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Nouvelles fuites à Tricastin chez la filiale Eurodif d'Areva et dans le réacteur EDF n°4
AREVA encore responsable d'une pollution au Tricastin. Quatre mois après la première fuite et la succession d'incidents nucléaires sur les installations nucléaires de la vallée du Rhône,une  nouvelle fuite de Bore vient d'être constatée à Tricastin chez la filiale Eurodif d'Areva, quelques heures seulement après une visite de presse vantant les mérites de la future installation Georges-Besse-II... La série noire continue. Hier soir vers 20 heures, à la nuit tombée, des tests étaient effectués dans les eaux de la Gaffière. En parallèle à l'incident survenu sur Eurodif, deux fuites sur la centrale nucléaire EDF-Tricastin "de l'eau et de l'oxygène s'échappent d'un tuyau situé dans la salle des machines du réacteur n°4" . La coupe est pleine pour les anti-nucléaires.

Nucléaire - Quatre mois après, nouvelle fuite à Tricastin chez la filiale Eurodif d'Areva (Midi Libre - Dimanche 9 novembre 2008)

Pour une fois, l'image correspond. Les deux tours aéroréfrigérantes d'Eurodif, symbole du site du Tricastin (Drôme), tournaient pourtant en boucle sur les chaînes de télévision début juillet lors de l'incident Socatri. L'usine d'enrichissement d'uranium, elle aussi filiale d'Areva, n'était alors pour rien dans la pollution de deux affluents du Rhône.

Tout a changé ce vendredi. Une fuite a été constatée sur un circuit secondaire de refroidissement de l'usine Georges-Besse. Quelques heures après une visite de presse vantant les mérites de la future installation Georges-Besse-II... La fuite d'eau contenant du bore (produit ralentisseur de neutrons mais non radioactif) s'est produite dans une canalisation et a atteint une galerie technique puis un caniveau d'eau pluviale.

Le tout s'est jeté dans le cours d'eau de la Gaffière. C'est la préfecture de la Drôme qui a précisé en soirée le nom de la rivière. La communication d'Areva ne le mentionnait pas.

Peur d'évoquer les mauvais souvenirs ou malheureux oubli ? La Gaffière et le Lauzon, un autre affluent du Rhône, avaient accidentellement accueilli 74 kg d'uranium liquide le 4 juillet dernier.

Malgré les communiqués rassurants de l'Autorité de sûreté nucléaire, les écologistes sont hier montés au front. Le réseau Sortir du nucléaire conteste pour sa part « les communiqués lénifiants des autorités ». La préfecture parlait d'une pollution en deçà de la norme sanitaire. Réponse des écologistes : « Une contamination reste une contamination. »

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La coupe est pleine pour les anti-nucléaires (Le dauphiné Libéré - 09/11/08)

Pour le réseau "Sortir du nucléaire", la fuite chimique sur le site du Tricastin (notre édition d'hier) est la goutte qui fait déborder le vase. Et la construction d'une nouvelle usine par Areva n'augure rien de bon pour l'avenir.

"Le meilleur moyen de ne rien trouver, c'est de ne pas chercher". « On oublie souvent de dire que l'industrie nucléaire est l'une de celles qui produit le plus de pollutions chimiques pour l'environnement », estime Stéphane Lhomme. Les gardes-fous, les contrôles, le porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire" n'y croit guère. « Faire des mesures n'a jamais empêché les fuites et les pollutions », martèle-t-il.

Pour les anti-nucléaires, la seule solution acceptable est l'arrêt pur et simple des centrales au profit des énergies renouvelables. Le dernier incident en date apporte, une fois de plus, de l'eau à leur moulin. « On est obligé de faire avec les chiffres d'Eurodif. Qu'en est-il de la contamination des puits des riverains ? Le problème, c'est qu'aucune mesure ne sera faite. Le meilleur moyen de ne rien trouver, c'est de ne pas chercher », se désole Stéphane Lhomme.

