| Des anti-nucléaires s'invitent à l'exercice de
crise au Tricatin... (26/11/09 - Collectif antinucléaire Sud-Est -
Contacts : 06 82 45 13 89 et 06 03 03 63 75)
Ce jour au Tricastin, site où se multiplient les « incidents », a eu lieu un exercice
de crise pendant lequel EDF a simulé une attaque terroriste. Cet exercice, selon EDF , à
dominante sûreté nucléaire, avait pour objectif de tester le dispositif dalerte
et lorganisation de crise qui seraient déployés par les pouvoirs publics et EDF
afin dassurer la protection de la population dans lhypothèse dun
accident nucléaire.
Pendant la durée de cette simulation, des militants du Collectif antinucléaire Sud-Est
ont déroulé sur le flanc dune falaise faisant face à Tricastin, une banderole de
150 m2 jaune flou, « LE NUCLEAIRE TUE LAVENIR » à lintérieur du
périmètre de sécurité du PPI (Plan Particulier dIntervention) et ce, sans être
le moins du monde inquiétés.
Les militants dénoncent le dérisoire de ce type de simulations au travers desquelles les
autorités reconnaissent que le pire est possible. Un acte terroriste pourrait occasionner
un drame équivalent à celui de Tchernobyl où des millions de personnes vivent toujours
dans des zones contaminées.
Dans le cas dun tel évènement il est illusoire de croire que lon pourrait
évacuer la vallée du Rhône.
Aujourdhui, quelques gendarmes, une sirène pour soit-disant protéger la plus
grosse concentration dentreprises de lindustrie nucléaire en France.
Dormez tranquilles braves gens, EDF veille sur vous !
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(Joël Audran édition 26C du 27/11/2009)
Hier, 4h10. Les bipeurs des agents EDF d'astreinte s'alarment. L'exercice de crise
commence à la centrale EDF-Tricastin. Près de 75 salariés sont réquisitionnés, le
préfet de la Drôme est en route et l'Autorité de sûreté nucléaire est avertie. En
une demi-heure, tous les acteurs principaux de cette mise en scène sont à leur poste à
Tricastin.
Un scénario que le préfet jugeait hier à la fin de l'opération, vers 13 heures,
"très réaliste" et qui lui a permis, avec le directeur d'EDF-Tricastin Laurent
Delabroy, de "prendre des décisions" en fonction de "l'effet à obtenir
sur le terrain dans un certain délai". Pas de mauvaise surprise ou d'anomalie ?
"C'est globalement satisfaisant", a répondu le préfet.
En effet, situation de crise oblige, nous n'avons pu assister au déroulement des
opérations.
Le directeur délégué d'EDF, Bertrand Riboulet, s'est ainsi chargé de nous retracer
les grandes lignes de l'expérience. Les équipes mobilisées hier ont dû faire face à
deux fausses intrusions de personnes à l'intérieur du site et à un début d'incendie
sur le système électrique en zone non-nucléaire. Une centaine de pompiers s'est
déplacée et, côté gendarmerie, plusieurs brigades ainsi que l'unité spéciale du
Peloton spécialisé de protection gendarmerie (PSPG) de Saint-Paul-Trois-Châteaux.
"C'était leur premier exercice de grande ampleur", a indiqué le colonel
Bagarie, commandant le groupement de gendarmerie de la Drôme. A 11h10, la situation s'est
corsée avec l'activation des sirènes d'alerte à la population - elles doivent être
entendues dans un rayon de 3,5 km autour de la centrale - et des appels téléphoniques au
domicile des riverains sur cette même distance. Un message disant qu'il s'agit d'un
exercice.
Mais que les anti-nucléaire n'entendent pas de la même oreille : vers 10 heures, ils
ont suspendu une banderole jaune sur la colline de Bollène, face à la centrale, sur
lequel est écrit "le nucléaire tue l'avenir".
