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les autres thèmes d'actualité déjà traités

Tremblement de Terre en Asie du Sud-Est

Respecter la planète, respecter l'humain, par JP-S
Historique : Des phénomènes anciens et redoutés
Pas de trace d'animaux morts au Sri Lanka
Pouvait-on éviter les morts du tsunami ?, par Michel Collon
Vu des Etats-Unis, selon Time
Urgence de sens (témoignage), par Augustin Brutus
Via Campesina lance une initiative internationale, par V.C présidé par José Bové
Pour l'Asie : un prélèvement fiscal mondial exceptionnel ! par ATTAC
Solidarité populaire avec les populations victimes, liste d'ONG
La vraie nature des catastrophes naturelles, par Serge Fitz
Controverses: Vos dons serviront à rembourser leur dette, sauf si… , par R.Voltaire
Scénarios catastrophe plus près de chez nous par Jean-Marc Brisy
Décryptage, un mois après: La science face à un séisme exceptionnel par Cyrille Vanlerberghe
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Le tremblement de terre en Asie et ses terrifiantes conséquences sur la population nous rappellent d'une manière fulgurante que la planète Terre est un organisme vivant tout comme l'univers dans lequel elle se meut. Rien n'est figé, ni définitivement stable et l'être humain, embarqué sur ce fabuleux "vaisseau" a une immense responsabilité morale et matérielle, spirituelle à son égard: celle de tout faire pour concourir à l'équilibre et à l'harmonie, celle de ne rien faire -collectivement ou individuellement- qui pourrait générer de nouveaux et cruels déséquilibres. Sinon, on le voit, la Terre se rebelle, hurle, crie.

Et cela n'arrive pas qu'ailleurs et aux autres. Aucune zones de la planète qu'elle se trouve en Orient ou en Occident n'est à l'abri. L'Europe est concernée tout comme les autres continents. Avec ce tremblement de terre sous-marin l'axe de la Terre a bougé, accélérant le mouvement ovaloïde de tournoiement de notre planète et donc de modification de l'exposition aux rayons solaires entraînant inéluctablement d'importantes modifications des climats, niveaux d'eaux, fécondations des sols, zones habitables.

La course effrénée aux pompage des ressources du sous-sol entraîne une accélération des frottements des plaques tectoniques, privées d'un "coussin" naturel d'amortissement des tremblements. La course effrénée à la domination économique du monde entraîne, par une sur-production polluante, une accélération de la rupture des équilibres climatiques et des équilibres agricoles nourriciers. Et avec elle l'apparition de nouvelles maladies qui déciment des millions d'êtres humains, de mauvaise alimentation devenue de la "bouffe" qui stérilisent les potentiels des sols et de l'individu.

Lorsqu'une organisation de sociétés humaines (système politique) organise le vampirisme de quelques-uns (états serviteurs d'intérêts privés et égoïstes): ses conséquences nous interpellent et nous indiquent qu'il est grand temps de changer de plan de conscience, d'inverser les pseudo-valeurs prônées de  compétition, de guerre économique, d'opposition entre les peuples et les salariés de tel ou tel pays, de nivellement des différences créatrices par le clonage psychologique, de standardisation des esprits et modes de vie dont le modèle Etats-Uniens serait le summum.

L'émotion est grande et les médias s'emploient à faire de l'audimat à l'instar de la guerre "préventive" lancée contre un pays désigné ennemi public, l'Irak: le catastrophisme en direct, le voyeurisme sans risque, le commentaire de salon, l'événementiel déconnecté des responsabilités, l'info émotionnelle en boucle pour exacerber les bons sentiments  tandis que le tiroir-caisse des profits se remplit tant pour les médias audiovisuels que pour les annonceurs, dédouanant au passage les pseudos informateurs et leurs maîtres.

Il est grand temps que le pouvoir créateur et de transformation que possède l'humain soit, comme le rappelait il y a peu un ministre brésilien, internationalisé et placé sous les auspices du bien commun pour favoriser le développement harmonieux de la planète et de ses habitants insérés dans le champs de conscience de l'univers.       JPS

 


Historique : Des phénomènes anciens et redoutés


Du fait de leur caractère destructeur, les tsunamis ont anéanti des communautés entières vivant le long des côtes. L'événement le plus ancien connu a provoqué la destruction de la civilisation minoenne en Méditerranée (1480 av. J.-C.). Ailleurs, les premiers documents japonais relatifs à ces phénomènes remontent à l'an 684. De violents tsunamis ont aussi frappé le Chili en 1562 et l'Alaska en 1788. Le premier raz de marée enregistré aux îles Hawaï remonte à 1821. Plus près de nous, depuis cent ans, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, précise le Laboratoire Tsunami à Novossibirsk (Russie) et 17 % d'entre eux se produisent près du Japon. Ensuite, les régions les plus touchées par ces phénomènes sont l'Amérique du Sud (15 %) ; les îles Salomon et la Nouvelle-Guinée (13 %) ; l'Indonésie (11 %) ; les îles Kouriles et le Kamtchatka (10 %) ; le Mexique et l'Amérique centrale (10 %) ; les Philippines (9 %) ; la Nouvelle-Zélande et Tonga (7 %) ; l'Alaska et les côtes ouest du Canada et des Etats-Unis (7 %) ; Hawaï (3 %).

Cette région asiatique du globe est en effet particulièrement exposée aux secousses sismiques. De l'île de Sumatra à la partie ouest de la Nouvelle-Guinée. Là, le long de la côte ouest de l'archipel indonésien existe un large système de failles - notamment la grande faille de Sumatra - produites par l'affrontement de deux plaques tectoniques : la plaque indo-australienne, celle-là même qui, à des milliers de kilomètres de là, a fait surgir les sommets himalayens, et la plaque eurasienne sous laquelle elle s'enfonce à une vitesse de plus de 5 à 6 cm par an.

