| Enfouissement de déchets radioactifs, 3115 communes menacées:
Voulez-vous d'une poubelle nucléaire sous vos pieds ? sous ceux de vos voisins ? Le
Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à la tenue de rassemblements et
d'actions simultanés le samedi 27 septembre devant les préfectures des 20 départements
qui ont été pré-sélectionnés par l'Andra (Agence nationale pour la gestion des
déchets radioactifs), sur mission du gouvernement, pour "accueillir" des
déchets nucléaires destinés à être enfouis. Départements directement menacés :
Ardennes (08), Aube (10), Aveyron (12), Cher (18), Eure (27), Indre (36), Lot (46), Marne
(51), Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Nord (59), Oise
(60), Pas-de-Calais (62), Bas-Rhin (67), Seine Maritime (76), Somme (80), Tarn-et-Garonne
(82), Vosges (88)
Depuis début juin, 3115 maires ont été contactés par l'Andra qui tente de faire
avancer son projet dans le dos des habitants, dans un manque de transparence total.
Néanmoins conscients des enjeux, de nombreux élus et de nombreuses communes se sont
déjà prononcés contre ce projet.
Vous pouvez agir dès à présent !
Contactez les relais locaux les plus proches de chez vous pour participer à une
action le 27 septembre devant la Préfecture concerné, ou pour aider à son organisation.
Les coordonnées des contacts locaux sont consultables sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets, rubrique Contacts en régions.
Vous souhaitez vous inscrire comme relai local de cette mobilisation ? Envoyez un email
avec vos coordonnées à : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr !
Diffusez autour de vous le tract d'information et le dossier d'analyse
critique du projet. Informez vos voisins et vos élus !
Téléchargez ces documents sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets, rubrique
Téléchargements, ou commandez-les en nous envoyant un email à
nouara.scalabre@sortirdunucleaire.fr en précisant vos coordonnées complètes et le
nombre d'exemplaires désirés pour chaque type de document.
Réclamez à l'Andra la publication de la liste des 3115 communes
concernées en appelant de façon régulière son numéro d'information spécifique 0 800
000 150. C'est un numéro vert, donc gratuit, censément réservé aux élus qui désirent
s'informer sur le projet. Soyons des milliers à appeler ce numéro !
Si vous ne pouvez pas participer aux actions de mobilisation,
vous pouvez nous soutenir par un don du montant de votre choix. Si vous êtes imposable,
votre don sera déductible à 66% de vos impôts. Ainsi, un don de 20 euros ne vous
coûtera en réalité que 6,80 euros après déduction fiscale. Merci de libeller votre
chèque à lordre de Sortir du nucléaire à envoyer au 9, rue Dumenge
69317 Lyon Cedex 04.
Nous vous remercions par avance pour votre mobilisation et votre soutien !
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"Marche pour le Respect de la Vie" le 25
octobre devant la centrale du Tricastin
A l'appel du "Collectif anti nucléaire 84" aura lieu une "Marche pour
le Respect de la Vie" le 25 octobre devant la centrale du Tricastin " Qu'il
pleuve, qu'il vente ou qu'il neige" à 14h30 les manifestants clameront "Non à
l'EPR, oui aux OPR (ouvriers, paysans, riverains)" et leur exigeance de sortie rapide
de l'énergie sale du nucléaire et de développement des énergies renouvelables et
propres. A 19h30 une réunion publique et contradictoire pour une information objective
des citoyens suite aux accidents survenus dans les installations nucléaires du
Tricastin se déroulera au Centre Culturel Georges Brassens de Bollène (Vaucluse) avec la
participation de : Michèle Rivasi (Vice Présidente du Conseil Général de la Drôme),
Rolland Desbordes (Président de la CRIIRAD), Jean-Pierre Morichaud (Frapna & Réseau
"Sortir du nucléaire"). Organisée par l'Association pour la promotion des
techniques écologiques (Les Gardiols. 84360 Mérindol. 04 32 50 26 61 . www.apte-asso.com
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Nouvel incident nucléaire chez une filiale d'Areva
(challenges.fr - 12 septembre 2008)
Une erreur dans le stockage de deux matériels de mesures scellés, contenant une
source radioactive, chez Melox, a été classée niveau 1.
