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Nucléaire et Energies Renouvelables
Actualité juin 2009
Chaque mois retrouvez ici  l'actualité des dangers du nucléaire civil et militaire et des solutions alternatives énergétiques. Pour savoir, réfléchir, comprendre et agir en citoyens responsables (avec le concours du Réseau Sortir du Nucléaire)
Sommaire :

1 - USA/nucléaire : l'investissement d'EDF dans Constellation bloqué
2 - Marcoule consacré pôle d'avenir par Pécresse
3 - Ontario / Réacteurs nucléaires : d'importants dépassements de coûts
4 - EDF : la grève dans le nucléaire va peser sur les comptes
5 - Procès des 4 militants anti-THT/EPR à Cherbourg le 9 avril
6 - Finlande : les fissures sur les conduites de l'EPR ne sont "pas dangereuses"
7 - Energie nucléaire ou renouvelable : l'heure du choix à sonné pour Madrid
8 - Le lobby nucléaire condamné pour ses mensonges
9 - Taxer les énergies polluantes ? Et si on commençait par le nucléaire ?
10 - Les travailleurs "oubliés" de l'EPR à Flamanville
11 - Exploitation de l'uranium au Niger : une méga pollution en perspective
12 - Energie : la taxe fait son chemin
13 - Energie : le tout nucléaire a été "une erreur", juge Sarkozy
14 - Les installations nucléaires du Sud-Est sont vulnérables face au risque sismique
15 - Etats-Unis : Obama relance la géothermie et le solaire
16 - Iter : vers un réaménagement du calendrier


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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : la catastrophe économique est de plus en plus inéluctable pour EDF. Après la Grande-Bretagne (où EDF mendie des aides publiques qui ne viendront pas), le flop est en vue aussi aux USA (où, rappel, un projet d'EPR a déjà été annulé). On pourrait se réjouir de ça si nous (contribuables de france) n'étions pas condamnés à éponger le gouffre financier...

1 - USA/nucléaire : l'investissement d'EDF dans Constellation bloqué

AFP - 11 juin 2009 - NEW YORK - Le producteur américain d'électricité Constellation Energy a annoncé jeudi que son projet avec le Français EDF dans le nucléaire avait été bloqué par les autorités de son Etat d'origine du Maryland (est), mais qu'il faisait appel de cette décision en justice. "Constellation fait appel de la décision de la Commission des services publics du Maryland exigeant une procédure d'approbation préalable pour son projet en cours de coentreprise avec EDF", a annoncé le groupe.

EDF avait annoncé à la mi-décembre l'acquisition pour 4,5 milliards de dollars de pratiquement la moitié des activités nucléaires de Constellation Energy, alors convoité par l'investisseur milliardaire Warren Buffett. L'objectif était de sécuriser les liens avec un groupe parmi les plus avancés dans la construction d'une centrale nucléaire de nouvelle génération aux Etats-Unis.

Constellation compte édifier un réacteur EPR, développé par Areva et acheté par EDF, sur son site de Calvert Cliffs dans le Maryland. Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'EDF a souligné dans un courriel que, si le groupe français était en "désaccord" avec la décision de la commission, "il entendait continuer à travailler pour finaliser cette transaction". Constellation Energy, dont le siège est à Baltimore, a indiqué qu'il allait demander au tribunal une procédure accélérée, pour tenir le calendrier de l'opération. "La compagnie reste engagée auprès d'EDF à finaliser la transaction au troisième trimestre", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L'argument de Constellation est que, comme EDF restait en dessous de la limite des 50%, il n'avait pas besoin d'une procédure d'agrément. "Nous sommes en fort désaccord avec la conclusion selon laquelle l'investissement d'EDF de moins de 50% dans notre filiale nucléaire donnerait à EDF le pouvoir d'exercer une influence substantielle sur notre activité de distribution d'électricité", a déclaré le PDG de Constellation Mayo Shattuck.

La commission a mis en place une procédure rapide d'approbation préalable, ce dont Constellation lui est reconnaissant. Le groupe entend donc faire valoir ses droits par une double approche: devant la justice et devant la commission mise sur pied pour approuver ou non la transaction avec EDF.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : où l'on voit que des imposteurs font croire que, malgré 50 ans d'échec, ils arriveront à mettre au point des surgénérateurs (sous le nom marketting de "réacteur de 4ème génération"). On voit aussi que le Grenelle de l'environnement a bel et bien été une opération pronucléaire, à condition d'écrire "nucléaire durable", sans rire...

Midi Libre - vendredi 12 juin 2009 - Ludovic Trabuchet

2 - Marcoule consacré pôle d'avenir par Pécresse

C'était un peu plus qu'un simple couper de ruban... Hier, en inaugurant le tout nouvel institut de chimie séparative de Marcoule devant une foule d'invités, la ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche, Valérie Pécresse, a consacré le site gardois comme "le" pôle de recherche sur l'énergie nucléaire de demain. Positionnant un peu plus Marcoule, à l'heure où Phénix est en fin de vie, dans la course au prototype de réacteur de quatrième génération.

