| Tricastin - Non respect dune règle dexploitation lors
dune intervention sur lunité n°2
Lunité n°2 de la centrale de Tricastin est actuellement en arrêt programmé pour
réaliser le remplacement dun tiers du combustible et des opérations de maintenance
et de contrôle sur les matériels. Le 29 octobre 2008, lexploitant réalise le
déchargement des assemblages combustibles pour les entreposer dans le bâtiment
combustible.
Durant chaque opération de manutention du combustible, toutes les dispositions doivent
être prises pour que le bâtiment réacteur reste toujours complètement « étanche »
et confiné. Un système de ventilation fonctionne dailleurs en permanence pour
garantir une dépressurisation du bâtiment réacteur par rapport à latmosphère
extérieure.
Le 29 octobre, parallèlement à ce déchargement, une vidange des générateurs de
vapeur* (GV) a été lancée pour permettre de réaliser des opérations de maintenance.
Cette vidange consiste, par lintermédiaire dun circuit de purge (appelé
APG), à faire circuler leau des GV vers des réservoirs situés à
lextérieur du bâtiment réacteur.
La réalisation de cette intervention, même si elle na eu aucune incidence sur la
sûreté, na pas permis, conformément à nos règles dexploitation, de
garantir totalement le confinement et lisolation du bâtiment réacteur pendant la
manutention du combustible.
Cet écart à nos règles dexploitation, sans conséquence pour la sûreté, a donc
été déclaré à lAutorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de léchelle
INES (qui compte 7 échelons).
* Les générateurs de vapeur, au nombre de 3 sur un réacteur de 900 MW comme à
Tricastin, est un échangeur de chaleur placé entre le circuit primaire du réacteur et
le circuit secondaire.
............
Tricastin - La fin du suspense : les "tubes"
décrochés avec succès (Vaucluse matin - 29/10/08)
Il aura fallu plus d'un mois et demi pour décrocher les deux "tubes" d'uranium
de 600 kilos chacun suspendus au "couvercle" de la cuve du réacteur nº 2 de la
centrale nucléaire EDF-Tricastin depuis le 8 septembre. Une première tentative avait eu
lieu début octobre mais l'outil de sécurisation n'avait pas les bonnes proportions.
L'opération s'est déroulée en deux temps : le 22 octobre d'abord, avec la sécurisation
des assemblages combustible « afin de garantir leur maintien (lors de l'intervention
décisive) et supprimer ainsi le risque de chute».
Ce lundi ensuite, avec la mise en oeuvre d'un outil spécifique, testé au préalable sur
une maquette grandeur nature au centre d'expérimentation et de validation des techniques
d'intervention des chaudières nucléaires (CETIC) à Chalon-sur-Saône, et ayant reçu
l'aval de l'autorité de sûreté nucléaire et de l'Institut de radioprotection et de
sûreté nucléaire.
Les deux assemblages ont été désolidarisés avec succès des structures internes
supérieures de la cuve puis transportés vers la piscine du bâtiment dit
"combustible", lieu habituel d'entreposage des assemblages de combustible usés.
.....
Tricastin : fin (provisoire ?) de l'affaire des barres
combustible "suspendues" (Réseau "Sortir du
nucléaire" - Mardi 28 octobre 2008)
Lundi 27 octobre 2008, EDF a très discrètement annoncé, dans une page intérieure de
son site web(*), avoir enfin réussi à récupérer les deux barres de combustibles qui
étaient suspendues depuis le 8 septembre au dessus du coeur du réacteur n°2 de la
centrales nucléaire du Tricastin (Drôme).
Si l'on ne peut que se réjouir de voir cette affaire se terminer sans accident (selon
EDF), elle pose néanmoins de graves questions pour la suite, au Tricastin et dans les 30
autres réacteurs de 900 MW que l'on trouve en France : d'autres barres de combustible ne
vont-elles pas "jouer les filles de l'air" lors des prochaines ouvertures de
cuve ? Si c'est le cas, est-ce que la chance sera encore de mise et permettra d'éviter un
accident nucléaire ?
Que penser d'EDF à qui l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), pourtant prompte à
protéger les intérêts de l'industrie nucléaire, a quand même notifié un
"constat notable sur la non prise en compte dune des actions correctives mises
en oeuvre dans le cadre du retour dexpérience dun événement similaire
survenu au CNPE de Nogent-sur-Seine en 1998." (**)
De même, l'ASN a pointé le fait qu'EDF a dû "déterminer en urgence, le 8
septembre 2008, quelle était lorganisation à mettre en place pour gérer
lévénement ainsi que les options techniques à déployer pour garantir la sûreté
du réacteur et assurer la sécurité des intervenants." (**)
Tout ceci donne une véritable impression d'amateurisme qui, avec l'aggravation du danger
du fait du vieillissement des installations nucléaires, laisse craindre pour la suite de
lourdes déconvenues. Le risque nucléaire est plus important que jamais...
(*) http://energies.edf.com/fichiers/fckeditor/File/NoteInternetAssemblages271008.pdf
(**) ASN
....
A voir : Un sujet au cur de l'actualité, abordé
pour la première fois dans un film fiction.
