PARIS - Une nouvelle fuite d'uranium a été constatée jeudi par l'entreprise Comurhex,
filiale d'Areva, à Pierrelatte, sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), annonce
vendredi soir la préfecture de la Drôme dans un communiqué.
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"A la suite de tests d'étanchéité de la tuyauterie entre le laboratoire et
l'atelier de traitement, l'exploitant a constaté une fuite qui peut être estimée à 250
grammes d'uranium sur une période d'un an maximum", précise la préfecture.
"Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les risques environnementaux
apparaissent très faibles d'après les données actuellement disponibles. Des études
plus détaillées seront menées et leurs conclusions seront communiquées".
La préfecture ajoute que les services de la Direction régionale de l'industrie, de la
recherche et de l'environnement (DRIRE) et de l'ASN sont actuellement sur place. (AP)...................
La Provence - mercredi 20 août 2008
Tricastin : la Socatri envoie les premiers chèques
d'indemnisation
Plus d'un mois après l'accident de l'usine Socatri, située sur le site nucléaire du
Tricastin, une vingtaine de riverains qui ont reçu un chèque de dédommagement, d'un
montant compris entre 300 et 1000. Selon Areva, maison mère de la société
Socatri, les envois ont débuté le 13 août dernier.
L'accident de la Socatri avait conduit au déversement de près de 75kg d'uranium en
solution dans deux rivières proches du site nucléaire bollénois. Plus de 130 dossiers
d'indemnisation avaient été remplis par les habitants des communes de Bollène, Lapalud
et Lamotte-du-Rhône.
Concernant les dossiers agricoles ou plus délicats à traiter, aucune compensation
financière n'a encore été fixée.
Reportage sur les conséquences des affaires du Tricastin à la Télé Suisse Romande :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000#vid=9547875
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Réseau "Sortir du nucléaire" . mardi 19 août 2008
Prolifération : le Réseau "Sortir du nucléaire"
demande à MM Sarkozy et Fillon de rejeter jeudi 21 août 2008 l'accord nucléaire
Inde/USA (lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires)
Après avoir écrit lundi 18 août 2008 à MM Sarkozy (Président de la République) et
Fillon (Premier ministre) pour les mettre devant leurs responsabilités avant la réunion
cruciale du Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG),
qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires et qui se réunira le 21
août, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux citoyens de soutenir cette
démarche en écrivant de toute urgence sur les sites web de l'Elysée et de Matignon.
Lors de sa réunion du 21 août, le NSG va se prononcer sur l'accord nucléaire, dit
"Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA et qui prévoit en
particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires, et ce en
contradiction totale avec les règles internationales de non prolifération. Il est
d'ailleurs tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique
réalisé par l'Inde en 1974 que le Groupe des fournisseurs nucléaires s'est créé afin
d'isoler les Etats non signataires du Traité de non prolifération (TNP), à commencer
bien sûr... par l'Inde.
Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA s'apprêtent à
valider l' "Accord 123", lequel ne se justifie pourtant pas plus en 2008 qu'en
1974. Cet accord prévoit d'ailleurs que l'AIEA n'inspectera en Inde... que les
installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est
exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller
pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.
En bafouant à ce point les règles de non prolifération, les USA, l'AIEA et les pays du
NSG qui soutiendront l' "Accord 123" donnent de parfaits prétextes à tout pays
qui tente, ouvertement ou secrètement, d'accéder à l'arme atomique.
De fait, lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires le 21 août, la France
doit s'opposer à la validation de l' "Accord 123". Et ce d'autant que c'est
sous prétexte de lutter contre la prolifération que MM Sarkozy et Fillon dénoncent le
programme nucléaire iranien. Il n'est pas acceptable de tenir un double langage et
d'accorder aux uns ce qui est refusé aux autres.
NB : le Réseau "Sortir du nucléaire" écrit aussi ce jour à la Fondation
Nobel pour lui demander de retirer le Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'Agence
internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et à son Directeur général Mohamed El
Baradei "pour leurs efforts visant à empêcher que l'énergie nucléaire ne soit
utilisée à des fins militaires" : cette belle déclaration a ouvertement été
bafouée le 1er août dernier par l'AIEA qui, en contradiction avec sa mission contre la
prolifération nucléaire, a avalisé l' "Accord 123"
Les citoyens sont invités à écrire en urgence (reproduire la lettre ci-dessous) sur les
sites web de l'Elysée et de Matignon (cf lettre ci-jointe et ci-dessous) : http://www.elysee.fr/ecrire et
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Je vous demande de prendre vos responsabilités en faisant le nécessaire pour que la
France se prononce contre l'accord nucléaire dit "Accord 123" lors de la
réunion, jeudi 21 août 2008, du Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear
Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements
nucléaires, dont la France.
L' "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA, prévoit en
particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires, en totale
contradiction avec les règles internationales de non-prolifération. Il est d'ailleurs
tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique réalisé
par l'Inde en 1974 que le Groupe des fournisseurs nucléaires a été créé, afin
d'isoler les Etats non signataires du Traité de non-prolifération (TNP), à commencer
bien sûr
par l'Inde.
Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA ont négocié
avec l'Inde l' "Accord 123". Ils ont obtenu le 1er août la validation de cet
accord par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), et entendent maintenant
le faire valider par le Groupe des fournisseurs nucléaires.
L' "Accord 123" ne se justifie pourtant pas plus en 2008 qu'en 1974. Cet accord
prévoit d'ailleurs que l'AIEA n'inspectera en Inde
que les installations
nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques.
En bafouant à ce point les règles de non-prolifération, les USA, l'AIEA et les pays du
NSG qui soutiennent l' "Accord 123" donnent de parfaits prétextes à tout pays
qui tente, ouvertement ou secrètement, d'accéder à l'arme atomique.
De fait, lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires le 21 août, la France
doit s'opposer à la validation de l' "Accord 123". Et ce d'autant que c'est
sous prétexte de lutter contre la prolifération nucléaire que vous, Monsieur le
Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, dénoncez le programme
nucléaire iranien. Il n'est pas acceptable de tenir un double langage et d'accorder aux
uns ce qui est refusé aux autres.
La perspective de voir l'entreprise française Areva vendre de la technologie et des
matières nucléaires à l'Inde ne doit pas justifier de bafouer les règles de
non-prolifération. Ce ne serait d'ailleurs pas seulement indigne, ce serait aussi
parfaitement ridicule : il est évident que, après avoir intrigué depuis des mois pour
que cet accord soit enfin validé, les USA ne vont laisser aucun autre pays, et encore
moins la France, en tirer les bénéfices.
Si la France ne s'oppose pas jeudi 21 août 2008 à la validation de l' "Accord
123" par le Groupe des fournisseurs nucléaires, votre responsabilité sera
lourdement engagée. Vous aurez gravement contribué à la prolifération nucléaire et,
de fait, fortement augmenté les risques de destruction de la planète. Pour mémoire, une
étude publiée dans la revue de l'Académie des sciences américaine en avril 2008
démontrait quun conflit nucléaire, même localisé, détruirait, selon la latitude
considérée, 20 à 70 % de lozone atmosphérique mondial. Avec des conséquences
dramatiques pour les êtres vivants. Lexemple choisi par les auteurs était
précisément un conflit indo-pakistanais
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier
Ministre, à mon engagement en faveur de l'environnement et de la démocratie.
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Adresse :
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La Provence - samedi 23 août 2008
Tricastin : le vigneron veut savoir si son vin est
radioactif. Après l'incident de juillet à
la centrale, il confie son raisin à la Criirad
Courageux et déterminés. Difficile de dire mieux. Stéphane Hémard et Rémi Cook,
vignerons au domaine Saint-Luc à La Baume de Transit dans les coteaux du Tricastin ont
choisi, au lendemain des événements du lundi 7 juillet, de confier à la Criirad
Commission d'Information de Recherche d'information indépendante de la radioactivité
des échantillons de raisins et de vins afin d'effectuer des analyses. Une petite
révolution au sein de la profession viticole des Tricastin où jamais pareille démarche
n'a été entreprise.
"J'ai un doute!" Ce fameux 7 juillet, 75 kg d'Uranium en solution se sont
répandus dans deux rivières depuis les établissements de la Socatri. "Nous avons
pris cette décision, nous a confié Stéphane Hémard, à la suite de deux temps forts.
D'une part le souhait avancé par plusieurs viticulteurs de changer le nom de
l'appellation d'autre part un supposé refus de vente parce que nos cavistes avouent ne
pas vouloir de "vins nucléaires" ! Quand vous commencer à entendre, "si
c'est du Tricastin, je n'en veux pas", vous vous interrogez sérieusement".
Aujourd'hui, personne ne parle de "retour" de palettes de vins. Mais on craint
que la clientèle, sur l'ensemble de l'hexagone, ne commence à se détourner petit à
petit de ces vins. Stéphane Hémard veut savoir.. "Même si le président de la
Criirad, Roland Désbordes, m'a certifié que le domaine Saint-Luc ne peut être
contaminé. Géographiquement, il est situé, loin de la centrale. Malgré tout j'ai un
doute, et si je vais jusqu'au bout de mon raisonnement, je ne devrais pas faire mes
vendanges cette année."
Et d'ajouter : "Je veux que ma clientèle ait la certitude que nos vins sont
propres!" Si les analyses s'avèrent négatives, Stéphane Hémard souhaite que le
laboratoire lui desserve un certificat attestant que les vins sont exempts de toute trace
de radioactivité. "Si malheureusement, ajoute-t-il, la réponse est positive, je dis
qu'il faudra bien que certains prennent leur responsabilité. Je me suis même demandé si
je ne vais pas attaquer en justice Aréva !"
Belle et courageuse démarche qui, au-delà de la polémique "Faut-il ou non changer
le nom de l'appellation ?", a le mérite de remettre les pendules à l'heure au sein
d'une profession qui en a bien besoin
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