédiablement vouées à l’échec. A terme les clients verront leur facture augmenter et la continuité de la fourniture d’électricité deviendra de plus en plus aléatoire.

En conclusion, ce type de loi présente un risque évident pour l’avenir de notre système électrique et toujours un caractère d’irréversibilité eu égard au nombre d’intérêts financiers en jeu.  La mise en œuvre de cette loi se traduirait de surcroit par une réelle perte de valeur de l’entreprise dont les principales victimes seraient l’Etat lui-même c'est-à-dire les Français (85% des actions) et les petits actionnaires dont les actionnaires salariés (2ème actionnaire après l’état).

Paris réunit 65 pays sur l'accès au nucléaire civil, un marché de la mort prometteur

PARIS - La France réunit lundi et mardi à Paris 65 pays pour une conférence internationale destinée à les aider à acquérir l'énergie nucléaire civile et les éloigner de la tentation de l'arme atomique, une orientation diplomatique qui vise aussi un marché financièrement prometteur.

Les parias d'hier, comme la Syrie, épinglée dans le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour son absence de coopération, et la Libye, ont été conviés à cette rencontre. Elle sera ouverte par le président français Nicolas Sarkozy, clôturée par son Premier ministre François Fillon et animée notamment par le patron de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano.

Ces pays devraient y côtoyer Israël et le Niger, producteur d'uranium et où un coup d'Etat vient de se produire, mais aussi la Russie, la Chine, le Brésil ou les Etats-Unis. Mais pas l'Iran, ni la Corée du Nord, coupables "de violations graves de leurs obligations internationales" en matière de non-prolifération nucléaire, précise-t-on à Paris.

"Depuis quelques années, une soixantaine d'Etats dans le monde ont manifesté un intérêt ou un regain d'intérêt pour le nucléaire civil et cette conférence vise à répondre à leur demande et à la nécessité de les accompagner dans cette voie de manière responsable", résume sous couvert d'anonymat un responsable français.

Cette volonté d'encadrement et d'offres de coopération s'exprime sur fond de perspectives de marchés juteux. Le besoin en énergies non émettrices de CO2 a explosé dans le monde, et la France dispose d'une large compétence en la matière. Pourtant le nucléaire dégage aussi du CO2 et des gaz à effets de serre.

"La conférence ne sera pas une foire commerciale ou un Bourget du nucléaire", s'insurge un autre responsable français à l'évocation d'éventuels contrats et en allusion au salon aéronautique biennal du Bourget près de Paris.

Selon la World Nuclear Association, plus de 450 nouveaux réacteurs devraient être construits dans le monde d'ici à 2030, soit un marché de plusieurs centaines de milliards de dollars. Parmi les "néo-accédants" au nucléaire civil figure par exemple la Jordanie, qui a des ressources en uranium mais ni pétrole ni gaz, et des besoins énergétiques croissants. Ce pays, qui part de zéro, a besoin d'une coopération bilatérale et multilatérale, résume un expert. Il lui faut une législation, une autorité de sûreté nucléaire, un programme de formation d'ingénieurs, un plan de financement, choisir un ou des sites.

Les quelque 700 ministres, hauts fonctionnaires et industriels attendus au siège de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont conviés à des tables rondes sur l'ensemble de ces sujets. La conférence devrait permettre aussi aux intervenants d'évoquer les transferts de technologie et les "lignes rouges" à ne pas franchir à ce sujet afin d'éviter tout détournement de programmes civils vers des applications militaires. La sûreté, pour éviter tout incident nucléaire au sein des installations, et la sécurité, pour empêcher tout vol de matériaux à des fins terroristes, seront enfin abordés. Ce thème de la sécurité nucléaire doit être au centre d'un sommet de chefs d'Etats et de gouvernement convoqué les 12 et 13 avril à Washington par le président américain Barack Obama. La conférence de Paris sera "très complémentaire" de celle de Washington, selon un diplomate. Elle vise aussi à valoriser, lors de l'examen en mai à New York du Traité de Non-Prolifération, le volet du développement du nucléaire civil aux côtés de ceux du désarmement nucléaire et de la non-prolifération, précise-t-il.

Un leurre et une illusion, nucléaire civil et nucléaire militaire sont indissociables et targiquement mortifère et destructeur de la santé et de la vie!


Nucléaire militaire : trafic, transferts et prolifération
©AFP
Le Havre: un départ pour la Russie de convoi d'uranium bloqué par Greenpeace
LE HAVRE - Le convoi d'uranium pour la Russie bloqué durant dix heures mardi à Pierrelatte (Drôme) par Greenpeace a été embarqué sur un navire qui a appareillé dans la nuit de mercredi à jeudi du Havre pour la Russie, a-t-on appris jeudi auprès de l'association écologiste et du port.

Des militants de Greenpeace s'étaient enchaînés mardi matin aux voies de chemin de fer et aux grilles de l'usine d'enrichissement Eurodif (groupe Areva) implantée sur le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte, empêchant le départ du convoi. Le blocage avait pris fin dix heures plus tard avec l'intervention de gendarmes qui avaient expulsés les militants des lieux.

Le train avait pu partir mardi soir, non à destination de Cherbourg comme prévu initialement mais vers Le Havre où l'uranium a été embarqué à bord du cargo Kapitan Kuroptev battant pavillon maltais. Le navire a appareillé jeudi vers 1H00 à destination de Saint-Pétersbourg.

L'un des porte-parole de Greenpeace Axel Renaudin s'est félicité de cette action "qui a contraint Areva à changer d'itinéraire". L'organisation écologiste réclame un moratoire sur ces transferts en assurant qu'il ne s'agit pas d'uranium mais de déchets nucléaires.
De son côté, Areva affirme que la cargaison est composée d'hexafluorure d'uranium qui sera enrichi en Russie avant de revenir en France et d'être transformé en combustible nucléaire. Ces transferts s'effectuent dans le cadre d'un contrat qui expire fin 2010 et qui permet d'alléger le travail de l'usine Eurodif lorsqu'elle tourne à plein régime, selon Areva.

L'AIEA inquiète que l'Iran puisse être en train de fabriquer une arme atomique

VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est dite inquiète des informations sur les activités nucléaires de l'Iran, selon lesquelles Téhéran pourrait être en train de fabriquer l'arme atomique, selon un rapport confidentiel obtenu jeudi par l'AFP.

"L'information dont dispose l'agence (...) soulève des inquiétudes sur l'existence potentielle d'activités secrètes passées ou présentes de l'Iran liées au développement d'un charge nucléaire pour un missile", a indiqué le directeur général de l'agence onusienne Yukiya Amano dans son premier rapport adressé au Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

L'agence a ainsi fait pour la première fois état de ses inquiétudes sur des activités en cours de l'Iran, alors que dans les précédents rapports il n'était question que d'activités passées.

Par ailleurs, le rapport a confirmé que Téhéran a bien commencé à enrichir son uranium à un niveau élevé, soit 19,8%, dans son usine de Natanz entre le 9 et le 11 février. Jusqu'ici Téhéran n'avait enrichi son uranium qu'à 3,5%, niveau suffisant pour servir de combustible à une centrale nucléaire.

En revanche de l'uranium enrichi à 20% pourrait rapprocher l'Iran de la capacité nécessaire pour fabriquer une bombe nucléaire, pour laquelle il faut toutefois de l'uranium enrichi à plus de 90%, selon les experts.

Le régime islamique avait affirmé à de nombreuses reprises que cet uranium enrichi à 20% devait servir à produire du combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran où sont fabriqués des d'isotopes médicaux dont l'Iran a urgemment besoin.
Toutefois ce processus d'enrichissement a commencé sans attendre l'arrivée des inspecteurs de l'agence onusienne à l'usine de Natanz, ajoute le rapport.

"Le 10 février, lorsque les inspecteurs de l'AIEA sont arrivés sur le site pilote d'enrichissement (PFEP Pilot Fuel Enrichment Plant) ils ont été informés que l'Iran avait déjà commencé à alimenter une cascade (de centrifugeuses) avec du UF6 (hexafluorure d'uranium) la veille au soir", selon le rapport.

Les inspecteurs ont ensuite vérifié qu'aucun des matériaux nucléaires déclarés par l'Iran n'ait été utilisé à d'autres fins que celles indiquées, a précisé le document de M.Amano.
Cependant "l'Iran n'a pas fait preuve de la coopération nécessaire qui permettrait à l'agence de confirmer que tout le matériel nucléaire en Iran est utilisé pour des activités pacifiques", selon le rapport.

