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Nucléaire
Actualité mars 2009
Chaque mois retrouvez ici  l'actualité des dangers du nucléaire civil et militaire et des solutions alternatives énergétiques. Pour savoir, réfléchir, comprendre et agir en citoyens responsables (avec le concours du Réseau Sortir du Nucléaire)
La fusion nucléaire : solution miracle ou danger pour l'environnement?

Iter ouvre la voie à une nouvelle ère, où la production d'énergie n'aura que peu d'impact sur l'environnement. C'est l'avis de Didier Gambier, directeur de Fusion for energy, l'agence qui gère la contribution européenne à Iter. Faux, répond Stéphanne Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, pour qui le projet est avant tout un énorme gâchis.

Orange environnement. La fusion est-elle une solution au réchauffement climatique?

Didier Gambier. Oui. C'est une énergie propre: sa production ne dégagera pas de gaz à effet de serre. N'oublions pas que l'énergie est un facteur clé du réchauffement climatique: elle représente pour l'instant 80% des émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne.

A long terme, ce serait une solution à grande échelle au réchauffement car un réacteur à fusion n'aura besoin que d'une petite quantité de carburant pour fonctionner. Ce carburant, un mélange de deutérium et de tritium, est en outre issu de deux matériaux qui sont abondants dans la nature: l'eau et le lithium.

Stéphane Lhomme. Avec Iter, le réchauffement climatique a encore de beaux jours devant lui! D'abord parce que ce n'est qu'un projet expérimental: il ne va pas produire de l'énergie, mais va en consommer pendant son exploitation. Et les gigantesques travaux de construction émettent d'ores et déjà du gaz à effet de serre. Ensuite parce que ce projet, qui a peu de chances d'aboutir, revient cher. Or, cet argent pourrait servir à lutter dès aujourd'hui contre le réchauffement. Ce serait certes moins exaltant, mais plus efficace de faire des efforts sur les économies d'énergies - par exemple investir dans l'isolation des bâtiments - et dans les énergies renouvelables. Et même si la fusion devenait un jour une réalité, ce serait trop tard: c'est aujourd'hui qu'il faut lutter contre le réchauffement. Ce projet est aussi dangereux car il diffuse un message: pas la peine de changer notre mode de vie, d'économiser l'énergie, puisque bientôt on aura une énergie inépuisable et propre!

Y aura-t-il des déchets radioactifs?

Stéphane Lhomme. Si la réaction ne crée pas de déchet, les parois du réacteur, bombardées de neutrons, vont tout de même se transformer en déchets radioactifs, qu'il faudra gérer pendant des milliers d'années.

Didier Gambier. Il y aura des déchets radioactifs, mais ils seront moins nombreux et surtout de moindre intensité que les déchets issus des centrales actuelles.

Iter utilisera du tritium, une variété d'hydrogène, qui est un produit mis en cause pour ses risques pour l'environnement. Qu'en est-il?

Didier Gambier. L'utilisation du tritium dans des centrales à fusion est sécurisée car il sera produit à l'intérieur du réacteur: hormis une introduction initiale de gaz, on n'aura plus besoin par la suite de le transporter. Il y aura en outre 3 barrières physiques ininterrompues entre le tritium et l'environnement - on parle de "triple confinement". Enfin, nous avons fait des tests, ils ont démontré que même en cas d'accident majeur dans l'enceinte du réacteur, l'environnement ne serait pas affecté par le tritium.

Stéphane Lhomme. Le tritium finit toujours par se propager, il peut se fixer dans l'eau, dans l'organisme. Le Prix Nobel de physique 2002 Masatoshi Toshiba lui-même estime que c'est "extrêmement dangereux".

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Areva prépare le départ d'un important convoi radioactif pour le Japon

AFP - 26 février 2009 - CHERBOURG - Areva a confirmé jeudi préparer le transport vers le Japon de combustible nucléaire MOX stocké sur son site de retraitement la Hague (Manche), un convoi d'importance record selon Greenpeace qui prévoit un départ du port normand au milieu de la semaine prochaine.

"Nous confirmons la préparation d'un transport vers le Japon de combustible MOX", mélange de plutonium et d'uranium, issu du retraitement de combustible usé, a indiqué à l'AFP Christophe Neugnot, porte-parole de l'usine Areva de La Hague.

Le porte-parole s'est refusé à tout commentaire sur la date du convoi, ni sur la quantité de matière transportée. Greenpeace de son côté a qualifié le convoi de "plus importante cargaison de matière fissible jamais transportée". L'association écologiste a affirmé que "1,8 tonne de plutonium pur (quantité permettant de fabriquer 225 bombes nucléaires)" allait ainsi transiter par mer vers le Japon.

Mais selon une source proche de l'industrie nucléaire française, la cargaison ne peut être assimilée à du plutonium permettant de fabriquer des bombes. "Pour fabriquer une bombe" à partir du MOX, "il faudrait d'abord avoir une installation pour séparer le plutonium de l'uranium. Et encore il n'en résulterait que du plutonium de qualité civile et non pas militaire", a affirmé cette source.

Selon Greenpeace, deux navires de la compagnie britannique Pacific Nuclear Transport limited (PNTL), le Pacific Pintail et le Pacific Heron doivent quitter leur port d'attache de Barrow in Furness au Royaume-Uni d'ici la fin de semaine et le Mox devrait être acheminé "dimanche ou lundi" de La Hague à Cherbourg (20 km). Le dernier convoi de MOX de La Hague vers le Japon date de janvier 2001.

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EPR, double déni de démocratie Par Jean-Marie Harribey coprésident d’Attac et christiane Marty membre du conseil scientifique d’Attac (Libération - 26 février 2009)

En juillet, alors que la première tranche nucléaire EPR [réacteur pressurisé européen] était en chantier à Flamanville (Normandie), Nicolas Sarkozy a annoncé le projet d’un second EPR. L’électricien national EDF, qui affirmait pourtant que la France n’en avait pas besoin, s’est tout de même porté candidat pour le construire, suivi par GDF Suez. Le président de la République, hésitant entre les deux, envisageait du coup un troisième EPR (!) ce qui aurait permis d’en attribuer un à chacun. Nicolas Sarkozy vient de confirmer le lancement d’un second EPR, dont la réalisation est «confiée à EDF qui sera associée à GDF Suez». Mais quelle légitimité a-t-il pour décider de ces projets ? Aucune. Il s’agit en réalité d’un double déni de démocratie.

D’abord par une façon très personnelle de l’omniprésident d’ignorer la Programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité (PPI). Celle-ci, initiée par la loi du 6 février 2000 et élaborée par la Direction générale de l’énergie et des matières premières (DGEMP), fixe les investissements souhaitables en moyens de production d’électricité et leur répartition par filière (gaz, nucléaire, renouvelables) sur la base d’un bilan prévisionnel des besoins établi tous les deux ans. Or la PPI actuelle a entériné la mise en service d’un EPR, celui de Flamanville, et les évaluations en cours n’envisagent pas d’autre centrale nucléaire avant 2015-2020. Quelle que soit la critique que l’on peut avoir sur une PPI qui se contente d’accompagner les tendances existantes, la décision de Sarkozy de lancer un second EPR revient à s’asseoir dessus.

