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Actualité du Nucléaire et des énergies alternatives

Les dossiers noirs du nucléaire

Des anti-nucléaires s'invitent à l'exdercice de crise au Tricatin... Démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis... Qualité de l’eau dans le Rhône : Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers,  Comparaison entre les analyses DDASS et les analyses européennes ... De nouvelles découvertes au Tricastin : 80kg d'uranium dans la Gaffière et Lauzon... Tricastin : "Sortir du nucléaire" réclame une date d'intervention à EDF pour la barre "suspendue"... Centrale du Tricastin : la barre d'uranium coincée a été décrochée... Les risques liés au Tritium rejeté dans l’environnement sont sous-estimés... L’ACRO demande que l’impact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué... Pollution de cours d'eau au PCB: la mairie de Bollène (84) porte plainte...
 

Des anti-nucléaires s'invitent à l'exercice de crise au Tricatin... (26/11/09 - Collectif antinucléaire Sud-Est - Contacts : 06 82 45 13 89 et 06 03 03 63 75)

Ce jour au Tricastin, site où se multiplient les « incidents », a eu lieu un exercice de crise pendant lequel EDF a simulé une attaque terroriste. Cet exercice, selon EDF , à dominante sûreté nucléaire, avait pour objectif de tester le dispositif d’alerte et l’organisation de crise qui seraient déployés par les pouvoirs publics et EDF afin d’assurer la protection de la population dans l’hypothèse d’un accident nucléaire.

Pendant la durée de cette simulation, des militants du Collectif antinucléaire Sud-Est ont déroulé sur le flanc d’une falaise faisant face à Tricastin, une banderole de 150 m2 jaune flou, « LE NUCLEAIRE TUE L’AVENIR » à l’intérieur du périmètre de sécurité du PPI (Plan Particulier d’Intervention) et ce, sans être le moins du monde inquiétés.

Les militants dénoncent le dérisoire de ce type de simulations au travers desquelles les autorités reconnaissent que le pire est possible. Un acte terroriste pourrait occasionner un drame équivalent à celui de Tchernobyl où des millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées.

Dans le cas d’un tel évènement il est illusoire de croire que l’on pourrait évacuer la vallée du Rhône.

Aujourd’hui, quelques gendarmes, une sirène pour soit-disant protéger la plus grosse concentration d’entreprises de l’industrie nucléaire en France.

Dormez tranquilles braves gens, EDF veille sur vous !

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(Joël Audran édition 26C du 27/11/2009)

Hier, 4h10. Les bipeurs des agents EDF d'astreinte s'alarment. L'exercice de crise commence à la centrale EDF-Tricastin. Près de 75 salariés sont réquisitionnés, le préfet de la Drôme est en route et l'Autorité de sûreté nucléaire est avertie. En une demi-heure, tous les acteurs principaux de cette mise en scène sont à leur poste à Tricastin.

Un scénario que le préfet jugeait hier à la fin de l'opération, vers 13 heures, "très réaliste" et qui lui a permis, avec le directeur d'EDF-Tricastin Laurent Delabroy, de "prendre des décisions" en fonction de "l'effet à obtenir sur le terrain dans un certain délai". Pas de mauvaise surprise ou d'anomalie ? "C'est globalement satisfaisant", a répondu le préfet.

En effet, situation de crise oblige, nous n'avons pu assister au déroulement des opérations.

Le directeur délégué d'EDF, Bertrand Riboulet, s'est ainsi chargé de nous retracer les grandes lignes de l'expérience. Les équipes mobilisées hier ont dû faire face à deux fausses intrusions de personnes à l'intérieur du site et à un début d'incendie sur le système électrique en zone non-nucléaire. Une centaine de pompiers s'est déplacée et, côté gendarmerie, plusieurs brigades ainsi que l'unité spéciale du Peloton spécialisé de protection gendarmerie (PSPG) de Saint-Paul-Trois-Châteaux. "C'était leur premier exercice de grande ampleur", a indiqué le colonel Bagarie, commandant le groupement de gendarmerie de la Drôme. A 11h10, la situation s'est corsée avec l'activation des sirènes d'alerte à la population - elles doivent être entendues dans un rayon de 3,5 km autour de la centrale - et des appels téléphoniques au domicile des riverains sur cette même distance. Un message disant qu'il s'agit d'un exercice.