Bien entendu, cette "plongée" - ou subduction - ne se fait pas de façon continue mais par à-coups qui se traduisent par des tremblements de terre plus ou moins violents. De cette activité naissent aussi de très nombreux volcans aux éruptions meurtrières et de puissantes secousses telluriques comme celle qui, en décembre 1992, a provoqué un important raz de marée et provoqué la mort de 1 500 personnes sur l'île de Flores, dans le sud de l'archipel.

La vague qui vient de frapper le Sud-Est asiatique résulte d'une rupture de l'écorce terrestre sur une longueur d'au moins 1 000 km, selon l'USGS. De quoi mettre en branle une formidable masse d'eau qui s'est ruée à l'ouest vers l'Inde, le Sri Lanka et les Maldives et à l'est vers Sumatra, la Thaïlande et la Malaisie.

En pleine mer, ce phénomène présente en principe peu de danger du fait de la profondeur de l'océan - plusieurs milliers de mètres - qui amortit les choses. Mais, à l'approche des côtes, du fait du relèvement des fonds marins, l'eau s'accumule et la vague prend de la hauteur.

Un mur d'eau de 5 à 10 mètres ce dimanche pour le raz de marée de Sumatra, mais une vague plus gigantesque encore pour celle qui frappa le Japon en 1703 et fit 100 000 victimes, et celle qui, en 1883, a atteint une hauteur de 35 m après l'explosion du volcan Krakatoa. Bilan : 36 000 morts dans la région de Java et Sumatra et le bateau de guerre hollandais Berouw emporté par la vague à plus de 3 kilomètres à l'intérieur des terres.

 


Pas de trace d'animaux morts au Sri Lanka

COLOMBO (Reuters) - Les responsables sri-lankais de l'environnement n'en reviennent toujours pas: le pire raz-de-marée qu'ils aient jamais connu a fait des dizaines de milliers de morts, mais nulle trace de cadavres d'animaux.

Les vagues géantes de dimanche ont pénétré jusqu'à trois kilomètres à l'intérieur des terres dans le Parc national de Yala (Sud-Est), la plus grande réserve naturelle de l'île abritant des centaines d'éléphants sauvages et plusieurs léopards.

"Ce qui est étrange, c'est que nous n'avons trouvé aucun animal mort", a déclaré à Reuters H.D. Ratnayake, directeur adjoint du ministère de l'Environnement.

"Aucun éléphant n'est mort, on n'a même pas retrouvé un cadavre de lièvre ou de lapin. Je pense que les animaux peuvent anticiper ce genre de catastrophe. Ils ont un sixième sens. Ils le savent à l'avance."

Le tsunami, déclenché par un séisme survenu dimanche au large de l'île indonésienne de Sumatra, dans l'océan Indien, a projeté des vagues atteignant pour certaines cinq mètres de haut sur les côtes Est, Sud et Nord du Sri Lanka, inondant des villages entiers, détruisant des hôtels et semant la mort et la dévastation.

Nous avons encore bien d'autes qualités et “ intuitions ” à (re)découvrir



Pouvait-on éviter les morts du tsunami ?

Oui, disent les scientifiques. En plaçant, comme ils l'avaient demandé, deux 'tsuna-mètres' (bouées dotées de sismographes) pour mesurer l'impact des tremblements de terre. Les risques de l'Océan Indien étaient connus.
Compliqué ? Non. Depuis cinquante ans, les Etats-Unis ont installé six tsuna-mètres pour protéger leurs côtes. Cher ? 250.000 $ pièce. C'est que coûte la machine de guerre du Pentagone à chaque seconde (1,5 milliard $ par jour). Trop cher quand même ? Oui. Les scientifiques n'avaient pas obtenu les crédits. Combien vaut une vie humaine dans notre système ?

Ce n'est pas tout. Il semble que les autorités d'Asie auraient pu être prévenues. En effet, les scientifiques travaillant pour la National Oceanic & Atmospheric Administration des Etats-Unis ont averti bien à l'avance la base militaire US de Diego Garcia, qui n'a guère subi de dommages. Mais il semble qu'ils n'ont pas décroché un téléphone pour avertir les gouvernements d'Asie, selon les accusations de deux citoyens US (*). Ils auraient juste envoyé un mail en Indonésie sans s'occuper de la suite.
Si elles avaient été averties, les victimes auraient pu se retirer vers l'intérieur ou se placer en hauteur. 10 ou 15 mètres faisant la différence entre la vie et le désastre. Comment expliquer ce mépris pour les vies du tiers monde et des simples touristes ?
Bien sûr, les gouvernements locaux et les gouvernements des pays riches peuvent aussi être montrés du doigt pour n'avoir pas financé ces 'tsunamètres'. Et ce n'est pas la première fois qu'on installe une industrie touristique dans une zone à risque.

En ces moments tragiques, que va faire l'homme le plus puissant du monde ? Bush a jeté une aumône de 15 millions $. Soit un millième de ce qu'il a dépensé contre le peuple irakien. Mais bien sûr, la guerre rapporte gros aux multinationales, la guerre permet d'intimider et de maintenir leur domination sur le monde.

Ce désastre nous donne à réfléchir :
1. Oui, les catastrophes sont naturelles, mais la plupart de leurs conséquences humaines pourraient être évitées ou diminuées. Question de priorité dans les dépenses.
2. Une société où la science et la technologie sont si développées et ne servent pas, n'est-elle pas une société absurde ?
3. A quoi faut-il consacrer des milliards ? A faire la guerre ou à sauver des vies ?
4. Le savoir peut-il rester monopolisé dans les pays riches ? Les experts et les connaissances nécessaires existaient, mais au mauvais endroit. Car les cerveaux sont achetés comme de vulgaires marchandises et monopolisés.
5. Un autre monde est non seulement possible, mais indispensable. Celui qui remplacera la dictature du profit maximum des multinationales par la coopération et la solidarité entre les peuples.

