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| Introduction La constitution européenne - héritière du traité
de Maastricht- qui va être soumise à référendum dans 9 pays européens sur 25 marque
une dérive dogmatique ultra-libérale et une action anti-démocratique
visant à priver les peuples de leur droits conquis par les luttes et révolutions. Cinq
peuples seulement vont voter tandis que 16 sont dors et déjà privés du droit élémentaire de vote, les
gouvernements et parlements de ces pays ratifiant eux-mêmes le texte qui régira leur
vie.
Les quelques pays restant qui soumettent aux votes de leurs citoyens le texte
contitutionnel sont-ils pour autant plus démocratiques? La réponse est non puisque l'on
constate qu'ils soumettent chacun une question différente de celle du voisin.
Ainsi aucun peuple ne pourra vraiment se prononcer sur quelle Europe il veut .
Un constat terrible se fait jour: la démocratie est
attaquée.
Le rideau de fumée activé par le cartel des manipulateurs "pro-constitution
libérale" (médias, dirigeants patronaux, gouvernements aux ordres, chefs de partis
politiques relais) vise à empêcher d'une manière ou d'une autre les citoyens de
voter, pousse au découragement et à l'abstention: un texte illisible de plusieurs
centaines de pages, un chantage au chaos (si vous n'êtes pas pour ce texte ultra-libéral
vous êtes contre l'Europe), un alignement sur l'idéologie des
USA (tout doit être marchandisé et source de profits, suppression des services
publics, délocalisation là où la main-d'oeuvre est la plus docile et la moins
protégée) entre-autres. Il s'agit d'une contre-révolution.
Un constat terrible se fait jour: les peuples sont attaqués.
L'objectif: revenir au système politique antérieur,
celui d'avant 1789, celui de la monarchie et de la royauté où le pouvoir éloigné
du peuple est concentré entre quelques mains (la commission européenne), où
l'Assemblée Nationale des représentants du peuple est privée de pouvoir de décision (transfert de compétences nationales aux niveaux
europeens), où les vassaux régionaux aux ordres des possédants se voient octroyés
des mini-pouvoirs pour régenter leurs cerfs locaux (régionalisation), le bon peuple
d'ici se voyant opposé au bon peuple de là - exharcerbant les particularismes et replis
sur soi, cassant les solidarités nationales et droits fondamentaux sociaux, et prémices
aux conflits inter-régionaux (voir ce qu'ils ont organisés en Yougoslavie, ex-Urss,
Irak,...).
La Constitution qu'ils veulent imposer est l'aboutissement de vingt ans de
conditionnement (théorique, culturel, idéologique, sociétal) des esprits, insufflant
dans les têtes le poison de la logique prédatrice violente, pensée et élaborée par
les théoriciens de la mondialisation capitaliste (guerre économique, concurrence,
marché de l'emploi, individualisme, droits collectifs comme empêchant la rentabilisation
du capital privé, uniformisation des citoyens considérés comme uniquement des
consommateurs,...). Ce texte constitutionnel est la pierre tombale qui scellera la tombe
des alternances, des autres choix possibles, des libres-pensées.
Ne pas prendre part au vote c'est leur laisser les mains libres pour nous asservir,
c'est fuire d'une façon infantile notre responsabilité et notre capacité à transformer
le monde. Lexpérience espagnole (60% dabstention et 75% de oui sur 40% de
votant , soit un tiers seulement de la population) montre que la sous-information des
citoyens, entretenue à dessein, peut permettre à des nations dadresser un oui au
projet malgré une méconnaissance totale de son contenu.
Dans un monde de plus en plus écrasé et étouffé par le culte du veau dor, par
la soumission à lidéologie de plus en plus dominante de largent roi, du plus
énorme profit possible pour quelques-uns (comme paradigme indépassable de bonne
gouvernance), dire NON à cette Constitution cest dire oui à un espace
démocratique où les peuples et les individus agissent pour leur souveraineté et leur
citoyenneté.
