| Mai 2010 Actualités |
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| Alimentation - Agriculture - Connaissance de soi - Culture - Débat - Développement personnel
- Ecologie - Environnement - Education - Expansion de conscience -
Idées - Santé - Société - Social - .... |
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| Santé, protection sociale |
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| Retraites : un changement de paradigme |
| par Monique Vézinet
(Présidente de l'Union des Familles Laïques ) |
| Pour
aborder le débat sur les retraites avec des yeux neufs, il faut lire toutes affaires
cessantes le livre de Bernard Friot Lenjeu des retraites (La Dispute,
mars 2010, 176 p., 12 ). Pour ceux qui connaissent les travaux de lInstitut
européen du salariat (IES) , les notions de salaire socialisé ou dordre
public social ne seront pas une surprise. Pour les autres un certain effort sera
nécessaire pour suivre une démarche aussi radicalement opposée aux lieux communs de la
pensée libérale. Mais leffort en vaut la peine car il ne sagit pas moins que
de fonder le dépassement du capitalisme sur une notion du salariat caractérisée par
lémancipation de la relation de subordination à un employeur et de la production
marchande. Au lieu de rester défini comme le prix de la force de travail, le salaire
prend pour principale assise la qualification. Au passage, B. Friot tord le cou au mythe
du plein emploi en proposant la notion de salaire à vie, pour tous, à compter de 18 ans.
Si la formation des étudiants est un travail qui mérite salaire, symétriquement,
lactivité des salariés doit avoir pour contrepartie un salaire
continué (et non pas différé). Lauteur propose
dailleurs que 60 ans soit, pour tous, lâge auquel quitter les
responsabilités opérationnelles pour les laisser à de plus jeunes. Et évoque le
bonheur au-delà de cet âge de pouvoir mettre en uvre [sa] qualification sans
marché du travail, sans employeurs et sans emploi. Lire
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| Réforme
du système de santé aux Etats-Unis : les lobbies contre le peuple |
| par Bernard Teper
(Co-responsable du secteur Santé - Protection sociale de l'UFAL) |
| En
2008, 46,3 millions de personnes vivant aux États-Unis, première puissance économique
du monde, ne bénéficiaient daucune assurance santé. Lexplosion du chômage
na pu quaggraver la situation : la majorité des personnes assurées le sont
par lintermédiaire de leur employeur et perdent cette couverture essentielle en
même temps que leur emploi. Ladoption par le Congrès américain, sur proposition
de Barack Obama, dune loi sur la santé a été largement présentée comme un «
vote historique » visant à une couverture universelle de la population des États-Unis
en matière de dépenses de santé.
Il y a loin de la coupe aux lèvres et cet article a lambition de remettre les
pendules à lheure.
Lire la suite
http://www.ufal.info/wp-content/themes/ufal/img_layout/new_window.gif
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| Psychiatrie et
sécurité : "Ne pas se tromper de cible" |
| par Le Collectif des 39
contre la nuit sécuritaire |
| Vendredi
2 avril, un drame dans le métro parisien sest produit donnant lieu à un important
émoi médiatique et du public. Si nous ne pouvons que regretter vivement cet événement,
nous pensons nécessaire de laisser aux protagonistes du temps, de la sérénité et du
calme pour traiter et analyser ce qui a conduit à ce drame avant de tirer des conclusions
définitives. Bien sûr tout doit être mis en uvre pour que de tels drames, aussi
rares soient-ils, ne se produisent pas. Nous rappelons toutefois que les personnes dites
« malades mentales » ne sont pas plus dangereuses que le reste de la population. Au
contraire,selon des études, elles sont 11 fois plus souvent victimes de crimes et 140
fois plus souvent victimes de vols. Lire
la suite
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| Alimentation - Agriculture |
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| Bruxelles impose la
culture de la pomme de terre OGM en Europe |
| (©AFP / 02 mars 2010
12h15) (©AFP / 02 mars 2010 19h18) |
BRUXELLES - La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d'une
pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de
ce type depuis douze ans dans l'Union européenne où les OGM suscitent une vive
controverse. Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe de trois variétés
de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un
communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où
des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.
La vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, une tubercule
conçue par la firme BASF destinée à l'usage industriel pour son amidon et à
l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une
culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.
Pour la première fois depuis douze ans, la Commission européenne a donné mardi son
feu vert à la culture dans l'UE d'un produit génétiquement modifié, une pomme de terre
de BASF, provoquant la colère des défenseurs de l'environnement et de l'Italie.
"Chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM", a toutefois
précisé le commissaire européen chargé de la Santé, le Maltais John Dalli, pour
tenter d'atténuer la portée de cette décision controversée dans une Europe où les
aliments transgéniques suscitent des craintes pour la santé humaine et l'environnement.
L'Italie et l'Autriche ont immédiatement annoncé leur intention d'interdire la culture
de ce tubercule.
La pomme de terre génétiquement modifiée en question, Amflora, est développée par
une filiale du groupe allemand de chimie BASF, qui attendait un feu vert depuis plus de
treize ans.
Elle est destinée, non à l'alimentation humaine, mais à la production d'amidon pour
l'industrie du papier en Suède. Ses "sous-produits pourront être utilisés pour
l'alimentation animale", a reconnu M. Dalli.
Or, font valoir les écologistes, ce tubercule contient un gène marqueur de
résistance aux antibiotiques, sujet d'inquiétude pour l'Organisation mondiale de la
santé et dont l'abandon a été exigé par une loi européenne de 2004.
Bruxelles s'est retranché derrière les avis favorables de l'Agence européenne de
sécurité des aliments et a promis tous les contrôles nécessaires sur sa production.
Mais John Dalli n'a pas pu garantir que cette pomme de terre ne se retrouverait jamais
dans la chaîne alimentaire.
Face aux critiques, il a renvoyé les gouvernements européens à leurs
responsabilités. "Ils auraient pu décider de dire non à cette autorisation et
l'affaire se serait arrêtée là. Mais aucune majorité n'a été trouvée" dans un
sens ou un autre "et il est revenu à la Commission de décider", a-t-il
expliqué.
Jusqu'à ce jour, l'exécutif dirigé par le Portugais José Manuel Barroso n'avait
lui-même jamais trouvé d'unanimité en son sein, car le Grec Stavros Dimas, chargé
jusqu'au début février de l'Environnement, était contre l'autorisation de culture des
OGM.
Mais M. Dimas n'a pas été reconduit dans la nouvelle équipe et son successeur depuis
trois semaines, le Slovène Janez Potocnik, ne s'est pas opposé à la décision, prise à
l'unanimité des commissaires européens.
Le feu vert a été donné mardi "sans débat", moins d'un mois après leur
prise de fonction, ce qu'a dénoncé l'organisation Greenpeace.
"Il n'était pas judicieux d'attendre plus longtemps", s'est défendu M.
Dalli, invoquant aussi la nécessité pour l'Europe "d'aller de l'avant" vers
les "nouvelles technologies".
Le groupe allemand a immédiatement salué cette décision. "La voie est désormais
libre pour une mise en culture commerciale cette année", a déclaré un de ses
responsables, Peter Eckes. BASF évalue à entre 30 et 40 millions d'euros par an les
revenus dégagés par Amflora.
La culture sera proposée "aux pays prêts à l'utiliser", a précisé BASF
citant l'Allemagne, la Suède, les Pays Bas et la République Tchèque. La France n'est
pas concernée "dans l'immédiat".
Un seul OGM avait été autorisé à la culture, en 1998 dans l'UE: le maïs MON 810
développé par Monsanto, toujours en attente du renouvellement de cette autorisation.
Or, sept pays --France, Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Pologne--
ont interdit la culture de ce maïs en raison des risques de contamination pour les
cultures traditionnelles et biologiques.
La décision de la Commission d'autoriser l'Amflora, est une "gifle" à la
face des consommateurs européens, s'est insurgé l'eurodéputé vert Allemand Martin
Hässling.
Les écologistes européens "choqués" par la pomme de terre OGM
BRUXELLES - Les écologistes au Parlement européen se sont dits "choqués"
mardi par l'autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la
culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier
feu vert de ce type depuis douze ans.
"Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des
consommateurs, John Dalli, n'a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles
fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels", a
estimé l'un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.
"Il y a de sérieuses inquiétudes au sujet d'un gène" de la pomme de terre
Amflora "qui est résistant aux antibiotiques", a-t-il ajouté.
"Des doutes sérieux persistent concernant les conséquences possibles sur la
santé humaine et l'environnement", a ajouté l'élu, jugeant le feu vert de
Bruxelles "au mieux inutile, et au pire dangereux".
"Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d'OGM dans
l'environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable", a
critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la
commission Environnement du Parlement.
Elle "constitue une véritable déclaration de guerre à l'égard des citoyens
européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel)
Barroso", le président de la Commission, a-t-elle ajouté.
L'organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à
la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. "C'est une mauvaise journée
pour les citoyens européens et l'environnement", a-t-elle dit dans un communiqué.
(©AFP / 02 mars 2010 13h15)
Cyber action citoyenne
LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DOIT RÉCLAMER À LA COMMISSION EUROPÉENNE UNE
RÉÉVALUATIONDES OGM ! http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=85
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| Ecologie - Environnement |
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| Grenelle
2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies
des pesticides ! |
| Communiqué de presse du
MDRGF |
| La
soirée du vendredi 7 mai restera dans les annales. En effet, alors que les discussions du
Grenelle 2 touchaient à leur fin, le gouvernement refusaient des amendements pourtant
essentiels pour préserver un bon niveau de protection par rapport aux pesticides. Quand
la santé vaut moins que léconomie. Tout dabord, vers 22h30, le gouvernement
, par les voix de Ch. Jouanno et de JL Borloo, a refusé de soutenir des amendements de M
Peiro et Cochet demandant le retrait de dispositions de larticle 36 bis A
assujettissant la restriction ou le retrait dun pesticide à « une évaluation des
effets socio économiques », en plus des évaluations sur lefficacité et sur les
impacts sanitaires et environnementaux
.Malgré un débat acharné, cet amendement 36
bis A a été adopté !
Il sagit là dun véritable scandale car cette disposition vise à
restreindre la possibilité de retirer lhomologation dun produit
phytosanitaire alors même quon pourrait par ailleurs avoir montré sa dangerosité.
Il sagit de ne plus faire du manque dinnocuité sanitaire ou environnementale
ou defficacité dun pesticide des critères permettant seuls dobtenir
son retrait. Il faudra en plus maintenant évaluer les éventuels effets
socio-économiques négatifs ! La santé humaine et lenvironnement pourront bien
passer au second plan ! On reconnaît là la volonté de N. Sarkozy déclarée au dernier
salon de lagriculture de passer toutes les politiques environnementales par un
filtre danalyse socio-économique.
Une régression nette. Cette disposition est purement inadmissible et constitue une
régression vers une situation jamais vue en France et bien pire que celle qui prévalait
en 2007 avant le Grenelle ! En plus elle est contraire à la directive européenne sur les
pesticides 91/414 en vigueur, qui ne prévoit pas une telle évaluation socio économique
préalable à un retrait dhomologation et contraire également au règlement CE N o
1107/2009 qui sappliquera dès 2011. En conséquence, le MDRGF fera tout pour faire
reconnaître la non-conformité de larticle 36 bis A du Grenelle 2 aux dispositions
des textes européens !
Comment réduire les pesticides en faisant leur pub ? Pour compléter le tableau
dune soirée catastrophique, le gouvernement à ensuite soutenu larticle 40
dans sa rédaction modifiée par le Sénat autorisant la publicité pour les pesticides à
usage des non professionnels. Larticle 40 va donc permettre aux firmes de continuer
à faire de la pub pour les pesticides dans les revues, alors que la version initiale du
gouvernement prévoyait pourtant une interdiction. Cette disposition, dictée directement
par les fabricants de pesticides et par des distributeurs va juste aider
à
maintenir la consommation de pesticides des jardiniers à un haut niveau, ce qui est le
contraire de lobjectif de réduction de lusage des pesticides du Grenelle.
« Le gouvernement vient de se couvrir de honte en cédant aux lobbies agrochimiques des
dispositions qui vont permettre le maintien sur le marché de pesticides dangereux et vont
inciter les jardiniers à utiliser beaucoup de pesticides» déclare François
Veillerette, porte parole du MDRGF. «Sur cette questions des pesticides on peut dire que
lesprit du Grenelle est mort ce vendredi 7 mai au soir à lAssemblée
Nationale. Mais que le gouvernement ne sillusionne pas : nous allons maintenant
passer à loffensive après ces provocations» ajoute til
Grenelle 2: l'Assemblée refuse d'interdire les insecticides dangereux pour les
abeilles
(AFP) PARIS
L'Assemblée a refusé vendredi soir, dans le cadre du Grenelle 2, d'interdire la mise
sur le marché des insecticides dangereux pour les abeilles, comme le Gaucho ou le
Cruiser.
La proposition du député Verts Yves Cochet, soutenue par l'opposition de gauche,
d'interdire ces insecticides "neonicotinoïdes", a été repoussée lors de la
partie du projet Grenelle 2 consacrée aux produits phytosanitaires.
Yves Cochet a rappelé, en vain, que les acteurs de la filière apicole et "les
scientifiques du monde entier ont unanimement accusé ces insecticides de porter de graves
préjudices aux colonies d'abeilles et de mettre en péril la production de miel".
Les opposants à l'interdiction ont mis en avant "l'incompatibilité avec le droit
communautaire".
Par ailleurs et d'une façon plus générale, le texte voté en séance prévoit que le
retrait du marché français d'un produit contenant "une substance active autorisée
au niveau européen" ne pourra se faire qu'après l'avis scientifique de l'AFSSA
(agence française de sécurité sanitaire des aliments) et "une évaluation des
effets socio-économiques et environnementaux" de ce retrait.
Les députés Verts et l'opposition de gauche, le socialiste Germain Peiro en tête, se
sont battus en vain contre ces dispositions qualifiées de "recul" devant les
engagements du Grenelle de l'environnement.
Un des engagements du Grenelle de l'environnement est de réduire de moitié l'usage des
pesticides d'ici 2018.
Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a défendu les progrès accomplis par
exemple en matière d'encadrement des produits phytosanitaires.
Il a en outre dénoncé "une des dernières tentatives du PS pour ne pas voter le
Grenelle 2". |
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| LONU met le GIEC sous enquête |
| Romandie News |
Des
scientifiques de haut vol vont examiner les méthodes utilisées ces dernières années
pour dénoncer le réchauffement climatique.
Des scientifiques de haut vol vont examiner les méthodes utilisées ces dernières
années pour dénoncer le réchauffement climatiqueLONU va charger une équipe de
scientifiques de haut niveau dexaminer le fonctionnement de son Groupe
dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC). Constitué il y
a plus de vingt ans pour vérifier la thèse du réchauffement climatique, le GIEC nage en
pleine confusion depuis quune erreur sur la date de fonte des glaciers himalayens a
révélé chez lui des méthodes douteuses, tels lutilisation de sources militantes
et lemploi de personnes non qualifiées. |
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| Chili:
le séisme lié à la destruction de l'environnement, selon Evo Morales |
| LA PAZ - (©AFP / 28
février 2010 05h46) |
| Le
séisme extrêmement puissant qui a tué samedi au moins 300 personnes au Chili est une
réaction de "mère-nature" aux "politiques qui détruisent
l'environnement", a estimé samedi le premier président indigène de la Bolivie, Evo
Morales. Le chef de l'Etat a exprimé sa "solidarité" avec le Chili,
et affirmé qu'il est "gravissime de voir mourir des frères dans des tremblements de
terre". "Je sens que la nature ne supporte pas les (programmes) politiques qui
détruisent l'environnement", a ajouté M. Morales à Santa Cruz, dans l'est de la
Bolivie.
"Je sens que mère-nature se fâche", a-t-il dit, en allusion à la
"Pachamama", déesse de la Terre inca qui revêt une grande importante pour la
plupart des indigènes d'Amérique du Sud, et à laquelle Morales se réfère
régulièrement au nom de ses origines.
Un séisme parmi les plus violents depuis un siècle, d'une magnitude de 8,8, a tué au
moins 300 personnes au Chili et fait environ 2 millions de sinistrés, selon des sources
officielles.
Le tremblement de terre a déclenché un tsunami qui a mis en alerte de nombreux pays
situés autour de l'océan Pacifique où des milliers de personnes ont été évacuées. |
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| Le lobby du nucléaire se
félicite du rapport du Giec |
| Reuters - 04.05.07 - Le
Temps.ch - 26 juin 2007 - GILLES LABARTHE/DATAS |
Le
lobby du nucléaire voit dans le dernier rapport entériné par le Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) un soutien tacite à cette
source d'énergie, présentée comme "propre", du moins en ce qui concerne
l'émission de gaz à effet de serre. Réunis à Bangkok, les membres du Giec ont jugé la
lutte contre le réchauffement climatique financièrement et techniquement réalisable, à
condition d'agir vite, et ont estimé que l'énergie nucléaire pouvait faire partie de
l'arsenal nécessaire pour mener cette lutte à bien !
"Cela va de soi. Qu'y a-t-il d'autre pour produire de l'électricité sans émission
de dioxyde de carbone?", a commenté Ian Hore-Lacy, membre de l'Association mondiale
des opérateurs nucléaires (World Nuclear Association), interrogé par Reuters.
"Quand on possède une technologie susceptible d'être déployée plus largement
qu'à l'heure actuelle et qui n'émet pas de carbone, pas besoin d'un doctorat pour
comprendre qu'elle a un potentiel extraordinaire", a-t-il insisté. Embarrassé par
l'explosion du réacteur numéro quatre de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26
avril 1986, le nucléaire civil a connu récemment un retour en grâce avec le
réchauffement climatique.
16% DE L'ÉLECTRICITÉ PRODUITE DANS LE MONDE Selon le dernier rapport du Giec, 16% de
l'électricité produite dans le monde est d'origine nucléaire et cette part pourrait
atteindre 18% à l'horizon 2030. "Cela pourrait donner l'impression que le Giec
prévoit une augmentation significative de la contribution nucléaire. Il s'agit d'une
politisation du Giec, qui, selon nous, n'est pas appropriée", a déploré le
délégué autrichien Klaus Radunksy. "Il s'agit d'un document technique. Nous
n'émettons aucune recommandation politique", a rétorqué Bert Metz, co-directeur du
groupe qui a rédigé le rapport.
Si les centrales nucléaires n'émettent pas de gaz à effet de serre, ce n'est pas le cas
de l'extraction, du raffinage et du transport du combustible, dont le retraitement reste
lui aussi problématique, font valoir les détracteurs de l'énergie nucléaire. Loin de
se limiter aux 18% évoqués par le Giec, les industriels ne visent rien moins que les 80%
déjà atteints en France, selon Hore-Lacy. Le Japon, théâtre de deux explosions
nucléaires, en est quant à lui à 29% et l'Ukraine à 45, malgré Tchernobyl,
souligne-t-il.
Dans son rapport, le Giec n'omet pas de parler des risques technologiques et
environnementaux. Il évoque également celui de la prolifération des armes nucléaires.
Ces risques, Hore-Lacy n'hésite pas à les balayer, sans toutefois minimiser celui de la
prolifération, qui peut selon lui poser problème s'il n'est pas traité de façon
appropriée.
Comment lONU (GIEC) fait la promotion du nucléaire contre les rejets de CO2
ENQUÊTE «Atténuer le changement climatique». Derrière ce titre, le Groupe
intergouvernemental pour létude de lévolution du climat (GIEC) cache des
analyses en faveur de lénergie nucléaire dans le combat contre le réchauffement
climatique.Il porte le numéro 4, et cest lun des chapitres les plus
controversés du Groupe intergouvernemental pour létude de lévolution du
climat (GIEC). Il est consacré aux ressources énergétiques et fait la promotion du
nucléaire pour réduire les émission de CO2. Ce document fera autorité pour les
prochaines négociations liées au protocole de Kyoto.
Rendu public en mai dernier, il se pose comme LA référence mondiale dans ce domaine.
