Energie nucléaire - Energie sale |
Demander
la libération immédiate de Golden Misabiko
emprisonné au Congo pour avoir publié un rapport sur l'exploitation de l'uranium... et
les activités de la multinationale française Areva. |
| M.
Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié récemment un rapport qui
révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe au Katanga est illégale
et "dangereuse pour la santé publique", et qui dénonce "le rôle joué
par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les
services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et
des hydrocarbures |
Téléphonez
à l'Ambassade de la République démocratique du Congo à Paris au 01 42 25 57 50 et -
Envoyez le message ci-dessous (tel quel ou en le personnalisant) par fax au 01 45 62 16
52, ou par e-mail à :
amb.rdc.paris@wanadoo.fr, contact@ambardcparis.com, chancellerie@ambardcparis.com ,
min_droitshumains@yahoo.fr , missionrdc@bluewin.ch , et en copie à : asadhokat@ic-lubum.cd , cdh@ic-lubum.cd , licofrdc@yahoo.fr
----
MESSAGE A ENVOYER
----
Madame, Monsieur,
Nous vous prions de faire savoir aux plus hautes autorités de la République
démocratique du Congo que nous demandons la libération immédiate de Monsieur Golden
Misabiko, président de l'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme (Asadho)
au Katanga, qui a été arrêté vendredi par des membres de l'Agence Nationale de
Renseignements (ANR) et transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi.
Il apparaît que M. Misabiko et l'Asadho-Katanga sont inquiétés pour avoir publié
récemment un rapport qui révèle que l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe
au Katanga est illégale et "dangereuse pour la santé publique", et qui
dénonce "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans
l'exploitation de la mine, notamment les services "de renseignements militaires, le
Parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités
locales. Non seulement M. Misabiko et l'Asadho-Katanga ne devraient pas être inquiétés,
mais ce rapport courageux et édifiant devrait leur valoir reconnaissance et soutiens.
Par ailleurs, l'exploitation de la mine de Shinkolobwe a été attribuée à la
multinationale Areva, dont nous connaissons les méthodes antidémocratiques et
néocoloniales. Sachant qu'elle a durablement contaminé, avec ses activités d'extraction
d'uranium, de nombreuses zones de France et du Niger, nous ne saurions trop recommander la
plus grande méfiance vis à vis de la société Areva.
Dans l'immédiat, nous demandons la libération sans condition de M. Misabiko et l'abandon
de toute poursuite ou intimidation à l'encontre des membres de l'Asadho-Katanga.
En vous remerciant par avance, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre
engagement en faveur de l'environnement et de la Démocratie.
NOM - Prénom :
Code Postal - Commune :
Pays :
----
Rappels : RD Congo : une ONG dénonce l'exploitation
illicite d'une mine d'uranium
AFP - 15.07.09 - Une ONG de défense des droits de l'homme en RD Congo juge
"dangereuse pour la santé publique" l'exploitation illégale de la mine
d'uranium de Shinkolobwe au Katanga (sud-est), interdite à toute activité minière
depuis 2004. Dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie mercredi, l'ONG Association
africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) dénonce "le rôle joué par
certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine, notamment les
services "de renseignements militaires, le Parquet militaire, la police des mines et
des hydrocarbures" et certaines autorités locales.
"Ils profitent individuellement de ce trafic illicite et dangereux en extorquant, en
érigeant des barrières illégales (...) et en détournant les minerais à l'état brut,
supposés uranifères, saisis", affirme l'ONG. Riche en uranium et en cuivre, la mine
de Shinkolobwe a été fermée après un éboulement en 2004. A l'époque, une mission de
l'ONU "avait constaté des risques importants liés à de possibles éboulements
ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la radioactivité ionisante",
rappelle le rapport. "Le gouvernement n'a jamais pris de dispositions utiles et
durables" après la fermeture, regrette l'ONG.
Shinkolobwe est l'une des plus vieilles mines d'uranium au monde, dont les ressources
avaient servi à fabriquer la bombe d'Hiroshima. Elle pourrait être à nouveau exploitée
par le groupe nucléaire français Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa
présidente, Anne Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la
recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le territoire de l'ancien
Zaïre. Cet accord, signé en marge d'une visite-éclair du président français Nicolas
Sarkozy à Kinshasa, vise à recenser l'ensemble des relevés géologiques existants et à
les compiler pour définir les zones prometteuses et lancer des campagnes d'exploration.
Uranium : le président d'une ONG congolaise arrêté à
Lubumbashi
AFP - 26 juillet 2009 - LUBUMBASHI (RD Congo) - Le président d'une ONG de défense des
droits de l'Homme en RD Congo a été arrêté à Lubumbashi après la publication d'un
rapport dénonçant l'exploitation illégale d'une mine d'uranium au Katanga (sud-est),
a-t-on appris dimanche auprès de l'ONG. Golden Misabiko, président de l'Association
africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, a été arrêté vendredi
par des membres de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et transféré samedi au
palais de justice de Lubumbashi où il était toujours détenu dimanche.
Dans un rapport récent, l'Asadho dénonçait "le rôle joué par certaines
institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine de Shinkolobwe au Katanga
(sud-est), pourtant interdite à toute activité minière depuis 2004. Le document citait
notamment les services "de renseignements militaires, le parquet militaire, la police
des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales.
"Selon le procès verbal d'audition (du président par l'ANR) il est écrit que nous
avons porté atteinte à la sûreté de l'Etat, et que nous avons tenu des propos
diffamatoires", a expliqué à l'AFP Thimothée Mbuya, vice-président de
l'association, arrêté lui aussi vendredi mais relâché samedi. "C'est une campagne
de dénigrement contre les défenseurs des droits de l'Homme, on veut nous intimider, nous
empêcher de faire notre travail", a-t-il estimé. Les ressources de la mine de
Shinkolobwe, riche en uranium et en cuivre, avaient servi à fabriquer la bombe
d'Hiroshima.
Elle a été fermée en 2004 après un éboulement. A l'époque, une mission de l'ONU
"avait constaté des risques importants liés à de possibles éboulements ainsi
qu'à une potentielle exposition chronique à la radioactivité ionisante", selon le
rapport de l'Adasho. Cette mine pourrait être à nouveau exploitée par le groupe
nucléaire français Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente,
Anne Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la recherche et
l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le territoire de l'ancien Zaïre.
|
26 juillet 2009 |
|
| |
|
|
|