Nucléaire: le rapport de l'AIEA "sans fondement"

TEHERAN - Le représentant iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique a qualifié vendredi de "sans fondement" le rapport dans lequel l'AIEA estime que l'Iran pourrait être en train de fabriquer l'arme atomique, a rapporté l'agence Fars.
Ali Asghar Soltanieh a déclaré que les informations contenues dans le rapport de l'AIEA étaient "sans fondement, montées de toute pièce et n'ont aucune validité".

Dans un rapport confidentiel obtenu jeudi par l'AFP, l'AIEA se dit inquiète des informations sur les activités nucléaires de l'Iran, selon lesquelles Téhéran pourrait être en train de fabriquer l'arme atomique.

"J'ai déclaré à de nombreuses reprises que lorsqu'ils nous ont montré ces documents, aucun d'entre eux n'étaient confidentiel ou ne portait de sceau secret", a déclaré M. Soltanieh, en référence à des documents utilisés par l'AIEA pour étayer ses soupçons.
"Il est donc prouvé que tous les documents ont été montés de toute pièces, sont sans fondement et n'ont aucune validité", a-t-il déclaré.

"L'information dont dispose l'agence (...) soulève des inquiétudes sur l'existence potentielle d'activités secrètes passées ou présentes de l'Iran liées au développement d'une charge nucléaire pour un missile", a déclaré le directeur général de l'agence onusienne Yukiya Amano dans son premier rapport adressé au Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

L'agence a ainsi fait pour la première fois état de ses inquiétudes concernant des activités en cours de l'Iran alors que dans les précédents rapports il n'était question que d'activités passées.

L'Iran ne cherche pas à obtenir l'arme atomique

TEHERAN - Le guide suprême de l'Iran et commandant en chef de ses forces armées, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré vendredi que Téhéran ne croyait pas en l'arme atomique et ne cherchait pas à l'obtenir, a rapporté la télévision publique.
"Récemment, des responsables occidentaux et américains ont répété des commentaires dépassés et absurdes selon lesquels l'Iran cherche à construire des armes atomiques", a-t-il déclaré.

"En aucun cas, nous ne croyons en l'arme atomique et nous ne cherchons pas à l'obtenir", a-t-il martelé devant un parterre de hauts responsables militaires dans le sud du pays, où l'Iran a lancé son premier destroyer.

Nucléaire: l'Iran critique le "parti pris" du chef de l'AIEA Yukiya Amano

TÉHÉRAN - L'Iran a accusé mardi le nouveau chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano de "parti pris" sur le dossier nucléaire iranien, espérant qu'il allait "changer son approche".

"Nous attendions que M. Amano adopte une position sans parti pris sur le dossier nucléaire, mais malheureusement, contrairement à ce qu'il avait annoncé, ce n'est pas le cas", a déclaré à l'AFP le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi.

"Nous espérons qu'il va changer son approche", a ajouté M. Salehi qui était interrogé en marge d'une conférence des ministres de l'Industrie de plusieurs pays en développement.

M. Amano, qui a succédé le 1er décembre à l'Egyptien Mohammad el-Baradei à la tête de l'AIEA, a estimé lundi que l'Iran ne coopérait toujours pas suffisamment avec cette institution onusienne pour lui permettre de confirmer que le programme nucléaire iranien est purement pacifique.

M. Amano a fait ce constat en ouvrant à Vienne la réunion de mars du Conseil des 35 gouverneurs de l'AIEA, largement consacrée à l'Iran.

Dans un rapport soumis aux gouverneurs et qui a circulé il y a dix jours à Vienne, M. Amano avait fait état, pour la première fois, des "inquiétudes" de l'AIEA quant aux capacités actuelles de l'Iran de fabriquer des têtes nucléaires.

Ce document, mis en avant par les pays occidentaux pour justifier la nécessité de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, a été vivement critiqué par Téhéran. Le représentant iranien auprès de l'AIE, Ali Asghar Soltanieh, l'a qualifié lundi d'"injustifié et inacceptable", alors que le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, affirmait à Genève que l'Iran coopérait "pleinement" avec l'AIEA et qu'il allait "continuer" à le faire.

M. Salehi a réaffirmé mardi que Téhéran, dont la politique d'enrichissement d'uranium est au centre du conflit actuel avec la communauté internationale, demeurait prêt à échanger sous conditions son uranium faiblement enrichi contre du combustible hautement enrichi fourni par les grandes puissances.

Mais Téhéran, qui affirme se méfier des intentions occidentales, doit recevoir "toutes les garanties nécessaires", ce qui implique que l'échange "intervienne simultanément et à l'intérieur de l'Iran", a-t-il rappelé.

M. Salehi a également à nouveau critiqué les "conditions illogiques" imposées à un tel échange par le groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), interlocuteur de l'Iran dans le dossier nucléaire.

Les grandes puissances ont proposé en octobre à l'Iran, sous les auspices de l'AIEA, d'envoyer l'essentiel de son uranium enrichi en Russie puis en France pour qu'il y soit transformé en combustible avant d'être renvoyé à Téhéran. M. Amano a indiqué lundi que cette proposition, rejetée par l'Iran, "était toujours sur la table".

Elle avait été faite pour "assurer la poursuite des opérations du réacteur de recherche de Téhéran", a-t-il rappelé.

Si l'Iran l'acceptait, a-t-il également souligné, cela "servirait à créer un climat de confiance" avec la communauté internationale qui redoute que Téhéran, en dépit de ses dénégations répétées, ne cherche à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

France : inspection citoyenne à la base nucléaire

Samedi 3 avril 2010, une inspection citoyenne s'est déroulée à la base nucléaire aérienne 118 de Mont de Marsan, première base militaire à avoir accueilli la première bombe française, en 1964. 65 militants du collectif "non au missile M51" se sont employés à déjouer les dispositifs de sécurité mis en place par l'armée et la gendarmerie. 13 militants sont parvenus à entrer dans la base, qu'une poignée d'entre eux a pu inspecter pendant une vingtaine de minutes avant d'être interpellés sans ménagement. Ils ont tous été libérés après quelques heures d'auditions.

Cette action se déroulait dans le cadre de la journée européenne contre
l'arme nucléaire. En Belgique, plus d'un millier de militants ont tenté
d'envahir la base de Klein Brugel. 400 d'entre eux ont été arrêtés et
libérés après plusieurs heures. En Grande-Bretagne, en Turquie, en
Allemagne et en Italie, de semblables actions se sont produites.

Merci au nouveau Réseau Sortir du nucléaire de soutenir ce type
d'actions, enfin, et de permettre même à certains de ses administrateurs
d'y participer sans encourir de sanctions, comme c'était le cas il y a
encore une petite année...

Russie: incendie sur un sous-marin nucléaire en démantèlement

MOSCOU - Un incendie s'est déclaré vendredi sur un sous-marin nucléaire en démantèlement K-480, sans provoquer de hausse du niveau de radiation, ont indiqué les autorités de la ville de Severodvinsk (nord-ouest) dans un communiqué.
"L'appareil est en cours de démantèlement, le combustible nucléaire du réacteur a été déchargé", indique dans un communiqué l'administration de la ville où se trouve le chantier naval militaire Zvezdotchka.  "Il n'y a pas de danger de (contamination) radioactive pour la population", selon la même source.   L'incendie s'est déclaré lors du découpage du sous-marin, précise le service de presse de l'administration de Severodvinsk.

Corée : Pyongyang ne renoncera pas au nucléaire contre une aide économique

SEOUL - La Corée du Nord ne renoncera pas à l'arme nucléaire contre une aide économique, a assuré vendredi l'organe de presse du régime tout en répétant que les Etats-Unis devaient abandonner au préalable leur politique "hostile" envers Pyongyang.
Ce serait une "erreur de jugement" de la part de la communauté internationale que de croire que Pyongyang abandonnera ses bombes atomiques en échange d'une aide économique, a assuré l'agence de presse officielle KCNA.

"A moins que les Etats-Unis ne mettent fin à leur politique hostile et à leurs menaces envers notre république, nous n'abandonnerons pas nos armes nucléaires, même si la terre venait à se fendre", ajoute l'agence.

La Corée du Nord a mis au point des armes atomiques pour sa propre défense, et "pas pour menacer quiconque ou pour recevoir des faveurs économiques ou des récompenses", poursuit KCNA.