Rejeter ce texte, faire capoter leur sinistre projet c'est déserrer l'étau des forces
obscures d'oppression, c'est ouvrir pour le pays et pour les peuples d'europe et du monde
entier la voie de l'espoir. Cest croire quune conscience éclairée est
toujours possible.
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| > Ils disent "oui" à
cette constitution: Medef (patronat français), Unice (patronat
européen), UMP/UDF/PS (59% oui et 40% non sur 95000 votants)/Verts (52% oui et 44% non
sur 5126votants); Georges W.Bush; les 100 familles les plus riches de France; Les
Altesses, Princes, et rois d'Europe; J.Chirac et son épouse née baronne
Bernadette de Chaudron de Courcelle; le Baron Ernest Antoine Seillère; le Prince
Poniatowski (udf); les frères Nicolas et Guillaume Sarkozy de Nagy-Bosca respectivement
ex-ministre de l'économie/Pt de l'ump/candidat à la présidence de la République et
vice-président du Medef/pt des industries textiles/Chargé de mission à la direction de
la sécurité civile au ministère de l'intérieur, sous Giscard d'Estaing); le Comte
Dominique Galouzeau de Villepin (ministre de l'intérieur); Mr D.Bernard (ex Pdg de
Carrefour à 38 millions d'euros d'indemnités de départ); Jean-Marie Messier (ex-pdg de
Vivendi); Yves Gaymard (ancien ministre, mb de l'Opus Deï), Pascal Lamy (futur présdent
de l'OMC, membre du PS); Mr Bokelstein (commisaire européen); Mr Haider (leader de
l'extrème-droite autrichienne), Mr Barosso (Pt de la Commission européeen non-élue,
fervent partisan de la guerre en Irak) |
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| extraits: 10 articles de la constitutions commentés: |
| - Article 177 : « Aux fins de
l'article I-3, l'action des Etats membres et de l'Union comporte l'instauration d'une
politique économique (
) conduite conformément au respect du principe d'une
économie de marché ouverte où la concurrence est libre. » A 68 reprises
dans le traité constitutionnel, le plein emploi, le progrès social, la justice et la
protection sociales sont soumis au « respect d'une économie de marché ouverte ou
la concurrence est libre et non faussée . » C'est-à-dire non pas
à une économie de marché comme nous l'avons connue depuis la Libération, limitée,
encadrée, conditionnée, mais une économie de marché néolibérale, une économie où
l'Etat est réduit à des fonctions sécuritaires (article 5), une économie où la
concurrence n'est plus limitée par des droits sociaux, par des obligations fiscales, par
des contraintes environnementales, par des choix politiques légitimes. Une économie de
marché sur le modèle des accords de l'OMC. |
| - Article III-209 :
« L'Union et ses Etats, conscients des droits sociaux
fondamentaux ... ont pour objectifs la promotion de l'emploi, l'amélioration des
conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une
protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources
humaines permettant un niveau d'emploi élevé et durable... Ils estiment qu'une telle
évolution résultera tant du fonctionnement du marché intérieur qui favorisera
l'harmonisation des systèmes sociaux que des procédures prévues par la Constitution et
du rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des
Etats membres ». L'évolution (c'est-à-dire la réalisation des objectifs
énumérés) se fera par une harmonisation désormais soumise aux fluctuations du marché.
