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Actualité du Nucléaire et des énergies alternatives

Les dossiers noirs du nucléaire

Les dossiers noirs du nucléaire en Provence... A Tricastin, bientôt un exercice de sécurité colossal... Manifestation antinucléaire européenne à Colmar pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Belle réussite avec plus de 10 000 manifestants mais la police perturbe gravement le rassemblement) ...  Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !... "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques"... 14 octobre 2009 : le centre nucléaire de Cadarache a 50 ans … un terrible anniversaire !... Incident au CEA à Cadarache classé en niveau 2, l'ASN stoppe des travaux...   Cadarache : anomalie constatée dans une installation de plutonium ...  Le coût du projet Iter va être revu à la hausse ... Marcoule : le CEA et EDF mettent fin à la carrière du réacteur Phénix... Et ton, Rhône, t'y penses ?

 

Les dossiers noirs du nucléaire en Provence (La Provence - vendredi 16 octobre 2009)

Au-delà de l'affaire de Cadarache, d'autres dossiers montrent que le nucléaire conserve toujours sa part de danger dans la région... Sans risque, la filière atomique ? L'affaire de Cadarache vient de prouver que la sécurité est loin d'être aussi exemplaire que voudraient nous le faire croire ses défenseurs. D'autres dossiers montrent que le nucléaire conserve toujours sa part de danger dans notre région...

1/ Le CEA Cadarache déjà pointé par l'Autorité de sûreté nucléaire
Dans son rapport sur l'activité 2008 rendu public en avril dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointait déjà le CEA de Cadarache, qui avait fait l’objet de 48 inspections en un an. Certes, l’ASN portait "un regard assez positif sur la sûreté du site", selon Laurent Kueny, chef de la division de Marseille, qui parlait de "progrès notables" dans l’organisation de la sûreté des 18 installations nucléaires civiles du centre. Elle n'en relevait pas moins que "des fragilités subsistent", dans le suivi des prestataires extérieurs, la maîtrise et la connaissance des rejets autorisés et sur les infrastructures électriques, à l’origine de deux pannes totales d’alimentation du site, en août 2006 et novembre 2008.

2/ L'été noir de l'usine de retraitement de la Socatri à Bollène
En 2008, le rapport national de l'ASN mettait à l’index la société Socatri, qui gère à Bollène une usine spécialisée dans le traitement des résidus, qui produit des centaines de tonnes de déchets, de boues et de liquides contenant des dérivés d'uranium. Quelques mois plus tard, dans la nuit du 7 au 8 juillet, une cuve était touchée par une fuite de substances uranifères. L'uranium se déversait dans la Gaffière, un affluent du Rhône... Même si, à l’époque, l’Agence de sûreté nucléaire avait évalué le "risque à faible dangerosité", la lenteur avec laquelle les informations sont arrivées jusqu’au grand public a provoqué une vive émotion. La consommation d’eau des captages, la pêche, la baignade et l’irrigation agricole avaient été stoppées. La mairie de Bollène avait vivement condamné le manque de communication d’Areva, d'autant que d'autres incidents allaient émailler l'été, sans toutefois dépasser le niveau 1 sur une échelle qui en compte 7.

3/ Pierrelatte et Marcoule dans le collimateur des associations de défense de l'environnement
Ce gigantesque complexe est étendu sur deux sites, dont le Tricastin, où des filiales d'Areva et du CEA fabriquent et retraitent du combustible nucléaire. Ces deux entités stockent d'énormes quantités de déchets de très haute activité. Elles sont régulièrement mises en cause par les associations de défense de l'environnement pour leurs rejets gazeux et liquides, qu'ils soient autorisés ou accidentels.

4/ Solérieux, Monteux et Bellegarde, ces décharges qui font peur
Jusqu'en juillet 1999, la décharge de Solérieux a accueilli près de 34.000 tonnes de fluorines issues de l'usine de Pierrelatte, ce qui a alors été interdit par la réglementation. A la même date était fermée la décharge de Monteux. Elle stockait 51.000 tonnes de silicates de soude, issues de la chimie. Un matériau affichant une teneur 37 fois supérieure à la radioactivité normale... Enfin, la décharge de Bellegarde recueille la fluorine de la Socatri, dans une proportion de 17.000 tonnes. Sa teneur en uranium est mille fois supérieure à la normale.

