Sommaire :
1 - Électricité : les exportations françaises en chute libre
2 - Incident nucléaire au CEA : "une affaire sérieuse"
3 - Des réacteurs de type "Tchernobyl" prolongés de quinze ans en Russie
4 - Le second sarcophage de Tchernobyl tarde à émerger
5 - L'industrie nucléaire est un État dans l'État
6 - Tricastin : enquête publique lancée pour REC II
7 - EPR finlandais : TVO se prépare à un long conflit avec Areva et Siemens
8 - Pour les écologistes, les banques françaises font fausse route
9 - Fessenheim à l'arrêt
10 - Les cinquante ans du centre nucléaire de Cadarcahe gâchés
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1 - Électricité : les exportations françaises en chute
libre (Les Echos - 22/10/09)La France a vu son solde exportateur chuter
de 40 % depuis le 1er janvier par rapport à l'an passé. En cause, la baisse de la
production des centrales nucléaires d'EDF
Situation délicate pour EDF. Le groupe, qui va devoir céder l'an prochain du courant
nucléaire à ses concurrents, a du mal à produire autant qu'il le voudrait. Résultat :
il privilégie ses clients français et limite ses exportations. Selon les derniers
chiffres du gestionnaire de réseau d'électricité RTE, les exportations d'électricité,
qui étaient historiquement un atout de la France, se sont effondrées de 17 % depuis le
1er janvier par rapport à l'année dernière. Les importations, en revanche, ont bondi de
18 %. Résultat : le solde exportateur français a chuté de 40 %, avec un plongeon de 67
% sur le seul mois de septembre.
L'érosion de l'avantage concurrentiel de la France à l'export se confirme donc. En 2002,
le solde exportateur français s'établissait à près de 77 térawattheures. Selon un
consultant, cela représentait alors un apport de 2,7 milliards d'euros à la balance
commerciale. L'année dernière, il était tombé à moins de 47 TWh. « Soit une perte de
1 milliard d'euros en six ans pour nos exportations », explique cet expert.
Une situation qui trouve sa cause immédiate dans la forte baisse de la production du parc
nucléaire français. Elle devrait s'élever cette année à quelque 400 TWh, soit un
recul de 18 TWh par rapport à 2008. Cela s'explique avant tout par les grèves dans les
centrales nucléaires, qui ont entraîné une perte de production de 13 à 14 TWh,
estiment les analystes de Morgan Stanley. Ils tablent sur une normalisation de la
production nucléaire et un niveau de 425 TWh en 2011.
EDF a tout de même pu répondre à la demande française car, selon les chiffres de RTE,
la consommation a reculé de 2,6 % en données corrigées des aléas climatiques depuis le
début de l'année. Et de 11 % pour les seuls gros industriels connectés au réseau. Les
analystes de CM-CIC notent que la baisse a ralenti en septembre. « Le recul de la demande
électrique des industriels est enrayé », avec un rebond de près de 30 % en séquentiel
par rapport à la moyenne des mois de juin, juillet et août.
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2 - Incident nucléaire au CEA : «une affaire sérieuse»
(Le Figaro - 22/10/2009 - Yves Miserey)
Auditionnée mercredi à l'Assemblée, l'Autorité de sûreté nucléaire a livré le
dossier à la justice.
L'incident survenu dans l'enceinte de l'ancien Atelier de technologie du plutonium (ATPu)
basé à Cadarache continue de faire des vagues. «C'est une affaire sérieuse que l'ASN
(l'Autorité de sûreté nucléaire) a traité avec sérieux», a souligné Marie-Pierre
Comets, commissaire de l'ASN, lors de son audition par la commission du développement
durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.
Le 5 octobre dernier, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et Areva ont informé
l'ASN que les quantités de poudre de plutonium déposées à l'intérieur de l'ATPu
étaient cinq fois plus importantes que celles initialement calculées par ses ingénieurs
avant le démantèlement (39 kg au lieu de 8 kg). Le CEA avait fait ce constat dès le
mois de juillet dernier, mais, contrairement à la réglementation, il a attendu trois
mois et demi avant d'en avertir l'ASN.
L'ASN a classé cet incident au niveau 2 de l'échelle Ines, qui en compte 8, et a
immédiatement décidé de stopper toute opération de démantèlement. En effet, le
plutonium est une matière radioactive qui présente un risque de réaction en chaîne en
présence d'eau ou de produits hydrogénés (risque de criticité). Un risque
imprévisible et difficile à contrôler, sans impact sur l'environnement mais qui, en
revanche, peut mettre en danger la vie du personnel. Or, dans l'une des boîtes à gants
de l'ATPu avec lesquels les employés du CEA mélangeaient les poudres d'uranium et de
plutonium pour fabriquer du Mox, les inspecteurs de l'ASN et les experts de l'Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont évalué la masse de plutonium à
près de 10 kg. Il aurait suffi de 11 kg pour qu'un accident de criticité puisse se
produire.