Une erreur dans le stockage de deux matériels de mesures scellés, contenant une source
radioactive, chez Melox, a conduit l'entreprise à demander le classement de l'incident au
niveau 1 sur 7 de l'échelle internationale des évènements nucléaires Ines. Cet
incident n'a eu aucun impact sur le personnel et l'environnement, assure la filiale
d'Areva située à Marcoule (Gard), jeudi 11 septembre.
Melox, qui fabrique des combustibles MOX pour les réacteurs des centrales nucléaires de
production d'électricité de différents pays, précise qu'au cours d'un inventaire
mensuel relatif aux sources radioactives scellées, un technicien radioprotection a
constaté que deux sources, de très faible activité, n'avaient pas été rangées dans
le local prévu.
Mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium. Ces deux matériels avaient été utilisés
pour réaliser des opérations d'étalonnage sur des équipements de radioprotection. Ils
ont été replacés dans le lieu dédié à leur stockage. Fabriqué à partir d'un
mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, le combustible MOX permet de recycler le
plutonium issu des combustibles usés des centrales nucléaires.
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Au Tricastin, deux barres de combustible
saccrochent au bouchon (Libération - mercredi 10 septembre 2008 -
Laure Noualhat)
La réaction en chaîne estivale des incidents nucléaires se poursuit. Lundi soir, lors
dune opération de maintenance banale à la centrale EDF du Tricastin (Drôme), là
où, cet été, 74 kilos duranium avaient été rejetés dans la nature (lire
ci-dessous), une sérieuse anomalie est survenue.
Explication. Comme dans un foyer faiblissant, il faut remettre de nouvelles bûches
dans un réacteur nucléaire, en loccurrence des barres de combustibles semblables
à de longues poutres métalliques. Tous les douze ou dix-huit mois, les ingénieurs EDF
déchargent et rechargent un tiers de ces assemblages lors dune routinière mais
délicate intervention. La cuve du réacteur ressemble à une gélule. Il faut
dabord en soulever lénorme bouchon, constitué de ce que lon appelle
les équipements internes supérieurs, pour procéder au retrait des assemblages
vieillissants. Cest lors de cette opération quest survenu lincident
inhabituel : le gros bouchon a emmené avec lui deux assemblages de combustible irradié.
Mécano. «Cet incident est tout à fait anormal, mais exceptionnel», précise Martial
Jorel, de la direction de la sûreté des réacteurs à lInstitut de radioprotection
et de sûreté nucléaire (IRSN). Et pour cause, la seule anomalie du même acabit
sest produite il y a un peu plus de dix ans, le 19 août 1998, sur lun des
réacteurs de Nogent-sur-Seine (Aube). Et voilà nos ingénieurs du Tricastin plongés
dans des retours dexpérience vieux de dix ans. Dans lenceinte du réacteur,
«toute manuvre a été stoppée pour mieux analyser la situation», signale EDF.
Comprendre : on retient son souffle pour que les deux barres de combustible ne se
détachent pas du socle de manière aussi inopinée quelles sy sont accroché.
Ce serait le pire des scénarios évoqués lundi soir par les ingénieurs dEDF et
les experts de lIRSN. «Si lune ou les deux barres de combustible se rompaient
sur les assemblages, avance Martial Jorel, cela aurait des conséquences radiologiques
négligeables.» Mais industriellement monumentales. La radioactivité serait peut-être
confinée dans le réacteur, mais quel beau cas décole quune cuve pleine de
débris. Leur présence compliquerait considérablement la tâche dEDF. «Ils
pourraient endommager dautres assemblages, quil faudrait ensuite retirer»,
explique Martial Jorel.
«Laccident de manutention de combustible est un accident grave. Cest logique
car les éléments combustibles sont des déchets de haute activité, dont la dose létale
à un mètre est atteinte en moins dune minute. Si on les casse, cest vraiment
le merdier dans le bâtiment réacteur», précise Mycle Schneider, auteur dun
rapport sur la sûreté nucléaire, en 2007, pour le compte des députés Verts
européens. Lobjectif des experts : conserver ces deux assemblages suspendus et
évacuer le tout sans casse.