Mais que les anti-nucléaire n'entendent pas de la même oreille : vers 10 heures, ils ont suspendu une banderole jaune sur la colline de Bollène, face à la centrale, sur lequel est écrit "le nucléaire tue l'avenir".

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Démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis

l’autorisation de démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis ne peut, conformément aux directives européennes en vigueur, être accordée en l’absence de débat public général sur les démantèlements d’installations nucléaires

Plus que 2 jours pour signer contre le démantèlement de la première centrale nucléaire. (4136 signataires) : http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=43


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Qualité de l’eau dans le Rhône : Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers,  Comparaison entre les analyses DDASS et les analyses européennes (Publié sur Wordpress - http://leau.wordpress.com/  )

En France, la qualité du contrôle sanitaire est contestée régulièrement. La principale critique concerne les seuils de détection des polluants qui sont trop élevés. La DDASS prend une concentration en un pesticide égale à zéro, alors que ce pesticide est présent dans l’eau juste en dessous du seuil de détection. La somme des concentrations en pesticides est donc fausse. La norme sur le total des 300 pesticides existants ne peut donc être vérifiée. Fréquemment, des polluants présents en amont des captages d’eau ne sont pas recherchés. L’eau est donc qualifiée de potable, alors qu’elle serait non-potable si ces polluants étaient analysés dans l’eau.

Cependant des preuves sont nécessaires pour affirmer que les analyses DDASS officielles sont faussées. A Villefranche-sur-Saône, ces preuves existent. En 2007 et 2008, deux organismes différents ont analysé la même eau brute des captages.
Les résultats sont sans appel :

* 7,5 détections de pesticides par analyse, et 14 pesticides différents détectés, par le Réseau de Contrôle européen (RC).

* 1,3 détection de pesticides par analyse, et 3 pesticides différents détectés, par le contrôle sanitaire (DDASS).

Les analyses DDASS officielles, qui sont les seules utilisées pour nous affirmer en permanence que l’eau est potable et de très bonne qualité, sont donc insuffisantes.
Sur exactement la même eau, la DDASS détecte 6 fois moins de pesticides que les analyses européennes. La concentration totale moyenne en pesticides est 3 fois moins élevée dans les analyses DDASS (0,07 µg/l) que dans les analyses européennes (0,21 µg/l).

A Villefranche-sur-Saône, et dans tout le département du Rhône, le contrôle sanitaire est insuffisant, et les résultats officiels faux pour quantifier le total des pesticides. Cela est extrêmement grave, car la santé (et même la vie sur le long terme) de 1,5 millions de personnes est menacée par cette non-qualité prouvée.

La cause du problème a été recherchée. Les seuils de détection trop élevés pour le contrôle sanitaire sont l’unique cause des résultats faussés. Les deux laboratoires ont parfaitement respecté leurs cahiers des charges (seuils de détection et de quantification), ils ne sont donc pas responsables du grave problème. Leurs clients (les communes, l’Etat ou la DDASS), qui commandent les analyses avec ces seuils trop élevés, sont les uniques responsables des résultats erronés.

Par deux fois (21/03/2005 et 12/07/2005), la norme de 0,5 µg/l pour le total des pesticides a été dépassée par les analyses européennes, alors que la DDASS n’a détecté aucun dépassement de norme (max 0,2 µg/l le 06/07/2005). Si on ajoute tous les produits de dégradation des 22 pesticides de l’eau captée, et des 72 pesticides de l’eau en amont des captages, il est probable que l’eau de Villefranche-sur-Saône est en permanence au-dessus de la norme.

