CONSTITUTION EUROPEENNE

" les services publics "

Les idéologues du "oui" mentent:

 

-  « La Constitution sauvera les services publics en leur donnant, pour la première fois, une base légale » (Argumentaire PS oui, Aubry, Hollande, Jospin, Strauss-Kahn,....)

FAUX:

Les partisans socialistes et Verts du « oui » n’hésitent à dire tantôt que le passage des mots « service public » aux mots « service d’intérêt économique général » n’est qu’un « glissement sémantique » (les Verts) et que SIEG « signifie service public dans le langage européen » (argumentaire PS-oui). Rien n’est plus faux. D’ailleurs, l’annexe 1 du Livre Blanc de la Commission Européenne apporte sur ce point la clarification : « les termes « service d’intérêt général » et « service d’intérêt économique général » ne doivent pas être confondus avec l’expression « service public » (p.23).

En outre, la Constitution précise en son Article III-166, 2 : « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de concurrence.  »

La directive Bolkestein (qui n'est pas abrogée) exige "les restrictions interdites affectent particulièrement le marché intérieur et doivent être démantelées d'une manière systèmatique et le plus rapidement possible" (considérant 30, p37). Cette axe l'impose dans la constitution : "Les Etats membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire" (Article III-148)

Ce n’est pas la première fois qu’un traité européen introduit, non pas la notion de service public, mais bien le concept de « service d’intérêt économique général. » Celui-ci est apparu dans le traité d’Amsterdam. On le retrouve à l’ Article II-96 de la Constitution : « L’Union reconnaît et respecte l’accès aux services d’intérêt économique général tel qu’il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément à la Constitution, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l’Union. »

La Constitution ne fournit aucune définition du « service d’intérêt économique général. » Par contre les documents de la Commission européenne (Notes de 2000, Livre Vert de 2003, Livre Blanc de 2004) sont éloquents : les pouvoirs publics ne peuvent créer des services d’intérêt économique général (SIEG) que si deux conditions sont remplies : a) que le marché (l’initiative privée) ne fournisse pas le service b) que ce SIEG respecte les règles de la concurrence.

Enfin, le traité constitutionnel proclame que la liberté d’établissement et la liberté de circulation des services sont des « valeurs fondamentales » de l’Union européenne (article I-4). La proposition de directive déposée par le Commissaire européen Bolkestein sur « les services dans le marché intérieur » fournit la démonstration, confirmée par des experts de tous bords, que l’application intégrale de cette « valeur fondamentale » conduit à la disparition des services publics, de nos systèmes de sécurité sociale et du modèle européen de solidarité.

Avec cette Constitution, c’est la fin de la capacité des pouvoirs publics locaux, régionaux et nationaux de procurer des activités de service auxquelles tous ont accès et dont les coûts sont mutualisés. Et l’impossibilité de créer des services publics européens. L’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l’OMC pourra s’appliquer totalement sans que les Etats ne puissent s’y opposer vu l’existence de cette Constitution.

Alors à qui profite la libéralisation (privatisation) des services publics et le libre-échange sans concurence faussée ?

>à voir: le graphique des institutions

 

Notre NON à cette constitution-là est donc un acte d'espoir, un appel d'air frais, un acte de pensée positive et créatrice. Il est un oui à une europe fraternelle et d'échange. Il est moment de transformation, de lumière dans les ténèbres. Il est affirmation d'amour, de tolérance, de solidarité. Il est projet d'avenir qu'il reste ensemble à créer en contre-point de l'intolérable pression d'un "oui" manipulateur et au vulgaire chantage au chaos que certains tentent de nous imposer.
Plus d'info sur : http://www.legrandsoir.info/

 

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