En outre, cette décision ne fait aucun cas de l’objectif, primordial, de réduire de 20 % la consommation d’énergie d’ici à 2020, présente dans le Grenelle de l’environnement et le paquet «climat énergie». Cet objectif en reste surtout au niveau de l’affichage, en l’absence de mesures concrètes contraignantes. Mais on voit mal comment entreprendre une politique volontariste de diminution de la consommation tout en construisant des moyens de production d’électricité en surcapacité, qui n’ont évidemment pas pour vocation de rester sous-utilisés. Ni le premier EPR ni maintenant le second ne répondent à des besoins de la consommation française (comme le reconnaissait EDF). Ils visent principalement à pourvoir EDF et GDF Suez du savoir-faire d’ensemblier nucléaire, en vue d’une relance du nucléaire, non seulement dans l’Union européenne, mais aussi au niveau international.

On sait que ces EPR nationaux produiront de l’électricité pour l’exportation. On sait que c’est le but de la libéralisation de livrer le secteur électrique aux intérêts privés en organisant «un grand marché électrique européen». La libéralisation a abouti à un oligopole de grands groupes européens qui ont vu exploser leurs marges bénéficiaires, tout en sapant le service public. On en arrive, avec le marché électrique européen, à une situation aberrante où l’on construit des centrales nucléaires dans un pays (où l’opinion les accepte semble-t-il plus facilement, surtout dans des régions frappées par la crise économique) pour vendre l’électricité dans un autre.

On renforce donc les lignes d’interconnexion entre les pays. Outre leur coût, les lignes à haute tension constituent une nuisance environnementale (c’est le cas de celles traversant les Alpes vers l’Italie, ou des Pyrénées vers l’Espagne) que n’acceptent pas les riverains. L’interconnexion du réseau européen devrait s’en tenir à sa fonction première de secours réciproque aux frontières. La notion de marché électrique est une aberration économique, technique et environnementale. Viser l’augmentation des échanges électriques entre les pays est contradictoire avec l’objectif rationnel et économe de développer une production la plus décentralisée possible, réduisant les pertes en ligne dues au transport, destinée à une consommation locale et favorisant une production à base d’énergies renouvelables.

Les décisions de relance du nucléaire sont prises au mépris de l’exigence démocratique, et cela constitue le second déni. Dans le contexte actuel, marqué par la raréfaction des ressources de la planète et par l’impact des choix de filières énergétiques sur le réchauffement climatique, la politique énergétique n’est pas un simple choix technologique, mais un choix de société. A plus forte raison lorsqu’il s’agit de décider de la relance de la filière nucléaire, du fait de ses caractéristiques : risque majeur concernant la sûreté, production de déchets dont on ne connaît ni le devenir ni le coût de traitement, et centralisation mettant la filière hors de portée d’un contrôle démocratique. La question de la sûreté devient encore plus cruciale que les entreprises sont privatisées ou en voie de l’être et que règne la recherche du moindre coût. Le programme nucléaire lancé dans les années 1970 n’a pas été décidé de manière démocratique. Avec l’ampleur des conséquences de la politique énergétique en termes environnementaux et sociaux, il est urgent que ces choix reviennent aux citoyens et aux citoyennes.

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Projet Iceda : « Bugey sert de poubelle nucléaire » (Dauphiné Libéré - 21 février 2009)

« Il n'y a pas eu de réunion, à l'époque de l'enquête publique, en 2006, mais mieux vaut tard que jamais ! ». C'est ainsi que le maire de Hières-sur-Amby, Patrick Chollier, a lancé la réunion d'information qui s'est déroulée jeudi soir, dans la salle des fêtes de la commune, autour du projet Iceda (Installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés), mené sur le site du Bugey (lire ci-dessous). Jusqu'à présent, aucune réunion d'information n'avait en effet été organisée en direction des Hiérois, qui se trouvent au pied de la centrale. Jeudi soir, ils étaient environ 70 à s'être déplacés, pour avoir enfin les réponses qu'ils attendaient et pour exprimer leurs inquiétudes aux différents responsables du projet et de la centrale.

Les raisons du choix du Bugey

Après avoir écouté un exposé de près d'une heure sur le démantèlement de Bugey 1 et sur Iceda par Serge Klaeyle, directeur du Ciden (Centre ingénierie déconstruction et environnement), les habitants ont pris la parole. « Je ne suis pas hostile aux déchets nucléaires, mais le rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire, sur le projet, indique bien qu'une étude approfondie doit être menée sur le risque d'incendie, dépassant les simples ajustements techniques dont vous parlez », a souligné un homme dans la salle. « Sur les 2 000 colis de déchets qui seront présents au sein de l'installation, un quart seulement peut poser un problème au niveau thermique, a répondu Serge Klaeyle. Nous refaisons en ce moment même des essais ».

Danielle Vallet, présidente de l'association de défense de l'environnement, à Hières-sur-Amby, a interrogé à plusieurs reprises les responsables : « Je m'étonne que Bugey ait été choisi comme site pilote pour accueillir Iceda, surtout que d'autres sites possèdent aussi l'embranchement ferroviaire nécessaire à l'acheminement des déchets ». Selon le directeur du Ciden, « les autres sites de déconstruction ne sont pas embranchés directement au réseau ferroviaire, comme l'est Bugey ».
« Pourquoi ramène-t-on tous les déchets chez nous ? »

Dans la salle se trouvait aussi un ancien employé de la centrale, qui n'a pas manqué de dire ce qu'il pensait : « Bugey sert de poubelle générale, car tous les autres sites ont des bâtiments, des auxiliaires nucléaires qui permettent de faire la même chose qu'Iceda, donc pourquoi ramène-t-on tous les déchets chez nous ? ». Une question à laquelle Jacques Munier, directeur de la centrale, a répondu clairement : « Dans ces bâtiments, on ne conditionne pas les déchets de la même façon qu'on le fera avec Iceda, car si on avait pu le faire, on ne se torturerait pas à faire Iceda ! ».
Au bout de 2h 30 de réunion, les discussions se sont achevées : « Qu'on soit pro ou anti-nucléaire, cette réunion est la preuve que cette activité intéresse », a conclu le maire.

Iceda c'est quoi?

Le bâtiment Iceda permettra de stocker de façon temporaire les déchets issus des neuf centrales nucléaires EDF en déconstruction (dont Bugey 1) ainsi que les déchets d'exploitation d'autres réacteurs actuellement en fonctionnement, en attendant qu'ils soient tous évacués vers le futur centre de sockage définitif de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), au bout de 25 ans.
« On espère obtenir le décret d'autorisation de création début 2010, pour pouvoir démarrer le chantier », explique Serge Klaeyle. La mise en service d'Iceda est prévue pour 2013.

