1 - Référendum ou pas référendum : le PS,
hypocrite et parjure, ne respecte pas ses engagements en permettant à Sarkozy de bafouer
le peuple français
Les députés socialistes ont décidé de boycotter la réunion du Parlement en Congrès
à Versailles, le 4 février, pour la révision de la Constitution préalable à la
ratification du traité européen, a annoncé mardi le patron du groupe PS à l'Assemblée
nationale, Jean-Marc Ayrault.
Ce dernier mérite le prix Nobel de l'hypocrisie. Ecoutons-le :
"Nous n'irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un
nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la
révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie
référendaire plutôt que la voie parlementaire", a-t-il dit en présentant ses
voeux à la presse.
Mais l'absence des députés PS à Versailles ne compromettra en rien la révision
constitutionnelle, puisque seuls les votes exprimés sont pris en compte. L'absence des
députés socialistes permet donc à Sarkozy d'avoir les 3/5 nécessaires pour éviter le
référendum. Et pour que Sarkozy ne puisse pas éviter le référendum, il faut que les
parlementaires PS respectent leur engagement noté dans leur motion de synthèse du
dernier congrès (et dans la proposition 91 des propositions de la candidate à la
présidentielle) de lutter pour un référendum quelque soient leurs inclinations sur ce
traité modificatif. Pour cela, il faut et il suffit que les parlementaires votent non à
la révision constitutionnelle le 4 fevrier. On voit là les "limites" pour pas
dire plus de l'attachement du PS au parrallélisme des formes qui veut que ce que le
peuple a rejeté par référendum ne peut qu'être invalidé que par le peuple lui-même.
Ce parjure restera dans nos mémoires.
Jérôme Manouchian
2a - Réactions de socialistes à la position du PS
visant à boycotter le congrés à Versailles
Communiqué de Marc DOLEZ, Député P.S. du Nord
Je juge déplorable la position du groupe Socialiste de lAssemblée Nationale,
annoncée ce jour, de boycotter la réunion du congrès de Versailles, le 4 février, pour
la révision de la Constitution préalable à la ratification du Traité Européen.
Alors quen votant non à la révision de la Constitution, où la majorité des 3/5
est requise, les parlementaires de gauche peuvent imposer au Président de la République
le référendum dont il ne veut pas, le boycott revient à renier les engagements pris et
à se rendre complice de cette forfaiture qui consiste à faire adopter par le parlement
un projet de traité précédemment repoussé par le peuple.
Profondément attaché au respect de la souveraineté populaire, je refuse pour ma part de
cautionner cette indigne complicité et me rendrai donc, le 4 février, au congrès de
Versailles pour voter non.
2b - « Je ne serai pas le seul à me déplacer à
Versailles » Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes
Respecterez-vous la consigne de boycott du Congres ?
- Henri Emmanuelli. Non. Nous nous sommes engagés à quatre reprises pour que
ladoption dun traité impliquant des abandons de souveraineté se fasse
exclusivement par référendum. Il ny a quun seul moyen de forcer Nicolas
Sarkozy à lorganiser, cest daller au Congrès de Versailles et de voter
contre la modification de la Constitution permettant la ratification par voie
parlementaire. Toute autre solution est dilatoire. Dire : « le PS boycotte Versailles »,
cest accepter quil ny ait pas de référendum et laisser le champ libre
au président pour sa manoeuvre.
Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congres serait donc une erreur ?
HE : Je suis parlementaire. Jai été élu par le peuple et je ne le priverai pas de
sa souveraineté. Cest une question de crédibilité. Jajoute que le groupe
des députés socialistes na rien décidé du tout. Nous navons aucunement
été consultés sur la question dun éventuel boycott. Je laisse la responsabilité
à Jean-Marc Ayrault de ses déclarations.
François Hollande confirme ce boycott
HE : Je ne comprends pas. Je suis affligé. On ne peut pas dire dans le même temps
quon veut un référendum et adopter une attitude qui, de facto, laissera les mains
libres à Sarkozy. Où est la cohérence ? Lheure nest plus aux renoncements,
aux habiletés, à la confusion, voire à la duplicité.
Le PS prend-t-il le risque dune nouvelle crise sur la question
européenne ?
