CONSTITUTION EUROPEENNE

" démocratie ou atteinte à la démocratie "

Les idéologues du "oui" mentent:

-  « Ce traité est le plus dynamique de tous les traités européens » (Strauss-Kahn, p.99).

Invoquant ce que, dans le jargon, on appelle les « clauses passerelles » et les « coopérations renforcées », il prétend qu’ainsi la clause de l’unanimité peut être surmontée, ce qui fournirait des opportunités d’avancées significatives.

C’est passer sous silence que « en cas d’opposition d’un parlement national [à l’usage de la clause passerelle] la décision européenne n’est pas adoptée » (article III-444,3) et que « l’autorisation de procéder à une coopération renforcée est accordée par une décision européenne du Conseil, statuant à l’unanimité » (article III-419,2). Dans tous les cas de figure, on retrouve d’une manière ou d’une autre, l’exigence de l’unanimité. Une réalité s’impose : si cette Constitution est ratifiée, il sera impossible de la modifier avant de très nombreuses années. Nos enfants comme nos petits enfants auront à la subir.

 

-  « Un million de citoyens pourront modifier la Constitution » (Cohn-Bendit, Lipietz, Mamère)

Le droit de pétition (dont on sait à quel point il est peu efficace sur le plan national) ne permet pas de modifier la Constitution ; un million de personnes pourront proposer à la Commission un texte qui applique la Constitution. Et la Commission en fera ce qu’elle voudra comme le précise l’Article I-47, 4 : « Des citoyennes et citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatifs d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyennes et citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application de la Constitution. »

"Inviter" n'est pas un droit mais une sollicitation comme eu temps des rois, "soumettre une proposition" n'est pas en discuter ou la voter encore moins la voir appliquer. Et tout cela uniquement aux seules fins de l'application de la Constitution. "L'application" n'étant evidemment pas la modification.

D'autre part la Constitution française du 3 septembre 1791 amplifiant la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1789 protégeait un droit de pétition beaucoup plus large et sans condition que celui que cette constitution européenne prétend nous octroyer.

 

> Le traité constitutionnel octroie des pouvoirs énormes de la Commission qui reste le véritable organe décisionnel "un acte législatif de l'Union ne peut-être adopté que sur proposition de la Commission" (art I-26-2)... qui n'est pas élue mais désignée ("les membres sont choisis en raison de leur compétence générale et de leur engagement européen et parmi des personnalités offrant toutes garanties d'indépendances" (art I-26-4). Cela au détriment du Parlement qui lui est élu par les peuples au suffrage universel mais qui se voit privé du droit de proposition législative.

Plus grave encore: la Commission "exerce aussi les fonctions de coordination, d'éxécution et de gestion" (art I-26-1), elle garde le contrôle de l'éxécution du budget dont elle détermine les orientations, elle est gardienne des traités, veille à l'application de la constitution, a la pouvoir de blocage dans les "coopérations renforcées" entre Etats et dans le "droit de pétition" (voir plus haut). Ce qui en fait un véritable organe (non élu) régissant tout, au quotidien, et placé au dessus des lois. Seuls les pouvoirs dictatoriaux concentrent tous ces pouvoirs entre leur mains.

> le traité constitutionnel octroie des pouvoirs énormes et non-contrôlable à la Banque Européenne dont les dirigeants ne sont pas élus mais nommés par le Conseil européen (non élu) "parmi des personnes dont l'autorité et l'expérience professionnelle dans le domaine monétaire ou bancaire sont reconnus" (art III-382). L'actuel président est ainsi... impliqué dans un scandale financier. La Banque "est indépendante dans l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances" (art I-30-3), autrement dit décide de ce qu'elle veut, quand elle veut et sans être ni sous contrôle des élus ni au service d'objectifs d'intérêt collectif (comme l'emploi, le bien-être,...)

> La supression du droit des peuples de chaque pays à décider de son destin: "La Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des Etats membres." (art I-6)

>à lire aussion peut vous tirer légalement dessus et vous contraindre aux travaux forcés

>à lire aussiun traité anti-constitutionnel , anti-démocratique et portant atteinte à nos libertés

>à voir: le graphique des institutions

>à lire: ce qu'en pense la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

 

Notre NON à cette constitution-là est donc un acte d'espoir, un appel d'air frais, un acte de pensée positive et créatrice. Il est un oui à une europe fraternelle et d'échange. Il est moment de transformation, de lumière dans les ténèbres. Il est affirmation d'amour, de tolérance, de solidarité. Il est projet d'avenir qu'il reste ensemble à créer en contre-point de l'intolérable pression d'un "oui" manipulateur et au vulgaire chantage au chaos que certains tentent de nous imposer.

Plus d'info sur : http://www.legrandsoir.info/

 

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