Pour reprendre les négociations sur son désarmement nucléaire, Pyongyang a exigé que Washington s'engage à ouvrir des négociations sur un traité de paix officiel dans la péninsule coréenne.

Pyongyang estime que les Américains sont les seuls à pouvoir offrir au régime un traité de paix, la guerre de Corée (1950-1953) s'étant terminée par un simple armistice, laissant techniquement la péninsule coréenne en état de guerre.

Les Nord-Coréens exigent aussi la levée des sanctions imposées par l'ONU à la suite de ses essais nucléaires et de tirs de missiles.

La communauté internationale tente depuis plusieurs mois de ramener Pyongyang à la table des négociations sur son programme nucléaire, interrompues en avril dernier après que l'ONU eut sanctionné un tir de missile nord-coréen.

A l'issue d'une visite à Pyongyang, l'envoyé de l'ONU, Lynn Pascoe avait déclaré le 12 février que la Corée communiste n'était "pas pressée" de reprendre ces discussions à Six qui impliquent également la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la Russie.

Victimes des essais nucléaires : histoire d’un combat en France

Alors que la loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires vient tout juste d’être promulguée au Journal officiel le 5 janvier dernier — 50 ans après la première explosion — et que les décrets d’applications font l’objet de mesquines négociations sur le nombre de maladies indemnisées, l’Observatoire des armements publie un nouveau livre* de Bruno Barrillot pour raconter l’histoire de ce combat pour la Vérité et la Justice.

Du 13 février 1960 au 27 janvier 1996, la France a effectué 210 explosions nucléaires au Sahara et en Polynésie. Des écrivains ont alerté, des journalistes ont publié des reportages, des cinéastes ont réalisé des films, des chanteurs et des poètes ont gravé dans nos têtes des mélodies inoubliables, des scientifiques échappés de la « Babel nucléaire » ont dénoncé les atteintes à l’espèce humaine, des hommes d’Église proches des peuples victimes ont donné de la voix, quelques hommes politiques ont protesté… Pourtant, pendant des années les militants ne purent compter que sur eux-mêmes, sur la puissance de leur indignation pour alerter l’opinion.

Ce livre raconte un moment de cette histoire que beaucoup n’imaginent même pas lorsqu’ils revendiquent aujourd’hui, avec raison, leurs droits de victimes des essais nucléaires. Comment un réseau se cristallisa au fil de ces deux dernières décennies autour de militants, de chercheurs, de médecins, de journalistes, d’hommes d’Église, de parlementaires, de gouvernements, de juristes… pour contraindre le gouvernement français à reconnaître les conséquences des essais nucléaires. Qui sait également combien la solidarité internationale a contribué aux petits succès de notre lutte pour la Vérité et la Justice ?

Comme le souligne Christiane Taubira, qui préface ce livre, « Bruno Barrillot, avec cette ardeur inusable, cette détermination inlassable, cette fidélité coriace, cette indignation prolifique nous livre la trajectoire tissée de petites victoires, de minuscules conquêtes, de grandes déceptions, de petits pas et de quelques larges sauts de ce que furent ces vingt-six ans de combat. Un combat difficile et périlleux, car il affronte la raison d’État. »

Pour tous les peuples qui ont eu à subir les essais nucléaires chez eux, ces « expériences » ont été autant d’agressions à leur mode de vie paisible, autant d’attentats à leur existence même et à celle de leurs descendants.

Pour tous ces jeunes militaires — ou employés — expédiés sur les sites d’« expérimentation » sans information ni préparation, les essais nucléaires qu’ils voyaient souvent comme un spectacle magnifique sont devenus pour beaucoup le prélude à une vie de souffrances.

Pour tous ces employés qu’on appelait indigènes ou « locaux », ignorant tout d’un danger qu’ils ne voyaient ni ne ne sentaient pas, les essais nucléaires ont tellement bouleversé leur conscience que nombre d’entre eux se croient encore aujourd’hui coupables d’avoir échangé leur vie et leur santé contre l’argent de la bombe.

L’AUTEURBruno Barrillot est co-fondateur de l’Observatoire des armements en 1984. Auteur de nombreux ouvrages et rapports sur les essais nucléaires et leurs conséquences, il exerce actuellement les fonctions de « Délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires » auprès du gouvernement polynésien.

note : *Victimes des essais nucléaires : histoire d’un combat, Bruno Barrillot, préface de Christiane Taubira, Observatoire des armements, Lyon, février 2010 200 pages • 15 euros + 3 euros de port. Contact : Patrice Bouveret, tél. 04 78 36 93 03 ou 06 30 55 07 09 Observatoire des armements, 187 montée de Choulans, 69005 Lyon.

La Russie s'interroge sur l'objectif du nouveau bouclier américain

MOSCOU (Russie) - La Russie "a des questions sérieuses" sur l'objectif réel du nouveau projet de bouclier antimissile américain en Europe dont la Roumanie s'apprête à accueillir des éléments, a déclaré vendredi le porte-parole de la diplomatie russe Andreï Nesterenko.

"Nous avons toujours des questions sérieuses concernant l'objectif réel du système antimissile américain", a déclaré M. Nesterenko lors d'une conférence de presse.
"Nous continuerons de nous opposer à tous les actes douteux et unilatéraux qui peuvent avoir un impact négatif sur la sécurité internationale", a-t-il poursuivi.
La Roumanie s'est dite prête à accueillir sur son territoire des éléments du bouclier antimissile américain qui est de nouveau un motif de discorde entre Moscou et Washington.

Et le ministère roumain des Affaires étrangères a indiqué le 19 février qu'il menait une campagne d'information auprès de ses voisins sur sa décision d'accueillir des intercepteurs de missiles balistiques dans le cadre du nouveau projet américain.
"Nous sommes de nouveau témoins de décisions précipitées dans le domaine de la défense antimissile en Europe", a cependant jugé M. Nesterenko, critiquant le manque de transparence des Roumains et des Américains.

"Nous sommes inquiets d'apprendre les décisions de principe sur le bouclier américain en Europe, non de nos partenaires à Washington ou à Bucarest, mais via les médias", a-t-il assené.

Le porte-parole a aussi souligné que cette approche ne correspond pas "à la vision de partenariat sur un pied d'égalité dans le domaine de défense antimissile" que Moscou appelle de ses voeux.

La Russie avait combattu un premier projet de bouclier antimissile en Pologne et en république Tchèque élaboré sous l'administration du président américain, George W. Bush, jugeant qu'il menaçait la sécurité russe. Le nouveau système, présenté par l'administration de Barack Obama en septembre, après une réévaluation de la menace balistique iranienne, est destiné à contrer des missiles non plus de longue, mais de courte et moyenne portée. Cette nouvelle approche avait été bien accueillie par Moscou dans un premier temps.

M. Nesterenko a aussi regretté vendredi que la sécurité européenne devenait "l'otage de prétendues menaces de missile qui sont définies de manière unilatérale", semblant minimiser le danger que l'Iran représente selon les Etats-Unis.

Traité de non-prolifération nucléaire

37920 signatures ont été remises au Président de la Conférence d'examen du TNP, ainsi qu'à l'Ambassadeur de France, par les 230 citoyens de France qui ont participé du 3 au 7 mai à la première semaine des travaux de la conférence. Une Cyber-Lettre demandait au Président de la République que la France respecte ses engagements au regard du Traité de non-prolifération nucléaire, prenne des initiatives en vue du désarmement nucléaire et soutienne le modèle de convention d'élimination des armes nucléaires.

Le premier bilan que nous pouvons tirer de cette participation est la reconnaissance par tous du rôle essentiel des opinions publiques et de leurs Ong dans l'action pour éliminer l'arme nucléaire. Le second enseignement est qu'il ne faut surtout pas baisser la garde. Ainsi, si les deux premières semaines de la Conférence d'examen ont confirmé la nouvelle atmosphère internationale, l'attitude des puissances nucléaires risque une nouvelle fois d'affaiblir la portée des décisions possibles.

La mobilisation est toujours de rigueur d'ici la fin mai, et continuer à signer la Cyber-Lettre : http://www.icanfrance.org/utils/petitioneliminationarmesnucleaires.php    pour que plusieurs milliers de personnes supplémentaires interpellent les autorités françaises d'ici le 28 mai. L'Ambassadeur de France a besoin que se rappellent à lui les citoyens de notre pays qui exigent une action résolue de notre pays pour un monde sans arme nucléaire.