HE : Comme dautres, jai fait leffort dans le cadre de la synthèse du
Mans de dépasser les divisions fratricides entre les partisans du oui et ceux du non
moyennant lengagement de rester ferme sur lexigence dun nouveau
référendum. Or cet engagement nest pas tenu. Les risques sont lourds. Je ne serai
pas le seul à me déplacer à Versailles. Je pense même que des parlementaires qui
avaient voté oui à la Constitution européenne le 29 mai 2005 seront très choqués et
iront au Congrès voter contre la révision.
Propos recueillis par E.H. in Le Parisien
Boycotter Versailles : cest sincliner devant
Sarkozy sans mener de bataille ! Par JJ Chavigné (D&S)
Jean-Marc Ayrault, Président du groupe PS à l'Assemblée nationale a annoncé que les
députés socialistes boycotteraient la réunion du Parlement en Congrès à Versailles,
le 4 février. Ce jour là, le congrès sera réuni par Sarkozy dans lobjectif de
réviser la Constitution française. Cette révision est indispensable à une ratification
ultérieure du Traité Modificatif Européen par le Parlement.
François Hollande a approuvé cette prise de position.
Ce n'est pas acceptable !
Refuser d'aller à Versailles c'est offrir sur un plateau Sarkozy la majorité des 3/5
(des votants !) qui lui permettrait de modifier la Constitution et, ensuite, de faire
ratifier le nouveau traité européen par le Parlement réuni en congrès, sans passer par
un nouveau référendum.
Ce serait une défaite sans combat : le refus de nous battre pour la seule
revendication juste : "Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait !"
Alors qu'il est possible de gagner et d'empêcher Sarkozy d'obtenir les 3/5 des suffrages
des parlementaires. Si Sarkozy obtient sa majorité des 3/5 la bataille contre la
ratification du traité au Parlement n'aura plus aucun sens. Il lui suffira alors
d'obtenir la majorité simple devant le Parlement et cela ne posera aucun problème à la
Droite. Ce vote ne sera qu'un vote symbolique.
Il n'est possible de faire barrage à Sarkozy et à sa volonté de ratifier le TCE sans
passer par un référendum que lors du vote sur la modification de la Constitution. Ne pas
être là lorsque ce vote aura lieu, serait fuir le combat sur le seul terrain où Sarkozy
peut être battu.
Il serait, de surcroît, difficile de comprendre le soutien que notre parti apporterait
ainsi à Sarkozy au moment où les attaques de la Droite se multiplient contre les
salariés, les retraités, les chômeurs : fin des 35 heures, remise en cause du CDI, du
Code du travail, franchises médicales, baisse du pouvoir d'achat augmentation de 1,1 %
des retraites en 2008, stigmatisation à jet continu des chômeurs et des salariés
pauvres... Nous ne pouvons pas accepter que notre parti puisse faire preuve d'un tel
mépris envers les électeurs. Nous ne pouvons pas non plus accepter que notre parti
puisse refuser la confrontation avec Sarkozy à un moment où l'échec de sa politique du
"pouvoir d'achat" le rend particulièrement vulnérable. On ne fait pas de la
politique contre Sarkozy et la Droite la plus réactionnaire depuis Pétain avec un
fleuret moucheté. L'adversaire, lui, utilise le sabre d'abordage. Nous devons nous battre
sans concessions pour freiner, stopper sa volonté d'effacer tous les acquis sociaux
depuis 1936.
Les parlementaires comme Marc Dolez ou Henri Emmanuelli ont déjà fait savoir
quils iraient à Versailles pour voter contre le projet de modification de la
Constitution proposé par Nicolas Sarkozy. Ils ne seront pas les seuls.
Cest lensemble des parlementaires de la gauche (et donc du PS) qui doivent
se rendre à Versailles, empêcher Sarkozy dobtenir la majorité des 3/5 et
lobliger à organiser un référendum sur le Traité européen signé à Lisbonne
par les chefs dEtat ou de Gouvernement, le 13 décembre 2007. Un traité dont le
contenu est le même que le TCE rejeté par 54,67 % des électeurs français le 29 mai
2005.
Jean-Jacques Chavigné
3 - Une double confirmation
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Ces quelques mots vous trouveront dans une période propice aux souhaits de toutes sortes.
