Le 15
avril dernier, avec le collectif "Stop-EPR" qu'il a initié, le Réseau
"Sortir du nucléaire" a rassemblé malgré une pluie battante 30 000
manifestants à Cherbourg, contre la construction du réacteur nucléaire EPR. Il annonce
vouloir démultiplier le nombre de participants le 17 mars 2007 prochain avec 5
manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon, et Toulouse. Le Réseau
"Sortir du nucléaire" questionne aussi l'UDF sur l'enfouissement des déchets
radioactifs, projet qualifié par les antinucléaires de "véritable crime contre les
générations futures".
Le Réseau fournit aux candidats un document qui conteste l'aptitude du nucléaire à
réduire, même partiellement, le réchauffement climatique, à assurer une quelconque
indépendance énergétique, et à s'inscrire dans un projet démocratique. Le Réseau
"Sortir du nucléaire" rappelle à ce sujet la mise en garde à vue de son
porte-parole, le 16 mai 2006, par la DST (Direction de la surveillance du territoire)
Question 1 : quelle est votre position sur le réacteur
nucléaire EPR ?
Nous vous demandons solennellement de nous dire quelle est votre position exacte par
rapport à la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche). De
nombreux spécialistes de l'envieonnement, dont Nicolas Hulot, on pris position contre la
construction de ce réacteur.
Si vous remportez les élections présidentielles et/ou
législatives, annulerez-vous la construction du réacteur EPR, que ce soit à Flamanville
(Manche) comme prévu par le gouvernement actuel ou sur un éventuel autre site ?
Question 2 : quelle position sur l'enfouissement des déchets radioactifs ?
Un site est en construction à Bure (Meuse) pour y enfouir à terme les déchets
radioactifs les plus dangereux. Pour une majorité de citoyens, un tel enfouissement est
un véritable crime contre les générations futures. Claude Allègre, ancien Ministre et
surtout ancien président du Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a
déclaré le 6 février 2001 devant le Sénat : "On a raison de se mobiliser
contre les méthodes de stockage ; géologiquement parlant, le sous-sol est le plus
mauvais endroit pour stocker les déchets radioactifs à cause de l'eau qui y circule et
pénètre partout."
Si vous remportez les élections présidentielles et/ou législatives, annulerez-vous tout
projet d'enfouissement des déchets radioactifs ? Dans tous les cas, reconnaissez-vous
qu'il n'y a aucune solution acceptable pour les déchets radioactifs et que la première
chose est d'arrêter au plus vite d'en produire ?
Annexe - Des données indispensables sur le nucléaire
On peut lire ici où là que le nucléaire serait une option pour lutter contre le
réchauffement climatique. Or l'atome ne couvre que 2% de la consommation mondiale
d'énergie : une part si faible que le rapport "Facteur 4", remis au
gouvernement en octobre 2006, pointe "l'apport finalement marginal du
nucléaire" dans la lutte contre l'effet de serre. (Cf Le Monde, Editorial, vendredi
13 octobre 2006)
Qui plus est, de l'aveu même de l'Agence internationale de l'énergie, la part du
nucléaire est en déclin irréversible : la majorité des 440 réacteurs actuellement en
fonction sur Terre fermera d'ici 2030 et les éventuels nouveaux réacteurs ne
compenseront pas les fermetures. Le réchauffement climatique est un vrai problème, mais
il est clair que ce n'est pas le nucléaire qui le règlera, même partiellement.
Autre mythe : l'indépendance énergétique apportée par le nucléaire est en réalité
très faible. En France, malgré 58 réacteurs, l'atome couvre péniblement 17% de la
consommation énergétique. Certes, pour qui est conscient du risque nucléaire, c'est 17%
de trop mais, en fin de compte, c'est une part très faible, trop faible pour changer la
donne : la France est, comme les autres pays, frappée par l'explosion de la facture
énergétique : + 24% en 2004, + 35% en 2005 et, au vu des 10 premiers mois, cela va être
encore pire pour 2006. Et il faut y ajouter la très lourde facture nucléaire (déchets,
démantèlement).