Le 5 juin prochain sera une Journée mondiale pour l'abolition de l'arme nucléaire. Vous aussi prenez votre part dans la réussite de cette journée.

Arielle Denis et Pierre Villard, co-présidents du Mouvement de la Paix
http://www.icanfrance.org et http://www.mvtpaix.org


La course à la matière première pour le nucléaire
Afp
Le Niger, pays stratégique pour le champion français du nucléaire

PARIS - Présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium, le groupe nucléaire français Areva a récemment enterré la hache de guerre avec les autorités de Niamey, qui l'avaient un temps accusé de soutenir la rébellion touareg.
La présence d'uranium dans le pays avait été mise en évidence dès la fin des années 50 par les équipes du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), alors que le Niger était encore une colonie française.

Les première mines commencent à être exploitées à la fin des années 60 par la Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires), ancêtre d'Areva. Aujourd'hui, Areva revendique le titre de premier employeur privé du Niger, avec 2.500 employés (à 99% nigériens, selon le groupe).

Le leader mondial de l'atome y exploite deux gisements, situées à 1.200 km au nord de Niamey, la capitale: le premier à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan.

Ces gisements ont produit 3.032 tonnes d'uranium en 2008, soit près de la moitié de la production d'uranium d'Areva (6.300 tonnes), qui est lui-même le 3e producteur mondial de ce minerai radioactif.

Mais les relations d'Areva avec le Niger n'ont pas toujours été au beau fixe. Elles ont au contraire été marquées par des soubresauts "post-coloniaux" et une remise en cause par Niamey, parfois virulente, de la toute-puissance de l'opérateur français.

Pendant de longs mois, Areva a été l'objet au Niger d'une campagne de presse et de manifestations, accusé notamment un temps de soutenir la rébellion touareg qui avait ressurgi début 2007 dans le nord uranifère du pays.

La tension était montée à son comble avec l'expulsion en juillet 2007 du directeur local d'Areva, Dominique Pin, soupçonné par les autorités de financer la rébellion, une accusation rejetée par Areva. Sous la pression, Areva avait fini par concéder une hausse de 50% du prix d'achat de l'uranium. Parallèlement, les autorités nigériennes accordaient des licences de prospection à des groupes canadiens ou chinois.
La hache de guerre a été définitivement enterrée en mai 2009, avec le lancement des travaux sur la mine géante d'Imouraren, en présence de la présidente d'Areva Anne Lauvergeon et du président nigérien Mamadou Tandja, aujourd'hui menacé par un coup d'Etat.

Cette mine, présentée comme "la deuxième du monde", doit produire 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime, et représente un investissement de plus de 1,2 milliard d'euros.

Niger : le Conseil militaire annonce un couvre-feu, ferme les frontières

NIAMEY - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel. Le "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place d'"un couvre-feu de 18h00 à 06h00", selon ce communiqué.

Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix du Sahel.
Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.

Niger/putsch: pas de crainte pour le partenariat avec Areva

PARIS - Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet a estimé vendredi qu'il n'y avait "aucune raison de craindre" une remise en cause du partenariat entre l'Etat du Niger et le groupe nucléaire Areva, au lendemain d'un coup d'Etat dans ce pays. "Les militaires qui ont pris le pouvoir ont affirmé qu'ils respecteraient les traités et conventions signés par le Niger", a déclaré M. Joyandet au quotidien Le Parisien à paraître samedi. "Il n'existe donc aucune raison de craindre que le partenariat à long terme qu'Areva a construit avec l'Etat nigérien et les populations locales soit perturbé", a-t-il ajouté. Le leader mondial de l'atome civil est présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium. L'armée a pris le pouvoir jeudi au Niger, déposant le président Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".

AREVA signe un accord dans l'uranium en Jordanie

(AOF) - Areva a signé avec le Royaume de Jordanie un accord minier portant sur   l'exploitation des ressources en uranium de la région de Central Jordan. Cette annonce fait suite à l'accord signé entre le groupe public français et la Jordan Atomic Energy Commission (JAEC) en octobre 2008 pour l'exploration conjointe de la zone. Areva a obtenu les droits d'exploitation du gisement pour une durée de 25 ans. Le groupe poursuivra ses activités d'exploration démarrées il y a un an.

Préalablement au lancement de la production, Areva réalisera une étude de faisabilité couvrant les aspects environnementaux, économiques et techniques de la future mine. Une partie de l'uranium servirait au programme électronucléaire de la Jordanie.

Cet accord ouvre la voie à un partenariat long terme entre Areva et la JAEC en vue du développement du programme nucléaire de la Jordanie, a commenté le groupe français.

Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d'Areva, a déclaré : « Cet accord renforce nos liens avec la Jordanie. Il illustre la coopération exemplaire entreAreva et le Royaume dans le développement des capacités nucléaires civiles du pays. »

L'Iran va étudier la proposition japonaise d'enrichir son uranium

TOKYO - L'Iran va étudier la proposition japonaise d'enrichir son uranium, afin de lui fournir l'accès à l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, a déclaré jeudi à Tokyo un responsable politique iranien.  Toutefois, les experts nucléaires s'étonnent de cette offre, étant donné la capacité déjà insuffisante de la seule usine d'enrichissement du Japon.

"Nous devons étudier cette proposition du Japon destinée à alimenter un réacteur de recherche médicale à Téhéran", a dit le président du Parlement iranien, Ali Larijani, lors d'un forum organisé dans la capitale japonaise.  Selon le journal économique Nikkei, le gouvernement japonais a proposé d'enrichir de l'uranium iranien et de fournir des barres de combustible pour ce réacteur lors d'une visite à Tokyo en décembre du chef des négociateurs nucléaires iraniens, Saïd Jalili.

Le gouvernement japonais n'a ni démenti, ni confirmé cette information. La proposition japonaise, qui selon les médias a reçu l'aval des Etats-Unis, s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par les grandes puissances pour dissuader l'Iran de procéder lui-même à l'enrichissement de son uranium, perçu par l'Occident et Israël comme une étape vers la fabrication d'armes atomiques. M. Larijani a cependant réitéré jeudi que son pays "n'avait pas l'ambition de fabriquer des armes nucléaires".

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait proposé l'an dernier que l'Iran envoie 1.200 kilos de son uranium faiblement enrichi en Russie, afin qu'une partie soit enrichie à 20% puis transformée par la France en barres de combustible destinées au réacteur de recherche médicale.  Téhéran a souhaité que l'échange se fasse sur son territoire et que la quantité de barres de combustible soit équivalente à celle de son stock d'uranium faiblement enrichi, une formule rejetée par la France, la Russie, les Etats-Unis et l'AIEA.

Toutefois, un responsable japonais chargé des problèmes énergétiques a émis des doutes sur les capacités actuelles d'enrichissement de l'usine de Rokkasho (nord de l'île principale de Honshu), la seule de ce type au Japon.  "La production de Rokkasho est environ dix fois moins grande qu'il y a dix ans à cause de la vétusté des   centrifugeuses", a dit à l'AFP Nobuaki Arima. "La capacité actuelle ne répond pas aux besoins d'enrichissement d'uranium pour le Japon et il est difficile d'accepter une demande d'un autre pays, tout du moins pour l'instant", a-t-il ajouté.

 
Culture - Education - Idées - Débat - Société
 
Coca-Cola : droits du travail édulcorés
Cyber @ction 341  / 5651 participants
Votre mobilisation a contraint la Coca- Cola Company à répondre.

Rappelons les faits : les enquêtes menées par des étudiants chinois dans plusieurs usines d’embouteillage de la marque montrent qu’une large majorité des ouvriers sont employés en intérim, c’est-à-dire via des agences extérieures et avec un statut précaire, en toute illégalité. De fait, ces employés sont moins bien payés, moins protégés et moins bien traités que les autres, alors même qu’ils travaillent plus. Un moyen pour l’entreprise de se dédouaner de toute responsabilité envers ces travailleurs... qui ne sont pas offi ciellement les siens !

Mais Coca-Cola ne voit pas le problème.