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Démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis
lautorisation de démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis ne peut,
conformément aux directives européennes en vigueur, être accordée en labsence de
débat public général sur les démantèlements dinstallations nucléaires
Plus que 2 jours pour signer contre le démantèlement de la première centrale
nucléaire. (4136 signataires) : http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=43
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Qualité de leau dans le Rhône : Pour une gestion de
leau dans lintérêt des usagers, Comparaison entre les analyses DDASS
et les analyses européennes (Publié sur Wordpress - http://leau.wordpress.com/ )
En France, la qualité du contrôle sanitaire est contestée régulièrement. La
principale critique concerne les seuils de détection des polluants qui sont trop
élevés. La DDASS prend une concentration en un pesticide égale à zéro, alors que ce
pesticide est présent dans leau juste en dessous du seuil de détection. La somme
des concentrations en pesticides est donc fausse. La norme sur le total des 300 pesticides
existants ne peut donc être vérifiée. Fréquemment, des polluants présents en amont
des captages deau ne sont pas recherchés. Leau est donc qualifiée de
potable, alors quelle serait non-potable si ces polluants étaient analysés dans
leau.
Cependant des preuves sont nécessaires pour affirmer que les analyses DDASS
officielles sont faussées. A Villefranche-sur-Saône, ces preuves existent. En 2007 et
2008, deux organismes différents ont analysé la même eau brute des captages.
Les résultats sont sans appel :
* 7,5 détections de pesticides par analyse, et 14 pesticides différents détectés, par
le Réseau de Contrôle européen (RC).
* 1,3 détection de pesticides par analyse, et 3 pesticides différents détectés, par
le contrôle sanitaire (DDASS).
Les analyses DDASS officielles, qui sont les seules utilisées pour nous affirmer en
permanence que leau est potable et de très bonne qualité, sont donc insuffisantes.
Sur exactement la même eau, la DDASS détecte 6 fois moins de pesticides que les analyses
européennes. La concentration totale moyenne en pesticides est 3 fois moins élevée dans
les analyses DDASS (0,07 µg/l) que dans les analyses européennes (0,21 µg/l).
A Villefranche-sur-Saône, et dans tout le département du Rhône, le contrôle
sanitaire est insuffisant, et les résultats officiels faux pour quantifier le total des
pesticides. Cela est extrêmement grave, car la santé (et même la vie sur le long terme)
de 1,5 millions de personnes est menacée par cette non-qualité prouvée.
La cause du problème a été recherchée. Les seuils de détection trop élevés pour
le contrôle sanitaire sont lunique cause des résultats faussés. Les deux
laboratoires ont parfaitement respecté leurs cahiers des charges (seuils de détection et
de quantification), ils ne sont donc pas responsables du grave problème. Leurs clients
(les communes, lEtat ou la DDASS), qui commandent les analyses avec ces seuils trop
élevés, sont les uniques responsables des résultats erronés.
Par deux fois (21/03/2005 et 12/07/2005), la norme de 0,5 µg/l pour le total des
pesticides a été dépassée par les analyses européennes, alors que la DDASS na
détecté aucun dépassement de norme (max 0,2 µg/l le 06/07/2005). Si on ajoute tous les
produits de dégradation des 22 pesticides de leau captée, et des 72 pesticides de
leau en amont des captages, il est probable que leau de
Villefranche-sur-Saône est en permanence au-dessus de la norme.
Le cas des 1,1 million dhabitants alimentés par les captages du Grand Lyon est
inquiétant. Certains des 37 pesticides détectés dans le Rhône, à des concentrations
parfois énormes (19 pesticides au-dessus de la norme de 0,1 µg/l), devraient se
retrouver dans leau des lyonnais, alors que la DDASS ne trouve rien. Lyon na
pas la chance davoir des analyses européennes indépendantes. Elles existaient
autrefois mais elles ont été supprimées en 2000.
Cette comparaison apporte la preuve que les analyses sanitaires officielles sont
erronées dans tout le département du Rhône.
