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Constitution européenne

Un texte d'alignement sur les décisions de

l'Organisation Mondiale du Commerce

1. 10 articles commentés de la Constitution

2. appel pour construire une autre Europe

3. vos réactions

4. notre position www.spiritsoleil.com

5. une chanson

6. on peut vous tirer légalement dessus et vous contraindre aux travaux forcés
et aussi : les institutions | les attributions | l'actuel parlement européen | constitutions france-europe comparées | la démocratie | la laïcité | les services publics | le social | les USA | ce qu'en pense la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) |
Introduction

La constitution européenne - héritière du traité de Maastricht- qui va être soumise à référendum dans 9 pays européens sur 25 marque une dérive dogmatique ultra-libérale et une action anti-démocratique visant à priver les peuples de leur droits conquis par les luttes et révolutions. Cinq peuples seulement vont voter tandis que 16 sont dors et déjà privés du droit élémentaire de vote, les gouvernements et parlements de ces pays ratifiant eux-mêmes le texte qui régira leur vie.

Les quelques pays restant qui soumettent aux votes de leurs citoyens le texte contitutionnel sont-ils pour autant plus démocratiques? La réponse est non puisque l'on constate qu'ils soumettent   chacun une question différente de celle du voisin. Ainsi aucun peuple ne pourra vraiment se prononcer sur quelle Europe il veut .

Un constat terrible se fait jour: la démocratie est attaquée.

Le rideau de fumée activé par le cartel des manipulateurs "pro-constitution libérale" (médias, dirigeants patronaux, gouvernements aux ordres, chefs de partis politiques relais)  vise à empêcher d'une manière ou d'une autre les citoyens de voter, pousse au découragement et à l'abstention: un texte illisible de plusieurs centaines de pages, un chantage au chaos (si vous n'êtes pas pour ce texte ultra-libéral vous êtes contre l'Europe), un alignement sur l'idéologie des USA (tout doit être marchandisé et source de profits, suppression des services publics, délocalisation là où la main-d'oeuvre est la plus docile et la moins protégée) entre-autres. Il s'agit d'une contre-révolution.

Un constat terrible se fait jour: les peuples sont attaqués.

L'objectif: revenir au système politique antérieur, celui d'avant 1789, celui de la monarchie et de la royauté où le pouvoir éloigné du peuple est concentré entre quelques mains (la commission européenne), où l'Assemblée Nationale des représentants du peuple est privée de pouvoir de décision (transfert de compétences nationales aux niveaux europeens), où les vassaux régionaux aux ordres des possédants se voient octroyés des mini-pouvoirs pour régenter leurs cerfs locaux (régionalisation), le bon peuple d'ici se voyant opposé au bon peuple de là - exharcerbant les particularismes et replis sur soi, cassant les solidarités nationales et droits fondamentaux sociaux, et prémices aux conflits inter-régionaux (voir ce qu'ils ont organisés en Yougoslavie, ex-Urss, Irak,...).

La Constitution qu'ils veulent imposer est l'aboutissement de vingt ans de conditionnement (théorique, culturel, idéologique, sociétal) des esprits, insufflant dans les têtes le poison de la logique prédatrice violente, pensée et élaborée par les théoriciens de la mondialisation capitaliste (guerre économique, concurrence, marché de l'emploi, individualisme, droits collectifs comme empêchant la rentabilisation du capital privé, uniformisation des citoyens considérés comme uniquement des consommateurs,...). Ce texte constitutionnel est la pierre tombale qui scellera la tombe des alternances, des autres choix possibles, des libres-pensées.

Ne pas prendre part au vote c'est leur laisser les mains libres pour nous asservir, c'est fuire d'une façon infantile notre responsabilité et notre capacité à transformer le monde. L’expérience espagnole (60% d’abstention et 75% de oui sur 40% de votant , soit un tiers seulement de la population) montre que la sous-information des citoyens, entretenue à dessein, peut permettre à des nations d’adresser un oui au projet malgré une méconnaissance totale de son contenu.