Lors d'un test de sécurité, un grave incident se produit à la centrale nucléaire de
Cateneau. Un film inspiré des incidents survenus ces derniers temps dans des centrales
nucléaires françaises et des conclusions dun rapport de lIRSN,
lInstitut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. Un film fiction à voir sur
ARTE, ce vendredi 7 novembre 2008 à 21 h. Rediffusion le samedi 15 novembre à 15 h 55.
Visionnez la bande annonce ici :
http://www.truveo.com/INELUCTABLE-sur-ARTE/id/2165536334
Le début de l'histoire : Une délégation indienne, dirigée par Kuldip Badhwar, se
rend en France pour concrétiser l'achat de quatre réacteurs nucléaires nouvelle
génération. Le représentant indien est accueilli à la centrale de Cateneau par
Blandine Maurizet, chargée par le ministère de l'Industrie d'organiser la visite du
site. Kuldip Badhwar exige des garanties sur la sûreté des installations et demande un
test d'arrêt d'urgence du réacteur. Le ministère, sûr de sa technologie, donne son
accord. Mais la manuvre, qui ne devait être qu'une simple opération de routine,
vire au cauchemar... Découvrez la présentation complète de ce film sur le site d'ARTE :
http://www.arte.tv/fr/accueil/contenus-divers/Nav-Ineluctable/2266462.html
Pour tout savoir (ou presque) sur le démantèlement
d'une centrale nucléaire
"Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre" Un film documentaire
remarquable et inédit de Brigitte Chevet à voir sur : France 3 National : le samedi 8
novembre 2008 à 0 h 20 (minuit 20 mn) et samedi 15 novembre à 4 h 00 du matin ! ou
France 3 Ouest : samedi 15 novembre à 16 h 00. http://www.vivement-lundi.com/vivement_lundi/Brennilis.html
Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre.
Documentaire de Brigitte Chevet (France, 2008). 55 mn. Inédit.
Le réacteur expérimental de Brennilis, en Bretagne, fut construit dans les années 60.
La population n'en fut informée que par une maigre propagande. Vingt ans plus tard, en
1986, on arrête cette centrale peu productive qui fuit de partout. La filière à eau
lourde est morte mais les mêmes élus qui militaient pour le maintien du site mènent
bientôt campagne pour son démantèlement. EDF accepte et les travaux commencent dans les
années 90 pour s'arrêter au début des années 2000 : s'attaquer au réacteur paraît
trop dangereux. EDF prend pourtant le risque deux ans plus tard... jusqu'à ce que les
écologistes réussissent à arrêter le chantier.
Brigitte Chevet a suivi ces péripéties pendant des années. Le premier mérite de son
documentaire consiste à donner une vision exhaustive de l'histoire du site, à l'aide
d'images et de témoignages riches, rares et variés. Le bilan est désastreux. Le
chantier de Brennilis, qui devait être la vitrine du savoir-faire d'EDF en matière de
démantèlement, accumule les surcoûts, les rejets et les risques, ce qui n'est pas de
bon augure pour l'avenir des centrales vieillissantes. L'inconséquence des concepteurs et
des exploitants de la filière nucléaire apparaît dans toute sa splendeur
cauchemardesque. Même si Brennilis n'est pas Tchernobyl, précise Brigitte Chevet. Car
elle n'a pas réalisé un film militant mais un film citoyen, qui interroge l'état de
notre démocratie. Un film optimiste, au bout du compte : de réunions publiques en
remontrances de l'Autorité de sûreté nucléaire, d'opérations de communication en
altercations entre écolos et ouvriers, il montre l'émergence d'un débat très vif sur
un sujet autrefois tabou.
(Samuel Gontier - Télérama n° 3069)
Possibilité de commander ce film sur http://boutique.sortirdunucleaire.org/
Ou par courrier en envoyant un chèque de 18,50 euros pour un DVD port compris à :
Réseau "Sortir du nucléaire" 9, rue Dumenge 69317 Lyon cedex 04 - Chèque à
l'ordre de "Sortir du nucléaire". Possibilité d' organiser une
projection/débat autour de ce film
en contactant directement Chantal Cuisnier (porte parole nationale du Réseau "Sortir
du nucléaire") par mail à : chantal.cuisnier@sortirdunucleaire.fr
. Programmation de ce film en Bretagne :
- vendredi 7 novembre (Bibliothèque) Pont-de-Buis les Quimerc'h
- samedi 8 novembre 17h30 Plougastel Daoulas
- samedi 8 novembre : France 3 23h55 « case de l'oncle Doc »
- jeudi 13 novembre à la médiathèque d'Hennebont à 20h30
- vendredi 14 novembre à la salle polyvalente de Elliant à 20h30
- vendredi 14 novembre à la salle Nuit de noces Lannilis à 20h30
- samedi 15 novembre France 3 Bretagne 16h
- mardi 18 novembre au cinéma Le kerfany de Moëlan sur Mer à 20h30
- jeudi 20 novembre au Run ar Puns à Châteaulin 21 h
- vendredi 28 novembre Locoal Mendon (56) à 20h30 salle de l'ancienne mairie
- dimanche 30 novembre Plescop 17 h(salle polyvalente)
- samedi 13 décembre Guidel 20 h à L'Estran, allée de Kerprat |