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riverains - en particulier les habitants de Dunkerque et Calais - doivent pouvoir décider
s'ils veulent rester ou non à proximité de la centrale lors de la tentative risquée
d'EDF Il est donc absolument nécessaire que la date et l'heure de cette intervention
soit rendues publiques afin que les riverains, en particulier ceux des agglomérations de
Dunkerque et de Calais, puissent décider s'ils veulent rester ou non à proximité de la
centrale lors de la tentative d'EDF, tentative dont personne ne sait comment elle se
finira.
Certes, l'hypothèse d'un accident avec relâchement de radioactivité n'est pas
certaine, mais elle est hélas très possible, comme le reconnaît d'ailleurs l'Institut
de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui dépend de l'Etat : "Dans
l'hypothèse de la chute de l'assemblages de combustible entraînant sa rupture
complète"(...) les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient
extrêmement faibles". Il est donc certain qu'un relâchement radioactif peut avoir
lieu à l'extérieur du site... mais rien ne nous prouve qu'il serait vraiment
"extrêmement faible" !
Des événements de ce type (barres de combustibles "suspendues") se sont
déjà produits en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent (Aube), puis fin 2008 à la
centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), et se sont par chance bien terminés. Mais la
chance ne sera pas forcément toujours au rendez-vous et, de plus, la situation à
Gravelines est encore plus grave : il s'agit d'une barre de combustible MOX (c'est à dire
contenant du plutonium), ce qui démultiplie les difficultés et aggrave nettement les
risques de réaction nucléaire incontrôlée.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à exiger d'EDF, de
l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des autorités françaises la publication du
jour et de l'heure de la tentative par EDF de récupération des deux barres de
combustible. Il faut d'ailleurs rappeler que les pastilles d'iode, parfois distribuées
par les autorités en cas d'accident nucléaire, ne protègent que de l'iode radioactif
mais pas des autres produits radioactifs dégagés par un accident nucléaire.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle la gravité des risques imposés
par l'industrie nucléaire, et la nécessité de mettre au plus vite fin aux activités de
cette industrie avant que l'irréparable ne se produise. |