Et ce dernier de s'agacer des conclusions récentes du Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui conclut à l'absence de pollution radioactive dans les eaux souterraines. « M. Revol est l'un des pires pro-nucléaire du Parlement et c'est lui qui dirige le comité de transparence ! ».

Le porte-parole s'insurge aussi contre l'innocuité du bore sur l'organisme humain. « Le souci, c'est qu'on n'en connaît pas les risques à long terme. On sait que le bore perturbe le développement du foetus chez l'animal et même son système reproductif. Chez l'homme, on constate des irritations des yeux et des voies respiratoires ».

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Tricastin : deux autres fuites à le centrale nucléaire EDF ! (Le Dauphiné Libéré - 8 novembre 2008)

En parallèle à l'incident survenu sur Eurodif, nous apprenions hier soir l'existence de deux fuites sur la centrale nucléaire EDF-Tricastin. La porte-parole de l'électricien indiquaient que de l'eau et de l'oxygène s'échappaient d'un tuyau situé dans la salle des machines du réacteur n°4. Tout risque d'explosion lié à la présence d'oxygène serait « écarté ». Ces fuites existent depuis deux jours et afin de les réparer, il y aura une baisse de régime ce week-end.

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Fuite de Bore au Tricastin : Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les communiqués lénifiants des autorités (8 novembre 2008)

AREVA encore responsable d'une pollution au Tricastin.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la communication lénifiante mise en place par les autorités suite à la fuite de Bore survenue sur le site du Tricastin, et provenant de l'usine Eurodif-AREVA.

En effet, la Préfecture de la Drôme écrit dans son communiqué : "Dans la Gaffière, à la limite du site, le prélèvement effectué à 18 heures, faisait état d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre".

Mais :

- l'heure et la durée de la fuite ne sont pas révélés : la contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement ;
- une contamination est dangereuse même si elle est "en deçà de la norme sanitaire de potabilité". Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite.
- il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici où là et en particulier dans les puits des personnes privées, comme ce fut le cas après la fameuse fuite d'uranium du 7 juillet.

Par ailleurs, la Préfecture écrit "Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif" comme si cela rendait la pollution plus acceptable. Or, il est avéré que l'industrie nucléaire est un des pires pollueurs chimiques de France, avec des conséquences non connues... puisque aucune étude globale n'a été menée sur cette question.

Il est d'ailleurs avéré que le Bore peut avoir des effets toxiques non négigeables sur les êtres humains. La communication lénifiante des autorités en est encore plus inacceptable.

Fuite d'eau borée au Tricastin : communication "lénifiante", selon "Sortir du nucléaire"

AFP - 8 novembre 2008 - LYON - Le Réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé samedi "la communication lénifiante" des autorités au lendemain de la fuite sans gravité d'eau borée, un liquide de refroidissement, à l'usine d'enrichissement d'uranium Eurodif sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme).

"La contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement", a fait valoir, dans un communiqué, l'association, en précisant que "l'heure et la durée de la fuite n'(avaient pas été) révélés" vendredi par la préfecture. "Il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici ou là et en particulier dans les puits des personnes privées", a ajouté le Réseau, en soulignant que le "Bore (pouvait) avoir des effets toxiques non négligeables sur les êtres humains".

Vendredi soir, la préfecture de la Drôme avait signalé que des prélèvements effectués dans l'après-midi dans le cours d'eau de la Gaffière, à la limite du site et touché par la fuite, faisaient état "d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre".

"Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n'y a pas lieu de mettre en place des mesures de protection des populations", avait-elle ajouté. "Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite. Par ailleurs, la préfecture écrit: "Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif", comme si cela rendait la pollution plus acceptable", a souligné le Réseau.

Le groupe nucléaire français Areva, dont Eurodif est une filiale, a déclaré pour sa part vendredi que l'incident avait été constaté "en matinée" lors d'une mesure quotidienne et que le bore n'était "pas toxique ni pour l'homme ni pour l'environnement". "Les équipes d'exploitation ont immédiatement corrigé cette anomalie et isolé l'installation.