« Nous croyons que Coca-Cola et ses embouteilleurs gèrent leur activité en totale conformité avec la législation locale du travail » affifi rme même la multinationale nord-américaine. Selon elle, le recours par ses embouteilleurs chinois au travail intérimaire se ferait dans la plus stricte légalité, comme en témoigneraient son système de vérifi cation et les audits indépendants qu’elle aurait fait réaliser auprès de ces unités de production. Une argumentation que nous connaissons bien à Peuples Solidaires et qui relève davantage de l’exercice de communication que de la prise en compte réelle des problèmes. D’ailleurs, les résultats de ces audits ne nous ont pas été transmis et la compagnie n’annonce, pour le moment, aucune mesure corrective.
Afin de répondre à Coca-Cola, Peuples Solidaires a adressé une lettre ouverte à la multinationale (1). Nos partenaires chinois continuent quant à eux à utiliser la brèche ouverte par vos messages de protestation pour faire pression sur la multinationale.
(1) Le message de réponse de Coca-Cola et lettre ouverte de Peuples Solidaires sont en ligne sur http://www.peuples-solidaires.org/333-suivi/


Disney se joue des droits sociaux
Cyber @ction 336 / 5161 participants
Vos courriers ont fait mouche !

Non seulement auprès des militants de la SACOM(2), impressionnés et encouragés par le nombre de message de solidarité qu’ils ont reçus, mais aussi auprès de la multinationale Disney, qui a fi ni par réagir.

Après avoir longtemps ignoré les demandes de notre partenaire chinois, le n°1 du divertissement a accepté d’ouvrir le dialogue et d’entendre les revendications des ouvrières qui fabriquent ses jouets. Ainsi, des formations portant sur les droits des travailleurs devraient bientôt être proposées dans les usines de Tianyu Toys et de Wai Shing Factory ; et la direction de Tianyu Toys serait en train de procéder au paiement d’un certain nombre de retenues sur salaires. Si nous nous réjouissons de cette avancée, nous restons très prudents et rappelons à Disney que beaucoup reste à faire pour mettre en conformité les conditions de travail chez ses fournisseurs chinois avec la législation et avec son propre code de conduite. Seule une collaboration suivie et de bonne foi avec les ONG chinoises travaillant sur la question permettra d’atteindre ces objectifs.

Peuples Solidaires continue donc, dans le cadre de la campagne européenne "C’est pas du jeu ! ", à suivre le dossier Disney de très près afin de consolider ces avancées.

2)Association d’étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises


La crise grecque : 1ère « bataille » d'une « guerre » pour l'Europe
par Dimitris Konstantakopoulos / Source de l'article
« Nous ne mourrons pas pour Dantzig », disaient les Français il y a soixante-dix ans. « Nous ne paierons pas pour les Grecs », disent aujourd’hui les Allemands. Et si, entre temps, la force de l’argent a remplacé, en Europe, celle des armes, cela ne l’a pas rendue moins mortelle (ni même, en fin de compte, moins autodestructive).

L’attaque dont la Grèce fait l’objet de la part de forces « géo- économiques » puissantes, à savoir celles du capital financier totalement libéré de tout contrôle, d’un Empire de l’Argent en gestation, a une importance énorme au niveau mondial qui dépasse de loin la dimension de ce petit pays. C’est la première d’une série de batailles, qui vont déterminer l’avenir des États et des pays européens, celui de l’idée d’une Europe unie, indépendante, sociale, celle de notre démocratie et de notre civilisation.

La question à laquelle on essaie de répondre, en Grèce, est de savoir qui va payer la dette cumulée de l’économie mondiale, y compris celle due au sauvetage des grandes banques, en 2008. Est- ce que ce sera la population des pays développés, au prix de la suppression des droits sociaux et démocratiques acquis durant trois siècles de lutte, autrement dit, de la civilisation européenne ? Ou bien les pays tiers ? Va-t-on la payer par la destruction de l’environnement ? Les banques vont-elles l’emporter sur les États, ou bien ces derniers l’emporteront-ils sur les banques ?

L’Europe pourra-t-elle dominer de nouveau le monstre que constitue le capital financier totalement deregle, en rétablissant une réglementation des flux de capitaux, dans le cadre d’un protectionnisme raisonnable et d’ une politique de croissance, en contribuant à la construction d’un monde multipolaire, donnant ainsi un exemple d’ordre mondial ? Ou bien va-t-elle périr dans des conflits internes sans merci, en consolidant le rôle dominant, quoique vacillant aujourd’hui, des USA et demain peut-être, celui d’autres puissances, voire même de totalitarismes, au niveau mondial ou regional ?

La crise grecque

Les gouvernements européens et leur Union, qui ont dépensé des sommes colossales pour le sauvetage des banques, imposent à la Grèce de prendre de mesures qui constituent la plus grande régression dans l’histoire du pays, exceptée la période de l’ occupation allemande de 1941-1944, tout en la poussant dans la plus importante récession qu’elle ait connue depuis des décennies, la privant de toute perspective de croissance pendant un temps indéterminé. Ce qui, d’ailleurs, risque de rendre impossible le remboursement de sa dette, c’est-à-dire risque de faire de la Grèce une Lehman Brothers dans la nouvelle phase de la crise mondiale commencée en 2008.

Nous sommes arrivés à un point où la Banque Centrale Européenne prête aux banques à un taux de 1%, afin que celles-ci prêtent à l’État grec au taux de 6% ou 7%. Au meme temps, les gouvernements europeens refusent de consentir à l’édition des euro-obligations par ex., pouvant servir à la normalisation des taux payes par l’ Etat grec.

L’Allemagne contre l’Europe

Il y a vingt ans, l’Allemagne, nouvellement réunifiée, atteignant sa pleine « majorité stratégique », « acheva », par sa première action, la Yugoslavie multinationale et fédérale, en imposant à ses partenaires la reconnaissance des différentes Républiques. Le résultat en a été tout d’abord une série de guerres qui ont semé la ruine et la mort dans les Balkans, sans résoudre pour autant aucun de leurs problèmes, puis la mort dans l’œuf de la politique étrangère et de défense de l’UE et, enfin, le retour solennel des USA dans leur rôle de maître absolu du Sud-est européen.

Tout cela pourtant fera figure de simple délit, devant ce qui risque de se passer maintnenant, comme conséquence de la courte vue de Berlin et de la manière dogmatique, extrêmement égoïste dont elle défend les règles de Maastricht, disposée, semble-t-il, à sacrifier un ou plusieurs de ses partenaires, appartenant même au « noyau dur » de l’UE, la zone euro, en les faisant plonger dans le désastre économique et social

Aujourd’hui, l’enjeu de la crise « grecque », de la crise « espagnole », « portugaise » ou d’une autre demain, n’est pas seulement la politique européenne commune ni le sort des Balkans. C’est bien l’idée même de l’Europe unie qui risque de mourir, et sa monnaie commune avec elle, comme l’ont déjà noté les hommes politiques et les analystes économiques les plus pénétrants en Europe et au niveau international. Si en 1990-91, la politique allemande avait établi le… rôle des USA en Europe du Sud-est, la politique allemande actuelle conduit à la consolidation de leur rôle hégémonique aujourd’hui ébranlé dans les affaires européennes, sinon mondiales. Tout en privant l’Europe de la possibilité de jouer, en s’appuyant sur ses idées et sa civilisation, un rôle d’avant-garde dans la refonte si necessaire du système mondial.

Des erreurs historiques si colossales ne sont pas sans précédent dans l’histoire allemande : aujourd’hui, Berlin surestime sa puissance économique, comme il avait surestimé sa puissance militaire dans les années 1910 et 1930, contribuant ainsi à la destruction de l’Europe et de l’Allemagne elle-même, lors des deux Guerres Mondiales.

L’établissement de la monnaie unique et le mode de fonctionnement de l’UE, ont profité surtout à l’Allemagne qui refuse pourtant d’ « ouvrir sa bourse » à ses partenaires en difficulté. Elle ne défend pas l’Europe ni à l’extérieur, contre les attaques des banques internationales dominées par les Anglo-américains ni contre celles du capital financier, nommés par euphémisme « les marchés ». Elle ne la défend pas non plus à l’intérieur, non seulement parce qu’elle refuse d’assister un soi-disant partenaire, en l’occurrence la Grèce, mais aussi en l’insultant, par une campagne sadique et raciste des media allemands, au moment où elle affronte des difficultés vitales !