Le cas des 1,1 million d’habitants alimentés par les captages du Grand Lyon est inquiétant. Certains des 37 pesticides détectés dans le Rhône, à des concentrations parfois énormes (19 pesticides au-dessus de la norme de 0,1 µg/l), devraient se retrouver dans l’eau des lyonnais, alors que la DDASS ne trouve rien. Lyon n’a pas la chance d’avoir des analyses européennes indépendantes. Elles existaient autrefois mais elles ont été supprimées en 2000.

Cette comparaison apporte la preuve que les analyses sanitaires officielles sont erronées dans tout le département du Rhône.

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De nouvelles découvertes au Tricastin : 80kg d'uranium dans la Gaffière et Lauzon (Dauphiné Libéré - Vaucluse matin - 21 novembre 2009)

Hier matin dans les locaux de la préfecture de Valence réunion entre Areva, EDF, la Criirad au centre des discussions site nucléaire du Tricastin (la nappe phéatique).

De nouvelles découvertes au Tricastin : 80kg d'uranium dans la Gaffière et Lauzon

Toujour au Tricastin 2 tonnes d'uranium ont circulé dans les nappes phréatiques durant ces 10 dernières années .

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Centrale du Tricastin : la barre d'uranium coincée a été décrochée

AFP - 18 novembre 2009 - LYON - La barre d'uranium restée coincée à l'intérieur d'un réacteur nucléaire de la centrale EDF du Tricastin (Drôme) lors d'un incident le 6 novembre, a été décrochée mercredi soir, a indiqué EDF.

La majeure partie de l'opération de décrochage, qui consiste à soutenir la barre d'uranium suspendue, pour pouvoir ensuite la décrocher sans qu'elle ne tombe et se brise en dégageant de la radioactivité, s'était achevée sans incident à 20H30 a indiqué la direction d'EDF.

Le déchargement du combustible avait été suspendu sur le réacteur n°2 de la centrale nucléaire après lincident du 6 novembre: une des 157 barres d'uranium servant de combustible à la centrale était resté "accroché" dans la partie supérieure de la piscine du réacteur nucléaire "lors des opérations de déchargement du combustible".

Le réacteur était fermé de façon préventive et placé sous surveillance continue depuis.

L'Autorité de sûreté nucléaire a validé mardi le procédé proposé par EDF pour venir à bout de cet incident, précédé de deux autres de même nature: un sur ce même réacteur en septembre 2008 et un sur le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Gravelines en août 2009.

"C'est un jeu dangereux. C'est pas parce que ça s'est bien terminé les deux fois précédentes que ça se terminera bien cette fois", souligne Stéphane Lhomme, de "Sortir du nucléaire".

"Les calculs réalisés par les experts d'EDF (...) dans l'hypothèse d'une chute de l'assemblage, montrent que les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient très faibles", affirme EDF.

"Ces conséquences ne nécessiteraient pas d'actions de protection vis-à-vis des salariés de la centrale, de la population et de l'environnement", estime l'opérateur.

Les opérations de déchargement et de maintenance interrompues par cet incident doivent reprendre vendredi, selon une source syndicale.

Le premier incident avait retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance dans la centrale et déclenché l'inquiétude de certains riverains.

A la suite de cet incident, l'ASN avait demandé à EDF d'"engager des actions particulières dans la surveillance des opérations de rechargement de combustibles des réacteurs nucléaires".

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Tricastin : "Sortir du nucléaire" réclame une date d'intervention à EDF pour la barre "suspendue" (Dauphiné libéré - 18/11/09)

Suite à l'incident sur le réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin, une barre de combustible étant "restée accrochée" à la piscine (Dauphiné Libéré du 7 novembre), "Sortir du nucléaire" demande à EDF de communiquer "la date et l'heure de l'intervention".