Même si la question n'a pas été abordée, sauf par le député UMP Jean-Marc Roubaud, qui glissait que, « oui, c'est un atout de plus ». Car cet institut, que la ministre a visité au pas de course avant de (très) longs discours pour saluer toute l'efficacité des partenariats mis en place autour du projet, devra faire émerger des procédés qui permettront de consommer 50 à 70 % de l'uranium naturel, là où les réacteurs actuels en consomment 1 %.

« Cela s'inscrit dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement et permettra de développer la filière nucléaire durable », a notamment commenté Valérie Pécresse, réagissant aux propos de Bernard Bigot, administrateur général du CEA, qui assurait que les recherches devraient permettre, à l'horizon 2050, de posséder suffisamment d'uranium appauvri, « pour assurer la totalité de nos besoins énergétiques pour plusieurs milliers d'années ».

Plus de cinquante ans après la mise en service du premier réacteur plutonigène (G1) en ces mêmes lieux, c'est tout un symbole pour Marcoule d'accueille aujourd'hui les chercheurs qui assureront la continuité du nucléaire français. « Et avec les chercheurs qui vont s'en aller à la retraite, et le parc de réacteur vieillissant, cet outil était indispensable », a souligné Valérie Pécresse, avant d'aller défendre sa réforme de l'université à Avignon dans une ambiance plus délicate. Car à Marcoule, où l'État a investi 6,4 M€ - comme la Région - elle a été accueillie les bras ouverts.

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Radio Canada - mercredi 10 juin 2009

3 - Ontario / Réacteurs nucléaires : d'importants dépassements de coûts

Les documents oubliés dans une station de télévision par une aide de la ministre des Ressources naturelles Lisa Raitt contenaient des détails au sujet de la construction de deux réacteurs nucléaires en Ontario.

Selon un de ces documents, Énergie atomique du Canada craint déjà un important dépassement des coûts si elle est choisie. La province doit décider dans les prochaines semaines quelle compagnie obtiendra le contrat pour construire deux réacteurs à la centrale nucléaire de Darlington. La française Arèva et l'américaine Westinghouse sont également en lice.

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Les Echos - 11/06/09

4 - EDF : la grève dans le nucléaire va peser sur les comptes

Malgré la signature il y a trois semaines d'un accord salarial chez EDF, le conflit social se poursuit dans les centrales nucléaires. A Dampierre ou au Tricastin, les grévistes partagent la même revendication : la reprise des négociations de branche. Le groupe refuse de chiffrer le coût de la grève, mais, en interne, on évoque déjà des montants pouvant aller jusqu'à 250 millions d'euros.

Malgré la signature il y a trois semaines d'un accord salarial chez EDF, le conflit social se poursuit au sein de l'électricien public. Après s'être calmé dans la filiale de distribution ERDF, il touche de plein fouet les centrales nucléaires et menace de peser lourdement sur les comptes de l'entreprise. Hier, 7 sites étaient en grève. Selon des chiffres compilés mardi par Bloomberg, 38 % de la capacité nucléaire n'est pas utilisée. En temps normal, à ce moment de l'année, le parc fonctionne à 80 ou 90 %, selon les experts. Le groupe refuse de chiffrer le coût de la grève avant la publication des résultats semestriels, le 30 juillet.

En interne, toutefois, on évoque déjà des montants pouvant aller jusqu'à 250 millions d'euros en comptant les jours de retard d'arrêts de tranche, les pénalités induites ou encore la désorganisation des futurs programmes de maintenance. Déjà impacté par les effets de la tempête sur la centrale du Blayais, l'objectif d'un coefficient de disponibilité du parc nucléaire de 81 % pour 2009 paraît menacé. Il avait déjà reculé de 1 point l'an dernier, à 79,2 %.
Inquiétudes pour cet été

Typiquement, les grévistes profitent d'un arrêt de tranche - destiné à recharger le combustible et effectuer des travaux de maintenance - pour déclencher le mouvement. « Notre travail consiste à préparer la sûreté des installations pour les gens qui vont intervenir, explique Jérôme Schmitt, représentant de SUD-énergie et technicien d'exploitation à la centrale de Dampierre (Loiret), en grève depuis huit semaines. Sans nous, ils ne peuvent rien faire. » Sur place, les travaux ont déjà vingt-cinq jours de retard, pour un coût estimé à 1 million d'euros par jour.

Qu'ils soient basés à Dampierre ou au Tricastin (Drôme), les grévistes partagent la même revendication : la reprise des négociations de branche. L'accord signé le 25 mai chez EDF porte sur les augmentations individuelles et non collectives. Même si son enveloppe est reconnue comme généreuse, il fait qu'un salarié peut bénéficier d'une augmentation et l'autre pas. « La direction n'arrive pas à comprendre que les salariés veulent des revalorisations collectives, regrette un syndicaliste. Si elle avait accepté de signer un accord de branche en novembre, on n'en serait jamais arrivé là. »

Le conflit menace de s'enliser. A Bugey (Ain), le personnel est appelé, le 16 juin, à voter un mouvement à l'occasion d'un arrêt de tranche, dont le début est programmé le 20 juin, indique Anne Debrégeas, secrétaire générale de SUD-énergie. Les centrales de Penly (Seine-Maritime) et Belleville (Cher) se préparent aux mêmes échéances en septembre et en octobre. A Paris, la direction commence à s'inquiéter sur l'équilibre de l'offre et de la demande pour l'été. En cas de canicule, la production pourrait ne pas suffire à la consommation.