Dans un monde de plus en plus écrasé et étouffé par le culte du veau d’or, par la soumission à l’idéologie de plus en plus dominante de l’argent roi, du plus énorme profit possible pour quelques-uns (comme paradigme indépassable de bonne gouvernance), dire NON à cette Constitution c’est  dire oui à un espace démocratique où les peuples et les individus agissent pour leur souveraineté et leur citoyenneté.

Rejeter ce texte, faire capoter leur sinistre projet c'est déserrer l'étau des forces obscures d'oppression, c'est ouvrir pour le pays et pour les peuples d'europe et du monde entier la voie de l'espoir. C’est croire qu’une conscience éclairée est toujours possible.

 

> Ils disent "oui" à cette constitution: Medef (patronat français), Unice (patronat européen), UMP/UDF/PS (59% oui et 40% non sur 95000 votants)/Verts (52% oui et 44% non sur 5126votants); Georges W.Bush; les 100 familles les plus riches de France;   Les Altesses, Princes, et rois d'Europe; J.Chirac et son épouse née baronne   Bernadette de Chaudron de Courcelle; le Baron Ernest Antoine Seillère; le Prince Poniatowski (udf); les frères Nicolas et Guillaume Sarkozy de Nagy-Bosca respectivement ex-ministre de l'économie/Pt de l'ump/candidat à la présidence de la République et vice-président du Medef/pt des industries textiles/Chargé de mission à la direction de la sécurité civile au ministère de l'intérieur, sous Giscard d'Estaing); le Comte Dominique Galouzeau de Villepin (ministre de l'intérieur); Mr D.Bernard (ex Pdg de Carrefour à 38 millions d'euros d'indemnités de départ); Jean-Marie Messier (ex-pdg de Vivendi); Yves Gaymard (ancien ministre, mb de l'Opus Deï), Pascal Lamy (futur présdent de l'OMC, membre du PS); Mr Bokelstein (commisaire européen); Mr Haider (leader de l'extrème-droite autrichienne), Mr Barosso (Pt de la Commission européeen non-élue, fervent partisan de la guerre en Irak)
extraits:  10 articles de la constitutions commentés:
- Article 177 : « Aux fins de l'article I-3, l'action des Etats membres et de l'Union comporte l'instauration d'une politique économique (…) conduite conformément au respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. » A 68 reprises dans le traité constitutionnel, le plein emploi, le progrès social, la justice et la protection sociales sont soumis au « respect d'une économie de marché ouverte ou la concurrence est libre et non faussée . » C'est-à-dire non pas à une économie de marché comme nous l'avons connue depuis la Libération, limitée, encadrée, conditionnée, mais une économie de marché néolibérale, une économie où l'Etat est réduit à des fonctions sécuritaires (article 5), une économie où la concurrence n'est plus limitée par des droits sociaux, par des obligations fiscales, par des contraintes environnementales, par des choix politiques légitimes. Une économie de marché sur le modèle des accords de l'OMC.
- Article III-209  : « L'Union et ses Etats, conscients des droits sociaux fondamentaux ... ont pour objectifs la promotion de l'emploi, l'amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d'emploi élevé et durable... Ils estiment qu'une telle évolution résultera tant du fonctionnement du marché intérieur qui favorisera l'harmonisation des systèmes sociaux que des procédures prévues par la Constitution et du rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres ». L'évolution (c'est-à-dire la réalisation des objectifs énumérés) se fera par une harmonisation désormais soumise aux fluctuations du marché. Cet article concrétise la "proposition Bolkestein" qui abandonne l'harmonisation des droits sociaux par le haut au profit de la loi du marché.
- Article III-210 : « 2.[...] La loi ou loi-cadre européenne peut établir des mesures destinées à encourager la coopération entre États membres par des initiatives visant à améliorer les connaissances, à développer les échanges d’informations et de meilleures pratiques, à promouvoir des approches novatrices et à évaluer les expériences, à l’exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres [...]. » Voilà un exemple parmi d’autres du contraste frappant existant entre les questions monétaires, financières et budgétaires, domaines pour lesquels des institutions contrôlent une batterie de critères, et les autres. Ici, il est question de la politique sociale. Le premier alinéa de l’article énumère, dans une liste impressionnante, les domaines où l’Union prétend soutenir et compléter l’action des États membres. Cela va de l’amélioration de la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs à la lutte contre l’exclusion sociale en passant par l’égalité entre femmes et hommes au travail, ou la consultation des travailleurs. Or, sur tous ces sujets, le texte refuse toute exigence précise. Il autorise la loi européenne à prendre des mesures « à l’exclusion de toute harmonisation... ». Cette clause, que l’on trouve à douze reprises dans la Constitution, martèle une chose et une seule : l’harmonisation sociale est exclue.