Mercredi, l'ASN a été auditionnée à l'Assemblée nationale. Les députés, qui ont
fait part de leur inquiétude, devraient entendre prochainement les industriels mis en
cause - le CEA et Areva. Ils pourraient lancer une commission d'enquête parlementaire.
«Cette affaire révèle une erreur d'appréciation, une série de dysfonctionnements et
un manque de réactivité de la part du CEA qui aurait pu entraîner une réaction
catastrophique», a estimé Serge Grouard, député UMP du Loiret.
Le voile n'est pas levé
L'affaire est aussi entre les mains de la justice. L'ASN a adressé le procès-verbal du
retard d'information du CEA au procureur de la République d'Aix-en-Provence qui a ouvert
une enquête préliminaire. Le dossier est complexe et les explications de l'ASN n'ont pas
levé le voile. Beaucoup de questions restent en suspens. Comment le CEA a-t-il pu
sous-évaluer les dépôts de plutonium dans de telles proportions ? Pourquoi n'a-t-il pas
averti immédiatement l'ASN ?
Autre question essentielle : le risque de criticité était-il réel ? Difficile à savoir
pour l'heure. Le CEA assure que non. Comme l'exige la réglementation, en effet, toutes
les modalités de démantèlement de l'ATPu prévoient de nombreuses marges de sécurité.
L'ASN et l'IRSN s'accordent pourtant pour dire que ces marges ont été dangereusement
grignotées à l'ATPu. L'autorisation de démantèlement d'une installation nucléaire
suit toujours le même parcours. Les procédures sont proposées par l'industriel
lui-même, vérifiées ensuite par les experts de l'IRSN et autorisées au final par
l'ASN. Elles sont calculées par le logiciel Cristal mis au point conjointement par
l'IRSN, le CEA et Areva, qui intègre toute une série de données sur le risque de
criticité et des expériences internationales.
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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : beaucoup de projets de nouveaux
réacteurs sont annulés dans le monde, le supposé "grand retour" du nucléaire
tourne au "grand flop"... et à la prolongation de réacteurs de type Tchernobyl
! Tout cela va très mal finir...
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3 - Des réacteurs de type "Tchernobyl"
prolongés de quinze ans en Russie (Le Monde - 20 octobre 2009)
Arpenter la ville de Kourtchatov, non loin de Koursk, c'est un peu voyager vers le
Tchernobyl d'avant l'explosion. Avant que la ville voisine de Pripiat ne soit désertée
par les hommes, envahie par les herbes folles et les arbres grêles, rongée par la
radioactivité.
Comme sa soeur jumelle d'Ukraine, la centrale de Koursk dispose de quatre réacteurs de
type RBMK, mais ceux-ci tournent à plein régime. Ce symbole de modernité a aussi
poussé au milieu des plaines, tranchant avec les masures des paysans. L'opulence de cette
cité (voitures de marque, supermarché bien approvisionné, confort des grands immeubles)
fait écho à celle, défunte, de Pripiat. La statue d'Igor Kourtchatov (1903-1960), le
père de l'atome soviétique, est fleurie.
Mais n'allez pas faire un parallèle entre les réacteurs de Koursk - et les sept
autres encore en fonctionnement en Russie, à Sosnovy Bor et Smolensk - et ceux de
Tchernobyl. "Il est incorrect de comparer les RBMK actuels à celui qui a explosé
là-bas, assure Nicolaï Sorokine, le directeur de la centrale. Nous avons dépensé entre
200 et 250 millions de dollars par tranche pour les améliorer." Le système de
pilotage de ce type de réacteur, capricieux par sa conception, a été totalement
modifié.
Une visite dans les lieux, au détour de couloirs à la peinture trop fraîche, doit en
convaincre : voici la salle de commandes, aux écrans aussi modernes qu'en France. Les
barres qui stoppent la réaction en chaîne peuvent y être actionnées en 2,5 à 7
secondes, contre 12 à 18 auparavant.
Tout cela est-il suffisant pour assurer la sûreté ? Michel Chouha, de l'Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire français, a conduit une expertise
internationale sur le réacteur n° 1. Rendues en 2004, "certaines recommandations
ont été prises en compte", note-t-il. Mais, faute de suivi, il ignore si toutes
l'ont été, et si elles ont bénéficié à tout le parc. Les deux premiers réacteurs de
Koursk viennent d'être autorisés pour quinze ans de plus. Les nos 3 et 4 devraient
suivre. La tranche 5, jamais achevée après l'accident de Tchernobyl, pourrait l'être en
trois ans. Mais le budget manque.