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5 - Le procès des 4 militants soutenus par le Réseau "Sortir du nucléaire" :

France 3 Basse-Normandie 19-20
mardi 09 juin 2009
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c14a_1920&video_number=0

Avancer le curseur à 7'35"

Note : sujet précédent : les producteurs de lait sur le site nucléaire de Flamanville.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : il est vivement conseillé aux Finlandais de partir en vacances à l'étranger lors de la mise en service de ce réacteur (si jamais il entre un jour en service). Sachant que le pire pourra aussi se produire au bout de quelques semaines ou quelques mois de fonctionnement...

6 - Finlande : les fissures sur les conduites de l'EPR ne sont "pas dangereuses"

AFP - 11 juin 2009 - HELSINKI - L'agence finlandaise de sécurité nucléaire STUK a déclaré jeudi que le groupe nucléaire français Areva pouvait reprendre ses activités de soudure sur les conduites du réacteur de troisième génération (EPR) après que les fissures repérées sur ces conduites eurent été jugées non dangereuses. Un consortium conduit par le groupe public français Areva et l'allemand Siemens construisent le premier réacteur de type EPR pour le compte du groupe énergétique finlandais Teollisuuden Voima (TVO) à Olkiluoto, sur la côte sud-ouest de la Finlande.

Les conduites reliant le réacteur à son générateur de vapeur sont soudées en France par Areva, mais le mois dernier STUK a suspendu les travaux après que des fissures microscopiques eurent été repérées sur ces conduites. Cependant, des responsables ont affirmé que ces fissures n'étaient pas suffisamment graves pour justifier de nouvelles suspension des travaux. "Le matériau est si dur et épais que lorsqu'il refroidit après les soudures, des fractures pareilles peuvent apparaître", a déclaré à l'AFP Jukka Laaksonen, directeur général de STUK.

Il a précisé qu'une lettre et un rapport avaient été envoyés à Areva et à TVO jeudi pour expliquer le constat. Le directeur de Stuk a ajouté que toutes les conduites seraient par la suite vérifiées aux ultra-sons pour s'assurer qu'il n'existait pas de fissures à l'intérieur des conduites. Le directeur d'Areva en Finlande s'est réjoui de cette annonce. "Nous avons atteint un niveau de qualité qui est suffisant. STUK voulait s'assurer que les conduites répondaient aux normes de sécurité requises", a déclaré Osmo Kaipainen.

Lancé en septembre 2005 par le consortium en instance de divorce Areva-Siemens, le chantier de construction de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande accumule retards et conflits juridiques et ne devrait pas entrer en service avant début 2012, avec plus de trois ans de retard sur le calendrier initial. Fin janvier, Siemens a mis fin en janvier à sa coopération dans le nucléaire avec Areva pour s'allier avec le russe Rosatom.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : on regrettera que l'AFP ait adopté la propagande du lobby nucléaire en écrivant "le nucléaire, qui n'émet aucun gaz à effet de serre..." C'est absolument faux : de la mine d'uranium au démantèlement des installations, le nucléaire émet des gaz à effet de serre en quantité importante.

7 - Energie nucléaire ou renouvelable : l'heure du choix a sonné pour Madrid

AFP - 10 juin 2009 - MADRID - Défenseur des énergies renouvelables, le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero va devoir trancher clairement pour ou contre le nucléaire, en décidant de l'avenir de la plus vieille des centrales nucléaires du pays. Le gouvernement espagnol doit annoncer avant le 5 juillet s'il décide de fermer ou bien de prolonger pour dix ans la centrale de Garoña (nord), en fonctionnement depuis 1971.

Ce site sera le premier en Espagne à accomplir, en 2011, les 40 ans de service prévus avant une mise à la retraite. L'exploitant, Nuclenor --société commune des groupes d'électricité Iberdrola et Endesa-- a réclamé une prolongation de dix ans en arguant du fait que la centrale remplissait les normes de sécurité.

Le choix obligera Zapatero à prendre clairement position pour ou contre la poursuite de l'expérience nucléaire espagnole. Le ministère de l'Industrie a souligné qu'avant de prendre une décision "toutes les alternatives" serait examinées. Un feu vert pour le site ouvrirait la voie au prolongement de l'activité des cinq autres centrales que compte le pays tandis qu'un refus officialiserait le retrait progressif de l'Espagne de la filière nucléaire.