Les installations d'Eurodif continuent à fonctionner "de manière normale", avait ajouté Areva, sans préciser, comme la préfecture, la quantité d'eau borée rejetée. Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations dans la Drôme et dans le Vaucluse, a connu depuis cet été une série d'incidents.

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Drôme : fuite d'eau borée "sans gravité" sur le site de Tricastin (préfecture) AFP - 07/11/2008 -

Un nouvel incident, sans gravité, s’est produit sur le site nucléaire du Tricastin à l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif de Pierrelatte (Drôme) après la constatation d’une fuite d’eau borée, utilisée dans les circuits de refroidissement, a indiqué vendredi soir la préfecture.

"Cette fuite est à présent stoppée (...). Il s’agit là d’un événement à caractère chimique et non radioactif (...). Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n’y a pas lieu de mettre en place des mesures de protection des populations", indique la préfecture dans un communiqué sans préciser la date de la survenance de la fuite et la quantité d’eau borée rejetée.

Cette fuite, signalée au préfet par l’ASN, s’est "produite dans une canalisation et atteint une galerie technique et un caniveau d’eau pluviale. Des rejets ont été constatés dans le cours d’eau de la Gaffière", ajoute-t-elle. Dans la Gaffière, à la limite du site, un prélèvement "effectué à 18H00, faisait état d’un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre", ajoute-t-on.

Les préfectures de la Drôme et du Vaucluse ont activé une cellule de suivi. "Comme tout événement se produisant dans une installation nucléaire, l’autorité de sûreté nucléaire procédera à des investigations de manière à mettre en oeuvre des mesures correctives", conclut la préfecture.

Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations dans la Drôme et dans le Vaucluse, a connu depuis cet été une série d’incidents. Le 8 septembre pendant un arrêt de tranche à la centrale EDF (Drôme), deux des 157 assemblages de combustible d’uranium sont restés accrochés au couvercle de la cuve du réacteur N.2.

Précédemment, 74 kilos d’uranium avaient été rejetés dans l’environnement à la suite du débordement d’une cuve à l’usine Socatri (Areva) à Bollène (Vaucluse) dans la nuit du 7 au 8 juillet. Et le 23 juillet, une centaine de travailleurs avaient subi une contamination par de la poussière radioactive lors d’une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF, à proximité de l’entreprise Socatri.

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Fuite chimique à Eurodif (Le Dauphiné Libéré - 08/11/08)

La série noire continue. Hier soir vers 20 heures, à la nuit tombée, des tests étaient effectués dans les eaux de la Gaffière. Nous avons en effet appris la fuite d'un produit chimique qui aurait été découverte hier matin sur l'usine Eurodif, filiale du groupe Areva, localisée par les deux fameuses tours de refroidissement. Pendant quelques jours, au moins trois selon nos informations, du bore a été évacué dans l'eau de la Gaffière.
5 mois jour pour jour après Socatri !

Trois cents kilos de cette substance sont partis avec les eaux de pluie dans cette rivière bordant le site nucléaire du Tricastin. Rivière dont on avait déjà beaucoup parlé avec l'accident survenu sur Socatri cet été. C'était le 7 juillet dernier, il y a cinq mois jour pour jour, hier. Dans l'après-midi de vendredi, des tests ont été réalisés dans la Gaffière et ils ont révélé qu'elle était « parfaitement potable », a indiqué le porte-parole de l'ASN.

Vers 19 heures hier, la préfecture de la Drôme a confirmé que « le prélèvement effectué à 18 heures faisait état d'un taux de 0,2 milligramme de bore par litre ». Une valeur « cinq fois inférieure à la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre ». L'événement, qui n'est pas radioactif, ne devrait pas être classé par l'Autorité de sûreté nucléaire sur l'échelle INES « car il n'y aurait pas de conséquences environnementale et sanitaire ».

