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Les dossiers noirs du nucléaire

Les dossiers noirs du nucléaire en Provence... A Tricastin, bientôt un exercice de sécurité colossal... Manifestation antinucléaire européenne à Colmar pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Belle réussite avec plus de 10 000 manifestants mais la police perturbe gravement le rassemblement) ...  Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !... "Sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques"... 14 octobre 2009 : le centre nucléaire de Cadarache a 50 ans … un terrible anniversaire !... Incident au CEA à Cadarache classé en niveau 2, l'ASN stoppe des travaux...   Cadarache : anomalie constatée dans une installation de plutonium ...  Le coût du projet Iter va être revu à la hausse ... Marcoule : le CEA et EDF mettent fin à la carrière du réacteur Phénix... Et ton, Rhône, t'y penses ?

 

Sommaire :

1 - Électricité : les exportations françaises en chute libre
2 - Incident nucléaire au CEA : "une affaire sérieuse"
3 - Des réacteurs de type "Tchernobyl" prolongés de quinze ans en Russie
4 - Le second sarcophage de Tchernobyl tarde à émerger
5 - L'industrie nucléaire est un État dans l'État
6 - Tricastin : enquête publique lancée pour REC II
7 - EPR finlandais : TVO se prépare à un long conflit avec Areva et Siemens
8 - Pour les écologistes, les banques françaises font fausse route
9 - Fessenheim à l'arrêt
10 - Les cinquante ans du centre nucléaire de Cadarcahe gâchés

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1 - Électricité : les exportations françaises en chute libre (Les Echos - 22/10/09)

La France a vu son solde exportateur chuter de 40 % depuis le 1er janvier par rapport à l'an passé. En cause, la baisse de la production des centrales nucléaires d'EDF

Situation délicate pour EDF. Le groupe, qui va devoir céder l'an prochain du courant nucléaire à ses concurrents, a du mal à produire autant qu'il le voudrait. Résultat : il privilégie ses clients français et limite ses exportations. Selon les derniers chiffres du gestionnaire de réseau d'électricité RTE, les exportations d'électricité, qui étaient historiquement un atout de la France, se sont effondrées de 17 % depuis le 1er janvier par rapport à l'année dernière. Les importations, en revanche, ont bondi de 18 %. Résultat : le solde exportateur français a chuté de 40 %, avec un plongeon de 67 % sur le seul mois de septembre.

L'érosion de l'avantage concurrentiel de la France à l'export se confirme donc. En 2002, le solde exportateur français s'établissait à près de 77 térawattheures. Selon un consultant, cela représentait alors un apport de 2,7 milliards d'euros à la balance commerciale. L'année dernière, il était tombé à moins de 47 TWh. « Soit une perte de 1 milliard d'euros en six ans pour nos exportations », explique cet expert.

Une situation qui trouve sa cause immédiate dans la forte baisse de la production du parc nucléaire français. Elle devrait s'élever cette année à quelque 400 TWh, soit un recul de 18 TWh par rapport à 2008. Cela s'explique avant tout par les grèves dans les centrales nucléaires, qui ont entraîné une perte de production de 13 à 14 TWh, estiment les analystes de Morgan Stanley. Ils tablent sur une normalisation de la production nucléaire et un niveau de 425 TWh en 2011.

EDF a tout de même pu répondre à la demande française car, selon les chiffres de RTE, la consommation a reculé de 2,6 % en données corrigées des aléas climatiques depuis le début de l'année. Et de 11 % pour les seuls gros industriels connectés au réseau. Les analystes de CM-CIC notent que la baisse a ralenti en septembre. « Le recul de la demande électrique des industriels est enrayé », avec un rebond de près de 30 % en séquentiel par rapport à la moyenne des mois de juin, juillet et août.
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2 - Incident nucléaire au CEA : «une affaire sérieuse» (Le Figaro - 22/10/2009 - Yves Miserey)

Auditionnée mercredi à l'Assemblée, l'Autorité de sûreté nucléaire a livré le dossier à la justice.

L'incident survenu dans l'enceinte de l'ancien Atelier de technologie du plutonium (ATPu) basé à Cadarache continue de faire des vagues. «C'est une affaire sérieuse que l'ASN (l'Autorité de sûreté nucléaire) a traité avec sérieux», a souligné Marie-Pierre Comets, commissaire de l'ASN, lors de son audition par la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.

Le 5 octobre dernier, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et Areva ont informé l'ASN que les quantités de poudre de plutonium déposées à l'intérieur de l'ATPu étaient cinq fois plus importantes que celles initialement calculées par ses ingénieurs avant le démantèlement (39 kg au lieu de 8 kg). Le CEA avait fait ce constat dès le mois de juillet dernier, mais, contrairement à la réglementation, il a attendu trois mois et demi avant d'en avertir l'ASN.