Cet article concrétise la "proposition Bolkestein" qui abandonne
l'harmonisation des droits sociaux par le haut au profit de la loi du marché. |
| - Article III-210 : « 2.[...] La
loi ou loi-cadre européenne peut établir des mesures destinées à encourager la
coopération entre États membres par des initiatives visant à améliorer les
connaissances, à développer les échanges dinformations et de meilleures
pratiques, à promouvoir des approches novatrices et à évaluer les expériences, à
lexclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires
des États membres [...]. » Voilà un exemple parmi dautres du
contraste frappant existant entre les questions monétaires, financières et budgétaires,
domaines pour lesquels des institutions contrôlent une batterie de critères, et les
autres. Ici, il est question de la politique sociale. Le premier alinéa de larticle
énumère, dans une liste impressionnante, les domaines où lUnion prétend soutenir
et compléter laction des États membres. Cela va de lamélioration de la
protection de la santé et de la sécurité des travailleurs à la lutte contre
lexclusion sociale en passant par légalité entre femmes et hommes au
travail, ou la consultation des travailleurs. Or, sur tous ces sujets, le texte refuse
toute exigence précise. Il autorise la loi européenne à prendre des mesures « à lexclusion de toute harmonisation... ». Cette
clause, que lon trouve à douze reprises dans la Constitution, martèle une chose et
une seule : lharmonisation sociale est exclue. |
- Article
147 : « La loi-cadre européenne établit les mesures pour réaliser la
libéralisation d'un service déterminé. »
- Article 148 : « Les Etats membres
s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est
obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne
»
La libéralisation des services publics,
c'est-à-dire l'obligation de les soumettre aux lois de la concurrence, déjà imposée
par l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), figure, sans contestation
possible, au programme du traité constitutionnel que la proposition
"Bolkestein" anticipe. Cette proposition est une mise en uvre
aggravée de l'AGCS et une anticipation de ce que va favoriser le traité constitutionnel
européen. Rappelons que la proposition Bolkestein se donne pour objectif entre autre de
« renforcer la position de négociation » de l'Union européenne dans le cadre
de l'application de l'AGCS. Or, on sait avec quelle agressivité l'Union européenne tente
d'imposer la privatisation des services partout dans le monde, positions que le
représentant de l'union européenne, le socialiste Pascal Lamy, a défendues dans ce sens
à l'Organisation Mondiale du Commerce (voir www.urfig.org
- AGCS), proposant un texte qui annonce que la mise en uvre de l'AGCS implique
« aucun secteur de service n'étant exclu a priori ».
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| - Art.
I-30 § 2 : Le maintien de la stabilité des prix constitue « lobjectif
principal » du système européen de banques centrales (art. I-30 § 2) et de la
politique économique et monétaire de lUnion (art. III-177). Cela revient
à empêcher à tout jamais les citoyens de mettre la politique monétaire au service de
lemploi et de la croissance. Cette profession de foi libérale aurait été
incomplète sans linscription de « la stabilité des
prix » parmi les objectifs de lUnion. Absente dans la version initiale de
la Convention, elle a été ajoutée en réponse à une demande insistante de la Banque
centrale européenne (BCE). Les grands argentiers de lUE voulaient quelle
jouisse dune « place prééminente » et figure en tant que
« principe directeur pour lUnion ». Ils voulaient surtout éviter que
les gouvernements inscrivent dans le texte un autre objectif économique suprême, comme
la croissance ou le plein emploi, ce qui aurait remis en cause, à leurs yeux, la
stratégie et lautonomie de la BCE. |
| - Article III-156 « Dans le cadre
de la présente section, les restrictions tant aux mouvements de capitaux quaux
paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont
interdites. » Cest clair et concis. Linterdiction de toute taxe
de type Tobin est ici constitutionnalisée. Ce veto découle de la libre circulation
garantie à larticle I-4 et du respect du sacro-saint « principe dune
économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». Cest aussi au nom
de cette philosophie que les dispositions qui permettraient dharmoniser la
fiscalité directe ou limpôt sur les sociétés, de lutter contre la fraude et
lévasions fiscales, contre le blanchiment dargent ou dempêcher le
dumping fiscal ne pourront être adoptées quà lunanimité des États. La
Constitution proposée soumet bien les peuples européens à une Union européenne qui
adhère pleinement aux objectifs de la mondialisation néolibérale. Elle consacre la
prééminence dobjectifs commerciaux, économiques et financiers sur les autres
aspects de la vie en société, tout en privant lUnion des pouvoirs qui lui
permettraient dagir. |
| - Article 10. " La Constitution et
le droit adopté par les institutions de lUnion dans lexercice des
compétences qui lui sont attribuées ont la primauté sur le droit des États
membres... Les États membres prennent toutes mesures générales ou particulières
propres à assurer lexécution des obligations découlant de la Constitution ou
résultant des actes des institutions de lUnion." Cet
Constitution constitue donc un abandon quasi-total de souveraineté. En effet, la
souveraineté sur la France ne serait plus exercée par le Peuple français, mais par
l'ensemble des peuples de l'Union européenne. Non seulement insultante pour ceux qui se
sont battus pour la liberté de la France, l'adoption de la Constitution européenne
reviendrait à livrer à nos enfants un pays sur lequel ils n'auront pas autorité. Dans
un cas extrême, mais juridiquement exact, un règlement de la Commission aurait une
valeur supérieure à un référendum au niveau national. Conséquence, la France et son
peuple ne seront plus en mesure de bloquer des décisions qui iraient à lencontre
de leurs intérêts, même les plus vitaux. Une modification de notre Constitution
française pourrait aussi nous être imposée par la simple adoption dun règlement
européen auquel la France serait opposée mais quune majorité de pays déciderait
de voter. |
| - Article I-41 : « 2.