(*) Communiqué de l'International Action Center (USA), Sara Flounders et Dustin Langley, en version anglaise sur le site :
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2004-12-30%2011:30:09&log=invites

 


Vu desEtats-Unis selon Time


le New York Times estime jeudi que les Etats-Unis sont «pingres» dans leur aide promise aux sinistrés des raz-de-marée qui ont ravagé dimanche plusieurs pays d'Asie du Sud et du Sud-Est.
Dans un éditorial intitulé «Sommes nous pingres? Oui», le quotidien new-yorkais souligne que les 15 millions de dollars d'aide initialement annoncés par les Etats-Unis représentent«moins de la moitié de ce que le parti républicain va dépenser pour les festivités de l'investiture» du président George W. Bush pour son deuxième mandat, fin janvier.
«Même les 35 millions de dollars» au total, promis ensuite par M. Bush mercredi,
«ne représentent qu'une goutte d'eau de misère dans l'océan et correspondent au budget pitoyable que les Etats-Unis consacrent à l'aide non-militaire à l'étranger», s'indigne le journal.
«Selon un sondage, la plupart des Américains croient que les Etats-Unis dépensent 24% de leur budgetà l'aide aux pays pauvres, alors que le pays y consacre moins de un quart de 1%», affirme le quotidien qui met également en cause les aides annoncées et jamais versées.
«En 2002, M. Bush a annoncé (...) une aide de cinq milliards de dollars par an aux pays africains pour l'assistance au développement, mais n'a pas encore dépensé un seul dollar», ajoute le journal.


Urgence de sens (témoignage)

 

"Nous sommes le 31 Décembre au matin, il est 7 heures.  Je suis revenu au bureau après des visites de terrain avec les animateurs de INDP et de la BRWD.

Nous prenons un moment pour recouper les informations des officiels, des journaux avec les donnés du terrain avant de repartir à nouveau. J’en profite pour ma part pour vous répondre et pour envoyer des extraits de presse en anglais .  Au cours de la réalisation du « rapport citoyen » dans le cadre de la célébration des 50 ans de l’indépendance de l’Inde nous avions interviewé  M. Balambikkai étudiante âgée de 19 ans  qui nous avait dit entre autre « nous vivons sur la côte nous ne savons pas quand la mer nous submergera !!  ».

 

Ce sont ces mots qui nous sont revenus en mémoire quand l’océan pacifique s’est déchaîné le 26 décembre 2004 au matin. La furie a duré quelques minutes qui ont suffit pour avaler des centaines de personnes et pour mettre à la rue des milliers d’autres.

 

Chacun des survivants à sa manière a pu expérimenter sa petitesse et la fragilité du souffle de vie qui l’ anime.

« La nature reprend ses droits » ont dit certains en prenant conscience de la prétention à vouloir tout dominer et tout contrôler et de l’arrogance qui peuvent monter à la tête des êtres humains.

 

La solidarité s’est exprimé de suite sans attendre les consignes officiels et  les gens ont collecté vêtements,   préparé des repas et se sont porté volontaire pour les recherches et les évacuations.

Nous avons été agréablement surpris de voir que ce sont toujours les plus pauvres qui ont fait le plus et dans la dignité en offrant des  habits neufs ! 

 

Le système de castes continue de hanter cette fois ci les camps de réhabilitation, même lors des tragédies

En effet nous avons été surpris de trouver les pêcheurs divisés en pêcheurs dalit et pêcheurs non dalits avant d’être abrités dans les écoles, les salles de mariage ou des anciens fermes d’élevage avec ou sans   eau potable, toilettes et  espaces libres  suivant donc le statut social !

. Certains se trouvent nourris trois fois par jour,d’autres qui mangent une fois par jour et qui manque  d’eau potable.

 

Un de nos correspondants européens au téléphone nous disait que l’inde avait refusé toute aide extérieure. On ne peut qu’être fier en l’entendant quand on sait que le problème n’est pas un problème de finances  mais de distribution et de partage équitable en temps d’urgence comme en temps normal.

 

Il y a toujours les politiciens, les sectes et les Ongs qui profitent de pareilles situations pour se placer. Il y a une logique à définir pour parer à l’urgence et en même temps préparer la suite ; même les victimes le réclament  haut et fort. 

 

Nous essayons avec nos moyens limités et dans ce gros remue ménage de ne pas perdre nos repères pour nous mêmes et les populations. Nos intervenons sur le plan psychologique dans le cadre des aides médicales; aspect un peu négligé mais qui fait de gros dégâts et sur le plan d’aide légale pour permettre de construire l’avenir et d’utiliser l’aide offerte.

 

L’année 2004 a volé la vie de beaucoup d’enfants en inde . Nous sommes à l’heure que je vous écris en état alerte. 2005 doit nous réserver sans doute bien des défis pour nous les indiens mais aussi pour d’autres populations de par le monde. Des défis qu’il faudra relever  avec courage, fermeté et dignité ;  en restant  orienté dans la mesure de nos moyens et de nos possibilités  vers les quelques principes éthiques de base. Pour que engloutit  ou pas par une vague nous puissions dire « Ma vie a eu un sens    ».

Que 2005 puisse nous rapprocher un peu plus dans la recherche de la justice et  du  bonheur pour tous .