M. Zapatero a rappelé mardi qu'il accomplirait sa promesse électorale de fermer progressivement les centrales à la fin de leur vie utile pour les substituer par des sources d'énergie renouvelables. Mais il pourrait être tenté de couper la poire en deux alors que le Conseil de sécurité nucléaire (CSN) s'est déclaré favorable à la poursuite de l'exploitation de Garoña pour dix ans, à condition que certaines mesures de sécurité soient renforcées.

Le sujet est politiquement sensible, en raison surtout des divergences internes au Parti socialiste (PSOE) au pouvoir. Les partisans du nucléaire comptent des socialistes de poids, comme l'ex-chef de gouvernement Felipe González et le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana. A l'inverse, le club de réflexion officiel du PSOE, Ideas, se fait l'avocat d'un remplacement progressif du nucléaire et suggère, en cas de prolongation de la vie des centrales, le versement par les exploitants de fonds pour le développement des énergies renouvelables.

Le parc nucléaire espagnol compte six centrales avec huit réacteurs qui produisent 20% de l'électricité du pays. Ses partisans soulignent que le nucléaire, qui n'émet aucun gaz à effet de serre, aiderait l'Espagne à remplir les objectifs du Protocole de Kyoto, réduirait la dépendance énergétique du pays alors que les énergies renouvelables ne suffiraient pas à remplacer les centrales nucléaires. Les arguments économiques ont également leur poids par temps de crise: l'exploitant de Garoña prévoit d'investir 90 millions d'euros en cas de prolongation du site. Sa fermeture entraînerait la perte de 1.000 emplois, élément non négligeable dans un pays qui a vu son taux de chômage grimper à 17,36% au 1er trimestre.

Les opposants soulignent de leur côté les dangers du nucléaire, le problème des déchets et surtout le fait que l'Espagne n'est plus dépendante de l'électricité étrangère puisqu'elle en exporte depuis 2004 tandis que la crise a entraîné une chute de la consommation. Leur plus sûr allié pourrait bien être Zapatero qui se fait depuis plusieurs mois l'avocat des énergies renouvelables comme secteur de développement et antidote contre la crise. L'Espagne est déjà, avec l'Allemagne et le Danemark, pays leader en Europe pour transformer le vent en électricité: l'éolien fournit en moyenne 15% de la consommation électrique nationale.

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Sujet : Communiqué Noël Mamère

8 - Le lobby nucléaire condamné pour ses mensonges

Pour la première fois de son histoire, la Cour d’appel de Paris a réexaminé une affaire de diffamation à la suite d’un arrêt de la Cour européenne condamnant la France pour violation de la liberté d’expression. En 2000, le Professeur Pellerin avait poursuivi Monsieur Noël Mamère pour ses vives critiques de la gestion de l’information sur les conséquences en France de l’accident de Tchernobyl de 1986.

A tous les stades de la procédure en France, Monsieur Noël Mamère a été reconnu coupable de diffamation malgré l’importance de la question de santé publique que posait l’accident nucléaire le plus grave de tous les temps.

C’est la raison pour laquelle Maître Antoine COMTE, avocat de Monsieur Noël MAMERE, député Vert de Gironde a saisi la Cour européenne qui, en 2007, a condamné la France en relevant la particulière raideur des juges français dans l’appréciation des propos.

Par arrêt de ce jour, la Cour de Paris a tiré toutes les conséquences de la décision européenne. Non seulement, neuf ans après les faits, Monsieur Mamère est déclaré non coupable mais de plus des publications sont ordonnées à la charge du Professeur PELLERIN, pour que le public soit informé de cette décision sans précédent et exemplaire.

Contact presse : nmamere@assemblee-nationale.fr

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9 - "Taxer les énergies polluantes" ? Et si on commençait par le nucléaire ?

Le Ministre de l’Ecologie lancera ce mercredi un projet de "contribution climat énergie" avec l’idée de "taxer les énergies polluantes". Cela doit-il être mis en rapport avec la déclaration du Président de la République parlant de faire de la France le "champion" des énergies renouvelables, en donnant autant aux énergies renouvelables que les milliards que l'Etat dépense aujourd'hui pour le nucléaire ?

Alors, commençons par taxer cette énergie hyper-polluante, qui contribue au réchauffement climatique et qui laisse derrière elle des centaines de millions de tonnes de résidus miniers radioactifs, qui "produit" quelques 1300 tonnes de combustibles irradiés dangereux durant des centaines de milliers d'années, qui pollue les nappes phréatiques, la terre et l'air de manière irréversible, qui déverse des centaines de milliards de Becquerel au voisinage des installations, et qui laisse dans notre pays des zones stériles durant des décennies avant un démantèlement que personne ne sait faire aujourd'hui.

Quelle taxe pourra réparer les dégâts du nucléaire ?