5/ Les bâtiments contaminés de Ganagobie
Cette ancienne usine chimique des Alpes-de-Haute-Provence qui travaillait avec du carbone 14 a été fermée en 1996 par arrêté préfectoral. A l'époque, des condamnations ont ét é prononcées. Toujours contaminés, ses bâtiments sont placés sous la responsabilité de la mairie.

6/ Les failles du nucléaire de "proximité"
Sous le vocable de nucléaire "de proximité" se cachent les appareils de radiologie, de radiothérapie et de radiographie industrielle, ainsi que les laboratoires utilisant des matériaux radioactifs. Dans son rapport d'avril dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire livrait des conclusions très contrastées. Si aucun incident majeur n’a été relevé dans les unités de radiothérapie de la région en 2008, les gendarmes de l’atome n'en pointaient pas moins "une rigueur de gestion insuffisante au sein de l’université d’Aix-Marseille II". Constatant "des négligences" dans le contrôle des sources radioactives utilisées dans ses locaux, notamment à Saint-Jérôme, les inspecteurs de l’ASN ont obtenu "avec retard" des actions pour y remédier. Plus grave encore, une information judiciaire a été ouverte en 2008 par le parquet de Marseille. Explosive à bien des égards, elle s’est traduite par la mise en examen des responsables d’un laboratoire "Innovation et chimie fine", situé sur le campus marseillais de Saint-Jérôme. Mis à l’index par l’ASN, ils sont soupçonnés d’avoir importé et exporté sans autorisation illégalement du carbone 14, matière radioactive dangereuse. L’un d’eux avait déjà été condamné dans l'affaire de Ganagobie dans les années 1990. Les deux mis en cause ont même été détenus plusieurs mois.

7/ Tchernobyl, le nuage qui a évité la France...
Officiellement, le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. Pourtant, plus de 20 ans après, on relève dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Hautes-Alpes de nombreux sites montagneux toujours contaminés au césium 137 par... les retombées de l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne, le 26 avril 1986.


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A Tricastin, bientôt un exercice de sécurité colossal (Joël Audran / Le Dauphiné-Vaucluse matin)

Le 26 novembre prochain, la centrale nucléaire EDF-Tricastin va être la scène d'un incident technique fictif et "grandeur nature" dont le but est de tester les divers dispositifs et procédures qui seraient déclenchés en cas d'alerte grave. L'exercice mobilisera une centaine de salariés d'EDF, les services de l'État et l'ASN.

Événements à répétition...
quant à l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, elle a été chargée d'imaginer un scénario gardé secret face auquel "chaque entité devra se remuer les méninges pour s'en sortir", dixit un représentant de l'expert. Cela n'est pas dit officiellement, mais peut-être la centrale du Tricastin s'imposait-elle pour ce test suite aux événements à répétition de l'été dernier... En effet, après l'affaire Socatri (filiale d'Areva) dans la nuit
du 7 juillet (74 kilos d'uranium déverses dans deux rivieres), c'est EDF qui alimentait cette "série noire" quelques semaines plus tard. d'abord avec la contamination d'une centaine de salariés et sous-traitants "a dose infime" le 23 juillet ; puis le 8 septembre, avec un incident inquiétant: 2 colonnes contenant du combustible nucléaire
et notamment de l'uranium, restaient accrocher au couvercle de la cuve du réacteur et menaçaient de se décrocher. Une opération inédite avait permis de solutionner le problème.