 

Augustin Brutus"

 

 


 

Via Campesina lance une initiative internationale

Via Campesina lance une initiative internationale pour recueillir des fonds afin de venir en aide aux communautés frappées par la catastrophe du raz-de-marée en Asie. Via Campesina (réseau international de mouvements paysans, de familles paysannes, d'ouvriers agricoles, de peuples indigènes, et d'organisation de paysans sans terre ainsi que d'autres mouvements ruraux), lance un appel à la solidarité avec les millions de personnes affectées par le désastre du tsunami en Asie du Sud-Est. Via Campesina lance une campagne internationale de collecte de fonds en solidarité avec les communautés locales de pêcheurs et de paysans pour leur permettre de mettre en place leurs propres actions de secours et de reconstruction en s'appuyant sur les organisations locales.

Nous faisons appel à vos dons pour permettre dans un premier temps de répondre à l'urgence en fournissant une aide alimentaire, de l'eau potable, des abris et des médicaments aux familles de paysans et de pêcheurs frappées par le raz-de-marée et, dans un deuxième temps, leur offrir les moyens de reconstruire leur communautés et leurs moyens de subsistance.

Pour Via Campesina, les secours qui doivent être mis en place doivent impliquer activement les communautés paysannes et les communautés de pêcheurs. Les organisations locales doivent jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation et la définition des actions à entreprendre. Via Campesina veut donner à ces communautés et à leurs organisations le support politique dont elles ont besoin pour obtenir les fonds nécessaires à cet effort de reconstruction. Les sommes que nous recueillerons dans le cadre de cette campagne seront destinées essentiellement à renforcer les communautés locales afin de leur permettre de jouer ce rôle clé.

Le succès des actions de secours entreprises par la société civile lors de catastrophes précédentes en Amérique latine, en Asie et en Afrique, contraste avec l'inefficacité des secours mis en place par les gouvernements. Ces actions concrètes ont souvent renforcé les organisations locales de la société civile en permettant à groupes jusque là marginaliser de prendre le contrôle de leur propre vie.

Travaillons tous ensemble pour aider ceux frappés aujourd'hui, et faisons le d'une manière qui renforce les communautés paysannes et des communautés de pêcheurs.

Aux morts sans nombre, viennent s'ajouter les millions de personnes déplacées, et les centaines de milliers de personnes qui ont perdu leur maison, leur matériel de pêche, leurs outils agricoles.
Les pêcheurs n'ont plus de barques ni de filets; les paysans ont perdu leurs bêtes et leurs terres sont contaminées, leurs récoltes ont été détruites. Vos dons leur permettront de se relever peu à peu.

Exemples d'action qui sont déjà en cours : En Indonésie, la fédération nationale indonésienne des organisations paysannes (FNIOP), membre de Via campesina, avec d'autres organisations non-gouvernementales de la société civile, a mis sur pied une équipe de secours qui travaille actuellement dans la région de Aceh où l'on dénombre plus de 25 000 morts et des dizaines de milliers de blessés et de sans-abri, ainsi que dans le nord de Sumatra (cinq mille morts) ou d'une distribution de vivres ont commencé. L'équipe mise en place par la FNIOP participe au secours et à la recherche de personnes disparues. Au Sri Lanka, pays le plus fortement touché par le tsunami, l'organisation nationale des pêcheurs (National Organization of Fisherfolk (NAFSO) a envoyé cinq équipes de secours dans les zones les plus durement frappées pour venir seconder les populations locales dans leurs efforts de reconstruction.

 


 

Pour l'Asie : un prélèvement fiscal mondial exceptionnel ! (ATTAC)