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Déchets nucléaires : EDF invitée à revoir la copie d’Iceda (Le Progrès de Lyon - jeudi 19 février 2009 - Muriel Moustier)

L’autorité de sûreté nucléaire estime qu’elle ne dispose pas de tous les éléments lui permettant de donner son accord à la création d’Iceda, sur le site du Bugey à Saint-Vulbas

Dans une première analyse du dossier de création d’une installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (Iceda) sur le site du Bugey à Saint-Vulbas, transmis par EDF, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estimait que les dispositions retenues par l’exploitant pour maîtriser les risques paraissaient « convenables ». Sous réserve, indiquait cependant le rapport, qu’une « justification du système de fondations des bâtiments soit apportée en préalable à la création de l’installation ». Et que des compléments d’information soient apportés par EDF concernant « la faisabilité des colis contenant les déchets les plus actifs »…
Trois mois plus tard, l’autorité de sûreté nucléaire considère qu’elle ne dispose toujours pas de tous les éléments lui permettant de donner son accord à la création de cette installation.

Elle estime notamment nécessaire qu’une étude approfondie soit menée concernant le risque d’incendie sur le site. Et ce d’ici un mois. S’agissant ensuite des colis par cimentation des déchets « dont l’activité sera nettement supérieure à celle des déchets actuellement cimentés dans d’autres installations », qui seront produits dans l’installation Iceda, l’ASNconsidère comme « très insuffisants » les essais de fabrication de colis qui ont été réalisés par EDF. En l’occurrence un seul essai, qui ne suffit pas à « montrer que les risques d’altération sont maîtrisés ». C’est-à-dire, les risques de fuites radioactives. EDF est donc invitée à poursuivre ses essais.
Enfin, l’ASN émet des doutes quant à « la solution de renforcement de sol » choisie par l’exploitant. « EDF doit justifier le modèle d’interaction sol-structure retenu », indique le directeur de l’ASN, Jean-Christophe Niel, dans le courrier qu’il vient d’adresser à EDF. Qui a jusqu’au 31 mai prochain pour fournir un dossier de justification du comportement des bâtiments et du sol « tant en statique qu’en cas de séisme. » Pour espérer obtenir son autorisation à créer Iceda.

Le courrier de l’autorité de sûreté nucléaire sonne comme un rappel à l’ordre. Par ailleurs de nature à apporter de l’eau au moulin de l’association « Sortir du nucléaire », qui dénonce, depuis l’origine, une installation à risques pour la population.
La direction de la centrale du Bugey, qui pilote le projet, aurait-elle fait preuve de légèreté dans la conduite du dossier ? Elle indique que son instruction, de même que les essais réclamés par l’ASN sont toujours en cours, qu’elle a engagé «un dossier complémentaire de justification du comportement des bâtiments et du sol », comme démandé par l’ASN, et retient que « les risques associés à l’exploitation de l’installation sont globalement satisfaisants ».

Iceda, ici et puis là

Trois bâtiments nucléaires principaux doivent composer l’installation d’Iceda (Installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés).
La structure doit en effet comprendre un hall de réception des emballages de transport de déchets et d’expédition des colis, un bâtiment de traitement (conditionnement) des déchets et un bâtiment d’entreposage des colis. Ce dernier sera constitué de deux halls d’une capacité de 1 000 colis chacun. Un de ces halls sera temporairement utilisé comme entreposage tampon de conteneurs de déchets à faible ou moyenne activité à vie courte, et de colis de déchets de « graphite » irradié, issus du démantèlement des neuf réacteurs réacteurs « graphite-gaz » de Bugey 1. Car en 2025, les déchets devront être transférés vers un centre de stockage, définitif celui-ci.

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Mise à l'arrêt des réacteurs de la centrale nucléaire du Blayais en Gironde

AFP - 25 février 2009 - BORDEAUX - Les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) ont été mis à l'arrêt suite à l'arrivée massive de débris végétaux dans l'estuaire de la Gironde après la tempête ayant balayé le Sud-Ouest il y a un mois, a-t-on appris mercredi auprès du groupe EDF.

Cette mesure n'a "aucun incident sur la sûreté des installations ni sur la sécurité d'approvisionnement électrique", a déclaré une porte-parole d'EDF. Deux des quatre réacteurs ont été mis à l'arrêt mardi et "pour éviter une perte brutale de production, les deux autres réacteurs ont été arrêtés mercredi en concertation avec le gestionnaire du réseau de transport d'électricité" (RTE), a-t-elle ajouté.

Le redémarrage de la centrale interviendra "une fois que toutes les conditions techniques seront réunies", a indiqué EDF sans plus de précision.

Le 12 février, les quatre réacteurs, d'une puissance de 900 mégawatts chacun, avaient déjà subi un arrêt en raison des débris végétaux et des particules en suspension dans la Gironde venus colmater les filtres situés sur les stations de pompage alimentant les circuits de refroidissement des turbines.

Une forte tempête avait balayé le Sud-Ouest le 24 janvier, provoquant d'importants dégâts dans le massif forestier des Landes de Gascogne.

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Publication des comptes 2008 d'Areva : Areva au bord de la faillite : l'argent public ne doit pas renflouer l'industrie nucléaire

Pertes colossales sur le chantier de l'EPR de Finlande, facture de 2 milliards du fait du départ de Siemens, plusieurs investissements insensés aux USA, 60% de baisse en bourse en quelques mois, Areva est au bord de la faillite. L'industrie nucléaire française est sinistrée et ne doit pas être renflouée par l'argent public, lequel doit aller aux énergies renouvelables.

L'entreprise nucléaire Areva publie ce soir ses comptes pour l'année 2008. D'ores et déjà, on peut annoncer que ce supposé "fleuron" de l'industrie française est au bord de la faillite et attend que ce soit l'argent public qui, une nouvelle fois en France, vienne au secours d'une industrie nucléaire défaillante.

Areva est à la recherche de près de 3 milliards d'euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d'exploitation de la mine d'uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu'elle prétendait faire construire.

Pendant ce temps, le chantier EPR d'Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d'euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d'euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts.

De plus, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d'euros de plus pour racheter parts détenues par son ancien allié. A la bourse de Paris, la cotation d'Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 325 à ce jour : -60% !

Par ailleurs, la plupart des projets de construction de réacteurs annoncés ces derniers mois, et qui pourraient représenter des marchés pour Areva, restent parfaitement virtuels : lors des déplacements à l'étranger de M Sarkozy (Libye, Algérie, Maroc, Abou Dhabi, Arabie Saoudite, Jordanie, Afrique du Sud, Estonie, etc), de simples "accords de coopération" ont été signés : bien qu'il y soit souvent fait mention de l'éventualité de construire des réacteurs EPR, ces documents n'engagent absolument à rien.