L'ASN a classé cet incident au niveau 2 de l'échelle Ines, qui en compte 8, et a immédiatement décidé de stopper toute opération de démantèlement. En effet, le plutonium est une matière radioactive qui présente un risque de réaction en chaîne en présence d'eau ou de produits hydrogénés (risque de criticité). Un risque imprévisible et difficile à contrôler, sans impact sur l'environnement mais qui, en revanche, peut mettre en danger la vie du personnel. Or, dans l'une des boîtes à gants de l'ATPu avec lesquels les employés du CEA mélangeaient les poudres d'uranium et de plutonium pour fabriquer du Mox, les inspecteurs de l'ASN et les experts de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont évalué la masse de plutonium à près de 10 kg. Il aurait suffi de 11 kg pour qu'un accident de criticité puisse se produire.

Mercredi, l'ASN a été auditionnée à l'Assemblée nationale. Les députés, qui ont fait part de leur inquiétude, devraient entendre prochainement les industriels mis en cause - le CEA et Areva. Ils pourraient lancer une commission d'enquête parlementaire. «Cette affaire révèle une erreur d'appréciation, une série de dysfonctionnements et un manque de réactivité de la part du CEA qui aurait pu entraîner une réaction catastrophique», a estimé Serge Grouard, député UMP du Loiret.

Le voile n'est pas levé

L'affaire est aussi entre les mains de la justice. L'ASN a adressé le procès-verbal du retard d'information du CEA au procureur de la République d'Aix-en-Provence qui a ouvert une enquête préliminaire. Le dossier est complexe et les explications de l'ASN n'ont pas levé le voile. Beaucoup de questions restent en suspens. Comment le CEA a-t-il pu sous-évaluer les dépôts de plutonium dans de telles proportions ? Pourquoi n'a-t-il pas averti immédiatement l'ASN ?

Autre question essentielle : le risque de criticité était-il réel ? Difficile à savoir pour l'heure. Le CEA assure que non. Comme l'exige la réglementation, en effet, toutes les modalités de démantèlement de l'ATPu prévoient de nombreuses marges de sécurité. L'ASN et l'IRSN s'accordent pourtant pour dire que ces marges ont été dangereusement grignotées à l'ATPu. L'autorisation de démantèlement d'une installation nucléaire suit toujours le même parcours. Les procédures sont proposées par l'industriel lui-même, vérifiées ensuite par les experts de l'IRSN et autorisées au final par l'ASN. Elles sont calculées par le logiciel Cristal mis au point conjointement par l'IRSN, le CEA et Areva, qui intègre toute une série de données sur le risque de criticité et des expériences internationales.

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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : beaucoup de projets de nouveaux réacteurs sont annulés dans le monde, le supposé "grand retour" du nucléaire tourne au "grand flop"... et à la prolongation de réacteurs de type Tchernobyl ! Tout cela va très mal finir...

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3 - Des réacteurs de type "Tchernobyl" prolongés de quinze ans en Russie (Le Monde - 20 octobre 2009)

Arpenter la ville de Kourtchatov, non loin de Koursk, c'est un peu voyager vers le Tchernobyl d'avant l'explosion. Avant que la ville voisine de Pripiat ne soit désertée par les hommes, envahie par les herbes folles et les arbres grêles, rongée par la radioactivité.

Comme sa soeur jumelle d'Ukraine, la centrale de Koursk dispose de quatre réacteurs de type RBMK, mais ceux-ci tournent à plein régime. Ce symbole de modernité a aussi poussé au milieu des plaines, tranchant avec les masures des paysans. L'opulence de cette cité (voitures de marque, supermarché bien approvisionné, confort des grands immeubles) fait écho à celle, défunte, de Pripiat. La statue d'Igor Kourtchatov (1903-1960), le père de l'atome soviétique, est fleurie.

Mais n'allez pas faire un parallèle entre les réacteurs de Koursk - et les sept autres encore en fonctionnement en Russie, à Sosnovy Bor et Smolensk - et ceux de Tchernobyl. "Il est incorrect de comparer les RBMK actuels à celui qui a explosé là-bas, assure Nicolaï Sorokine, le directeur de la centrale. Nous avons dépensé entre 200 et 250 millions de dollars par tranche pour les améliorer." Le système de pilotage de ce type de réacteur, capricieux par sa conception, a été totalement modifié.