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Manifestation antinucléaire européenne à Colmar pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

Le 3 octobre 2009, la démocratie a été gravement bafouée à Colmar lors du rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ( http://www.fermons-fessenheim.org/ ), rassemblement placé sous très haute surveillance policière. Pour prendre la mesure du dispositif répressif et des pressions exercées, lisez les témoignages édifiants de nombreux manifestants; et les reportages télévisés, des articles de presse et de nombreuses photos. :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique55 . Si vous étiez présent-e au rassemblement de Colmar, rendez public votre propre témoignage :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?page=temoignages
De quoi être inquiets quant à l'état de la démocratie dans notre pays ! Téléchargez les photos libres de droits en haute résolution sur : http://www.flickr.com/photos/43160621@N08/

Belle réussite avec plus de 10 000 manifestants mais la police perturbe gravement le rassemblement

- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée

Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…

Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manoeuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.

Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.

Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.
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"Sortir du nucléaire" dénonce le blocage des manifestants allemands et suisses
aux frontières et le placement de Colmar en état de siège par les forces de police.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce fermement les blocages dont sont victimes, aux frontières de la France, les manifestants allemands et suisses qui souhaitent se rendre à Colmar pour participer au grand rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Après différentes manoeuvres ces derniers jours pour tenter de perturber la préparation de la manifestation et de dissuader les citoyens de venir à Colmar, les autorités françaises se permettent carrément d'empêcher les gens de venir manifester. C'est intolérable.

De même, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les mesures policières insensées mise en place à Colmar qui ressemble à cette heure à une ville assiégée. Tous les piétons sont immédiatement contrôlés, intimidés et dissuadés de se rendre au rassemblement (place de la Gare). Des hélicoptères survolent continuellement la ville. La police continue à appliquer le premier arrêté du maire (pourtant abrogé) qui interdit au piétons et vélos de circuler au centre ville !

Il faut être clair : ce sont les forces de polices qui créent l'insécurité et le danger, alors que les manifestants sont pacifiques et font preuve, eux, de responsabilité. Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la Démocratie.

11h30 : Des entrées de Colmar fermées à la circulation
Le service des routes du conseil Général du Haut-Rhin confirme dans un communiqué à 11h30 les fermetures suivantes en vue de la manifestation de Colmar qui doit se tenir à 14h, place de la Gare.
Entrée Est de Colmar via LA SEMM RD 415 fermée et déviée par la RD 418 Horbourg.
Sortie Sainte Croix En Plaine en direction de Colmar fermée sauf accès secours pour Hopital Schweitzer et déviée par A35
Entrée Sud de Colmar via RICO fermée et déviée par la RD 83, contournement Ouest de Colmar.
10h30 : centre ville bouclé et sous haute surveillance

A quelques heures du grand rassemblement anti-nucléaire qui doit se tenir en début d'après-midi place de la Gare, Colmar est plongée dans un grand silence et le centre ville est sous haute surveillance. L'avenue de la République et les rues voisines sont bouclées et interdites à la circulation des voitures ; pour franchir le dispositif policier, assuré par les gendarmes et les CRS, il faut montrer patte blanche. Seuls les piétons et les cyclistes accèdent dans le secteur de la place Rapp où l'on voit passer quelques joggeurs. C'est le calme plat, les commerces du secteur sont fermés à part une pâtisserie de l'avenue de la République.
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le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient son lieu de manifestation (Place Rapp)
malgré les pressions des autorités.
(Communiqué de presse du lundi 14 septembre 2009)

Sous l'égide du Réseau "Sortir du nucléaire", un grand rassemblement européen annoncé depuis des mois se tiendra à Colmar le week-end des 3 et 4 octobre, à l'occasion de la 3ème visite décennale de la centrale ! nucléaire de Fessenheim (la plus ancienne de France) qui doit décider du prolongement de l'exploitation de la centrale au-delà de sa durée de vie initialement prévue.

Lors de plusieurs réunions avec les représentants du collectif "Fermons Fessenheim" et du Réseau "Sortir du nucléaire", les services de l'Etat avaient acté que la manifestation du 3 octobre à 14 h aurait pour point de rassemblement la Place Rapp, lieu traditionnel du rassemblement pour les manifestations de tous ordres…

Or, à peine trois semaines avant le rassemblement, les services de la Préfecture exigent subitement de déplacer ce rassemblement dans un lieu excentré et clos (le Stade des Cheminots coincé entre une voie de chemin de fer et une route) et de changer l'itinéraire de la manifestation, sans autre raison que la mauvaise volonté de M. le maire de Colmar.