Un seul RBMK fonctionne encore hors de Russie, en Lituanie. Tout juste rénové, il doit
fermer le 31 décembre : c'était la condition imposée à Vilnius pour entrer dans
l'Union européenne.
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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : où l'on apprend que Areva
(ex-Framatome) a une nouvelle fois étalé son incompétence, a dû payer de lourdes
pénalités, et a été remplacée par un concurrent...
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4 - Le second sarcophage de Tchernobyl tarde à émerger
(Le Monde - 20 octobre 2009)
Depuis la terrasse du bâtiment d'accueil de la centrale de Tchernobyl, on voit des
silhouettes s'activer au pied du sarcophage d'acier qui recouvre le réacteur n° 4
éventré lors de l'explosion du 26 avril 1986. "Ces ouvriers sondent la résistance
du sol", explique Alexander Novikov, adjoint du directeur chargé de la sûreté de
la centrale. Il invite à ne pas s'attarder en plein air : "Ici la radioactivité est
soixante fois plus élevée que le niveau naturel."
Un dernier coup d'oeil pour distinguer les tranchées qui devront accueillir les rails sur
lesquels glissera l'arche géante destinée à recouvrir le premier sarcophage construit
à la hâte et au prix de la santé, parfois de la vie, de milliers de
"liquidateurs" peu après la catastrophe. Mais en cette fin septembre, dans le
désordre du chantier, nulle trace encore des pieux et fondations censés s'y trouver.
Mauvaises surprises
Il y a un an, une lettre interne de la société Vinci annonçait pour la fin 2009
l'érection des premiers tronçons de l'arche. A l'évidence, cet engagement sera
difficile à tenir pour le groupe français qui, avec Bouygues, a constitué le consortium
Novarka, chargé de concevoir et construire le second sarcophage. L'arche métallique,
assemblée à l'écart du réacteur n°4 pour limiter les doses radioactives des ouvriers,
devrait être poussée au-dessus du réacteur en 2012. Mais déjà le projet a pris du
retard. Novarka ne souhaite pas s'en expliquer : "C'est le client, la centrale, qui
centralise toutes les réponses."
Les raisons du retard semblent multiples. Sur le terrain, les équipes ont de mauvaises
surprises. Lors du creusement des premières tranchées, les plus éloignées du
réacteur, les engins ont buté sur des déchets et des outils très irradiants :
"Notamment, un morceau de grue plus grand que cette salle, raconte Alexander Novikov.
Chaque fois, il faut stopper le chantier, remplacer les ouvriers qui ont reçu en une fois
la dose annuelle. Cela va devenir plus difficile à mesure qu'on s'approchera du
réacteur."
A ces impondérables s'ajoutent les incertitudes sur le design final de l'arche. Pas
question de prendre le moindre risque, après les déconvenues survenues en cours de
construction du centre d'entreposage à sec des combustibles usés des trois réacteurs de
Tchernobyl, dont le dernier a été stoppé en 2000. Framatome, chargé du projet, a dû
payer des pénalités et passer la main à l'américain Holtec. Sans cet équipement,
impossible de fermer définitivement la centrale, où les combustibles usés attendent
dans diverses piscines.
"La construction du sarcophage redressera l'opinion défavorable que certains
auraient pu avoir de l'ingénierie française, veut croire Andrei Selskiy,
l'administrateur de la zone d'exclusion de Tchernobyl. Les décisions sur le concept
général ont été prises, mais les options techniques concrètes ne sont pas toutes
arrêtées. Elles devraient être soumises aux autorités avant la fin de l'année."
C'est aussi l'espoir de Vince Novak, responsable des questions nucléaires à la Banque
européenne pour la reconstruction et le développement. La BERD a été chargée, en
1997, par le G7 et l'Union européenne, d'administrer un fonds permettant d'assurer la
construction du second sarcophage. Pour M. Novak, "les retards sont sérieux, mais le
projet n'est pas en train de sombrer".
Failles ouvertes
Quel sera le prix final de celui-ci ? La dernière estimation connue date de 2007. On
tablait alors sur 0,93 milliard d'euros (1,39 milliard de dollars). A la fin mars 2008, le
fonds avait reçu 765 millions d'euros - dont 52,4 de la France. Plus de 300 ont déjà
été déboursés, notamment pour stabiliser le premier sarcophage et améliorer l'accueil
des travailleurs. Mais l'addition totale n'est pas encore connue. "Elle sera fonction
des cours des matières premières du moment, mais aussi de ceux des monnaies, indique M.