Intitulé «Atténuer le changement climatique», portant sur les «remèdes» et les
mesures à prendre de toute urgence, il est néanmoins largement passé inaperçu dans les
médias. Cest en effet une épreuve ardue que de tenter de passer au travers de ces
quatre mille pages pour en extraire le message essentiel. «Jai essayé»,
sénerve Pallava Bagla, rédacteur scientifique de New Dehli Television, qui
regrette que lONU nait pas réussi à offrir un seul résumé valable
concernant ces recherches. Le GIEC, pour sa part, ne produit pas non plus de communiqué
de presse. «Comment voulez-vous que ça marche alors?», sinterroge Pallava Bagla.
A supposer même quil aient eu vent de ce rapport, beaucoup de journalistes ont tout
naturellement préféré jeter léponge....
Désintérêt des médias
Sur ces douze derniers mois, plus de la moitié des articles que la presse a consacrés
à lOMM concernent une affaire de corruption, portant sur des millions de dollars et
destinés à acheter les votes de délégués. Seuls deux articles sur les vingt-cinq
recensés tentent de vulgariser les résultats alarmistes du dernier rapport du GIEC. Mais
il suffit de se concentrer sur un seul chapitre du troisième volume, disponible à
ladresse ci-dessous1 pour comprendre comment fonctionne la machine à fabriquer des
rapports sur le climat. Il sagit là dun volume particulièrement important
puisquil traite des «solutions davenir» en matière de réduction de gaz à
effet de serre, et recommande des énergies «propres».
Le chapitre en question, le fameux numéro 4, est intitulé «Ressources en énergie» et
ne contient «que» 112 pages. Dans une structure aussi consensuelle que celle des agences
onusiennes, son accouchement a pourtant été difficile, témoigne le professeur Olav
Hohmeyer, de lUniversité de Flensbug, en Allemagne. Les délégués des cent vingt
gouvernements représentés ont chacun tenter de faire valoir sa position en matière de
ressources énergétiques. Surtout les Etats-Unis, «qui ont tenu à ce que dans le
rapport, lénergie nucléaire ressemble à une solution».
Le correspondant dAssociated Press, Michael Casey, était présent à la conférence
de Bangkok sur le climat pour assister aux négociations douloureuses sur le choix
dun mot, dune terminologie, étirant les séances jusquà laube.
«Ne pas citer, svp» Il a noté deux moments forts: celui où les délégués chinois ont
voulu coûte que coûte faire inscrire dans le texte un blâme à lintention des
pays industrialisés dAmérique du Nord et dEurope, les accusant dêtre
la cause du réchauffement global, et surtout leur donnant la responsabilité de résoudre
le problème. Et celui où «la délégation des Etats-Unis a donné de la voix pour
vanter le rôle que pourrait jouer lindustrie nucléaire dans les efforts visant à
réduire les gaz à effet de serre».
Le nucléaire, écologique ?
Ce discours trompeur a été mis au point à la fin des années 1980. Tout les
environnementalistes informés le diront. Une version relue et approuvée du chapitre 4
devrait paraître en juillet prochain. Pour lheure, en bas de page, il est écrit:
«Do Not Cite or Quote». Ne pas citer, donc. De la page 26 jusquà la page 31, le
point 4.3.2. est spécifiquement consacré à lénergie nucléaire, qui couvrait en
2005 environ 16% de la production délectricité dans le monde, utilisant pour
combustion quelque 65 500 tonnes duranium. En décembre 2006, 442 centrales
nucléaires étaient en activité, les Etats-Unis possédant le plus grand nombre de
réacteurs et la France, le plus important pourcentage délectricité produite par
le nucléaire et le Japon couvrant le tiers de ses besoins en électricité avec cinquante
cinq réacteurs.
Ajoutons à cela que des projets de nouvelles constructions sont aujourdhui en cours
par centaines dans le monde; que les Etats-Unis voient dans le nucléaire un moyen
détouffer les énergies renouvelables, seuls concurrents sérieux au pétrole; que
les Etats- Unis, mais aussi le Canada, lAustralie et lAfrique du Sud
détiennent le plus gros des réserves duranium. Luranium, matière
stratégique dont le prix sest envolé pour atteindre un record historique de 200
dollars le kilogramme. La plupart des grandes banques commerciales transnationales qui ont
investi dans les industries extractives duranium font aujourdhui des affaires
en or dans ce secteur. Elles soutiennent activement la «solution» nucléaire...
Compétitivité nucléaire?
Mais revenons à notre rapport. Certes, les points 4.3.2.1., intitulé «Risques et
impacts environnementaux », et 4.3.2.2., «Gestion des déchets, retraitement et
prolifération», survolent des aspects controversés du nucléaire: risques
dirradiation et daccidents. Mais aucune mention nest tout de même faite
de la catastrophe de Tchernobyl.
Au final, lénergie nucléaire est présentée comme «économiquement
compétitive» et sa production, bien sécurisée. Qui plus est, les émissions de gaz à
effet de serre par unité délectricité produite par des installations nucléaires
serait «similaire à celles des sources dénergie renouvelables». Un argument
démonté depuis longtemps par lagence spécialisée World Information Service on
Energy, qui montre chiffres à lappui quen tenant compte de toute la chaîne
nucléaire extraction, construction, traitement, conversion, transport,
retraitement, stockage..., les gaz à effet de serre issus du nucléaire français peuvent
représenter jusquà 9,1% des émissions totales.
«Ce chapitre 4 est lun des moins bons de tout le rapport», regrette à voix basse
le professeur Olav Hohmeyer, alors que le document du GIEC est salué dans son ensemble
pour sa qualité. Parmi les auteurs de ce chapitre 4, la plupart ont soit un pied dans
lindustrie nucléaire, soit dans lAgence internationale de lénergie
atomique
(AIEA). Un des deux respectables coordinateurs de ce chapitre nest autre que
lAméricain Robert N. Schock, dont on trouvera une biographie intéressante sur le
site Interrnet des Nations Unies 2. Il est connu pour ses articles prédisant un nouveau
marché mondial pour le nucléaire.
Agences sous pression
On savait déjà que lAIEA, noyautée par les Etats-Unis, exerçait son influence
sur lOMS. LOMM et le Programme des Nations Unies pour lenvironnement
(PNUE) seraient aussi sous pression. Sur les cinq pages de synthèse consacrées à
lénergie nucléaire dans le chapitre 4, lAIEA est avec lAgence pour
lénergie nucléaire (un organisme de lOCDE) la principale source des
recherches citées par les experts du GIEC. LAIEA, dont la direction est «truffée
de spécialistes appartenant au lobby du nucléaire, qui utilisent un camouflage savant
des conséquences pour la santé, lenvironnement et lagriculture que la
catastrophe de Tchernobyl a entraînés.
Il est effarant de constater quel pouvoir et quelle influence lAIEA exerce sur
lONU...», écrivait en 2005 une coalition dune centaine dONG du monde
entier lattention de Kofi Annan, pour protester contre le choix dattribuer le
Prix Nobel de la paix à lorganisation atomique en décembre 2005. «Des atomes pour
la paix»? Lexpert américain Robert N. Schock lavait prédit. Cétait
même le titre dune de ses contributions scientifiques, en été 2004, pour un
programme financé par une agence gouvernementale des Etats-Unis.
(1) www.mnp.nl/ipcc/pages_media/AR4-chapters.html
(2) www.un.org/esa/sustdev/csd/csd15/PF/bios/R_Schock_bio.pdf
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| Le plus grand écocide du 20ème siècle |
| Éditions Demi-Lune (18,
rue Eugène Sue - 75018 Paris) www.editionsdemilune.com
|
Dans
un ouvrage à paraître le 5 juin 2010, André Bouny revient sur les épandages d'Agent
Orange durant la guerre du Viêt Nam : 4,8 millions de personnes directement touchées, un
écosystème détruit, des répercussions sanitaires aujourd'hui encore. Et des victimes
de plus en plus nombreuses qui attendent toujours que justice soit faite... «
Cest un crime hideux. » Noam CHOMSKY, membre du Comité International de
Soutien aux victimes de lAgent Orange
Un document bouleversant sur un sujet resté dans l'ombre, illustré par de grands
photographes : Jan Banning, Alexis Duclos, Philip Jones Griffiths et Olivier Papegnies.
Préface de Howard Zinn , Avant-propos de Maître William Bourdon
André BOUNY est né handicapé, atteint de spina-bifida, dans la campagne pauvre du sud
de la France. Suivant des études paramédicales (en odontologie) à Paris, il proteste
contre la guerre qui fait rage au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au
Grand Palais.
Ému par la découverte de ce pays ravagé par la guerre, où il rencontre mutilés et
malades, il fonde en 1997 lassociation caritative DEFI Viêt Nam, (Donner Ensemble
Former Informer), qui sengage également dans la campagne contre les mines
antipersonnel. Quelque 300 tonnes déquipement médical, recueillies et mises en
conformité, sont expédiées par bateaux (électrocardiographes, lits médicalisés,
fauteuil roulants, à destination de services de chirurgie et de radiologie, de
maternités, cabinets dentaires, etc). Lassociation à but non lucratif pourvoit
aussi à la formation de personnel médical vietnamien en France, facilite le parrainage
denfants (une petite fille issue dune famille misérable est récemment
devenue institutrice) ; informe sur lAgent Orange et distribue des aides aux
victimes de ce poison chimique contenant de la dioxine.
André enchaîne les voyages au Viêt Nam où il adopte deux enfants. En 2004, il adresse
une lettre ouverte à John Kerry, diffusée dans la presse internationale. Puis il
constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de
lAgent Orange (CIS) qui comprend de très nombreuses personnalités dans des
domaines dexpertises variés. Infatigablement, il explique les conséquences de ce
poison dans tous les médias qui osent en parler (radios, télés, journaux et sites
Internet). Il est intervenu lors des trois éditions des Rencontres Internationales pour
le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique (RID-NBC), mais aussi en dautres
lieux prestigieux comme la Cité de lEspace, et même à lONU lors de la 4e
session du Conseil des droits de lhomme.
Son livre se fonde sur 40 ans dexpérience et dintérêt porté au peuple et
à la culture du Viêt Nam, comme à son histoire. (Nombreuses photographies
darchives & cartes,
ainsi que des images récentes de très grands photojournalistes...)Effroyable
Si lhistoire de lutilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la
nuit des temps, la synthèse chimique a permis den démultiplier les effets
maléfiques. Il est un fait largement ignoré que la guerre du Viêt Nam fut la plus
grande guerre chimique de lhistoire de lHumanité. Lobjet de ce livre
est dexpliquer précisément comment et pourquoi. On y apprend de quelle façon,
aujourdhui encore, un demi-siècle après le début des épandages, la dioxine
pénètre dans lorganisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets
tératogènes quelle inflige aux enfants.
La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la
technologie méthodique mise en uvre. Celle de leffroyable catastrophe
écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et
précipite une dévastation plus terrible encore.
Les nombreuses photographies exceptionnelles, signées de très grands noms, illustrent
lampleur de la tragédie actuelle. Cartes géographiques, documents darchives
inédits et témoignages états-uniens viennent démontrer lintentionnalité de ce
véritable écocide. Lauteur propose en outre un nouveau calcul renversant du volume
des agents chimiques déversés au Viêt Nam. Dans cet ouvrage exhaustif, il aborde la
partie juridique avec les procédures intentées au nom des victimes vietnamiennes dans un
total silence médiatique.
À limage du Tribunal international dopinion qui sest tenu en 2009 à
Paris, ce livre a pour but dinformer le public, premier pas dune prise de
conscience sur la route de la réparation des torts et des souffrances, car il existe
aussi un espoir
Un document bouleversant, comme lHistoire officielle ne la raconte jamais, pour
comprendre lampleur de la tragédie que vivent au quotidien une multitude de
victimes de lAgent Orange.
Si un jour existe une unité capable de mesurer la douleur et la souffrance, elle devra
sappeler Viet Nam. |
|
| Energies
renouvelables : le point sur le solaire et l'éolien |
| (src : MEEDEM / Le
Ministère de l'Énergie) - source |
| Le
Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par
le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification
photovoltaïque 2010-2012. Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures
destinées à supprimer "les effets daubaine" et vise selon lui à
"protéger le pouvoir dachat des Français". Il explique que l'engagement
financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards
deuros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait
nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de lélectricité.
Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM,
"une plus juste rémunération aux projets dans lénergie solaire", quel
que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol,
). Les
projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande dachat de
l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.
Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de lannée 2009, le
MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs
ou spéculatifs dune part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi,
notamment dans le secteur agricole, dautre part.
Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il
apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW
soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la
majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite
taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.
Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront
bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les
critères suivants :
1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat dachat a été formulée
avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour
lesquels une demande de contrat dachat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux)
pour lesquelles une demande de contrat dachat et une demande complète de
raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande
de contrat dachat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent
toutes les conditions suivantes :
- linstallation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- linstallation a fait lobjet dune déclaration préalable ou dune
demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose dune attestation du préfet de département certifiant que,
au 11 janvier 2010 :
* le producteur est lexploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le
bâtiment ;
* le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail
rural;
* le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de lexploitation
agricole.
Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs dintégration au
bâti (58 ou 50 c/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance
inférieure à 250 kWc". Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication
du texte, début mars 2010.
L'Allemagne réduit ses aides à la filière photovoltaïque
Les aides allemandes baisseront de 16% pour les nouveaux panneaux installés sur les
toits, de 11 à 15% pour ceux installés au sol et seront supprimées pour les panneaux
installés sur des surfaces cultivables. Le gouvernement allemand, qui avait déjà
annoncé en janvier une baisse de ses subventions au secteur phtovoltaïque, vient de
préciser que la réduction de ses aides seraient encore plus importantes que prévu.
A partir du 1er juillet 2010, les subventions baisseront de 16% pour tous les nouveaux
panneaux installés sur les toits, et de 11 à 15% pour ceux installés au sol. De plus,
laide sur les nouveaux panneaux installés sur des surfaces cultivables sera
purement supprimée "afin déviter que les agriculteurs cessent de semer du
blé pour planter des panneaux solaires", ont indiqué les rapporteurs du groupe
parlementaire chargé du dossier.
(Electroniques.biz)
La production de l'éolien en France désormais suivie en temps réel
(TOULOUSE - ©AFP)- La production de l'énergie éolienne en France est désormais
suivie en temps réel, et fait l'objet de prévisions pour le lendemain, grâce à un
calculateur mis en place à Toulouse par Réseau de transport d'électricité (RTE), a
annoncé jeudi la direction de la société.
"Ipes" (Insertion de la production éolienne dans le système) permet la
gestion au plus près des flux d'électricité en suivant et en prévoyant la production
éolienne dans toute la France, a précisé au cours d'un point de presse le directeur de
RTE Sud-Ouest Denis Hoffmann.
Il permet, a souligné M. Hoffmann, de "prévoir ce qui va se passer" dans la
production éolienne, et donc de savoir avec "une légère anticipation" s'il
faut lancer ou réduire la production de centrales thermiques ou nucléaires pour adapter
la production de tout le territoire à la consommation.
Le dispositif Ipes de Toulouse est alimenté toutes les 6 heures par Météo-France,
qui fournit la force des vents dans les zones où se trouvent les parcs éoliens pour les
24 heures à venir, et répercute ces informations dans les 8 centres de coordination du
transport de l'énergie électrique de RTE.
Un système similaire sera mis en place pour le photovoltaïque lorsque celui-ci
tiendra une place significative dans la production d'électricité en France
métropolitaine (moins de 1% en 2009).
Dans l'Hexagone, la part de l'éolien a représenté 1% de l'électricité en 2009
(soit 7,8 TWh), contre 75% pour le nucléaire, 12% pour l'hydraulique, 11% pour le
thermique à combustible fossile et 1% pour la biomasse, le biogaz...
M. Hoffmann a noté que, d'une année sur l'autre, un parc éolien donné produisait à
peu près la même quantité d'énergie, mais sur un mois donné, il peut y avoir
d'importantes différences entre deux années.
Autrefois, a-t-il souligné, avec les centrales, "on était dans un univers connu,
un système prévisible. On y a superposé un système aléatoire" dépendant de la
météo, ce qui "ajoute un niveau de complexité et demande une maîtrise en temps
réel puisqu'on ne peut plus faire de prévision à un an ou un mois près".
RTE, filiale du groupe EDF, gère le réseau de transport d'électricité, acheminant
celle-ci entre les fournisseurs et les consommateurs.
L'éolienne individuelle de toiture arrive en France
Aeolta et Innovation-In-Design ont conçu pour le grand public une éolienne
individuelle de toiture, baptisée lAéroCube. (Voila à quoi
ça ressemble)
Linstallation, personnalisable, sadapte à tous les toits. Grâce à elle, les
foyers produiront par an, en moyenne, pour chaque éolienne 8 à 20% des besoins
domestiques en énergie, chauffage inclus. Recyclable, elle permet également de consommer
moins de CO2. Disponible lété prochain, AéroCube sera proposé à moins de 5.000
euros, installation comprise.
LAéroCube saffiche comme la première éolienne de toiture de France
permettant au particulier de produire sa propre énergie domestique. Sadaptant à
toutes les toitures, cette éolienne dun nouveau genre est équipée de turbines
multipliant par trois la puissance du vent capté lorsquil remonte la pente du toit.
Selon les régions, un module de 1,30 m de côté peut produire de 500 à 2.500 KWh.
Cette éolienne est facile à installer. Il suffit au propriétaire de dégarnir les
tuiles sur la surface nécessaire à la pose dun ou de plusieurs modules puis
dinstaller lAéroCube. Livré prêt à fonctionner grâce au générateur et
à la régulation électrique intégrés, le module fournit le courant alternatif au
réseau domestique à laide dun câble.
Concernant la consommation et le rendement du module, celui-ci peut couvrir de 8 à 20%
des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus, suivant le potentiel éolien du
site où il sera placé. Lénergie éolienne peut venir compléter les panneaux
solaires photovoltaïques.
Un AéroCube permet également de consommer moins de CO2. Il fait économiser
jusquà 2 tonnes de CO2 par an et compense léquivalent du CO2 émis par un
véhicule urbain (100 gr de CO2/km) sur 10.000 à 20.000 km chaque année.
Enfin, léolienne de toiture est démontable et permet de rendre à la toiture sa
configuration dorigine sans dégradation. Sa durée de vie est de plus de 20 ans et
son entretien se fait tous les 5 ans minimum. Grâce aux matériaux utilisés lors de sa
fabrication, tous les composants de ce système sont entièrement recyclables.
La société Aeolta a été primée dun Janus de lindustrie lors de la
cérémonie du même nom à Paris le 12 février dernier. Cette distinction donnée par
lInstitut Français du Design (IFD) récompense les entreprises et designers
travaillant sur des projets en accord avec lenvironnement et les futures
technologies. La société a également reçu la mention EcoDesign pour lutilisation
de matériaux respectueux de lenvironnement et le recyclage facile de
lAéroCube.
LAéroCube sera commercialisé pour lété 2010 au prix de 5.000 euros TTC
avec linstallation par un professionnel. La commande pour le module se fera via le
site internet de la société Aeolta, Aeolta.com.
Lentreprise française emboîte le pas à Philippe Starck. Le célèbre designer
français a également signé pour lentreprise italienne Pramac, une éolienne
individuelle à installer dans le jardin, et non sur le toit. Baptisée
"Révolutionnair", e*lle existe en trois tailles (un, trois ou six mètres) et
permet de produire entre 400 et 1.000 W, soit 10 à 60% des besoins individuels. En
France, léolienne sera commercialisée par Windeo. Cette éolienne sera vendue
entre 2.500 et 3.500 euros.*
Site : www.aeolta.com
Une méga centrale solaire en projet en Lorraine
(NANCY / ©AFP) - Une centrale solaire qui sera "la plus grosse en France, voire
dans le monde", doit être construite à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle) pour une
mise en service à partir de 2012, a-t-on appris mardi auprès d'un porte-parole de EDF -
Energies nouvelles (EDF-EN).
"L'investissement sera d'environ 430 millions d'euros pour un parc de 415
hectares", a précisé à l'AFP Jean-Marc Dall'Aglio, chargé de mission auprès du
président d'EDF-EN.
Le site, une ancienne base aérienne de l'OTAN désaffectée depuis 2004, deviendra un
champ de panneaux voltaïques au terme d'un chantier qui devrait employer près de 150
personnes, a indiqué EDF-EN.