Une visite dans les lieux, au détour de couloirs à la peinture trop fraîche, doit en convaincre : voici la salle de commandes, aux écrans aussi modernes qu'en France. Les barres qui stoppent la réaction en chaîne peuvent y être actionnées en 2,5 à 7 secondes, contre 12 à 18 auparavant.

Tout cela est-il suffisant pour assurer la sûreté ? Michel Chouha, de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français, a conduit une expertise internationale sur le réacteur n° 1. Rendues en 2004, "certaines recommandations ont été prises en compte", note-t-il. Mais, faute de suivi, il ignore si toutes l'ont été, et si elles ont bénéficié à tout le parc. Les deux premiers réacteurs de Koursk viennent d'être autorisés pour quinze ans de plus. Les nos 3 et 4 devraient suivre. La tranche 5, jamais achevée après l'accident de Tchernobyl, pourrait l'être en trois ans. Mais le budget manque.

Un seul RBMK fonctionne encore hors de Russie, en Lituanie. Tout juste rénové, il doit fermer le 31 décembre : c'était la condition imposée à Vilnius pour entrer dans l'Union européenne.
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Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : où l'on apprend que Areva (ex-Framatome) a une nouvelle fois étalé son incompétence, a dû payer de lourdes pénalités, et a été remplacée par un concurrent...

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4 - Le second sarcophage de Tchernobyl tarde à émerger (Le Monde - 20 octobre 2009)


Depuis la terrasse du bâtiment d'accueil de la centrale de Tchernobyl, on voit des silhouettes s'activer au pied du sarcophage d'acier qui recouvre le réacteur n° 4 éventré lors de l'explosion du 26 avril 1986. "Ces ouvriers sondent la résistance du sol", explique Alexander Novikov, adjoint du directeur chargé de la sûreté de la centrale. Il invite à ne pas s'attarder en plein air : "Ici la radioactivité est soixante fois plus élevée que le niveau naturel."

Un dernier coup d'oeil pour distinguer les tranchées qui devront accueillir les rails sur lesquels glissera l'arche géante destinée à recouvrir le premier sarcophage construit à la hâte et au prix de la santé, parfois de la vie, de milliers de "liquidateurs" peu après la catastrophe. Mais en cette fin septembre, dans le désordre du chantier, nulle trace encore des pieux et fondations censés s'y trouver.

Mauvaises surprises

Il y a un an, une lettre interne de la société Vinci annonçait pour la fin 2009 l'érection des premiers tronçons de l'arche. A l'évidence, cet engagement sera difficile à tenir pour le groupe français qui, avec Bouygues, a constitué le consortium Novarka, chargé de concevoir et construire le second sarcophage. L'arche métallique, assemblée à l'écart du réacteur n°4 pour limiter les doses radioactives des ouvriers, devrait être poussée au-dessus du réacteur en 2012. Mais déjà le projet a pris du retard. Novarka ne souhaite pas s'en expliquer : "C'est le client, la centrale, qui centralise toutes les réponses."

Les raisons du retard semblent multiples. Sur le terrain, les équipes ont de mauvaises surprises. Lors du creusement des premières tranchées, les plus éloignées du réacteur, les engins ont buté sur des déchets et des outils très irradiants : "Notamment, un morceau de grue plus grand que cette salle, raconte Alexander Novikov. Chaque fois, il faut stopper le chantier, remplacer les ouvriers qui ont reçu en une fois la dose annuelle. Cela va devenir plus difficile à mesure qu'on s'approchera du réacteur."

A ces impondérables s'ajoutent les incertitudes sur le design final de l'arche. Pas question de prendre le moindre risque, après les déconvenues survenues en cours de construction du centre d'entreposage à sec des combustibles usés des trois réacteurs de Tchernobyl, dont le dernier a été stoppé en 2000. Framatome, chargé du projet, a dû payer des pénalités et passer la main à l'américain Holtec. Sans cet équipement, impossible de fermer définitivement la centrale, où les combustibles usés attendent dans diverses piscines.

"La construction du sarcophage redressera l'opinion défavorable que certains auraient pu avoir de l'ingénierie française, veut croire Andrei Selskiy, l'administrateur de la zone d'exclusion de Tchernobyl. Les décisions sur le concept général ont été prises, mais les options techniques concrètes ne sont pas toutes arrêtées. Elles devraient être soumises aux autorités avant la fin de l'année."

C'est aussi l'espoir de Vince Novak, responsable des questions nucléaires à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. La BERD a été chargée, en 1997, par le G7 et l'Union européenne, d'administrer un fonds permettant d'assurer la construction du second sarcophage. Pour M. Novak, "les retards sont sérieux, mais le projet n'est pas en train de sombrer".