Pour cela, il va falloir jouer au mécanicien de secours et construire un outil spécial,
comme en 1998. EDF ne donne pas dindication sur la cause de lincident, même
si le vieillissement du combustible peut être en cause. «Lorsque les assemblages passent
quatre années dans une cuve de réacteur, poursuit Mycle Schneider, il peut arriver
quils ne soient plus tout à fait rectilignes.» Et quils saccrochent.
Visites. Plus largement, le vieillissement du matériel et la compétence des hommes vont
devenir des questions majeures de lindustrie atomique. A partir de 2009, on entame
la longue série des troisièmes visites décennales qui concernent les 34 réacteurs
français les plus anciens, dont Fessenheim (Haut-Rhin) et le Tricastin. Durant ces
visites, se posera la question de lallongement de leur durée de vie. Une question
déjà posée par lInspecteur général de la sûreté nucléaire qui, dans son
rapport 2007, constatait «une montée des problématiques dobsolescence des
matériels ou des composants, souvent découvertes tardivement, alors que les délais de
traitement sont en général longs.»
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Le ras-le-bol quotidien des habitants du Tricastin
(La Provence - 10 septembre 2008)
C'est peut-être l'incident de trop. Celui que les riverains du site du Tricastin auront
le plus de mal à digérer. Même s'il ne présente a priori aucun caractère de gravité,
même s'il n'implique aucune restriction de baignade, d'irrigation ou consommation d'eau,
comme ce fut le cas début juillet, ce quatrième incident en deux mois commence à agacer
sérieusement entre Bollène, Lapalud et Saint-Paul-Trois-Châteaux. Il est vrai que
"le petit côté feuilleton de l'été des incidents nucléaires", les riverains
de la centrale EDF s'en seraient volontiers passés.
Avec une pointe de résignation dans la voix, Éric Mancellon, agriculteur du hameau de La
Croisière, à l'ouest de Bollène, avoue sa lassitude. "Que voulez-vous qu'on
fasse?", interroge-t-il, "car même si on ne se laisse pas faire, même si on
dénonce tous les problèmes que nous causent ces incidents à répétition, on sait très
bien qu'ils ne fermeront ni la centrale, ni le reste." Alors, Éric Mancellon fait
comme la plupart des voisins du site nucléaire: il se défend. Le 7 juillet, quand 74kg
d'uranium, en provenance du site Socatri, se sont déversés dans les rivières alentours
et la nappe phréatique, on lui a interdit d'utiliser son forage pour arroser ses champs.
Résultat : 2500 salades perdues. Et un dossier d'indemnisation aussitôt déposé auprès
d'Areva.
Mais obtenir réparation n'est pas sa seule préoccupation. "Dans cette histoire,
c'est notre image qui en prend un coup, s'inquiète-t-il. J'espère d'ailleurs qu'ils vont
payer une belle pub sur le Vaucluse à la télé pour la corriger." L'image, c'est
justement ce qui taraude les vignerons de la région. À tout le moins la soixantaine de
caves particulières et de coopératives de l'appellation Coteaux du Tricastin. Après le
premier incident, début juillet, quelques viticulteurs ont d'ailleurs exhumé une idée
vieille de quelques années: obtenir de l'Institut national des appellations d'origine
(Inao) le changement du nom de leur AOC. "C'est le fruit d'une très longue tradition
et ce nom correspond à un site naturel qui existait bien avant le nucléaire, mais c'est
vrai qu'il commence à nous porter tort", admet Alain Bayonne, directeur de la
coopérative de Suzela-Rousse. Selon lui, ce n'est pas une vue de l'esprit: "les
clients habituels et les consommateurs sont devenus plus frileux" vis-à-vis des vins
du Tricastin ces dernières semaines.
"Des grossistes nous écrivent pour nous faire part de leurs difficultés à écouler
nos produits du fait de leur nom", constate Alain Bayonne, regrettant que ce
mouvement "ajouteau marasme" qui frappe la profession viticole depuis cinq ou
six ans. À preuve, sur internet, ce sont des pages et des pages consacrées aux dangers
de l'atome qui défilent quand on tape "Tricastin" dans la fenêtre
"recherche". Les pages dédiées à la qualité des vins de ce terroir
magnifique ne viennent, elles, que bien après. Problème: les démarches pour changer le
nom d'une appellation ne sont pas réputées très faciles, ni très rapides. "Mais
là, il y a urgence", explique-t-on du côté du syndicat de l'AOC Coteaux du
Tricastin, comme pour se convaincre que l'Inao comprendrait le sens et la nécessité de
cette demande.
