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Energie nucléaire - energie sale
Cadarache : simulation officielle et action anti-nucléaire
Le 2 juin dernier, lors des exercices de simulation d’un accident nucléaire à Cadarache (rejet dans l’atmosphère de particules d’uranium hautement radioactif), des militants anti-nucléaires ont déroulé une banderole de 15m x 10m « Le Nucléaire Tue l’Avenir » sur une falaise visible du CEA à environ 2 km, c’est à dire dans le périmètre d’intervention et ce, sans être inquiétés le moins du monde.
A Saint Paul les Durance, à 2km de Cadarache, peu après que la sirène ait retenti, le village vaquait tranquillement à ses occupations.

Voir la vidéo : http://www.wat.tv/video/cadarache-simulation-bidon-1jif2_1jif3_.html   (faites circuler !) et la photo jointe.

On peut s’interroger sur l’efficacité du déploiement supposé des forces de l’ordre prévu au Plan Particulier d’Intervention sur les quatre départements soi-disants concernés. Rappelons que Cadarache se situe sur une faille sismique, que le centre abrite des réacteurs d’essai, des centres de stockage de déchets radioactifs, un centre de retraitement du plutonium en attente de démantèlement, etc., et qu’il se trouve à 70 km de Marseille, ville qu’il est plus qu’irréaliste de vouloir évacuer en urgence.

Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, militaires ou civiles, et non d'organiser de dérisoires exercices qui ne sauveront personne en situation réelle.

INTOX de "La Provence"  ici

Collectif sdn13 : isataitt@club-internet.fr
 

Campagne nationale "Agissons pour une Europe sans nucléaire"

Consultez l'évaluation des réponses des candidats aux élections européennes du 7 juin:

Très satisfaisantes : Europe Ecologie ; NPA ; Europe Décroissance ; liste de Jacques Borie (Europe Démocratie Espéranto, circonscription Nord Ouest)

Sortie rapide du nucléaire, économies d'énergie, énergies renouvelables, prise en compte de la santé avant les intérêts financiers, réorientation de la recherche sur les énergies d'avenir, réalisme face à la toute puissance de la science, bonne connaissance des enjeux internationaux.

Sur la bonne voie : Corinne Lepage (liste Modem, circonscription Nord) ; Jean-Luc Bennahmias (liste Modem, circonscription Sud-Est) ; Parti de Gauche (position antinucléaire contrariée par son tête-à-tête avec le PCF au sein du Front de Gauche)

Sortie à moyen terme du nucléaire, non renouvellement des anciennes centrales nucléaires, soutien aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables, prise en compte de la santé avant les intérêts financiers, réorientation de la recherche sur les énergies d'avenir, réalisme face à la toute puissance de la science, bonne connaissance des enjeux internationaux.

Décevant : liste de Farhad Daneshmand (Europe Démocratie espéranto, circonscription Centre)

Sortie du nucléaire trop éloignée, croyance dans la techno-science, contradiction sur le soutien à la recherche dans les énergies renouvelables et le versement de subventions européennes au nucléaire…

Dans l'impasse pronucléaire : Parti Socialiste ; Debout la République ; UMP (n'a pas répondu mais Mme Dati a donné le ton dans sa réponse aux jeunes UMP : http://tinyurl.com/mgmt9z ) ; PCF (n'a pas répondu mais reste aveuglément pronucléaire)

Financement massif du nucléaire et saupoudrage pour les énergies renouvelables pour le décor, soutien à la construction de l'EPR et à la dissémination du nucléaire à travers le monde avec les risques de conflits catastrophiques que cela engendre, croyance dans la techno-science et le productivisme, qui nous ont menés dans l'impasse, pour s'en sortir…

Voir le détail des réponses des candidats sur : http://europe-sans-nucleaire.org

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Élections européennes : le Réseau "Sortir du nucléaire" a évalué les candidats

- Europe écologie et le NPA prennent leurs responsabilités face à l'urgence écologique
- L'UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le "développement durable"
- La position officielle du Modem reste encore à découvrir…
- Le Parti de Gauche est "coincé" par son tête à tête avec le très pronucléaire PCF.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a interrogé les principaux partis à propos de la politique énergétique qu'ils entendent promouvoir au niveau européen. Voici le bilan de cette consultation.

Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut d'ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau "Sortir du nucléaire". Europe Écologie et le NPA se prononcent pour une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du nucléaire civil), ainsi que les questions de l'emploi et du social (promotion des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, qui sont de véritables gisements d'emplois).

Le Parti de Gauche a eu l'honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front de gauche qui l'unit au PCF, il n'était pas possible d'avoir une position commune sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est très attentif à l'évolution du Parti de Gauche, qui s'est déclaré favorable à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position pronucléaire.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n'ont pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l'opacité du lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21, tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long terme. Finalement, la position "officielle" du Modem reste encore à découvrir !
Comme chacun a pu le constater, l'UMP et le PS ont repoussé au maximum le moment d'entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat pouvant remettre en cause l'énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de société crucial.

Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits "de 4e génération", bien que ces deux technologies pour l'heure inexistantes absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime pour les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Reconnaissant le problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !

L'UMP n'ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau "Sortir du nucléaire", le seul élément dont nous disposons est la fameuse interview de Mme Dati, numéro 2 sur la liste d'Île-de-France, lors d'un meeting des jeunes UMP, où elle a démontré son incompétence, confondant allègrement électricité et énergie. Il est vrai que M Sarkozy lui-même avait été défaillant sur ce sujet lors de la campagne présidentielle. En résumé, l'UMP soutient totalement la politique pronucléaire de l'Etat… sans pouvoir ni savoir justifier cette option.

Parallèlement à ce questionnaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" a lancé une campagne de pétition par cartes postales, appelant les citoyens à interpeller les listes sur ces questions énergétiques. Cette campagne (http://europe-sans-nucleaire.org) a rencontré un grand succès, ce qui témoigne une fois de plus du véritable divorce entre les citoyens et les partis dominants : malgré la crise écologique, malgré les déconvenues de l'industrie nucléaire française (retards et surcoûts considérables des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de Flamanville ; fuites d'uranium au Tricastin et ailleurs, etc.), l'UMP et le PS restent enfermés dans le carcan d'une idéologie productiviste et scientiste inapte à penser le futur énergétique et écologique de l'Europe.

=> Voir le détail des réponses des candidats sur : http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique44


NB : l'Alliance écologiste indépendante (AEI) ne figure pas dans ce document. En effet, nous avons reçu une réponse assez satisfaisante... mais qui ne correspond pas à la réalité : par exemple, le candidat de l'AEI dans le Sud-Ouest, le présentateur TV Patrice Drevet, soutient ouvertement l'industrie nucléaire. Il est donc nécessaire que l'AEI se positionne clairement (que ce soit POUR ou CONTRE le nucléaire)


EPR à Tricastin : GDF-Suez prépare le terrain (Le Dauphiné Libéré - 28 mai 2009)

Alors qu'Areva et EDF rivalisent d'incompétence, de retards et de surcoûts sur leurs chantiers EPR respectifs (en Finlande et à Flamanville), des gens sans scrupule se démènent pour programmer d'autres EPR. En espérant sûrement que les travaux soient assez engagés pour ne pas être stoppés lorsque l'ampleur du désastre apparaîtra au grand jour...

GDF-Suez réalise depuis février et jusqu'en novembre prochain de nouvelles études autour du site nucléaire du Tricastin en vu d'y implanter le troisième EPR français. En mai 2008, il y a tout juste un an, une filiale de Suez - la fusion n'avait pas encore eu lieu avec GDF - avait effectué une première série de tests sur une durée mois longue, trois semaines seulement.

Une étude complémentaire

Cette étude, comme la première, est un préalable à "une éventuelle demande d'autorisation d'implantation" d'un EPR sur Tricastin et représente le second grand pas en avant dans la course au réacteur de troisième génération. Elle confirme par ailleurs définitivement l'intérêt du groupe pour le site drômois.

