"Or,
selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un adulte peut supporter
un maximum de 15 microgrammes par litre d'eau, tandis que la tolérance pour les enfants
et les femmes enceintes est encore moindre", a expliqué lors d'une conférence de
presse Roland Desbordes, président de la Criirad.
Cependant, selon l'association, la pollution de la nappe date d'il y a plus de trente ans.
Pour tenter de dépolluer la nappe, de nombreux pompages, suivis de rejets dans le
ruisseau traversant le site, ont été organisés par l'exploitant.
Le non-respect des limites de rejets radioactifs dans l'atmosphère "devient une
habitude à la Socatri", avait déjà estimé début août la Criirad, au lendemain
de l'annonce d'un dépassement des rejets mensuels de carbone 14 à l'usine du groupe sur
le site du Tricastin.
C'est pourquoi l'association, basée à Valence, a décidé de porter plainte, "une
fois toutes les infractions" à la loi de juin 2006 relative à la transparence et à
la sécurité en matière nucléaire compilées, a poursuivi Roland Desbordes. Selon la
loi, chaque infraction constatée peut être sanctionnée d'une amende de 7.500 euros.
-------------A l'appel du collectif anti nucléaire 84,
une nouvelle marche anti-nucléaire pour le respect de la vie aura lieu le
25 octobre à Tricatin -Bollène. Sur le thème "on veut vivre tranquille" des
enfants, des femmes, des hommes vont venir d'Allemagne 1300 Km, de Belgique 850 Km,
d'Espagne 780Km et de France . L'accident nucléaire est imprévisible "Qu'il
pleuve, qu'il vente ou qu'il neige.", départ 14h30 devant la centrale du Tricastin
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Dauphiné Libéré - Vaucluse - 30/09/08
Le démantèlement du Tricastin annoncé à l'horizon 2020
Le colloque de la Sfen, Société française d'énergie nucléaire , ce sont trois jours
de conférences, d'expositions, de rencontres entre professionnels, de café et de petits
croissants.
Depuis hier et jusqu'à jeudi, les entreprises françaises et internationales sont
représentées au Palais des congrès du Palais des papes. L'objectif : répondre à une
question essentielle : "Le démantèlement : quand et comment ? "
Éclaircissements avec Francis Sorin, directeur du pôle information de la Sfen. Le
colloque à Avignon, une tradition. Pourquoi un colloque aussi spécialisé, qui réunit
plus de 20 nationalités différentes, se déroule-t-il à Avignon ? « C'est une
tradition, explique Francis Sorin, les deux premiers ont déjà eu lieu dans le Palais des
papes. » Et puisque le colloque se déroule ici, il en profite pour faire le point sur le
démantèlement des équipements nucléaires de la région.
À Marcoule, le démantèlement a commencé. Créé en 1956, le site nucléaire de
Marcoule, dans le Gard, a déjà commencé le démantèlement de quelques installations.
Des laboratoires sont aussi en cours de démantèlement. Sur le site du Tricastin, l'usine
Georges Besse va être remplacée par une autre, utilisant une nouvelle technique. Le
chantier est déjà commencé. Toutes ces installations ont une durée de vie limitée.
Une durée de vie de 40 ans
« Toute installation nucléaire a une durée de vie, estimée en France à 40 ans.
Au-delà, il faut procéder au démantèlement des installations qui sont radioactives,
depuis les combustibles qui se trouvent à l'intérieur d'un réacteur, jusqu'aux locaux
où ils se trouvaient. » Actuellement, les équipements en service ont en moyenne une
vingtaine d'années, mais l'État anticipe. Pour démanteler, c'est-à-dire déconstruire,
traiter et stocker ce qu'on appelle les déchets nucléaires, la technique est au point.
Alors, quand doit-on démanteler ?