De plus, le 10 juillet 2006, le ministre de l'industrie François Loos (pourtant
totalement pronucléaire) a annoncé que la part du nucléaire dans l'électricité
française tomberait de 80% actuellement à 73% en 2015 (soit environ 15% de l'énergie
consommée contre 17% actuellement). Il faut le dire et le redire : en France comme dans
le monde, le nucléaire est en déclin irrémédiable et ne protègera personne du
réchauffement climatique ni de la montée du prix de l'énergie.
Autre fausse vertu du nucléaire : l'emploi. La centralisation extrême des emplois dans
les centrales nucléaires donne une fausse impression de masse : à production égale, les
énergies renouvelables créent 15 fois plus d'emplois. Par exemple, si l'EPR est
construit, il coûtera 3,5 milliards d'euros pour créer
300
emplois pérennes : une misère ! Faites le compte : 12 millions d'euros par emploi, une
folie. De plus, la sortie du nucléaire ne pousserait personne au chômage : le temps de
fermer 58 réacteurs, de les démanteler et de s'occuper des déchets radioactifs, il
reste du travail pour
des millions d'années.
A linverse létude commandée en 2006 par le Réseau Sortir du nucléaire au
bureau détude "Les 7 Vents du Cotentin" montre quavec la même
somme, il serait possible de produire ou déconomiser deux fois plus dénergie
que lEPR, tout en créant 10 000 emplois décentralisés sur tout le grand ouest.
Enfin, venons-en à la question démocratique. La plupart des centrales nucléaires n'ont
pu être construites qu'avec l'intervention massive de compagnies de CRS. De plus, par
nature, le nucléaire est exclu du contrôle citoyen : depuis 50 ans en France, les
populations sont ainsi privées de leurs droits et les associatifs sont pourchassés (Cf
dernièrement encore l'intervention de la DST chez un porte-parole du Réseau "Sortir
du nucléaire"). Le nucléaire est incompatible avec un projet démocratique.
Contact presse (Stéphane Lhomme) : 06 64 100 333 . Réseau
"Sortir du nucléaire" http://www.sortirdunucleaire.org/
LES REPONSES :
M. Fabius et Mme Royal ont répondu aux
questions du Réseau "Sortir du nucléaire"
Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie et commente ce jour les réponses qu'il
a reçues de M. Fabius et Mme Royal (par ordre alphabétique). Le secrétariat de M.
Strauss-Kahn annonce une réponse pour vendredi, soit après le 1er vote interne du PS.
Important : Le Réseau "Sortir du nucléaire", sauf énorme surprise, n'attend
pas de réponse satisfaisante de la part du troisième candidat, M. Strauss-Khan. Ancien
ministre de léconomie, il a été grassement payé comme consultant
dEDF pour des opérations de promotion du nucléaire. Lire absolument à ce sujet
lextrait du livre Les Vies cachées de DSK : http://www.sortirdunucleaire.org/info16/li1610.htm
<http://www.sortirdunucleaire.org/info16/li1610.htm>
Si M. Fabius et Mme Royal affichent en préambule de bonnes intentions (économies
d'énergie, développement des énergies renouvelables, fiscalité écologique, etc.), il
est clair que ce sont les réponses aux questions précises posées par le Réseau
"Sortir du nucléaire" qui sont significatives. Or ces réponses sont
globalement insatisfaisantes ou, au "mieux", très ambiguës.
Si ces réponses ne semblent pas à même de départager les deux candidats, elles
n'apparaissent pas du tout convaincantes dans la perspective de l'élection
présidentielle elle-même.
Pour ou contre le projet de construction du réacteur nucléaire EPR ?
Malgré la demande précise du Réseau "Sortir du nucléaire", les deux
candidats ne répondent pas véritablement à la question "Si vous remportez
l'élection présidentielle, annulerez-vous la construction du réacteur EPR ?"
