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Nucléaire CEA Cadarache. Agence ITER France

Encore une démonstration magistrale de l'aberration du projet ITER
Une nouvelle enquête publique est lancée du 27 avril au 29 mai 2009 sur le chauffage et la climatisation et une nouvelle occasion pour dire encore tout le mal que vous pensez du projet nucléaire ITER ( voir adresses et horaires mairies plus bas). Vous pouvez tous, quelque que soit le domicile, participer à l'enquête publique. ITER laissera plus de 33 000 tonnes de déchets rendus radioactifs par le tritium et les neutrons.
Encore une démonstration magistrale de l'aberration du projet ITER, ou l'on voudrait tenter de reproduire l'énergie du soleil dans une gigantesque boite alors qu'on est pas même capable avec des millions d'euros de construire un bâtiment bioclimatique, ou tout du moins bien isolé, et tirant parti du si généreux soleil de Provence !

Nous rappelons que les pompes à chaleur ne font pas partie des énergies écologiques
[voir à ce sujet : http://www.ecoenergies.net/crbst_24.html ] On est très loin avec ITER des projets sobres en énergie, respectueux de la planète, que sont nécessairement les vrais projets d’avenir.

ITER est un danger pour les hommes et l’environnement par l’utilisation de tritium, un gaz radioactif très toxique.

ITER laissera plus de 33 000 tonnes de déchets rendus radioactifs par le tritium et les neutrons.

ITER est un luxueux programme de recherche réservé aux pays riches et très peu créateur d’emplois. Plus de 10 milliards €, le prix ne cesse de grimper, pour une expérience de 400 secondes aux chances de succès quasi nulles.
ITER ne produira jamais le moindre kilowatt mais en consommera énormément pendant ses 20 ans de fonctionnement.

Le centre nucléaire de Cadarache est situé sur la faille sismique d’Aix-en-Provence-Durance, la plus active de France et à proximité d’une autre, celle de la Trévaresse qui a généré le plus grave séisme jamais enregistré en France il y a un siècle [Salon, Lambesc 1909 ]
dont on commémorera le centenaire de ce triste anniversaire le 11 juin 2009 .

Sachez que côté finances, ITER ça va pas fort après l’annonce en septembre 2008 d’un dépassement de budget de 30% ( ce sera certainement beaucoup plus) suite à 80 modifications importantes à effectuer dans la conception de ce réacteur expérimental.
Et suite à cette envolée des coûts, EURATOM , la communauté européenne à l’énergie atomique, a tiré la sonnette d’alarme. Ce n’est plus 3 milliards € qu’ils doivent mettre sur la table comme initialement prévu mais plus de 6 milliards € !! Et ils en ont à peine 2 milliards €

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le budget initial n’a pas pris en compte le coût les mesures anti-séismes

L’envolée du prix des matières premières, qu’a connue le monde ses dernières années, n’était pas non plus prévue.  La crise économique actuelle est en train d'en remettre une couche.

Et il y a 3 mois nous apprenions par la presse (Enerpresse - 2 février 2009) que le budget initial n’avait pas pris en compte le coût les mesures anti-séismes que nécessite l’installation de la machine dans la zone sismique de Cadarache !! Incroyable mais pourtant vrai !

Selon des scientifiques britanniques, la dérive pourrait osciller entre 30 et 100% du montant initial de la facture. Nous l’annoncions dés le début, le budget ITER n'est pas du tout maitrisé !
On pourrait atteindre les 20 milliards d'euros, ce qui risque fort de faire fuir les pays partenaires. Et ils auraient entièrement raison !

Nous demandons l’abandon de ce projet de recherche irresponsable et le réinvestissement de ces milliards d’euros vers les énergies renouvelables et les économies d’énergie.

texte officiel:

" Les installations de pompes à chaleur qui assureront la production de climatisation en été
et de chauffage en hiver des cinq bâtiments du siège ITER sont des installations classées
pour la protection de l’environnement. Leur capacité variera de 30 kW environ pour le plus
petit bâtiment à 2 800 kW environ pour le bâtiment de bureaux.

Soumis à enquête publique du 27 avril au 29 mai 2009,
le dossier de demande d’autorisation d’exploitation réalisé par l’Agence Iter France en tant
que maître d’ouvrage en présente les caractéristiques techniques.
Le dossier d’enquête publique est consultable dans les mairies de Saint Paul-lez-Durance
et de Vinon-sur-Verdon.