Démanteler une fois que les installations sont hors-service. « On peut démanteler à
deux moments : soit on attend que les installations soient moins radioactives pour les
déconstruire, soit on le fait dès que les installations sont hors-service. C'est vers
cette deuxième solution que l'on penche aujourd'hui. » précise Francis Sorin, avant de
conclure : « Le démantèlement complet de ces sites dits "de première
génération" (8 centrales sont concernées en France) devrait être achevé entre
2020 et 2033, selon EDF. Il n'est pas utile de laisser des installations qui ne servent
plus pendant des années, alors que l'on sait décontaminer les déchets radioactifs.»
en marge du colloque
toutes les activités nucléaires du groupe Vinci regroupé sous une même
"marque" . Dans une interview de Bruno Lancia (directeur de Nuvia France, basée
à Aix-en-Provence) les choses sont claires : "Nous sommes déjà venus au dernier
colloque, il y a quatre ans. Mais aujourd'hui, nous lançons une marque Nuvia, qui
regroupe toutes les activités nucléaires du groupe Vinci. Auparavant, il existait
plusieurs sociétés anglaises et françaises, désormais elles sont regroupées sous le
même nom. Nous avons plusieurs objectifs : d'abord, on profite de ce séminaire pour
faire connaître la marque. Et puis, en quelques jours, on peut rencontrer des clients,
des partenaires. On prend de nombreux rendez-vous pendant ces trois jours. On signe très
exceptionnellement des contrats. Les contrats concernant le nucléaire sont très
complexes et leur négociation demande plusieurs mois, voire plusieurs années."
Le réseau Sortir du nucléaire dénonce des "apprentis
sorciers" de l'industrie nucléaire
Palais des Papes d'Avignon, des membres du réseau "Sortir du nucléaire" ont
obtenu l'effet escompté. Placés devant la sortie du centre des congrès, ils ont attendu
la sortie des congressistes du monde entier venus débattre du démantèlement des
centrales nucléaires. Une opération placée sous surveillance puisque les policiers
étaient aussi nombreux que les manifestants, tout en restant discrets.
Une manifestation placée sous surveillance policière. Pour Bernard Blanc, le porte
parole national du réseau, «nous avons organisé cette action symbolique devant
l'entrée du colloque tout simplement pour dénoncer une imposture. Le parc des réacteurs
français est en fin de vie alors que l'on commence seulement à réfléchir sur la
manière de démanteler une centrale nucléaire. Il n'aurait pas été idiot d'y penser
plus tôt ! Et la question des déchets induits par les démantèlements est du même
ordre. Où va-t-on les entreposer? Pour l'instant, on n'en sait rien. Les options
envisagées sont toutes plus dangereuses les unes que les autres.»
Les membres du réseau dénoncent ainsi une facture du démantèlement astronomique : elle
est estimée à plus de 100 milliards d'euros pour le seul nucléaire britannique. Et les
militants de réclamer un débat national sur cette question ainsi que des réponses
concrètes sur les incidents du Tricastin, notamment le dernier en date. «Il est
qualifié d'incident par EDF, mais c'est sans doute le plus grave accident depuis
Tchernobyl -souligne Bernard Blanc. Actuellement, deux barres de combustible sont
coincées au-dessus du coeur du réacteur. Elles pèsent 600 kilos chacune. Que se
passe-t-il si elles tombent dedans ? La réaction sera-t-elle encore contrôlable?»
(voir l'article sur la présence hier de représentants du Réseau "Sortir du
nucléaire" et du Collectif Anti-Nucléaire 84 à Avignon hier lors du colloque
international sur le démantelement ici
et le reportage sur le Tricastin à "Là-bas si j'y suis" ici
Pour la SFEN, « Aucune inquiétude » au Tricastin
Pour Francis Sorin, le directeur du pôle information de la Sfen, il n'y a «aucune
inquiétude à avoir quant aux différents incidents qui se sont succédé cet été au
Tricastin ». Et ce, que ce soit la fuite «minime» d'uranium à la Socatri le 8 juillet,
comme le dernier en date et toujours en cours survenu à la centrale EDF Tricastin. Le 8
septembre, suite à un problème technique, deux tubes d'uranium restaient en effet
suspendus à la partie supérieure de la cuve du réacteur n°2.
Si le réseau Sortir du nucléaire et la Criirad (commission de recherche et d'information
indépendantes sur la radioactivité) parlent d'«un accident qui peut être
potentiellement grave du fait de cet incident inédit», EDF-Tricastin dément «tout
risque et toute nécessité d'évacuer les populations». Et comme l'a annoncé
l'électricien en fin de semaine dernière, l'intervention réelle de réparation, après
une opération test en ce début de semaine devrait avoir lieu «d'ici une à deux
semaines».