Malgré quelques résistances, certains vignerons ayant du mal à admettre qu'on les force
à renoncer à une part importante de leur identité. Car aujourd'hui, les centaines
d'emplois et les généreux subsides versés par les entreprises du site (14 millions
d'euros par an au titre de la taxe professionnelle pour la seule centrale EDF) ne
suffisent plus à éteindre la contestation.
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Deux assemblages de combustible nucléaire coincés au
Tricastin (L'Usine nouvelle - 09/09/2008)
Lors des opérations de renouvellement du combustible, deux assemblages sont restés
suspendus au sein du réacteur n°2 de la centrale nucléaire EDF de Tricastin. Cet
incident n'a pour l'instant entraîné aucun rejet radioactif dans l'environnement.
Comment a-t-il se produire ? « On a dû forcer quelque chose au dernier cycle », analyse
Martial Jorel, responsable de la direction de la sûreté des réacteurs de l'IRSN au
sujet de l'incident. Au moment d'être enlevés, deux assemblages sont en tout cas restés
coincés au cur du réacteur. Une situation analogue s'était déjà produite il y a
10 ans, en 1998, à Nogent. EDF avait développé un outillage spécial pour récupérer
l'assemblage. « Cet incident est vraiment lié au type de réacteur utilisé actuellement
par EDF : ce sont des grosses machines, on les ouvre une fois par an et on change tout »
explique Martial Jorel.
Risque sanitaire. Pour l'instant, rien ne s'est vraiment passé : le risque encouru est
celui de la chute d'un ou des deux assemblages sur le cur s'ils venaient à se
décrocher. La rupture des combustibles irradiés entraînerait le relâchement de
produits de fission dans l'eau de la piscine du bâtiment réacteur, puis dans
l'atmosphère de l'enceinte de confinement. Une fraction de la radioactivité pourrait
ensuite être rejetée dans l'environnement. « Mais cela se passe dans l'eau, le
bâtiment est très confiné », temporise Martial Jorel.
A la demande de l'Autorité de Sûreté nucléaire, prévenue dans la matinée du 8
septembre, l'IRSN a mené des calculs, « plutôt de l'ordre de grandeur que de la
décimale », pour mesurer le risque en cas de chute des deux assemblages entraînant leur
rupture complète. « Les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient
extrêmement faibles et très inférieures aux valeurs nécessitant des actions de
protection de la population et de l'environnement » conclut Martial Jorel. EDF a proposé
à l'Autorité de sûreté nucléaire de classer l'incident au niveau 1 sur l'échelle
INES.
Opération récup'. Reste qu'en sus de la problématique sanitaire, il y a une
problématique économique : « le combustible est très coûteux », rappelle Martial
Jorel. Les combustibles restent quatre cycles de 12 à 18 mois dans le réacteur et sont
déplacés à chaque cycle dans le cur, de façon à épuiser au maximum leurs
capacités. Il semblerait que sur les deux assemblages combustibles restés suspendus,
l'un en soit à son quatrième cycle et soit donc destiné « à partir aux déchets »,
tandis que l'autre n'en serait qu'à son premier cycle. EDF fera tout pour le récupérer
sans dommage, même si l'opération s'annonce plus difficile qu'à Nogent, puisque deux
assemblages sont concernés au lieu d'un seul.
Le classement au niveau 1 sur l'échelle INES, alors que 3 mois auparavant jour pour jour,
le rejet d'environ 74 kg d'uranium à même la terre au sein de la Socatri le 8 juillet
était classé dans la même catégorie, pose en tout cas question. Certes, le «
précédent Tricastin » a lancé un mouvement de transparence, avec déclaration
immédiate de tous les incidents de la filière nucléaire. Surtout les moins graves. Mais
de deux choses l'une: soit EDF en fait trop, soit l'incident Socatri a été sérieusement
sous-classé.
