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pouvait considérer le début du déclin de la production pétrolière conventionnelle
comme une bonne nouvelle pour la planète, mais cette nouvelle ère de transition risque
de savérer catastrophique dun point de vue environnemental. La difficulté de
la production pétrolière mondiale à suivre la demande a permis au baril de pétrole
datteindre les 100 dollars en début dannée, soit un doublement de son prix
depuis janvier 2007. Cette nouvelle donne économique permet le développement
dénergies aux bilans environnementaux très négatifs. Le dernier exemple en date
est lannonce, ce mercredi de fin janvier 2008, par la compagnie canadienne Suncor
Energy dun programme de plus de 20 milliards de dollars pour lextension de sa
production pétrolière de sables bitumineux. Avec cet investissement, Suncor espère
accroître sa production de 200 000 barils par jour (bpj) à lhorizon 2012 et,
ainsi, pouvoir atteindre un rythme global de 550 000 bpj.
Extraction de sables bitumineux dans une mine à ciel ouvert, au Canada
Lextraction et la transformation de sables bitumineux en pétrole sont des
opérations très polluantes. Dun côté, elles nécessitent un apport énergétique
très important, occasionnant environ 20 % démissions de gaz à effet de serre
supplémentaires que le pétrole conventionnel, et dun autre, elles impactent
fortement sur la biodiversité locale, du fait des grandes étendues de terre à sacrifier
et du besoin en eau.
En novembre dernier, Greenpeace Canada avait mené des actions de protestation contre
lexploitation des sables bitumineux, indiquant que « Pour chaque litre de pétrole
produit, il faut compter de trois à cinq litres deau. Ces eaux usées sont ensuite
accumulées dans dimmenses bassins, visibles depuis lespace
Les
industriels détruisent des forêts anciennes qui constituent dimportants habitats
pour les animaux sauvages. Si tous les permis dexploitation demandés étaient
accordés, lexploitation des sables bitumineux couvrirait un territoire aussi vaste
que celui de la Floride ».
Ce nouvel exemple de course à lénergie, sajoute à celui de la forte
expansion de la production des agrocarburants. Expansion dont les conséquences
environnementales savèrent être, elles aussi, très néfastes, comme
lillustre laccélération de la déforestation en Amazonie. Le charbon, autre
ressource énergétique pas vraiment propre connaît aussi un boom non négligeable,
actuellement la production mondiale progresse denviron plus de 300 millions de
tonnes par an.
La planète risque de devoir attendre encore pas mal de temps avant de pouvoir respirer à
nouveau.
"Oil smoke & mirrors" dépeint la culture de notre politique mondiale qui
tragiquement, et pour quelque raison que ce soit, se dissocie complètement de ses valeurs
fondatrices. Si les opinions présentées dans ce film peuvent demblée paraître
peu rassurantes, il est une certitude que les défis évoqués ne peuvent être relevés
et surpassés, seulement, et seulement si nous trouvons le courage de leur faire face. »
Les intervenants : Richard Heinberg (Auteur de "The Oil Depletion Protocol"),
Julian Darley (Fondateur de linstitut "Post Carbon"), Michael Meacher
(Parlementaire, et ancien ministre britannique de lenvironnement), Colin
Campbel (Géologue et membre de lAssociation for the Study of Peak Oil and Gas),
Chris Sanders (Economiste politique, membre de Sanders Research Associates), Paul Roberts
(Journaliste, Auteur de "The End of Oil").
Pour visionner le film : http://www.reopen911.info/11-septembre/oil-smoke-mirrors-vo-st-fr/
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