Laurent Fabius : "Je suis opposé à la décision précipitée de
construire aujourdhui en France un nouveau réacteur nucléaire de type EPR, avec
une technologie dont les inconvénients ne sont pas très différents de ce qui existe
aujourdhui et qui peut encore beaucoup évoluer dans les années à venir."
Ségolène Royal : " Je déplore que la construction de lEPR
ait été décidée dans la précipitation et sans aucun débat démocratique préalable.
Les enjeux nont pas été correctement analysés et discutés. Ainsi lEPR
correspond-il, en létat actuel du parc nucléaire français, à un vrai besoin ? En
outre, ce choix obère une partie des crédits dédiés à la recherche sur le traitement
des déchets, sur les installations de la quatrième génération et sur les énergies
renouvelables."
Analyse du Réseau "Sortir du nucléaire" : les deux candidats contestent la
"précipitation" de la décision de construire l'EPR
sans véritablement
la remettre en cause. Pire, ils laissent clairement entendre qu'il sera bienvenu
d'investir quand même dans le nucléaire ("Une technologie qui peut encore beaucoup
évoluer" ; "La recherche sur les installations de la 4ème génération").
Pour ou contre lenfouissement des déchets nucléaires ? :
Laurent Fabius : "Sagissant de la politique des déchets
radioactifs, je considère que nous devons poursuivre la recherche sur les trois voies qui
ont été définies, mais nous garder de toute décision irréversible en labsence
dune solution durable qui évite de reporter le problème sur les générations
futures."
Ségolène Royal : "Létat actuel de la recherche sur le
traitement des déchets radioactifs ne permet pas davoir de solution entièrement
satisfaisante. Il est donc indispensable daccentuer leffort de recherche dans
ce secteur. Mais lenfouissement est certainement une solution préoccupante pour
lavenir : il ne me paraît pas possible, dans létat actuel des connaissances
et des techniques, de sengager dans une telle voie."
Analyse du Réseau "Sortir du nucléaire" :
- Mme Royal se prononce assez clairement contre cet
enfouissement
mais en laissant ouverte la question avec la formule "dans
létat actuel des connaissances et des techniques". Cette réponse n'est donc
que relativement satisfaisante.
- M. Fabius reste extrêmement ambigu, ne prenant pas clairement position. Sa réponse est
donc tout à fait insatisfaisante.
Enfin, malgré la demande précise du Réseau "Sortir du nucléaire", les deux
candidats ne répondent pas à la question "Reconnaissez-vous qu'il n'y a aucune
solution acceptable pour les déchets radioactifs et que la première chose est d'arrêter
au plus vite d'en produire ?"
Tout en reconnaissant l'absence de solution satisfaisante, ils ne remettent pas en cause
le fait même de produire des déchets radioactifs. Il s'agit là d'un cas explicite
d'inconséquence.
Quelle "réduction de la part du nucléaire" ?
M. Fabius : "(...) une autre approche que la politique actuelle du tout
nucléaire"
Mme Royal : "La part du nucléaire sera progressivement abaissée pour faire passer
à 20% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale
dénergie."
Analyse du Réseau "Sortir du nucléaire" :
Malgré la demande précise du Réseau "Sortir du nucléaire", les deux
candidats ne répondent pas à la question "Si vous remportez l'élection
présidentielle, déciderez-vous d'un plan de fermeture d'un certain nombre de réacteurs
nucléaires en France, par exemple en commençant par les plus anciens ?"
Les deux candidats se contentent de généralités
("La part du nucléaire sera progressivement abaissée" ET "Une autre
approche que la politique actuelle du tout nucléaire"), mais sans fournir le moindre
pourcentage, sans parler de la fermeture du moindre réacteur nucléaire.
Conclusion
De toute évidence, malgré des déclarations "dans l'air du temps" sur la
protection de l'environnement, le développement durable, les économies d'énergie, les
énergies renouvelables, le PS et ses candidats restent incontestablement pro-nucléaires.