La mise en service devrait être effective en deux temps, en 2012 puis 2013, sous
réserve de l'obtention d'autorisations administratives, et notamment du permis de
construire, a expliqué le porte-parole.
"Il y a deux zones sur l'ancienne base, l'une avec peu de bâtiments et l'autre
avec une centaine de constructions que nous devrons désamianter", a-t-il poursuivi.
À terme, l'énergie produite qui sera de 143 mégawatts, soit l'équivalent de la
consommation d'une ville de 62.000 habitants, sera revendue à EDF. La centrale solaire
devrait employer une quinzaine de personnes.
"Avec les nouveaux tarifs définis par le gouvernement, le manque d'ensoleillement
en Meurthe-et-Moselle ne devrait pas poser de souci important, puisque le département
bénéficie d'un bonus de 18% par rapport au département de base", a souligné le
porte-parole de EDF-EN.
L'entreprise, qui qualifie le projet comme "l'un des plus importants, dans le
solaire, depuis dix ans", observe que "les sites ne sont pas si nombreux que
cela".
"Nous cherchons tout le temps, partout. À Toul-Rosières, l'avantage, c'est que le
site est disponible immédiatement", a expliqué Jean-Marc Dall'Aglio.
EDF-EN louera le terrain à l'Etat, propriétaire, dans le cadre d'un bail
emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel d'environ un million d'euros.
"Les retombées pour les collectivités locales doivent être d'environ 1,3
million d'euros par an", a affirmé le porte-parole.
Energie solaire: la puissance de production de la France a triplé en 2009
(PARIS/©AFP) - La puissance de production d'électricité à partir de panneaux
solaires a plus que triplé en France au cours de l'année 2009, selon une note du
ministère de l'Ecologie et de l'Energie publiée mardi sur son site internet.
A la fin de l'année dernière, 43.700 installations photovoltaïques étaient
raccordées au réseau électrique français pour une puissance totale de 268 mégawatts
(MW), en hausse de 224% sur un an.
Sur les 22 régions que compte la France métropolitaine, trois se distinguent
particulièrement en totalisant près de la moitié de la puissance installée, souligne
le ministère. Il s'agit des deux régions méridionales (Provence-Alpes-Côte d'Azur et
Languedoc-Roussillon) et des Pays de la Loire.
La puissance de production du parc éolien poursuit par ailleurs sa progression mais à
un rythme moindre (+29%).
A la fin 2009, 731 installations éoliennes étaient raccordées au réseau pour une
puissance installée de 4.574 MW.
Les cinq régions les plus équipées concentrent 55% de la puissance installée:
Picardie, Lorraine, Bretagne, Centre et Champagne-Ardenne.
Les éoliennes ont permis de satisfaire, en 2009, 1,5% de la consommation
d'électricité française. |
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| Nucléaire
civil et militaire |
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| L'irresponsabilité des pro-nucléaires et
des nucléopathes |
| RSN |
A
quelques semaines de l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le
Premier Ministre français à la tribune de l'OCDE, a traité « d'irresponsables »
certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF (*).
Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type
Tchernobyl.
Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre
que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement
instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets
nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler
dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger
d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ?
Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement
climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer
nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces
indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation
adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ?
Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement
? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le
chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ?
Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de
plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique
en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos
réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes
autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne
résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?
Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer,
diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du
lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des
petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà
au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce,
le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme
nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du
nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie
nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M.
Fillon ?
Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de
Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de
voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour
un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet
bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les
générations futures.Le maire socialiste de Gravelines
voudrait un EPR
Si Total ferme son site de Dunkerque, Bertrand Ringot, maire socialiste de Gravelines,
commune proche de Dunkerque, a proposé l'implantation d'un réacteur nucléaire de
troisième génération (EPR) dans sa commune si la raffinerie Total de la ville devait
finalement être fermée.
Obama aux Etats-Unis ravis les lobbies pro-nucléaires
http://www.terra-economica.info/Obama-et-le-nucleaire-chronique-d,8683
Une nouvelle centrale nucléaire en vallée du Rhône ?
à lire : http://www.pertuisien.fr/flash.php?flash=5979
et sur La-Provence
et Les-Echos
Tricastin : un exercice de sécurité nucléaire annulé
en raison d'une grève
Un exercice concernant la mise en uvre du Plan particulier d'intervention (PPI) du
site nucléaire du Tricastin, côté Areva, est prévu jeudi 27 mai prochain, dans le
cadre de la planification annuelle des exercices nationaux de crise relatifs aux
installations nucléaires. Afin de présenter cet exercice aux riverains ainsi qu'aux
élus des communes concernées par le périmètre du PPI du Tricastin (dix kilomètres
autour), une réunion publique d'information et d'échanges est organisée par la
préfecture mercredi 28 avril de 16 à 18 heures, salle Georges-Fontaine à
Saint-Paul-Trois-Châteaux. Cet exercice de sécurité a été annulé en raison d'une
grève nationale annoncée le même jour, a annoncé vendredi la préfecture.
Vins : « si on reste "AOC Tricastin", je me
retirerai »
( Le
Dauphiné Libéré.com Joël AUDRANet F. Va. 20/05/201 )
Le scénario était presque parfait. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) Tricastin
touchait un gros chèque du groupe Areva deux ans après l'incident du 8 juillet 2008 et
l'investissait dans la promotion de sa nouvelle appellation. Mais voilà : si l'argent
vient d'être versé en mars, le changement de nom piétine.
Une partie de la somme obtenue par le syndicat après un an de négociations
"difficiles" à propos de l'impact du nucléaire sur l'image de l'AOC,
"avec expert et avocat", a été attribuée aux vignerons ou aux coopérateurs.
Quelque 8 l'hecto, ce qui représenterait donc pour les 55 000 hectolitres de
l'appellation environ 275 000 . Le reste de l'argent sommeille dans l'espoir de
financer un jour la promotion de l'éventuel nouveau nom de l'appellation.
Le blocage persiste avec l'INAO. Le grain de sel n'est autre que le nom choisi par le
Tricastin et ses 300 vignerons : "Grignan", déjà pris par un vin de pays. Si
un accord avait été obtenu entre les deux appellations pour partager le même nom,
probablement avec une mention complémentaire, l'INAO "n'a apparemment pas la
volonté de retenir le principe de la cohabitation". Cette option avait pourtant
l'appui des préfets de Rhône-Alpes et de la Drôme en avril.
Du coup, si Tricastin s'appelait demain Grignan, l'actuel vin de pays devrait à son tour
changer de nom et, selon nos informations, la situation est aujourd'hui bloquée à ce
point-là. Or la décision de l'INAO est imminente - début juin - et selon M. Bour,
"beaucoup de vignerons l'attendent pour décider s'ils arrachent ou pas la totalité
de leurs vignes". Déjà aujourd'hui, seulement "la moitié du potentiel"
de production est revendiqué en AOC, le reste étant déclaré en vin de pays. "Ça
s'écoule mieux mais ça rapporte moins".
Prendre un nom qui a de la renommée: Pourquoi alors le syndicat en sursis
persiste-t-il à prendre un nom qui semble vouloir le fuir ? "Parce qu'il y a tout un
aspect culturel qui fait de Grignan une locomotive", réplique Henri Bour. Prendre un
nom sans renommée, "démarrer de zéro", il "ne l'envisage pas".
L'emblématique président du Tricastin affirme ainsi pour la première fois qu'il est
prêt à jeter l'éponge : "Si on reste "Tricastin", je me retirerai".
Prendre un nom inconnu (Les Adhémar a été un temps envisagé) ou basculer en vin de
pays Comté de Grignan, deux options potentielles, ne devrait pas le faire changer d'avis.
L'Autorité de Surété Nucléaire (ASN) exige le
remplacement des générateur de vapeur (GV) du réacteur n°2 de Fessenheim
En mai 2009; lors de l'arrêt pour "rechargement du combustible et travaux de
maintenance" du réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim, des traces de corrosion
suspectes et des fuites ont été observées sur des tubes internes d'un générateur de
vapeur. La même observation avait été faite quelques semaines plus tôt à la centrale
de Bugey (Ain) contemporaine de celle de Fessenheim.
L'étude des causes de ces fissures et des moyens d'y remédier a pris le reste de
l'année 2009 : le réacteur 2 de Fessenheim n'a pu redémarrer avant décembre
En
janvier 2010, le verdict de l'Autorité de Sûreté Nucléaire est tombé : "
LASN a demandé à EDF de réaliser une revue complète de la surveillance et de la
conception des GV qui permettra entre autre de veiller à ce que ces opérations de
remplacement soient suffisamment anticipées pour éviter que des dégradations trop
importantes naffectent ces équipements." En d'autres termes: il faudra
pourvoir plus rapidement que prévu au remplacement des générateurs de vapeur souffrant
"d'anomalies importantes".
En 2001 déjà, les 3 générateurs de vapeur du réacteur n°1 avaient été remplacés,
pour un coût dépassant les 100 millions d'euros de l'époque. Ces trois monstres de 300
tonnes, hautement radioactifs, sont toujours stockés sur le site de la centrale.
Construire de nouveaux générateurs de vapeur (en Italie ou au Japon bonjour
l'indépendance énergétique
) prend du temps. Installer de nouveaux générateurs
demande une bonne demi-année de travail, durant laquelle le réacteur ne produit bien
évidemment pas d'électricité. Cela fait déjà trois ans que ce réacteur n'est capable
de fonctionner que 60% du temps pour cause de pannes multiples
Et même lorsqu'il
fonctionne, il ne représente que moins de 1% du courant électrique produit en France.
En 2010, le réacteur devra encore stopper pour 4 ou 5 mois pour sa 3ème visite
décennal, et aucun changement de générateur ne sera encore possible. Au mieux, ce vieux
réacteur obtiendrait une dizaine d'années de sursis.
Les 150 millions d'euros et les 6 mois d'arrêt que représentent les changements de
générateurs de vapeur ne pourront jamais être récupérés en 10 ans. Il ne s'agit plus
de réparation, mais d'acharnement thérapeutique !
L'année 2009 a été exceptionnelle par le volume d'activités de maintenance et
contrôles, a souligné Jean-Philippe Bainier, directeur de la centrale. La visite
décennale de l'unité de production n°1 a débuté mi-octobre 2009. Les travaux et les
résultats des essais techniques doivent permettre à l'Autorité de Sûreté Nucléaire
(ASN) de se prononcer sur la poursuite de l'exploitation. 69 chantiers d'amélioration et
2.400 activités de maintenance ont été réalisés pour un investissement de 64 millions
d'euros.
La divergence - le démarrage du processus de réaction nucléaire en chaîne dans le
réacteur - devrait intervenir dans la première quinzaine de mars avant que l'unité soit
à nouveau couplée au réseau. Six mois après le redémarrage, EDF transmettra un
dossier complet à l'ASN qui émettra début 2011 un avis sur la poursuite d'exploitation.
La décision finale sur la poursuite de l'exploitation et sa durée sera ensuite prise au
niveau gouvernemental. Concernant le second réacteur de Fessenheim, M. Bainier a indiqué
à la presse qu'EDF souhaite remplacer les générateurs de vapeur des 2011 et non un an
plus tard, comme initialement programmé. En contrepartie, il a été demandé à
l'ASN de repousser d'un an, à 2011, l'inspection de ce réacteur, jusqu'alors prévu pour
l'année en cours, "afin de la coupler avec le remplacement des générateurs".
L'ASN donnera son avis sur la poursuite d'exploitation de ce réacteur en 2012. Le
directeur de la centrale a par ailleurs indiqué que l'an dernier on avait relevé 34
écarts de niveau 0 et une seule anomalie de niveau 1 consistant en une baisse du débit
d'eau alimentant le système de refroidissement de l'unité n°2, par l'arrivée de
débris végétaux. Entrée en service en 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales
nucléaires françaises. Les anti-nucléaires réclament régulièrement sa fermeture en
arguant de sa "vétusté" tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, en
prolonger le fonctionnement sur plusieurs années.
Depuis longtemps nous savions que le nucléaire nous entraîne dans une impasse tant
technologique que financière. Ce nouvel épisode est une illustration éclatante que la
sagesse la plus élémentaire impose d'arrêter définitivement ce réacteur et de mettre
un terme à cette illusion dangereuse qui nous fait croire à un avenir nucléaire. Nos
dirigeants finiront-ils par le comprendre ?
D'autres que nous l'ont compris : sur les 8 réacteurs américains similaires à
Fessenheim qui ont été définitivement arrêtés, 5 l'ont été en raison de
générateurs de vapeur défaillant, pour lesquels la réparation ou le remplacement
aurait été trop cher
) L'arrêt définitif du réacteur est la seule réponse
possible.
(Stop Nucléaire/Hamte au nucléaire)
Russie : arrêt partiel d'un réacteur nucléaire près de
Saint-Pétersbourg
SAINT-PETERSBOURG (Russie ©AFP ) - L'un des quatre réacteurs de la centrale
nucléaire de Léningrad, située près de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), a été
partiellement arrêté vendredi en raison d'un dysfonctionnement qui n'a provoqué, selon
ses responsables, aucune hausse de la radioactivité dans la région. "Le
réacteur numéro 3 a été arrêté à 40% par le système automatique d'arrêt à 09H11
heure locale (06H11 GMT) en raison d'une défaillance dans le circuit d'alimentation
électrique d'une section et de l'arrêt de deux pompes", a indiqué la centrale dans
un communiqué.
Le taux de radioactivité autour de la centrale "ne dépasse pas les niveaux
autorisés", selon la même source. Située dans la ville de Sosnovi Bor, à 70 km de
Saint-Pétersbourg, la centrale nucléaire de Léningrad est équipée de réacteurs du
même type que ceux de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, dont le réacteur numéro 4
avait explosé le 26 avril 1986, provoquant la pire catastrophe de l'histoire du
nucléaire civil.
La France, leader mondial
de la prolifération !
Une conférence internationale à Paris pour la promotion du nucléaire dénoncée par les
anti-nucléaire
Les 8 et 9 mars prochain, Paris accueillera une conférence internationale pour inviter 65
pays à se doter de la technologie nucléaire, organisée avec le concours de lOCDE.
Ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de lAIEA, son
objectif affiché est de « promouvoir lusage pacifique et responsable de
lénergie nucléaire », tout en dissuadant de se tourner vers des applications
militaires.
La duplicité des autorités françaises propage une distinction artificielle entre un
nucléaire civil « pacifique » et un nucléaire militaire à réserver à un club
fermé. Le nucléaire « civil » est un alibi facile pour camoufler lenrichissement
de luranium à des fins militaires. Cet enrichissement est en effet une étape
indispensable pour fabriquer tant le combustible des centrales que la matière fissile des
bombes. La communauté internationale elle-même reconnaît implicitement cette faille :
pourquoi, sinon, soffusquer de la volonté de lIran de posséder sa propre
usine denrichissement ?
Enfin, rappelons-nous que la France a elle-même aidé certains Etats (Israël, Irak,
Afrique du Sud) dans leurs tentatives pour se doter de la bombe [1]. A quelques mois de la
révision du Traité de Non Prolifération, la tenue de cette conférence est une
véritable provocation. Tant quil y aura des centrales, il y aura des bombes !
La France fait courir au monde entier des risques en cherchant à propager la technologie
nucléaire. De la pollution générée par les mines duranium à lhéritage
empoisonné des déchets radioactifs, du risque permanent daccident à la menace
terroriste, le nucléaire représente un danger global.
Au-delà des risques majeurs quelle comporte, cette technologie est totalement
inadaptée pour répondre aux grands enjeux énergétiques et environnementaux actuels,
notamment lépuisement des ressources et le changement climatique.
Ce grand raout atomique n'est qu'une tentative désespérée de faire oublier les
difficultés de la filière nucléaire française. En effet, malgré les discours de
relance, la production délectricité nucléaire mondiale est en déclin [2], et
lindustrie nucléaire française en pleine déconfiture. Les chantiers de lEPR
connaissent des déboires permanents, et les investisseurs ne sy trompent pas : le
nucléaire est un puits sans fond !
Il serait temps que les Etats acquiert la lucidité, et se tournent vers dautres
options sûres et prometteuses (efficacité énergétique, énergies renouvelables)
plutôt que vers une technologie dangereuse et coûteuse. |
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| Nucléaire
: Les rejets portent atteinte à la santé et les déchets sont ingérables |
| http://www.youtube.com/watch?v=O6nvrnWGmpI |
Augmentation
scandaleuse des rejets de tritium à Flamanville
(CRILAN)
Alors quaux derniers bilans de santé publiés les premiers kilowattheures de
lEPR de Flamanville ne sont pas attendus avant 2014, lASN va accorder en ce
début 2010 des autorisations de rejets pour ce réacteur en devenir dont le programme de
construction dérive de jour en jour, de mois en mois
dannée en année.Cette
autorisation futuriste accompagnera le renouvellement des autorisations des deux
réacteurs actuels dont les rejets de tritium seront adaptés à la demande de rejet
intégral exprimés par EDF, après un avis favorable de la CLIF.
Par lettre du 6 janvier 2010, le Président de la CLI de Flamanville adresse à
lAutorité de Sûreté Nucléaire « les observations des membres de la CLI »
concernant le DARPE (autorisations de rejet des réacteurs actuels et du réacteur à
venir). Ces observations transmises ne contiennent que lavis de 5 membres de la CLIF
favorables à laugmentation des rejets, ce courrier ne tient aucun compte des
remarques critiques que nous avons formulées notamment lors des assemblées générales
des 13 octobre et 16 décembre 2009 :
- Lors des assemblées générales des 13 octobre et 16 novembre 2009, le CRILAN a
contesté les augmentations de rejets tritium accordées, en rappelant les engagements de
la France dans la convention OSPAR, et lomission par lASN de lavis de la
commission denquête davril 2007 qui demandait la mise en place de réservoirs
de stockage du tritium pendant au moins une période, avant tout rejet en mer. « Faute
dune prise en compte opérante de ces derniers, lavis de la commission
denquête serait réputé défavorable. » Le CRILAN a remis un texte écrit au
Président de la CLIF. Texte non repris comme avis de membre de la CLIF dans les
observations transmises à lASN.
Cette position est similaire à celles des recommandations de lANCLI à la suite du
colloque sur le tritium en décembre 2008 et à celle contenue dans l'avis sur les rejets
de Civaux transmis par le Président de l'ANCLI à l'ASN ». Ces autorisations
mettent en relief deux attitudes contradictoires : les engagements internationaux
(convention OSPAR) et nationaux (constitution, Principe de précaution) des autorités
françaises à préserver lenvironnement, et les attributions par ces mêmes
autorités, ou leurs délégataires, de droits à polluer injustifiés comme ceux qui vont
être accordés aux réacteurs nucléaires de Flamanville, après ceux récemment
accordés pour les sites de Tricastin (janvier 2008) Penly (février 2008), et Civaux
(juin 2009). //
Colloque ANCLI « Le tritium, discret, mais présent partout », Conclusions /
recommandations ANCLI, décembre 2008. Lettre du 26 août 2009 du Président de
lANCLI sur les décisions relatives aux rejets deffluents de la centrale
nucléaire de Civaux, adressée au Président de lASN
Blocage de train de dechets nucléaire http://www.youtube.com/watch?v=ON6qlVG1h1M
Flamanville redemarre apres 5 mois de travaux http://www.youtube.com/watch?v=lWaZHL7tLHg
Gabon/"déchets toxiques" de Mounana
MOUNANA (Gabon) - Vraie pollution ou coup politique? Après l'annonce de la découverte
de "produits toxiques" dans une décharge d'une filiale d'Areva à Mounana
(sud-est), les protagonistes de cette affaire faisant grand bruit au Gabon clament leur
bonne foi. Chez les mis en cause comme dans certains cercles du pays, on n'exclut
pas l'hypothèse d'une mise en scène pour susciter des enchères à l'approche de la
visite au Gabon du président français Nicolas Sarkozy, les 24 et 25 février. "Tout
ce qu'ils veulent, c'est obtenir un dédommagement", estime un fonctionnaire, parlant
de ceux qui ont révélé l'affaire: les membres du Conseil municipal de Mounana,
largement dominé par l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD).