Ainsi, les 4 et 24 février dernier, l'Elysée a bluffé en célébrant la supposée "vente" de deux EPR à l'Inde et d' "au moins 4 EPR" à l'Italie : il est facile de faire de telles annonces, bien plus difficile - surtout en ces temps de crise mondiale - de trouver les immenses financements nécessaires pour construire réellement ces réacteurs.

Autre marché visé par Areva et qui tourne à la déconfiture : les USA. Le plan de relance de M. Obama a attribué zéro dollar au secteur nucléaire... qui espérait 50 milliards. La plupart de projets de réacteurs sont gelés, et les rares qui avancent réellement sont portés par les concurrents américano-nippons d'Areva (Westinghouse/Toshiba et General Electric/Hitachi).

Pourtant, Areva investit aveuglément aux USA pour participer à une supposée "renaissance" du nucléaire de plus en plus virtuelle : en mai 2008, Areva a annoncé avoir retenu le site de Bonneville, dans l'Idaho, pour produire du combustible nucléaire. Et en octobre 2008, Areva a annoncé investir plus de 360 millions de dollars dans l'Etat de Virginie pour fabriquer des composants lourds pour le secteur nucléaire américain.

De même, en Grande-Bretagne, Areva est tributaire d'éventuelles commandes d'EDF qui a racheté British energy au prix fort (juste avant la crise mondiale !). Mais EDF est lourdement endettée et à aussi perdu plus de 60% en bourse...

Incapable de reconnaître son échec programmé, Mme Lauvergeon est lancée dans une fuite en avant insensée qui a toutes les chances de se terminer par un désastre industriel et financier. Hélas, Areva étant détenue par l'Etat, ce sont les citoyens de France qui paieront la note le moment venu. Il est encore temps de mettre un coup d'arrêt à cette folie, et d'empêcher M Sarkozy d'utiliser l'argent public pour renflouer Areva. Comme le fait M Obama aux USA, c'est dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables qu'il faut investir.

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Areva pénalisé en 2008 par l'OL3, les financements 2009 assurés

Reuters - mercredi 25 février 2009 - Areva publie des résultats 2008 pénalisés par la constitution d'une provision supplémentaire au titre de son chantier de l'EPR finlandais et assure que ses besoins en financements en 2009 seront assurés. Le groupe nucléaire français, qui prévoit d'investir près de 2,7 milliards d'euros en 2009, a en outre réaffirmé qu'il anticipait une nouvelle croissance significative de son chiffre d'affaires et de son carnet de commandes au cours de l'exercice et a réitéré ses objectifs 2012.

En 2008, Areva a enregistré un résultat net de 589 millions d'euros (-20,7%), un résultat opérationnel de 417 millions (-44,5%) et un chiffre d'affaires - déjà publié - de 13,2 milliards (+10,4%). Le groupe proposera à son assemblée générale du 30 avril 2009 un dividende de 7,05 euros par action au titre de 2008, contre 6,77 euros versés au titre de 2007. Areva a en outre indiqué que son programme d'investissements serait assuré par "la cession d'actifs non stratégiques et l'ouverture minoritaire du capital de certains actifs" et par l'Etat.

Alain-Pierre Raynaud, directeur financier d'Areva, a précisé lors d'un entretien à Reuters : "L'Etat s'est engagé à assurer le financement, on va déterminer avec lui quelles sont les modalités de ce financement. Cela peut passer par une augmentation de capital ou concerner notre portefeuille de valeurs financières, ce n'est pas défini à ce stade." "(L'Etat) a validé le plan d'investissements, on sait aujourd'hui qu'on va trouver très rapidement des solutions (...). Il faut que cette situation soit clarifiée dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté, précisant que le groupe préférerait une augmentation de capital.

Réductions de coûts

Areva détient notamment des participations dans Eramet, STMicroelectronics, GDF Suez, Total ou Safran. Prié de dire si Areva pourrait transférer des participations au Fonds stratégiques d'investissements (FSI), il a dit : "Toute option est ouverte." Le président du FSI a cependant déclaré mercredi que le fonds n'avait pas été sollicité par Areva pour investir dans son capital. Le directeur financier d'Areva a en outre déclaré que certains actifs miniers pourraient être concernés par des cessions ou des ouvertures de capital.

Areva prévoit par ailleurs de réduire ses coûts de 600 millions d'euros (achats et frais généraux) et son besoin en fonds de roulement de 300 millions en 2009. Le groupe a enregistré des provisions d'environ de 749 millions d'euros au total en 2008 au titre du chantier de l'EPR finlandais Olkiluoto 3 (OL3), pour une perte en terminaison que le groupe évalue à près de 1,7 milliard, en raison notamment des retards enregistrés sur le chantier. Interrogé sur ce montant total de provisions, Alain-Pierre Raynaud a déclaré à Reuters : "C'est notre meilleure vision, faite de la manière la plus prudente (...), c'est notre meilleure estimation à date."

L'opérateur finlandais Teollisuden Voima (TVO) a fait savoir à la mi-octobre que le démarrage de l'EPR finlandais OL3 était reporté à 2012 - au lieu de 2009 à l'origine. "Si TVO tient ses engagements (en termes d'accélération des procédures), on tient le chantier en 38 mois, c'est-à-dire juin 2012", a déclaré Alain-Pierre Raynaud, soulignant les travaux de génie civil devraient pour l'essentiel être achevés en 2009.

Procédure d'arbitrage

Areva, dont le consortium qu'il forme avec Siemens a ouvert le 5 décembre une procédure d'arbitrage au titre des retards qu'il impute à TVO, réclame près de 2 milliards d'euros au total à l'opérateur finlandais, contre 2,4 milliards demandés par ce dernier au groupe français, a précisé Alain-Pierre Raynaud.
Le montant réclamé par Areva représente l'ensemble du préjudice total évalué par le groupe et ce chiffre n'est pas définitif, a précisé le directeur financier d'Areva. Avant provision pour OL3, le résultat opérationnel d'Areva en 2008 a crû de 11,8% à 1.166 millions d'euros.

Les résultats annuels d'Areva ont en outre pâti de la suspension de son activité de négoce d'uranium en raison de la chute des prix. Après l'annonce fin janvier de la sortie de Siemens d'Areva NP, filiale de réacteurs nucléaires, le groupe français a maintenu en dette la valeur des 34% que le groupe allemand lui cèdera et qui étaient évalués à 2 milliards d'euros à fin 2007. "Nous n'envisageons pas de faire entrer quelqu'un d'autre au capital d'Areva NP (...), cela va être une source de simplification très forte dans les structures", a déclaré Alain-Pierre Raynaud.