Failles ouvertes

Quel sera le prix final de celui-ci ? La dernière estimation connue date de 2007. On tablait alors sur 0,93 milliard d'euros (1,39 milliard de dollars). A la fin mars 2008, le fonds avait reçu 765 millions d'euros - dont 52,4 de la France. Plus de 300 ont déjà été déboursés, notamment pour stabiliser le premier sarcophage et améliorer l'accueil des travailleurs. Mais l'addition totale n'est pas encore connue. "Elle sera fonction des cours des matières premières du moment, mais aussi de ceux des monnaies, indique M. Novak. Au printemps, nous serons en meilleure position pour préciser le prix. Et pour demander aux donateurs de donner plus."

A en croire les ingénieurs de la centrale, la carapace rafistolée du réacteur n° 4 peut encore attendre ce qu'ils appellent la "merveille du monde", l'arche de 250 mètres de long et 108 de haut. Selon Vladimir Koushtanov, adjoint au directeur chargé du projet de sarcophage, il ne reste plus que 150 mètres carrés environ de failles, ouvertes aux intempéries, dans cette enveloppe d'acier : "Les doses reçues pour les colmater ne seraient pas justifiées." Mille personnes sont intervenues, avec une dose moyenne inférieure à la limite d'exposition pour les travailleurs du nucléaire, assure-t-il. Mais tous les personnels ne font pas l'objet d'un suivi dosimétrique individuel "avant-après", "car ces contrôles coûtent très chers".

Le second sarcophage doit éviter ces expositions humaines. Il sera assemblé dans une zone bétonnée, où le niveau de rayonnement autorise une journée de travail normale. Quand il sera en place, la partie la plus délicate de l'opération débutera : la récupération, grâce à des ponts roulants téléopérables, du coeur fondu et des déchets radioactifs, pour les mettre en stockage géologique, vers 2030. Reste-t-il encore 95 % des matériaux radioactifs initiaux dans les décombres, ou bien moins, comme certains le prétendent ? "On ne pourra le dire qu'une fois l'opération terminée", répond Andrei Selskiy.
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France info - 15 octobre 2009

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5 - Nucléaire / Cadarache - Stéphane Lhomme : "L’industrie nucléaire est un Etat dans l’Etat"

L’autorité de sûreté nucléaire ordonne l’arrêt des travaux de démantèlement d’une partie du site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. La quantité de plutonium entreposé sur le site a été nettement sous-estimée.

Évaluée à 8 kilos, elle serait en fait de 22 kilos au moins. Un incident qui a semble-t-il été caché pendant plus de trois mois. Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, réagit ce matin sur France info.

Pour Stéphane Lhomme, ce nouvel incident est la preuve que "l’industrie nucléaire fait absolument ce qu’elle veut et les autorités française, y compris l’autorité de sureté nucléaire n’ont absolument pas leur mot à dire".

Selon lui, l’industrie du nucléaire est un "Etat dans l’Etat". Elle est "incontrôlable", a "une puissance terrible" et puis surtout ceux qui seraient censés la contrôler, "le politique en particulier", sont "parfaitement incompétents". Pour le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, "la transparence est impossible". Seule solution selon les anti-nucléaire "exiger la fin de cette industrie".

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6 - Tricastin : enquête publique lancée pour REC II (Dauphiné Libéré - 06/01/09)

L'usine Georges-Besse II (G-B II) en cours de construction sur le site nucléaire du Tricastin se chargera de l'enrichissement de l'uranium après l'arrêt d'Eurodif d'ici 2014. Mais en plus de préparer l'uranium naturel, elle pourra recevoir de l'uranium de retraitement, soit du combustible ayant déjà servi. Ce que ne faisait pas Eurodif.

Or cette capacité-là n'avait pas été prise en compte dans le premier projet de G-B II. L'atelier qui réceptionnera l'uranium pour la nouvelle usine, baptisé Rec, était ainsi limité à l'uranium naturel. La raison ? Une autre usine, TE (Transfert et échantillonnage) réalisait déjà cette opération depuis longtemps.

Rebondissement : depuis, la décision de fermer cette structure a été prise. Du coup, pour recevoir l'uranium dit de retraitement, une révision est obligatoire : l'atelier s'appellera Rec II et son étendue sera plus importante que le projet initial. Il fait actuellement l'objet d'une nouvelle enquête publique sur le bassin du Tricastin.