Ce parti a été par Zacharie Myboto, un des principaux opposants gabonais.
Les élus locaux assurent avoir pour seul souci la santé des populations en
dénonçant la présence de ces produits "enfouis" dans une décharge de la
Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale du groupe nucléaire
français Areva). "Nous avons découvert le 31 décembre 2009 sur le site de la Comuf
des produits toxiques provenant du CIRMF (Centre international des recherches médicales
de Franceville, près de 90 km de Mounana)", soutient Rodrigue Bokoko, un des
adjoints au maire Chantale Myboto Gondjout, fille de M. Myboto.
Les substances ont été "transportées par la société Geofor (sous-traitant de
la Comuf) en 27 rotations par 3 chauffeurs. Ils ont loué un bulldozer à un entrepreneur
du nom de M. Saer, il leur a fallu deux jours pour (les) enfouir", ajoute-t-il.
"Il n'y a aucun calcul politique". "Ce serait extraordinaire que le CIRMF,
dans ses missions de santé, de défense des populations, s'engage dans des choses qui
soient contraires à l'esprit, à la morale, à l'éthique même de l'institution",
affirme son directeur, Jean-Paul Gonzalez.
La Comuf, elle, a porté plainte contre X pour "déversement" à son insu
"de produits chimiques" sur sa propriété. Elle a toutefois mis en cause Geofor
qui, dit-elle dans un communiqué, "semble avoir déversé de manière illicite des
produits chimiques" sur sa décharge jusqu'à récemment très accessible, sur un
immense terrain aux pistes bien aménagées et fréquemment empruntées, souligne un de
ses techniciens.
Depuis la polémique, des barrières et agents de sécurité ont été mis aux points
d'accès. "On n'y est pour rien, dans cette histoire!", assure le technicien en
faisant visiter le site incriminé à des journalistes. Un terrain plat parsemé d'herbes
avec, en contrebas, un lac où la Comuf conserve tous ses déchets - "le stockage
sous eau". On y voit une partie de conteneur, une vieille citerne d'où s'échappe un
liquide noir huileux... "On est parti en vacances en novembre et à notre retour,
paf, il y a cette histoire!". "Nous, on peut dormir sur nos deux oreilles. (...)
On a suivi toutes les procédures mais on préfère ne pas s'exprimer pour
l'instant", déclare-t-on à Geofor, basée à Yaoundé, promettant de communiquer
sur le dossier la semaine prochaine. Un employé avance que Geofor n'a rien fait
d'"illicite" et n'a pas transporté de produits chimiques. A quelques pas de ses
locaux, il montre "des restes" de la cargaison: ferraille, carcasses de
congélateurs et machines à laver...
Quid du côté santé depuis l'enfouissement des déchets supposés toxiques? "Au
niveau pathologique, nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer ou infirmer qu'il y a eu des
cas liés" à ces produits présumés toxiques, répond Dr Angélique Kombila,
médecin-chef de l'hôpital Jean-Claude Andrault de Mounana. "Il faut d'abord
connaître la nature même de ces déchets", ce qui n'est pas encore le cas,
précise-t-elle.
Au Conseil d'Etat, la définition du déchet nucléaire
varie au fil des saisons
Source
: Le Monde| 22.05.10 | Hervé Morin
C'est la question qui dérange l'industrie du retraitement nucléaire et qui démange
Greenpeace : qu'est-ce qu'un déchet radioactif ? De la réponse juridique donnée dépend
en effet l'attitude à adopter vis-à-vis de matières issues du retraitement par Areva,
à La Hague (Manche), des combustibles nucléaires usés de clients étrangers.
Ces opérations permettent de récupérer du plutonium (1 %), susceptible d'être
réutilisé comme combustible sous forme de MOX ; de l'uranium (95 %), qu'il faut
réenrichir si l'on veut le réemployer ; des produits de fission et actinides mineurs (4
%), déchets ultimes à stocker. Ce processus produit aussi effluents et rebuts.
La loi dite "Bataille sur les déchets" de 2001 prévoyait un retour vers leur
pays d'origine des déchets issus du retraitement. La loi de 2006 reprend ce principe,
qualifiant les déchets radioactifs de "substances radioactives pour lesquelles
aucune utilisation ultérieure n'est prévue ou envisagée".
Greenpeace avait tiqué sur le flou de ce dernier terme et avait décidé d'attaquer,
devant le Conseil d'Etat, le décret d'application du 3 mars 2008, qui exclut du bilan des
matières réexpédiées "celles qui se trouvent sous forme de matières
valorisables, de rejets autorisés ou de déchets occasionnés par le seul usage des
installations de l'exploitant".
Poubelle
La définition de ce qu'est une matière "valorisable" reste, elle aussi,
sujette à interprétation. Le texte "revient à faire peser le coût du retraitement
des combustibles usés étrangers sur les populations et les générations futures
françaises, qui ne tirent en contrepartie aucun bénéfice des contrats d'Areva",
plaide Greenpeace, pour qui l'industriel fait de la France une "poubelle
nucléaire", accueillante pour les déchets étrangers, afin de mieux exporter ses
centrales...
L'association pensait avoir été entendue : en première audience, le 10 juillet 2009, le
rapporteur public avait proposé l'annulation partielle du décret. Mattias Guyomar avait
même proposé de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, ce qui aurait
peut-être abouti à une définition internationale du déchet radioactif.
Greenpeace a rapidement dû déchanter. Areva a produit de nouvelles pièces, qui ont
relancé la procédure contradictoire, "particulièrement fructueuse", selon M.
Guyomar. Elle a abouti, vendredi 21 mai, à voir celui-ci prendre le total contre-pied de
la position qu'il défendait à l'été 2009.
L'avocat d'Areva n'a rien trouvé à y redire. Celui de Greenpeace, Alexandre Faro, ne
cache pas son dépit. Il n'a guère d'espoir de voir les magistrats du Conseil d'Etat
contredire le rapporteur public. Décision attendue dans une quinzaine de jours.
Trois pays européens vont enterrer leurs déchets
radioactifs !
Trois pays européens dont la France vont, d'ici quinze ans, enterrer leurs déchets
nucléaires dans des couches géologiques profondes. Cette option est jugées comme la
plus sûre sur le très long terme, ont indiqué des responsables.
La Suède et la Finlande ont déjà retenu des sites et Paris en sélectionnera un
d'ici 2013. D'autres pays européens comme la Grande Bretagne sont également en passe de
leur emboiter le pas.
Près d'un tiers de l'électricité consommée en Europe est d'origine nucléaire, avec
145 réacteurs au total en activité dans quinze pays et huit en construction, selon les
derniers chiffres.
La Finlande sera la première à utiliser ce mode de stockage des déchets radioactifs
à partir de 2020, ont précisé les experts européens lors d'une présentation à la
conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science réunies du
18 au 22 février à San Diego.
La Suède en fera de même trois ans après et la "France prévoit de débuter en
2025 des opérations de stockage de déchets nucléaires vitrifiés, provenant du
retraitement, dans des grandes profondeurs géologiques", a précisé le directeur
général adjoint du centre de recherche conjoint de la Commission européenne.
La Suisse est également à la recherche d'un site pour entreposer ses déchets
radioactifs. La Société coopérative nationale pour l'entreposage des déchets
radioactifs a retenu six lieux qui sont à l'étude. La décision finale ne devrait pas
tomber avant une dizaine d'années.
L'objectif à terme est que la Suisse dispose d'un dépôt pour déchets faiblement et
moyennement radioactifs en 2030 et un autre pour les hautement radioactifs en 2040.
Echec de lenfouissement des déchets radioactifs en
Allemagne : des leçons à tirer pour la France
- Echec total des options denfouissement des déchets radioactifs en Allemagne : la
prolongation de la durée de vie des réacteurs devient anticonstitutionnelle !
- Tirons les leçons de lexemple allemand : renonçons dès à présent à
lenfouissement et sortons du nucléaire au plus vite.
Lancienne mine de sel dAsse, dans le Nord de lAllemagne, qui accueille
depuis plus de 40 ans des déchets nucléaires de faible et moyenne activité à vie
longue (FAVL et MAVL) est à nouveau au cur dun scandale passé sous silence
en France. Dès les premiers dépôts, ce « centre de recherche modèle », présenté
comme parfaitement étanche, était déjà sujet à des infiltrations deau.
Aujourdhui, ce ne sont pas moins de 12 m3 deau qui pénètrent chaque jour
dans la mine ; des affaissements ont déjà eu lieu, les galeries fragilisées menacent de
seffondrer sur les déchets et la saumure dans laquelle baignent les fûts risque à
moyen terme de contaminer les nappes phréatiques et les sols dune région entière.
Notons enfin la présence de 28 kg de plutonium (dont 10 microgrammes suffisent à tuer un
être humain) au milieu des déchets de faible et moyenne activité
La catastrophe
est imminente, plus seulement pour dhypothétiques générations futures, mais dans
les décennies à venir !
Devant cet état de délabrement dénoncé depuis des années par les populations locales,
le Ministre de lEnvironnement et de la Sûreté Nucléaire Norbert Röttgen (CDU,
conservateur) préconise comme réponse provisoire de retirer de lancienne mine les
126 000 fûts, dont on ignore létat de corrosion. Dix années au moins seront
nécessaires pour cette opération, dont le coût est estimé par les autorités à 3,7
milliards deuros. Les associations appellent à mettre en uvre au plus vite
cette option, « la moins pire de toutes ». Toutefois, elles soulignent que le problème
des déchets n'en sera pas réglé pour autant, et continuent de dénoncer une gestion
irresponsable.
Face à cette impasse avérée, comment peut-on raisonnablement préconiser une
prolongation de la durée de vie des réacteurs, et donc entériner la production de
nouveaux déchets ? Pour une part croissante de la classe politique allemande, un tel
choix serait anticonstitutionnel. Le Ministre Norbert Röttgen a dailleurs
réaffirmé la nécessité de remplacer au plus vite (dici 2020) le nucléaire par
les renouvelables. Cette déclaration trouve écho jusque dans les rangs de la CDU, qui
plaidait pourtant pour la prolongation de la durée de vie des réacteurs il y a encore
quelques mois.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les autorités françaises à tirer les
leçons de lexpérience allemande, pour éviter, tant quil en est encore
temps, de sengager dans une option promise à léchec :
- Fermer le site de Bure prévu pour lenfouissement des déchets radioactifs en
grande profondeur, afin d'éviter des pollutions incontrôlables et irrémédiables
- Annuler le projet de création du centre d'enfouissement pour les déchets dits
"FAVL", prévu pour être également implanté dans l'Est de la France
- Et surtout, arrêter la production des déchets par larrêt de la construction de
nouveaux réacteurs et par une décision de sortie du nucléaire dans les plus brefs
délais.
Déchets nucléaires: l'organe de sécurité soutient les
sites de la Nagra en Suisse
Berne (awp/ats) - Les six sites identifiés en Suisse par la Nagra comme pouvant
potentiellement accueillir des déchets nucléaires ont obtenu l'approbation de
l'inspection fédérale en matière de sécurité. Ils ont franchi cette étape tant en ce
qui concerne la sécurité que la faisabilité technique.
La Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) a
suggéré fin 2008 six domaines d'implantation géologiques: pied sud du Jura, Weinland
zurichois, nord des Lägeren, Bözberg, Südranden et Wellenberg. Ces zones se prêtent,
selon elle, à la construction d'un dépôt pour déchets de faible et moyenne activité,
d'un dépôt pour déchets de haute activité, voire d'un dépôt pour toutes les
catégories de déchets (dépôt combiné).
Les sites proposés par la Nagra ont fait l'objet d'un examen de l'Inspection
fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) au cours des derniers mois. Se fondant sur
une série de critères, cette instance est arrivée à la conclusion que la Nagra a
effectué ses analyses correctement et dans le respect du cadre établi, a indiqué jeudi
l'Office fédéral de l'énergie (OFEN).
Le rapport d'expertise de l'IFSN sera maintenant soumis à l'avis de la Commission
fédérale de sécurité nucléaire CSN. Cette commission remettra sa prise de position
d'ici deux mois environ. Le Conseil fédéral devrait examiner la question vers la
mi-2011. Plusieurs étapes suivront encore avant que la Nagra puisse déposer des demandes
d'autorisation générale pour les dépôts.
Vote communal contre le projet d'enfouissement de
déchets-poisons nucléaires
Reynel (Haute-Marne et proche de Bure) vient de voir ses élus se réunir et prendre
une délibération "coup de semonce" : "Le Conseil Municipal de la Commune
de Reynel, après avoir pris connaissance de la position du Conseil Municipal de la
Commune de Bonnet (55) qui refuse sous son territoire limplantation de tout centre
de stockage de déchets radioactifs en raison des incertitudes et conséquences à long
terme pour les populations et lenvironnement (...)
Apporte, à lunanimité, un soutien déterminé à la Commune de Bonnet et refuse
également tout stockage de déchets radioactifs de quelque nature quils soient sous
le territoire de sa commune."
Bonnet, parmi les quatre communes ciblées (les autres étant Bure, Ribeaucourt, Mandres)
a vu la majorité de son Conseil municipal se dresser par un vote contre le projet
d'enfouissement de déchets-poisons nucléaires
(CEDRA/ Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs)
Lettre ouverte contre l'achat de conscience
Voici quelques mois, dans le cadre d'un projet supplémentaire de poubelle nucléaire
(dite FAVL), un maire de la région de Bure/Soulaines/Morvilliers dénonçait publiquement
les méthodes de l'Etat et de "grands" élus. Il qualifiait, avec justesse,
d'"abus de faiblesse" le fait que tel ou tel public manquant cruellement de
moyens se voit agiter une carotte et ainsi lui faire mettre le doigt dans un engrenage
machiavélique. Aujourd'hui, d'autres n'acceptent plus cet inacceptable "achat des
consciences" et le font savoir haut et fort.
La Confédération Paysanne de la Meuse adresse une Lettre ouverte au Président du
Conseil Général de la Meuse
" Monsieur le Président,
Le Conseil général de la Meuse est solidaire de ses agriculteurs. Il la montré à
lautomne en votant une motion de soutien à nos revendications, notamment dans la
crise laitière. Il le montre de nouveau en votant une aide exceptionnelle de 400 000
euros qui abondera les soutiens publics déjà débloqués ; un baume léger sur les
plaies béantes ouvertes par cette crise issue de la dérégulation européenne.
Mais quand on découvre que ces fonds viennent du GIP Meuse largent du labo
de Bure -, on nappelle plus cela de la solidarité, mais de lachat de
consciences à bon compte ! Quel paysan en difficulté financière pourra refuser ce
soutien, même sil désapprouve le cadeau empoisonné et sans doute incontrôlable,
que sapprête à faire la filière nucléaire aux générations futures ?
Que lon soit paysan, salarié dentreprise, propriétaire de son logement,
patron de PME, commerçant, sportif, simplement citoyen : noublions pas que depuis
quinze ans, cet argent anesthésiant sinfiltre partout dans léconomie
meusienne et haut marnaise. Dans le but très clair de « faire accepter »
ce qui
nest pas acceptable : lenfouissement !
Monsieur le Président, les paysans meusiens ne vous remercieront pas pour cette action
facile. Ils préfèreraient quavec tous les élus départementaux, régionaux,
nationaux et européens, vous vous joigniez à eux pour exiger des décideurs européens
une véritable politique agricole avec maîtrise des volumes produits, abandon du dumping
à lexportation des excédents, priorité redonnée à lalimentation des
européens, relocalisation des productions, avec des prix rémunérateurs. Pour que
lagriculture fasse vivre ses actifs sans grossir les rangs des précaires et sans
emploi. Pour que nous nayons pas besoin tous les deux ans daides au revenu.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, lexpression de nos salutations
distinguées.
Antoine La Marle, Porte parole de la Confédération Paysanne de la Meuse.
L'usine Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire) bloquée par
des grévistes
PARIS - L'usine Areva de Saint-Marcel (Saône et Loire), premier site industriel du
groupe nucléaire, est bloquée depuis mercredi soir par des grévistes qui réclament des
hausses de salaire à l'appel de la CGT a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
"Le site est toujours bloqué", a indiqué jeudi en milieu d'après-midi à
l'AFP l'équipe de sécurité, la seule à avoir pu entrer depuis mercredi soir dans
l'usine, qui emploie près d'un millier de personnes à la fabrication de réacteurs
nucléaires.
La direction a déclaré pour sa part à l'AFP que les négociations se poursuivaient.
Selon Jacques Masdebail, délégué syndical central CGT chez Areva, la grève avait
démarré mercredi à l'aube et le blocage du site a commencé aux alentours de minuit,
les négociations débutant le lendemain dès 8 heures.
"Les grévistes demandent une accélération de la négociation et veulent une
prime exceptionnelle, une meilleure répartition de la rentabilité du groupe", a
ajouté M. Masdebail.
De source concordantes la CGT n'a pas voulu de proposition de la direction: une hausse
de 2,2% des salaires en 2010, se composant d'une progression générale de 1,9%, à
laquelle s'ajoute une enveloppe de +0,3% pour des hausses plus ciblées, afin de diminuer
les discriminations.
Le "talon" (hausse minimum pour tous les salariés ) proposé, d'un montant
de 25 euros, a provoqué "le rejet des salariés", a indiqué M. Masebail.
Une autre conflit s'était achevé à la mi-février chez Cezus, filiale d'Areva à
Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire), après une hausse générale des salaires de 1,7% avec
un "talon" de 38 euros par mois. |
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| Les politiciens
pro-nucléaires rivalisent dans l'incompétence |
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| Le maire socialiste de Gravelines voudrait un EPR : la réduction
des rejets de CO2 passera par le nucléaire ou d'autres énergies non encore maîtrisées. GRAVELINES
(Nord) - Bertrand Ringot, maire socialiste de Gravelines, commune proche de Dunkerque, a
proposé l'implantation d'un réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) dans sa
commune si la raffinerie Total de la ville devait finalement être fermée.
Le sort de la raffinerie de Dunkerque doit être discuté au cours d'un comité central
d'entreprise le 8 mars.
"Il n'y a pas 36 solutions: soit Total revient sur sa décision, soit il y a
décision de l'Etat de faire en sorte que Total revienne sur sa décision (...), soit il y
a une très lourde et importante mesure de compensation", a déclaré le maire dans
une interview à la radio locale France Bleu Nord qu'il a faite parvenir à l'AFP.
"Depuis plusieurs années, je suis candidat à l'accueil d'un réacteur EPR",
a poursuivi le maire en mettant en avant l'augmentation de la consommation
d'électricité.
Selon lui, dans le contexte de partenariats entre groupes industriels, "Total peut
très bien être partie prenante d'un réacteur EPR à Gravelines", alors que la
centrale actuelle de Gravelines a 30 ans. "Nous savons qu'à terme il y aura une
déconstruction-reconstruction".
M. Ringot fait également valoir que les programmes nucléaires sont relancés dans des
pays comme l'Angleterre et l'Italie et que la réduction des rejets de CO2 passera par le
nucléaire ou d'autres énergies non encore maîtrisées.
Jusqu'ici, deux sites de réacteurs EPR ont été choisis en France, l'un actuellement
en construction à Flamanville (Manche) et un second dont les travaux devraient démarrer
en 2012 à Penly (Seine-Maritime).
La patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, sous la pression de
résultats médiocres
PARIS - Difficultés de l'EPR, cession à contrecoeur de la filiale T&D, débats
houleux sur la filière nucléaire française: la présidente d'Areva Anne Lauvergeon, au
centre de nouvelles rumeurs sur son éventuelle éviction, est sous pression depuis
plusieurs mois.
Selon le site d'information financière Wansquare, l'Elysée aurait décidé de mettre fin
dans les prochains jours à son mandat qui court théoriquement jusqu'en 2011, une
information qu'a démentie la présidence et que le groupe a refusé de commenter.
Depuis plusieurs mois, la presse s'interroge régulièrement sur l'avenir de la
patronne d'Areva, qui a vu les difficultés s'accumuler en 2009.
Dès février, le groupe allemand Siemens, qui possède 34% dans Areva NP, la filiale
de réacteurs du groupe nucléaire, annonce son intention de tourner le dos à son
partenaire français pour s'allier au groupe russe Rosatom.