Le réseau parle d'une "situation, totalement anormale, et porteuse de dangers importants qui seront démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre de combustible nucléaire suspendue au-dessus de 156 autres barres". Et justifie cette demande "afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait comment elle se finira."

De son côté, l'électricien précisait simplement sur sa lettre d'information que le travail conjoint des équipes d'EDF et d'Areva devrait permettre de décrocher la barre dans "les jours à venir". Sans toutefois avancer de date précise.

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Prochain décrochage d'un combustible suspendu à la centrale de Tricastin

Reuters - 17 novembre 2009 - Le décrochage de l'assemblage de combustible suspendu depuis plus de dix jours, au-dessus de la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de Tricastin (Drôme), va débuter cette semaine, a dit mardi EDF EDF.PA .

L'incident survenu le 5 novembre, lors d'un déchargement de combustible, a entraîné la fermeture du bâtiment du réacteur numéro deux lorsqu'une barre contenant de l'uranium est restée suspendue au système de maintien.

Ce type d'incident, qui a pourtant peu de chance de se produire, est le troisième en 14 mois après celui de la centrale de Gravelines en août et celui de Tricastin sur la même unité de production en septembre 2008. "L'outil (spécialement adapté au décrochage de l'assemblage) va maintenant être acheminé sur le site de Tricastin", peut-on lire dans une note publiée par EDF sur son site internet.

Un agent de la centrale a dit à Reuters que la sécurisation de l'assemblage pour éviter sa chute serait effectuée mercredi et que le décrochage aurait lieu le lendemain. "Les opérations de maintenance pourront reprendre normalement à partir de vendredi", a dit cet agent.

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Situation périlleuse à la centrale nucléaire du Tricastin : "Sortir du nucléaire" veut la publication de la date et de l'heure de l'intervention d'EDF sur la barre de combustible "suspendue"

Les riverains doivent pouvoir décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative risquée d'EDF

Depuis le 5 novembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du Tricastin (Drôme), une barre de combustible nucléaire est "accrochée" au couvercle de cette cuve et reste depuis suspendue au dessus des 156 autres barres. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui seront démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre.

Il est donc absolument nécessaire que la date et l'heure de cette intervention soit rendues publiques afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait comment elle se finira.

Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnaît d'ailleurs l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui dépend de l'Etat : "Dans l'hypothèse de la chute de l'assemblages de combustible entraînant sa rupture complète"(...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient extrêmement faibles". Il est donc certain qu'un relâchement radioactif peut avoir lieu à l'extérieur du site... mais rien ne nous prouve qu'il serait vraiment "extrêmement faible" !

Des événements de ce type se sont déjà produits en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent (Aube), fin 2008 déjà à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), et en août 2009 à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), et se sont par chance bien terminés. Mais la chance ne sera pas forcément toujours au rendez-vous.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de combustible. Il faut d'ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle la gravité des risques imposés par l'industrie nucléaire, et la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de cette industrie avant que l'irréparable ne se produise.

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Les risques liés au Tritium rejeté dans l’environnement sont sous-estimés

De nombreuses études scientifiques récentes conduisent à réévaluer la radiotoxicité du tritium (hydrogène radioactif) qui est rejeté en grande quantité par les installations nucléaires.

L’Association pour le contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO) demande que l’impact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué...

De nombreuses études scientifiques récentes conduisent à réévaluer la radiotoxicité du tritium (hydrogène radioactif) qui est rejeté en grande quantité par les installations nucléaires.

En Grande-Bretagne, le très officiel Advisory Group on Ionising Radiation (AGIR) vient de franchir le pas en proposant de multiplier par deux le facteur de risque pour cet élément.

D’autres études tendent à montrer que, contrairement à ce qui est admis actuellement, le tritium rejeté dans l’environnement tend à s’accumuler sous forme organique dans la chaîne alimentaire.

Ainsi, des poissons plats de la baie de Cardiff sont 1000 à 10000 fois plus contaminés que l’eau de mer analysée pour le même site.