La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive
dune politique de défense commune de lUnion. [...] La politique de
lUnion au sens du présent article naffecte pas le caractère spécifique de
la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les
obligations découlant du traité de lAtlantique Nord pour certains États membres
qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de
lOrganisation du traité de lAtlantique Nord et elle est compatible avec la
politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. 3. [...] Les
États membres sengagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires.
[...] » On reste confondu devant la volonté déjà inscrite dans le
traité de Maastricht darrimer sa politique de sécurité et de défense
commune à la politique de défense américaine. La « compatibilité » crée
en ce domaine un lien de dépendance. Une fois de plus, et cette fois sur un sujet
éminemment sensible à la conjoncture, la Constitution européenne, loin de sen
tenir à une structure de décisions communes, trace déjà les grandes lignes de la
diplomatie qui doit être suivie. La Constitution scelle le destin guerrier de
lEurope, destin quil convient de renforcer sans cesse. Elle rend la politique
européenne de défense dépendante des objectifs de lOTAN. Les amoureux de la Paix
peuvent donc rengainer leurs théories dun autre avenir possible... |
| - Article I-47: « [...]4.
Des citoyens de lUnion, au nombre dun million au moins, ressortissants
dun nombre significatif dÉtats membres, peuvent prendre linitiative
dinviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une
proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent
quun acte juridique de lUnion est nécessaire aux fins de lapplication
de la Constitution. [...] » Cette nouvelle possibilité, inscrite dans la
Constitution comme une mesure de « démocratie participative »,
a été abondamment popularisée par les partisans du « oui ». Ils lont
brandie comme la preuve finale que lUnion serait bientôt plus démocratique, non
sans faire dire au texte ce quil ne dit pas. Dans cette tentative de séduire les
citoyens, les Verts nont pas été les derniers : « Un
million de citoyens pourraient proposer par pétition une loi européenne », ont
ainsi fait croire leurs candidats têtes de liste français aux européennes dans un
document électoral. Une lecture attentive de larticle montre quil nen
est rien. Les citoyens ne peuvent qu« inviter » la
Commission qui fait ensuite ce quelle veut. La proposition citoyenne doit viser « lapplication de la Constitution ». Ce qui exclut
toute demande de création dun service public de leau à léchelle du
continent... À supposer que la Commission sempare dune pétition, rien ne dit
quelle débouchera sur une loi. Le règlement, la décision, la recommandation,
lavis sont aussi des « actes juridiques » (art. I-33). Entre conférer
un droit dinitiative législative, comme le font croire les Verts français, et
soumettre à lavis discrétionnaire de la Commission une proposition, il y a une
marge considérable. |
| - Article I-26 : « 1. La Commission promeut lintérêt général de
lUnion et prend les initiatives appropriées à cette fin. Elle veille à
lapplication de la Constitution ainsi que des mesures adoptées par les institutions
en vertu de celle-ci. Elle surveille lapplication du droit de lUnion sous le
contrôle de la Cour de justice de lUnion européenne. Elle exécute le budget et
gère les programmes. Elle exerce des fonctions de coordination, dexécution et de
gestion conformément aux conditions prévues par la Constitution. À lexception de
la politique étrangère et de sécurité commune et des autres cas prévus par la
Constitution, elle assure la représentation extérieure de lUnion. Elle prend les
initiatives de la programmation annuelle et pluriannuelle de lUnion pour parvenir à
des accords interinstitutionnels. 2. Un acte législatif de lUnion ne peut être
adopté que sur proposition de la Commission [...]. » Voici un aperçu des
pouvoirs de la Commission. Ces attributions exorbitantes mêlent des pouvoirs législatifs
