LEMONDE.FR
avec AFP et Reuters | 23.07.08 | 21h02
L'usine du nucléaire du Tricastin, dans la Drôme a connu, mercredi 23 juillet, un nouvel
incident. Vers 9 h 30, "un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert dans le
cadre des opérations de maintenance et de la poussière radioactive s'en est
échappée", a expliqué à l'AFP Alain Peckre, le directeur de la centrale
nucléaire, qui a qualifié cet incident de "fait sans gravité". "Suite au
déclenchement de balises et conformément aux procédures de sécurité, les 97
intervenants d'EDF et d'entreprises extérieures sur les chantiers en cours dans le
bâtiment ont été invités à quitter les lieux" explique un porte-parole d'EDF.
L'incident a été classé provisoirement au "niveau 0" par l'autorité de
sûreté nucléaire.
Chaque personne concernée a été conduite au service médical du site pour subir un
examen complet afin de contrôler la présence d'éventuelles traces de contamination. EDF
a également fait examiner 32 personnes qui avaient quitté les lieux avant l'incident.
Sur l'ensemble des personnes examinées, 39 présentent des traces inférieures au seuil
d'analyse et 61 "de faibles traces de radioéléments, inférieures au quarantième
de la limite réglementaire. Au total, 100 personnes ont donc été légèrement
contaminées."Des analyses se poursuivent pour déterminer les causes de cet
événement qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes, ni sur
l'environnement", précise EDF dans un communiqué.
"UN RISQUE CANCÉRIGÈNE ET GÉNÉTIQUE"
Pour le réseau Sortir du nucléaire, ce "nouvel événement grave (...) met en cause
l'industrie nucléaire." "Contrairement au discours officiel qui prétend que
ces contaminations ne sont pas dangereuses", l'association rappelle que "dès
1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que
toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique",
déclare-t-elle dans un communiqué.
Les récentes fuites d'uranium constatées au Tricastin ont relancé le débat sur la
sécurité des sites nucléaires en France. Vous habitez à proximité d'une centrale,
d'une mine d'uranium ou d'un site de traitement de déchets nucléaires, quelles sont les
conséquences sur votre quotidien ?.......................
"Sortir du nucléaire" demande d'urgence un
débat national sur la Sortie du nucléaire
- La France paye cher l'interdiction de parler du nucléaire lors du "Grenelle"
- Le discours officiel habituel ("Les niveaux de contaminations
sont en dessous des limites légales") est parfaitement trompeur
Alors qu'un nouvel événement grave met en cause l'industrie nucléaire - la
contamination de 91 personnes à la centrale nucléaire du Tricastin - le Réseau
"Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité
du risque nucléaire et de l'imminence d'un accident voire d'une catastrophe en France. Il
est urgent de débattre de la sortie du nucléaire... et de la mettre en oeuvre au plus
vite.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste formellement les tentatives des
industriels de l'atome et de l'Autorité de sûreté de minimiser les conséquences des
contaminations survenues dans les centrales et autres installations nucléaire.
Rappelons que vendredi 18 juillet, alors même que Mme Lauvergeon s'appliquait à
décréter que l'affaire Tricastin était insignifiante (elle aurait donc limogé pour
rien le directeur de l'usine Socatri !), quinze salariés intérimaires ont été
contaminés à la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère)
Contrairement au discours officiel qui prétend que ces contaminations ne sont pas
dangereuses, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, dès 1990, la très
officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que "Toute
dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 1990).
Qui plus est, même lorsque le niveau de radioactivité est faible, un très grave danger
menace les êtres vivants, la contamination.
Une contamination a lieu lorsque des particules radioactives pénètrent dans un organisme
vivant, en l'occurrence celui d'un salarié du nucléaire. Des particules peuvent alors se
fixer dans un organe (en particulier les poumons en cas d'inhalation) et c'est alors un
cancer presque assuré, même si c'est quinze, dix ou cinq ans plus tard.