Michel Court, commissaire enquêteur, assurera des permanences en mairies de :
Saint Paul-lez-Durance : 27 avril de 9 h à 12 h / 4 mai de 9 h à 12 h / 12 mai de 14 h à 17 h / 18 mai de 9 h à 12 h / 29 mai de 14 h à 17 h.

Vinon-sur-Verdon : 6 mai de 9 h à 12 h / 25 mai de 14 h à 17 h.

Mairie de ST PAUL LEZ DURANCE, 13115 place Cdt Jean Santini , 04.42.57.40.56 , fax : 04 42 57 44 61 , ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30

Mairie de VINON SUR VERDON , avenue Libération 83560 , tel: 04 92 78 80 31 , fax: 04 92 78 93 20 ouvert le lundi de 15h à 17h30 , du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 15h à 17 h30

très peu d'informations sur cette enquête publique. Nous vous tiendrons au courant.
Vous pouvez voir un encart sur le dernier numéro d'interfaces, journal de propagande ITER : http://www.itercad.org/INTERFACES-15.pdf

Et pour une meilleure information sur ITER, vous pouvez lire ou télécharger la brochure du réseau Sortir du nucléaire : http://www.stop-iter.org/spip.php?rubrique21

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Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire

Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace). Informations, départs groupés et programme sur : http://fermons-fessenheim.org

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DROME - Un réacteur de Tricastin arrêté pour la 3ème visite décennale (Midi Libre - mardi 5 mai 2009)

Depuis le 2 mai dernier, l’unité de production n°1 du centre nucléaire d’électricité de Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme est arrêtée pour réaliser sa troisième visite décennale. Cet événement technique réglementaire consiste en un contrôle complet de l’installation réalisé tous les dix ans. L’ensemble de ces contrôles est soumis à l’approbation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

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Lieu de mémoire : la centrale nucléaire Phénix (LExpansion.fr - 04/05/2009 - Béatrice Mathieu)

Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, vient d'être définitivement arrêté. Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec, mais ils pourraient connaître un retour en grâce.

Le 6 mars 2009 à 23 h 50, une page de l'histoire nucléaire française s'est tournée. En silence, sans cérémonie officielle, sans grande fête d'adieu. Sur le site ultrasécurisé de Marcoule (Gard), la centrale nucléaire Phénix a été arrêtée définitivement. Les deux équipes de quart qui, comme d'habitude, s'étaient relayées en début de soirée se sont réunies dans le large couloir vitré donnant sur la salle de contrôle. Là, une poignée d'ingénieurs et de techniciens ont grignoté des petits-fours et siroté un jus de fruit - pas d'alcool, sécurité oblige ! - en regardant s'éteindre un à un les signaux lumineux des écrans de contrôle. Puis le silence s'est fait pesant, une fois les énormes turbines arrêtées. Tous avaient la gorge serrée, certains ont même versé une larme, hésitant entre l'amertume de ne pas continuer l'aventure et la fierté d'avoir été des pionniers de l'atome.

Car Phénix n'était pas une centrale comme les autres : c'était le prototype de ce que les spécialistes du nucléaire nomment un « surgénérateur ». Une technique radicalement différente de celle employée dans la grande majorité des centrales en France et à l'étranger. En effet, la plupart des réacteurs en activité dans le monde sont à eau pressurisée et fonctionnent à partir d'uranium 235. Phénix utilisait du sodium comme liquide de refroidissement et brûlait un combustible largement composé de plutonium. Ses avantages ? D'abord son rendement, trois à quatre fois supérieur à celui des centrales traditionnelles. Ensuite, une production de déchets nettement inférieure à la moyenne puisque Phénix avait la capacité de brûler une partie de ceux qu'elle générait et de les transformer en matières non radioactives. Cette technologie, connue dès les années 50, avait alors fait dire au physicien Enrico Fermi, l'un des pères de la bombe atomique américaine : « Le pays qui sera le premier à mettre au point un réacteur surgénérateur en tirera un avantage commercial décisif. » Pendant des décennies, Phénix incarnera donc le rêve de la communauté nucléaire internationale.

C'est au milieu des années 60 que la France se lance dans la course aux surgénérateurs, titillée par les premiers succès des Britanniques, des Américains et des Russes. En 1969, un protocole est signé entre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et EDF pour la construction et l'exploitation en commun d'une centrale nommée Phénix. Entre les ingénieurs de terrain d'EDF et les scientifiques du CEA, la mayonnaise prend vite. Les travaux de construction durent cinq ans à peine et le budget (l'équivalant de 562 millions d'euros actuels) est à peine dépassé.