« Il faut soigner d'abord et comprendre ensuite », disait Albert Camus dans La Peste. Tel est en effet l'objectif à atteindre d'urgence face à la tragédie provoquée par la vague géante qui a causé des centaines de milliers de morts et de blessés en Asie, des millions de sans abri et des pays entiers dévastés.
Calés dans nos fauteuils, nous regardons en direct à la télévision, et pour ainsi dire comme si nous y étions, les images du drame. Par solidarité et compassion vraies, de nombreuses personnes ont envoyé ou enverront un chèque aux organisations humanitaires. Elles ont eu raison, et tout doit être fait pour amplifier l'effort. Mais est-ce suffisant ? Peut-on en rester là ? Que faire de plus ? Nous devrions sérieusement méditer sur les hypocrisies de l'époque. Et agir en conséquence.
Quelque chose en effet ne va pas dans l'attitude des médias et les commentaires faits par la plupart des responsables politiques : cette catastrophe hors de toute mesure n'est pas pensée. Réduite à une comptabilité et à des images macabres, elle est présentée comme une fatalité du destin justifiant toutes les impuissances présentes, passées et futures des autorités publiques nationales et internationales. Devant cette opération de lobotomie médiatique, quelques vérités sont bonnes à rappeler.
D'abord, acceptons d'admettre que les morts d'un jour valent les morts de tous les jours. Certes, la démesure du séisme, sa soudaineté, sa localisation géographique, la symbolique biblique du déluge qu'il portait au moment des fêtes ne pouvaient qu'entraîner le choc et l'émotion. Mais n'oublions pas ceci : chaque jour, selon la Food and Agricultural Organization (FAO), à cause de la faim et de la malnutrition, la mort fauche 25 000 vies, principalement des enfants. Rappeler cette réalité vise nullement à relativiser la tragédie que nous connaissons aujourd'hui en Asie. On ne peut pas subir, chaque jour, un choc émotionnel d'une même intensité pour des drames diffus, atomisés sur l'ensemble de la planète, résultant d'une lente agonie, difficiles à traduire en scoop d'images médiatiques. Peut-être ces affamés pourraient-ils consentir, pour leur propre bien, à un effort supplémentaire et se mettre d'accord pour disparaître le même jour ? Le total fait 9 millions, ce serait le record toutes catégories. Alors seraient sans doute réunis les 40 milliards de dollars nécessaires annuellement, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin de réaliser et de maintenir l'accès universel à l'éducation de base, à l'eau potable et à des infrastructures sanitaires, ainsi, pour les femmes, qu'aux soins de gynécologie et d'obstétrique.
Reconnaissons, ensuite, que l'aide annoncée par les gouvernements et les instances internationales est ridiculement dérisoire. Le vendredi matin du 31 décembre, 500 millions de dollars avaient été réunis, alors que l'Organisation des nations unies (ONU) estime les besoins à plusieurs milliards. Les Etats-Unis ont annoncé 15 millions de dollars d'aides, puis, devant les protestations que suscitait cette contribution grotesque, 20 millions supplémentaires ont été ajoutés (25 millions d'euros au total). Par comparaison, Monsieur Bush vient de demander au Congrès américain une rallonge budgétaire de 80 milliards de dollars pour financer la guerre en Irak, qui en coûte 150 millions par jour. Par comparaison encore, les 400 plus gros contribuables des Etats-Unis d'Amérique ont eu un revenu brut, avant impôts, de 70 milliards de dollars en 2000, dont 50 milliards provenant de revenus en capital : dividendes, intérêts, plus-values. Ce chiffre ne reflète pourtant pas le véritable revenu de ces personnes : ni leur revenu brut, ni leur revenu imposable. Leur revenu brut est inférieur à la réalité car il ne comptabilise pas les milliards de dollars qui sont allés dans les paradis fiscaux. Leur revenu imposable est également inférieur à ce qu'il devrait être, car de nombreux revenus bénéficient d'exonérations fiscales : les intérêts sur les obligations d'Etat, les primes d'assurance-vie, les cotisations aux fonds de pension... Mais il y a plus. Ces très riches contribuables n'en ont jamais assez. Alors que leur taux d'imposition était de 29,93 % en 1995, ils sont parvenus à le faire baisser, avec l'aide d'un gouvernement complaisant, à 22,29 % en 2000.
La France, avec 40 millions d'euros d'aides versées, n'est pas en mauvaise position. Nous ne pouvons que nous réjouir de constater qu'ainsi notre pays va dépasser la somme engloutie pour le sacre de Monsieur Sarkozy à la tête de l'UMP (12 millions). Cependant, et sans vouloir faire injure aux amateurs de football, on remarquera que l'achat de l'exclusivité des droits de rediffusion du football français par Canal + a coûté 600 millions d'euros à cette chaîne.
En outre, l'instrumentalisation politique de la tragédie est désormais lancée. La concurrence, ce principe fondateur de l'idéologie néolibérale, s'est même étendue à l'aide humanitaire. Nous assistons à une sorte d'enchères, chaque pays voulant, dans des limites évidemment « raisonnables », ne pas donner le moins, et chaque jour annonce une nouvelle offre. Certes, ces aides, dont on ne doute pas qu'elles viennent du fond du coeur, vont probablement grossir, et c'est tant mieux. Mais, sauf mobilisation populaire, elles resteront très loin des besoins. L'initiative de Monsieur Bush de constituer une « coalition internationale d'aide humanitaire » avec l'Inde, le Japon et l'Australie, dotée de sommes et de moyens dérisoires, n'a pour but que de contourner et d'humilier l'ONU, c'est-à-dire la seule source de droit international. La coopération internationale, pour coordonner efficacement les efforts n'a, à aucun moment, été le premier réflexe des élites mondialisées.
Et l'Europe ? Où est l'Europe ? Un obscur factotum a annoncé, dans un premier temps, une aide de 3 millions d'euros. Se rendant compte que la somme était significativement médiocre - cette seule prise de conscience montre qu'il ne faut pas désespérer de l'Europe -, 30 millions d'euros ont été accordés en plus. Rien n'est plus symbolique que cette attitude incroyable de l'Union européenne. Il est vrai qu'un des articles du traité constitutionnel stipule que « le budget de l'Union est, sans préjudice des autres recettes, intégralement financé par des ressources propres ». Cela signifie que l'Union européenne, contrairement aux particuliers, aux entreprises et aux Etats, ne peut emprunter. Or l'emprunt permet l'investissement dans les grands travaux d'infrastructures publiques, que ce soit en Europe ou au titre de la solidarité internationale. Cette castration politique de l'Europe, dont nous avons aujourd'hui un exemple emblématique, ne pourra que renforcer notre détermination!
 à assurer le succès du « non » lors du référendum sur le traité constitutionnel.
Et le marché ? Où est le marché ? Car cette interdiction faite à l'Europe d'emprunter pour investir dans les équipements publics, a été décidée au nom du marché. On nous explique en effet, ad nauseum, que le libre jeux des marchés, sans entrave, et particulièrement dans le domaine de la finance, permettrait une « allocation optimale des ressources ». Si c'était vrai, nous aurions dû voir affluer en Asie, immédiatement et spontanément, des masses de capitaux - une sorte de tsunami financier - pour aider au redressement de la région. Hélas ! Hélas ! Les morts, les blessés et les sans abri ne sont pas solvables, et aucun capital ne pourra fructifier dans ces conditions. Dans les grands moments, ceux qui façonnent la collectivité humaine, le marché est toujours défaillant. C'est bien la volonté politique qui compte, et c'est elle que la mobilisation populaire doit restaurer.