S'agit-il d'une tentative de compromettre la manifestation de Colmar, pour laquelle plusieurs milliers d'antinucléaires pacifiques de France et de toute l'Europe sont attendus ? S'agit-il de la volonté de cacher aux yeux du public l'ampleur prévue de ce rassemblement et de la mobilisation populaire contre l'exploitation d'une centrale obsolète et dangereuse ?

En tout état de cause, il est matériellement impossible de revenir en arrière : des dizaines de milliers de tracts, flyers, et autres dépliants appelant au rassemblement place Rapp ont d'ores et déjà été diffusés; c'est donc bien sur cette place que les manifestants convergeront quoi qu'il arrive. Le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient donc place Rapp (14h) le rassemblement européen « Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire » de Colmar pour ce 3 octobre, et appelle les autorités françaises à faire preuve de responsabilité.

Rassemblement européen des 3 et 4 octobre : http://www.fermons-fessenheim.org
Soutien financier : http://www.fermons-fessenheim.org/Soutien-Financier

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Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire : Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)

Informations, départs groupés et programme sur : http://www.fermons-fessenheim.org
L’Agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique1

Reseau Sortir du nucleaire - Fédération de 800 associations (30 rue du Nord 68000 Colmar . Tel fixe : 03 89 41 80 95 . Portable : 06 20 36 57 17 . Web : http://www.sortirdunucleaire.org )
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ANNEXE A :

Pourquoi il faut fermer la centrale nucléaire de Fessenheim

Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :
- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.
- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).
C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.
EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

Annexe B - Risque nucléaire

- Le vieillissement des installations nucléaires
- De graves situations accidentelles en France
- Le risque sismique : les falsifications d'EDF
- Le vieillissement des installations nucléaires

Le quotidien Les Echos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

- "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)
- "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du coeur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)
- "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :
- "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)
- "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;
- "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site" (AFP, 1er octobre 2008)"
- De graves situations accidentelles en France

EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :
- deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.
- une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.
- un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.
- Le risque sismique : les falsifications d'EDF

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :
- "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

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"Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003).

Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation"par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)

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Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !

Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.

Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.

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14 octobre 2009 : le centre nucléaire de Cadarache a 50 ans … un terrible anniversaire !

Un danger quotidien pour nos vies, un environnement contaminé et dégradé,
une accumulation de déchets radioactifs, des millions d’euros de fonds publics dilapidés.

Le centre nucléaire de Cadarache a vu le jour le 14 octobre 1959. Il emploie environ 4500 personnes sur un site de 1600 hectares dans les Bouches-du-Rhône, sur la commune de Saint-Paul-Lez-Durance.

Cadarache compte 19 Installations Nucléaires de Base (INB) dont 1 Installation Nucléaire de Base Secrète-Propulsion Nucléaire (INBS-PN) Il comprend aussi 40 « Installations Classées pour la Protection de l’Environnement »(ICPE) dont 30 ICPE à caractère nucléaire.

Le site de Cadarache est situé sur la faille d’Aix-en-Provence-Durance, la plus active de France et à proximité d’une autre, celle de la Trévaresse qui a généré le plus grave séisme jamais enregistré en France il y a un siècle exactement ( 1909, intensité IX)

Il est totalement insensé d’avoir placé sur une zone sismique aussi active un si grand nombre d’installations nucléaires et bâtiments d’entreposage de déchets radioactifs.

En cas de séisme ou de grave accident, les retombées radioactives et la dissémination de plutonium et autres radionucléides dans l’atmosphère et les rivières, pourraient transformer pour des milliers d’années la Provence en zone interdite, vidée de ses habitants.