L’Allemagne et le Maastricht

L’Allemagne a raison lorsqu’elle soutient que, en agissant de la sorte, elle défend les règles de Maastricht, qui interdisent toute sorte de solidarité et d’entraide entre les membres de l’UE et imposent, jusqu’à la fin des temps, une politique monétaire qui n’existe nulle part ailleurs au monde. Ces règles correspondent aux intérêts allemands, du moins tels que les conçoivent les milieux dominants de Berlin, et, surtout, à ceux des banques et plus généralement des grands détenteurs du capital financier. C’ est leurs profits que garantissent les règles de Maastricht, en association avec le régime de libéralisation totale des échanges de capitaux et de marchandises, qui interdisent explicitement ou implicitement aux Européens d’exercer une politique inflationniste, keynésienne, anticyclique, quand il le faut, mais aussi de se défendre contre l’antagonisme économique extérieur, de la part des USA ou de la Chine.

En soutenant cependant, à juste titre, que sa politique actuelle est dictée par le traité de Maastricht, qui doit être respecté comme l’Évangile, Berlin dévoile, malgré lui, le caractère monstrueux de l’actuel édifice européen. On n’a nullement besoin d’être économiste, le sens commun suffit, pour comprendre qu’ aucune Union d’aucune sorte de personnes, de peuples, d’États, ni de quoi que ce soit, ne peut avoir une vie bien longue, si elle est fondée sur… l’interdiction de solidarité entre ses composantes ! Les peuples de l’Europe n’ont pas consenti à l’idée de l’ unification européenne pour … se ruiner ; ils y ont consenti pour acquérir davantage de sécurité et de prospérité.

En disant à ses partenaires … d’aller se faire voir ailleurs, à la première difficulté, les dirigeants allemands délégitiment eux- mêmes, dans une grande mesure, aussi bien l’idée de l’Europe unie que celle de la monnaie unique, ainsi que leur propre ambition d’ être à la tête de l’Europe. A quoi sert une Union qui a mobilisé tous ses moyens pour sauver les banques qui avaient provoqué la crise de 2008, et qui refuse de sauver un peuple européen menacé par ces mêmes banques renflouées au moyen de l’argent public ? La seule raison pour laquelle les membres de la zone euro, qui sont touchés par la crise, y demeurent encore, est leur crainte des conséquences d’un retrait (et divers intérêts de leurs milieux dirigeants). Mais pour combien de temps encore cette raison sera- t-elle suffisante, surtout dans le cas d’une éventuelle aggravation de la crise économique, qui transformera de vastes zones européennes en une sorte d’Amérique Latine ? De même qu’au XXe siècle, l’Allemagne paiera de nouveau, elle aussi, le prix de son égoïsme, politiquement, en minant son propre rôle et économiquement, en étouffant les acheteurs de ses produits. Mais elle risque de s’en rendre compte quand il sera trop tard pour réparer la situation. Lire la suite sur le site d’Utopie Critique

Après les émeutes grecques… une employée de la Banque Marfin témoigne

Athènes le 05 Mai 2010. Une employée de la succursale d’Athènes de la banque Marfin incendiée revient sur les incidents de la nuit dernière (du 04 au 05 Mai 2010 ) à Athènes. (Traduit de l’Anglais par Sedira Boudjemaa, artiste-peintre Nîmes, le 09.05.2010.)

Les 3 décès de la nuit dernière à Athènes laissent peu de place aux commentaires – nous sommes encore sous le choc et profondément attristés par l’enchaînement des évènements tels qu’ils se sont passés. À ceux qui avancent que les victimes de l’incendie seraient le fait intentionnel d’Anarchistes (ainsi qu’on peut le lire sur le site « Occupied London », par exemple, site qui accueille les élucubrations des magnats et armateurs grecs investissant actuellement leurs avoirs dans l’immobilier « haut-de-gamme » londonien…) nous n’avons qu’à répondre ce qui suit : nous n’abandonnons pas les rues, nous ne risquons pas notre liberté et nos vies en affrontements avec une police grecque prête à tuer d’autres gens. Les Anarchistes ne sont pas des meurtriers, ni des adeptes du lavage de cerveaux agréés par George Papandréou, les médias nationaux comme internationaux en convaicraient autrement quiconque se risquerait à cette conjecture.

Cela dit, et compte tenu des développements ultérieurs poursuivant leurs cours, nous voulons publier cette traduction de dernière minute de la déclaration d’une des employées de la Banque Marfin –la banque dont la succursale a été mise sur la sellette aujourd’hui (le 05 Mai 2010 ) à Athènes, où trois employés ont trouvé le sort funeste que l’on sait. « Je me sens dans l’obligation envers mes collègues qui ont morts aussi injustement aujourd’hui de prendre la parole pour rappeler quelques faits avérés. J’envoie ce message à tous les médias alentours. Quiconque porte encore une conscience devrait le publier. Les autres peuvent continuer à jouer le jeu du gouvernement.

La brigade de sécurité anti-incendie n’a jamais donné matière à une procédure légale d’intervention pour l’immeuble en question. Les agréments nécessaires à sa mise sur pied opérationnelle étaient encore en éternelle discussion, ainsi qu’il est de mise pour tous les locaux de commerces et d’ entreprises en grèce. L’immeuble en question n’était pas muni de dispositifs de sécurité anti-incendie, ni planifiés, ni installés – c’est-à-dire pas de détecteurs de fumées, pas de vaporisateurs d’eau plafonniers, issues de secours ou pare-feux. Il n’y avait que quelques extincteurs portatifs qui ne sont, évidemment, d’aucun secours pour faire face à un départ de feu intensif dans un immeuble construit selon des normes depuis longtemps dépassés.

Aucune succursale de la Banque Marfin n’a compté d’élément d’aucune équipe entraînée sinon à combattre un départ d’incendie, du moins à réagir en pareil cas, ni à utiliser les nouveaux modèles d’extincteurs. L’encadrement de la banque a prétexté les coûts élevés de tels stages d’entraînement pour ne pas même prendre les mesures les plus élémentaires de protection de sa propre équipe. Jamais n’a eu lieu la plus simple simulation d’évacuation d’aucun immeuble par des employés, ni de sessions d’entraînement avec une équipe de pompiers, qui instruisent de ses recommandations en de telles circonstances. Les seules sessions qui aient eu lieu à la banque Marfin regardaient l’évacuation des « grosses légumes » de leurs bureaux et de la banque en cas d’attaque terroriste.

L’immeuble en question n’était doté d’aucun équipement en cas d’incendie, même si sa construction le rendait vulnérable à une telle éventualité, rempli qu’il était des sols aux plafonds de matériaux plus ou moins inflammables : papiers, plastiques, métaux, isolants. Cet immeuble n’était pas conçu à sa construction pour recevoir le public d’une banque. Aucun membre des services de sécurité n’avait de connaissance d’aucune sorte de premier secours ou d’extinction d’un départ de feu, même s’ils étaient sans cesse sollicités pour sécuriser l’immeuble. Les employés de la banque Marfin auraient dûs faire fonction de pompiers ou d’employés de sécurité pour satisfaire aux appétits en matière d’économies de Mr Vgenopoulos (propriétaire de la banque Marfin).

L’encadrement de la banque a strictement interdit aux employés de fermer ce jour là, en dépît de leurs demandes répétées depuis très tôt le matin de ce jour là – alors qu’il a forcé ces mêmes employés à se boucler à l’intérieur et a confirmé par téléphone que l’immeuble resterait bouclé tout au long de la journée. L’encadrement avait aussi supprimé l’accès Internet pour dissuader les employés de communiquer avec l’extérieur. Il y avait donc eu depuis plusieurs jours auparavant une complète prise en mains terrorisantes des employés de cette banque en prévision des mobilisations de ces jours-ci, assortie de cette alternative verbale : ou vous continuez à travailler ou vous êtes virés.

Les deux policiers-enquêteurs en civil détachés à cette succursale pour dissuader les braquages ne se sont pas montrés aujourd’hui (le 05 Mai) alors que l’encadrement de la banque avait assuré à ses employés qu’ils seraient là. Enfin, que ces « très distingués messieurs » passent en revue leur conscience si responsables et cessent de prétendre être sous le choc d’un tel bilan ». Ils sont responsables de ce qui est arrivé cette nuit dernière, et dans n’importe quel État de droit (comme ceux que vous affectionnez fréquenter de temps à autres en tant qu’exemples à suivre dans vos shows télévisés…) vous auriez déjà été placés en état d’arrestation pour les manquements cités plus haut.heut.

Mes collègues qui ont perdu la vie aujourd’hui, l’ont perdu par la forfaiture de la Banque Marfin et de Mr Vgenopoulos qui a explicitement décrétédécreté que quiconque ne serait pas venu travailler aujourd’hui [le 05 Mai, jour de grève générale !] ne devrait pas penser se moquer du monde en se présentant au travail le lendemain [ou alors, ils seraient virés].