L'endettement net d'Areva s'élevait à 5.499 millions d'euros à fin 2008, contre 4.003 millions à fin 2007, pour des fonds propres de 7.292 millions contre 7.464 millions à fin 2007. Areva prévoit toujours d'atteindre à l'issue de son plan 2008-2012 un chiffre d'affaires supérieur à 20 milliards d'euros, une marge opérationnelle à deux chiffres et un retour à une génération de cash flow opérationnel libre "significativement positif", a dit son directeur financier.

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Une Aube « irradieuse » (Politis - 26.02.09 - Christine Tréguier )

Après huit mois d’investigation nationale, c’est le département de l’Aube qui pourrait accueillir le?premier site français de stockage de déchets radioactifs de « faible activité à vie longue ».

Après Soulaines et Morvilliers, l’Aube va-t-elle hériter d’une troisième poubelle nucléaire? C’est ce que redoutent nombre d’habitants, alors que l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) va dévoiler ses préférences pour le premier site français de stockage de déchets nucléaires « faible activité à vie longue » (FAVL), d’une capacité de 200 000 m3. Le département est bien garni, côté atome : il accueille déjà Soulaines (pour les déchets de faible et moyenne activité à vie courte) et Morvilliers (très faible activité) – 140 ha et 1,65 million de m3 de capacité au total –, mais aussi une centrale (Nogent-sur-Seine), une florissante entreprise de transport de déchets radioactifs (Daher) et un stockage d’obus à l’uranium appauvri à Brienne-le-Château. Dans son voisinage immédiat, la centrale de Chooz (Meuse), le centre d’expérimentation de Valduc (Côte-d’Or) et le futur stockage de déchets HAVL (haute activité à vie longue) à Bure (Haute-Marne). En projet : le Musée du nucléaire de Bar-sur-Seine. La décharge FAVL assurerait à l’Aube un avenir définitivement « irradieux ».

En juin 2008, raconte Michel Gueritte, président de l’association Qualité de vie (QV), 3 115 communes étaient informées par l’Andra que leur géologie les autorisait à être candidates pour héberger son site FAVL, sirènes à l’appui – « développement économique dynamisé par une activité industrielle pérenne… en interaction avec le territoire », « parcours de visite adapté à différents publics » – et dotations financières alléchantes. Pourtant, 99 % ont préféré se passer de la « notoriété » liée à l’enfouissement en faible profondeur de centaines de milliers de m3 de résidus de centrales et d’industries, dont la radioactivité met jusqu’à mille six cents ans pour décroître de moitié (radium), et même bien plus pour d’autres éléments minoritaires.

Mais, dans l’Est, 31 communes sont volontaires, dont 10 dans l’Aube, 10 en Haute-Marne et 6 dans la Meuse. L’Agence en retiendra quelques-unes pour une fouille géologique approfondie. Et, en 2010, elle dévoilera le nom de l’élue, qui consultera à nouveau son conseil municipal pour confirmer sa destinée. « Les municipalités se sont fait piéger », dit la QV, qui ne croit guère à cette transparence soudaine : trois maires ont appris du ministère de l’Écologie que cette délibération ne serait que « consultative », l’Andra pouvant passer outre.

Les appâts de l’Andra déclenchent des complaisances qui menacent notamment l’avenir du Parc naturel régional de la forêt d’Orient (PNRFO), où la protection du patrimoine et de l’environnement fait loi. Il compte 53 communes, dont 3 sont candidates à la poubelle FAVL ! Et une autre fait partie de la liste des 16 communes que le parc pourrait englober dans son projet actuel d’extension. Problème, disent les opposants, l’article 49 de la charte du PNRFO stipule : pas d’implantation « de nouveaux centres d’enfouissement technique, ni aucun incinérateur, ni centre de stockage de déchets nucléaires ». De quoi contrarier les postulants. Et inciter Nicolas Dhuicq, député maire de Brienne-le-Château, située dans le parc, à convaincre son monde des bienfaits des FAVL. « Aux élus de faire preuve de responsabilité envers les générations futures », écrit-il dans le bulletin municipal. Selon lui, « la direction du PNRFO ne s’oppose pas à l’implantation ». Mieux : il supprimerait bien l’article 49. « Mêler la haute technologie avec l’environnement » ne le choque pas. « Ça n’engage que lui, réplique, Christian Branle, président du Parc, mon travail est de faire appliquer toute la charte. »

Michel Gueritte est convaincu que l’Andra a déjà choisi et que le site sera dans le Soulainois, qui a oublié son opposition de jadis au nucléaire. En fouinant, il est même tombé sur une terminaison de fibre optique fraîchement posée en plein champ. Idéal pour les futurs bureaux, ironise-t-il. En attendant la liste des nominés, que le ministère traîne à divulguer, il diffuse des reportages vidéo à Borloo ainsi qu’au préfet, et prend les paris : le gagnant, pour lui, c’est Juzanvigny.

Polémique sur les risques

Selon les experts indépendants de la Criirad, certains rayonnements issus de la « poubelle » de Soulaines sont deux fois plus importants qu’annoncé par l’Andra.

« Risques inexistants », répète l’Andra depuis l’ouverture de Soulaines en 1992, sans avancer d’autres preuves que ses propres mesures. Mais, à la suite d’une demande imprévue d’autorisation de rejets, la Criirad s’est penchée sur le site en 2006. Son rapport est sévère. Il y a tromperie sur la marchandise : présenté aux populations comme un site qui « n’effectuerait aucun rejet radioactif dans l’environnement, ni sous forme liquide ni sous forme gazeuse », il rejette bel et bien des radionucléides type tritium, carbone 14, iode 125 ou iode 131. Dans l’eau, par vidange des cuves, et dans l’atmosphère, par exemple par la cheminée de l’atelier de compactage.

Le rapport épingle ensuite l’insuffisance d’inventaire des substances stockées et des mesures de contrôle de certains rejets alors même que leur autorisation y est soumise. Pour le responsable de l’étude, Bruno Chareyron, le point noir porte sur le calcul a minima des radiations gamma subies par les riverains. « La réglementation est laxiste, l’astuce utilisée par les exploitants nucléaires est de ne compter ni l’irradiation externe, à la clôture, ni celle du transport. Quand les gens voient un camion avec le logo de la radioactivité, ils devraient savoir qu’il est souhaitable de rester le moins possible à proximité. » Le rapport fait état de radiations supérieures à ce qu’annonce l’Andra, induisant « des risques cancérigènes non négligeables, voire inacceptables ».

Pour Michel Gueritte, l’étude épidémiologique lancée en juin en dira plus, mais « un taux de cancer 5 fois plus élevé que la moyenne, ce n’est pas “un agrégat de cas spatio-temporels”, comme dit l’Andra, c’est le cumul Soulaines plus Tchernobyl ».

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Collision entre deux sous-marins: "le lobby nucléaire cache la vérité"

AFP - 16.02.09 - L'association écologiste Sortir du nucléaire a accusé lundi les autorités françaises d'avoir "caché la vérité" après la révélation d'une collision entre deux sous-marins nucléaires, français et britannique, dans la presse britannique.