Alors que la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs, impose aux autorités françaises « la mise au point pour 2008 de solutions d'entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur » et que la France s’apprête à accueillir sur son sol le réacteur expérimental ITER qui va générer d’importantes quantités additionnelles de tritium, l’ACRO demande que l’impact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué avant toute décision.

L’ACRO demande que l’impact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué...
L’association demande en particulier :

* à la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) de procéder très rapidement à un réexamen de la toxicité du tritium à partir des connaissances actuelles

* que la surveillance des rejets tritiés des installations nucléaires soit améliorée en prenant plus en compte la mesure du tritium organiquement lié

* que le tritium ne soit plus systématiquement rejeté dans l’environnement

* que des recherches soient menées pour améliorer la connaissance sur l’impact de cet élément sur l’environnement et la santé.

L’ACRO (Association pour le contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) s’est rapidement dotée de moyens de laboratoire pour contrôler les niveaux de Tritium dans l’environnement autour des sites nucléaires depuis presque 20 ans.
Grâce à cette action de surveillance citoyenne, notre association a pu notamment alerter sur les fortes contaminations en Tritium qui perdurent depuis plus de 30 ans dans les nappes phréatiques situées sous le Centre de Stockage de la Manche mais aussi sur l’incapacité à gérer de telles situations compte tenu de l’extrême mobilité de ce radioélément.

Cette préoccupation forte s’explique, d’une part, par le fait que l’industrie nucléaire produit des quantités très importantes de ce produit radioactif et, d’autre part, parce qu’il est entièrement libéré dans l’environnement. L’ACRO continuera à suivre ce dossier de très près.

En savoir plus : Le site de l'ACRO : http://www.acro.eu.org

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Pollution de cours d'eau au PCB: la mairie de Bollène porte plainte (AFP / 01 décembre 2009 11h59)

MARSEILLE - La mairie de Bollène (Vaucluse) a porté plainte contre X pour délit de pollution après la découverte de la présence de PCB à des taux supérieurs aux valeurs admises pour la consommation des poissons dans plusieurs cours d'eau du Vaucluse et de la Drôme.

"Nous avons décidé de porter plainte contre X, à charge pour la justice de déterminer qui est ce X", a déclaré mardi à l'AFP André-Yves Beck, adjoint aux finances et à la communication de la municipalité dirigée par Marie-Claude Bompard (MPF).

Le 20 novembre, les préfectures de la Drôme et du Vaucluse avaient annoncé l'interdiction de la pêche de toutes les espèces de poisson dans les cours de La Gaffière, du Lauzon, de la Mayre Girarde et de leurs affluents, après des études réalisées par Areva autour de son site du Tricastin révélant la présence de PCB à des taux supérieurs aux valeurs admises pour la consommation des poissons.

"La découverte de cette nouvelle pollution est d'autant plus grave qu'au lendemain de l'incident du 7 juillet 2008 (où 74 kilos d'uranium s'étaient échappés de l'usine Socatri d'Areva au Tricastin, ndlr) des mesures devaient être prises pour empêcher toute nouvelle pollution, quelle qu'elle soit", écrit dans un communiqué la mairie de Bollène.
La municipalité réclame que "les grands groupes industriels, et notamment Areva, prennent entièrement leurs responsabilités lorsqu'ils polluent". Elle avait en 2008 demandé une expertise judiciaire, toujours en cours, selon M. Beck.

Interdits à la vente en France depuis 1987, les polychlorobiphényles (PCB), plus connus sous le nom de pyralènes, présentent des risques pour la santé en cas d'ingestion "régulière et sur une longue période", selon l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils peuvent entraîner des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers.

Ils ont été largement déversés dans le Rhône dans les années 1980. Très peu solubles, ils se sont accumulés dans les sédiments, puis dans les graisses des poissons.

novembre / décembre 2009
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