- Article 147 : « La loi-cadre européenne établit les mesures pour réaliser la libéralisation d'un service déterminé. »

- Article 148 : « Les Etats membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne… »

La libéralisation des services publics, c'est-à-dire l'obligation de les soumettre aux lois de la concurrence, déjà imposée par l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), figure, sans contestation possible, au programme du traité constitutionnel que la proposition "Bolkestein"   anticipe. Cette proposition est une mise en œuvre aggravée de l'AGCS et une anticipation de ce que va favoriser le traité constitutionnel européen. Rappelons que la proposition Bolkestein se donne pour objectif entre autre de « renforcer la position de négociation » de l'Union européenne dans le cadre de l'application de l'AGCS. Or, on sait avec quelle agressivité l'Union européenne tente d'imposer la privatisation des services partout dans le monde, positions que le représentant de l'union européenne, le socialiste Pascal Lamy, a défendues dans ce sens à l'Organisation Mondiale du Commerce (voir www.urfig.org  - AGCS), proposant un texte qui annonce que la mise en œuvre de l'AGCS implique « aucun secteur de service n'étant exclu a priori ».

- Art. I-30 § 2 : Le maintien de la stabilité des prix constitue « l’objectif principal » du système européen de banques centrales (art. I-30 § 2) et de la politique économique et monétaire de l’Union (art. III-177). Cela revient à empêcher à tout jamais les citoyens de mettre la politique monétaire au service de l’emploi et de la croissance. Cette profession de foi libérale aurait été incomplète sans l’inscription de « la stabilité des prix » parmi les objectifs de l’Union. Absente dans la version initiale de la Convention, elle a été ajoutée en réponse à une demande insistante de la Banque centrale européenne (BCE). Les grands argentiers de l’UE voulaient qu’elle jouisse d’une « place prééminente » et figure en tant que « principe directeur pour l’Union ». Ils voulaient surtout éviter que les gouvernements inscrivent dans le texte un autre objectif économique suprême, comme la croissance ou le plein emploi, ce qui aurait remis en cause, à leurs yeux, la stratégie et l’autonomie de la BCE.
- Article III-156 « Dans le cadre de la présente section, les restrictions tant aux mouvements de capitaux qu’aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. » C’est clair et concis. L’interdiction de toute taxe de type Tobin est ici constitutionnalisée. Ce veto découle de la libre circulation garantie à l’article I-4 et du respect du sacro-saint « principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». C’est aussi au nom de cette philosophie que les dispositions qui permettraient d’harmoniser la fiscalité directe ou l’impôt sur les sociétés, de lutter contre la fraude et l’évasions fiscales, contre le blanchiment d’argent ou d’empêcher le dumping fiscal ne pourront être adoptées qu’à l’unanimité des États. La Constitution proposée soumet bien les peuples européens à une Union européenne qui adhère pleinement aux objectifs de la mondialisation néolibérale. Elle consacre la prééminence d’objectifs commerciaux, économiques et financiers sur les autres aspects de la vie en société, tout en privant l’Union des pouvoirs qui lui permettraient d’agir.
- Article 10. " La Constitution et le droit adopté par les institutions de l’Union dans l’exercice des compétences qui lui sont attribuées ont la primauté sur le droit des États membres...  Les États membres prennent toutes mesures générales ou particulières propres à assurer l’exécution des obligations découlant de la Constitution ou résultant des actes des institutions de l’Union."  Cet Constitution constitue donc un abandon quasi-total de souveraineté. En effet, la souveraineté sur la France ne serait plus exercée par le Peuple français, mais par l'ensemble des peuples de l'Union européenne. Non seulement insultante pour ceux qui se sont battus pour la liberté de la France, l'adoption de la Constitution européenne reviendrait à livrer à nos enfants un pays sur lequel ils n'auront pas autorité. Dans un cas extrême, mais juridiquement exact, un règlement de la Commission aurait une valeur supérieure à un référendum au niveau national. Conséquence, la France et son peuple ne seront plus en mesure de bloquer des décisions qui iraient à l’encontre de leurs intérêts, même les plus vitaux. Une modification de notre Constitution française pourrait aussi nous être imposée par la simple adoption d’un règlement européen auquel la France serait opposée mais qu’une majorité de pays déciderait de voter.
