"Le
Parisien" annonce qu« un collectif de 3 000 médecins demande aux
pouvoirs publics de suspendre la construction des nouveaux incinérateurs de déchets ».
Si aucune dioxine ne s'en échappe plus, d'autres polluants dangereux pourraient nuire à
la santé humaine , une première étude d'envergure de l'Institut de veille sanitaire,
qui confirme et conforte les premiers résultats donnés il y a 2 ans , à savoir que «
les populations ayant vécu dans les années 1980 près d'incinérateurs d'ordures
ménagères ont bien plus de risques d'avoir un cancer que la moyenne des Français
(jusqu'à 22 % supplémentaires pour les sarcomes des tissus mous, 16 % pour les cancers
du foie, 9 % pour les cancers du sein...) ».Certes, l'ensemble du parc des
incinérateurs a - en principe- été "mis aux normes" depuis mais delà à
affirmer comme le fait un conseiller du ministère de l'Ecologie que "le mythe de la
dioxine est derrière nous. Les systèmes installés dans les cheminées filtrent tout ce
qui passe et le panache de fumée qui en sort est principalement composé de vapeur
d'eau" il y a un fossé énorme, car pour les médecins «les dioxines sont l'arbre
qui cache la forêt» », et évoquent une « prise de conscience médicale collective,
[
] toutes spécialités confondues ».
Le journal cite ainsi le Pr Belpomme, cancérologue à l'hôpital Georges-Pompidou
(Paris), qui « s'alarme de «cette mise aux normes des incinérateurs qui ne résout ni
le problème de l'incinération ni des dangers sanitaires de l'incinération. [
] La
plupart du temps, on jette dedans un peu tout et n'importe quoi et c'est une mixture de
substances potentiellement dangereuses qui s'échappe des cheminées» ».
Le quotidien ajoute que « le spécialiste estime qu'il faut de toute urgence, au nom
du principe de précaution, arrêter de construire des incinérateurs «pour ne surtout
pas refaire l'erreur de l'amiante» ». |