| Toxiques |
| Le
perchloréthylène des pressing est un probable cancérogène |
| Maux
de tête, vertiges, nausées, pertes de mémoire, irritation des voies respiratoires :
inhalé, le perchloréthylène, un solvant utilisé comme dégraissant pour le nettoyage
à sec, a des effets certains sur la santé. Il favoriserait même l'apparition de cancers
du foie, des reins, de la vessie, de l'oesophage et du col de l'utérus. Or « des mesures
réalisées dans des immeubles abritant des pressings ont montré la possibilité de
contamination par le perchloréthylène des appartements situés dans ces immeubles »,
note la Direction de la prévention des pollutions et des risques, rattachée au
ministère de l'Écologie, dans un courrier adressé en janvier aux préfets. |
La
secrétaire d'État à l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a décidé d'une
opération «coup de poing » l'été prochain. Deux cents établissements, sur les 7 500
existants, seront visités.
Trois obligations règlementaires vont être particulièrement contrôlées. D'une part,
les inspecteurs devront s'assurer que la ventilation des pressings est bien totalement
indépendante des canalisations ou des systèmes de ventilation des habitations alentours.
Ils auront aussi à vérifier que les machines de nettoyage à sec sont étanches, et que
l'installation est munie d'un séparateur pour éviter la présence de solvants dans les
eaux usées. Enfin, il leur reviendra de mesurer les rejets dans l'atmosphère, qui ne
doivent en aucun cas occasionner des odeurs « gênantes pour le voisinage », et ne
peuvent dépasser 20 g de solvant halogéné par kilo de linge.
Mais dans un contexte de suspicion exacerbée, c'est l'usage même du perchloréthylène
qui est en cause. Ce solvant n'est considéré que comme cancérogène possible par
l'Union européenne, mais le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) le
croit plus dangereux, et l'a classé parmi les cancérogènes probables. Et certains
scientifiques soulignent opportunément qu'il existe, pour les pressings, des produits de
substitution moins nocifs.
Cette affaire rappelle en tout cas celle des vapeurs d'essence émises à proximité des
stations-service. L'UFC-Que Choisir avait relevé en 2006 à Paris des teneurs très
élevées en benzène, un cancérogène certain selon le CIRC. Une opération de contrôle
des stations-service serait d'ailleurs programmée pour 2009 par les autorités
sanitaires. |
| Voir : magazine
"Que Choisir" |
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| 21 février 2008 |
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