- Article I-41 : « 2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. [...] La politique de l’Union au sens du présent article n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. 3. [...] Les États membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. [...] »  On reste confondu devant la volonté déjà inscrite dans le traité de Maastricht  d’arrimer sa politique de sécurité et de défense commune à la politique de défense américaine. La « compatibilité » crée en ce domaine un lien de dépendance. Une fois de plus, et cette fois sur un sujet éminemment sensible à la conjoncture, la Constitution européenne, loin de s’en tenir à une structure de décisions communes, trace déjà les grandes lignes de la diplomatie qui doit être suivie. La Constitution scelle le destin guerrier de l’Europe, destin qu’il convient de renforcer sans cesse. Elle rend la politique européenne de défense dépendante des objectifs de l’OTAN. Les amoureux de la Paix peuvent donc rengainer leurs théories d’un autre avenir possible...
- Article I-47: « [...]4. Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’États membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application de la Constitution. [...] » Cette nouvelle possibilité, inscrite dans la Constitution comme une mesure de « démocratie participative », a été abondamment popularisée par les partisans du « oui ». Ils l’ont brandie comme la preuve finale que l’Union serait bientôt plus démocratique, non sans faire dire au texte ce qu’il ne dit pas. Dans cette tentative de séduire les citoyens, les Verts n’ont pas été les derniers : « Un million de citoyens pourraient proposer par pétition une loi européenne », ont ainsi fait croire leurs candidats têtes de liste français aux européennes dans un document électoral. Une lecture attentive de l’article montre qu’il n’en est rien. Les citoyens ne peuvent qu’« inviter » la Commission qui fait ensuite ce qu’elle veut. La proposition citoyenne doit viser « l’application de la Constitution ». Ce qui exclut toute demande de création d’un service public de l’eau à l’échelle du continent... À supposer que la Commission s’empare d’une pétition, rien ne dit qu’elle débouchera sur une loi. Le règlement, la décision, la recommandation, l’avis sont aussi des « actes juridiques » (art. I-33). Entre conférer un droit d’initiative législative, comme le font croire les Verts français, et soumettre à l’avis discrétionnaire de la Commission une proposition, il y a une marge considérable.
- Article I-26 : « 1. La Commission promeut l’intérêt général de l’Union et prend les initiatives appropriées à cette fin. Elle veille à l’application de la Constitution ainsi que des mesures adoptées par les institutions en vertu de celle-ci. Elle surveille l’application du droit de l’Union sous le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne. Elle exécute le budget et gère les programmes. Elle exerce des fonctions de coordination, d’exécution et de gestion conformément aux conditions prévues par la Constitution. À l’exception de la politique étrangère et de sécurité commune et des autres cas prévus par la Constitution, elle assure la représentation extérieure de l’Union. Elle prend les initiatives de la programmation annuelle et pluriannuelle de l’Union pour parvenir à des accords interinstitutionnels. 2. Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission [...]. » Voici un aperçu des pouvoirs de la Commission. Ces attributions exorbitantes mêlent des pouvoirs législatifs (§ 2), des pouvoirs exécutifs (exécution des budgets, coordination, exécution, gestion...), mais aussi judiciaires (surveillance de l’application du droit). Une telle concentration dans les mains d’« un aréopage irresponsable de technocrates au service des milieux d’affaires » organise la confusion des pouvoirs. Montesquieu reviens ! La Commission conserve le monopole de l’initiative des lois. Si l’article I-20 § 1 affirme que Parlement « élit le président de la Commission », l’article I-27 § 1 précise que « le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission ». Ce sont donc les gouvernements qui choisissent, le Parlement étant prié d’entériner leur choix. Seule nouveauté : le Conseil européen doit tenir compte des résultats des élections européennes, ce qui n’autorise pas à dire que la Commission serait issue du suffrage universel. Le Parlement, la seule instance élue au suffrage universel direct, reste un simple partenaire législatif.