Novak. Au printemps, nous serons en meilleure position pour préciser le prix. Et pour
demander aux donateurs de donner plus."
A en croire les ingénieurs de la centrale, la carapace rafistolée du réacteur n° 4
peut encore attendre ce qu'ils appellent la "merveille du monde", l'arche de 250
mètres de long et 108 de haut. Selon Vladimir Koushtanov, adjoint au directeur chargé du
projet de sarcophage, il ne reste plus que 150 mètres carrés environ de failles,
ouvertes aux intempéries, dans cette enveloppe d'acier : "Les doses reçues pour les
colmater ne seraient pas justifiées." Mille personnes sont intervenues, avec une
dose moyenne inférieure à la limite d'exposition pour les travailleurs du nucléaire,
assure-t-il. Mais tous les personnels ne font pas l'objet d'un suivi dosimétrique
individuel "avant-après", "car ces contrôles coûtent très chers".
Le second sarcophage doit éviter ces expositions humaines. Il sera assemblé dans une
zone bétonnée, où le niveau de rayonnement autorise une journée de travail normale.
Quand il sera en place, la partie la plus délicate de l'opération débutera : la
récupération, grâce à des ponts roulants téléopérables, du coeur fondu et des
déchets radioactifs, pour les mettre en stockage géologique, vers 2030. Reste-t-il
encore 95 % des matériaux radioactifs initiaux dans les décombres, ou bien moins, comme
certains le prétendent ? "On ne pourra le dire qu'une fois l'opération
terminée", répond Andrei Selskiy.
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France
info - 15 octobre 2009
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5 - Nucléaire / Cadarache - Stéphane Lhomme :
"Lindustrie nucléaire est un Etat dans lEtat"
Lautorité de sûreté nucléaire ordonne larrêt des travaux de
démantèlement dune partie du site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. La
quantité de plutonium entreposé sur le site a été nettement sous-estimée.
Évaluée à 8 kilos, elle serait en fait de 22 kilos au moins. Un incident qui a
semble-t-il été caché pendant plus de trois mois. Stéphane Lhomme, porte-parole du
réseau Sortir du nucléaire, réagit ce matin sur France info.
Pour Stéphane Lhomme, ce nouvel incident est la preuve que "lindustrie
nucléaire fait absolument ce quelle veut et les autorités française, y compris
lautorité de sureté nucléaire nont absolument pas leur mot à dire".
Selon lui, lindustrie du nucléaire est un "Etat dans lEtat". Elle
est "incontrôlable", a "une puissance terrible" et puis surtout ceux
qui seraient censés la contrôler, "le politique en particulier", sont
"parfaitement incompétents". Pour le porte-parole du réseau Sortir du
nucléaire, "la transparence est impossible". Seule solution selon les
anti-nucléaire "exiger la fin de cette industrie".
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6 - Tricastin : enquête publique lancée pour REC II (Dauphiné
Libéré - 06/01/09)
L'usine Georges-Besse II (G-B II) en cours de construction sur le site nucléaire du
Tricastin se chargera de l'enrichissement de l'uranium après l'arrêt d'Eurodif d'ici
2014. Mais en plus de préparer l'uranium naturel, elle pourra recevoir de l'uranium de
retraitement, soit du combustible ayant déjà servi. Ce que ne faisait pas Eurodif.
Or cette capacité-là n'avait pas été prise en compte dans le premier projet de G-B II.
L'atelier qui réceptionnera l'uranium pour la nouvelle usine, baptisé Rec, était ainsi
limité à l'uranium naturel. La raison ? Une autre usine, TE (Transfert et
échantillonnage) réalisait déjà cette opération depuis longtemps.
Rebondissement : depuis, la décision de fermer cette structure a été prise. Du coup,
pour recevoir l'uranium dit de retraitement, une révision est obligatoire : l'atelier
s'appellera Rec II et son étendue sera plus importante que le projet initial. Il fait
actuellement l'objet d'une nouvelle enquête publique sur le bassin du Tricastin.
Lancée le 22 décembre dernier, elle se poursuit jusqu'au 30 janvier sur les communes de
Pierrelatte, Saint-Paul, Bollène, Lapalud, Bourg-Saint-Andéol et Pont-Saint-Esprit. Elle
doit permettre à toute personne qui le souhaite de s'exprimer et prendre connaissance du
projet de modification de l'atelier Rec II. Pour s'informer, des dossiers d'enquêtes
publiques sont mis à la disposition du public dans les mairies précitées. Le public
peut faire part de ses observations ou de ses questions par écrit sur un registre.