Cadarache, 50 ans après, c’est plus de 35000m3 de déchets radioactifs stockés,
du vrac de « très faible activité » au sous-produits de plutonium de « haute activité à vie longue » Parmi ces déchets hautement radioactifs 2714 fûts de 100 litres renfermant 65kg de plutonium, 50 kg d’uranium naturel et 232 Kg d’uranium appauvri sont  entreposés dans l’ancien réacteur nucléaire Pégase , en attendant la construction d’un centre de stockage en profondeur pour s’en débarrasser honteusement.

Cadarache, 50 ans après, ce sont des eaux souterraines contaminées par du tritium,
du strontium, des émetteurs alpha, …

Cadarache, c'est depuis 50 ans,chaque jour, des rejets radioactifs dans la Durance et dans l’atmosphère. Le CEA nous parle de « faibles doses » et d’ « impact négligeable » sur l’homme et l’environnement. Mais 50 ans de « faibles doses » quotidiennes deviennent des doses préoccupantes.

Cadarache, c’est un flux de 1 043 véhicules de transport de matières radioactives
qui entrent et sortent du centre ( chiffres 2007) dont le transport des déchets ultimes issus des 140 kilos de plutonium militaire américain discrètement retraités depuis 2004.

Cadarache, c'est un terrain miné au cœur de la Provence

Et ne parlons pas d’ITER….un réacteur expérimental dangereux, ruineux, qui laissera plus de 33 000 tonnes de déchets radioactifs …. et ne fonctionnera probablement jamais !
La fusion nucléaire ne sera pas l’énergie de demain.

Il est urgent d’assainir et de dénucléariser le centre de Cadarache tout entier pour le transformer en centre de recherche sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables qui sont les seules vraies solutions à la crise énergétique et climatique actuelle, et qui généreraient nettement plus d’emplois.

Il est urgent que soient mis en place des moyens de contrôle indépendants. Car comment savoir avec exactitude ce qui est rejeté par les installations nucléaires de Cadarache ? Nous ne pouvons avoir confiance dans l’auto-surveillance et l'auto-contrôle des équipes du CEA Cadarache .

Le recours à l’énergie nucléaire est irresponsable et inacceptable : risques de catastrophe, production de déchets, rejets radioactifs dans l’environnement, prolifération à des fins militaires et condamnation des générations futures. Le nucléaire est une énergie du passé. Pour sauvegarder l'avenir des prochaines générations, il est grand temps d’en sortir ! Cadarache, 50 années de nucléaire, ça suffit !!

(Tous les chiffres cités sont de source CEA)

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Les cinquante ans du centre nucléaire de Cadarache gâchés (Mediapart - dimanche 18octobre 2009)

Dans la cour du château de Cadarache (Bouches-du-Rhône), ce vendredi 15 octobre, nappes blanches et verres à champagne sont dressés pour fêter les cinquante ans de ce centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), créé par décret le 14 octobre 1959. Mais, suite à l'incident sur le site révélé le 15 octobre par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie, se sont décommandés la veille, prétextant des «obligations professionnelles» en région parisienne.

Et la visite, prévue de longue date, des installations nichées sur une colline boisée tourne à l'exercice de communication et de justification. «On improvise», sourit Patrick Cappe de Baillon, chargé des relations presse du CEA. L'incident porte sur la découverte dans un atelier de technologie du plutonium (Atpu), en cours de démantèlement depuis mars 2009, de 22 kilogrammes de plutonium, sous forme de poussières accumulées pendant ses quarante d'exploitation, alors que le CEA n'en attendait que 8 kilogrammes. Arrêté depuis 2003, cet atelier fabriquait, à partir de plutonium usagé, du combustible Mox pour les réacteurs nucléaires.

Seule la moitié des 300 boîtes à gants étanches où était manipulé le plutonium, ayant été à ce jour assainies, le CEA estime que la quantité totale de plutonium pourrait s'élever à 40 kilogrammes. Connue depuis le mois de juin par le CEA, cette «surcharge» n'a été transmise par écrit à l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) que le 6 octobre. Retard qui témoigne, selon l'ASN, d'une «mauvaise culture de sûreté».