L'an dernier, Suez avait commandé des essais géophysiques et géotechniques visant à analyser la qualité du sous-sol à l'aide d'un camion vibrateur. Cette fois c'est différent, comme nous l'explique le porte-parole de GDF-Suez : « Les mesures qui sont faites actuellement s'inscrivent dans le cadre d'une étude d'impact, ce qui revient à contrôler l'état actuel du site et l'environnement, la faune, la flore, l'eau et le sol. »

Une deuxième étude, dite "complémentaire", qui n'a pu être lancée uniquement parce que les résultats de la première se sont révélés positifs : « Ils confirment que la géologie du site du Tricastin est apte à accueillir un tel réacteur et confirme l'absence de faille. »

Et du côté d'Areva...

Par ailleurs, le groupe Areva se verra probablement conforté dans ses choix. En effet, au moins deux faits encouragent l'idée qu'un EPR est fermement attendu par l'exploitant. Areva a été autorisé par une délibération du conseil municipal de Pierrelatte, le 11 février, à acquérir un triangle de terrain d'une surface de 3 hectares au nord-ouest du site, soit près des anciennes installations du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). À cette occasion, les élus ont évoqué un "projet industriel" qui serait, supputent certain, l'EPR.

Ensuite, le 28 avril dernier, le même conseil de Pierrelatte a annoncé sa volonté de construire une troisième réserve en eau de 3 600 mètres cubes. Certes un peu pour la ville, mais surtout pour le leader mondial du nucléaire qui aurait besoin que Pierrelatte lui « fournisse 60 m³ par heure d'eau potable dans des délais très rapides. » La raison ? Une fois de plus, pas de réponse officielle. Mais il se trouve que cette réserve serait située près du fameux triangle de terrain... Le feuilleton continue.

EPR : Il s'agit d'un réacteur dit de troisième génération, à eau pressurisée. Un chantier est en cours en France à Flamanville et l'Élysée a attribué le second EPR français à Penly au début de l'année.

GDF-SUEZ : Le groupe GDF-Suez fait savoir depuis un certain temps qu'il serait intéressé par le site du Tricastin, appartenant à Areva, pour y installer et y exploiter un réacteur EPR.

PERIMETRE DE L'ETUDE : Dix kilomètres autour du site du Tricastin, soit le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI). Cela englobe les villes de Pierrelatte, Donzère, Saint-Paul-Trois-Châteaux, La Garde-Adhémar et Les Granges-Gontardes pour la Drôme, Bollène et Lapalud pour le Vaucluse et Bourg-Saint-Andéol pour l'Ardèche. GDF-Suez précise qu'aucune décision n'est prise et que cela ne se fera pas sans "une large concertation avec les élus et la population".

L'ETUDE CANCERS EN PARALLELE : La prochaine réunion de la Cigeet est annoncée le 26 juin à Valence. Or, c'est à ce moment-là que le nom du prestataire choisi pour mener l'étude-cancer autour du Tricastin pourrait être dévoilé. Pour mémoire, l'étude doit durer un an sur 37 communes.

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Un peloton de gendarmerie pour surveiller la centrale nucléaire de Fessenheim (Dernières nouvelles d'Alsace - Jeu 28 mai 2009)

Après la centrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux et les expérimentations menées sur les sites de Cattenom et de Flamanville, toutes les centrales nucléaires françaises devraient être dotées à l'horizon 2010 d'un PSPG (peloton spécialisé de protection
de la gendarmerie) affecté à leur surveillance.

A Fessenheim où la surveillance de la centrale est aujourd'hui assurée par le PSIG (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) d'Ensisheim et la communauté de brigades d'Ensisheim-Blodelsheim, c'est la création d'une unité de 38 gendarmes spécialement affectée à cette mission qui est en projet.

La Gendarmerie est actuellement en discussion avec les communes voisines de la centrale pour trouver un site en mesure d'accueillir ce PSPG et les familles des gendarmes. Ces derniers seront formés aux risques toxiques et nucléaires pour cette mission de surveillance qui permettra aussi de libérer le PSIG et la communauté
de brigades d'Ensisheim-Blodelsheim de cette tâche. EDF devrait être partie prenante sur le plan financier dans la mise en place de cette surveillance.

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
http://www.sortirdunucleaire.org/
3 juin 2009
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