Fin juin, nouveau coup dur: "Atomic Anne", comme la surnomment les
Américains, est contrainte, pour assurer le financement du groupe, d'accepter la cession
de la division Transmission et Distribution de son groupe, en échange d'une ouverture du
capital, actuellement détenu à plus de 97% par l'Etat.
A l'automne, à contrecoeur, Anne Lauvergeon cède donc Areva T&D aux sociétés
françaises Alstom et Schneider, qui entendent se partager les deux pôles de la filiale.
Une solution qu'elle avait pourtant exclue en juin, assurant qu'il n'y aurait pas de
"vente à la découpe".
Et la fin de l'année n'a guère été plus rose: Abou Dhabi a préféré l'offre du
groupe sud-coréen Kepco à celle du consortium français regroupant notamment EDF, GDF
Suez, Total et Areva, qui tentait de lui vendre le réacteur de 3e génération EPR,
fleuron du groupe d'Anne Lauvergeon. Un contrat évalué à 20 milliards de dollars.
Les retards sur les chantiers de l'EPR en Finlande et, dans une moindre mesure, à
Flamanville (Manche) et la mise en garde des autorités de sûreté nucléaire
britannique, française et finlandaise sur son système de contrôle-commande avaient
déjà jeté une ombre sur le réacteur.
L'échec d'Abou Dhabi a conduit certains observateurs à s'interroger sur la stratégie
"haut de gamme" d'Anne Lauvergeon: l'EPR, dont les standards de sécurité sont
très élevés, est en effet plus cher que d'autres réacteurs concurrents et jugé trop
puissant pour certains clients potentiels.
Ce camouflet a plus généralement relancé le débat sur la filière nucléaire
française. Celui-ci avait déjà été engagé tambour battant par Henri Proglio lors de
son arrivée à la tête d'EDF cet automne. Avant même sa prise de fonctions, ce dernier
avait affirmé vouloir faire d'EDF, qui se dispute avec Areva le leadership du nucléaire
français depuis des années, le chef de file de la filière en France.
Il avait même critiqué ouvertement la fusion, menée par Anne Lauvergeon, de
Framatome, fabricant de réacteurs, et de la Cogema, fournisseur de combustibles, qui a
donné naissance à Areva en 2001. Une remise en cause directe du modèle
"Nespresso" vanté par Mme Lauvergeon, Areva vendant à la fois la
"cafetière" - les réacteurs - et les "capsules" - le combustible.
Bien que rapidement remis à sa place par le gouvernement, M. Proglio a encore
manifesté son désir de faire d'EDF le "capitaine" de l'équipe de France du
nucléaire début février. Et les deux groupes se sont à nouveau opposés ouvertement
sur la gestion des déchets nucléaires début 2010. Au point que leurs deux patrons ont
été convoqués à Matignon. Au printemps, l'ex-PDG d'EDF François Roussely, nommé par
le président de la République, doit d'ailleurs remettre une étude sur l'avenir du
nucléaire français.
l'Elysée dément un prochain départ d'Anne Lauvergeon de Areva
PARIS - L'Elysée aurait décidé de mettre fin dans les prochains jours au mandat
d'Anne Lauvergeon, présidente du directoire du groupe nucléaire public Areva, affirme
jeudi le site d'informations financières Wansquare, une information démentie par
l'Elysée.
"L'Elysée aurait décidé de se séparer de la patronne d'Areva dans les tout
prochains jours", écrit Wansquare, site appartenant au groupe Le Figaro, citant des
"informations recueillies dans l'entourage du président de la République".
C'est "faux", a-t-on indiqué à l'Elysée. Contacté par l'AFP, Areva s'est
pour sa part refusé à tout commentaire, de même que Bercy. Sur son site internet,
l'hebdomadaire l'Express affirme pour sa part jeudi que l'Elysée "aurait même
choisi (la) remplaçante" de Mme Lauvergeon, en la personne de Pascale Sourisse,
actuellement membre du comité exécutif du groupe Thales. Un nom également évoqué par
le magazine Challenges, qui cite aussi le PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu. Rhodia et
Thales n'ont souhaité faire aucun commentaire sur ces informations.
Anne Lauvergeon a été reconduite dans ses fonctions en juin 2006 pour cinq ans.
Des rumeurs de presse ont régulièrement circulé sur un départ prochain de cette
patronne emblématique, notamment au moment de l'échec fin décembre du consortium
français à décrocher un contrat géant de 20 milliards de dollars à Abou Dhabi.
Cet échec avait mis en lumière les problèmes de coordination de la filière
nucléaire française, sur fond de divergences entre Anne Lauvergeon et le nouveau patron
d'EDF Henri Proglio.
Nommé par Nicolas Sarkozy, l'ex-PDG d'EDF François Roussely doit remettre au
printemps une étude sur l'avenir de la filière nucléaire dans l'Hexagone. "Plutôt
que d'attendre les conclusions de la commission Roussely sur la filière nucléaire, qui
seront forcément sujettes à caution, le pouvoir préfère prendre prétexte du coût de
l'EPR finlandais pour solder +l'ère Lauvergeon+", affirme Wansquare.
Destiné à devenir le premier réacteur EPR au monde, le réacteur d'Olkiluoto, dans
le sud-ouest de la Finlande, devait initialement être inauguré à l'été 2009, mais
compte déjà trois ans de retard. Un deuxième EPR est aussi en cours de construction à
Flamanville (Manche). Selon Wansquare, l'Etat pourrait décider de la fin du mandat d'Anne
Lauvergeon lors "du conseil de surveillance qui se tiendra la semaine prochaine, afin
d'arrêter les comptes du groupe". Areva doit publier ses résultats annuels jeudi 4
mars.
En Grande-Bretagne, EDF relance le processus de vente de son
réseau de distribution
LONDRES - Le groupe français EDF, premier producteur européen d'électricité, a
relancé le processus de vente de son réseau de distribution au Royaume-Uni qui a déjà
suscité l'intérêt de quatre acheteurs potentiels, écrit dimanche le Sunday telegraph.
Le projet de "vente du réseau de distribution d'électricité (au Royaume-Uni) du
géant de l'énergie français EDF, opération de 4 milliards de livres (4,47 milliards
d'euros, ndlr), a été remis sur les rails et la remise des premières offres devrait
intervenir mi-mars", écrit le journal, faisant référence à des "sources
proches du dossier".
Des documents à cette fin ont été envoyés en début de mois, prévoyant néanmoins
que le processus pourrait être interrompu si l'opération n'attirait pas suffisamment les
convoitises, a relevé le journal.
D'ores et déjà, quatre entités auraient fait part de leur appétit: un consortium
composé du groupe australien Macquarie, d'un fonds de pension canadien et du fonds
souverain d'Abu Dhabi ADIA; Scottish and Southern energy (SSE) allié au fonds de pension
canadien Borealis; le distributeur britannique National grid; Cheung Kong infrastructure
(CKI), contrôlé par le richissime homme d'affaires hong-kongais Li Ka-shing.
EDF Energy, filiale britannique du groupe français, avait annoncé en octobre son
intention d'examiner ses options sur l'avenir en son sein de son réseau de distribution
après l'acquisition de British Energy en 2008. Elle revendiquait la place de numéro un
britannique dans cette activité de distribution.
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Energie)
: le dogmatisme conduit à la gabegie
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Energie) vise à introduire
davantage de concurrence sur le marché français de l'électricité. Elle prévoit pour
ce faire qu'EDF cède à ses concurrents un volume donné de son électricité d'origine
nucléaire pour un prix fixé à l'avance.
Le projet de loi présente le risque de ne pas atteindre son objectif tout en
introduisant un danger évident pour EDF , en particulier si le prix de cession fixé est
trop bas. Et de mettre un peu plus à mal le service public de la distribution
électrique. Deux ingénieurs EDF interpellent les élus et attirent leur attention sur
les risques portés par le projet de loi. Le calendrier parlementaire n'est pas arrêté
à ce jour.
Le projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission
Européenne pour établir en France un marché de lélectricité plus concurrentiel
quil ne lest actuellement. Ce projet sil est adopté dans sa forme
envisagée actuellement est très dangereux pour le système électrique français et sa
capacité à satisfaire dans lavenir les besoins de notre pays.
Une idée communément répandue et partagée par de nombreux responsables et décideurs :
le développement du parc électronucléaire a été financé par les contribuables
français. EDF a en fait entièrement supporté le financement par
lautofinancement dune part et par lemprunt dautre part. EDF a par
ailleurs assumé les risques financiers (taux de change par exemple). Aucune dotation en
capital na été accordée par lEtat.
Lélectricité serait-elle un bien comme un autre il doit y avoir concurrence
entre divers fournisseurs? La production, le transport et la distribution
délectricité font appel à des investissements coûteux. Leur mise en uvre
demande une constante de temps de plusieurs années. Ceci na rien à voir avec le
marché des denrées alimentaires ou des vêtements qui peuvent évoluer en quelques mois.
Il est FAUX de croire que lon trouvera toujours quelquun pour produire et
fournir de lélectricité. Dans une période de raréfaction des capitaux, ceux-ci
sorientent vers des réalisations les plus rentables à court terme. Il importe de
donner une visibilité dau moins 10 ans aux électriciens pour mettre en place les
moyens de répondre à lévolution de la demande. Sinon très vite, en
labsence de création de nouvelles infrastructures de production, transport,
distribution, il sera impossible de répondre à la demande et la pénurie
sinstallera.
Ce sera le retour des coupures de courant, la dégradation de la qualité du courant
fourni, avec toutes les conséquences sur la vie économique et la vie courante que
lon peut imaginer. Défaillances des systèmes informatisés, cités partiellement
plongées dans lobscurité, recrudescence de linsécurité,
La
conséquence est que lon demandera encore à lopérateur historique de pallier
les carences de ses concurrents traders. La conséquence est quil ny aura pas
plus de concurrence à la production quaujourdhui.
La loi prétend qu'en vendant de lénergie à prix coûtant, lopérateur
historique contribue à létablissement dun marché concurrentiel. Faux car la
vente délectricité à prix coûtant ne prend pas en compte les risques financiers,
industriels et sociaux les coûts de recherche et développement relatifs aux équipements
futurs, les dépenses dinvestissement pour les nouveaux moyens à construire dans
limmédiat. Sagissant des réacteurs nucléaires EPR dont un est en cours de
construction à Flamanville et le second sera bientôt érigé à Penly, la valeur du
coût complet a été définie dans le document national des coûts de référence.
Vendre lélectricité à un coût inférieur à ce coût complet obérerait tout
investissement nouveau chez les producteurs délectricité chez
lopérateur historique mais aussi chez les nouveaux opérateurs entrants. Ce serait
un effet contreproductif pour la loi NOME. La loi natteindra lobjectif
dune plus grande concurrence que si tous les opérateurs sont encouragés à
investir et non pas dissuadés de le faire.
La loi aura-t-elle pour effet un réel marché plus dynamique et moins marqué par un
fournisseur unique ? Bien sûr que non car la vente par EDF dune partie de sa
production délectricité dorigine nucléaire à prix bradés va favoriser
lémergence de « traders » délectricité, dont lobjectif sera de
maximiser le bénéfice, sans apporter une valeur ajoutée au système. Cela pourra créer
momentanément lémergence dune bulle spéculative dont la durée de vie sera
limitée. Sachons nous souvenir de lexemple dENRON société de trading
en Californie qui a ruiné bon nombre de personnes dans les années 90.
Récemment, la CRE a rendu un arbitrage obligeant POWEO à prendre sa part des coûts des
services systèmes que cette société refusait dassurer ce qui illustre bien que
les concurrents ne veulent pas assumer les services indispensables au bon fonctionnement
du service électrique en laissant cette charge exclusivement à lopérateur
historique. Cest encore plus vrai dans le domaine de la production des éoliennes et
du photovoltaïque qui nont aucune responsabilité en matière de réglage de
fréquence et de tension.
Ces « traders » laisseront la responsabilité technique, économique et sociale à
lopérateur historique du désastre annoncé. Comment mettre en place au
niveau de lélectricité de réelles dispositions comme celles anvisagées dans le
secteur financier pour éviter lactivisme spéculatif.
La loi Nome permettra-t-elle davoir des tarifs plus avantageux ? Dans le monde
entier chaque fois que lon a voulu imposer la concurrence en matière de marché de
lélectricité, du gaz, cela sest traduit par une augmentation des tarifs.
Ainsi certains états des USA où louverture à la concurrence du marché de
lélectricité a débuté au début des années 90 sont en train de revenir à la
situation précédente de marché régulé. Seule lindustrie des
télécommunications a vu ses tarifs baisser un peu. Cela tient en particulier que la
majorité des investissements (réseaux) importants ont été réalisés avant la mise en
concurrence et que celle-ci est intervenue sur un marché en fort développement (avec la
téléphonie mobile et internet en particulier).
Dans le monde, les électriciens se regroupent et ce mouvement se développe également
en Europe. Toutes les lois voulant favoriser lémergence de « petits » coûteront
fort cher aux contribuables et sont irrémédiablement vouées à léchec. A terme
les clients verront leur facture augmenter et la continuité de la fourniture
délectricité deviendra de plus en plus aléatoire.
En conclusion, ce type de loi présente un risque évident pour lavenir de notre
système électrique et toujours un caractère dirréversibilité eu égard au
nombre dintérêts financiers en jeu. La mise en uvre de cette loi se
traduirait de surcroit par une réelle perte de valeur de lentreprise dont les
principales victimes seraient lEtat lui-même c'est-à-dire les Français (85% des
actions) et les petits actionnaires dont les actionnaires salariés (2ème actionnaire
après létat).
Paris réunit 65 pays sur l'accès au nucléaire civil,
un marché de la mort prometteur
PARIS - La France réunit lundi et mardi à Paris 65 pays pour une conférence
internationale destinée à les aider à acquérir l'énergie nucléaire civile et les
éloigner de la tentation de l'arme atomique, une orientation diplomatique qui vise aussi
un marché financièrement prometteur.
Les parias d'hier, comme la Syrie, épinglée dans le dernier rapport de l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour son absence de coopération, et la
Libye, ont été conviés à cette rencontre. Elle sera ouverte par le président
français Nicolas Sarkozy, clôturée par son Premier ministre François Fillon et animée
notamment par le patron de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano.
Ces pays devraient y côtoyer Israël et le Niger, producteur d'uranium et où un coup
d'Etat vient de se produire, mais aussi la Russie, la Chine, le Brésil ou les Etats-Unis.
Mais pas l'Iran, ni la Corée du Nord, coupables "de violations graves de leurs
obligations internationales" en matière de non-prolifération nucléaire,
précise-t-on à Paris.
"Depuis quelques années, une soixantaine d'Etats dans le monde ont manifesté un
intérêt ou un regain d'intérêt pour le nucléaire civil et cette conférence vise à
répondre à leur demande et à la nécessité de les accompagner dans cette voie de
manière responsable", résume sous couvert d'anonymat un responsable français.
Cette volonté d'encadrement et d'offres de coopération s'exprime sur fond de
perspectives de marchés juteux. Le besoin en énergies non émettrices de CO2 a explosé
dans le monde, et la France dispose d'une large compétence en la matière. Pourtant le
nucléaire dégage aussi du CO2 et des gaz à effets de serre.
"La conférence ne sera pas une foire commerciale ou un Bourget du
nucléaire", s'insurge un autre responsable français à l'évocation d'éventuels
contrats et en allusion au salon aéronautique biennal du Bourget près de Paris.
Selon la World Nuclear Association, plus de 450 nouveaux réacteurs devraient être
construits dans le monde d'ici à 2030, soit un marché de plusieurs centaines de
milliards de dollars. Parmi les "néo-accédants" au nucléaire civil figure par
exemple la Jordanie, qui a des ressources en uranium mais ni pétrole ni gaz, et des
besoins énergétiques croissants. Ce pays, qui part de zéro, a besoin d'une coopération
bilatérale et multilatérale, résume un expert. Il lui faut une législation, une
autorité de sûreté nucléaire, un programme de formation d'ingénieurs, un plan de
financement, choisir un ou des sites.
Les quelque 700 ministres, hauts fonctionnaires et industriels attendus au siège de
l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont conviés à
des tables rondes sur l'ensemble de ces sujets. La conférence devrait permettre aussi aux
intervenants d'évoquer les transferts de technologie et les "lignes rouges" à
ne pas franchir à ce sujet afin d'éviter tout détournement de programmes civils vers
des applications militaires. La sûreté, pour éviter tout incident nucléaire au sein
des installations, et la sécurité, pour empêcher tout vol de matériaux à des fins
terroristes, seront enfin abordés. Ce thème de la sécurité nucléaire doit être au
centre d'un sommet de chefs d'Etats et de gouvernement convoqué les 12 et 13 avril à
Washington par le président américain Barack Obama. La conférence de Paris sera
"très complémentaire" de celle de Washington, selon un diplomate. Elle vise
aussi à valoriser, lors de l'examen en mai à New York du Traité de Non-Prolifération,
le volet du développement du nucléaire civil aux côtés de ceux du désarmement
nucléaire et de la non-prolifération, précise-t-il.
Un leurre et une illusion, nucléaire civil et nucléaire militaire sont indissociables
et targiquement mortifère et destructeur de la santé et de la vie! |
|
| Nucléaire militaire :
trafic, transferts et prolifération |
| ©AFP |
Le Havre: un départ pour la Russie de convoi d'uranium bloqué
par Greenpeace
LE HAVRE - Le convoi d'uranium pour la Russie bloqué durant dix heures mardi à
Pierrelatte (Drôme) par Greenpeace a été embarqué sur un navire qui a appareillé dans
la nuit de mercredi à jeudi du Havre pour la Russie, a-t-on appris jeudi auprès de
l'association écologiste et du port.Des militants de Greenpeace s'étaient enchaînés
mardi matin aux voies de chemin de fer et aux grilles de l'usine d'enrichissement Eurodif
(groupe Areva) implantée sur le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte, empêchant
le départ du convoi. Le blocage avait pris fin dix heures plus tard avec l'intervention
de gendarmes qui avaient expulsés les militants des lieux.
Le train avait pu partir mardi soir, non à destination de Cherbourg comme prévu
initialement mais vers Le Havre où l'uranium a été embarqué à bord du cargo Kapitan
Kuroptev battant pavillon maltais. Le navire a appareillé jeudi vers 1H00 à destination
de Saint-Pétersbourg.
L'un des porte-parole de Greenpeace Axel Renaudin s'est félicité de cette action
"qui a contraint Areva à changer d'itinéraire". L'organisation écologiste
réclame un moratoire sur ces transferts en assurant qu'il ne s'agit pas d'uranium mais de
déchets nucléaires.
De son côté, Areva affirme que la cargaison est composée d'hexafluorure d'uranium qui
sera enrichi en Russie avant de revenir en France et d'être transformé en combustible
nucléaire. Ces transferts s'effectuent dans le cadre d'un contrat qui expire fin 2010 et
qui permet d'alléger le travail de l'usine Eurodif lorsqu'elle tourne à plein régime,
selon Areva.
L'AIEA inquiète que l'Iran puisse être en train de
fabriquer une arme atomique
VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est dite inquiète des
informations sur les activités nucléaires de l'Iran, selon lesquelles Téhéran pourrait
être en train de fabriquer l'arme atomique, selon un rapport confidentiel obtenu jeudi
par l'AFP.
"L'information dont dispose l'agence (...) soulève des inquiétudes sur
l'existence potentielle d'activités secrètes passées ou présentes de l'Iran liées au
développement d'un charge nucléaire pour un missile", a indiqué le directeur
général de l'agence onusienne Yukiya Amano dans son premier rapport adressé au Conseil
des gouverneurs de l'AIEA.
L'agence a ainsi fait pour la première fois état de ses inquiétudes sur des
activités en cours de l'Iran, alors que dans les précédents rapports il n'était
question que d'activités passées.
Par ailleurs, le rapport a confirmé que Téhéran a bien commencé à enrichir son
uranium à un niveau élevé, soit 19,8%, dans son usine de Natanz entre le 9 et le 11
février. Jusqu'ici Téhéran n'avait enrichi son uranium qu'à 3,5%, niveau suffisant
pour servir de combustible à une centrale nucléaire.