Aussi l'autorité de contrôle a-t-elle classé le 15 octobre, après une visite de contrôle, l'incident au niveau 2, sur une échelle Ines qui en compte 7. «Nous ne nous attendions pas à ça, reconnaît Patrick Cappe de Baillon. Nous pensions que l'ASN allait classer au niveau 1.» L'ASN a également suspendu le démantèlement de l'atelier en question.

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Incident au CEA à Cadarache classé en niveau 2, l'ASN stoppe des travaux

AFP - 14 octobre 2009 - MARSEILLE - L'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) a décidé de classer au niveau 2 de l'échelle Ines un incident survenu sur un site du Commissariat à l'Energie atomique (CEA), à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et a ordonné l'arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement, selon un communiqué diffusé mercredi.

La semaine passée, le CEA avait indiqué qu'il avait signalé à l'ASN un incident constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium, à l'arrêt depuis 2003, et situé à Cadarache.Le CEA affirmait avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions, lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches permettant d'accéder de façon sécurisée à des zones contenant de la matière nucléaire.

Dans un communiqué, l'ASN souligne que les dépôts "évalués à environ huit kilos pendant la période d'exploitation de l'installation" étaient en fait "de l'ordre de 22 kilos et le CEA estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kilos"."L'ASN (...) a suspendu les opérations de démantèlement dans l'installation et a soumis leur reprise à son accord préalable", précise le communiqué qui insiste sur le décalage entre le signalement de l'incident par le CEA (le 6 octobre) et la connaissance du problème (juin).

"Ce délai est tout à fait inacceptable", a commenté Laurent Kueny, chef de la division de Marseille de l'ASN, qui pointe par ailleurs un "problème de méconnaissance partielle" des données concernant les quantités de matière présente.Contacté par l'AFP, le CEA a expliqué avoir déclaré l'incident en octobre, préférant "attendre d'avoir une vision globale des stocks" de matière."Nous sommes de bonne foi dans cette affaire", a plaidé Henri Maubert, un porte-parole du CEA.

Créé en 1964, l'installation en question baptisée ATPu a eu pour activité principale la production de combustible MOX pour les réacteurs nucléaires. Son activité industrielle a été arrêtée en 2003 et elle était en cours de démantèlement depuis mars 2009.


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Affaire du plutonium dissimulé à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône : Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse les autorités françaises d'être manipulées par l'industrie nucléaire

=> Ces 30 kg de plutonium "en trop" pourraient cacher un trafic entre la France et les USA en 2004
=> Le Commissariat à l'Energie Atomique a caché cette incroyable situation pendant des mois

- C'est l'équivalent de 6 bombes atomiques qui est illégalement stocké à Cadarache
- M. Borloo se ridiculise en demandant "une enquête" ou "la transparence" à chaque affaire.
- L'Autorité de sûreté nucléaire est incapable de se faire respecter par EDF, Areva et le CEA.
- Il faut stopper l'industrie nucléaire française et répertorier les situations les plus dangereuses.

Les graves fautes commises par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) dans son site nucléaire de Cadarache (15 à 30 kg de plutonium "en trop" trouvés dans l'Atelier de plutonium) posent des questions très importantes et illustrent parfaitement la réalité du nucléaire en France :

- Le personnel politique des partis dominants (en particulier UMP et PS), qui soutient aveuglément l'industrie nucléaire, est incapable de contrôler les exploitants (EDF, Areva, CEA) qui mentent impunément depuis des décennies.

- L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est elle-même parfaitement incapable de se faire respecter et d'assurer le contrôle des activités nucléaires. Ainsi, le fameux Atelier, où le plutonium "en trop" vient d'être "découvert", a été contrôlé à de nombreuses reprises ces dernières années. Vainement, de toute évidence.

- Il est édifiant de rappeler qu'Areva a rouvert l'Atelier de plutonium fin 2004 pour y traiter une cargaison de plutonium américain, alors que la fermeture censément "définitive" de cet Atelier avait été obtenue par l'ASN quelques mois plus tôt.