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7 - EPR finlandais : TVO se prépare à un long conflit
avec Areva et Siemens
AFP - 20 octobre 2009 - HELSINKI - Le producteur finlandais d'électricité TVO,
commanditaire du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en Finlande, a dit
mardi être prêt à mener un long conflit pour régler son litige avec les responsables
du chantier Areva et Siemens.
"Ces questions ne sont pas faciles et prendront du temps. C'est le fournisseur qui a
déposé une demande d'arbitrage en premier et nous avons répondu en avril 2009 avec nos
exigences", a déclaré à l'AFP Anna Lehtiranta, porte-parole de TVO, interrogée
sur la durée envisagée du contentieux.
Dans son rapport trimestriel publié lundi, Teollisuuden Voima Oyj (TVO) indique réclamer
1,4 milliard d'euros de compensations pour les retards qu'il impute aux groupes français
et allemand, qui lui demandent également des dédommagements devant un tribunal
d'arbitrage à Paris.
Areva et Siemens ont lancé fin 2008 une procédure devant la Chambre internationale
d'arbitrage à l'encontre de leur client finlandais, auquel ils demandent un délai
supplémentaire pour la construction et environ 1 milliard d'euros de compensation.
Avant de répondre en avril, TVO avait informé le consortium qu'il pourrait réclamer
jusqu'à 2,4 milliards d'euros.
Destiné à devenir le premier réacteur EPR au monde, le réacteur d'Olkiluoto, dans le
sud-ouest de la Finlande, qui devait initialement être inauguré cet été, a accumulé
les retards et ne devrait pas être mis en service avant le deuxième semestre 2012.
TVO et le consortium Areva-Siemens se rejettent chacun la responsabilité de ce retard,
Areva affirmant notamment que TVO met beaucoup trop de temps à valider les documents
transmis vers l'Autorité de sûreté nucléaire finlandaise.
TVO a averti la semaine passée que l'entrée en service pourrait être de nouveau
retardée au-delà de juin 2012, la date actuellement confirmée par Areva.
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8 - Pour les écologistes, les grandes banques françaises
font fausse route (ddmagazine.com - 16 octobre 2009 - Yves Heuillard)
Les Amis de la Terre, Greenpeace et le Réseau Sortir du Nucléaire considèrent que
les banques françaises s'obstinent à vouloir financer un projet d'EPR en Inde, nous
enfermant toujours un peu plus dans la fuite en avant nucléaire, au risque d'un fiasco
industriel. Alors que l'électricien finlandais TVO vient d'annoncer que son EPR ne serait
mis en service qu'en 2013 et que l'autorité de sûreté nucléaire finlandaise (STUK) a
ordonné l'arrêt des travaux de soudure sur le chantier, les associations écologistes
demandent aux banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et
Natixis) de cesser immédiatement leurs pourparlers avec lInde et de se mettre enfin
à financer les réelles solutions aux crises climatiques et énergétiques, à savoir
lefficacité énergétique et les énergies renouvelables.
La presse indienne a évoqué hier pour la première fois les sources potentielles de
financement des EPR envisagés dans ce pays. On y apprend ainsi que la Nuclear Power
Corporation of India Limited (NPCIL) est en pourparlers avec quatre banques françaises :
BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis, et une banque anglaise,
HSBC, pour le financement de la construction de deux EPR (1). Ce qui provoque l'ire des
écologistes.
Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, commente cette
information : « On retrouve là les mêmes "usual suspects" que pour la
majorité des projets controversés dans lesquels des banques françaises sont
impliquées. BNP Paribas sétait déjà brillamment illustré pour son implication
dans le projet de centrale nucléaire en zone sismique de Belene, en Bulgarie, et la
Société Générale et le Crédit Agricole dans celui de Mochovce, en Slovaquie, deux
projets obsolètes toujours pas opérationnels après 20 ans de tergiversations ».
Cette nouvelle intervient alors que le premier projet de construction dEPR, à
Olkiluoto, en Finlande, se transforme, selon les associations "un peu plus chaque
jour en fiasco industriel et financier". Stéphane Lhomme, du Réseau Sortir du
nucléaire ajoute : « Le chantier du premier EPR a déjà pris quatre ans de retard. La
centrale devait entrer en fonction en 2009 alors que les dernières prévisions ont été
repoussées à 2013 ! De même, sur le plan financier, AREVA avait vendu le projet aux
Finlandais pour 3 milliards deuros, mais nous en sommes déjà rendus à 5,5
milliards deuros, soit un surcoût de plus de 80% ! Tout cela est dû aux multiples
problèmes rencontrés sur le site, ce qui prouve bien que cette nouvelle génération de
réacteur nest quun miroir aux alouettes, comme lest le nucléaire en
tant que solution aux crises climatiques et énergétiques ».