Lancée le 22 décembre dernier, elle se poursuit jusqu'au 30 janvier sur les communes de Pierrelatte, Saint-Paul, Bollène, Lapalud, Bourg-Saint-Andéol et Pont-Saint-Esprit. Elle doit permettre à toute personne qui le souhaite de s'exprimer et prendre connaissance du projet de modification de l'atelier Rec II. Pour s'informer, des dossiers d'enquêtes publiques sont mis à la disposition du public dans les mairies précitées. Le public peut faire part de ses observations ou de ses questions par écrit sur un registre.

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7 - EPR finlandais : TVO se prépare à un long conflit avec Areva et Siemens

AFP - 20 octobre 2009 - HELSINKI - Le producteur finlandais d'électricité TVO, commanditaire du réacteur nucléaire de troisième génération EPR en Finlande, a dit mardi être prêt à mener un long conflit pour régler son litige avec les responsables du chantier Areva et Siemens.

"Ces questions ne sont pas faciles et prendront du temps. C'est le fournisseur qui a déposé une demande d'arbitrage en premier et nous avons répondu en avril 2009 avec nos exigences", a déclaré à l'AFP Anna Lehtiranta, porte-parole de TVO, interrogée sur la durée envisagée du contentieux.

Dans son rapport trimestriel publié lundi, Teollisuuden Voima Oyj (TVO) indique réclamer 1,4 milliard d'euros de compensations pour les retards qu'il impute aux groupes français et allemand, qui lui demandent également des dédommagements devant un tribunal d'arbitrage à Paris.

Areva et Siemens ont lancé fin 2008 une procédure devant la Chambre internationale d'arbitrage à l'encontre de leur client finlandais, auquel ils demandent un délai supplémentaire pour la construction et environ 1 milliard d'euros de compensation.

Avant de répondre en avril, TVO avait informé le consortium qu'il pourrait réclamer jusqu'à 2,4 milliards d'euros.

Destiné à devenir le premier réacteur EPR au monde, le réacteur d'Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande, qui devait initialement être inauguré cet été, a accumulé les retards et ne devrait pas être mis en service avant le deuxième semestre 2012.

TVO et le consortium Areva-Siemens se rejettent chacun la responsabilité de ce retard, Areva affirmant notamment que TVO met beaucoup trop de temps à valider les documents transmis vers l'Autorité de sûreté nucléaire finlandaise.

TVO a averti la semaine passée que l'entrée en service pourrait être de nouveau retardée au-delà de juin 2012, la date actuellement confirmée par Areva.

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8 - Pour les écologistes, les grandes banques françaises font fausse route (ddmagazine.com - 16 octobre 2009 - Yves Heuillard)

Les Amis de la Terre, Greenpeace et le Réseau Sortir du Nucléaire considèrent que les banques françaises s'obstinent à vouloir financer un projet d'EPR en Inde, nous enfermant toujours un peu plus dans la fuite en avant nucléaire, au risque d'un fiasco industriel. Alors que l'électricien finlandais TVO vient d'annoncer que son EPR ne serait mis en service qu'en 2013 et que l'autorité de sûreté nucléaire finlandaise (STUK) a ordonné l'arrêt des travaux de soudure sur le chantier, les associations écologistes demandent aux banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis) de cesser immédiatement leurs pourparlers avec l’Inde et de se mettre enfin à financer les réelles solutions aux crises climatiques et énergétiques, à savoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

La presse indienne a évoqué hier pour la première fois les sources potentielles de financement des EPR envisagés dans ce pays. On y apprend ainsi que la Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL) est en pourparlers avec quatre banques françaises : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis, et une banque anglaise, HSBC, pour le financement de la construction de deux EPR (1). Ce qui provoque l'ire des écologistes.

Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, commente cette information : « On retrouve là les mêmes "usual suspects" que pour la majorité des projets controversés dans lesquels des banques françaises sont impliquées. BNP Paribas s’était déjà brillamment illustré pour son implication dans le projet de centrale nucléaire en zone sismique de Belene, en Bulgarie, et la Société Générale et le Crédit Agricole dans celui de Mochovce, en Slovaquie, deux projets obsolètes toujours pas opérationnels après 20 ans de tergiversations ».

Cette nouvelle intervient alors que le premier projet de construction d’EPR, à Olkiluoto, en Finlande, se transforme, selon les associations "un peu plus chaque jour en fiasco industriel et financier". Stéphane Lhomme, du Réseau Sortir du nucléaire ajoute : « Le chantier du premier EPR a déjà pris quatre ans de retard. La centrale devait entrer en fonction en 2009 alors que les dernières prévisions ont été repoussées à 2013 ! De même, sur le plan financier, AREVA avait vendu le projet aux Finlandais pour 3 milliards d’euros, mais nous en sommes déjà rendus à 5,5 milliards d’euros, soit un surcoût de plus de 80% ! Tout cela est dû aux multiples problèmes rencontrés sur le site, ce qui prouve bien que cette nouvelle génération de réacteur n’est qu’un miroir aux alouettes, comme l’est le nucléaire en tant que solution aux crises climatiques et énergétiques ».