On voit par là que le discours habituel, une nouvelle fois resservi à cette occasion -
"Les niveaux de contamination ont été inférieurs au centième de la limite
réglementaire" - est parfaitement trompeur.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les travaux les plus exposés à la radioactivités
sont réalisés par des intérimaires et personnels d' entreprises sous-traitantes qui,
après avoir travaillé quelques années dans le nucléaire, ne sont pas réembauchés et
disparaissent dans la nature pour certains... avec leurs cancers, lesquels ne sont donc
jamais attribués à l'industrie nucléaire, qui en est pourtant la cause.
De la même façon, les personnes qui ont pu être contaminées autour du Tricastin par la
fuite de 360 kg d'uranium pourront développer un cancer dans quelques années - voire
quelques mois - mais il leur sera très difficile de prouver que l'industrie nucléaire en
sera la cause : les tumeurs ne portent hélas pas la signature d'Areva ou d'EDF...
M Sarkozy a commis une faute impardonnable en interdisant toute discussion sur le
nucléaire lors du "Grenelle de l'environnement" auquel le Réseau "Sortir
du nucléaire" a donc eu raison de refuser de participer. Il est grand temps de
discuter de la sortie du nucléaire... et de la mettre en oeuvre au plus vite, avant que
le pire ne se produise.
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La Provence - mercredi 23 juillet 2008
Tricastin : après le mea culpa d'Areva, les indemnités ?
Les préfectures de Vaucluse et de la Drôme l'ont annoncé hier, toutes les mesures de
précaution prises suite à l'accident de la Socatri sont désormais levées.
L'irrigation, la consommation et l'usage de l'eau issue des forages privés sont à
nouveau autorisés, tout comme la pêche et la baignade.
Cependant, des inquiétudes persistent, en particulier en ce qui concerne la possible
pollution des nappes phréatiques. Cet après-midi, les riverains du Tricastin seront
reçus sur le site de la Socatri pour un point d'information. Comme le précise Catherine
Dalverny, chargée de la communication pour la filiale d'Areva, "il ne s'agira pas de
prendre des décisions mais de répondre à des interrogations".
Des décisions et des gestes forts, ce sont pourtant ce que réclament les habitants des
environs de l'usine de retraitement de déchets. Michel Serinian habite à quelque 300
mètres du Tricastin, sur la commune de Bollène. Avec sa mère, ils ont été les
premiers particuliers à porter plainte, par "peur d'être oubliés" explique
l'homme.
Pour lui, la situation est actuellement insoutenable : "On a relevé chez nous des
concentrations d'uranium allant jusqu'à 70 microgrammes par litre d'eau alors que la
norme est à 15 microgrammes". Il poursuit : "Ces résultats parlent
d'eux-mêmes, je pense que la nappe est touchée. Du coup, dans le coin, les maisons ne
valent plus rien. Qui voudrait habiter dans une zone polluée à l'uranium ?".
En conséquence, Michel Serinian attend un dédommagement de la part de la Socatri,
"une indemnité pour pouvoir partir" précise-t-il, le ton grave. Chez les
agriculteurs, privés d'irrigation pendant de nombreux jours, on espère également des
compensations financières. Cependant, on est moins anxieux, rassurés par le pouvoir de
négociation de la FDSEA, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants
agricoles.
C'est le cas d'Eric Mancellon de Bollène : "J'ai perdu entre 2000 et 2500 salades
pendant l'interdiction d'irrigation. Je me considère comme moyennement touché et je ne
me fais pas trop de souci pour l'indemnisation. Ce qui me préoccupe le plus ce sont les
nappes phréatiques. Sur ce point, j'aimerais des explications claires".
Vincent Touchat, également agriculteur à Bollène, n'est pas plus inquiet que son
confrère concernant d'éventuels dédommagements. "Nous attendons que la Chambre
d'agriculture soit mandatée pour faire des analyses et évalue notre préjudice. Ensuite,
je pense que nous recevrons des compensations pour nos récoltes perdues, je suis plutôt
serein" déclare-t-il.
Du côté des particuliers, la question est bien plus délicate en raison d'un préjudice
plus difficile à évaluer. Sur ce point, les riverains du Tricastin souhaitent des
éclaircissements. Ils devraient porter cette réclamation haut et fort aujourd'hui, lors
de leur rencontre avec des représentants de la Socatri.