Quant à financer à parité les énergies renouvelables avec le nucléaire, que Monsieur Sarkozy commence par avouer quelle part du financement de la recherche publique va au Nucléaire. Que Monsieur Sarkozy annonce qu'il met 6 milliards d'euros (le prix de l'EPR) plus 10 milliards (celui de ITER) dans les énergies renouvelables. Et puisque EDF entend dépenser 225 millions d"euros pour prolonger de 10 ans la vie de la vieille centrale nucléaire de Fessenheim, que l'Etat s'engage à mettre autant d'argent sur les énergies renouvelables...

Monsieur Sarkozy prendra-t-il le risque de montrer qu'il n'y a pas plus polluant, de plus dispendieux que l'énergie nucléaire ?

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10 - Les travailleurs « oubliés » de l'EPR à Flamanville (Ouest-France - mercredi 10 juin 2009 - Jean-Pierre BUISSON.)

Délégué CGT pour le grand chantier EPR à Flamanville, Jack Tord estime « choquante la manière dont on traite l'accueil des travailleurs déplacés ».

Coup de gueule de la CGT qui dénonce les conditions d'accueil des travailleurs « déplacés ». « On n'a pas un sou pour eux. On les parque et on les oublie. »
Aux Pieux (Manche), les 198 bungalows du « Camping du grand large » sont alignés à moins de deux mètres dans les herbes folles. Ils hébergent les travailleurs déplacés du chantier EPR de Flamanville à 8 km. « Ils sont 400 à vivre ici sans que personne ne prenne vraiment en charge leur accueil », tempête Jack Tord, conseiller confédéral CGT et délégué spécial pour le chantier du réacteur nucléaire EPR. « Cette « base de vie » fait penser à un camp de travail. »

Depuis des mois « nous réclamons que ces salariés, en majorité des Roumains (175) et des Portugais (65), ne soient pas abandonnés à leur sort dès qu'ils ont quitté leur travail. » La colère du syndicaliste est virulente. « Quel horizon de vie offre-t-on à ces types qui viennent construire notre réacteur ? Le néant. L'autobus les transporte de la « base de vie » au chantier et du chantier au supermarché des Pieux. Voilà le seul service que l'on est capable de leur offrir. »

Pour les loisirs et les week-ends, « ils doivent se débrouiller. Aucune navette pour les emmener à Cherbourg, aucune distraction. La plupart ne disposent pas de véhicule et ne parlent pas notre langue ». Résultat, les relations sont parfois tendues entre ces hommes qui travaillent dur dans le génie civil. « Si on n'agit pas, la situation va se dégrader. Alcoolisme, bagarres... Les problèmes risquent de s'envenimer. »

« Marre de l'hypocrisie générale »

Ce qui fâche Jack Tord, « c'est l'hypocrisie générale. Les mesures d'accompagnement du grand chantier ne leur consacrent pas un seul centime d'euros ». Pour le cégétiste : « Il est choquant de voir des communes, déjà bien équipées, dépenser des millions d'euros pour de nouvelles salles de sport ou un golf et ne pas trouver les moyens d'offrir une vie décente à ces travailleurs. »

Dans son récent rapport sur le nucléaire, le Comité économique et social régional indique pourtant que « l'Association interentreprises est responsable de l'organisation de l'accueil ». Selon Jack Tord, « rien de tout cela n'est fait ». En commission locale d'information, certains élus se déclarent vigilants sur le sujet. « On fait de l'affichage, mais derrière rien n'est engagé », fustige le syndicaliste. Lors de la visite du Président Sarkozy à Flamanville, début février, il lui avait exposé le problème. « J'attends toujours une action concrète. »

Les travailleurs de l'EPR finlandais sont-ils mieux lotis à Olkiluoto ? « Non. On leur a défriché un camp au carré au bout du chantier sans aucun service à proximité. » Dans le nucléaire, on semble plus prompt à enrichir l'uranium que les relations humaines.

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11 - Exploitation de l'uranium au Niger : une méga pollution en perspective (Le Républicain (Niger) - 7 juin 2009 - H. Adamou
http://www.republicain-niger.com/index.asp?affiche=News_Display.asp&articleid=5474 )

L’inauguration, le 4 mai dernier, dans la région d’Agadez, du complexe minier d’Imouraren, le plus grand chantier jamais lancé en Afrique, ouvre un immense espoir pour le Niger, en terme de retombées économiques. Mais l’énorme espoir suscité par le 2ème plus grand chantier d’extraction d’uranium au monde risque d’être un véritable cauchemar pour les populations locales. En effet, selon les mesures de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) de 2004 et 2005, les eaux distribuées dans la ville minière d’Arlit où opère Areva « ne sont pas aux normes de potabilité, avec un taux de contamination dépassant de 7 à 110 fois les recommandations de l’OMS. »

Aussi, la surconsommation d’eau nécessaire aux mines contribue à l’épuisement accéléré des ressources fossiles dans une région qui en manque cruellement. La région d’Agadez est durement frappée par le phénomène de la désertification. Il pleut rarement et le relief est fait de dunes de sable avec de très fortes températures.