En revanche de l'uranium enrichi à 20% pourrait rapprocher l'Iran de la capacité
nécessaire pour fabriquer une bombe nucléaire, pour laquelle il faut toutefois de
l'uranium enrichi à plus de 90%, selon les experts.
Le régime islamique avait affirmé à de nombreuses reprises que cet uranium enrichi
à 20% devait servir à produire du combustible pour le réacteur de recherche de
Téhéran où sont fabriqués des d'isotopes médicaux dont l'Iran a urgemment besoin.
Toutefois ce processus d'enrichissement a commencé sans attendre l'arrivée des
inspecteurs de l'agence onusienne à l'usine de Natanz, ajoute le rapport.
"Le 10 février, lorsque les inspecteurs de l'AIEA sont arrivés sur le site
pilote d'enrichissement (PFEP Pilot Fuel Enrichment Plant) ils ont été informés que
l'Iran avait déjà commencé à alimenter une cascade (de centrifugeuses) avec du UF6
(hexafluorure d'uranium) la veille au soir", selon le rapport.
Les inspecteurs ont ensuite vérifié qu'aucun des matériaux nucléaires déclarés
par l'Iran n'ait été utilisé à d'autres fins que celles indiquées, a précisé le
document de M.Amano.
Cependant "l'Iran n'a pas fait preuve de la coopération nécessaire qui permettrait
à l'agence de confirmer que tout le matériel nucléaire en Iran est utilisé pour des
activités pacifiques", selon le rapport.
Nucléaire: le rapport de l'AIEA "sans
fondement"
TEHERAN - Le représentant iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie
atomique a qualifié vendredi de "sans fondement" le rapport dans lequel l'AIEA
estime que l'Iran pourrait être en train de fabriquer l'arme atomique, a rapporté
l'agence Fars.
Ali Asghar Soltanieh a déclaré que les informations contenues dans le rapport de l'AIEA
étaient "sans fondement, montées de toute pièce et n'ont aucune validité".
Dans un rapport confidentiel obtenu jeudi par l'AFP, l'AIEA se dit inquiète des
informations sur les activités nucléaires de l'Iran, selon lesquelles Téhéran pourrait
être en train de fabriquer l'arme atomique.
"J'ai déclaré à de nombreuses reprises que lorsqu'ils nous ont montré ces
documents, aucun d'entre eux n'étaient confidentiel ou ne portait de sceau secret",
a déclaré M. Soltanieh, en référence à des documents utilisés par l'AIEA pour
étayer ses soupçons.
"Il est donc prouvé que tous les documents ont été montés de toute pièces, sont
sans fondement et n'ont aucune validité", a-t-il déclaré.
"L'information dont dispose l'agence (...) soulève des inquiétudes sur
l'existence potentielle d'activités secrètes passées ou présentes de l'Iran liées au
développement d'une charge nucléaire pour un missile", a déclaré le directeur
général de l'agence onusienne Yukiya Amano dans son premier rapport adressé au Conseil
des gouverneurs de l'AIEA.
L'agence a ainsi fait pour la première fois état de ses inquiétudes concernant des
activités en cours de l'Iran alors que dans les précédents rapports il n'était
question que d'activités passées.
L'Iran ne cherche pas à obtenir l'arme atomique
TEHERAN - Le guide suprême de l'Iran et commandant en chef de ses forces armées,
l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré vendredi que Téhéran ne croyait pas en l'arme
atomique et ne cherchait pas à l'obtenir, a rapporté la télévision publique.
"Récemment, des responsables occidentaux et américains ont répété des
commentaires dépassés et absurdes selon lesquels l'Iran cherche à construire des armes
atomiques", a-t-il déclaré.
"En aucun cas, nous ne croyons en l'arme atomique et nous ne cherchons pas à
l'obtenir", a-t-il martelé devant un parterre de hauts responsables militaires dans
le sud du pays, où l'Iran a lancé son premier destroyer.
Nucléaire: l'Iran critique le "parti pris" du
chef de l'AIEA Yukiya Amano
TÉHÉRAN - L'Iran a accusé mardi le nouveau chef de l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano de "parti pris" sur le dossier
nucléaire iranien, espérant qu'il allait "changer son approche".
"Nous attendions que M. Amano adopte une position sans parti pris sur le dossier
nucléaire, mais malheureusement, contrairement à ce qu'il avait annoncé, ce n'est pas
le cas", a déclaré à l'AFP le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie
atomique Ali Akbar Salehi.
"Nous espérons qu'il va changer son approche", a ajouté M. Salehi qui
était interrogé en marge d'une conférence des ministres de l'Industrie de plusieurs
pays en développement.
M. Amano, qui a succédé le 1er décembre à l'Egyptien Mohammad el-Baradei à la
tête de l'AIEA, a estimé lundi que l'Iran ne coopérait toujours pas suffisamment avec
cette institution onusienne pour lui permettre de confirmer que le programme nucléaire
iranien est purement pacifique.
M. Amano a fait ce constat en ouvrant à Vienne la réunion de mars du Conseil des 35
gouverneurs de l'AIEA, largement consacrée à l'Iran.
Dans un rapport soumis aux gouverneurs et qui a circulé il y a dix jours à Vienne, M.
Amano avait fait état, pour la première fois, des "inquiétudes" de l'AIEA
quant aux capacités actuelles de l'Iran de fabriquer des têtes nucléaires.
Ce document, mis en avant par les pays occidentaux pour justifier la nécessité de
nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, a été vivement critiqué par
Téhéran. Le représentant iranien auprès de l'AIE, Ali Asghar Soltanieh, l'a qualifié
lundi d'"injustifié et inacceptable", alors que le chef de la diplomatie
iranienne, Manouchehr Mottaki, affirmait à Genève que l'Iran coopérait
"pleinement" avec l'AIEA et qu'il allait "continuer" à le faire.
M. Salehi a réaffirmé mardi que Téhéran, dont la politique d'enrichissement
d'uranium est au centre du conflit actuel avec la communauté internationale, demeurait
prêt à échanger sous conditions son uranium faiblement enrichi contre du combustible
hautement enrichi fourni par les grandes puissances.
Mais Téhéran, qui affirme se méfier des intentions occidentales, doit recevoir
"toutes les garanties nécessaires", ce qui implique que l'échange
"intervienne simultanément et à l'intérieur de l'Iran", a-t-il rappelé.
M. Salehi a également à nouveau critiqué les "conditions illogiques"
imposées à un tel échange par le groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France,
Grande-Bretagne et Allemagne), interlocuteur de l'Iran dans le dossier nucléaire.
Les grandes puissances ont proposé en octobre à l'Iran, sous les auspices de l'AIEA,
d'envoyer l'essentiel de son uranium enrichi en Russie puis en France pour qu'il y soit
transformé en combustible avant d'être renvoyé à Téhéran. M. Amano a indiqué lundi
que cette proposition, rejetée par l'Iran, "était toujours sur la table".
Elle avait été faite pour "assurer la poursuite des opérations du réacteur de
recherche de Téhéran", a-t-il rappelé.
Si l'Iran l'acceptait, a-t-il également souligné, cela "servirait à créer un
climat de confiance" avec la communauté internationale qui redoute que Téhéran, en
dépit de ses dénégations répétées, ne cherche à se doter de l'arme atomique sous
couvert de son programme nucléaire civil.
France : inspection citoyenne à la base nucléaire
Samedi 3 avril 2010, une inspection citoyenne s'est déroulée à la base nucléaire
aérienne 118 de Mont de Marsan, première base militaire à avoir accueilli la première
bombe française, en 1964. 65 militants du collectif "non au missile M51" se
sont employés à déjouer les dispositifs de sécurité mis en place par l'armée et la
gendarmerie. 13 militants sont parvenus à entrer dans la base, qu'une poignée d'entre
eux a pu inspecter pendant une vingtaine de minutes avant d'être interpellés sans
ménagement. Ils ont tous été libérés après quelques heures d'auditions.
Cette action se déroulait dans le cadre de la journée européenne contre
l'arme nucléaire. En Belgique, plus d'un millier de militants ont tenté
d'envahir la base de Klein Brugel. 400 d'entre eux ont été arrêtés et
libérés après plusieurs heures. En Grande-Bretagne, en Turquie, en
Allemagne et en Italie, de semblables actions se sont produites.
Merci au nouveau Réseau Sortir du nucléaire de soutenir ce type
d'actions, enfin, et de permettre même à certains de ses administrateurs
d'y participer sans encourir de sanctions, comme c'était le cas il y a
encore une petite année...
Russie: incendie sur un sous-marin nucléaire en
démantèlement
MOSCOU - Un incendie s'est déclaré vendredi sur un sous-marin nucléaire en
démantèlement K-480, sans provoquer de hausse du niveau de radiation, ont indiqué les
autorités de la ville de Severodvinsk (nord-ouest) dans un communiqué.
"L'appareil est en cours de démantèlement, le combustible nucléaire du réacteur a
été déchargé", indique dans un communiqué l'administration de la ville où se
trouve le chantier naval militaire Zvezdotchka. "Il n'y a pas de danger de
(contamination) radioactive pour la population", selon la même source.
L'incendie s'est déclaré lors du découpage du sous-marin, précise le service de presse
de l'administration de Severodvinsk.
Corée : Pyongyang ne renoncera pas au nucléaire contre
une aide économique
SEOUL - La Corée du Nord ne renoncera pas à l'arme nucléaire contre une aide
économique, a assuré vendredi l'organe de presse du régime tout en répétant que les
Etats-Unis devaient abandonner au préalable leur politique "hostile" envers
Pyongyang.
Ce serait une "erreur de jugement" de la part de la communauté internationale
que de croire que Pyongyang abandonnera ses bombes atomiques en échange d'une aide
économique, a assuré l'agence de presse officielle KCNA.
"A moins que les Etats-Unis ne mettent fin à leur politique hostile et à leurs
menaces envers notre république, nous n'abandonnerons pas nos armes nucléaires, même si
la terre venait à se fendre", ajoute l'agence.
La Corée du Nord a mis au point des armes atomiques pour sa propre défense, et
"pas pour menacer quiconque ou pour recevoir des faveurs économiques ou des
récompenses", poursuit KCNA.
Pour reprendre les négociations sur son désarmement nucléaire, Pyongyang a exigé
que Washington s'engage à ouvrir des négociations sur un traité de paix officiel dans
la péninsule coréenne.
Pyongyang estime que les Américains sont les seuls à pouvoir offrir au régime un
traité de paix, la guerre de Corée (1950-1953) s'étant terminée par un simple
armistice, laissant techniquement la péninsule coréenne en état de guerre.
Les Nord-Coréens exigent aussi la levée des sanctions imposées par l'ONU à la suite
de ses essais nucléaires et de tirs de missiles.
La communauté internationale tente depuis plusieurs mois de ramener Pyongyang à la
table des négociations sur son programme nucléaire, interrompues en avril dernier après
que l'ONU eut sanctionné un tir de missile nord-coréen.
A l'issue d'une visite à Pyongyang, l'envoyé de l'ONU, Lynn Pascoe avait déclaré le
12 février que la Corée communiste n'était "pas pressée" de reprendre ces
discussions à Six qui impliquent également la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les
Etats-Unis, la Russie.
Victimes des essais nucléaires : histoire dun
combat en France
Alors que la loi dindemnisation des victimes des essais nucléaires vient tout
juste dêtre promulguée au Journal officiel le 5 janvier dernier 50 ans
après la première explosion et que les décrets dapplications font
lobjet de mesquines négociations sur le nombre de maladies indemnisées,
lObservatoire des armements publie un nouveau livre* de Bruno Barrillot pour
raconter lhistoire de ce combat pour la Vérité et la Justice.
Du 13 février 1960 au 27 janvier 1996, la France a effectué 210 explosions
nucléaires au Sahara et en Polynésie. Des écrivains ont alerté, des journalistes ont
publié des reportages, des cinéastes ont réalisé des films, des chanteurs et des
poètes ont gravé dans nos têtes des mélodies inoubliables, des scientifiques
échappés de la « Babel nucléaire » ont dénoncé les atteintes à lespèce
humaine, des hommes dÉglise proches des peuples victimes ont donné de la voix,
quelques hommes politiques ont protesté
Pourtant, pendant des années les militants
ne purent compter que sur eux-mêmes, sur la puissance de leur indignation pour alerter
lopinion.
Ce livre raconte un moment de cette histoire que beaucoup nimaginent même pas
lorsquils revendiquent aujourdhui, avec raison, leurs droits de victimes des
essais nucléaires. Comment un réseau se cristallisa au fil de ces deux dernières
décennies autour de militants, de chercheurs, de médecins, de journalistes,
dhommes dÉglise, de parlementaires, de gouvernements, de juristes
pour
contraindre le gouvernement français à reconnaître les conséquences des essais
nucléaires. Qui sait également combien la solidarité internationale a contribué aux
petits succès de notre lutte pour la Vérité et la Justice ?
Comme le souligne Christiane Taubira, qui préface ce livre, « Bruno Barrillot, avec
cette ardeur inusable, cette détermination inlassable, cette fidélité coriace, cette
indignation prolifique nous livre la trajectoire tissée de petites victoires, de
minuscules conquêtes, de grandes déceptions, de petits pas et de quelques larges sauts
de ce que furent ces vingt-six ans de combat. Un combat difficile et périlleux, car il
affronte la raison dÉtat. »
Pour tous les peuples qui ont eu à subir les essais nucléaires chez eux, ces «
expériences » ont été autant dagressions à leur mode de vie paisible, autant
dattentats à leur existence même et à celle de leurs descendants.
Pour tous ces jeunes militaires ou employés expédiés sur les sites
d« expérimentation » sans information ni préparation, les essais nucléaires
quils voyaient souvent comme un spectacle magnifique sont devenus pour beaucoup le
prélude à une vie de souffrances.
Pour tous ces employés quon appelait indigènes ou « locaux », ignorant tout
dun danger quils ne voyaient ni ne ne sentaient pas, les essais nucléaires
ont tellement bouleversé leur conscience que nombre dentre eux se croient encore
aujourdhui coupables davoir échangé leur vie et leur santé contre
largent de la bombe.
LAUTEURBruno Barrillot est co-fondateur de lObservatoire des armements en
1984. Auteur de nombreux ouvrages et rapports sur les essais nucléaires et leurs
conséquences, il exerce actuellement les fonctions de « Délégué au suivi des
conséquences des essais nucléaires » auprès du gouvernement polynésien.
note : *Victimes des essais nucléaires : histoire dun combat, Bruno Barrillot,
préface de Christiane Taubira, Observatoire des armements, Lyon, février 2010 200 pages
15 euros + 3 euros de port. Contact : Patrice Bouveret, tél. 04 78 36 93 03 ou 06
30 55 07 09 Observatoire des armements, 187 montée de Choulans, 69005 Lyon.
La Russie s'interroge sur l'objectif du nouveau bouclier
américain
MOSCOU (Russie) - La Russie "a des questions sérieuses" sur l'objectif réel
du nouveau projet de bouclier antimissile américain en Europe dont la Roumanie s'apprête
à accueillir des éléments, a déclaré vendredi le porte-parole de la diplomatie russe
Andreï Nesterenko.
"Nous avons toujours des questions sérieuses concernant l'objectif réel du
système antimissile américain", a déclaré M. Nesterenko lors d'une conférence de
presse.
"Nous continuerons de nous opposer à tous les actes douteux et unilatéraux qui
peuvent avoir un impact négatif sur la sécurité internationale", a-t-il poursuivi.
La Roumanie s'est dite prête à accueillir sur son territoire des éléments du bouclier
antimissile américain qui est de nouveau un motif de discorde entre Moscou et Washington.
Et le ministère roumain des Affaires étrangères a indiqué le 19 février qu'il
menait une campagne d'information auprès de ses voisins sur sa décision d'accueillir des
intercepteurs de missiles balistiques dans le cadre du nouveau projet américain.
"Nous sommes de nouveau témoins de décisions précipitées dans le domaine de la
défense antimissile en Europe", a cependant jugé M. Nesterenko, critiquant le
manque de transparence des Roumains et des Américains.
"Nous sommes inquiets d'apprendre les décisions de principe sur le bouclier
américain en Europe, non de nos partenaires à Washington ou à Bucarest, mais via les
médias", a-t-il assené.
Le porte-parole a aussi souligné que cette approche ne correspond pas "à la
vision de partenariat sur un pied d'égalité dans le domaine de défense
antimissile" que Moscou appelle de ses voeux.
La Russie avait combattu un premier projet de bouclier antimissile en Pologne et en
république Tchèque élaboré sous l'administration du président américain, George W.
Bush, jugeant qu'il menaçait la sécurité russe. Le nouveau système, présenté par
l'administration de Barack Obama en septembre, après une réévaluation de la menace
balistique iranienne, est destiné à contrer des missiles non plus de longue, mais de
courte et moyenne portée. Cette nouvelle approche avait été bien accueillie par Moscou
dans un premier temps.
M. Nesterenko a aussi regretté vendredi que la sécurité européenne devenait
"l'otage de prétendues menaces de missile qui sont définies de manière
unilatérale", semblant minimiser le danger que l'Iran représente selon les
Etats-Unis.
Traité de non-prolifération nucléaire
37920 signatures ont été remises au Président de la Conférence d'examen du TNP,
ainsi qu'à l'Ambassadeur de France, par les 230 citoyens de France qui ont participé du
3 au 7 mai à la première semaine des travaux de la conférence. Une Cyber-Lettre
demandait au Président de la République que la France respecte ses engagements au regard
du Traité de non-prolifération nucléaire, prenne des initiatives en vue du désarmement
nucléaire et soutienne le modèle de convention d'élimination des armes nucléaires.
Le premier bilan que nous pouvons tirer de cette participation est la reconnaissance
par tous du rôle essentiel des opinions publiques et de leurs Ong dans l'action pour
éliminer l'arme nucléaire. Le second enseignement est qu'il ne faut surtout pas baisser
la garde. Ainsi, si les deux premières semaines de la Conférence d'examen ont confirmé
la nouvelle atmosphère internationale, l'attitude des puissances nucléaires risque une
nouvelle fois d'affaiblir la portée des décisions possibles.
La mobilisation est toujours de rigueur d'ici la fin mai, et continuer à signer la
Cyber-Lettre : http://www.icanfrance.org/utils/petitioneliminationarmesnucleaires.php
pour que plusieurs milliers de personnes supplémentaires interpellent les
autorités françaises d'ici le 28 mai. L'Ambassadeur de France a besoin que se rappellent
à lui les citoyens de notre pays qui exigent une action résolue de notre pays pour un
monde sans arme nucléaire.
Le 5 juin prochain sera une Journée mondiale pour l'abolition de l'arme nucléaire.
Vous aussi prenez votre part dans la réussite de cette journée.
Arielle Denis et Pierre Villard, co-présidents du Mouvement de la Paix
http://www.icanfrance.org et http://www.mvtpaix.org |
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| La course à la matière
première pour le nucléaire |
| Afp |
| Le Niger,
pays stratégique pour le champion français du nucléaire PARIS -
Présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium, le
groupe nucléaire français Areva a récemment enterré la hache de guerre avec les
autorités de Niamey, qui l'avaient un temps accusé de soutenir la rébellion touareg.
La présence d'uranium dans le pays avait été mise en évidence dès la fin des années
50 par les équipes du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), alors que le Niger était
encore une colonie française.
Les première mines commencent à être exploitées à la fin des années 60 par la
Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires), ancêtre d'Areva. Aujourd'hui,
Areva revendique le titre de premier employeur privé du Niger, avec 2.500 employés (à
99% nigériens, selon le groupe).
Le leader mondial de l'atome y exploite deux gisements, situées à 1.200 km au nord de
Niamey, la capitale: le premier à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan.
Ces gisements ont produit 3.032 tonnes d'uranium en 2008, soit près de la moitié de
la production d'uranium d'Areva (6.300 tonnes), qui est lui-même le 3e producteur mondial
de ce minerai radioactif.