Laura Hameaux, de Greenpeace France, conclut : « Les banques françaises ont assez fait
parler delles avec la crise financière et les multiples scandales, ainsi que par
leur implication dans de nombreux projets controversés aux impacts environnementaux et
sociaux désastreux. Elles doivent immédiatement stopper leurs discussions avec NPCIL et
cesser de détourner des capitaux vers ce type de fausses solutions pour se mettre enfin
à financer les réelles solutions aux changements climatiques : lefficacité
énergétique et les énergies renouvelables ».
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9 - Fessenheim à larrêt (L'Alsace -
20/10/2009)
Début de la visite décennale du réacteur n° 1 et arrêt prolongé pour maintenance du
réacteur n° 2 : la centrale nucléaire de Fessenheim est complètement à larrêt
depuis samedi.
Lunité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été mise à
larrêt samedi 17 octobre à 3 h du matin, dans le cadre de sa 3em visite
décennale, a annoncé hier la direction du site. Larrêt pour la visite décennale
était programmé mais sa date navait pas été précisée pour des raisons de «
secret commercial ».
Larrêt du réacteur n° 2 dure depuis près de cinq mois et se prolonge plus
longtemps que prévu. La 2em unité avait été mise à larrêt le 24 mai pour un
renouvellement de combustible qui intervient tous les 14 mois et concerne chaque fois un
tiers des 157 assemblages composant le cur dun réacteur de 900 MW.
Un « check up » complet
Cette opération dure normalement quelque six semaines, mais est généralement
accompagnée de différents travaux de maintenance. Il faut croire que ces travaux
étaient urgents et ne pouvaient attendre la 3eme visite décennale du réacteur n° 2
programmée pour le 2eme semestre 2010.
Présenté au début du mois ( LAlsace du 3 octobre), cet arrêt technique imposé
par la réglementation française intervient tous les dix ans. Il consiste en un «
check-up » complet, ainsi quà des améliorations de circuits, systèmes et
matériels. Il devrait durer trois à quatre mois. Une soixantaine de modifications sont
prévues. 1 500 salariés de 120 entreprises seront mobilisés aux côtés des 650
salariés EDF et 150 prestataires permanents pour effectuer cette opération de grande
envergure représentant un investissement de 64 millions deuros, dont dix millions
pour renforcer la résistance sismique de la centrale.
Létat de la cuve et les résultats des tests détanchéité de
lenceinte seront déterminants pour lAutorité de sûreté nucléaire (ASN),
linstance qui se prononcera sur la remise en marche ou pas à lissue des
travaux.
EDF escompte obtenir le feu vert pour lexploitation de la doyenne des centrales
françaises pour dix années supplémentaires. La centrale de Fessenheim avait été mise
en service en 1977 pour une durée de vie de 40 ans, au moins. Des centrales américaines
du même type ont obtenu lautorisation de poursuivre leur activité jusquà 60
ans, souligne EDF.
Lors dun rassemblement pacifique, le 3 octobre dernier, à Colmar, les
antinucléaires ont réclamé, une nouvelle fois, la fermeture immédiate de la centrale
de Fessenheim, mettant en exergue les risques sismiques et dinondation ainsi que de
multiples écarts dexploitation.
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10 - Les cinquante ans du centre nucléaire de Cadarache
gâchés (Mediapart - dimanche 18octobre 2009)
Dans la cour du château de Cadarache (Bouches-du-Rhône), ce vendredi 15 octobre,
nappes blanches et verres à champagne sont dressés pour fêter les cinquante ans de ce
centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), créé par décret le 14
octobre 1959. Mais, suite à l'incident sur le site révélé le 15 octobre par
l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), Christine Lagarde, ministre de l'économie,
et Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie, se sont décommandés la veille,
prétextant des «obligations professionnelles» en région parisienne.
Et la visite, prévue de longue date, des installations nichées sur une colline boisée
tourne à l'exercice de communication et de justification. «On improvise», sourit
Patrick Cappe de Baillon, chargé des relations presse du CEA. L'incident porte sur la
découverte dans un atelier de technologie du plutonium (Atpu), en cours de
démantèlement depuis mars 2009, de 22 kilogrammes de plutonium, sous forme de
poussières accumulées pendant ses quarante d'exploitation, alors que le CEA n'en
attendait que 8 kilogrammes. Arrêté depuis 2003, cet atelier fabriquait, à partir de
plutonium usagé, du combustible Mox pour les réacteurs nucléaires.