- Il est d'ailleurs légitime de se demander si le plutonium excédentaire trouvé à Cadarache ne provient pas de ce "trafic" de plutonium de 2004 entre Areva et les Etats-Unis. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n'existe pas et n'existera jamais dans l'industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

C'est une des raisons, avec les risques d'accident, la production de déchets radioactifs, la prolifération à des fins militaires, qui justifient la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire.

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Cadarache : anomalie constatée dans une installation de plutonium

AFP - 07 octobre 2009 - MARSEILLE - Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a annoncé mercredi que des dépôts de matière nucléaire supérieurs à ses prévisions avaient été retrouvés lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium à Cadarache (Bouches-du-Rhône).

Selon le CEA, cet incident, intervenu sur cet atelier à l'arrêt depuis juin 2008, "n'a pas entraîné de dépassement des valeurs limites de sûreté" et est sans "conséquence pour le personnel et l'environnement". Le Commissariat propose de le classer au niveau 1 sur une échelle spécifique qui en compte sept (Ines).
Lors du démantèlement des boîtes à gants, sortes d'enceintes étanches, "nous avons retrouvé un dépôt de matière plus important que celui qu'on avait estimé, à des endroits complètement inaccessibles au moment de l'exploitation de l'atelier", a expliqué un porte-parole de l'établissement. L'écart a été signalé mardi à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

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Le coût du projet Iter va être revu à la hausse (La Provence - jeudi 1 octobre 2009)

Le projet Iter, qui vise à construire sur le site de Cadarache un réacteur expérimental destiné à progresser dans la maîtrise de la fusion nucléaire, entre dans une seconde phase.

L'aménagement des 100km de route et de piste pour acheminer des composants Iter par le biais de convois, touche à sa fin. Coût du chantier : 110M€. Soit plus que prévu. Mais un dépassement bien en deça de celui d'ores et déjà envisagé pour le projet Iter. "Depuis il y a eu des investissements additionnels. On verra combien ça coûte", résume Kaname Ikeda, le directeur de l'organisation Iter.

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Marcoule : le CEA et EDF mettent fin à la carrière du réacteur Phénix

AFP - 13 septembre 2009 - Hervé GAVARD - MONTPELLIER — Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et EDF ont officiellement mis un terme, samedi, à l'exploitation du réacteur nucléaire Phénix, sur le site de Marcoule (Gard), le réacteur étant promis dorénavant au démantèlement après 35 ans de carrière.

Prototype d'une filière dite "à neutrons rapides", Phénix, un réacteur de 250 mégawatts, avait été découplé du réseau EDF en mars, après avoir produit - modestement - quelque 26 milliards de kilowatts/heure en 35 ans. Outil de recherche, Phénix continuera toutefois à fonctionner jusqu'à la fin de l'année dans le cadre d'une campagne scientifique, avant que ne commence, à partir de 2012, son démantèlement qui devrait s'étaler sur une quinzaine d'années.

Phénix a marqué une page de la recherche nucléaire française car ce réacteur était le prototype d'un concept de "surgénérateur" lancé en France dans les années 70, fonctionnant selon une technique radicalement différente de celle employée dans les autres réacteurs nucléaires français.

Au lieu d'utiliser l'uranium 235 comme combustible et l'eau pressurisée comme liquide caloporteur, c'est-à-dire destiné à récupérer la chaleur, le surgénérateur utilisait l'uranium et le plutonium comme combustibles et le sodium comme liquide caloporteur. Avec le surgénérateur, on "multipliait par 50 les ressources extractibles en termes d'énergie du minerai d'uranium", explique "en schématisant" le directeur du CEA Marcoule, Christian Bonnet.

Par ailleurs, l'objectif du surgénérateur était, par réaction physique, de produire plus de combustible qu'il n'en consommait. Dans les années 90, Phénix a aussi servi "à démontrer la capacité à incinérer les déchets radioactifs les plus dangereux, un phénomène appelé la +transmutation+", assure le CEA.