(§ 2), des pouvoirs exécutifs (exécution des budgets, coordination, exécution,
gestion...), mais aussi judiciaires (surveillance de lapplication du droit). Une
telle concentration dans les mains d« un aréopage
irresponsable de technocrates au service des milieux daffaires » organise
la confusion des pouvoirs. Montesquieu reviens ! La Commission conserve le monopole
de linitiative des lois. Si larticle I-20 § 1 affirme que Parlement
« élit le président de la Commission », larticle I-27 § 1 précise
que « le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au
Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission ». Ce
sont donc les gouvernements qui choisissent, le Parlement étant prié dentériner
leur choix. Seule nouveauté : le Conseil européen doit tenir compte des résultats
des élections européennes, ce qui nautorise pas à dire que la Commission serait
issue du suffrage universel. Le Parlement, la seule instance élue au suffrage universel
direct, reste un simple partenaire législatif. |
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| Dire
"non" au traité constitutionnel, pour construire lEurope !
Face à la mondialisation libérale et aux firmes transnationales, nous
avons besoin dEurope. Mais celle qui se fait aujourdhui nest pas
lEurope dont nous avons besoin.
LEurope quon nous demande davaliser est totalement
organisée autour dun principe unique : le marché, la généralisation de la
concurrence. Cest cela qui autorise lattaque contre les services publics,
lincitation à lallongement de la durée du travail et sa flexibilisation,
lencouragement à la régression sociale dans chacun des pays de lUnion
européenne. Cette Europe-là est menée par le haut, par des négociations opaques entre
les gouvernements et par des instances qui ne sont pas soumises au contrôle
démocratique, telles la Commission ou la Banque centrale européenne.
Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette pseudo-Europe qui a le
marché pour idole et la négociation secrète pour liturgie. Il est urgent de sortir de
cet engrenage.
Le " traité constitutionnel " adopté par les chefs dEtat
et de gouvernement le 18 juin 2004 constitue lensemble juridique libéral le plus
complet et contraignant de la planète. Il grave dans le marbre les dogmes et les
politiques inscrites dans le Traité de Rome aggravé dans un sens néo-libéral par les
traités ultérieurs. Il ouvre la voie à une politique militariste subordonnée à
lOTAN. Il refuse légalité des droits à ceux qui résident en Europe sans
posséder la nationalité dun Etat membre et les désigne au harcèlement
administratif et policier. Il laisse les citoyens à lécart des lieux de décision.
Il nest dailleurs une constitution ni par son mode
dadoption, ni par son mode délaboration, ni par son contenu. Sil est
ratifié, lunanimité des 25 Etats membres sera ensuite requise pour le modifier.
Cela, alors même quil fixe dans le détail des choix politiques, économiques et
sociaux essentiels qui ne pourront donc plus être remis en cause. Ce vice
anti-démocratique affecte déjà les traités actuels ; il est incorporé avec eux.
Cette masse de stipulations précises et contraignantes va toujours dans le même
sens : la domination du marché, la liberté daction des capitaux et des firmes
transnationales. Au fronton de cet édifice est inscrit un principe primordial, décrété
intangible : " le principe dune économie de marché ouverte où la
concurrence est libre et non faussée ".
Cette Europe-là nest pas la nôtre. Cest pourquoi il est
urgent de donner à lEurope de nouvelles fondations qui lémancipent du
capitalisme financier et prédateur, qui la réconcilient avec le progrès social, la
paix, la démocratie, un développement soutenable, la coopération entre les peuples de
la planète. Nous sommes des partisans résolus dune Europe du plein emploi,
mobilisée contre le chômage, la précarité et la dégradation du cadre de vie. Une
Europe qui renforce les garanties sociales, met en oeuvre un développement économique
compatible avec les équilibres écologiques, défend la diversité culturelle et
reconnaît enfin aux femmes légalité et les droits quelles revendiquent.