Seule la moitié des 300 boîtes à gants étanches où était manipulé le plutonium,
ayant été à ce jour assainies, le CEA estime que la quantité totale de plutonium
pourrait s'élever à 40 kilogrammes. Connue depuis le mois de juin par le CEA, cette
«surcharge» n'a été transmise par écrit à l'Autorité de sûreté du nucléaire
(ASN) que le 6 octobre. Retard qui témoigne, selon l'ASN, d'une «mauvaise culture de
sûreté».
Aussi l'autorité de contrôle a-t-elle classé le 15 octobre, après une visite de
contrôle, l'incident au niveau 2, sur une échelle Ines qui en compte 7. «Nous ne nous
attendions pas à ça, reconnaît Patrick Cappe de Baillon. Nous pensions que l'ASN allait
classer au niveau 1.» L'ASN a également suspendu le démantèlement de l'atelier en
question.
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A tricastin, bientôt un exercice de sécurité colossal (Le
Dauphiné-vaucluse matin)
le 26 novembre prochain, la centrale nucléaire EDF-Tricastin va être la scène d'un
incident
technique fictif et "grandeur nature" dont le but est de tester les divers
dispositif et procédures
qui seraient déclenchés en cas d'alerte grave. L'exercice mobilisera une centaine de
salariés d'EDF,
les services de l'Etat et l'ASN.
Evénements à répétition...
Quant à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, elle a été chargée
d'imaginer un scénario
gardé secret face auquel"chaque entité devra se remuer les méninges pou s'en
sortir", dixit un représentant
de l'expert. Cela n'est pas dit officiellement, mais peut-être la centrale du Tricastin
s'imposait-elle pour ce test
suite aux événements à répétition de l'été dernier...En effet , après l'affaire
Socatri (filiale d'Areva) dans la nuit
du 7 juillet (74 kilos d'uranium déversés dans deux rivières), c'est EDF qui alimentait
cette "série noire"quelques
semaines plus tard. D'abord avec la contamination d'une centaine de salariés et
sous-traitants "à dose infime"
le 23 juillet ; puis le 8 septembre, avec un incident inquiétant: deux colonnes contenant
du combustible nucléaire,
et notamment de l'uranium restaient accrochées au couvercle de la cuve du réacteur et
menaçaient de se décrocher
Une opération inédite avait permis de solutionner le problème.
_________Cadarache : "Sortir du nucléaire"
prédit d'autres "mauvaises surprises"
AFP - 25 octobre 2009 - PARIS - Le réseau "Sortir du nucléaire" a prédit de
"nombreuses autres mauvaises surprises" à venir sur le site de Cadarache
(Bouches-du-Rhône), dans un communiqué publié dimanche.
Ce collectif d'associations réagissait à l'annonce par le Commissariat à l'Energie
atomique (CEA) qu'un dépôt d'uranium enrichi supérieur à la limite autorisée avait
été retrouvé sur son site de Cadarache dans une cellule destinée à traiter des
combustibles issus de réacteurs nucléaires.
Cette constatation survient peu après la décision de l'Autorité de Sûreté nucléaire
de classer au niveau 2 de l'échelle Ines (qui en compte 7) un incident survenu également
à Cadarache concernant des stocks sous-évalués de plutonium dans une installation ayant
eu pour activité principale la production de combustible MOX pour les réacteurs
nucléaires.
"Il est important que les citoyens, en particulier les habitants de la région
Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), sachent que le site de Cadarache contient de
nombreuses autres installations nucléaires dont la plupart sont obsolètes et réservent
assurément de très mauvaises surprises", affirme "Sortir du nucléaire".
"La problématique est assurément la même dans divers autres sites, et en
particulier dans les autres sites nucléaires +monstrueux+ que sont Marcoule (Gard),
Tricastin (Drôme/Vaucluse) et La Hague (Manche)", ajoute le réseau d'associations.
Selon lui, le CEA, Areva et EDF ont construit en France, depuis 50 ans,
"d'innombrables installations nucléaires qui sont aujourd'hui dans un grave état de
délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières
nucléaires, et qui font courir le risque de graves accidents nucléaires".
.....
Après avoir reconnu une situation très grave dans son Atelier de plutonium (ATPu), le
Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Cadarache (Bouches-du-Rhône) reconnait
aujourd'hui une situation tout aussi problématique dans l'installation STAR. Dans les
deux cas, le risque d'accident de criticité - une réaction nucléaire spontanée créée
par l'accumulation excessive de certaines matières nucléaires - est largement avéré,
qu'il s'agisse de plutonium (dans l'ATPu) ou d'uranium enrichi (dans STAR).