Phénix allait déboucher sur un programme ambitieux, promis à devenir le fleuron de l'industrie nucléaire française: le réacteur Super Phénix, dont la construction sur le site de Creys-Malville (Isère) allait être combattue avec force par les antinucléaires et les mouvements écologiques.

Finalement, en 1997, après 20 ans de polémique, Super Phénix dont la vie a été émaillée de nombreux incidents techniques, devait être arrêté par le Premier ministre Lionel Jospin. "Sacrifié" commente plutôt Christian Bonnet, "sur l'autel d'un accord électoral" entre M. Jospin et les Verts.

La fin de carrière de Phénix "ne fera pas verser de larmes au Réseau Sortir du nucléaire", a déclaré Pierre Péguin, un des porte-parole du réseau, interrogé par l'AFP. "Cette filière à neutrons rapides, c'est l'enfant chéri du CEA qui a toujours cherché à (la) développer". Mais "le plutonium auto-fabriqué, c'est la substance la plus dangereuse que l'activité humaine a générée", selon M. Péguin. Par ailleurs, a-t-il noté, "le sodium liquide a la propriété de s'enflammer au contact de l'air et de l'eau".

"On s'inquiète maintenant car l'Etat a chargé le CEA de bâtir un réacteur dit de quatrième génération qui va s'appuyer sur la même filière", a-t-il ajouté. L'objectif de la France est de disposer d'un prototype d'un tel réacteur de quatrième génération à l'horizon 2020. Le type de filière retenu n'a pas encore été annoncé. Mais à Marcoule, on met en avant l'expérience acquise sur la filière neutrons rapides. "On va essayer de travailler pour que le site de Marcoule soit retenu pour l'implantation du prototype", a indiqué à l'AFP Christian Bonnet.

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Et ton, Rhône, t'y penses ? (1er octobre 2009)

Depuis de nombreuses années , le Rhône est devenu le "tout-à-l'égout"de l'industrie nucléaire ,chimique , agricole. La ville d'Avignon située en aval des 14 réacteurs en profite pleinement. La pollution nucléaire la plus dangereuse et la plus insidieuse de toutes ! Les centrales en bordure du fleuve continuent à rejeter des eaux de refroidissement à des températures supérieures aux normes en vigueur.

Sur les rives du Rhône , EDF s'autorise des dégazages radioactifs. La pollution s'étendrait jusqu'à la Méditerranée :Xenon , Krypton , Carbone 14, Iode 131 , Tritium 129,...Grâce à l'industrie chimique , on retrouve dans le sédiments des tonnes de métaux lourds : mercure, nickel , plomb , arsenic,..sans oublier la pollution due à l'agriculture intensive qui nourrit le fleuve en nitrates , phosphates ,pesticides ,...

Il y a plus de soixante ans Hiroshima et Nagasaki bénéficiaient du triste privilège d'expérimenter la bombe atomique. En 2008 , des Japonais meurent encore des effets des bombes larguées plus d'un demi siècle plus tôt.

Il y a près de trente ans les méfaits de l'amiante étaient révélés par médecins et chercheurs . Il a fallu deux décennies pour que l'on reconnaisse le mal , à défaut de reconnaitre le nombre total de ceux qui moururent ou en meurent encore et une troisième pour renoncer à l'utilisation du matériau.

Aujourd'hui , la pollution meurtrière du Rhône n'est plus un secret , même si ses causes restent en grande partie niées . Faudra-t-il attendre le milieu du XXIème siècle pour que des mesures soient prises ? La Vallée du Rhône transformée en cimetière , un scénario catastrophe ? une production hollywoodienne à grand spectacle?

N'est-il pas temps de regarder lucidement le désastre à nos portes et de s'emparer du problème à bras-le-corps, puisque nous sommes sur place.
Pour reprendre la célèbre formule de John Donne : " Ne demande pas pour qui sonen le glas. Il sonne pour toi."

Collectif antinucléaire 84

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octobre 2009

 

 

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