| G8
: la réaction de Greenpeace à laccord sur le climat |
| «
Une occasion historique ratée » |
| Greenpeace
critique avec force les Chefs dEtat du G8 qui ne sont pas parvenus à se mettre
daccord sur des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de
serre. Ni le seuil de 2°C de réchauffement à ne pas dépasser, ni labsolue
nécessité de diviser par 2 les émissions globales et par 4 les émissions des pays du
G8 nont fait lobjet dun engagement du G8. |
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En
outre, labsence de référence explicite au protocole de Kyoto, seul cadre
contraignant de réduction des émissions, de même que labsence de mention de
lannée 1990 comme référence pour le calcul des réductions ajoutent à
lambiguïté du texte final.
« Laccord nest clairement pas suffisant pour prévenir les dangers du
réchauffement climatique. Sans engagements chiffrés contraignants, les pays du G8 ont
échoué à se placer à la hauteur du défi climatique », déclare Karine Gavand,
chargée de campagne climat à Greenpeace. « En dépit des aspects prometteurs, le diable
se cache dans les détails rédactionnels du texte final ! »
Greenpeace est satisfait que le G8 se positionne clairement dans le cadre des Nations
Unies pour lutter contre les changements climatiques, en donnant un mandat politique fort
aux négociations de la seconde période dengagement du Protocole de Kyoto, mais
sinquiète de labsence de référence directe au Protocole, que les Etats-Unis
nont pas ratifié.
« Lisolement des Etats-Unis qui refusaient daccepter un objectif contraignant
de réduction des émissions de gaz à effet de serre est apparue au grand jour lors de
cette rencontre. Ladministration Bush a accepté de « sérieusement considérer »
le fait que le reste du monde se fixe des objectifs de réduction, mais elle est encore
loin de se les fixer elle- même » précise Karine Gavand.
Greenpeace rappelle aux gouvernements du G8 quils doivent réduire leurs émissions
de 80 à 90% dici 2050 si le monde veut éviter les pires impacts des changements
climatiques. « Les gouvernements ont échoué à sengager sur ce que la science
juge nécessaire, à travers des objectifs contraignants. Ils doivent le faire dans le
cadre des Nations unies de toute urgence », ajoute Karine Gavand. |
| Paris,
le 7 juin 2007 |
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| juin 2007 |
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