"Ce n'est que le 16 février, après les révélations par le quotidien britannique The Sun, que le ministère a reconnu la collision entre deux sous-marins atomiques", indique dans un communiqué le réseau écologiste.

Le 6 février dernier, le ministère de la Défense avait annoncé que le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) le Triomphant avait heurté un "objet immergé". "Il apparaît donc clairement que, une fois de plus, le premier réflexe du lobby nucléaire est de cacher la vérité", ajoute Sortir du nucléaire, pour qui "rien n'a donc changé depuis le mensonge d'Etat à propos du nuage de Tchernobyl" en 1986.

"Le nucléaire "transparent" n'existe pas et n'existera jamais. Les citoyens doivent rejeter cette industrie, tant son volet "civil" que son volet militaire", conclut le collectif d'associations anti-nucléaires.

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Constellation Energy (USA ) rachetée par EDF  au prix fort (+50%) enregistre une perte nette de 1,4 md USD au 4ème trimestre

AFP - 18 février 2009 - WASHINGTON - Le producteur américain d'électricité Constellation Energy, partenaire de l'électricien français EDF dans le nucléaire, a annoncé mercredi dans un communiqué avoir essuyé au quatrième trimestre une perte nette de 1,4 milliard de dollars. Le groupe a dû passer une provision de 1,17 milliard de dollars pour dédommager MidAmerican, son concurrent appartenant à l'investisseur Warren Buffett: leur accord de fusion avait été annulé après le partenariat conclu par Constellation avec EDF.

Le chiffre d'affaires du groupe, quant à lui, a reculé de 8% à 4,9 milliards de dollars au quatrième trimestre, et de 6,5% sur l'année 2008, à 19,8 milliards. "La rapide détérioration sur le marché du crédit mondial, doublée de l'une des pires volatilités de notre histoire sur les cours des matières premières, ont fait de 2008 une année extrêmement difficile", a observé le PDG Mayo Shattuck, cité dans un communiqué.

"Les 12 ou 24 prochains mois seront une période de transition qui, si elle est abordée convenablement, contribuera à renforcer l'entreprise. Le rapprochement avec EDF est critique (...) et nous travaillons avec notre partenaire pour le finaliser aussi vite que possible", a-t-il ajouté. EDF avait conclu en décembre un accord avec Constellation Energy pour acquérir la moitié de ses activités nucléaires pour 4,5 milliards de dollars, via la création d'une société conjointe. Le français avait indiqué que la transaction devait se concrétiser dans les 6 à 9 mois.

Les deux groupes avaient en outre conclu un accord prévoyant la possibilité pour Constellation de céder à EDF ses centrales thermiques pour 2 milliards de dollars dans les deux ans à venir. Constellation Energy a par ailleurs confirmé mercredi qu'il allait poursuivre ses restructurations pour "diminuer la taille et les risques de ses activités commerciales ou dans les matières premières".

Le groupe avait annoncé en janvier qu'il cédait la plupart de ses activités de trading internationales à une filiale de la banque américaine Goldman Sachs pour un montant non précisé, et en février qu'il cédait ses activités de distribution de gaz naturel à l'australien Macquarie.

Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : une fois de plus, EDF a fait une "belle affaire" en rachetant au prix fort 50% de Constellation. Nous avions bien prédit que c'était "insensé" (cf ici ). La transaction n'étant pas encore finalisée, il est encore temps d'y renoncer. Mais sarkozy et gadoneix (PDG EDF) sont tout à leur "rêve américain". Il est vrai que ce n'est pas avec leur argent mais avec celui des citoyens de France (et clients d'EDF)...

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Iran : la construction d'une première centrale nucléaire est achevée

AFP - 25.02.09 - La construction par la Russie de la première centrale nucléaire iranienne à Bouchehr (sud) est terminée, a annoncé mercredi un responsable russe, alors que Téhéran est toujours sous le coup de sanctions à cause de son programme atomique. "La construction de la centrale nucléaire (de Bouchehr) est terminée", a dit le chef de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique Sergueï Kirienko, à l'issue d'une visite du chantier, en bordure du Golfe.

Les responsables russe et iranien devaient annoncer à cette occasion la date de mise en service de cette centrale, qui a été retardée à de multiples reprises depuis que la Russie en a repris le contrat en 1995, après l'abandon du projet par l'Allemand Siemens à la suite de la Révolution islamique de 1979. A ce sujet, le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Gholamreza Aghazadeh, a mentionné la nécessité des tests préalables.

"Dans la mesure où on ne peut pas fixer une date précise pour ces tests, il est possible que l'on puisse les mener dans les prochains mois. Mais si on réussi à mener ces tests plus rapidement, le lancement de la centrale pourrait être plus rapide", a-t-il dit à la télévision d'Etat. M. Kirienko, qui a assisté au "chargement d'imitations des barres de combustible dans la zone active" du réacteur, a expliqué que la centrale se trouvait actuellement au stade de "pré-mise en service, qui est une combinaison de procédures complexes" pour en tester les différents systèmes.

Le vice-directeur de l'OIEA, Mohammad Saïdi, a précisé qu'il s'agissait de vérifier "particulièrement le circuit primaire (d'énergie), les systèmes de secours et les unités de soutien pour éliminer tout incident pouvant survenir lors du lancement". Selon un ingénieur iranien, Mohsen Shirazi, du plomb était chargé "depuis 10 jours dans le réacteur pour voir s'il peut résister au poids du combustible". La semaine dernière, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) a indiqué dans un rapport avoir été informée par Téhéran que l'installation du combustible dans le réacteur était prévue pour le second trimestre 2009.

Le combustible, fourni par la Russie et qui doit lui être retourné après utilisation, est actuellement conservé près de la centrale, sous scellés de l'AIEA. Le 5 février, M. Kirienko avait affirmé qu'un lancement "technique" de la centrale était possible d'ici fin 2009. La construction de la centrale a été retardée à plusieurs reprises sur fond de tensions autour du programme nucléaire iranien, les Occidentaux craignant qu'il ne dissimule un projet militaire. Ce que Téhéran a toujours démenti.

L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, à cause de son manque de coopération avec l'AIEA et de son refus de suspendre son enrichissement d'uranium. M. Saïdi a expliqué que la Russie avait livré 87 tonnes de combustible pour le démarrage de la centrale.

Ce chargement est "composé de trois parties et chaque année une partie doit être remplacée" pour que la centrale continue à fonctionner, a-t-il dit. L'Iran a justifié son programme d'enrichissement d'uranium par sa volonté d'alimenter elle-même ses futures centrales en combustible. Mais de nombreux experts étrangers ont mis en doute les capacités de Téhéran dans ce domaine.