Il est important que les citoyens, en particulier les habitants de la région
Provence-Alpes-Cote d'Azur (PACA), sachent que le site de Cadarache contient de nombreuses
autres installations nucléaires dont la plupart sont obsolètes et réservent assurément
de très mauvaises surprises. La problématique est assurément la même dans divers
autres sites, et en particulier dans les autres sites nucléaires "monstrueux"
que sont Marcoule (Gard), Tricastin (Drôme/Vaucluse) et La Hague (Manche).
Alors que, jusqu'au sommet de l'Etat, les autorités françaises ne cessent de se
gargariser de l'option nucléaire imposée en France depuis 50 ans, il apparaît au
contraire que le moment est venu de payer une facture incroyablement salée, que ce soit
sur le plan environnemental ou sur le plan financier. Le CEA, Areva et EDF ont construit
en France, depuis 50 ans, d'innombrables installations nucléaires qui sont aujourd'hui
dans un grave état de délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de
diverses matières nucléaires, et qui font courir le risque de graves accidents
nucléaires.
Il est grand temps, avant que l'irréparable ne se produise, de stopper tous les projets
de l'industrie nucléaire et de faire la vérité sur les divers risques encourrus par la
population.
NOTE 1 - Les scandales du nucléaire français s'accumulent :
- fuites d'uranium au Tricastin (été 2008)
- scandale de la "France contaminée" par les anciennes mines d'uranium
- incapacité des centrales nucléaires EDF à mesurer correctement la radioactivité
- déchets nucléaires dont EDF se débarasse en Sibérie
- plutonium "en trop" à l'ATPu de Cadarache
- uranium "en trop" dans l'installation STAR de Cadarache
Sans oublier :
- les désastres industriels et financiers des deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et
Flamanville (EDF)
- l'absence de solution pour les déchets radioactifs et le refus légitime des
populations de l'enfouissement de ces déchets
- l'absence de débat public et de financement concernant le démantèlement des
installations nucléaires
- le flop industriel et financier du réacteur de fusion nucléaire ITER (en construction
à... Cadarache !)
- etc.
NOTE 2 : la situation catastrophique du site nucléaire de Cadarache
Depuis des années, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) supplie le CEA de bien
vouloir lui obéir (ce qui montre bien que l'ASN n'a aucune autorité sur les exploitants,
CEA, Areva, EDF) et de fermer certaines installations de Cadarache, en particulier pour
"tenue insuffisante face au risque sismique". Il s'agit des installations
suivantes :
Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) : fermeture en 2003 (on s'aperçoit
qu'il cause toujours de graves problèmes 7 ans plus tard ! )
Station de traitement des déchets et effluents : fermeture en 2006
Magasin central des matières fissiles : fermeture théorique en 2010
Parc d'entreposage des déchets : fermeture théorique en 2015
Laboratoire d'examen des combustibles actifs : fermeture théorique en 2015
Entreposage Pegase : fermeture théorique en 2015
Non seulement un accident grave peut se produire à chaque instant dans chacune de ces
installations, en particulier en cas de séisme, mais il est évident qu'elles contiennent
des quantités de matières nucléaires causant de graves risques d'accidents.
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Cadarache : constatation d'un dépôt d'uranium enrichi
supérieur aux estimations
AFP - 25 octobre 2009 - MARSEILLE - Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a
annoncé dimanche qu'un dépôt d'uranium enrichi supérieur à la limite autorisée avait
été retrouvé sur son site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) dans une cellule destinée
à traiter des combustibles issus de réacteurs nucléaires.
Dans le cadre d'un bilan de la rétention de matière dans les installations faisant
l'objet d'assainissement, le CEA a constaté une rétention d'uranium légèrement enrichi
(enrichissement inférieur à 1,65%) de 10 kg dans la cellule blindée C1 de
l'installation STAR (station de traitement, d'assainissement et de reconditionnement, soit
un écart de 6 kg avec la limite autorisée fixée à 4 kg.
"Cette cellule a servi entre 1994 et 2006 à conditionner une vingtaine de tonnes de
combustibles usés issus de la filière UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz) pour leur
permettre d'entrer dans une filière de gestion des déchets nucléaires", indique le
communiqué.
L'incident qui, assure le CEA, n'a entraîné à "aucun moment" de risques pour
le personnel, la population avoisinante, ou l'environnement, a été signalé jeudi à
l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Le CEA a proposé de classer cet incident au niveau 1 sur une échelle spécifique qui en
compte sept (Ines).
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Diaporama "Le vieillissement des installations
nucléaires"
établi par WISE Paris pour l'occasion des rencontres organisées par le Réseau au
parlement européen à Strasbourg en amont du rassemblement de Colmar, est à présent en
ligne sur le site du Réseau, aux adresses suivantes :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&page=diaporamas
http://reunionsdebats.sortirdunucleaire.org/diaporamas.php
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