Ils n'envisagent aucunement, même sous l'angle d'une simple hypothèse, un plan de sortie
du nucléaire, et ce malgré la référence faite à dessein par le Réseau "Sortir
du nucléaire" aux socialistes allemands, qui défendent contre la droite la
poursuite du plan de sortie du nucléaire.
Même sur la seule question du réacteur nucléaire EPR,
les candidats socialistes restent très ambigus. S'ils sont, comme le précisent les
textes du PS, "contre la construction de l'EPR maintenant", n'est-ce pas parce
qu'ils seront pour l'EPR un peu plus tard ? Autant dire : après les élections
Réseau "Sortir du nucléaire" - Mercredi 15 novembre 2006
http://www.sortirdunucleaire.fr
Les réponses complètes :
Réponse de Laurent Fabius
Paris, le 13 novembre 2006
Cher Monsieur,
Vous avez bien voulu minterroger, au nom de votre réseau sur un certain nombre de
questions concernant la filière nucléaire.
Comme vous le savez, je suis pour ma part décidé, dans le cadre de la lutte contre le
réchauffement climatique, à mener de façon volontariste une politique extrêmement
active déconomie et de diversification énergétique et de développement des
énergies renouvelables. Cette priorité suppose une autre approche que la politique
actuelle du tout nucléaire, menée sans transparence suffisante ni réel débat.
Cest pourquoi, conformément à la position prise en son temps par le Parti
Socialiste, je suis opposé à la décision précipitée de construire aujourdhui en
France un nouveau réacteur nucléaire de type EPR, avec une technologie dont les
inconvénients ne sont pas très différents de ce qui existe aujourdhui et qui peut
encore beaucoup évoluer dans les années à venir.
Sagissant de la politique des déchets radioactifs, je considère que nous devons
poursuivre la recherche sur les trois voies qui ont été définies, mais nous garder de
toute décision irréversible en labsence dune solution durable qui évite de
reporter le problème sur les générations futures.
Sur ces questions énergétiques, jestime enfin indispensable que soit organisé
dans le pays un large débat dont le vrai pluralisme devra être garanti, contrairement à
ce qui sest passé ces dernières années.
Je vous prie de croire, cher Monsieur, à lassurance de ma profonde considération.
Laurent Fabius
Réponse de Ségolène Royal
Paris, le 13 novembre 2006
Mesdames, Messieurs,
La question énergétique, intimement liée à celle de lenvironnement, est une des
questions majeures que nous devrons résoudre dans les années à venir. Notre pays a pris
du retard, tant du point de vue du développement des énergies renouvelables que de celui
des économies dénergie. Or nous devons préparer dès maintenant
laprès-pétrole. Jai dit que je voulais que la France soit le pays de
lexcellence environnementale, et que la relance de lEurope se fasse notamment
sur cet objectif.
Cest une question de responsabilité face à une réalité, celle de la crise
environnementale profonde que nous vivons, marquée par le changement climatique, la
perspective de lépuisement des hydrocarbures et les atteintes à la santé par les
pollutions de toute nature. Cest aussi une question de devoir pour assurer un avenir
meilleur à nos enfants. Défendre la justice sociale et légalité des chances,
cela passe aussi par la prévention et la réparation des risques environnementaux. Nos
concitoyens attendent aujourdhui de lEtat quil les protège dans un
monde instable et perçu comme menaçant Or, lEtat peut agir, efficacement sil
le veut, dans la prévention des risques environnementaux et la promotion de nouveaux
comportements.
Les outils existent, ils ne sont pas utilisés. Utiliser larme de la fiscalité
écologique pour modifier les comportements et financer les politiques environnementales,
construire de nouveaux réseaux de transports en commun en ville ou en agglomération,
diffuser les progrès techniques pour permettre de consommer moins, lancer un grand plan
de recherche publique pour mettre au point de nouvelles énergies alternatives, favoriser
la production et lutilisation des énergies qui ont déjà prouvé leur efficacité,
comme léolien, le photovoltaïque, lhydraulique, la biomasse, la géothermie
et les bio carburants, lancer un programme pour une meilleure isolation des logements,
voilà les orientations pour sengager dans la voie de lefficacité
énergétique. Bien entendu cela nécessitera une modification des comportements de
consommation, de déplacements et des transports. Mais je crois que nos concitoyens sont
conscients que cest une nécessité, mais aussi une chance car les emplois de demain
sont en grande partie dans les éco-industries.