Mais les relations d'Areva avec le Niger n'ont pas toujours été au beau fixe. Elles
ont au contraire été marquées par des soubresauts "post-coloniaux" et une
remise en cause par Niamey, parfois virulente, de la toute-puissance de l'opérateur
français.
Pendant de longs mois, Areva a été l'objet au Niger d'une campagne de presse et de
manifestations, accusé notamment un temps de soutenir la rébellion touareg qui avait
ressurgi début 2007 dans le nord uranifère du pays.
La tension était montée à son comble avec l'expulsion en juillet 2007 du directeur
local d'Areva, Dominique Pin, soupçonné par les autorités de financer la rébellion,
une accusation rejetée par Areva. Sous la pression, Areva avait fini par concéder une
hausse de 50% du prix d'achat de l'uranium. Parallèlement, les autorités nigériennes
accordaient des licences de prospection à des groupes canadiens ou chinois.
La hache de guerre a été définitivement enterrée en mai 2009, avec le lancement des
travaux sur la mine géante d'Imouraren, en présence de la présidente d'Areva Anne
Lauvergeon et du président nigérien Mamadou Tandja, aujourd'hui menacé par un coup
d'Etat.
Cette mine, présentée comme "la deuxième du monde", doit produire 5.000
tonnes d'uranium par an à plein régime, et représente un investissement de plus de 1,2
milliard d'euros.
Niger : le Conseil militaire annonce un couvre-feu, ferme
les frontières
NIAMEY - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la
mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans
la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel. Le
"Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a
décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en
place d'"un couvre-feu de 18h00 à 06h00", selon ce communiqué.
Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension
de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie
(CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la
sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a
annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix
du Sahel.
Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait
plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert
le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux
ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.
Niger/putsch: pas de crainte pour le partenariat avec
Areva
PARIS - Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet a estimé
vendredi qu'il n'y avait "aucune raison de craindre" une remise en cause du
partenariat entre l'Etat du Niger et le groupe nucléaire Areva, au lendemain d'un coup
d'Etat dans ce pays. "Les militaires qui ont pris le pouvoir ont affirmé qu'ils
respecteraient les traités et conventions signés par le Niger", a déclaré M.
Joyandet au quotidien Le Parisien à paraître samedi. "Il n'existe donc aucune
raison de craindre que le partenariat à long terme qu'Areva a construit avec l'Etat
nigérien et les populations locales soit perturbé", a-t-il ajouté. Le leader
mondial de l'atome civil est présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la
moitié de son uranium. L'armée a pris le pouvoir jeudi au Niger, déposant le président
Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".
AREVA signe un accord dans l'uranium en Jordanie
(AOF) - Areva a signé avec le Royaume de Jordanie un accord minier portant sur
l'exploitation des ressources en uranium de la région de Central Jordan. Cette annonce
fait suite à l'accord signé entre le groupe public français et la Jordan Atomic Energy
Commission (JAEC) en octobre 2008 pour l'exploration conjointe de la zone. Areva a obtenu
les droits d'exploitation du gisement pour une durée de 25 ans. Le groupe poursuivra ses
activités d'exploration démarrées il y a un an.
Préalablement au lancement de la production, Areva réalisera une étude de faisabilité
couvrant les aspects environnementaux, économiques et techniques de la future mine. Une
partie de l'uranium servirait au programme électronucléaire de la Jordanie.
Cet accord ouvre la voie à un partenariat long terme entre Areva et la JAEC en vue du
développement du programme nucléaire de la Jordanie, a commenté le groupe français.
Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d'Areva, a déclaré : « Cet accord renforce
nos liens avec la Jordanie. Il illustre la coopération exemplaire entreAreva et le
Royaume dans le développement des capacités nucléaires civiles du pays. »
L'Iran va étudier la proposition japonaise d'enrichir son
uranium
TOKYO - L'Iran va étudier la proposition japonaise d'enrichir son uranium, afin de lui
fournir l'accès à l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, a déclaré jeudi à
Tokyo un responsable politique iranien. Toutefois, les experts nucléaires
s'étonnent de cette offre, étant donné la capacité déjà insuffisante de la seule
usine d'enrichissement du Japon.
"Nous devons étudier cette proposition du Japon destinée à alimenter un
réacteur de recherche médicale à Téhéran", a dit le président du Parlement
iranien, Ali Larijani, lors d'un forum organisé dans la capitale japonaise. Selon
le journal économique Nikkei, le gouvernement japonais a proposé d'enrichir de l'uranium
iranien et de fournir des barres de combustible pour ce réacteur lors d'une visite à
Tokyo en décembre du chef des négociateurs nucléaires iraniens, Saïd Jalili.
Le gouvernement japonais n'a ni démenti, ni confirmé cette information. La
proposition japonaise, qui selon les médias a reçu l'aval des Etats-Unis, s'inscrit dans
le cadre des efforts déployés par les grandes puissances pour dissuader l'Iran de
procéder lui-même à l'enrichissement de son uranium, perçu par l'Occident et Israël
comme une étape vers la fabrication d'armes atomiques. M. Larijani a cependant réitéré
jeudi que son pays "n'avait pas l'ambition de fabriquer des armes nucléaires".
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait proposé l'an dernier que
l'Iran envoie 1.200 kilos de son uranium faiblement enrichi en Russie, afin qu'une partie
soit enrichie à 20% puis transformée par la France en barres de combustible destinées
au réacteur de recherche médicale. Téhéran a souhaité que l'échange se fasse
sur son territoire et que la quantité de barres de combustible soit équivalente à celle
de son stock d'uranium faiblement enrichi, une formule rejetée par la France, la Russie,
les Etats-Unis et l'AIEA.
Toutefois, un responsable japonais chargé des problèmes énergétiques a émis des
doutes sur les capacités actuelles d'enrichissement de l'usine de Rokkasho (nord de
l'île principale de Honshu), la seule de ce type au Japon. "La production de
Rokkasho est environ dix fois moins grande qu'il y a dix ans à cause de la vétusté des
centrifugeuses", a dit à l'AFP Nobuaki Arima. "La capacité actuelle ne
répond pas aux besoins d'enrichissement d'uranium pour le Japon et il est difficile
d'accepter une demande d'un autre pays, tout du moins pour l'instant", a-t-il
ajouté. |
| Culture - Education - Idées - Débat -
Société |
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| Coca-Cola : droits du travail édulcorés |
| Cyber @ction 341 /
5651 participants |
Votre
mobilisation a contraint la Coca- Cola Company à répondre.
Rappelons les faits : les enquêtes menées par des étudiants chinois dans plusieurs
usines dembouteillage de la marque montrent quune large majorité des ouvriers
sont employés en intérim, cest-à-dire via des agences extérieures et avec un
statut précaire, en toute illégalité. De fait, ces employés sont moins bien payés,
moins protégés et moins bien traités que les autres, alors même quils
travaillent plus. Un moyen pour lentreprise de se dédouaner de toute
responsabilité envers ces travailleurs... qui ne sont pas offi ciellement les siens !Mais
Coca-Cola ne voit pas le problème.
« Nous croyons que Coca-Cola et ses embouteilleurs gèrent leur activité en totale
conformité avec la législation locale du travail » affifi rme même la multinationale
nord-américaine. Selon elle, le recours par ses embouteilleurs chinois au travail
intérimaire se ferait dans la plus stricte légalité, comme en témoigneraient son
système de vérifi cation et les audits indépendants quelle aurait fait réaliser
auprès de ces unités de production. Une argumentation que nous connaissons bien à
Peuples Solidaires et qui relève davantage de lexercice de communication que de la
prise en compte réelle des problèmes. Dailleurs, les résultats de ces audits ne
nous ont pas été transmis et la compagnie nannonce, pour le moment, aucune mesure
corrective.
Afin de répondre à Coca-Cola, Peuples Solidaires a adressé une lettre ouverte à la
multinationale (1). Nos partenaires chinois continuent quant à eux à utiliser la brèche
ouverte par vos messages de protestation pour faire pression sur la multinationale.
(1) Le message de réponse de Coca-Cola et lettre ouverte de Peuples Solidaires sont en
ligne sur http://www.peuples-solidaires.org/333-suivi/
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| Disney se joue des droits sociaux |
| Cyber @ction 336 / 5161
participants |
Vos
courriers ont fait mouche !
Non seulement auprès des militants de la SACOM(2), impressionnés et encouragés par le
nombre de message de solidarité quils ont reçus, mais aussi auprès de la
multinationale Disney, qui a fi ni par réagir.
Après avoir longtemps ignoré les demandes de notre partenaire chinois, le n°1 du
divertissement a accepté douvrir le dialogue et dentendre les revendications
des ouvrières qui fabriquent ses jouets. Ainsi, des formations portant sur les droits des
travailleurs devraient bientôt être proposées dans les usines de Tianyu Toys et de Wai
Shing Factory ; et la direction de Tianyu Toys serait en train de procéder au paiement
dun certain nombre de retenues sur salaires. Si nous nous réjouissons de cette
avancée, nous restons très prudents et rappelons à Disney que beaucoup reste à faire
pour mettre en conformité les conditions de travail chez ses fournisseurs chinois avec la
législation et avec son propre code de conduite. Seule une collaboration suivie et de
bonne foi avec les ONG chinoises travaillant sur la question permettra datteindre
ces objectifs.Peuples Solidaires continue donc, dans le cadre de la campagne
européenne "Cest pas du jeu ! ", à suivre le dossier Disney de très
près afin de consolider ces avancées.
2)Association détudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des
entreprises |
|
| La crise
grecque : 1ère « bataille » d'une « guerre » pour l'Europe |
| par Dimitris
Konstantakopoulos / Source
de l'article |
«
Nous ne mourrons pas pour Dantzig », disaient les Français il y a soixante-dix ans. «
Nous ne paierons pas pour les Grecs », disent aujourdhui les Allemands. Et si,
entre temps, la force de largent a remplacé, en Europe, celle des armes, cela ne
la pas rendue moins mortelle (ni même, en fin de compte, moins autodestructive).
Lattaque dont la Grèce fait lobjet de la part de forces « géo- économiques
» puissantes, à savoir celles du capital financier totalement libéré de tout
contrôle, dun Empire de lArgent en gestation, a une importance énorme au
niveau mondial qui dépasse de loin la dimension de ce petit pays. Cest la première
dune série de batailles, qui vont déterminer lavenir des États et des pays
européens, celui de lidée dune Europe unie, indépendante, sociale, celle de
notre démocratie et de notre civilisation.
La question à laquelle on essaie de répondre, en Grèce, est de savoir qui va payer la
dette cumulée de léconomie mondiale, y compris celle due au sauvetage des grandes
banques, en 2008. Est- ce que ce sera la population des pays développés, au prix de la
suppression des droits sociaux et démocratiques acquis durant trois siècles de lutte,
autrement dit, de la civilisation européenne ? Ou bien les pays tiers ? Va-t-on la payer
par la destruction de lenvironnement ? Les banques vont-elles lemporter sur
les États, ou bien ces derniers lemporteront-ils sur les banques ?
LEurope pourra-t-elle dominer de nouveau le monstre que constitue le capital
financier totalement deregle, en rétablissant une réglementation des flux de capitaux,
dans le cadre dun protectionnisme raisonnable et d une politique de
croissance, en contribuant à la construction dun monde multipolaire, donnant ainsi
un exemple dordre mondial ? Ou bien va-t-elle périr dans des conflits internes sans
merci, en consolidant le rôle dominant, quoique vacillant aujourdhui, des USA et
demain peut-être, celui dautres puissances, voire même de totalitarismes, au
niveau mondial ou regional ?
La crise grecque
Les gouvernements européens et leur Union, qui ont dépensé des sommes colossales pour
le sauvetage des banques, imposent à la Grèce de prendre de mesures qui constituent la
plus grande régression dans lhistoire du pays, exceptée la période de l
occupation allemande de 1941-1944, tout en la poussant dans la plus importante récession
quelle ait connue depuis des décennies, la privant de toute perspective de
croissance pendant un temps indéterminé. Ce qui, dailleurs, risque de rendre
impossible le remboursement de sa dette, cest-à-dire risque de faire de la Grèce
une Lehman Brothers dans la nouvelle phase de la crise mondiale commencée en 2008.
Nous sommes arrivés à un point où la Banque Centrale Européenne prête aux banques à
un taux de 1%, afin que celles-ci prêtent à lÉtat grec au taux de 6% ou 7%. Au
meme temps, les gouvernements europeens refusent de consentir à lédition des
euro-obligations par ex., pouvant servir à la normalisation des taux payes par l
Etat grec.
LAllemagne contre lEurope
Il y a vingt ans, lAllemagne, nouvellement réunifiée, atteignant sa pleine «
majorité stratégique », « acheva », par sa première action, la Yugoslavie
multinationale et fédérale, en imposant à ses partenaires la reconnaissance des
différentes Républiques. Le résultat en a été tout dabord une série de guerres
qui ont semé la ruine et la mort dans les Balkans, sans résoudre pour autant aucun de
leurs problèmes, puis la mort dans luf de la politique étrangère et de
défense de lUE et, enfin, le retour solennel des USA dans leur rôle de maître
absolu du Sud-est européen.
Tout cela pourtant fera figure de simple délit, devant ce qui risque de se passer
maintnenant, comme conséquence de la courte vue de Berlin et de la manière dogmatique,
extrêmement égoïste dont elle défend les règles de Maastricht, disposée,
semble-t-il, à sacrifier un ou plusieurs de ses partenaires, appartenant même au «
noyau dur » de lUE, la zone euro, en les faisant plonger dans le désastre
économique et social
Aujourdhui, lenjeu de la crise « grecque », de la crise « espagnole », «
portugaise » ou dune autre demain, nest pas seulement la politique
européenne commune ni le sort des Balkans. Cest bien lidée même de
lEurope unie qui risque de mourir, et sa monnaie commune avec elle, comme lont
déjà noté les hommes politiques et les analystes économiques les plus pénétrants en
Europe et au niveau international. Si en 1990-91, la politique allemande avait établi
le
rôle des USA en Europe du Sud-est, la politique allemande actuelle conduit à la
consolidation de leur rôle hégémonique aujourdhui ébranlé dans les affaires
européennes, sinon mondiales. Tout en privant lEurope de la possibilité de jouer,
en sappuyant sur ses idées et sa civilisation, un rôle davant-garde dans la
refonte si necessaire du système mondial.
Des erreurs historiques si colossales ne sont pas sans précédent dans lhistoire
allemande : aujourdhui, Berlin surestime sa puissance économique, comme il avait
surestimé sa puissance militaire dans les années 1910 et 1930, contribuant ainsi à la
destruction de lEurope et de lAllemagne elle-même, lors des deux Guerres
Mondiales.
Létablissement de la monnaie unique et le mode de fonctionnement de lUE, ont
profité surtout à lAllemagne qui refuse pourtant d « ouvrir sa bourse » à
ses partenaires en difficulté. Elle ne défend pas lEurope ni à lextérieur,
contre les attaques des banques internationales dominées par les Anglo-américains ni
contre celles du capital financier, nommés par euphémisme « les marchés ». Elle ne la
défend pas non plus à lintérieur, non seulement parce quelle refuse
dassister un soi-disant partenaire, en loccurrence la Grèce, mais aussi en
linsultant, par une campagne sadique et raciste des media allemands, au moment où
elle affronte des difficultés vitales !
LAllemagne et le Maastricht
LAllemagne a raison lorsquelle soutient que, en agissant de la sorte, elle
défend les règles de Maastricht, qui interdisent toute sorte de solidarité et
dentraide entre les membres de lUE et imposent, jusquà la fin des
temps, une politique monétaire qui nexiste nulle part ailleurs au monde. Ces
règles correspondent aux intérêts allemands, du moins tels que les conçoivent les
milieux dominants de Berlin, et, surtout, à ceux des banques et plus généralement des
grands détenteurs du capital financier. C est leurs profits que garantissent les
règles de Maastricht, en association avec le régime de libéralisation totale des
échanges de capitaux et de marchandises, qui interdisent explicitement ou implicitement
aux Européens dexercer une politique inflationniste, keynésienne, anticyclique,
quand il le faut, mais aussi de se défendre contre lantagonisme économique
extérieur, de la part des USA ou de la Chine.
En soutenant cependant, à juste titre, que sa politique actuelle est dictée par le
traité de Maastricht, qui doit être respecté comme lÉvangile, Berlin dévoile,
malgré lui, le caractère monstrueux de lactuel édifice européen. On na
nullement besoin dêtre économiste, le sens commun suffit, pour comprendre qu
aucune Union daucune sorte de personnes, de peuples, dÉtats, ni de quoi que
ce soit, ne peut avoir une vie bien longue, si elle est fondée sur
linterdiction de solidarité entre ses composantes ! Les peuples de lEurope
nont pas consenti à lidée de l unification européenne pour
se
ruiner ; ils y ont consenti pour acquérir davantage de sécurité et de prospérité.
En disant à ses partenaires
daller se faire voir ailleurs, à la première
difficulté, les dirigeants allemands délégitiment eux- mêmes, dans une grande mesure,
aussi bien lidée de lEurope unie que celle de la monnaie unique, ainsi que
leur propre ambition d être à la tête de lEurope. A quoi sert une Union qui
a mobilisé tous ses moyens pour sauver les banques qui avaient provoqué la crise de
2008, et qui refuse de sauver un peuple européen menacé par ces mêmes banques
renflouées au moyen de largent public ? La seule raison pour laquelle les membres
de la zone euro, qui sont touchés par la crise, y demeurent encore, est leur crainte des
conséquences dun retrait (et divers intérêts de leurs milieux dirigeants). Mais
pour combien de temps encore cette raison sera- t-elle suffisante, surtout dans le cas
dune éventuelle aggravation de la crise économique, qui transformera de vastes
zones européennes en une sorte dAmérique Latine ? De même quau XXe siècle,
lAllemagne paiera de nouveau, elle aussi, le prix de son égoïsme, politiquement,
en minant son propre rôle et économiquement, en étouffant les acheteurs de ses
produits. Mais elle risque de sen rendre compte quand il sera trop tard pour
réparer la situation. Lire la suite sur le site dUtopie Critique
Après les émeutes grecques
une employée de la
Banque Marfin témoigne
Athènes le 05 Mai 2010. Une employée de la succursale dAthènes de la banque
Marfin incendiée revient sur les incidents de la nuit dernière (du 04 au 05 Mai 2010 )
à Athènes. (Traduit de lAnglais par Sedira Boudjemaa, artiste-peintre Nîmes,
le 09.05.2010.)Les 3 décès de la nuit dernière à Athènes laissent peu de
place aux commentaires nous sommes encore sous le choc et profondément attristés
par lenchaînement des évènements tels quils se sont passés. À ceux qui
avancent que les victimes de lincendie seraient le fait intentionnel
dAnarchistes (ainsi quon peut le lire sur le site « Occupied London », par
exemple, site qui accueille les élucubrations des magnats et armateurs grecs investissant
actuellement leurs avoirs dans limmobilier « haut-de-gamme » londonien
) nous
navons quà répondre ce qui suit : nous nabandonnons pas les rues, nous
ne risquons pas notre liberté et nos vies en affrontements avec une police grecque prête
à tuer dautres gens. Les Anarchistes ne sont pas des meurtriers, ni des adeptes du
lavage de cerveaux agréés par George Papandréou, les médias nationaux comme
internationaux en convaicraient autrement quiconque se risquerait à cette conjecture.
Cela dit, et compte tenu des développements ultérieurs poursuivant leurs cours, nous
voulons publier cette traduction de dernière minute de la déclaration dune des
employées de la Banque Marfin la banque dont la succursale a été mise sur la
sellette aujourdhui (le 05 Mai 2010 ) à Athènes, où trois employés ont trouvé
le sort funeste que lon sait. « Je me sens dans lobligation envers mes
collègues qui ont morts aussi injustement aujourdhui de prendre la parole pour
rappeler quelques faits avérés. Jenvoie ce message à tous les médias alentours.
Quiconque porte encore une conscience devrait le publier. Les autres peuvent continuer à
jouer le jeu du gouvernement.
La brigade de sécurité anti-incendie na jamais donné matière à une procédure
légale dintervention pour limmeuble en question. Les agréments nécessaires
à sa mise sur pied opérationnelle étaient encore en éternelle discussion, ainsi
quil est de mise pour tous les locaux de commerces et d entreprises en grèce.