D'autant que pendant le drame, les affaires continuent. Aucune morale, aucune retenue, aucune décence n'est de mise, c'est business as usual. Certes, les tsunamis ont tué des dizaines de milliers de personnes, dévasté des pays entiers, mais les Bourses d'Indonésie et d'Inde battent des records, portées par un climat économique jugé favorable. Selon Eddie Wong, analyste en chef pour l'Asie chez la banque ABM Amro : « Les dommages subis par les bons hôtels ne semblent pas graves et il y a aussi des gagnants en termes économiques, tels que les producteurs de ciment ». On pourrait ajouter aussi les cercueils ! Alors voici une idée d'action immédiate : fermez d'urgence vos comptes bancaires chez ABM Amro, si vous en avez, et transférez-les à la Poste, tant qu'elle existe encore !
Devant cette nouvelle faillite des élites mondialisées, la mobilisation des citoyens et des peuples pourrait s'organiser autour de cinq objectifs : un prélèvement fiscal mondial exceptionnel préfigurant une véritable fiscalité mondiale ; l'augmentation de l'aide publique au développement ; l'annulation de la dette publique des pays pauvres concernés par la catastrophe ; la coordination internationale des services publics pour reconstruire les pays dévastés ; la mise en place dans la région de systèmes d'alerte des catastrophes.
Un prélèvement fiscal mondial exceptionnel. Il est largement temps d'imaginer une fiscalité internationale pour réduire la fracture qui va croissant entre le Sud et le Nord. L'exigence d'une fiscalité globale, au plan mondial, s'impose pour répondre, notamment, à des catastrophes comme celle de l'Asie. Les possibilités techniques sont nombreuses :
-  Taxe sur les transactions financières dont le modèle est la taxe Tobin qui vise les transactions sur les monnaies (elle peut néanmoins être étendue à l'ensemble des transactions financières). L'actuelle administration américaine rend difficile une avancée dans ce domaine. C'est de l'Union européenne que l'initiative devrait venir. Elle a, en effet, la puissance économique et financière pour mettre en ¦uvre, de manière unilatérale, de telles taxes. A un taux de 0,1 %, cette taxe rapporterait 110 milliards de dollars.
-  Taxe unitaire sur les bénéfices : quel que soit le pays ou la région du monde où s'installe une entreprise transnationale, elle sera soumise au même taux d'imposition sur ses bénéfices. Cela limitera très fortement l'évasion et la fraude fiscales.
-  Taxe sur les investissements directs étrangers (IDE) qui viserait à s'opposer à l'évasion fiscale en freinant le choix de pays à faible fiscalité, et à l'érosion des droits des salariés dans les pays d'accueil. Un taux de 15 % sur une assiette de 800 milliards rapporterait 120 milliards de dollars.
-  Impôt sur la fortune. On peut taxer le stock, sur le modèle français, ou son revenu, sur le modèle américain (les 1 % les plus riches ont autant que les 57 % les plus pauvres). Un taux forfaitaire de 1 % appliqué à 5 000 milliards de dollars donnerait 50 milliards.
-  Taxe sur les émissions de carbone qui devra fortement inciter les producteurs à réduire leurs émissions. Un prélèvement de 21 dollars par tonne de contenu en carbone rapporterait 125 milliards de dollars.
Il est évident que la mise en place de telles taxes demandera des années. Sans attendre, pour faire face à l'urgence, un prélèvement exceptionnel pourrait être décidé par la communauté internationale ou, par défaut, par l'Union européenne. Il pourrait correspondre, pour donner un exemple concret, à 0,05 % de la capitalisation boursière mondiale (nombre d'actions cotées en Bourse à l'échelle mondiale, multiplié par la valeur de ces actions) qui s'élevait, fin 2002, à 20 000 milliards d'euros. Un tel prélèvement exceptionnel rapporterait 10 milliards d'euros. Personne ne pourra croire qu'il mettra les actionnaires à genou et qu'il suscitera la panique sur les marchés financiers. Prenons l'exemple d'un actionnaire de Renault. Le 31 décembre 2004, l'action cotait 61,55 euros. Avec le prélèvement de 0,05 %, ledit actionnaire versera 3 centimes d'euros ! Ainsi les marchés financiers seront-ils punis (modestement) par là où ils ont péché. Ils sont en effet responsables de la crise !
financière qui s'est abattue sur l'Asie en juillet 1997. En quelques mois le chômage était multiplié par 4 en Corée, par 3 en Thaïlande, par 10 en Indonésie. Au total, 12 millions de chômeurs supplémentaires étaient comptabilisés dans la région. La cause de cette crise ? Une libéralisation « au pied de biche » des marchés financiers dans ces pays, sous l'impulsion du Fonds monétaire international (FMI), qui a attiré des masses de capitaux spéculatifs. Comme d'habitude, le FMI et le Trésor américain croyaient que cette libéralisation aiderait ces pays à se développer plus vite. Mais les pays asiatiques n'avaient aucun besoin de capitaux supplémentaires de cette nature, leur taux d'épargne était très élevé. Ce ne serait donc que justice de faire payer ceux qui ont déjà, en toute impunité pour l'instant, appauvris cette région.
L'augmentation de l'aide publique au développement. Selon l'OCDE, elle était en 2003, pour les USA, de 0,1 % du Produit national brut (PNB), soit 16 milliards de dollars ; pour le Japon de 0,2 % ; pour la France de 0,4 % ; contre 0,7 % auxquels ces pays s'étaient engagés dans la déclaration du millénaire. Il est urgent d'atteindre les objectifs fixés qui permettraient de collecter 49 milliards de dollars.
L'annulation de la dette publique des pays pauvres concernés par la catastrophe. Le Canada a décidé un moratoire unilatéral de la dette publique de certains pays à son égard. L'Allemagne, de son côté, a proposé un moratoire de la dette de l'Indonésie et de la Somalie auprès du Club de Paris (groupe des pays créanciers). Actuellement, pour ne prendre que quelques exemples, la dette de l'Indonésie est de 131 milliards de dollars, de 58 milliards pour la Thaïlande et de 11 milliards pour le Bangladesh. La perspective doit être clairement d'aller vers l'annulation de la dette publique des pays les plus pauvres de la région, même si, dans un premier temps, des moratoires et des réductions des créances sont toujours bons à prendre. Nous aurons tous les yeux tournés vers le Club de Paris qui doit se réunir le 12 janvier.
Coordination internationale des services publics pour reconstruire les pays dévastés. L'esprit de service public est capable de soulever des montagnes. Si, dans chaque pays, les services des Postes, de l'électricité et du gaz, des chemins de fer, des télécommunications, de l'eau, de l'éducation, de la santé, etc., se concertaient à l'échelle internationale (les organisations syndicales peuvent puissamment y contribuer), l'aide d'urgence et la reconstruction des pays dévastés serait assurée. Des moyens et des agents seraient détachés sur place. Les anciens services publics, qui ont été privatisés, verraient leurs moyens réquisitionnés par la puissance publique. C'est bien ce que font les gouvernements lorsqu'il y a la guerre...
Mise en place dans la région de systèmes d'alerte des catastrophes. Il se dit que la base militaire des Etats-Unis à Diego Garcia, située pourtant au sud du Sri Lanka, n'aurait pas été affectée par le tsunami. Elle aurait été prévenue par la National Oceanic & Atmospheric Administration. Celle-ci, pas plus que les militaires, n'aurait pensé à prévenir les gouvernements asiatiques concernés... La preuve serait ainsi administrée qu'un système d'observation et d'alerte aurait permis d'éviter le drame.
Le 6 janvier, l'ONU a convoqué une réunion internationale des pays donateurs. Le monde attend qu'y soient prises des décisions d'ampleur, à la mesure de la situation. Les 110 Chefs d'Etat qui ont soutenu récemment l'idée de taxes globales ont l'opportunité, au-delà de la simple déclaration d'intention - qu'il fallait faire néanmoins - de passer aux actes. Les Chefs d'Etat des 25 pays de l'Union européenne, devraient ensuite se réunir pour organiser, enfin, l'aide de l'Europe.
Oui ou non l'hypocrisie des bons sentiments va-t-elle cesser, et laisser la place aux vraies mesures susceptibles de répondre aux vrais problèmes ?