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Vidéo - France 3 - Suites de laffaire Tricastin. Interview de Lionel Cavicchioli
(Réseau "Sortir du nucléaire") 12/13 de France 3 Rhône-Alpes du mardi 9
septembre.
http://jt.france3.fr/regions/popup-test.php?id=b69a_1214part1&video_number=1
Après les titres, avancer le curseur à 14 min 55
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Incident de niveau 1 à la centrale nucléaire de
Tricastin (Associated Press - 08.09.2008)
Un incident de niveau 1 (sur sept) s'est produit lundi matin à la centrale nucléaire
No2 du site de Tricastin (Drôme) lors d'une opération d'assemblage de combustibles,
a-t-on appris auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L'anomalie est survenue
alors que la centrale no2, dépendant d'Electricité de France, se trouvait en
"arrêt de tranche" pour décharger le réacteur en combustible, a précisé
Evangelia Petit, chargée du service de presse à l'ASN.
Du personnel était donc présent au moment de l'incident, mais l'ASN ignorait dans
l'immédiat si des employés avaient pu être exposés. "Je n'ai pas cette
information", a déclaré la porte-parole. "On est en train de regarder ce qui
s'est passé". Des inspecteurs ont été envoyés sur place pour déterminer les
circonstances et les causes de cette anomalie. L'incident s'est produit vers 10h30 et EDF
a prévenu l'ASN vers midi, a dit Mme Petit.
Dans un communiqué, l'ASN explique que "le coeur du réacteur nucléaire est
composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le
combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et
déchargés pour procéder au renouvellement du combustible". Lors de cette
opération, "le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes
supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles
et pouvoir les remplacer".
Or, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes
supérieures (...) L'exploitant a interrompu ces opérations et fait procéder à
l'évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement", tandis que les deux
assemblages "sont sous eau dans la cuve". Cet "incident (...) n'a pas eu de
conséquences pour le personnel de la centrale et n'a pas entraîné de rejets dans
l'environnement", a assuré l'ASN qui note qu'un événement de même nature s'était
produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999.
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Incident de niveau 1 à la centrale nucléaire de
Tricastin (8 septembre 2008)
Un incident de niveau 1 (sur sept) s'est produit lundi matin à la centrale nucléaire No2
du site de Tricastin (Drôme) lors d'une opération d'assemblage de combustibles, a-t-on
appris auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
L'anomalie est survenue alors que la centrale no2, dépendant d'Electricité de France,
se trouvait en "arrêt de tranche" pour décharger le réacteur en combustible,
a précisé Evangelia Petit, chargée du service de presse à l'ASN.
Du personnel était donc présent au moment de l'incident, mais l'ASN ignorait dans
l'immédiat si des employés avaient pu être exposés. "Je n'ai pas cette
information", a déclaré la porte-parole. "On est en train de regarder ce qui
s'est passé". Des inspecteurs ont été envoyés sur place pour déterminer les
circonstances et les causes de cette anomalie.
L'incident s'est produit vers 10h30 et EDF a prévenu l'ASN vers midi, a dit Mme Petit.
Dans un communiqué, l'ASN explique que "le coeur du réacteur nucléaire est
composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le
combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et
déchargés pour procéder au renouvellement du combustible".
Lors de cette opération, "le couvercle de la cuve du réacteur et les structures
internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages
combustibles et pouvoir les remplacer". Or, "deux assemblages combustibles sont
restés accrochés aux structures internes supérieures (...) L'exploitant a interrompu
ces opérations et fait procéder à l'évacuation du bâtiment réacteur et à son
isolement", tandis que les deux assemblages "sont sous eau dans la cuve".
Cet "incident (...) n'a pas eu de conséquences pour le personnel de la centrale
et n'a pas entraîné de rejets dans l'environnement", a assuré l'ASN qui note qu'un
événement de même nature s'était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
en 1999.
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Cadarache : anomalie dans les rejets gazeux d'une
installation
AFP - 05.09.08 - Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a annoncé vendredi que des
rejets gazeux avaient dépassé le niveau réglementaire en juin et juillet dans un
laboratoire de son centre de Cadarache (Bouches-du-Rhône), sans conséquences pour la
population ou l'environnement.