Laura Hameaux, de Greenpeace France, conclut : « Les banques françaises ont assez fait parler d’elles avec la crise financière et les multiples scandales, ainsi que par leur implication dans de nombreux projets controversés aux impacts environnementaux et sociaux désastreux. Elles doivent immédiatement stopper leurs discussions avec NPCIL et cesser de détourner des capitaux vers ce type de fausses solutions pour se mettre enfin à financer les réelles solutions aux changements climatiques : l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables ».

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9 - Fessenheim à l’arrêt (L'Alsace - 20/10/2009)

Début de la visite décennale du réacteur n° 1 et arrêt prolongé pour maintenance du réacteur n° 2 : la centrale nucléaire de Fessenheim est complètement à l’arrêt depuis samedi.

L’unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été mise à l’arrêt samedi 17 octobre à 3 h du matin, dans le cadre de sa 3em visite décennale, a annoncé hier la direction du site. L’arrêt pour la visite décennale était programmé mais sa date n’avait pas été précisée pour des raisons de « secret commercial ».

L’arrêt du réacteur n° 2 dure depuis près de cinq mois et se prolonge plus longtemps que prévu. La 2em unité avait été mise à l’arrêt le 24 mai pour un renouvellement de combustible qui intervient tous les 14 mois et concerne chaque fois un tiers des 157 assemblages composant le cœur d’un réacteur de 900 MW.

Un « check up » complet

Cette opération dure normalement quelque six semaines, mais est généralement accompagnée de différents travaux de maintenance. Il faut croire que ces travaux étaient urgents et ne pouvaient attendre la 3eme visite décennale du réacteur n° 2 programmée pour le 2eme semestre 2010.

Présenté au début du mois ( L’Alsace du 3 octobre), cet arrêt technique imposé par la réglementation française intervient tous les dix ans. Il consiste en un « check-up » complet, ainsi qu’à des améliorations de circuits, systèmes et matériels. Il devrait durer trois à quatre mois. Une soixantaine de modifications sont prévues. 1 500 salariés de 120 entreprises seront mobilisés aux côtés des 650 salariés EDF et 150 prestataires permanents pour effectuer cette opération de grande envergure représentant un investissement de 64 millions d’euros, dont dix millions pour renforcer la résistance sismique de la centrale.

L’état de la cuve et les résultats des tests d’étanchéité de l’enceinte seront déterminants pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’instance qui se prononcera sur la remise en marche ou pas à l’issue des travaux.

EDF escompte obtenir le feu vert pour l’exploitation de la doyenne des centrales françaises pour dix années supplémentaires. La centrale de Fessenheim avait été mise en service en 1977 pour une durée de vie de 40 ans, au moins. Des centrales américaines du même type ont obtenu l’autorisation de poursuivre leur activité jusqu’à 60 ans, souligne EDF.

Lors d’un rassemblement pacifique, le 3 octobre dernier, à Colmar, les antinucléaires ont réclamé, une nouvelle fois, la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim, mettant en exergue les risques sismiques et d’inondation ainsi que de multiples écarts d’exploitation.

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10 - Les cinquante ans du centre nucléaire de Cadarache gâchés (Mediapart - dimanche 18octobre 2009)

Dans la cour du château de Cadarache (Bouches-du-Rhône), ce vendredi 15 octobre, nappes blanches et verres à champagne sont dressés pour fêter les cinquante ans de ce centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), créé par décret le 14 octobre 1959. Mais, suite à l'incident sur le site révélé le 15 octobre par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie, se sont décommandés la veille, prétextant des «obligations professionnelles» en région parisienne.

Et la visite, prévue de longue date, des installations nichées sur une colline boisée tourne à l'exercice de communication et de justification. «On improvise», sourit Patrick Cappe de Baillon, chargé des relations presse du CEA. L'incident porte sur la découverte dans un atelier de technologie du plutonium (Atpu), en cours de démantèlement depuis mars 2009, de 22 kilogrammes de plutonium, sous forme de poussières accumulées pendant ses quarante d'exploitation, alors que le CEA n'en attendait que 8 kilogrammes. Arrêté depuis 2003, cet atelier fabriquait, à partir de plutonium usagé, du combustible Mox pour les réacteurs nucléaires.