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De nouvelles découvertes au Tricastin : 80kg d'uranium dans
la Gaffière et Lauzon (Dauphiné Libéré - Vaucluse matin - 21 novembre
2009)
Hier matin dans les locaux de la préfecture de Valence réunion entre Areva, EDF, la
Criirad au centre des discussions site nucléaire du Tricastin (la nappe phéatique).
De nouvelles découvertes au Tricastin : 80kg d'uranium dans la Gaffière et Lauzon
Toujour au Tricastin 2 tonnes d'uranium ont circulé dans les nappes phréatiques durant
ces 10 dernières années .
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Centrale du Tricastin : la barre d'uranium coincée a
été décrochée
AFP - 18 novembre 2009 - LYON - La barre d'uranium restée coincée à l'intérieur d'un
réacteur nucléaire de la centrale EDF du Tricastin (Drôme) lors d'un incident le 6
novembre, a été décrochée mercredi soir, a indiqué EDF.
La majeure partie de l'opération de décrochage, qui consiste à soutenir la barre
d'uranium suspendue, pour pouvoir ensuite la décrocher sans qu'elle ne tombe et se brise
en dégageant de la radioactivité, s'était achevée sans incident à 20H30 a indiqué la
direction d'EDF.
Le déchargement du combustible avait été suspendu sur le réacteur n°2 de la centrale
nucléaire après lincident du 6 novembre: une des 157 barres d'uranium servant de
combustible à la centrale était resté "accroché" dans la partie supérieure
de la piscine du réacteur nucléaire "lors des opérations de déchargement du
combustible".
Le réacteur était fermé de façon préventive et placé sous surveillance continue
depuis.
L'Autorité de sûreté nucléaire a validé mardi le procédé proposé par EDF pour
venir à bout de cet incident, précédé de deux autres de même nature: un sur ce même
réacteur en septembre 2008 et un sur le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de
Gravelines en août 2009.
"C'est un jeu dangereux. C'est pas parce que ça s'est bien terminé les deux fois
précédentes que ça se terminera bien cette fois", souligne Stéphane Lhomme, de
"Sortir du nucléaire".
"Les calculs réalisés par les experts d'EDF (...) dans l'hypothèse d'une chute de
l'assemblage, montrent que les conséquences radiologiques à l'extérieur du site
seraient très faibles", affirme EDF.
"Ces conséquences ne nécessiteraient pas d'actions de protection vis-à-vis des
salariés de la centrale, de la population et de l'environnement", estime
l'opérateur.
Les opérations de déchargement et de maintenance interrompues par cet incident doivent
reprendre vendredi, selon une source syndicale.
Le premier incident avait retardé de plusieurs mois les opérations de maintenance dans
la centrale et déclenché l'inquiétude de certains riverains.
A la suite de cet incident, l'ASN avait demandé à EDF d'"engager des actions
particulières dans la surveillance des opérations de rechargement de combustibles des
réacteurs nucléaires".
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Tricastin : "Sortir du nucléaire" réclame une
date d'intervention à EDF pour la barre "suspendue" (Dauphiné
libéré - 18/11/09)
Suite à l'incident sur le réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin, une barre de
combustible étant "restée accrochée" à la piscine (Dauphiné Libéré du 7
novembre), "Sortir du nucléaire" demande à EDF de communiquer "la date et
l'heure de l'intervention".
Le réseau parle d'une "situation, totalement anormale, et porteuse de dangers
importants qui seront démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre de
combustible nucléaire suspendue au-dessus de 156 autres barres". Et justifie cette
demande "afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à
proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait
comment elle se finira."
De son côté, l'électricien précisait simplement sur sa lettre d'information que le
travail conjoint des équipes d'EDF et d'Areva devrait permettre de décrocher la barre
dans "les jours à venir". Sans toutefois avancer de date précise.
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Prochain décrochage d'un combustible suspendu à la
centrale de Tricastin
Reuters - 17 novembre 2009 - Le décrochage de l'assemblage de combustible suspendu depuis
plus de dix jours, au-dessus de la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de
Tricastin (Drôme), va débuter cette semaine, a dit mardi EDF EDF.PA .