Le 2 janvier 2005

Par Jacques Nikonoff, président d'Attac France
Une version courte est parue dans Libération, le 4 janvier 2005.

 


 

Solidarité populaire avec les populations victimes

Si vous souhaitez envoyer une aide financière, sans oublier la responsabilité des états voyous:
- Secours Populaire - BP 3303 - 75123 Paris cedex 3, Site Internet : http://www.secourspopulaire.asso.fr/ -- Unicef - urgence séisme Asie du sud - BP 600 - 75006 Paris, Site Internet : http://www.unicef.asso.fr/ -- Médecins du monde - urgence Asie BP 100 - 75008 Paris, Site Internet : http://www.medecinsdumonde.org/ -- Handicap International/raz de marée - 69 361 Lyon cedex 07, Site Internet : http://www.handicap-international.org/esperanza/site/page_type/accueil.asp -- Croix Rouge Française - Séisme Asie - BP 100 - 75008 Paris site Internet : http://www.croix-rouge.fr/goto/index.asp -- Secours Catholique/Caritas France - Seisme Asie du Sud BP 455 - 75007 Paris, Site Internet : http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/une/index.php -- Médecins sans Frontière - BP 2004 - 75011 Paris, Site Internet : http://www.msf.fr/   -- CCFD - 4, rue Lantier 75001 Paris - Chèque à l¹ordre du CCFD «Urgence Asie» ou virement CCP 46 00 F - Paris
Site Internet : http://www.ccfd.asso.fr/ -- Action contre la Faim - 4 rue Niepce 75014 Paris; CCP 28 20 W Paris, Site Internet : http://www.acf-fr.org/ -- Secours islamique français - CCP 29 19 D Paris
Site INternet : http://www.secours-islamique.org/   -- Fondation de France - solidarité Asie du sud - BP22 - 75008 Paris - Care France - BP1 - 75009 Paris, Site Internet : http://www.fdf.org/jsp/site/Portal.jsp[b]


La vraie nature des catastrophes naturelles

Les catastrophes dites naturelles sont présentées  de nos jours comme inéluctables, même si la responsabilité de l’homme dans ce qu’il est convenu d’appeler les « changements climatiques » semble établie. En revanche, manque encore cruellement la prise de conscience de ce qu’est la nature profonde de la planète Terre sur laquelle nous vivons.

La mer et l’océan appartiennent à la Terre, les forêts appartiennent à la Terre, les oiseaux et les animaux appartiennent à la Terre, et l’homme appartient à la Terre.

Cette appartenance crée des liens. Si la terre souffre, l’homme entre en souffrance, Si les animaux souffrent, l’homme entre en souffrance,  Si la forêt  souffre, l’homme entre en souffrance,  Si l’océan souffre, l’homme entre en souffrance, car l’océan l’a enfanté, le végétal l’a nourri, et l’animal l’a accompagné dans ses travaux les plus pénibles.

La terre est une entité vivante. Dans les anciens temps, les liens que les hommes avaient tissé avec la Terre étaient emprunts  de sagesse et d’amour. L’arrivée, voilà deux milles ans, d’une religion dominatrice a dénigré ce rapport privilégié. Le culte d’un dieu solaire crucifié n’a pas su  ressusciter dans l’âme des terriens le respect et l’amour de la nature. L’attention portée au Ciel amena progressivement le dépréciation de la vie terrestre. Les rites dédiés à la Terre furent considérés comme « païens ». L’adoration du Ciel fit oublier la Création, comme si une fois créée , elle avait cessé de se recréer à chaque instant. Seuls les poètes et les artistes gardèrent le secret de la « présence divine » sur terre. Ils chantèrent et chantent encore la beauté des arbres, des fleurs, des oiseaux, des animaux sauvages et des lacs perdus dans les montagnes.

