| BORDEAUX/PARIS (Reuters) -
16 Mai 2006 Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau écologiste "Sortir du
nucléaire", a été arrêté et placé en garde à vue mardi 16 mai 2006 à Bordeaux
par la Direction de la surveillance du territoire (DST), apprend-on de source judiciaire.
Il est soupçonné de détenir un document classé "confidentiel-défense"
sur le réseau nucléaire EDF. L'opération a été ordonnée par le parquet de Paris dans
le cadre d'une enquête préliminaire pour "compromission du secret de la défense
nationale".
La DST a perquisitionné à son domicile dans le but de retrouver le document en
question, diffusé par "Sortir du nucléaire" sur son site web.
La nature de ce document n'a pas été dévoilée dans l'immédiat.
L'organisation écologiste avait notamment publié en février dernier des documents
EDF présentés comme classés "confidentiel", qui montraient selon elle que
l'EPR, nouveau type de réacteur nucléaire, ne résisterait pas au choc d'un avion lors
d'un attentat suicide avec un avion.
Elle a aussi publié d'autres documents montrant, selon elle, que certaines pièces des
circuits de refroidissement de secours de 34 centrales nucléaires EDF ne sont pas en
conformité.
Stéphane Lhomme est le beau-frère de José Bové, ancien leader de la Confédération
paysanne. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises après des manifestations
contre le nucléaire.
Le délit de compromission du secret de la défense nationale est passible de cinq ans
de prison et de 75.000 euros d'amende.
Le député-maire écologiste de Bègles, Noël Mamère, a jugé l'arrestation de
Stéphane Lhomme "scandaleuse".
"Pendant que les plus hauts responsables de l'Etat instrumentalisent les services
secrets français pour leurs barbouzeries, on arrête Stéphane Lhomme, militant
anti-nucléaire pour atteinte au secret défense comme s'il s'agissait d'un dangereux
terroriste", a-t-il dit à Reuters.
"C'est la preuve que le pouvoir préfère l'opacité à la transparence en
matière nucléaire", a-t-il ajouté.
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Communiqué de la Ligue des droits de lhomme du 17 mai 2006
La justice antiterroriste chargée de museler le débat sur le nucléaire
Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau écologiste « Sortir du
nucléaire », a été arrêté et placé en garde-à-vue mardi 16 mai à Bordeaux
par la DST. Il est soupçonné de détenir un document sur le réseau nucléaire EDF dont
la nature na pas été révélée mais qui serait classé
« confidentiel-défense ».
Au moment où, pour faire diversion dans la pitoyable affaire Clearstream, une partie du
gouvernement tente de déstabiliser magistrats et journalistes par des menaces de
poursuites pour violation dun secret de Polichinelle, la Ligue des droits de
lHomme constate que les mêmes gouvernants répondent aux interrogations concernant
la sécurité des citoyens face aux risques nucléaires par des poursuites pour
« compromission du secret de la défense nationale », cest-à-dire par
la volonté dempêcher un débat démocratique éclairé et de museler la liberté
dexpression. Ainsi un militant non violent se retrouve-t-il devant la justice
dexception « antiterroriste » héritée de Charles Pasqua.
Il serait donc plus répréhensible de porter à la connaissance du public un document qui
concerne la sécurité de tous que de détourner les services de lÉtat et
largent des contribuables au profit de règlements de compte interministériels sur
fond dambitions électorales personnelles.
La LDH voit dans les poursuites ordonnées contre Stéphane Lhomme un signe de plus de la
régression des libertés qui accompagne une crise sociale, politique et institutionnelle
sans cesse plus profonde.
Source : http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1247
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Dépêche de
lAgence France Presse (AFP)
Fin de garde à vue pour le
porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire
17-05-06 - 00:19:36
Le porte-parole national du "Réseau Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme,
placé mardi matin en garde à vue à Bordeaux dans le cadre d'une enquête préliminaire
de la section antiterroriste du Parquet de Paris, a été libéré en fin de soirée, a
constaté un correspondant de l'AFP.
Le militant anti-nucléaire bordelais, qui avait été interpellé en début de matinée
par des policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST), est sorti au
bout de quatorze heures de garde à vue.
A sa sortie, Stéphane Lhomme a indiqué que les policiers avaient perquisitionné pendant
plus de cinq heures son domicile, où ils ont saisi son téléphone portable et ses deux
ordinateurs personnels.
Un document d'EDF classé confidentiel défense, dans lequel il est fait mention de
"la vulnérabilité de la future centrale nucléaire EPR en cas de crash d'avion
suicide", a également été saisi, a indiqué Stéphane Lhomme.
C'est ce document qui a motivé le déclenchement de l'enquête préliminaire, selon le
militant anti-nucléaire, précisant qu'il devrait être convoqué ultérieurement par le
parquet de Paris et la DST pour répondre de cette affaire.
"On ne comprend pas trop en quoi on peut rapprocher cela d'une enquête
antiterroriste", avait déclaré pendant sa garde à vue son avocat Me Philippe
Reulet, estimant qu'il s'agissait "peut-être d'une manière de le faire taire."
Porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe plus de 700 associations
écologistes, Stéphane Lhomme est engagé dans de nombreuses actions de terrain,
notamment comme président de l'association Tchernoblaye, contraction de Tchernobyl et de
Blaye, localité de Gironde où se situe une centrale nucléaire d'EDF.
Il est l'auteur d'un récent ouvrage intitulé "L'insécurité nucléaire".
© AFP.
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Contre
la censure :
publions le document Confidentiel Defense sur lEPR
A linitiative de Greenpeace France et du Réseau Sortir
du Nucléaire .
Nous, citoyens, associations, élus, partis politiques déclarons solennellement être en
possession du document Confidentiel Défense émanant dEDF et portant sur la
résistance de lEPR aux chutes davion de ligne que la DST est allé chercher
chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, au cours dune
perquisition le mardi 16 mai 2006.
Stéphane Lhomme a été remis en liberté après plus de 14h de garde à vue et la DST a
procédé à de nombreuses saisies à son domicile personnel (ordinateurs, téléphone
portable...).
Nous publions ce document confidentiel sur nos sites internet, publications ou tout autre
moyen de rendre public ce document et encourrons à ce titre 75 000 euros d'amende et 5
ans de prison.
Ainsi, nous nous élevons pour que cessent les attaques contre le droit à
linformation des citoyens dans notre pays et la répression des opposants.
Cest aujourdhui ceux qui dissimulent les informations qui devraient être
poursuivis.
Nous appelons tous les citoyens à télécharger ce document et à le publier le plus
largement autour de soi.
Le document confidentiel défense est publié ce jour sur les sites internet suivants :
- Greenpeace France : http://www.greenpeace.org/france/
- Réseau Sortir du nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.fr
- Helène Flautre, présidente de la sous-commission des Droits de
l'Homme au Parlement Européen :
http://www.flautre.net/article.php3?id_article=235
- Groupe des députés Verts au Parlement européen : http://www.verts-ale.org/index.htm
- Les Verts France : http://lesverts.fr/
- Dominique Voynet (sénatrice) : http://dominiquevoynet.net/
- Jean Dessessard (sénateur) : http://www.desessard-senateur.org/article151.html
- Noël Mamère (député) : http://noelmamere.org/
- Martine Billard (député) : http://martinebillard.org
- Yves Cochet (député) : http://yvescochet.net
- World Information Service on Energy - WISE Amsterdam : http://www.antenna.nl/wise/
Contacts presse :
- Stéphane Lhomme (Réseau Sortir du nucléaire) : 06 60 72 09 73 ou 05
57 95 69 33
- Hélène Gassin (Greenpeace) : 06 73 89 23 14 ou 01 44 64 02 05
Merci de faire circuler ce texte et merci de nous signaler
toute publication du document confidentiel défense sur votre site internet ou publication
pour communication nationale ultérieure.
17 Mai 2006
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Panique sur lenquête publique
EPR!
Paris, le 16 mai 2006 - Le premier Ministre, Dominique de Villepin,
vient d'annoncer avoir demandé au Préfet de la Manche de lancer la procédure d
enquête publique sur le projet de réacteur EPR dEDF avant lété. Et quelques
heures plus tard, le porte parole du Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane Lhomme, est
arrêté par la DST, son domicile perquisitionné pour trouver un document sur lEPR.
Greenpeace s'interroge sur cette étrange coïncidence et apporte son
soutien à Stéphane Lhomme. Le document recherché par les services de l'Etat concerne la
capacité de résistance de l'EPR aux attentats type 11 Septembre. Il s'agit d'une pièce
classée confidentiel défense, déjà largement exploitée, citée et censurée lors des
débats publics sur l'EPR.
Les méthodes de la République sont décidément au coeur de
l'actualité qui ne compte plus les débordements systématiques face à une
défiance grandissante de l'opinion. Non content de censurer le débat public, dorganiser
lenquête publique entre Coupe du Monde et vacances scolaires pour se prémunir de
toute participation du public, le gouvernement arrête les opposants pour empêcher quils
donnent au public linformation quEDF leur refuse.
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EDF a précisé le calendrier du chantier EPR hier
devant les membres de la commission locale d'information de la centrale nucléaire de
Flamanville.
Hier, des responsables d'EDF sont venus présenter le calendrier du chantier EPR aux
membres de la Commission locale d'information (Cli) de la Centrale nucléaire de
Flamanville, dans la salle du conseil de la communauté de commune des Pieux. Un chantier
qui correspond à « la fin d'un processus engagé il y a deux ans, a souligné Bernard
Salha, directeur de l'ingénierie à EDF. Aujourd'hui, nous voulons travailler en
confiance avec les élus locaux, et être attentifs à l'impact socio-économique sur la
région, qui est un enjeu fort. »
Le chantier.
Les représentants d'EDF ont détaillé le planning des travaux devant les membres de la
Cli, qui s'étaient déplacés relativement peu ombreux. Première étnape qui pourrait
commencer cet été, une fois qu'EDF aura obtenu les différentes autorisations
administratives (permis de construire et d'exploiter et autorisations de rejets après
enquêtes publiques), les travaux de préparation du site. EDF devra séparer le chantier
des deux tranches déjà en fonctionnement, revoir l'alimentation du site, réaliser des
sondages géologiques, rénover des locaux...