P.S. : prière de faire circuler ce texte après l’avoir lu. Merci.


Élections régionales 2010 : la droite en crise profonde, mais pas de reconquête populaire de la gauche
par Évariste ( evariste@gaucherepublicaine.org )
ReSPUBLICA a présenté dernièrement "les 10 leçons du premier tour" ,  "Les enseignements du 2e tour des régionales"  et "Les déficits politico-stratégiques du non de gauche" . Des enseignements supplémentaires aux premières études à la sortie des urnes sont présentés ci-dessous.

La gauche a-t-elle raison de jubiler ?

Bien sûr que non ! Pourquoi ? Parce que la gauche ne peut gagner sans un soutien massif des couches populaires (ouvriers, employés). L’abstention massive provient d’un niveau jamais atteint dans les couches populaires (nouveau record de 62 % pour les ouvriers !). Il faut rappeler inlassablement que l’idée du dépérissement de la classe ouvrière et des couches populaires (ouvriers, employés) est une invention des intellectuels travaillant pour les dirigeants néolibéraux. En fait, les couches populaires sont majoritaires en France et les couches moyennes minoritaires. Mais si les médias, les commentateurs et… les militants vivent uniquement dans les villes-centres et à un degré moindre dans les banlieues, ils ne peuvent les rencontrer, car aujourd’hui, ces couches populaires sont reléguées dans l’espace périurbain1 et représenteront bientôt une petite moitié des zones rurales ! Se reporter pour cela à l’article sur « les déficits politico-stratégiques du non de gauche » et au livre « Recherche (le) peuple désespérément ».

Les déclarations de l’ensemble des directions du PS et d’Europe Écologie (EE) sont partiellement hors-sol. À les entendre hors des caméras, la cause est entendue. La droite est à terre et grâce à la remontée du Front national, la voie royale s’offre à la gauche pour 2012 : reste à régler le partage des postes et des différents leaderships. À aucun moment, il n’arbore la crainte d’une situation à l’italienne où le premier désaveu de Silvio Berlusconi et l’arrivée de Romano Prodi ont permis le retour du même Silvio Berlusconi. Voir en France le cycle 86-93-2002 qui fut dramatique pour le peuple français.

Le PS a perdu beaucoup de voix de couches populaires entre 2007 et 2010 et son bon résultat relatif procède d’un gonflement énorme des abstentions et d’un moindre recul comparé à ses concurrents. Le PS n’a pas encore compris que la gauche ne peut gagner une présidentielle qu’avec, pour elle, 75 à 80 % des couches populaires (ouvriers, employés, représentants plus de la moitié des actifs et chômeurs en France (ce qui avait permis la victoire en 1981).
Europe Écologie s’installe comme troisième force politique sur une base centriste européiste.

Mais avec un manque de cohérence politique qui ne tardera pas à questionner l’organisation : des  environnementalistes, des écologistes qui estiment que la question écologique doit surplomber toutes les autres questions, des couches moyennes estimant que le PS n’avance pas assez vite sur les réponses sociétales censées chez eux supplanter les nécessaires réponses sociales, des néomodernistes régressifs (comme le pédagogiste Meyrieu par exemple), des bénéficiaires de la nouvelle gentrification (retour des élites gagnantes de la mondialisation dans les villes centres), des élus locaux PC bien implantés qui par opportunisme voient leur intérêt électoral immédiat dans ce nouveau courant, les néo-ruraux, des personnalités dites de la « société civile » sans cohérence politique d’ensemble, etc.

Europe-Ecologie . Il faut bien le talent tactique de Daniel Cohn-Bendit pour tenir cet attelage hétéroclite conjoncturel par l’invention d’Europe Écologie pour supplanter les Verts ! Il vient de récidiver par sa nouvelle proposition dite du 22 mars (bien joué médiatiquement !) pour proposer une nouvelle « coopérative politique » permettant à d’autres singularités de gauche et de droite de les rejoindre.

Côté PCF, la crise n’en fini plus et entre dans une nouvelle phase

Le PCF n’a réussi à conserver par la stratégie du Front de gauche qu’un gros tiers des élus des dernières élections régionales. La trentaine d’élus supplémentaires ont été dès le premier tour sur la liste du PS et est tiraillée entre le fait de rester au PCF ou de rejoindre d’une façon ou d’une autre la stratégie de Robert Hue (ancien secrétaire général du PCF) et de son MUP visant à rejoindre le PRG et le MRC, comme soutien dès le premier tour à la direction du PS. Ses deux présidences départementales (03,94) sont en difficulté pour 2011.

Le courant rénovateur communautariste, antilaïque et antirépublicain (Braouzec, Martelli, Zarka, etc.) qui s’était organisé avec la stratégie du « un pied dedans, un pied dehors » du PCF vient définitivement de quitter le parti avec des grands élus maires et députés pour rejoindre la Fédération pour une alternative, sociale et écologique (FASE) dans laquelle ils étaient déjà présents.

Les communistes orthodoxes qui se renforcent, eu égard au départ des précédents, emmenés par le député André Gérin pilonnent semaine après semaine la stratégie du Front de gauche en imputant à la direction actuelle du PCF et à son instigatrice Marie Georges Buffet de vouloir « vendre la maison » à Jean-Luc Mélenchon et au Parti de gauche.

Le PG estime que le Front de gauche est enfin bien installé et que la possibilité que ce soit Jean-Luc Mélenchon qui soit le candidat de toute « l’Autre gauche » suffit pour nourrir un espoir pour la colonne vertébrale de l’organisation. À noter, que le premier sondage IFOP pour 2012 place Jean-Luc Mélenchon comme s’il était déjà le candidat du Front de gauche a 6 % et Olivier Besancenot à 5 %, mais avec le fait que les 6 % de Jean-Luc Mélenchon proviennent en partie de 9 % des voix socialistes de 2010. Jean-Luc Mélenchon a marqué deux points importants : lorsqu’il a décidé d’aller soutenir au deuxième tour la liste de l’Autre gauche dans le Limousin vu que la liste PS-EE a été sanctionnée de ne pas avoir voulu l’union; et lorsqu’il impose la non-participation aux exécutifs régionaux qui s’apprêtent à refaire la même politique qu’hier défavorable aux couches populaires (ouvriers, employés).

Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon continue à vouloir renforcer son organisation en incorporant de nouveaux groupes de gauche et d’extrême gauche au sein du PG par une sorte de « dictature de la tactique » sans se poser la question « des déficits politico-stratégiques de la gauche du non » . On a vu par exemple, le changement symbolique du logo du PG réalisé pour incorporer le petit groupe Billard : incorporation du vert, instauration d’un triptyque posant l’écologie avant la république3 . Cette « tactique » ne lui a pas permis, par exemple, de récupérer électoralement les couches populaires perdues par le NPA qui se sont tournées vers l’abstention.

Le NPA a pris acte de son recul. Il estime néanmoins que la crise économique, la crise de la droite, la crise du PCF, la politique sociale-libérale des conseils régionaux de gauche, va lui permettre sur le moyen terme de « se refaire ». Le fait que le Front de gauche ne récupère pas les couches populaires perdues par le NPA à cette élection lui donne un argument supplémentaire pour cette stratégie. La direction souhaite donc rester sur sa ligne isolationniste alors que les électeurs qui l’ont quitté l’ont fait pour les sanctionner d’avoir refusé l’union de « l’Autre gauche ». Par ailleurs, une forte minorité du NPA lorgne néanmoins vers le Front de gauche et la bataille interne fait rage. De plus, pour aider au déchirement interne, la fraction clandestine des anciens camarades de « Socialisme par en bas » sont en train, suite à l’affaire de la candidate voilée du Vaucluse, de donner de la voix pour pousser au développement du communautarisme et de l’alliance tactique avec l’intégrisme islamiste4. Le résultat concret est que le recul des votes NPA parmi les employés est surtout celui des… employées. On ne dira jamais assez que soutenir l’obscurantisme intégriste contre la marche vers l’émancipation des femmes est réactionnaire. Et cela, les femmes d’origine maghrébine en France l’ont compris. Mais de nombreux « cathos de gauche », des militants « français depuis longtemps » marqués par le syndrome postcolonial (honte de ce que leurs propres parents ont fait), n’ont pas compris ! Il n’y a pas d’autre stratégie opssible pour la gauche que d’être laïque, antiraciste et anticolonialiste !

