EPR |
rapport
d'expert : le réacteur EPR sera le plus dangereux au monde ! |
| Greenpeace
vient de publier une étude de John Large, expert britannique de renommée internationale
sur les questions de sécurité nucléaire. Cette étude a pour but d'évaluer le risque
que représente le projet de nouveau réacteur prévu à Flamanville en Normandie. Sa
conclusion est sans équivoque : le futur réacteur EPR sera le plus dangereux au monde. |
«
EDF a affirmé dans ses publications que le modèle EPR était parfaitement sûr et que
son fonctionnement, même affecté par un accident très grave ou une attaque terroriste,
nentraînerait pas de graves conséquences pour les communautés locales, la France
et lEurope. Mon étude apporte un démenti à ces affirmations » explique John
Large.
Dans un rapport préliminaire de sûreté, EDF considère que la probabilité dun
accident est de 10-7 par le biais dune redondance de systèmes de sûreté. Mais ce
chiffre de 10-7 ne tient pas compte des problèmes techniques : fuites, pannes
délectricité, erreur de pilotage, inondation, incendie... car EDF considèrent
quils doivent être évités en amont. De plus, les séquences de fusion de coeur à
haute pression, les phénomènes dexplosion de vapeur en cuve et hors cuve, les
détonations dhydrogène sont autant de situations « pratiquement éliminées »
des considérations de sûreté car proches de limpossible.
« Cet aveuglement a pour conséquence de négliger les risques nucléaires et de
sous-évaluer les conséquences dramatiques dun éventuel accident. Cela ne permet
pas détablir des scénarios dintervention durgence adaptés » explique
Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
LEPR étant le plus puissant des réacteurs au monde (1600 MW), il concentrera plus
de radioactivité que ces prédécesseurs. Lutilisation prévue dun
combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au lieu du combustible classique à
base duranium, renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets éventuels.
John Large a travaillé sur des modélisations daccidents nucléaires. Pour évaluer
les conséquences dun accident, il convient de modéliser en fonction du temps, de
la météo et de la géographie du terrain la trajectoire du nuage radioactif et la
dispersion de la radioactivité. Pour ce faire, un modèle informatique1 est utilisé sur
la base de données météorologiques mesurées dans le passé.
En cas daccident grave de lEPR, les conséquences seraient dramatiques :
Jusquà 320 personnes mourraient dans les tous premiers jours, et près de 2000
personnes tomberaient malades.
Au final, près de 30 000 personnes développeraient un cancer mortel. Plus de 9 500
personnes développeraient un cancer de la thyroïde dont environ 1000 seraient mortels.
Jusquà 3 millions personnes seraient évacuées sur une zone de plus de 36 000 km2,
soit une zone plus grande que la Haute et Basse-Normandie réunies.1 million de personnes
devraient se confiner chez eux ;
Enfin, il faudrait organiser dans un temps record la distribution de pastille diode
à 13 000 personnes.
Il nest pas trop tard pour éviter un tel scénario. LEPR nest pas
encore commencé, et son décret dautorisation na toujours pas été signé.
Greenpeace appelle les candidats à lélection présidentielle à sengager à
renoncer au projet EPR. « Ce projet inutile, détourne la France des priorités
énergétiques à mettre en place en urgence. LEPR est un véritable verrou
quil faut casser pour enfin faire la place à une politique basée sur la sobriété
et lefficacité énergétique, et le développement des énergies renouvelables »
conclut Frédéric Marillier.
Source : http://www.greenpeace.org/france/
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22 Février 2007 |
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