C'est volontiers que nous sacrifions à ce rite en vous adressant nos voeux les plus
chaleureux pour l'année nouvelle. Et notamment celui que nous soyons suffisamment
mobilisés et convaincants pour obtenir un référendum sur le nouveau traité européen.
D'autant que les dernières informations montrent que cet espoir n'est pas condamné à
rejoindre le cimetière des bonnes résolutions que nous formulons traditionnellement aux
premiers jours de l'année.
Quelques jours avant Noel, les Françaises et les Français ont pu prendre connaissance de
la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le futur traité de Lisbonne... ou
du moins quelques initiés puisque les médias les plus influents n'en ont presque pas
parlé.
La décision du Conseil constitutionnel est pourtant extrêmement importante. Elle
confirme que le traité de Lisbonne ne peut être ratifié sans révision préalable de la
Constitution française. Nos parlementaires devront donc voter dans les prochaines
semaines un projet de révision constitutionnelle. Ensuite, conformément au texte de la
Constitution française, cette révision ne pourra être adoptée que par le peuple
lui-même ou à défaut par les parlementaires à la majorité des 3/5e des suffrages
exprimés. L'analyse qui a conduit à la création du CNR se trouve donc confirmée : il
suffit que les 2/5e des parlementaires votent non lors de la convocation du Congrès pour
contraindre le président le la République à organiser le référendum auquel pour
l'heure il se refuse.
La décision du Conseil constitutionnel aurait mérité plus d'attention pour une seconde
raison. Le Conseil y affirme que le traité de Lisbonne correspond pour l'essentiel au
projet de Constitution européenne rejeté par les Français en 2005. Quelle que soit
l'opinion que l'on porte sur le nouveau traité, ceci justifie donc le recours au
référendum au nom du principe démocratique selon lequel « ce que le peuple a décidé
par référendum ne peut être défait ou confirmé que par référendum ».
Le référendum est nécessaire, le référendum est possible : nous avons quelques
semaines pour porter ce message auprès de nos concitoyens. Un mois en tout et pour tout
pour prendre partout des initiatives permettant d'expliquer cette procédure complexe et
de porter auprès des parlementaires l'exigence du référendum. En point d'orgue de cette
mobilisation, le CNR organisera une grande initiative à Paris le samedi 2 février afin
d'exiger des parlementaires qui seront convoqués en Congrès dès le 4 février le
respect de la souveraineté populaire.
En sachant pouvoir compter sur votre implication dans ce combat civique,
Le CNR (Comité National pour le Référendum www.nousvoulonsunreferendum.eu )
4 - "Mini-Traité": l'heure des
responsabilités (par Droit-Solidarité - Association adhérente à lAssociation
Internationale des Juristes Démocrates)
Ainsi, ce serait décidé, La ratification se ferait au niveau parlementaire et une
majorité délus sapprêterait à voter oui. Il conviendrait quils
mesurent la responsabilité quils prendraient, et que celle-ci leur soit rappelée.
Nous avons déjà souligné que lenjeu nest pas seulement de savoir si le
traité est trop libéral et pas assez social. La question des orientations politiques que
prendra lUnion Européenne ainsi renforcée relève du combat permanent dont toute
institution est toujours lenjeu et le siège. Ce qui fait obstacle à ce que ce
traité puisse valablement être adopté par les seuls parlementaires tient à ce
quil contient de transfert des pouvoirs de décision du niveau national au niveau
européen.
On peut toujours esquiver cet enjeu en le camouflant derrière lanathème de
souverainisme, mais concrètement cela veut dire quil est des domaines où nous ne
pourrons plus obtenir de progrès ou empêcher des reculs que si nous réussissons à
réaliser une pression dopinion suffisante au niveau de toute lEurope, quelle
que soit notre opinion majoritaire ici en France. On a pu à juste titre évoquer le
précédent de lIrak, où nous ne pourrions plus nous opposer à laventure ni
nous en tenir indemnes. Mais cela peut être vrai aussi dans le domaine économique et
social. Cest le droit des peuples à disposer deux-mêmes, qui a nourri la
décolonisation, qui nous serait retiré, à nous comme dailleurs aux autres peuples
dEurope.