Dans le cadre de cette politique, la part du nucléaire sera progressivement abaissée
pour faire passer à 20% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation
finale dénergie. Jestime tout à fait excessive la place du nucléaire dans
la production électrique française. Il est donc indispensable de la réduire
progressivement, dans des délais raisonnables et de diversifier nos modes de production
électrique pour arriver à un bouquet énergétique.
Je déplore que la construction de lEPR ait été décidée dans la précipitation
et sans aucun débat démocratique préalable. Les enjeux nont pas été
correctement analysés et discutés. Ainsi lEPR correspond-il, en létat
actuel du parc nucléaire français, à un vrai besoin ? En outre, ce choix obère une
partie des crédits dédiés à la recherche sur le traitement des déchets, sur les
installations de la quatrième génération et sur les énergies renouvelables. On voit
que cest lensemble des enjeux énergétiques et des options qui devra être
remis à plat.
Cette remise à plat devra se faire dans la transparence. Je mengage à mettre fin
à lopacité qui entoure aujourdhui le secteur nucléaire en France. Toutes
les décisions relatives au nucléaire feront lobjet dun vaste débat public
alimenté par des études scientifiques incontestables. Le contrôle de ce secteur devra
également être rendu plus efficace et plus crédible aux yeux des citoyens.
Enfin, létat actuel de la recherche sur le traitement des déchets radioactifs ne
permet pas davoir de solution entièrement satisfaisante. Il est donc indispensable
daccentuer leffort de recherche dans ce secteur. Mais lenfouissement est
certainement une solution préoccupante pour lavenir : il ne me paraît pas
possible, dans létat actuel des connaissances et des techniques, de sengager
dans une telle voie.
Je vous prie dagréer, Mesdames, Messieurs, lexpression de mes sentiments les
meilleurs.
Ségolène Royal
La Manche Libre 3 décembre 2006
Ségolène Royal est pour lEPR
Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg,
sur Radio Manche
Extrait :
Interrogé sur la position officielle du PS au sujet du réacteur nucléaire EPR, M.
Cazeneuve a rappelé quil ne serait pas le candidat de son parti si ce dernier
devait ne pas soutenir sa construction. Selon lui, Mme Royal a de toute façon un
discours extrêmement clair sur le sujet : elle dit quil ny a pas de raison de
sortir du nucléaire et quelle nentend pas remettre en cause le programme EPR.
Toutefois, nuance importante pour M. Cazeneuve, lEPR à Flamanville ne veut pas dire
quil sera généralisé sur lensemble du territoire. Il faut dabord
que nous ayons un prototype à Flamanville pour voir comment il fonctionne. Ce
qui induit pour le maire de Cherbourg un gel de la généralisation de ce
réacteur dans lattente de des résultats de lexpérience de Flamanville
et une opportunité pour diversifier par ailleurs les sources de
productions.
Autre sujet proche de lEPR, celui des couloirs de lignes à très hautes tension
(THT), Bernard Cazeneuve est-il pour lenfouissement des lignes ? Réponse : Tout
le monde est pour lenfouissement des lignes THT à partir du moment ou cest
possible et financièrement jouable. Jai cru comprendre que ce nétait pas le
cas partout, sur la totalité du tracé dune ligne. Ce que je souhaite, cest
que lon fasse sur ce sujet le contraire de ce qui a été fait pour lEPR. On a
décidé de mettre en place un réacteur avant que ne soit organisé le débat public. Sur
les lignes THT, il ne faut pas donner le sentiment que le débat public est un gadget. Il
faut que la concertation soit la plus large possible.
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