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Climat-Obama prône l'énergie renouvelable, la limitation des GES

Reuters - 25.02.09 - Le président américain Barack Obama a demandé mardi au Congrès de lui présenter un projet de loi qui favorise les énergies renouvelables et institue des objectifs de limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES), accompagnés d'un marché de droits à polluer. Une enveloppe annuelle de 15 milliards de dollars destinés aux investissements dans les énergies solaires et éoliennes, les biocarburants et les véhicules propres fabriqués aux Etats-Unis sera intégrée au projet de budget qu'il présentera jeudi.

"Pour transformer véritablement notre économie, protéger notre sécurité et épargner à notre planète les ravages du changement climatique, nous devons faire en sorte d'avoir une énergie propre et renouvelable", a dit Obama lors de son premier discours en tant que président devant le Congrès. "Nous savons que le pays qui maîtrisera une énergie propre et renouvelable sera le leader du XXIe siècle", a-t-il ajouté, rappelant que les Etats-Unis avaient inventé la technologie permettant de capter l'énergie solaire mais avaient depuis lors été dépassés dans ce domaine par l'Allemagne et le Japon. Il a redit sa volonté de doubler en trois ans la production américaine d'énergies renouvelables.

"Nous allons bientôt poser des milliers de kilomètres de lignes pour apporter ces nouvelles énergies aux villes et aux localités de ce pays. Et nous allons faire en sorte que les normes de construction de nos maisons et de nos bâtiments nous permettent d'économiser des milliards de dollars sur notre facture énergétique", a assuré Obama. Les déclarations du nouveau président américain, qui marquent un grand changement par rapport au discours de son prédécesseur George Bush, ont été saluées par les défenseurs de l'environnement.

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Washington et Ottawa vont travailler ensemble sur les énergies propres

AFP - 20.02.09 - Les Etats-Unis et le Canada se sont mis d'accord jeudi pour travailler ensemble à la mise au point d'énergies propres afin de réduire leurs importantes émissions de gaz et de lutter contre le changement climatique, tout en favorisant la reprise économique. Les deux pays ont annoncé leur décision à Ottawa à l'occasion du premier déplacement à l'étranger du président Barack Obama. "Le président Obama et moi-même nous sommes entendus sur une nouvelle initiative qui va accroître notre coopération transfrontalière en matière de protection de l'environnement et de sécurité énergétique", a déclaré le Premier ministre canadien Stephen Harper lors d'une conférence de presse commune.

"Nous établissons un dialogue sur l'énergie propre" qui engage les deux pays à collaborer pour "développer des sciences et technologies sur l'énergie propre qui réduiront les gaz à effet de serre (GES) et lutteront contre le changement climatique", a ajouté M. Harper. M. Obama a souligné de son côté que la mise au point et l'utilisation d'énergies propres constituent "l'un des principaux défis de notre époque". "C'est fondamental pour notre reprise économique est aussi pour notre planète", a-t-il assuré. Ce "dialogue bilatéral sur les énergies propres" portera notamment sur la recherche, l'élaboration et le déploiement de technologies énergétiques propres, notamment dans le domaine de la captation du carbone et la mise mise au point d'un système de distribution d'électricité propre et d'origine renouvelable.

Des responsables canadiens et américains se rencontreront au cours des prochaines semaines pour amorcer ce dialogue ont précisé les deux pays dans un communiqué. Il s'agit d'un début modeste pour une coopération canado-américaine en matière d'environnement souhaitée par Ottawa. Accusé par les écologistes et l'opposition de traîner les pieds dans la lutte contre le changement climatique, le gouvernement conservateur de Stephen Harper faisait partie avec l'administration Bush des pays sceptiques vis-à-vis du protocole de Kyoto. Avec l'arrivée de Barack Obama le gouvernement canadien a modifié le cap et annoncé son intention d'essayer de parvenir avec Washington à un accord nord-américain de gestion des émissions de GES.

Pour les écologistes, Ottawa espère protéger ainsi le pétrole "sale" issu des sables bitumineux de l'Alberta, qui ont généré 40% de l'augmentation des émissions de GES canadiens depuis 1990. M. Harper a souligné qu'il serait "prématuré" de parler d'harmonisation des politiques des deux pays en matière d'environnement et de lutte contre les émissions de GES, d'autant que la nouvelle administration n'a pas encore détaillé ses intentions. "Mais, a-t-il ajouté, nous avons maintenant un partenaire sur le continent américain qui va jouer un rôle de leadership mondial sur le dossier du changement climatique. Et je pense que c'est un développement important".

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USA : est-ce le moment d'investir dans le nucléaire ? (The New York Times - 26 février 2009 - Matthew L. Wald)

Les producteurs américains d'électricité n'ont pas commandé de centrales nucléaires depuis l'accident de Three Mile Island, en 1979. Aujourd'hui, avec le retour de cette industrie, certains veulent construire massivement, d'autres ne veulent pas prendre de risques…

Quand on aborde la question de l'extension du réseau nucléaire, deux points de vue s'opposent. L'un prudent, l'autre audacieux. Le premier veut que la plupart des fournisseurs d'électricité ne se jetteront à l'eau que quand ils auront vu quelques pionniers plonger avant eux dans cet océan de défis techniques, juridiques et financiers… et refaire surface. L'autre considère que le moment est d'ores et déjà idéal pour se lancer dans un plan de constructions à grande échelle.

"Nous sommes encore dans une situation où tout le monde ou presque se dit prêt... à emboîter le pas aux autres", explique Roger W. Gale, ancien haut fonctionnaire au ministère de l'Energie, aujourd'hui consultant, qui défend la première opinion. D'ici vingt ans, précise-t-il, quelqu'un finira bien par se lancer, et le secteur se fera alors une idée plus claire des coûts réels et de l'efficacité des nouveaux réacteurs."

Une approche vouée à l'échec, affirment les détracteurs. "C'est un secteur global", juge John Krenicki, directeur général de General Electric Energy Infrastructure. "Ce n'est pas en y allant en dilettante qu'on débouchera sur une solution rentable. Si vous vous dites : 'Je vais y aller en construisant trois centrales', ça va prendre énormément de temps et ça va coûter extrêmement cher." Krenicki et les autres partisans d'une campagne de construction massive assurent que leur approche maintiendrait le coût par centrale à un niveau peu élevé : chaque projet pourrait en effet tirer rapidement parti des connaissances acquises lors de la réalisation du précédent.

Michael Wallace est de ces dirigeants qui sont prêts à se jeter à l'eau. Il occupe les fonctions de président de UniStar Nuclear Energy, un partenariat entre Constellation Energy et Electricité de France (qui construit actuellement en France, à Flamanville, un nouveau type de réacteur [conçu par le franco-allemand Areva]. UniStar espère mettre en chantier un réacteur presque identique à Calvert Cliffs, dans le Maryland, à environ 70 kilomètres au sud de Washington, puis entamer la construction d'une centrale par an – dans l'Etat de New York, le Missouri, l'est de la Pennsylvanie et sur d'autres sites qui restent à déterminer.