Nous voulons une Europe démocratique, fondée sur la pleine citoyenneté
de tous ses résidents. Nous proposons une Europe dont les peuples seront les acteurs
dun authentique processus constituant, qui leur permette de décider vraiment des
choix politiques et de contrôler leur mise en oeuvre. Pour que cette Europe si
nécessaire devienne possible, il faut partout donner la parole aux citoyens et refuser
cette prétendue " constitution " européenne.
Nous entendons largument de ceux qui combattent avec nous le
néo-libéralisme et craignent pourtant quun tel refus serve les forces
réactionnaires. Mais laisser lEurope actuelle continuer sur sa lancée favorise
lessor dangereux des populismes réactionnaires, des droites " souverainistes
", de lextrême-droite xénophobe. Cette Europe-là représente une grande
menace pour lidée européenne elle-même. Cest pourquoi nous appelons à
opposer un " non " majoritaire au " traité constitutionnel ". Un
" non " de gauche, en rupture avec le système libéral, qui puisse traduire
dans les urnes ce que les mobilisations sociales et altermondialistes de ces dernières
années ont exprimé avec le soutien de la majorité de la population, des salariés, de
la jeunesse.
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| > Ils disent "non"
majoritairement: de nombreux Syndicats et Unions syndicales de salariés dont la FSU, la
CGT, FO; Attac; Confédération Paysane; Libre-pensée; Fondation Copernic; Partis de la
gauche non-capitaliste (PCF, LCR, LO, FA,...) |
| Pour en savoir plus: http://rezo.net/dossiers/constitution_europeenne
Un dossier très complet du Monde Diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr/ca... |
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| A méditer
attentivement avant le 29 mai prochain: NE VOUS LAISSEZ PAS AVOIR !!!
Signeriez-vous un contrat sans l'avoir lu ? Voterez-vous pour la Constitution sans
savoir ce qu'elle contient ? Les français sont-ils à ce point idiots qu'ils soient
prêts à signer un chèque en blanc ?
On assiste à la plus grande et à la plus insolente manipulation de notre histoire ! Le
Sénat et l'Assemblée ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué! Ils
ont fait un coup de force en votant la révision constitutionnelle (le 28 février
dernier) avant même le référendum !!! Sûrs d'avance que nous
voterons 'oui', comme des boeufs!! Sûrs donc d'avance que les médias et les politiques
sauront nous hypnotiser pour nous arracher ce 'oui' !
Les télés, les
radios et les journaux nous endoctrinent et nous « vendent »
leur oui. Certains politiques cultivent la peur et l'amalgame. D'autres nous
anesthésient. D'autres, enfin, précipitent la date du référendum pour censurer tout
débat ! La propagande séduit, désarme, enlasse pour mieux nous
étrangler ! On nous ment sur toute la ligne pour confisquer notre liberté : une
ahurissante conspiration s'est mise en marche, certaine d'avance que les français vont
réagir comme des marionnettes !!!
Si vous n'aimez pas qu'on se moque de
vous, si vous tenez à votre liberté, alors votez NON !! Pour s'en
convaincre il suffit juste de 'lire' le projet
de Constitution pour comprendre tout ce qu'il cache! Il nous conduit à une
régression consternante avec des conséquences incalculables !
Quelques exemples :
- Toute harmonisation des rémunérations est exclue : un Tchèque, tout
en conservant son salaire d'origine (500 euros), pourra travailler en France (la célèbre
directive Bolkestein).
- La moitié des bureaux de poste seront fermés (art. III-148) : constatez le
désastre en Allemagne !!
- L'éducation et la santé seront privatisées, donc payantes (cf l'AGCS ?
art. III-145 à III-147, III-166 et III-167) : il vous faudra avoir beaucoup d'argent pour
vous soigner et pour éduquer vos enfants !