Mobilisation réussie contre l'enfouissement de déchets
radioactifs !
Samedi 27 septembre, 17 rassemblements ont eu lieu dans 15 départements
Actions inventives et de nombreux militants présents... Pour visionnez les nombreux
reportages de télévision : http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article119
et les comptes-rendus
et les photos des actions.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la
démission de Philippe Leroy, Sénateur et Président du Conseil général de la Moselle
M. Leroy a comparé les Gitans aux déchets radioactifs pour justifier un projets de
stockage de déchets. ( http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?article128
)
Interviewé samedi 27 septembre dans le 12/13 de France3 Lorraine, M Philippe Leroy,
Sénateur et Président du Conseil général de la Moselle, a promu de bien curieuse
manière la "nécessité" d'un site d'enfouissement des déchets radioactifs.
C'est ainsi que, à propos des déchets nucléaires, M. Leroy a affirmé "On est
embêté aussi avec les populations de Gitans" et a ajouté "Nous avons à
accueillir, sur nos territoires, des populations difficiles, des logements sociaux, les
déchets nucléaires, etc"
Le Réseau "Sortir du nucléaire", qui est mobilisé sur des valeurs éthiques
et humanistes, se déclare profondément choqué par ces propos : il n'y a aucune
comparaison possible entre les déchets radioactifs, qui sont de véritables horreurs
environnementales, et des êtres humains quels qu'ils soient.
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il n'est pas si étonnant que des propos
aussi choquants soient tenus par quelqu'un qui se déclare favorable à l'enfouissement
des déchets radioactifs : stigmatiser des êtres qui vivent aujourd'hui est finalement
cohérent avec le fait de léguer aux générations future un piège radioactif.
Il apparait que, après avoir tenu des propos aussi indignes, M Leroy devrait
démissionner de tous ses mandats.
Une association demande la démission d'un élu UMP qui
avait comparé les Gitans à des déchets nucléaires
AFP - jeudi 2 octobre 2008 METZ
Le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé jeudi la démission du président
(UMP) du conseil général de la Moselle, Philippe Leroy, au motif que celui-ci "a
osé comparer les Gitans à des déchets nucléaires". Interrogé samedi par France 3
Lorraine-Champagne-Ardenne sur l'éventuel enfouissement de déchets radioactifs en
Moselle, M. Leroy s'était dit "plutôt pour" et avait ajouté: "On est
embêté aussi avec les populations de Gitans: personne n'en veut. On est embêté avec
les politiques de traitement des déchets: personne n'en veut".
"Et pourtant, le civisme aujourd'hui, pour tout le monde, c'est de savoir que nous
avons à accueillir, sur nos territoires, des populations difficiles, des logements
sociaux, les déchets nucléaires, industriels et ménagers", avait encore dit à
l'antenne le président de l'assemblée départementale. Selon "Sortir du
nucléaire", "il n'y a aucune comparaison possible entre les déchets
radioactifs, qui sont de véritables horreurs environnementales, et des être humains,
quels qu'ils soient".
"Il n'est pas étonnant que des propos aussi choquants soient tenus par quelqu'un qui
se déclare favorable à l'enfouissement de déchets radioactifs: stigmatiser des êtres
qui vivent aujourd'hui est finalement cohérent avec le fait de léguer aux générations
futures un piège radioactif", poursuit le réseau dans un communiqué en demandant
"la démission de tous ses mandats" de M. Leroy.
Association antinucléaire créée en 1997 et agréée par les pouvoirs publics,
"Sortir du nucléaire" avait organisé samedi 27 septembre une journée de
mobilisation nationale contre l'enfouissement des déchets radioactifs, avant l'expiration
le 31 octobre d'un appel à candidatures lancé par l'Agence nationale pour le gestion des
déchets radioactifs (Andra).
Selon le réseau, plus de 3.000 communes situées dans 20 départements ont été
contactés récemment par l'Andra pour accueillir un site d'enfouissement de déchets
radioactifs. Ces communes sont situées en Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre,
Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais,
Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne et Vosges, d'après "Sortir du
nucléaire", dont la charte a été signée par 834 organismes (associations, partis
politiques, entreprises du secteur des énergies renouvelables et de l'agriculture
biologique...) et 19.000 individus.
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