Seule la moitié des 300 boîtes à gants étanches où était manipulé le plutonium, ayant été à ce jour assainies, le CEA estime que la quantité totale de plutonium pourrait s'élever à 40 kilogrammes. Connue depuis le mois de juin par le CEA, cette «surcharge» n'a été transmise par écrit à l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) que le 6 octobre. Retard qui témoigne, selon l'ASN, d'une «mauvaise culture de sûreté».

Aussi l'autorité de contrôle a-t-elle classé le 15 octobre, après une visite de contrôle, l'incident au niveau 2, sur une échelle Ines qui en compte 7. «Nous ne nous attendions pas à ça, reconnaît Patrick Cappe de Baillon. Nous pensions que l'ASN allait classer au niveau 1.» L'ASN a également suspendu le démantèlement de l'atelier en question.

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A tricastin, bientôt un exercice de sécurité colossal (Le Dauphiné-vaucluse matin)

le 26 novembre prochain, la centrale nucléaire EDF-Tricastin va être la scène d'un incident
technique fictif et "grandeur nature" dont le but est de tester les divers dispositif et procédures
qui seraient déclenchés en cas d'alerte grave. L'exercice mobilisera une centaine de salariés d'EDF,
les services de l'Etat et l'ASN.

Evénements à répétition...

Quant à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, elle a été chargée d'imaginer un scénario
gardé secret face auquel"chaque entité devra se remuer les méninges pou s'en sortir", dixit un représentant
de l'expert. Cela n'est pas dit officiellement, mais peut-être la centrale du Tricastin s'imposait-elle pour ce test
suite aux événements à répétition de l'été dernier...En effet , après l'affaire Socatri (filiale d'Areva) dans la nuit
du 7 juillet (74 kilos d'uranium déversés dans deux rivières), c'est EDF qui alimentait cette "série noire"quelques
semaines plus tard. D'abord avec la contamination d'une centaine de salariés et sous-traitants "à dose infime"
le 23 juillet ; puis le 8 septembre, avec un incident inquiétant: deux colonnes contenant du combustible nucléaire,
et notamment de l'uranium restaient accrochées au couvercle de la cuve du réacteur et menaçaient de se décrocher
Une opération inédite avait permis de solutionner le problème.

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Cadarache : "Sortir du nucléaire" prédit d'autres "mauvaises surprises"

AFP - 25 octobre 2009 - PARIS - Le réseau "Sortir du nucléaire" a prédit de "nombreuses autres mauvaises surprises" à venir sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), dans un communiqué publié dimanche.

Ce collectif d'associations réagissait à l'annonce par le Commissariat à l'Energie atomique (CEA) qu'un dépôt d'uranium enrichi supérieur à la limite autorisée avait été retrouvé sur son site de Cadarache dans une cellule destinée à traiter des combustibles issus de réacteurs nucléaires.

Cette constatation survient peu après la décision de l'Autorité de Sûreté nucléaire de classer au niveau 2 de l'échelle Ines (qui en compte 7) un incident survenu également à Cadarache concernant des stocks sous-évalués de plutonium dans une installation ayant eu pour activité principale la production de combustible MOX pour les réacteurs nucléaires.

"Il est important que les citoyens, en particulier les habitants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), sachent que le site de Cadarache contient de nombreuses autres installations nucléaires dont la plupart sont obsolètes et réservent assurément de très mauvaises surprises", affirme "Sortir du nucléaire".

"La problématique est assurément la même dans divers autres sites, et en particulier dans les autres sites nucléaires +monstrueux+ que sont Marcoule (Gard), Tricastin (Drôme/Vaucluse) et La Hague (Manche)", ajoute le réseau d'associations.

Selon lui, le CEA, Areva et EDF ont construit en France, depuis 50 ans, "d'innombrables installations nucléaires qui sont aujourd'hui dans un grave état de délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires, et qui font courir le risque de graves accidents nucléaires".

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Après avoir reconnu une situation très grave dans son Atelier de plutonium (ATPu), le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Cadarache (Bouches-du-Rhône) reconnait aujourd'hui une situation tout aussi problématique dans l'installation STAR. Dans les deux cas, le risque d'accident de criticité - une réaction nucléaire spontanée créée par l'accumulation excessive de certaines matières nucléaires - est largement avéré, qu'il s'agisse de plutonium (dans l'ATPu) ou d'uranium enrichi (dans STAR).

Il est important que les citoyens, en particulier les habitants de la région Provence-Alpes-Cote d'Azur (PACA), sachent que le site de Cadarache contient de nombreuses autres installations nucléaires dont la plupart sont obsolètes et réservent assurément de très mauvaises surprises. La problématique est assurément la même dans divers autres sites, et en particulier dans les autres sites nucléaires "monstrueux" que sont Marcoule (Gard), Tricastin (Drôme/Vaucluse) et La Hague (Manche).