Pas d'évacuation : Si le plan d'urgence interne (PUI) aurait été mis en place hier, aucune personne n'a dû être évacuée, affirmaient les porte-parole d'Areva et de l'ASN. Avant d'assurer qu'hier soir, la fuite avait été stoppée. Pour l'anecdote, jeudi, lors d'une visite du chantier de l'usine Georges-Besse II qui remplacera Eurodif par étape dès 2009, l'ex-directeur d'Eurodif Gérard Perrat faisait remarquer qu'aucun incident n'avait frappé la société depuis sa création. « Je touche du bois », avait-il ajouté.

Répères

EURODIF - L'usine Eurodif (Georges-Besse) est chargée de l'enrichissement de l'uranium. Elle est située sur Pierrelatte. Elle dispose de deux tours de refroidissement évacuant de la vapeur d'eau. Dans ces tours, l'eau contient le produit chimique "bore".

LE BORE - Dit peu toxique et non radioactif, le bore est un produit chimique qui neutralise les neutrons en cas de fuite d'uranium. Il est censé joué un rôle de sécurité.

L'INFORMATION EN QUESTION - Les coïncidences étaient nombreuses hier. Alors qu'aucun communiqué d'Areva n'a été diffusé avant que la presse se saisisse de l'information, Jean-Louis Borloo faisait part hier de son engagement pour « améliorer l'information sur les radio-éléments dans l'environnement ».

LES PRÉCÉDENTS SUR AREVA
- 7 juillet : fuite d'uranium (75 kilos) dans deux rivières suite au débordement d'une cuve à Socatri.
- 6 août : une anomalie à l'ouverture d'un colis sur Socatri entraîne des rejets radioactifs dans l'atmosphère.
- 21 août : découverte d'une fuite sur une canalisation véhiculant de l'uranium à Comurhex.

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Tricastin : une étude épidémiologique lancée vers la fin de l'année

AFP - 07.11.08 - Une étude épidémiologique va être lancée autour du site nucléaire du Tricastin où une série d'incidents se sont produits cet été, a déclaré vendredi le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. Cette étude, dont le principe avait été arrêté dès mars 2007, consistera dans un premier temps à réaliser une étude descriptive des données de mortalité et de morbidité (maladies), puis à faire une étude analytique si des liens de cause à effet sont suspectés.

"Vous vous souvenez qu'on avait demandé une étude épidémiologique sur le site de Tricastin; le cahier des charges est en cours de finalisation, les crédits budgétaires sont disponibles", a déclaré Jean-Louis Borloo à l'occasion de la remise d'un rapport sur le suivi radioécologique des eaux autour des centrales nucléaires et la gestion des anciens sites d'entreposage des sites radioactifs. Le ministre a ajouté qu'il espérait que cette étude démarrerait vers Noël. Les premiers résultats sont attendus à la fin du premier semestre 2009, a-t-on indiqué au ministère de l'Ecologie.

En Allemagne, une étude réalisée fin 2007 avait établi que les enfants de moins de cinq ans résidant à moins de 5 km d'une centrale nucléaire ont un risque 60% plus élevé de contracter un cancer. Ce risque est même augmenté de 117% dans le cas des leucémies, selon cette étude. Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, avait cependant souligné que l'état actuel des connaissances scientifiques ne permettait pas d'expliquer le taux de cancer anormalement élevé par les radiations émises par les réacteurs, laissant entendre que d'autres facteurs pourraient être en cause.

La population proche du site du Tricastin est depuis longtemps exposée à la présence de radio-éléments liés à l'industrie nucléaire. Outre une récente fuite de liquide radioactif à la Socatri, un sous-traitant d'Areva, le site voisin de Pierrelatte héberge une "butte" de déchets contenant de l'uranium et des produits chimiques toxiques entreposés entre 1969 et 1976. La pose d'une couverture pour cet entreposage, préconisée dans un rapport datant 1998, n'a toujours pas été réalisée, selon un rapport publié vendredi par le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
Contact presse : 06.64.100.333
http://www.sortirdunucleaire.org/
10 novembre 2008
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