L'incident survenu le 5 novembre, lors d'un déchargement de combustible, a entraîné la
fermeture du bâtiment du réacteur numéro deux lorsqu'une barre contenant de l'uranium
est restée suspendue au système de maintien.
Ce type d'incident, qui a pourtant peu de chance de se produire, est le troisième en 14
mois après celui de la centrale de Gravelines en août et celui de Tricastin sur la même
unité de production en septembre 2008. "L'outil (spécialement adapté au
décrochage de l'assemblage) va maintenant être acheminé sur le site de Tricastin",
peut-on lire dans une note publiée par EDF sur son site internet.
Un agent de la centrale a dit à Reuters que la sécurisation de l'assemblage pour éviter
sa chute serait effectuée mercredi et que le décrochage aurait lieu le lendemain.
"Les opérations de maintenance pourront reprendre normalement à partir de
vendredi", a dit cet agent.
...
Situation périlleuse à la centrale nucléaire du
Tricastin : "Sortir du nucléaire" veut la publication de la
date et de l'heure de l'intervention d'EDF sur la barre de combustible
"suspendue"
Les riverains doivent pouvoir décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la
centrale lors de la tentative risquée d'EDF
Depuis le 5 novembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale du
Tricastin (Drôme), une barre de combustible nucléaire est "accrochée" au
couvercle de cette cuve et reste depuis suspendue au dessus des 156 autres barres. Cette
situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants qui seront
démultipliés lorsque EDF va tenter de récupérer cette barre.
Il est donc absolument nécessaire que la date et l'heure de cette intervention soit
rendues publiques afin que les riverains puissent décider s'ils veulent rester ou non à
proximité de la centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait
comment elle se finira.
Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas
certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnaît d'ailleurs l'Institut
de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui dépend de l'Etat : "Dans
l'hypothèse de la chute de l'assemblages de combustible entraînant sa rupture
complète"(...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient
extrêmement faibles". Il est donc certain qu'un relâchement radioactif peut avoir
lieu à l'extérieur du site... mais rien ne nous prouve qu'il serait vraiment
"extrêmement faible" !
Des événements de ce type se sont déjà produits en 1999 à la centrale nucléaire
de Nogent (Aube), fin 2008 déjà à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), et en
août 2009 à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), et se sont par chance bien
terminés. Mais la chance ne sera pas forcément toujours au rendez-vous.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de
l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du
jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de
combustible. Il faut d'ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées
par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif
mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle la gravité des risques imposés
par l'industrie nucléaire, et la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de
cette industrie avant que l'irréparable ne se produise.
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Les risques liés au Tritium rejeté dans
lenvironnement sont sous-estimés
De nombreuses études scientifiques récentes conduisent à réévaluer la
radiotoxicité du tritium (hydrogène radioactif) qui est rejeté en grande quantité par
les installations nucléaires.
LAssociation pour le contrôle de la Radioactivité dans lOuest (ACRO) demande
que limpact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué...
De nombreuses études scientifiques récentes conduisent à réévaluer la
radiotoxicité du tritium (hydrogène radioactif) qui est rejeté en grande quantité par
les installations nucléaires.
En Grande-Bretagne, le très officiel Advisory Group on Ionising Radiation (AGIR) vient
de franchir le pas en proposant de multiplier par deux le facteur de risque pour cet
élément.
Dautres études tendent à montrer que, contrairement à ce qui est admis
actuellement, le tritium rejeté dans lenvironnement tend à saccumuler sous
forme organique dans la chaîne alimentaire.
Ainsi, des poissons plats de la baie de Cardiff sont 1000 à 10000 fois plus
contaminés que leau de mer analysée pour le même site.