Comme le signale justement Jacky Mayan, retraité habitant à proximité du site
nucléaire, "il faudra rester mobilisé longtemps et ne pas se contenter de s'agiter
dans les semaines suivant l'accident". Pour lui, les zones d'ombres dans cette
affaire restent trop nombreuses et il souhaiterait vivement savoir comment la filiale
d'Areva peut justifier les pollutions décelées en plusieurs points dans les nappes
phréatiques.
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Perquisitions à Areva-Socatri après la fuite d'uranium
Reuters - 25.07.08 - Deux perquisitions ont été menées à la Socatri à
Tricastin (Vaucluse), une société du groupe Areva où s'est produite une fuite d'uranium
le 7 juillet dernier, a-t-on appris vendredi de source proche de la gendarmerie. Elles ont
été effectuées par les gendarmes dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de
Carpentras, qui a été saisi par l'Autorité de sûreté nucléaire après l'incident.
Des associations écologistes ont aussi déposé plainte, ainsi qu'une habitante d'une
commune proche de Bollène.
L'incident intervenu à Socatri, filiale de retraitement de déchets du géant français
du nucléaire Areva , s'est produit un lundi soir vers 23h00 mais n'a été signalé à
l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que vers 07h30 mardi matin. Les communes
concernées n'ont été prévenues que mardi en milieu de journée, soit 12 heures après.
Quelques 74 kilos d'uranium ont été rejetés dans deux cours d'eau, les rivières de la
Gaffière et du Lauzon. La fuite est survenue lors du nettoyage d'une cuve de rétention
de l'usine, selon la version de la Socatri.
Ce site était en travaux à la suite d'une première demande de l'ASN en 2007, qui avait
adressé un avertissement à la société après avoir relevé des négligences. Des
mesures de restriction concernant l'accès à l'eau, la baignade et l'irrigation ont été
prises par la préfecture, puis levées ces derniers jours, l'incident n'ayant eu aucune
conséquence pour l'environnement selon les autorités.
Plusieurs autres incidents se sont produits depuis dans des sites nucléaires français,
ce qui a amené les associations écologistes et les syndicats à demander la réouverture
du débat sur la sécurité et la gestion de cette source d'énergie.
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La Provence - 25 juillet 2008
Tricastin - Le nouvel incident a-t-il été minimisé ?
Mercredi 23 juillet, 9h30, centrale nucléaire du Tricastin, réacteur numéro 4. Une
gaine mal positionnée, un filtre et un système de vidange défectueux provoquent un
nouvel accident. Des poussières d'uranium s'échappent alors que 129 personnes sont en
train de réaliser des travaux de maintenance autour du réacteur.
Après examen médical, le chiffre tombe : 100 salariés ont été contaminés. Selon le
porte-parole de l'entreprise, il s'agit là d'un accident "mineur" sans
conséquence sanitaire. Les doses reçues par les employés seraient 40 fois inférieures
à la limite annuelle autorisée. Rapidement, l'Autorité de sûreté nucléaire étaye
cette déclaration et classe l'accident en niveau 0, correspondant à un simple
"écart" sur l'échelle de mesure internationale INES.
Cette version, les associations écologistes la contestent. Citant la Commission
internationale de radioprotection, elles avancent que "toute dose de rayonnement
comporte un risque cancérigène". Pour Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du
nucléaire, "le risque est très important que des particules se soient fixées dans
les poumons des employés". Il poursuit : "On se moque de nous. 74 kg d'uranium
qui s'échappent dans les rivières et on classe l'incident en niveau 1. 100 personnes
contaminées et c'est un niveau 0. Au prochain accident, ce sera un niveau -1 !"
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mercredi 30 juillet 2008 à 13H44
Le réseau "Sortir du nucléaire" porte plainte
contre X
Le réseau "Sortir du nucléaire" a annoncé aujourd'hui avoir déposé plainte
contre X auprès du procureur de la République de Carpentras. Cette plainte intervient
après la fuite d'uranium début juillet à l'usine Socatri à Bollène (Vaucluse) sur le
site nucléaire du Tricastin.