- Les transports seront complètement privatisés : observez le chaos en
Grande-Bretagne.
- La liberté d'exploitation du travail est prévue, mais pas de droit du
travail (art. II-75) !
- Les droits sociaux sont abandonnés à la « nécessité de maintenir la
compétitivité » (art. III-209) : si vous n'êtes pas un requin, si vous n'êtes pas
fort, en bonne santé, jeune, hargneux et riche vous ne valez rien !
- La règle générale de la constitution : tout doit être mis en
concurrence ! C'est la guerre de tous contre tous ! Seuls les capitaux sont libres
(art-I-2).
- La durée maximale du travail passera de 48 h à 65h par semaine (directive
temps de travail).
- Les pauvres vont payer l'impôt (Ex : on supprime les allocations-chômage :
ce qui se passe déjà en Allemagne : allez vivre avec 365 euros par mois !!) mais les
entreprises (Loréal, Total, Vivendi, Axa, Arcelor, etc..), qui font des bénéfices
pharaoniques, en seront exonérées (art.III-171).
- Français vous n'aurez plus rien à dire (titre
III en entier : « la Constitution détermine les politiques à suivre ») ! Vous aurez
droit à la parole quand vous serez côtés en bourse !!
- Même le droit au divorce est remis en cause (art.II-69) !!
- Cette Constitution, si elle passe, ne pourra être révisée que s'il y a
unanimité : autant dire qu'elle est irréversible (Art.IV-443) sauf s'il y a une
révolution ou une guerre !
- Ancrés dans l'Otan nous devenons les valets des USA (art.I-41, 2 et 7). Etc. etc.
etc.
Et ce n'est qu'un minuscule aperçu de ce qui nous attend !
Alors que la
Constitution de 1791 fait 33 pages, celle de 1958, 22 pages,
le texte du projet actuel est incroyablement long : 528 pages !! Il est complexe,
confus et méprisant ! C'est clair : il est délibérément fabriqué pour
entortiller et mystifier le citoyen d'en bas!
Les adeptes aveugles du
'oui' se foutent franchement de nous ! Exemple : selon Strauss-Kahn, si le 'non' passe,
l'Euro disparaîtra !!! C'est faux et archifaux ! Il se fiche ouvertement du
monde ! Pour nous manipuler, il utilise
la peur.
Rassurez-vous : si le 'Non' l'emporte, il se passera?. rigoureusement rien DU TOUT :
tout sera comme maintenant (traité de Nice) ! Mais la Résistance commence
à s'organiser. Dans des partis - y compris le P.S.
et l'U.M.P. - des dissidents lucides et courageux prennent peu à peu conscience de
la supercherie ! Même Chirac et Raffarin (Ô paradoxe
!!) n'ont pas pu ne pas s'élever (sans le faire exprès, sans doute) contre
l'abjecte directive Bolkestein !
Mais alors pourquoi diable
nous demandent-ils de ratifier cette Constitution ? N'est-ce pas du délire ?
Impossible, derrière cela, de ne pas sentir l'influence des groupes de pression
surpuissants, disposant de moyens tellement considérables qu'ils
sont capables de contrôler la presque totalité des hommes politiques, des partis et des
médias ( Devinez : l'OMC, le FMI, la B.C.E.., etc. ?) Le plus sordide dans cette affaire
c'est l'outrageante manipulation dont nous sommes les victimes : partout (TF1, France
Inter, Le Monde, l'Express, FR3, France 2, etc..), un gigantesque bombardement
médiatique, à coup de
millions d'euros, tente de décerveler les français ! Aucune explication pédagogique !
Aucune discussion du contenu ! Rien ! Juste une campagne aussi sournoise qu'habile
d'intoxication et de désinformation avec comme seul but : nous piéger !
Français, donnons l'exemple !
Résistons ! Utilisons notre dernière liberté : celle de savoir dire NON !!!
Signé : des citoyens « d'en bas
» qui en ont marre d'être pris pour des cons !!!! Résistez, transmettez !
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