* * *

 

Dire "non" au traité constitutionnel, pour construire l’Europe !

Face à la mondialisation libérale et aux firmes transnationales, nous avons besoin d’Europe. Mais celle qui se fait aujourd’hui n’est pas l’Europe dont nous avons besoin.

L’Europe qu’on nous demande d’avaliser est totalement organisée autour d’un principe unique : le marché, la généralisation de la concurrence. C’est cela qui autorise l’attaque contre les services publics, l’incitation à l’allongement de la durée du travail et sa flexibilisation, l’encouragement à la régression sociale dans chacun des pays de l’Union européenne. Cette Europe-là est menée par le haut, par des négociations opaques entre les gouvernements et par des instances qui ne sont pas soumises au contrôle démocratique, telles la Commission ou la Banque centrale européenne.

Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette pseudo-Europe qui a le marché pour idole et la négociation secrète pour liturgie. Il est urgent de sortir de cet engrenage.

Le " traité constitutionnel " adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement le 18 juin 2004 constitue l’ensemble juridique libéral le plus complet et contraignant de la planète. Il grave dans le marbre les dogmes et les politiques inscrites dans le Traité de Rome aggravé dans un sens néo-libéral par les traités ultérieurs. Il ouvre la voie à une politique militariste subordonnée à l’OTAN. Il refuse l’égalité des droits à ceux qui résident en Europe sans posséder la nationalité d’un Etat membre et les désigne au harcèlement administratif et policier. Il laisse les citoyens à l’écart des lieux de décision.

Il n’est d’ailleurs une constitution ni par son mode d’adoption, ni par son mode d’élaboration, ni par son contenu. S’il est ratifié, l’unanimité des 25 Etats membres sera ensuite requise pour le modifier. Cela, alors même qu’il fixe dans le détail des choix politiques, économiques et sociaux essentiels qui ne pourront donc plus être remis en cause. Ce vice anti-démocratique affecte déjà les traités actuels ; il est incorporé avec eux. Cette masse de stipulations précises et contraignantes va toujours dans le même sens : la domination du marché, la liberté d’action des capitaux et des firmes transnationales. Au fronton de cet édifice est inscrit un principe primordial, décrété intangible : " le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée ".

Cette Europe-là n’est pas la nôtre. C’est pourquoi il est urgent de donner à l’Europe de nouvelles fondations qui l’émancipent du capitalisme financier et prédateur, qui la réconcilient avec le progrès social, la paix, la démocratie, un développement soutenable, la coopération entre les peuples de la planète. Nous sommes des partisans résolus d’une Europe du plein emploi, mobilisée contre le chômage, la précarité et la dégradation du cadre de vie. Une Europe qui renforce les garanties sociales, met en oeuvre un développement économique compatible avec les équilibres écologiques, défend la diversité culturelle et reconnaît enfin aux femmes l’égalité et les droits qu’elles revendiquent.

Nous voulons une Europe démocratique, fondée sur la pleine citoyenneté de tous ses résidents. Nous proposons une Europe dont les peuples seront les acteurs d’un authentique processus constituant, qui leur permette de décider vraiment des choix politiques et de contrôler leur mise en oeuvre. Pour que cette Europe si nécessaire devienne possible, il faut partout donner la parole aux citoyens et refuser cette prétendue " constitution " européenne.