L'incident, que le CEA propose de classer au niveau 1 sur une échelle spécifique qui
compte sept niveaux (Ines), a été déclaré le 26 août à l'Autorité de sûreté
nucléaire (ASN), précise un communiqué. Pour les travailleurs concernés, les
conséquences maximales potentielles sont inférieures à 1,3 microsievert alors que la
dose maximale annuelle doit rester inférieure à 20.000 microsieverts.
Les rejets de tritium gazeux, décelés lors de bilans mensuels, se sont produits du 20 au
30 juin et du 15 au 22 juillet dans un laboratoire de l'installation Rapsodie, réacteur
expérimental à neutrons rapides arrêté depuis avril 1983. Ils sont intervenus lors
d'une expérience visant à étudier la diminution de la teneur en tritium d'un
échantillon en fonction de la température.
L'analyse de l'incident a fait apparaître une erreur reproduite dans la conduite de
l'expérimentation et la prise en compte de rejets potentiels.
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Les eaux troubles du Tricastin (L'Express
- 4 septembre 2008 - Estelle saget)
Près de deux mois après le déversement accidentel d'éléments radioactifs provenant
du site nucléaire, la nappe phréatique reste polluée par l'uranium. Et si la
contamination était plus ancienne ? Les habitants s'inquiètent.
La moissonneuse-batteuse, aussi haute que la maison, est garée dans la cour de la ferme.
Pascal Reynaud vient de terminer sa journée. De la main, il essuie la poussière de
paille qui recouvre la table et les chaises, avant de s'installer sous le platane. « Dans
la plaine de Bollène [Vaucluse], personne n'a jamais manqué d'eau, raconte cet
agriculteur de 47 ans, à la tête d'une petite exploitation céréalière. Les paysans
pompent directement dans la nappe, elle est toujours alimentée. »
Sauf que la nappe, cette fois, est contaminée par de l'uranium. La pollution, due au
déversement accidentel d'effluents radioactifs sur le site nucléaire voisin du
Tricastin, dure depuis bientôt deux mois. Au sud de la centrale, où les champs
s'étalent à perte de vue, une trentaine de fermes et d'habitations sont touchées. Dans
les puits, les piscines et les forages fournissant l'eau courante, les concentrations en
uranium montaient encore, le 26 août, jusqu'à 17 microgrammes par litre, alors que le
seuil fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 15 microgrammes.
Tous les jours, Pascal Reynaud continue de recevoir la visite des employés de la Socatri,
filiale d'Areva responsable de la contamination. Ils le saluent et filent dans le hangar
mettre la pompe en marche, puis repartent avec leur flacon étiqueté à son nom. La
routine. Chaque fois, les résultats sont supérieurs au seuil. Du coup, Pascal Reynaud et
sa famille n'ont toujours pas l'autorisation d'utiliser l'eau. « J'ai vu construire la
centrale quand j'étais minot et je me suis toujours senti en sécurité ici, confie cet
enfant du pays. C'est terminé, j'ai perdu confiance. » Il a déposé plainte, pour «
mise en danger de la vie d'autrui ». La première de sa vie. Trois autres habitants de la
plaine ont fait de même.
Les riverains du site nucléaire disposent maintenant d'un scénario officiel de
l'incident survenu le 7 juillet, classé au niveau 1 sur une échelle qui en compte 7. Une
cuve, remplie d'une solution contenant de l'uranium, a débordé dans le bac de rétention
en béton situé au sol. Cette structure, endommagée quelques jours plus tôt par un
engin de chantier, a cédé, de sorte que plusieurs mètres cubes de liquide se sont
écoulés jusqu'au ruisseau le plus proche. Soit. Mais il reste une énigme, et de taille.
Des analyses d'eau ont été réalisées immédiatement après l'incident chez les
riverains. Elles ont révélé des taux élevés de minerai radioactif, que les
scientifiques n'attendaient pas aussi tôt. Le transfert vers la nappe phréatique a-t-il
été plus rapide que prévu ? Ou la contamination serait-elle plus ancienne ?
« Il est question de manquements répétés aux règles de sécurité » Des deux
hypothèses, c'est la seconde qui suscite le plus d'inquiétude. Certes, tous les foyers
seront bientôt raccordés au réseau d'eau de la ville - les travaux, financés par
Areva, se terminent ces jours-ci. Mais que doivent penser ceux qui ont bu, pendant des
années, l'eau pompée dans la nappe ? Des analyses certifiaient qu'elle était potable.