Le 31 août 1973, la première réaction en chaîne a lieu et, le 13 décembre, Phénix est relié au réseau électrique. Devant un parterre de journalistes, c'est le ministre de l'Industrie, Jean Charbonnel, qui est censé réaliser cette première manoeuvre. Pour le plus grand plaisir des photographes, il appuie fièrement sur le bouton... du réseau téléphonique, tandis qu'un ingénieur opère pour de vrai mais discrètement en coulisse. Vu de l'étranger, la rapidité avec laquelle les Français mettent au point ce prototype fait mouche. Le 15 mars 1974, le Financial Times titre : « La France domine le monde dans le domaine des surgénérateurs. » En effet, Phénix démarre avant son concurrent britannique, dont la construction avait pourtant débuté deux ans plus tôt.

Mais le succès de Phénix rend les géants français de l'atome ambitieux, peut-être trop. Comme la Grenouille qui se rêvait aussi grosse que le Boeuf, EDF, ralliant à sa cause l'italien Enel et l'allemand RWE, se met à rêver d'un Super-Phénix, trois fois plus puissant que le prototype. Le saut technologique est considérable et le pari, très osé. La construction de Super-Phénix à Creys-Malville, dans l'Isère, débute en 1976. Elle durera presque dix ans, une période marquée par la montée des mouvements écologistes et le rejet du nucléaire dans l'opinion publique. Des erreurs de conception dues au gigantisme du projet entraînent des incidents à répétition. En 1987, deux ans après son entrée en service, Super-Phénix est arrêté pour dix-huit mois... Pendant la décennie qui suit, le réacteur de Creys-Malville vivotera entre arrêts momentanés et redémarrages, jusqu'à sa fermeture définitive, en 1998, par Lionel Jospin.

L'échec de la version industrielle du surgénérateur sonne le glas de la filière. Phénix, petit bijou scientifique, n'a pas su grandir. La centrale de Marcoule devient le symbole d'un rêve qui s'est noyé dans les eaux du Rhône. Au début des années 2000, la fin de vie de Phénix est programmée. En trente-quatre années de fonctionnement, la centrale aura produit près de 24,4 milliards de kilowattheures, environ la consommation annuelle d'électricité du Gard.

Pour les quelque 330 cadres d'EDF et du CEA qui travaillaient sur Phénix, l'avenir, c'est d'abord le démantèlement de la centrale, un chantier qui devrait durer une bonne quinzaine d'années. Mais ce sont surtout les 40 hectares de terrain que le CEA vient d'acquérir juste en bordure de Phénix. Sur cette vaste étendue caillouteuse, les scientifiques français espèrent construire dès 2015 Astrid, prototype des futurs réacteurs de génération 4, ceux qui entreront en fonctionnement vers 2040. Pied de nez à l'histoire, Astrid devrait être une version moderne et perfectionnée des « vieux » surgénérateurs. Comme si Phénix, fidèle à son nom, renaissait de ses cendres.

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Déficit et problème d'image : les coteaux du Tricastin voient rouge (Le Dauphiné libéré - 30/04/09)

Les coteaux du Tricastin n'ont pas été épargnés en 2008. Déjà dans une situation difficile avec des arrachages en série et une récolte à la baisse (54 690 hl en 2008 contre 77 354 en 2007), il ne manquait plus que les incidents nucléaires de l'été dernier pour aggraver encore sa malheureuse situation. Le syndicat de l'appellation a tenu mardi soir son assemblée générale à Clansayes afin de faire le bilan de cette année marquée par un déficit de près de 70 000 euros.

Restent les deux gros dossiers étroitement liés, ouverts l'été dernier, et desquels peu d'informations échappent : la future aide financière d'Areva et le changement de nom. Pour le premier point, "l'acte devrait être signé sous peu" confie-t-on sans toutefois en préciser le montant. "Les négociations ont été difficiles mais dans un climat d'écoute", indique Henri Bour, président du syndicat.

Négociations qui "ont failli être compromises" par des vignerons qui avaient fait "des réclamations directes à Areva". Trois sur quatre ont fait marche arrière. Quant au rapprochement de Tricastin vers une AOC Grignan, rien n'est encore fait. Le problème étant qu'il existe déjà un vin de pays Comté de Grignan... et qu'il faudrait qu'il abandonne son nom.

2 et 4 mai2009
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