Cest le motif fondamental dune incompétence absolue des parlementaires pour
en décider, car seul le peuple peut décider de renoncer à ce droit, et les
parlementaires nont reçu et ne tiennent de rien le droit den disposer à sa
place Il existe au demeurant un précédent historique, lorsque, en 1954, les
parlementaires avaient été appelés à ratifier un premier traité de ce genre appelé
« Communauté Européenne de Défense », et lont rejeté. Ce refus avait été le
fruit dune considérable campagne dopposition qui les avait mis devant leurs
responsabilités, Sans doute faudrait-il aujourdhui sen souvenir, et leur
tenir le même discours.
A cela dailleurs sajouterait, indépendamment de toute considération de fond,
un argument de procédure, qui tient à ce que les juristes appellent la règle de
parallélisme des formes. Le traité a été rejeté par référendum, sa version amendée
ne pourrait donc être adoptée que par référendum. Largument nest pas
seulement de pure forme : il y a un véritable défi, et dune rare insolence à dire
que, dès lors que le peuple sest prononcé de telle manière, on se passera de le
consulter pour prendre le contre-pied de ce quil a décidé..
Et lon pourrait ajouter que le refus du référendum est dautant plus insolent
quil est manifestement motivé par la crainte que ce référendum soit négatif,
faute de quoi il ny aurait aucune raison de sy dérober. Cela ne fait que
mieux souligner que le choix dune ratification seulement parlementaire est un choix
de trancher contre la volonté de la Nation. Il peut être salutaire de rappeler que tôt
ou tard celle-ci pourra demander des comptes à ceux qui auront commis cette forfaiture,
et qui peuvent encore soit à défaut davoir le courage de refuser cette
ratification, au moins se déclarer incompétents et renvoyer eux-mêmes au référendum.
Droit-Solidarité (Association adhérente à lAssociation Internationale des
Juristes Démocrates) 120 rue de Rivoli, 75001 PARIS - fax: 0142211787 http://droitsolidarite.free.fr
5 - La France sans pouvoirs publics ?
Le Président de la République et le Gouvernement tentent de faire ratifier par le
Parlement le traité de Lisbonne, qui instituerait la suprématie de lUnion
Européenne sur les États dEurope, malgré le rejet par le Peuple Français du
traité précédent en 2005. Les partisans de cette procédure la prétendent
constitutionnelle, et allèguent lintention avouée pendant la campagne électorale
par le président en exercice.
Ces assertions sont-elles fondées ?
En démocratie, le Peuple, formé par lensemble des citoyens, est le seul souverain,
et le pouvoir constituant appartient à lui seul. La Constitution affirme ainsi, en son
article 2, que « le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le
peuple et pour le peuple », et en son article 3 que « la souveraineté nationale
appartient au peuple ».
A chaque élection législative, le Peuple souverain délègue partiellement le pouvoir
constituant à ses représentants, qui sont habilités à modifier la Constitution, selon
une procédure fixée par la Constitution elle-même. Mais cette délégation implicite
nhabilite les représentants du Peuple ni à bouleverser la Constitution, ni à
l'abroger.
Or le traité que le pouvoir exécutif tente de faire ratifier instituerait un pouvoir
supérieur à celui de la République, et un ordre constitutionnel absolument supérieur
à l'ordre constitutionnel républicain. Il ne s'agit donc pas seulement de modifier la
Constitution mais de subordonner la République à un pouvoir extérieur. Un changement si
radical ne peut être accompli par des représentants élus selon la procédure
législative ordinaire. Deux voies, et deux seulement, sont possibles :
* Soit le Peuple exerce directement son pouvoir constituant, par voie de référendum ;
* Soit il l'exerce par l'intermédiaire de représentants spécialement habilités, élus
explicitement dans ce but, après une campagne électorale toute entière passée à
discuter de ce projet. L'assemblée munie dun tel mandat est alors officiellement
constituante.
Or les parlementaires à présent en exercice n'ont pas été élus ainsi. Donc le pouvoir
constituant ne leur a pas été confié, et par conséquent ils n'en sont pas
dépositaires.