Sauf que les laboratoires recherchaient les bactéries et non l'uranium, dont la présence
n'a jamais été soupçonnée. Pour ne pas rester dans le doute, la municipalité de
Bollène a demandé à la justice, et obtenu, la désignation d'un expert indépendant. «
Nous voulons savoir si la commune est victime de pollutions antérieures », insiste la
maire, Marie-Claude Bompard. Et son adjoint, André-Yves Beck, de renchérir : « Dans
cette affaire, il ne s'agit pas d'une simple bévue, avec un employé qui aurait mal fait
son travail. Il est question de manquements répétés aux règles de sécurité. »
En effet, la station de traitement des effluents où s'est produit l'incident avait déjà
été épinglée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Vieille de trente ans,
l'installation de la Socatri devait être remplacée par une neuve - aujourd'hui achevée.
Les inspecteurs remarquaient notamment, dans leur rapport de mai 2008 : « La canalisation
qui évacue les effluents liquides de la Socatri, du fait de son ancienneté, a fait
l'objet de fuites répétées en 2007. » Un organisme scientifique, l'Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), mène l'enquête pour dater et certifier
l'origine de l'uranium retrouvé dans la nappe.
L'association écologiste Criirad a opportunément rappelé, le 15 juillet, l'existence,
sur le site du Tricastin, d'une butte de 8 mètres de hauteur contenant des déchets
radioactifs militaires. Là, sous le talus couvert d'herbe et de roseaux, des fûts
dorment sous la terre depuis... les années 1970. Invités à l'escalader, les
journalistes ont pu constater que les pelles mécaniques venaient de commencer le
terrassement, destiné à éviter l'érosion par les eaux de pluie. Du haut de la butte,
Jacques-Emmanuel Saulnier, porte-parole d'Areva, affirme que « les contrôles n'ont
révélé aucune anomalie ». L'expert indépendant nommé par la justice devait commencer
son travail d'enquête sur place, le 3 septembre. Parviendra-t-il à résoudre l'énigme
des puits contaminés ?
La méfiance du maire
Au printemps dernier, Bollène (Vaucluse), coquette ville de 14 000 habitants, avec ses
corbeilles de fleurs pendues aux lampadaires, a changé de couleur politique. Marie-Claude
Bompard, ex-Front national devenue villiériste, épouse du maire d'Orange, Jacques
Bompard, l'a emporté contre le maire sortant, socialiste. Sur la pollution à l'uranium,
son premier gros dossier, elle joue sa crédibilité. Et opte pour la méthode offensive :
avocats, assignation en référé, défiance envers les industriels et les autorités.
Quand Areva, à deux reprises, convie les élus à des « réunions d'information »,
seule son équipe boycotte les rencontres. « Nous ne voulons pas cautionner leurs
opérations de communication », justifie la maire. Même attitude vis-à-vis des
associations écologistes : « Un rapprochement n'est pas utile, car elles mènent un
combat idéologique, pas nous. » A Lapalud, la commune voisine, le maire (PS),
Jean-Pierre Lambertin, souligne : « Mme Bompard fait cavalier seul, sur ce dossier comme
sur tous les autres. »
La pollution et ses suites
7 juillet 2008 : vers 22 heures, une cuve contenant une solution d'uranium déborde
dans les installations de la Socatri, sur le site du Tricastin. Son contenu se répand
dans l'environnement.
8 juillet : l'Autorité de sûreté nucléaire, alertée, classe l'incident en niveau 1.
La préfecture prend des mesures d'interdiction pour la baignade et la consommation d'eau
des captages.
15 juillet : la Criirad rappelle l'existence d'une butte contenant d'anciens déchets
militaires, susceptibles d'avoir contaminé eux aussi la nappe phréatique.
17 juillet : Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, demande « la vérification des
nappes phréatiques près de toutes les centrales ».
8 août : accédant à la demande de la mairie de Bollène, le tribunal de grande instance
de Carpentras désigne un expert judiciaire pour déterminer l'étendue de la pollution et
ses conséquences.
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