La plainte a été déposée pour "exploitation en non-conformité à la
réglementation d'une installation nucléaire de base" et pour "pollution des
eaux", précise l'organisation anti-nucléaire dans un communiqué.
Le parquet de Carpentras, où personne aujourd'hui ne peut commenter cette annonce, avait
ouvert une enquête préliminaire à la suite de la fuite de 74 kilos d'uranium du site
nucléaire du Tricastin dans la nuit du 7 au 8 juillet.
Rassemblement Européen du Collectif Anti-Nucléaire
A l'occasion de la venue de 27 ministres européens à Avignon, le Collectif
Anti-Nucléaire organise un Rassemblement Européen le samedi 6 septembre à partir de 12h
au Parc des Libertés de l'Ile de la Barthelasse (Avignon - Vaucluse)
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Lettre ouverte d'une habitante de Vaucluse au Préfet
Mathilde Filloz , 289 chemin du Clos Cavalier 84 100 Orange . Tél. 04 90 34 08 81
Orange, le 27 juillet 2008
Lettre ouverte à Monsieur le Préfet du Vaucluse,
4, rue Viala 84 000 Avignon
Objet : Nucléaire
"Monsieur le Préfet,
Jai lhonneur de présenter à votre haute autorité une requête motivée :
Nous venons dassister à une série daccidents sur des sites nucléaires de la
région.
Quatre accidents nucléaires, hydrauliques et aérien en quinze jours ont bouleversé
les populations qui restent inquiètes, angoissées, peut-être contaminées par les eaux
ou par les poussières de radioéléments tellement le mistral était fort le jour de
laccident dE.D.F.au Tricastin. Je nentre pas dans les détails. Vous les
connaissez mieux que moi.
Même si on a tenté, comme toujours, de retenir linformation, de minimiser les
faits
et les quantités, même si on nous dit : « Lincident est sans impacts constatés
sur la santé des personnels et des riverains ou sur leur environnement » Quelles sont
les compétences de la Direction de lentreprise pour analyser, les symptômes des
Humains touchés par des faits qui sont là, réels, avec la précipitation avec laquelle
on nous a fait cette déclaration ?
Dès 1990, la Commission Internationale de Radioprotection a admis que tout
rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique même si cest 10 , 15 ,
20 ans plus tard.
Où sont passés les 360 kilos, puis les 224 kilos, puis les 74 kilos
duranium ? Ils sont dans la nappe phréatique, dans les puits par forage,
dans les pièces deau, dans les rivières La Gaffière et Le LAuzon, puis dans le
Rhône, puis en Camargue, puis en Méditerranée
Quels préjudices tout cela va-t-il causer aux Humains, à la faune, à la flore et
durant combien de temps ! Cest la démonstration magistrale du triste état de la
fiabilité nucléaire française, de labsence de sécurité, dinformations, de
transparence !
Oui, le nucléaire est très dangereux et on nous la caché durant des décennies
et on continue à nous mentir comme on la fait dans le passé pour pouvoir
développer lindustrie nucléaire et son profit.
Non, le nucléaire nest pas propre !
Nous avons connu, au cours des siècles de nombreux systèmes de production
dénergie : Le charbon avec sa silicose et son grisou ; Le gaz avec ses explosions ;
Le pétrole avec ses pollutions ; L hydraulique avec ses ruptures de barrages
Ces industries ont coûté très cher en atteintes à la santé et à la vie des
travailleurs et des populations. Mais aucun bilan étudié sur des siècles natteint
lhorreur effroyable du nucléaire qui en moins de sept décennies seulement a connu
: Hiroshima et Nagasaki, les résultats ravageurs des recherches et des essais,
larmement nucléaire, ses victimes et son prix, Tchernobyl dont nous ne sommes pas
à labri, le développement des cancers dans leurs diversités
des naissances
prématurées, les accidents multiples dans lignorance des dangers. Je viens
dapprendre aux informations que 800 accidents avaient eu lieu dans les centrales
nucléaires en France dont 150 concernent des êtres humains en 2007 ! et quon ne
nous signale même pas . Comme dit lexploitant : « Ces accidents sont sans impact !