Par ailleurs, note la CRIIRAD, « d’énormes masses de déchets radioactifs, dits improprement « stériles », et des boues radioactives générant des poussières et des gaz comme le radon sont laissées à l’air libre. Un « stérile » a même été identifié à l’entrée de l’hôpital d’Arlit ! Pire, des ferrailles contaminées sont utilisées par la population, l’exposant ainsi directement à la radioactivité. »

Les organisations de la société civile nigérienne dont l’association Aghir In Man et ROTAB, ont alerté Areva et les responsables politiques nigériens sur les dangers de l’ouverture d’un tel chantier. Rien n’a été fait pour amoindrir les risques auxquels les populations sont exposées. Il est fort à craindre qu’Areva s’apprête à reproduire les même conditions d’exploitation à « Imouraren, une mine à ciel ouvert beaucoup plus étendue, située à proximité de zones habitées et de zones de pâturages primordiales pour les populations locales. »

Avec seulement les simples explorations précédant la future extraction, le site de la mine a, d’ores et déjà, un taux de radioactivité particulièrement élevé. Et pour couronner le tout, une parfaite opacité entoure l’exploitation de cette mine. Les résultats de l’étude d’impact réalisée par Areva sont quasi confidentiels. Aucune contre-expertise scientifique indépendante pouvant garantir la fiabilité des données n’existe. C’est pourtant l’exigence de la société civile et même des responsables locaux. Les enjeux liés à l’eau, à l’accès à la terre et aux conséquences sociales ne semblent pas être non plus une préoccupation des deux parties.

Ainsi, « l’exploitation de l’uranium au Niger se trouve dans une double opacité. » De même, les conditions de mise en œuvre de ce projet, au niveau écologique, économique et du respect des populations ont été élaborées dans l’opacité la plus absolue. Personne ne connaît les clauses ni les contours. Récemment, l’Assemblée nationale (avant sa dissolution) a tenté de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour voir les conditions dans lesquelles les permis sont délivrés.

Mais la proposition a été rejetée aux calendes grecques par une majorité de députés. Et la parenthèse a été vite refermée pour laisser place à l’opacité. La société Areva, dont l’ancêtre est la Cogema, exploite l’uranium au Niger depuis 1968. Cette exploitation ne contribue ni au développement du pays ni à l’amélioration du niveau de vie des populations. Mais, ces deux dernières années, des ristournes sont consenties au profit des populations de la région d’Agadez. Cette exploitation comporte des conséquences sanitaires et sociales désastreuses pour la population locale et l’environnement.

La relation bien particulière de la France avec le Niger avait permis par le passé un accès exclusif à l’uranium à un prix ridicule, grâce à un accord signé en 1961, rappelle t-on. Le contrat d’Imouraren reste dans la même lignée : l’Etat du Niger n’a que 33 % des parts de la société d’exploitation. Tandis que le prix d’achat de l’uranium reste bien en deçà des cours du marché international. On se rappelle que les négociations ayant abouti à la cession du permis d’Imouraren avaient jeté un froid dans les relations entre Paris et Niamey. Serait-ce là que s’est noué un deal ?

Pour l’heure, la France évite d’évoquer les questions qui fâchent relatives au bilan humain lors du conflit dans le Nord Niger évoqué lors de la 11ème session du conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui se tient du 2 au 18 juin 2009 à Genève (Suisse). Elle a aussi fait l’impasse sur le projet de prolongation du mandat du président Tandja, qui cristallise actuellement toutes les attentions. La garantie des intérêts prime manifestement sur toute autre question. Le vent peut continuer à souffler même du haut en bas.

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12 - Energie : la taxe fait son chemin (JDD.fr - Mardi 09 Juin 2009 - Par R.D avec Reuters)

Jean-Louis Borloo doit présenter mercredi, en compagnie de Christine Lagarde, un livre blanc sur la "contribution énergie climat". Dès mardi, le ministre de l'Ecologie a émis l'idée sur France Info d'une taxe sur les énergies polluantes. Qui ne coûtera rien au consommateur, jure-t-il. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy a redit son intention de privilégier à l'avenir les énergies renouvelables.

L'écologie est décidément dans l'air du temps. Après la sensation créée par les listes Europe Ecologie dimanche lors des élections européennes, le gouvernement, qui sait désormais que les Français sont prêts à entendre parler du sujet, prend le relais. Mercredi, Jean-Louis Borloo, flanqué de Christine Lagarde, présentera un livre blanc sur un éventuelle "contribution énergie climat". L'objectif sera d'inciter producteurs d'énergie, entreprises et particuliers à réduire leur consommation polluante et à s'orienter vers les énergies renouvelables.

Dès mardi, le ministre de l'Ecologie a précisé sa pensée. "L'idée, c'est de taxer les énergies polluantes", a-t-il déclaré sur France Info. Mais attention, ce sera l'"énergéticien" qui sera frappé au portefeuille, et non pas, comme il l'appelle, le "consommateur final", qui devrait recevoir une compensation sous la forme d'un "chèque vert". Il faut selon Jean-Louis Borloo "orienter la consommation vers des émissions énergétiques moins polluantes". L'objectif pour le gouvernement est d'inscrire cette taxe dans le budget 2010. A condition que la conférence de consensus qui s'ouvrira dès mercredi, pour une durée de deux mois, parvienne à un accord.