Limmeuble en question nétait pas muni de dispositifs de sécurité
anti-incendie, ni planifiés, ni installés cest-à-dire pas de détecteurs
de fumées, pas de vaporisateurs deau plafonniers, issues de secours ou pare-feux.
Il ny avait que quelques extincteurs portatifs qui ne sont, évidemment,
daucun secours pour faire face à un départ de feu intensif dans un immeuble
construit selon des normes depuis longtemps dépassés.
Aucune succursale de la Banque Marfin na compté délément daucune
équipe entraînée sinon à combattre un départ dincendie, du moins à réagir en
pareil cas, ni à utiliser les nouveaux modèles dextincteurs. Lencadrement de
la banque a prétexté les coûts élevés de tels stages dentraînement pour ne pas
même prendre les mesures les plus élémentaires de protection de sa propre équipe.
Jamais na eu lieu la plus simple simulation dévacuation daucun immeuble
par des employés, ni de sessions dentraînement avec une équipe de pompiers, qui
instruisent de ses recommandations en de telles circonstances. Les seules sessions qui
aient eu lieu à la banque Marfin regardaient lévacuation des « grosses légumes
» de leurs bureaux et de la banque en cas dattaque terroriste.
Limmeuble en question nétait doté daucun équipement en cas
dincendie, même si sa construction le rendait vulnérable à une telle
éventualité, rempli quil était des sols aux plafonds de matériaux plus ou moins
inflammables : papiers, plastiques, métaux, isolants. Cet immeuble nétait pas
conçu à sa construction pour recevoir le public dune banque. Aucun membre des
services de sécurité navait de connaissance daucune sorte de premier secours
ou dextinction dun départ de feu, même sils étaient sans cesse
sollicités pour sécuriser limmeuble. Les employés de la banque Marfin auraient
dûs faire fonction de pompiers ou demployés de sécurité pour satisfaire aux
appétits en matière déconomies de Mr Vgenopoulos (propriétaire de la banque
Marfin).
Lencadrement de la banque a strictement interdit aux employés de fermer ce jour
là, en dépît de leurs demandes répétées depuis très tôt le matin de ce jour là
alors quil a forcé ces mêmes employés à se boucler à lintérieur
et a confirmé par téléphone que limmeuble resterait bouclé tout au long de la
journée. Lencadrement avait aussi supprimé laccès Internet pour dissuader
les employés de communiquer avec lextérieur. Il y avait donc eu depuis plusieurs
jours auparavant une complète prise en mains terrorisantes des employés de cette banque
en prévision des mobilisations de ces jours-ci, assortie de cette alternative verbale :
ou vous continuez à travailler ou vous êtes virés.
Les deux policiers-enquêteurs en civil détachés à cette succursale pour dissuader les
braquages ne se sont pas montrés aujourdhui (le 05 Mai) alors que
lencadrement de la banque avait assuré à ses employés quils seraient là.
Enfin, que ces « très distingués messieurs » passent en revue leur conscience si
responsables et cessent de prétendre être sous le choc dun tel bilan ». Ils sont
responsables de ce qui est arrivé cette nuit dernière, et dans nimporte quel État
de droit (comme ceux que vous affectionnez fréquenter de temps à autres en tant
quexemples à suivre dans vos shows télévisés
) vous auriez déjà été
placés en état darrestation pour les manquements cités plus haut.heut.
Mes collègues qui ont perdu la vie aujourdhui, lont perdu par la forfaiture
de la Banque Marfin et de Mr Vgenopoulos qui a explicitement décrétédécreté que
quiconque ne serait pas venu travailler aujourdhui [le 05 Mai, jour de grève
générale !] ne devrait pas penser se moquer du monde en se présentant au travail le
lendemain [ou alors, ils seraient virés].
P.S. : prière de faire circuler ce texte après lavoir lu. Merci. |
|
| Élections
régionales 2010 : la droite en crise profonde, mais pas de reconquête populaire de la
gauche |
| par
Évariste ( evariste@gaucherepublicaine.org
) |
| ReSPUBLICA
a présenté dernièrement "les
10 leçons du premier tour" , "Les
enseignements du 2e tour des régionales" et "Les
déficits politico-stratégiques du non de gauche" . Des enseignements
supplémentaires aux premières études à la sortie des urnes sont présentés
ci-dessous. La gauche a-t-elle raison de jubiler ?
Bien sûr que non ! Pourquoi ? Parce que la gauche ne peut gagner sans un soutien massif
des couches populaires (ouvriers, employés). Labstention massive provient dun
niveau jamais atteint dans les couches populaires (nouveau record de 62 % pour les
ouvriers !). Il faut rappeler inlassablement que lidée du dépérissement de la
classe ouvrière et des couches populaires (ouvriers, employés) est une invention des
intellectuels travaillant pour les dirigeants néolibéraux. En fait, les couches
populaires sont majoritaires en France et les couches moyennes minoritaires. Mais si les
médias, les commentateurs et
les militants vivent uniquement dans les
villes-centres et à un degré moindre dans les banlieues, ils ne peuvent les rencontrer,
car aujourdhui, ces couches populaires sont reléguées dans lespace
périurbain1 et représenteront bientôt une petite moitié des zones rurales ! Se
reporter pour cela à larticle sur « les
déficits politico-stratégiques du non de gauche » et au livre « Recherche
(le) peuple désespérément ».
Les déclarations de lensemble des directions du PS et dEurope Écologie (EE)
sont partiellement hors-sol. À les entendre hors des caméras, la cause est entendue. La
droite est à terre et grâce à la remontée du Front national, la voie royale
soffre à la gauche pour 2012 : reste à régler le partage des postes et des
différents leaderships. À aucun moment, il narbore la crainte dune situation
à litalienne où le premier désaveu de Silvio Berlusconi et larrivée de
Romano Prodi ont permis le retour du même Silvio Berlusconi. Voir en France le cycle
86-93-2002 qui fut dramatique pour le peuple français.
Le PS a perdu beaucoup de voix de couches
populaires entre 2007 et 2010 et son bon résultat relatif procède dun gonflement
énorme des abstentions et dun moindre recul comparé à ses concurrents. Le PS
na pas encore compris que la gauche ne peut gagner une présidentielle quavec,
pour elle, 75 à 80 % des couches populaires (ouvriers, employés, représentants plus de
la moitié des actifs et chômeurs en France (ce qui avait permis la victoire en 1981).
Europe Écologie sinstalle comme troisième force politique sur une base centriste
européiste.
Mais avec un manque de cohérence politique qui ne tardera pas à questionner
lorganisation : des environnementalistes, des écologistes qui estiment que la
question écologique doit surplomber toutes les autres questions, des couches moyennes
estimant que le PS navance pas assez vite sur les réponses sociétales censées
chez eux supplanter les nécessaires réponses sociales, des néomodernistes régressifs
(comme le pédagogiste Meyrieu par exemple), des bénéficiaires de la nouvelle
gentrification (retour des élites gagnantes de la mondialisation dans les villes
centres), des élus locaux PC bien implantés qui par opportunisme voient leur intérêt
électoral immédiat dans ce nouveau courant, les néo-ruraux, des personnalités dites de
la « société civile » sans cohérence politique densemble, etc.
Europe-Ecologie . Il faut bien le talent
tactique de Daniel Cohn-Bendit pour tenir cet attelage hétéroclite conjoncturel par
linvention dEurope Écologie pour supplanter les Verts ! Il vient de
récidiver par sa nouvelle proposition dite du 22 mars (bien joué médiatiquement !) pour
proposer une nouvelle « coopérative politique » permettant à dautres
singularités de gauche et de droite de les rejoindre.
Côté PCF, la crise nen fini plus et entre dans une
nouvelle phase
Le PCF na réussi à conserver par la stratégie du Front de gauche quun gros
tiers des élus des dernières élections régionales. La trentaine délus
supplémentaires ont été dès le premier tour sur la liste du PS et est tiraillée entre
le fait de rester au PCF ou de rejoindre dune façon ou dune autre la
stratégie de Robert Hue (ancien secrétaire général du PCF) et de son MUP visant à
rejoindre le PRG et le MRC, comme soutien dès le premier tour à la direction du PS. Ses
deux présidences départementales (03,94) sont en difficulté pour 2011.
Le courant rénovateur communautariste, antilaïque et antirépublicain (Braouzec,
Martelli, Zarka, etc.) qui sétait organisé avec la stratégie du « un pied
dedans, un pied dehors » du PCF vient définitivement de quitter le parti avec des grands
élus maires et députés pour rejoindre la Fédération pour une alternative, sociale et
écologique (FASE) dans laquelle ils étaient déjà présents.
Les communistes orthodoxes qui se renforcent, eu égard au départ des précédents,
emmenés par le député André Gérin pilonnent semaine après semaine la stratégie du
Front de gauche en imputant à la direction actuelle du PCF et à son instigatrice Marie
Georges Buffet de vouloir « vendre la maison » à Jean-Luc Mélenchon et au Parti de
gauche.
Le PG estime que le Front de gauche est
enfin bien installé et que la possibilité que ce soit Jean-Luc Mélenchon qui soit le
candidat de toute « lAutre gauche » suffit pour nourrir un espoir pour la colonne
vertébrale de lorganisation. À noter, que le premier sondage IFOP pour 2012 place
Jean-Luc Mélenchon comme sil était déjà le candidat du Front de gauche a 6 % et
Olivier Besancenot à 5 %, mais avec le fait que les 6 % de Jean-Luc Mélenchon
proviennent en partie de 9 % des voix socialistes de 2010. Jean-Luc Mélenchon a marqué
deux points importants : lorsquil a décidé daller soutenir au deuxième tour
la liste de lAutre gauche dans le Limousin vu que la liste PS-EE a été
sanctionnée de ne pas avoir voulu lunion; et lorsquil impose la
non-participation aux exécutifs régionaux qui sapprêtent à refaire la même
politique quhier défavorable aux couches populaires (ouvriers, employés).
Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon continue à vouloir renforcer son organisation en
incorporant de nouveaux groupes de gauche et dextrême gauche au sein du PG par une
sorte de « dictature de la tactique » sans se poser la question « des
déficits politico-stratégiques de la gauche du non » . On a vu par exemple, le
changement symbolique du logo du PG réalisé pour incorporer le petit groupe Billard :
incorporation du vert, instauration dun triptyque posant lécologie avant la
république3 . Cette « tactique » ne lui a pas permis, par exemple, de récupérer
électoralement les couches populaires perdues par le NPA qui se sont tournées vers
labstention.
Le NPA a pris acte de son recul. Il estime
néanmoins que la crise économique, la crise de la droite, la crise du PCF, la politique
sociale-libérale des conseils régionaux de gauche, va lui permettre sur le moyen terme
de « se refaire ». Le fait que le Front de gauche ne récupère pas les couches
populaires perdues par le NPA à cette élection lui donne un argument supplémentaire
pour cette stratégie. La direction souhaite donc rester sur sa ligne isolationniste alors
que les électeurs qui lont quitté lont fait pour les sanctionner
davoir refusé lunion de « lAutre gauche ». Par ailleurs, une forte
minorité du NPA lorgne néanmoins vers le Front de gauche et la bataille interne fait
rage. De plus, pour aider au déchirement interne, la fraction clandestine des anciens
camarades de « Socialisme par en bas » sont en train, suite à laffaire de la
candidate voilée du Vaucluse, de donner de la voix pour pousser au développement du
communautarisme et de lalliance tactique avec lintégrisme islamiste4. Le
résultat concret est que le recul des votes NPA parmi les employés est surtout celui
des
employées. On ne dira jamais assez que soutenir lobscurantisme
intégriste contre la marche vers lémancipation des femmes est réactionnaire. Et
cela, les femmes dorigine maghrébine en France lont compris. Mais de nombreux
« cathos de gauche », des militants « français depuis longtemps » marqués par le
syndrome postcolonial (honte de ce que leurs propres parents ont fait), nont pas
compris ! Il ny a pas dautre stratégie opssible pour la gauche que
dêtre laïque, antiraciste et anticolonialiste !
LO, autre rassemblement militant, reste une
organisation implantée en milieu populaire. Mais elle a été sanctionnée
électoralement comme responsable de la division de lAutre gauche. De plus, le
nouveau discours « basiste » de cette organisation (tout procède des luttes, du «
mouvement den bas ») lentraîne vers lisolement.
Nous sommes restés dans cet article à une rapide caractérisation des organisations
de gauche qui ont quelques influences. Nous laisserons dans lombre celles qui pour
nous nont pas dinfluence significative. Juste un petit mot sur la Fédération
pour une Alternative sociale et écologique (FASE) qui fait parler delle sur le plan
médiatique depuis quelle a récupéré plusieurs maires et députés de
lancien courant rénovateur antilaïque et antirépublicain qui viennent de quitter
le PCF. Leur discours basiste mélangeant le champ politique avec le mouvement social et
se déterminant dans une optique antilaïque et antirépublicaine est une impasse
théorique et pratique dans la mesure où les couches populaires (ouvriers, employés,
majoritaires dans le pays) sont fortement hostiles à cette ligne. Ils ne pourront donc
quêtre une force marginale appuyée sur les couches moyennes radicalisées, sur le
relativisme culturel et sur les communautarismes quils aideront à proliférer.
Que faire ?
La tâche des militants laïques de la république sociale est aujourdhui de
développer la bataille pour lhégémonie culturelle et idéologique (pour reprendre
le vocable dAntonio Gramsci). Pour cela, il convient dexpliquer inlassablement
que sans réponse aux « déficits politico-stratégiques du non de gauche » que nous
avons développé dans le numéro précédent de RESPUBLICA, il ny aura pas de
logique gagnante pour le Non de gauche.
La réponse à ces « déficits politico-stratégiques du non de gauche » est la
condition pour regagner la confiance des couches populaires sans lesquelles il ne peut pas
y avoir de transformation sociale et politique comme lont montré les différentes
séquences politiques ouvertes depuis le tournant libéral de 1983. Soit, on veut singer
celles-ci, soit on veut une alternative, voilà le choix présenté.
1. Lespace périurbain est lespace que se trouve au-delà des banlieues des
grands ensembles souvent dans un urbanisme pavillonnaire éventuellement dégradé, là
où le service public de transport est souvent déficient. [?]
2. La lecture de larticle mis en lien hypertexte est nécessaire pour comprendre
pourquoi la prise en compte dune nouvelle ligne stratégique est nécessaire
notamment concernant la nouvelle géosociologie des territoires, la nouvelle articulation
nécessaire entre le mouvement social et le champ politique, sur limportance et le
comment de la reconquête des couches populaires, etc. [?]
3. Ce changement symbolique a une grande signification pour des militants de gauche
attachés à la laïcité et à la république sociale. Alors que la république a une
devise séquentielle « Liberté, Égalité, Fraternité », séquentielle voulant dire
que lordre dénonciation est important même si les 3 principes doivent
sappliquer, voilà un parti censé être le parti des laïques et des républicains
de gauche, inventer une devise (est-elle séquentielle ?) qui place lécologie en
tête et repousse le mot « république » en troisième position sans son attribut «
sociale » qui date de Jean Jaurès. [?]
4. « Socialisme par en bas » est un groupe trotskiste qui était lié au Socialist
Workers Parti (SWP) anglais qui est un important parti trotskiste prônant lalliance
avec lintégrisme islamiste (les Frères musulmans avec Youssef Quaradawi, Hani et
Tariq Ramadan plutôt que les démocrates laïques des pays arabes et/ou musulmans, le
Hezbollah, le Hamas plutôt que le Fatah, les mollahs iraniens plutôt que les groupes de
gauche laïque iraniens (Voir le Bureau laïque international (BLI) sur www.laicity.info ), etc.) au nom du double fait que cet
intégrisme devient la religion des « pauvres » et que cet intégrisme « serait »
hostile à limpérialisme américain. Ce groupe « Socialisme par en bas » a été
incorporé à lex-LCR, puis au NPA et ils ont rejoint par là même les trotskistes
qui avaient signé la pétition réactionnaire dite « des Indigènes de la République
». Tant pis pour le droit des femmes à leur émancipation et tant pis si cette alliance
conforte la domination mondiale du turbocapitalisme où les intégrismes religieux sont
alliés aux dirigeants néolibéraux du monde. [?] |
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| ATTAC rompt avec son histoire |
| par Christian Berthier |
| En
réaction à larticle dAttac : Leuro dans les mains du FMI : une rupture
historique ( http://www.france.attac.org/spip.php?article11018
) . Ce temps où ATTAC osait souligner des évidences historiques telles que :
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les USA dominaient totalement la finance
mondiale, tous les autres États étaient ses débiteurs, toutes leurs banques étaient
débitrices des banques US. Les États et classes dirigeantes étaient discrédités par
la collaboration avec lAllemagne, les caisses des banques et assurances vidées,
lagitation sociale montait avec la crainte dune reprise de lavancée de
larmée rouge vers louest. Pour que les banques US soient remboursées, il
fallait remettre lEurope au travail. Létat US a alors garanti les crédits de
ses banques en Europe ( plans « Marshal ») en échange de nombreuses pertes de
souveraineté et de contrôle des États européens, à commencer par celles de la
Grande-Bretagne au profit de la finance et de létat américains. Le contrôle
financier de ces derniers resta total et assorti de quelques prébendes à lURSS
pour sen assurer la neutralité. Rappelons quun député et dirigeant
important de la SFIO, Daniel Mayer, en a été exclu en 1954 pour refus de cette influence
US.
La reconstruction économique et industrielle de lEurope des deux côtés du rideau
de fer a été très rapide et très profitable dans le cadre de frontières nationales.
Mais cest un songe creux que de croire que le contrôle financier des USA ait été,
par miracle, allégé. Au niveau transnational et interbancaire, il fut promoteur
dune disparition des barrières nationales de tous types et pour une concurrence
accrue entre les entreprises et les états pour accroître les marges financières, dans
un processus aboutissant à lUnion Européenne et, dès 1971, à la rupture imposée
des liens souverains entre banques dÉtat et Trésors, à lindépendance de
ces Banques et de la BCE par rapport aux États et à lobligation par la BCE
dacheter ou de vendre des Dollars en fonction des besoins des USA
aux seuls
risques des États européens.
FMI et Banque Mondiale coordonnent et policent encore les crédits internationaux. Pensons
à lIslande, aux pays baltes, à la Roumanie et à la Grèce et demain, à la
Grande-Bretagne et aux « pays du Club Med » ou « PIGS ». QuATTAC oublie ces
évidences qui furent son cur de doctrine ne dévalorise quATTAC, pas le
dollar. De même, comment oublier le rôle financier, industriel et
touristique
dominant de lAllemagne dans les Balkans ? Qui a financé larmée grecque, le
tourisme et les Jeux olympiques grecs ? Les banques allemandes en concurrence victorieuse
avec beaucoup dentreprises et de banques françaises. La dissimulation des déficits
grecs et leur « titrisation » par Goldman Sachs étaient choses publiques !
Lindignation de « lAllemagne den haut » na quun but de
propagande vis a vis de « lAllemagne den bas » : « Allemands, serrez vous
la ceinture ! ». Dans laccord grec, le FMI nest là que pour garantir les
crédits de Goldman Sachs et éviter que la finance européenne ne tire profit de ces
nouveaux crédits.
Enfin, « taxer » la spéculation internationale nest quun songe
creux
surtout au plan international.
À ATTAC oublieux du référendum de 2005 en France et de celui de 2010 en Islande, je
rappelle quactuellement, mais pour combien de temps encore et pour les plus grands,
seuls les États nationaux pourraient disposer des moyens de contrôle du crédit et de
lémission monétaire, mais au prix de la violation des règles de la BCE et de
lUE, mais surtout de celles du FMI et de lOMC.
Tout le reste nest que bavardages inadaptés à une période de « guerre »
économique et sociale qui souvre en Europe. La haute finance veut financer les
milliards de milliards de dollars partis en fumée en ayant un accès libre et non
démocratiquement faussé au produit de limpôt et aux fonds sociaux des états
européens. Eux, y-en-a vouloir nos sous ! Our money, now ! Alors, aux armes citoyens et
épargnants ! |
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| Mai 2010 |
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