»
Des chercheurs, des savants, des ingénieurs, des techniciens ont mis au point des
sources de production dénergies renouvelables sans pollutions, sans déchets.
Nous naurons dans lavenir plus de charbon, plus de gaz, plus duranium
mais il y
aura encore le soleil, le vent, la force marée motrice, la géothermie
.propres,
sans dangers, et économiques. Pourquoi ne pas investir de toutes nos forces dans ces
techniques nouvelles aux ressources inépuisables et, comme nos voisins Allemands, nous
préparer à sortir doucement du nucléaire ? Le nucléaire qui, sil représente 75
% de lénergie produite en France, ne représente que 17% de lénergie
consommée en France. Les profits sont pour les exploitants qui vendent
lélectricité à létranger, les risques sont pour le peuple français !
Mais je veux men tenir au Vaucluse, où jhabite, dans une situation qui
demande durgence au moins le respect des règles de prévention, de précaution et
de sécurité légales.
Le département du Vaucluse se trouve être géographiquement inscrit
dans un triangle dont les sommets sont des sites nucléaires : CADARACHE, MARCOULE,
LE TRICASTIN. Les frontières départementales des Bouches du Rhône, du Gard ou de la
Drôme ne sont pas plus protectrices ou étanches que ne lont été les frontières
internationales lors de la catastrophe de Tchernobyl.
CADARACHE : Le site se destine à I.T.E.R., ce qui va accroître
considérablement les dangers. Alors quil y a encore sur son site des déchets
nocifs dont on ne sait que faire sinon de les amener à Marcoule. Ce site est candidat à
la deuxième E.P.R. !
MARCOULE : Seul le Rhône sépare le Gard du Vaucluse. Les effluents radioactifs
saupoudrent et empoisonnent nos campagnes. La présence de déchets nocifs et de très
nombreuses activités est inquiétante. Ce site est aussi candidat à la deuxième E.P.R.
!
Le TRICASTIN : On vient den mesurer les dangers, labsence de
sécurité, de
fiabilité, de transparence. On est en train dy ajouter dans ces conditions une
usine
denrichissement duranium ce qui ne diminue pas les risques. Ce site est lui
aussi candidat à la deuxième E.P.R. !
En conséquence de ces constats alarmants, je désire vous présenter quatre
requêtes :
I - Existe-t-il un CLI en Vaucluse ?
Si oui, veuillez men faire tenir la composition.
Si non, je vous demande de bien vouloir en créer un durgence.
II- Existe-t-il un registre du cancer dans le département de Vaucluse comme
le prévoit la loi ?
Si oui, veuillez men indiquer lexistence.
Si non, je vous demande de bien vouloir prendre linitiative de sa
création.
III- Je sollicite de votre haute bienveillance dinviter les Maires du Vaucluse à
doter leurs communes de balises de surveillance de la radioactivité aérienne et
hydraulique. A ma connaissance, il nen existe quune à Avignon mais elle
serait en panne depuis le 20 avril 2008 .
IV - Vous serait-il possible dintervenir auprès des autorités compétentes pour
que, dans le cadre de la prévention de la sécurité, de linformation et de la
transparence on donne journellement avec la météo les mesures de radioactivité
relevée, aérienne et hydraulique, autour des centrales nucléaires qui encerclent le
Vaucluse, comme on donne la température, la vitesse du vent, la pollution des villes,
Nous vivons dans le nucléaire cest juste que nous en connaissions les fluctuations.
Je souhaite une réponse dans un délai relativement bref, eu égard à lurgence
de la situation et eu égard à mon âge qui ne me permettra pas dattendre le
résultat de mes démarches bien longtemps. Jai en effet 96 ans et jai grand
souci des dangers pour ma famille et pour les citoyens ainsi que pour cette belle Provence
exposée sous le mistral du côté Nord et sous lautan à louest des effluents
radioactifs de Marcoule et du Tricastin.
Je vous prie, Monsieur le Préfet, dagréer lexpression de mon très profond
respect.
Mathilde Filloz "
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