LO, autre rassemblement militant, reste une organisation implantée en milieu populaire. Mais elle a été sanctionnée électoralement comme responsable de la division de l’Autre gauche. De plus, le nouveau discours « basiste » de cette organisation (tout procède des luttes, du « mouvement d’en bas ») l’entraîne vers l’isolement.

Nous sommes restés dans cet article à une rapide caractérisation des organisations de gauche qui ont quelques influences. Nous laisserons dans l’ombre celles qui pour nous n’ont pas d’influence significative. Juste un petit mot sur la Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE) qui fait parler d’elle sur le plan médiatique depuis qu’elle a récupéré plusieurs maires et députés de l’ancien courant rénovateur antilaïque et antirépublicain qui viennent de quitter le PCF. Leur discours basiste mélangeant le champ politique avec le mouvement social et se déterminant dans une optique antilaïque et antirépublicaine est une impasse théorique et pratique dans la mesure où les couches populaires (ouvriers, employés, majoritaires dans le pays) sont fortement hostiles à cette ligne. Ils ne pourront donc qu’être une force marginale appuyée sur les couches moyennes radicalisées, sur le relativisme culturel et sur les communautarismes qu’ils aideront à proliférer.

Que faire ?

La tâche des militants laïques de la république sociale est aujourd’hui de développer la bataille pour l’hégémonie culturelle et idéologique (pour reprendre le vocable d’Antonio Gramsci). Pour cela, il convient d’expliquer inlassablement que sans réponse aux « déficits politico-stratégiques du non de gauche » que nous avons développé dans le numéro précédent de RESPUBLICA, il n’y aura pas de logique gagnante pour le Non de gauche.

La réponse à ces « déficits politico-stratégiques du non de gauche » est la condition pour regagner la confiance des couches populaires sans lesquelles il ne peut pas y avoir de transformation sociale et politique comme l’ont montré les différentes séquences politiques ouvertes depuis le tournant libéral de 1983. Soit, on veut singer celles-ci, soit on veut une alternative, voilà le choix présenté.

1. L’espace périurbain est l’espace que se trouve au-delà des banlieues des grands ensembles souvent dans un urbanisme pavillonnaire éventuellement dégradé, là où le service public de transport est souvent déficient. [?]

2. La lecture de l’article mis en lien hypertexte est nécessaire pour comprendre pourquoi la prise en compte d’une nouvelle ligne stratégique est nécessaire notamment concernant la nouvelle géosociologie des territoires, la nouvelle articulation nécessaire entre le mouvement social et le champ politique, sur l’importance et le comment de la reconquête des couches populaires, etc. [?]

3. Ce changement symbolique a une grande signification pour des militants de gauche attachés à la laïcité et à la république sociale. Alors que la république a une devise séquentielle « Liberté, Égalité, Fraternité », séquentielle voulant dire que l’ordre d’énonciation est important même si les 3 principes doivent s’appliquer, voilà un parti censé être le parti des laïques et des républicains de gauche, inventer une devise (est-elle séquentielle ?) qui place l’écologie en tête et repousse le mot « république » en troisième position sans son attribut « sociale » qui date de Jean Jaurès. [?]

4. « Socialisme par en bas » est un groupe trotskiste qui était lié au Socialist Workers Parti (SWP) anglais qui est un important parti trotskiste prônant l’alliance avec l’intégrisme islamiste (les Frères musulmans avec Youssef Quaradawi, Hani et Tariq Ramadan plutôt que les démocrates laïques des pays arabes et/ou musulmans, le Hezbollah, le Hamas plutôt que le Fatah, les mollahs iraniens plutôt que les groupes de gauche laïque iraniens (Voir le Bureau laïque international (BLI) sur www.laicity.info ), etc.) au nom du double fait que cet intégrisme devient la religion des « pauvres » et que cet intégrisme « serait » hostile à l’impérialisme américain. Ce groupe « Socialisme par en bas » a été incorporé à l’ex-LCR, puis au NPA et ils ont rejoint par là même les trotskistes qui avaient signé la pétition réactionnaire dite « des Indigènes de la République ». Tant pis pour le droit des femmes à leur émancipation et tant pis si cette alliance conforte la domination mondiale du turbocapitalisme où les intégrismes religieux sont alliés aux dirigeants néolibéraux du monde. [?]


ATTAC rompt avec son histoire
par Christian Berthier
En réaction à l’article d’Attac : L’euro dans les mains du FMI : une rupture historique ( http://www.france.attac.org/spip.php?article11018   ) .

Ce temps où ATTAC osait souligner des évidences historiques telles que : Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les USA dominaient totalement la finance mondiale, tous les autres États étaient ses débiteurs, toutes leurs banques étaient débitrices des banques US. Les États et classes dirigeantes étaient discrédités par la collaboration avec l’Allemagne, les caisses des banques et assurances vidées, l’agitation sociale montait avec la crainte d’une reprise de l’avancée de l’armée rouge vers l’ouest. Pour que les banques US soient remboursées, il fallait remettre l’Europe au travail. L’état US a alors garanti les crédits de ses banques en Europe ( plans « Marshal ») en échange de nombreuses pertes de souveraineté et de contrôle des États européens, à commencer par celles de la Grande-Bretagne au profit de la finance et de l’état américains. Le contrôle financier de ces derniers resta total et assorti de quelques prébendes à l’URSS pour s’en assurer la neutralité. Rappelons qu’un député et dirigeant important de la SFIO, Daniel Mayer, en a été exclu en 1954 pour refus de cette influence US.

La reconstruction économique et industrielle de l’Europe des deux côtés du rideau de fer a été très rapide et très profitable dans le cadre de frontières nationales. Mais c’est un songe creux que de croire que le contrôle financier des USA ait été, par miracle, allégé. Au niveau transnational et interbancaire, il fut promoteur d’une disparition des barrières nationales de tous types et pour une concurrence accrue entre les entreprises et les états pour accroître les marges financières, dans un processus aboutissant à l’Union Européenne et, dès 1971, à la rupture imposée des liens souverains entre banques d’État et Trésors, à l’indépendance de ces Banques et de la BCE par rapport aux États et à l’obligation par la BCE d’acheter ou de vendre des Dollars en fonction des besoins des USA… aux seuls risques des États européens.

FMI et Banque Mondiale coordonnent et policent encore les crédits internationaux. Pensons à l’Islande, aux pays baltes, à la Roumanie et à la Grèce et demain, à la Grande-Bretagne et aux « pays du Club Med » ou « PIGS ». Qu’ATTAC oublie ces évidences qui furent son cœur de doctrine ne dévalorise qu’ATTAC, pas le dollar. De même, comment oublier le rôle financier, industriel et… touristique dominant de l’Allemagne dans les Balkans ? Qui a financé l’armée grecque, le tourisme et les Jeux olympiques grecs ? Les banques allemandes en concurrence victorieuse avec beaucoup d’entreprises et de banques françaises. La dissimulation des déficits grecs et leur « titrisation » par Goldman Sachs étaient choses publiques ! L’indignation de « l’Allemagne d’en haut » n’a qu’un but de propagande vis a vis de « l’Allemagne d’en bas » : « Allemands, serrez vous la ceinture ! ». Dans l’accord grec, le FMI n’est là que pour garantir les crédits de Goldman Sachs et éviter que la finance européenne ne tire profit de ces nouveaux crédits.

Enfin, « taxer » la spéculation internationale n’est qu’un songe creux… surtout au plan international.

À ATTAC oublieux du référendum de 2005 en France et de celui de 2010 en Islande, je rappelle qu’actuellement, mais pour combien de temps encore et pour les plus grands, seuls les États nationaux pourraient disposer des moyens de contrôle du crédit et de l’émission monétaire, mais au prix de la violation des règles de la BCE et de l’UE, mais surtout de celles du FMI et de l’OMC.

Tout le reste n’est que bavardages inadaptés à une période de « guerre » économique et sociale qui s’ouvre en Europe. La haute finance veut financer les milliards de milliards de dollars partis en fumée en ayant un accès libre et non démocratiquement faussé au produit de l’impôt et aux fonds sociaux des états européens. Eux, y-en-a vouloir nos sous ! Our money, now ! Alors, aux armes citoyens et épargnants !


Mai 2010
accueil/home
  fleche bas.GIF (517 octets)
JEU CONCOURS: GAGNEZ DE NOMBREUX LIVRES NEUFS