Alors que la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et
déchets radioactifs, impose aux autorités françaises « la mise au point pour 2008 de
solutions d'entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur
radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur » et que la France
sapprête à accueillir sur son sol le réacteur expérimental ITER qui va générer
dimportantes quantités additionnelles de tritium, lACRO demande que
limpact environnemental et sanitaire du tritium soit réévalué avant toute
décision.
LACRO demande que limpact environnemental et
sanitaire du tritium soit réévalué...
Lassociation demande en particulier :
* à la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) de procéder très
rapidement à un réexamen de la toxicité du tritium à partir des connaissances
actuelles
* que la surveillance des rejets tritiés des installations nucléaires soit améliorée
en prenant plus en compte la mesure du tritium organiquement lié
* que le tritium ne soit plus systématiquement rejeté dans lenvironnement
* que des recherches soient menées pour améliorer la connaissance sur limpact
de cet élément sur lenvironnement et la santé.
LACRO (Association pour le contrôle de la Radioactivité dans lOuest)
sest rapidement dotée de moyens de laboratoire pour contrôler les niveaux de
Tritium dans lenvironnement autour des sites nucléaires depuis presque 20 ans.
Grâce à cette action de surveillance citoyenne, notre association a pu notamment alerter
sur les fortes contaminations en Tritium qui perdurent depuis plus de 30 ans dans les
nappes phréatiques situées sous le Centre de Stockage de la Manche mais aussi sur
lincapacité à gérer de telles situations compte tenu de lextrême mobilité
de ce radioélément.
Cette préoccupation forte sexplique, dune part, par le fait que
lindustrie nucléaire produit des quantités très importantes de ce produit
radioactif et, dautre part, parce quil est entièrement libéré dans
lenvironnement. LACRO continuera à suivre ce dossier de très près.
En savoir plus : Le site de l'ACRO : http://www.acro.eu.org
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Pollution de cours d'eau au PCB: la mairie de Bollène
porte plainte (AFP / 01 décembre 2009 11h59)
MARSEILLE - La mairie de Bollène (Vaucluse) a porté plainte contre X pour délit de
pollution après la découverte de la présence de PCB à des taux supérieurs aux valeurs
admises pour la consommation des poissons dans plusieurs cours d'eau du Vaucluse et de la
Drôme.
"Nous avons décidé de porter plainte contre X, à charge pour la justice de
déterminer qui est ce X", a déclaré mardi à l'AFP André-Yves Beck, adjoint aux
finances et à la communication de la municipalité dirigée par Marie-Claude Bompard
(MPF).
Le 20 novembre, les préfectures de la Drôme et du Vaucluse avaient annoncé
l'interdiction de la pêche de toutes les espèces de poisson dans les cours de La
Gaffière, du Lauzon, de la Mayre Girarde et de leurs affluents, après des études
réalisées par Areva autour de son site du Tricastin révélant la présence de PCB à
des taux supérieurs aux valeurs admises pour la consommation des poissons.
"La découverte de cette nouvelle pollution est d'autant plus grave qu'au
lendemain de l'incident du 7 juillet 2008 (où 74 kilos d'uranium s'étaient échappés de
l'usine Socatri d'Areva au Tricastin, ndlr) des mesures devaient être prises pour
empêcher toute nouvelle pollution, quelle qu'elle soit", écrit dans un communiqué
la mairie de Bollène.
La municipalité réclame que "les grands groupes industriels, et notamment Areva,
prennent entièrement leurs responsabilités lorsqu'ils polluent". Elle avait en 2008
demandé une expertise judiciaire, toujours en cours, selon M. Beck.
Interdits à la vente en France depuis 1987, les polychlorobiphényles (PCB), plus
connus sous le nom de pyralènes, présentent des risques pour la santé en cas
d'ingestion "régulière et sur une longue période", selon l'Agence française
pour la sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils peuvent entraîner des problèmes
de fertilité, de croissance ou des cancers.
Ils ont été largement déversés dans le Rhône dans les années 1980. Très peu
solubles, ils se sont accumulés dans les sédiments, puis dans les graisses des poissons.
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