Nous entendons l’argument de ceux qui combattent avec nous le néo-libéralisme et craignent pourtant qu’un tel refus serve les forces réactionnaires. Mais laisser l’Europe actuelle continuer sur sa lancée favorise l’essor dangereux des populismes réactionnaires, des droites " souverainistes ", de l’extrême-droite xénophobe. Cette Europe-là représente une grande menace pour l’idée européenne elle-même. C’est pourquoi nous appelons à opposer un " non " majoritaire au " traité constitutionnel ". Un " non " de gauche, en rupture avec le système libéral, qui puisse traduire dans les urnes ce que les mobilisations sociales et altermondialistes de ces dernières années ont exprimé avec le soutien de la majorité de la population, des salariés, de la jeunesse.

 

> Ils disent "non" majoritairement: de nombreux Syndicats et Unions syndicales de salariés dont la FSU, la CGT, FO; Attac; Confédération Paysane; Libre-pensée; Fondation Copernic; Partis de la gauche non-capitaliste (PCF, LCR, LO, FA,...)
Pour en savoir plus: http://rezo.net/dossiers/constitution_europeenne

Un dossier très complet du Monde Diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

 

Constitution européenne, mondialisation, OMC, AGCS, USA

Coût de la guerre en Irak

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Le coût humain n'est pas pris en considération totalement.
Cliquez ici pour plus de détails.

A méditer attentivement avant le 29 mai prochain: NE VOUS LAISSEZ PAS AVOIR !!!


Signeriez-vous un contrat sans l'avoir lu ?  Voterez-vous pour la Constitution sans savoir ce qu'elle contient ? Les français sont-ils à ce point idiots qu'ils soient prêts à signer un chèque en blanc ?
On assiste à la plus grande et à la plus insolente manipulation de notre histoire ! Le   Sénat  et l'Assemblée ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué! Ils ont fait un coup de force en votant la révision constitutionnelle (le 28 février dernier) avant même le référendum !!! Sûrs d'avance que nous
voterons 'oui', comme des boeufs!! Sûrs donc d'avance que les médias et les politiques sauront nous hypnotiser pour nous arracher ce  'oui'  !  

Les  télés,  les   radios  et  les  journaux  nous endoctrinent et nous « vendent » leur oui. Certains politiques cultivent la peur et l'amalgame. D'autres nous anesthésient. D'autres, enfin, précipitent la date du référendum pour censurer tout débat ! La propagande séduit, désarme, enlasse pour mieux nous
étrangler ! On nous ment sur toute la ligne pour confisquer notre liberté : une ahurissante conspiration s'est mise en marche, certaine d'avance que les français vont réagir comme des marionnettes !!!

Si vous n'aimez pas qu'on se moque de vous, si vous tenez à votre liberté, alors votez NON !! Pour  s'en
convaincre  il  suffit  juste  de  'lire'  le  projet   de  Constitution pour comprendre tout ce qu'il cache! Il nous conduit à une régression consternante avec des conséquences incalculables !