Sarkozy: "Devenir leader dans les énergies renouvelables"

Dans le même temps, Nicolas Sarkozy, en déplacement à l'Université de Savoie, a également redit son intention de favoriser les énergies renouvelables. Et fait, pour la première fois, un pas en direction des antinucléaires. "Nous avons tous commis une erreur collective", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une table ronde, imputant le retard hexagonal aux gouvernements successifs d'après-guerre. "La France, en tête de tous les pays sur l'énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables." Ce temps, veut croire le président de la République, est révolu. "Nous allons devenir leader dans les énergies renouvelables au même titre que nous sommes leader dans les énergies nucléaires", a-t-il lancé, ambitieux. La France s'est d'ores et déjà engagée à porter à 23% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique en 2020, contre environ 10% aujourd'hui. "C'est de mon point de vue un minimum", a souligné Nicolas Sarkozy pour qui c'est là une "bataille historique".

Il en faudra toutefois plus pour convaincre les farouches opposants à l'énergie nucléaire, qui représente à elle seule près de 80% de l'énergie utilisée en France. Dans un communiqué, le Réseau Sortir du Nucléaire "attire l'attention des citoyens sur la duplicité des déclarations sur le nucléaire faites aujourd'hui par M Sarkozy. En déclarant "là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres", il fait mine de promouvoir les énergies renouvelables mais, en réalité, il réaffirme sont soutien sans faille à l'industrie nucléaire." Pour l'association, "Monsieur Sarkozy sera crédible lorsqu'il annulera le programme EPR (réacteur nucléaire de troisième génération, ndlr) et fera fermer les réacteurs nucléaires arrivant à 30 ans d'âge." L'entente cordiale sur l'écologie n'est donc pas encore pour demain.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" - Attention à la tromperie : le seul objectif de Sarkozy avec cette déclaration est d'éviter toute remise en cause du nucléaire, et de s'assurer que ce dernier reçoive au moins autant d'argent que les énergies renouvelables (dont il ne peut plus nier la nécessité).

13 - Energie: le tout nucléaire a été "une erreur", juge Sarkozy (Associated Press - 09.06.2009=

Nicolas Sarkozy a promis mardi que la France consacrerait autant de subventions pour le développement des énergies renouvelables que pour le nucléaire, jugeant que le tout nucléaire a été "une erreur".

"Nous avons tous commis une erreur collective", a jugé le chef de l'Etat lors d'un déplacement au Bourget-du-Lac (Savoie) consacré aux énergies renouvelables, deux jours après le très bon score des écologistes aux européennes. "La France, en tête de tous les pays sur l'énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables. C'est une erreur".

Il a aussi promis que "là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres". "Je réaffirme cet objectif non pas à horizon de 2015 ou 2020, (mais) tout de suite, maintenant".

Le président a souhaité que la France devienne "leader des énergies décarbonées de demain" sans "rien abandonner" de son avance sur le nucléaire civil.

Cette visite "verte" tombe à pic pour le président, qui a réaffirmé ses engagements écologiques deux jours après les européennes et les 16,2% réalisé par les listes Europe Ecologie. AP

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14 - Les installations nucléaires du Sud-Est sont vulnérables face au risque sismique / 11 juin 1909 - 11 juin 2009 - Centenaire du Séisme de Lambesc

A l'occasion du centenaire du terrible séisme "de Lambesc", qui a ravagé la Provence le 11 juin 1909, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que d'importantes installations nucléaires sont situées dans des zones très sismiques, en particulier dans le Sud-Est, et qu'un séisme de force équivalente aurait toutes les "chances" d'occasionner un accident nucléaire.

En effet, de façon parfaitement stupéfiante, les centres nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), Marcoule (Gard), et Tricastin (Drôme/Vaucluse) ont été créés à proximité immédiate de failles sismiques actives, dont celle qui causa la catastrophe de 1909.

Qui plus est, l'expérience a montré à plusieurs reprises que les calculs des "spécialistes" du nucléaire étaient erronés, que c soit en France ou à l'étranger. Ainsi, en juillet 2007, un puissant séisme a "bousculé" la plus grande centrale nucléaire du monde, à Kashiwasaki (Japon). Les mouvements de sol ont été jusqu'à 4 fois plus rapides que les vitesses maximales envisagées par les "experts". Heureusement, l'épicentre du séisme était situé à 9 km de la centrale, laquelle est arrêtée depuis. (*)

Par ailleurs, il est à noter que les méthodes utilisées pour prévoir le risque sismique sont les mêmes que pour le risque d'inondation. En France, les "experts" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues censées protéger la centrale nucléaire du Blayais. Or, pendant la tempête de décembre 1999, un milliard de litres d'eau de la Gironde ont inondé la centrale, laquelle a frôlé la catastrophe (**)