Sur le plan stratégique, cela ressemble à la construction d'un lotissement. Au lieu de finir une maison et de la vendre avant de commencer la suivante, la méthode consiste à faire tourner les équipes de chantier en chantier : les fondations ici, puis le béton, les charpentiers, etc. Autrement dit, ils n'attendraient pas que la première centrale soit terminée pour attaquer les chantiers suivants. "Le nucléaire n'est pas seulement une technologie préférable en termes écologiques, il utilise en outre des sources d'énergie qui l'immunisent contre presque tous les risques, même dans les régions les plus instables de la planète, s'enthousiasme Wallace. L'avenir du charbon paraît désormais tellement incertain que le nucléaire deviendra une évidence."

A noter que l'industrie américaine ne pourra guère profiter de ce marché d'avenir. Car les quatre grandes compagnies qui ont fourni l'essentiel des réacteurs nucléaires installés dans les années 1960 et 1970 ont perdu leur position dominante. Westinghouse, qui fut le gros constructeur, appartient désormais à un groupe japonais. General Electric, elle, est intégrée à un partenariat mondial avec une autre société japonaise. Quant aux deux dernières, elles ont été tout simplement absorbées par des conglomérats plus puissants.

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Sarkozy signe un accord nucléaire avec l'Italie

Associated Press - 24.02.2009 - Nicolas Sarkozy s'est félicité mardi de la signature d'un accord de coopération nucléaire entre Paris et Rome. "Si l'Italie devait confirmer le choix du retour dans le nucléaire, la France (lui) propose un partenariat sans limite", a dit le président français lors d'une conférence de presse avec Silvio Berlusconi à Rome.

"Nous voulons développer une énergie propre avec vous", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Cette collaboration, c'est bien sûr les centrales nucléaires, une participation capitalistique dans la filière nucléaire" ou la "formation des ingénieurs." Dans un communiqué, le français EDF et l'italien ENEL ont confirmé la signature d'un accord prévoyant "la création d'un consortium à 50/50 entre EDF et ENEL, chargé de réaliser les études de faisabilité pour le développement d'au moins 4 réacteurs de technologie EPR en Italie".

Un deuxième accord prévoit "d'étendre la participation d'ENEL dans le nouveau programme nucléaire français et de l'associer dans la construction et l'exploitation du nouveau réacteur EPR de Penly (Seine-Maritime)". Déjà partenaire à hauteur de 12,5% dans l'EPR en cours de construction à Flamanville (Manche), ENEL prendra "une participation équivalente, aux côtés d'autres partenaires, dans le second EPR français".

Les Italiens avaient décidé de renoncer à l'énergie nucléaire lors d'un référendum en 1987, mais le gouvernement Berlusconi a annoncé récemment qu'il souhaitait relancer le programme nucléaire pour réduire sa dépendance au pétrole et au gaz. Dans un communiqué publié mardi, "Europe Ecologie" a dénoncé un "petit deal nucléaire entre amis". Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi "ne consultent personne, annoncent des réacteurs nucléaires ou des accords au mépris de toute procédure", estime l'association écologiste.

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", cet accord est "un nouveau coup de bluff". "En réalité, la crise économique mondiale compromet la plupart des projets nucléaires annoncés ces derniers mois", souligne-t-il dans un communiqué. "La politique d'effets d'annonce de M. Sarkozy a pour objectif de donner de la "légitimité" à la construction de réacteurs EPR... en France".

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi ont par ailleurs évoqué mardi la crise économique et les façons d'y remédier. "Politique industrielle, c'est pas un gros mot", a lancé Nicolas Sarkozy. "Que les Italiens veuillent aider l'industrie automobile italienne, mais tant mieux! Que les Français veuillent le faire, tant mieux", a-t-il dit. "Je crois qu'en Allemagne et en Suède on va finalement faire la même chose qu'en Italie et en France", a-t-il noté. "J'aurais préféré de beaucoup une politique européenne coordonnée pour soutenir l'industrie automobile."

Lors du sommet européen extraordinaire de dimanche prochain, "l'Italie et la France parleront le même langage pour demander à l'Europe de prendre des décisions fortes", a affirmé le président français. "Si les Etats-Unis défendent leur industrie comme ils la défendent (...) peut-être que nous aussi on peut le faire".

Concernant la crise financière, "un certain nombre de nos partenaires parlent de l'opportunité de faire une 'bad bank', c'est-à-dire de sortir les actifs suspects pour les mettre dans un organisme", a-t-il noté. Nicolas Sarkozy s'est dit "prudent vis-à-vis d'un système qui a déjà été expérimenté en France à la suite du Crédit lyonnais" et "qui a donné lieu à des années de polémiques et de scandales". Il a donc jugé "préférables" les "garantie et apports en capital des banques". Mais "s'il devait y avoir une décision européenne, on verrait à ce moment-là l'initiative qu'il y a lieu ou pas de prendre".

Silvio Berlusconi, qui préside le G-8 cette année, a par ailleurs affirmé mardi vouloir élargir les travaux du sommet du G-8 en juillet en G-14 en conviant les pays émergents, et notamment l'Egypte. "C'était un point très important pour la France. L'Italie réalise cette ambition", s'est félicité M. Sarkozy, qui a salué la présence "d'un pays musulman, un pays arabe qui participera à nos décisions". AP

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Plus de 150 tonnes de métaux radioactifs provenant d'Inde trouvés en Allemagne

AFP - 15.02.09 - Les autorités allemandes ont mis la main sur plus de 150 tonnes de pièces métalliques radioactives en provenance d'Inde, a annoncé samedi le ministère allemand de l'Environnement, confirmant partiellement une information du magazine Der Spiegel à paraître lundi.

Le ministère se base sur des informations collectées auprès des Etats fédéraux allemands, a précisé une porte-parole à l'AFP, précisant que "la situation n'est pas dramatique". Ces matériaux présentant des traces de cobalt 60 sont essentiellement des vannes, câbles ou autres pièces détachées, selon Der Spiegel. Ils proviennent essentiellement de trois fonderies indiennes et ont été trouvés dans douze des seize Etats fédéraux allemands, rapporte le magazine.

Le ministère fédéral de l'Environnement assure que les matériaux contaminés, qui ne sont pas des objets de consommation courante, ne représentent pas de danger pour l'environnement ou la population. Il s'agit à la fois de produits finis importés ou d'acier qui devait être retravaillés en Allemagne.

Des produits radioctifs originaires d'Inde, et notamment des boutons d'ascenseurs, ont déjà été retrouvés l'an dernier en France, aux Pays-Bas ou en Suède.

Reseau Sortir du nucleaire / MDA - 67 rue St Francois de Sales Boite L7 . 73000 Chambery / Tel : 04 79 36 13 19 / Portable : 06 20 36 57 17 / Fax : 04 79 33 95 88 /
jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr / Web : http://www.sortirdunucleaire.org /
http://www.stop-epr.org
1er mars 2009
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