Alors que, jusqu'au sommet de l'Etat, les autorités françaises ne cessent de se gargariser de l'option nucléaire imposée en France depuis 50 ans, il apparaît au contraire que le moment est venu de payer une facture incroyablement salée, que ce soit sur le plan environnemental ou sur le plan financier. Le CEA, Areva et EDF ont construit en France, depuis 50 ans, d'innombrables installations nucléaires qui sont aujourd'hui dans un grave état de délabrement, qui contiennent des quantités souvent indéfinies de diverses matières nucléaires, et qui font courir le risque de graves accidents nucléaires.

Il est grand temps, avant que l'irréparable ne se produise, de stopper tous les projets de l'industrie nucléaire et de faire la vérité sur les divers risques encourrus par la population.

NOTE 1 - Les scandales du nucléaire français s'accumulent :

- fuites d'uranium au Tricastin (été 2008)
- scandale de la "France contaminée" par les anciennes mines d'uranium
- incapacité des centrales nucléaires EDF à mesurer correctement la radioactivité
- déchets nucléaires dont EDF se débarasse en Sibérie
- plutonium "en trop" à l'ATPu de Cadarache
- uranium "en trop" dans l'installation STAR de Cadarache

Sans oublier :
- les désastres industriels et financiers des deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et Flamanville (EDF)
- l'absence de solution pour les déchets radioactifs et le refus légitime des populations de l'enfouissement de ces déchets
- l'absence de débat public et de financement concernant le démantèlement des installations nucléaires
- le flop industriel et financier du réacteur de fusion nucléaire ITER (en construction à... Cadarache !)
- etc.

NOTE 2 : la situation catastrophique du site nucléaire de Cadarache

Depuis des années, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) supplie le CEA de bien vouloir lui obéir (ce qui montre bien que l'ASN n'a aucune autorité sur les exploitants, CEA, Areva, EDF) et de fermer certaines installations de Cadarache, en particulier pour "tenue insuffisante face au risque sismique". Il s'agit des installations suivantes :

• Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) : fermeture en 2003 (on s'aperçoit qu'il cause toujours de graves problèmes 7 ans plus tard ! )
• Station de traitement des déchets et effluents : fermeture en 2006
• Magasin central des matières fissiles : fermeture théorique en 2010
• Parc d'entreposage des déchets : fermeture théorique en 2015
• Laboratoire d'examen des combustibles actifs : fermeture théorique en 2015
• Entreposage Pegase : fermeture théorique en 2015

Non seulement un accident grave peut se produire à chaque instant dans chacune de ces installations, en particulier en cas de séisme, mais il est évident qu'elles contiennent des quantités de matières nucléaires causant de graves risques d'accidents.

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Cadarache : constatation d'un dépôt d'uranium enrichi supérieur aux estimations

AFP - 25 octobre 2009 - MARSEILLE - Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a annoncé dimanche qu'un dépôt d'uranium enrichi supérieur à la limite autorisée avait été retrouvé sur son site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) dans une cellule destinée à traiter des combustibles issus de réacteurs nucléaires.

Dans le cadre d'un bilan de la rétention de matière dans les installations faisant l'objet d'assainissement, le CEA a constaté une rétention d'uranium légèrement enrichi (enrichissement inférieur à 1,65%) de 10 kg dans la cellule blindée C1 de l'installation STAR (station de traitement, d'assainissement et de reconditionnement, soit un écart de 6 kg avec la limite autorisée fixée à 4 kg.

"Cette cellule a servi entre 1994 et 2006 à conditionner une vingtaine de tonnes de combustibles usés issus de la filière UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz) pour leur permettre d'entrer dans une filière de gestion des déchets nucléaires", indique le communiqué.

L'incident qui, assure le CEA, n'a entraîné à "aucun moment" de risques pour le personnel, la population avoisinante, ou l'environnement, a été signalé jeudi à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Le CEA a proposé de classer cet incident au niveau 1 sur une échelle spécifique qui en compte sept (Ines).

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Diaporama "Le vieillissement des installations nucléaires"

établi par WISE Paris pour l'occasion des rencontres organisées par le Réseau au parlement européen à Strasbourg en amont du rassemblement de Colmar, est à présent en ligne sur le site du Réseau, aux adresses suivantes :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&page=diaporamas
http://reunionsdebats.sortirdunucleaire.org/diaporamas.php

 

 

octobre / novembre 2009
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