« La plate-forme qui accueillera l'EPR a été réalisée en 1993. Il faut l'adapter.
» Les appels d'offres ont déjà été lancés, et des contrats sont en cours de
signature. Arrive ensuite le terrassement, qui durera un an et demi. Il faudra déplacer
300 000 m3 de matériaux, creuser un puits de rejets à terre et une galerie sous-marine.
La construction du réacteur pourra alors commencer. « Le premier béton sera coulé en
2007. »
Les appels d'offres. EDF a demandé, dans les appels, que les entreprises postulantes
précisent « comment elles comptent travailler : nombre de personnes déplacées, combien
de recrutements sur place... » Des clauses sociales ont été introduites dans les
contrats « pour fixer un taux
D'embauche locale de personnes en difficulté sur le marché du travail ». Bernard Salha
a expliqué qu'outre les 150 lots les plus gros, qui seront soumis à des appels plus
larges, « on essaiera de travailler avec les entreprises régionales pour les lots
inférieurs. Nous veillerons également à ce qu'il n'y ait pas de chaîne de
sous-traitants. Au-delà de deux, nous dirons non. » Accompagnement du chantier. Bernard
Salha a rappelé qu'EDF a demandé le 9 mai à ce que la région bénéficie de la
procédure Grand chantier. « C'est un atout pour favoriser l'emploi. Un diagnostic sera
d'abord réalisé sur leterrain par un coordonnateur nommé par l'État. La décision
d'engager cette
procédure sera ensuite prise en comité interministériel. » EDF s'est également
engagée à « donner rapidement des informations sur les effectifs qu'il faudra
accueillir ». Elle estime qu'il y aura 200 personnes sur le chantier fin 2006, 400 fin
2007 et 800 début 2008.
Secret défense : Didier Anger
claque la porte.
A la fin de l'exposé d'EDF, Didier Anger, président du Crilan
(Comité régional d'information et de lutte antinucléaire), mais aussi responsable à
Sortir du nucléaire, a pris la parole pour protester contre la mise en garde à vue, hier
à Bordeaux, de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau. Ce dernier est soupçonné de
détenir un document classé confidentiel défense « qui montre la vulnérabilité d'un
réacteur EPR en cas de crash d'avion suicide de ligne. Avec de telles méthodes, on se
croirait revenu dans les années 1970, sous Pompidou », a-t-il lancé à l'assemblée
avant de quitter la salle. Un sujet qui a valu une intervention du conseiller général de
Carentan Hervé Houel : « Si on veut que le nucléaire soit accepté par la population,
on doit aussi pouvoir débattre de ce qui est classé secret défense. Je regrette moi
aussi cette mise en garde à vue. »
le 18 mai 2006
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Agir pour la transparence de linformation sur le
nucléaire
Envoyez à votre préfet le document confidentiel
défense sur le réacteur nucléaire EPR.
1- Téléchargez puis imprimez le document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/
2- Envoyez ce document par courrier, fax, courriel ou remettez-le à la Préfecture ou
Sous-préfecture près de chez vous accompagné d'un message de ce type :
"Monsieur le Préfet,
Vous trouverez ci-joint un document confidentiel défense qui démontre la vulnérabilité
du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide dun avion de ligne. Je vous
demande dintervenir auprès du gouvernement pour quil abandonne ce projet
coûteux, dangereux et inutile qui noffre pas, à lévidence, des garanties de
sécurité suffisantes.
Je suis solidaire de Stéphane Lhomme, porte parole du Réseau Sortir du nucléaire
dont lappartement a été perquisitionné par la DST et qui a été mis en garde à
vue le 16 mai 2006 pendant 14 heures par la section anti-terroriste du Parquet de Paris
pour détention de ce document.
Comme Stéphane Lhomme et des dizaines dorganisations et élus en France qui ont
publié ce document sur leurs sites internet (Greenpeace, Réseau Sortir du
nucléaire, Criirad, Confédération Paysanne, LCR, Les Verts, plusieurs
députés et sénateurs...), je sais que je suis passible de 75 000 euros damende et
de 5 ans de prison pour détention et diffusion de ce document confidentiel défense.
Je m'élève pour que cesse les attaques contre le droit à l'information des citoyens
dans notre pays et la répression des opposants.
Jexige larrêt immédiat de toute poursuite contre le porte parole du Réseau
Sortir du nucléaire et demande labandon du projet EPR.
Recevez, Monsieur le Préfet, lassurance de mes sincères salutations.
Ici, toutes les coordonnées de votre préfecture ou sous-préfecture :
http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c4_les_prefectures/c46_votre_prefecture
3- Informez si possible - les médias locaux de votre démarche. Si vous le
pouvez, rendez-vous à plusieurs à la Préfecture en proposant à des journalistes locaux
(TV, presse, radios) de vous accompagner. Pensez à nous transmettre les articles qui
paraitront.
Merci beaucoup pour votre action.
le 19 mai 2006
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>>> le document "Secret Défense" à télécharger en .pdf <<<<
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