Revenons au risque sismique : le 26 mai 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu publics des documents confidentiels issus d'EDF qui montraient de graves divergences d'appréciation du risque sismique entre, d'une part, les services d'EDF, et d'autre part les experts de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire)
Dans ces documents, de hauts responsables d'EDF, après avoir estimé à près de deux milliards le coût des travaux de remise à niveau de divers réacteurs, en concluaient qu'il fallait mettre en place un lobbying "au plus au niveau de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)" pour… empêcher la prise en compte des calculs de l'IRSN. Sans surprise, quelques temps plus tard, l'ASN donnait raison à EDF…

La vulnérabilité de la plupart des réacteurs nucléaires d'EDF est donc toujours de mise à ce jour. Accusée par le Réseau "Sortir du nucléaire" d'avoir falsifié des données sismiques (http://www.irma-grenoble.com/01actualite/01articles_afficher.php?id_actualite=204), EDF s'est bien gardée d'attaquer en justice pour une diffamation qu'elle aurait été bien en peine de prouver.

Il est donc clair que, à tout instant, un séisme peut causer une catastrophe nucléaire en France. La situation est certainement la plus critique dans le Sud-Est où d'importantes installations "attendent" que survienne un nouveau "séisme de Lambesc". Le drame peut survenir dans 500 ans… ou dans quelques jours. Les dirigeants politiques et ceux de l'industrie nucléaire jouent avec la vie de millions de gens. Il faut fermer au plus vite l'ensemble des installations nucléaires… avant que l'irréparable ne se produise.

(*) De façon totalement irresponsable, les autorités nippones ont autorisé la société Tepco a redémarrer, de façon expérimentale, un des 7 réacteurs de cette centrale. On n'ose imaginer ce qui se passera si un nouveau séisme se produit avec un épicentre très proche de la centrale… (http://www.japoninfos.com/La-centrale-nucleaire-de.html )

(**) Le maire de Bordeaux Alain Juppé a confié au photographe Yann Arthus-Bertrand, qui reste pourtant imperturbablement pronucléaire, que les autorités avaient été à deux doigts de faire évacuer Bordeaux pendant la nuit du 27 au 28 décembre 1999

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15 - Etats-Unis : Obama relance la géothermie et le solaire (Enerpresse - 2 juin 2009)

Le Président américain a annoncé, en fin de semaine dernière, le déblocage de 467 millions de dollars pour relancer la filière Géothermie (qui recevra 350 millions de dollars) et soutenir les projets solaires (117 millions de dollars). Débloquée grâce au plan de relance de l’économie voté en début d’année, cette manne permettra de caractériser des zones favorables à la valorisation de l’énergie de la terre et d’améliorer des techniques d’exploration. La seconde partie de l’enveloppe sera utilisée pour améliorer le rendement du photovoltaïque et lever toutes les barrières techniques freinant le déploiement du solaire (raccordement au réseau notamment). Enfin, 22,5 millions de dollars seront consacrés à la recherche sur le solaire à concentration.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : ce "réaménagement" signifie pudiquement que le nucléaire français, acoquiné pour l'occasion avec d'autres pays, est en route pour un nouveau désastre industriel et financier (en espérant que cela ne se double pas d'une catastrophe accidentelle)...

16 - Iter : vers un réaménagement du calendrier (AFP - 08 juin 2009 MARSEILLE)

Le conseil d'Iter, qui se réunit la semaine prochaine à Mito (Japon), va discuter d'un réaménagement du calendrier pour le projet international de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire, a-t-on appris lundi auprès des responsables de l'énergie nucléaire en France et du projet.
"Il y a des discussions en cours sur le meilleur calendrier à mettre en place", a déclaré à la presse en marge d'une conférence scientifique Catherine Cesarsky, Haut commissaire à l'énergie atomique, "il y a une nouvelle stratégie de mise en route, une rediscussion détaillée du déploiement de cet instrument".
"Cela mène à un premier plasma aux dates annoncées (2018) mais avec un instrument moins complet qu'on ne le pensait à l'époque", a-t-elle précisé. "Techniquement, il est beaucoup plus intéressant de faire un premier plasma avec un Iter pas complètement fini, s'il y avait un problème simple on pourrait le détecter".
"Personnellement, je pense que c'est extrêmement raisonnable de faire ça", a-t-elle observé, citant l'exemple de l'accélérateur géant de particules LHC tombé en panne quelques jours après son lancement et à l'arrêt depuis septembre 2008 avec un redémarrage prévu fin septembre.
Les réactions de fusion nucléaire nécessitent des températures de l'ordre de 100 millions de degrés. La matière est alors à l'état de plasma, c'est-à-dire sous la forme d'une sorte de "soupe" d'électrons et d'ions (noyaux d'atomes porteurs d'une charge électrique).


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Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire
Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)
Informations, départs groupés et programme sur : http://fermons-fessenheim.org

Information relayée par le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 800 associations http://www.sortirdunucleaire.org
Consultez l’Agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique1

http://www.stop-epr.org

15 juin 2009
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