Quelques exemples :
-  Toute  harmonisation des rémunérations est exclue : un Tchèque, tout en conservant son salaire d'origine (500 euros), pourra travailler en France (la célèbre directive Bolkestein).
-  La moitié des bureaux de poste seront fermés (art. III-148) : constatez le désastre en Allemagne !!
-  L'éducation et la santé seront privatisées, donc payantes (cf l'AGCS ? art. III-145 à III-147, III-166 et III-167) : il vous faudra avoir beaucoup d'argent pour vous soigner et pour éduquer vos enfants !
- Les transports seront complètement privatisés : observez le chaos en Grande-Bretagne.
-  La liberté d'exploitation du travail est prévue, mais pas de droit du travail (art. II-75) !
-  Les droits sociaux sont abandonnés à la « nécessité de maintenir la compétitivité » (art. III-209) : si vous n'êtes pas un requin, si vous n'êtes pas fort, en bonne santé, jeune, hargneux et riche vous ne valez rien !
-  La  règle  générale de la constitution : tout doit être mis en concurrence ! C'est la guerre de tous contre tous ! Seuls les capitaux sont libres (art-I-2).
-  La durée maximale du travail passera de 48 h à 65h par semaine (directive temps de travail).
-  Les pauvres vont payer l'impôt (Ex : on supprime les allocations-chômage : ce qui se passe déjà en Allemagne : allez vivre avec 365 euros par mois !!) mais les entreprises (Loréal, Total, Vivendi, Axa, Arcelor, etc..), qui font des bénéfices pharaoniques, en seront exonérées (art.III-171).
-  Français  vous  n'aurez  plus  rien  à dire (titre III en entier : « la Constitution détermine les politiques à suivre ») ! Vous aurez droit à la parole quand vous serez côtés en bourse !!
- Même le droit au divorce est remis en cause (art.II-69) !!
-  Cette Constitution, si elle passe, ne pourra être révisée que s'il y a unanimité : autant dire qu'elle est irréversible (Art.IV-443) sauf s'il y a une révolution ou une guerre !
- Ancrés dans l'Otan nous devenons les valets des USA (art.I-41, 2 et 7). Etc. etc. etc.
Et ce n'est qu'un minuscule  aperçu de ce qui nous attend ! 

Alors  que  la Constitution  de  1791  fait  33  pages, celle de 1958, 22 pages,   le texte du projet actuel est incroyablement long : 528 pages !! Il est complexe, confus et méprisant !  C'est clair : il est  délibérément fabriqué pour entortiller et mystifier le citoyen d'en bas!

Les  adeptes  aveugles du 'oui' se foutent franchement de nous ! Exemple : selon Strauss-Kahn, si le 'non' passe,   l'Euro disparaîtra !!! C'est faux et archifaux ! Il se fiche ouvertement  du   monde  !  Pour  nous  manipuler,  il  utilise   la  peur.
Rassurez-vous : si le 'Non' l'emporte, il se passera?.  rigoureusement rien DU TOUT : tout sera comme maintenant (traité de Nice) ! Mais  la  Résistance commence   à  s'organiser.  Dans  des  partis -  y compris le P.S. et l'U.M.P. -  des dissidents lucides et courageux prennent peu à peu conscience de la supercherie  !  Même  Chirac  et  Raffarin  (Ô paradoxe !!) n'ont pas pu ne pas s'élever (sans le faire exprès, sans doute)  contre l'abjecte directive Bolkestein !

Mais alors pourquoi  diable   nous demandent-ils de ratifier cette Constitution ? N'est-ce pas du délire ?
Impossible, derrière cela, de ne pas sentir l'influence des groupes de pression surpuissants,  disposant  de  moyens  tellement considérables qu'ils sont capables de contrôler la presque totalité des hommes politiques, des partis et des médias ( Devinez : l'OMC, le FMI, la B.C.E.., etc. ?) Le plus sordide dans cette affaire c'est l'outrageante manipulation dont nous sommes les victimes : partout (TF1, France Inter, Le Monde, l'Express, FR3, France 2, etc..), un gigantesque  bombardement   médiatique,  à  coup  de
millions d'euros, tente de décerveler les français ! Aucune explication pédagogique ! Aucune discussion du contenu ! Rien ! Juste une campagne aussi sournoise qu'habile   d'intoxication et de désinformation  avec comme seul but : nous piéger !

Français, donnons l'exemple ! Résistons !  Utilisons notre dernière liberté : celle de savoir dire NON !!!

Signé : des citoyens « d'en bas » qui en ont marre d'être pris pour des cons !!!! Résistez, transmettez !

 

 

Un cadeau de la Compagnie Jolie Môme

Notre NON se decline en chanson et en manifestation

Bonjour.

D’abord nous avons le plaisir de vous offrir notre dernière chanson écrite jeudi, composée vendredi et enregistrée ce week end...

On espère que cette fable vous plaira.

http://www.cie-joliemome.org/musique/le-mouton-noir-24-04-05.mp3

le deuxième lien est pour une version plus légère mais le son est moins bon...

http://www.cie-joliemome.org/musique/le-mouton-noir-24-04-05-1mega.mp3

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