Le Président de la République « est le garant de l'indépendance nationale» et «
veille au respect de la Constitution », selon larticle 5 de celle-ci. Moins que
quiconque il ne peut donc proposer de laltérer, encore moins de la subordonner à
un autre texte normatif. Mandataire du Peuple, sa volonté ne saurait prévaloir sur celle
du Souverain.
Les partisans du traité proclament eux-mêmes que ce texte a été rédigé dans les
mêmes intentions que le traité de 2005, dont il reprend toutes les dispositions
principales et, presque phrase pour phrase, les dispositions de détail, dont seul
lordre a été modifié et la présentation embrouillée. Semblables par le but, la
substance et la forme, ces deux textes sont essentiellement identiques.
Le traité de Lisbonne est ainsi demblée caduc, puisque le Peuple souverain a
déjà décidé den refuser toutes les dispositions par sa libre décision de 2005.
Nul pouvoir nétant au-dessus du Peuple, ce que le Peuple a décidé ne peut être
modifié que par lui.
Prétendre que des mandataires sans mandat puissent violer la volonté des mandants,
prétexter du discours dun seul homme, et dun homme qui enfreint
délibérément le devoir de sa charge, pour renverser la Constitution, cest vouloir
abolir la République et anéantir la souveraineté du Peuple. Cest inciter au crime
de forfaiture. Cest déchirer le contrat social, détruire la foi publique,
ébranler la concorde civile, ruiner les bases mêmes de la vie commune.
Selon larticle 4 de la Constitution « les partis et groupements politiques doivent
respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ». Toute
personnalité politique qui accepterait de ratifier ce traité se placerait donc
d'elle-même hors de l'ordre constitutionnel, comme les parlementaires qui, en 1940,
prétendirent accorder illégitimement, et à un seul homme, un pouvoir qu'ils ne
détenaient pas. Pis encore, cette usurpation résulterait, comme jadis, dune
pression de l'étranger, approuvée par des groupes sociaux dominants prêts à
lutiliser pour pérenniser leur domination.
Quiconque ratifierait, ou tenterait de faire ratifier, ce traité perdrait donc, par ce
fait lui-même, tout pouvoir de représenter le Peuple ou d'agir en son nom.
Si ce traité était ratifié, les pouvoirs législatifs et exécutifs de la France
seraient ainsi caducs, et le pays n'aurait plus qu'un parlement, un gouvernement et un
président de fait, auxquels nul citoyen ne devrait plus allégeance, jusqu'au
rétablissement de l'ordre constitutionnel républicain.
Vive la République !
Christian Darlot
6 - "Tous à Versailles le 4 février 2008"
Bonjour à toutes et à tous,
Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont
devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant la ratification
définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N.
Sarkozy et A. Merkel.
C'est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé par de nombreux
parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005 sans risque.
Comme l'a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu'un nouveau référendum pourrait
apporter une nouvelle victoire du "NON" à l'Europe libérale et capitaliste.
Il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée. L'UMP
n'a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.
Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l'opposition) peut donc, avec quelques
autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N.
Sarkozy et a pour l'instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.
Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote
du 29 mai 2005.
Ce site internet est donc une plateforme logistique, créée pour réunir et fédérer les
sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation
citoyenne le 4 février 2008.
Il s'agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand
nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à
Versailles selon l'article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix
et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.
Il s'agit de s'opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le
Traité de Lisbonne, pour contraindre le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la
voie référendaire.
Les mots d'ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4
février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis,
individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu'ils seront tous tournés vers
un seul objectif: Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire!
Respectez notre "NON"
"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose donc simplement de tout mettre
en uvre pour permettre au plus grand nombre d'entre nous de se retrouver en fin de
matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront
engager leur voix sur un acte aussi grave.
C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il
transcende les clivages et les partis.
Aussi, nous vous engageons à vous inscrire ici, par région, et à nous envoyer un mail
précisant notamment:
* le nombre de participants
* la somme allouée à la participation
* le lieu souhaité pour un passage en car ou un co voiturage ou un compartiment de train
(si pas assez de personnes pour louer un car)
Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible.
Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.
Faites passer le message et retrouvons nous nombreux/ses.
Salut et fraternité
Voir cet article sur son site d'origine
Tous À Versailles Le 4 Février www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/
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