Science   sans conscience conduit a la perte. Si de nos jours l’écologie, « les verts » et Green Peace ont  apporté un contre poids à la dérive d’un monde industriel polluant et destructeur, leurs idées ne parviennent pas à toucher le cœur de la majorité des hommes. Pollutions et pillages du sous-sol continuent, sans que dans l’opinion publique, personne ne dise clairement : stop, assez, arrêtez ! La catastrophe annoncée par  les scientifiques éclairés n’est pas tant dans le réchauffement de la planète que dans la perte de conscience des individus de leur appartenance à la Terre. Comment les hommes peuvent-ils fabriquer dans leurs usines des bombes, des bombardiers, des mines anti personnelles, des poisons et le soir rentrer tranquillement chez eux pour s’occuper de leurs enfants… que ces mêmes bombes et ces mêmes poisons risquent un jour de conduire à la mort? Comment aucun organisme international ou national n’a proposé de loi pour interdire cette industrie mortifère ?

La geographie sacree. Si la violence s’exerce sur les humains par voie d’un arsenal de destruction, la Terre n’est pas exempte d’attaques analogues par l’industrie et les cultures intensives.  Ceux qui s’intéressent à la géobiologie savent que la terre se présente comme un organisme vivant avec ses réseaux énergétiques sacrés, ses points de ressourcement et ses zones pathogènes. La géographie sacrée explique comment les différents hauts lieux telluriques sont reliés les uns aux autres. Tout cela pour dire que la Terre n’est pas qu’un simple amas de roches refroidies ou en fusion. C’est un organisme vivant qui possède sa structure énergétique et son aura. C’est d’elle que dépend la vitalité des lieux. Or les niveaux énergétiques des régions varient en fonction de leur passé historique, de l’industrie implantée, et du comportement humain. Il y a donc un lien direct entre la manière de vivre et de produire d’une région et la santé de ses habitants ! Pour comprendre plus facilement de quoi il s’agit, on peut dire que l’univers terrestre se comporte à la manière d’une pile électrique dont l’électrode « plus » est le ciel et l’électrode « moins », la terre. Les géobiologues parlent de l’équilibre cosmo tellurique. Ces différences de polarité donnent lieu à des échanges énergétiques constants qui alimentent le Vivant . Lorsque dans les maisons, ces équilibres sont rompus, le lieu de vie devient pathogène par insuffisance d’énergie. Cette carence est due à la nature des constructions (béton armé) et à la présence des activités industrielles qui dénaturent les rapports cosmo telluriques comme c’est par exemple le cas des réémetteurs de téléphone sans fil et des radars.  Des répercutions sur la santé se font ressentir au bout de quelques années. Tout est en interaction !

Les réactions de la terre. Si on regarde la Terre avec les yeux de l’âme, on constate qu’elle souffre.  Les rationalistes diront et penseront  qu’il y a toujours eu des catastrophes, que ce qui se passe actuellement est dans l’ordre des choses. Certes, mais l’ordre naturel est bouleversé et chacun le ressent : le soleil ne « chauffe » plus comme avant, il « brûle ».  Il existe dans l’univers une loi de causes à effets.. Ce qui vient de se passer en Asie est éloquent. En lecture symbolique, la Terre se défend : l’océan refoule les hommes vers l’intérieur des terres, les pluies diluviennes et les tempêtes chassent les pollutions. La Terre se purifie. Cette lecture n’est pas habituelle, elle peut surprendre, mais ne serait-il pas urgent d’apprendre à lire les évènements autrement ?

Plus rationnellement, comment ne pas voir que les tempêtes dévastatrices résultent d’une politique de déforestation excessive, que les récifs de corail abîmés par la pollution ne freinent plus les vagues et que la terre recule dans bien des endroits et enfin que le niveau de la mer (toujours elle) monte ! Quant aux tremblements de terre ou de mer, il faut savoir que le pompage des nappes de pétrole supprime progressivement les « coussinets » d’amortissement des secousses telluriques. Tout se passe comme si on dégonflait progressivement les pneus d’une voiture qui roule…Enfin, les inondations sont dues au fait que plus rien n’arrête l’écoulement des eaux de pluies. Dans de nombreuses régions, la suppression des haies (véritables nichoirs naturels pour les oiseaux) et les fossés le long des routes en sont l’une des causes. D’autre part, les modes d’agriculture intensive à base d’engrais chimiques contribuent à lessiver les terres faute d’humus. Résultat : le niveau du lit des rivières monte et en périodes de fortes pluies provoque les catastrophes dites naturelles.

Le respect du monde animal. Alors que faire ? Reprendre ses esprits ! Réaliser autour de soi un univers respectueux de la planète et donc de ses occupants à deux ou quatre pattes. Ne plus cautionner les expériences de laboratoire sur les animaux. Ne plus participer aux massacres des animaux d’élevage en adoptant une alimentation végétarienne. Contrairement aux idées reçues, l’homme n’est pas fait pour manger de la nourriture cadavérique : ses intestins sont longs comme ceux des herbivores (les intestins des carnivores sont courts pour empêcher la putréfaction de s’opérer au  cours de la digestion). Sa dentition n’est pas celle d’un carnivore ! Sur un plan global, l’élevage du bétail nécessite beaucoup de fourrage et donc de terres agricoles, ce qui prive les régions pauvres de ressources alimentaires naturelles. Dans l’essence des choses, l’homme est fait pour manger « les fruits de la terre », ceci dans tous les sens du terme. D’après les statistiques les plus sérieuses, les végétariens sont en bien meilleure santé que les omnivores. La nourriture végétarienne allège le corps et augmente le niveau de conscience. La souffrance des animaux s’inscrit dans leur chair et produit des toxines qui encrassent l’organisme « des mangeurs de viande ». Les expériences sur la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste et du Dr Masaru Emoto sans oublier celles de la radiesthésie appliquée* montrent que tout élément liquide se charge des énergies qu’il reçoit. Le sang des animaux massacrés véhicule des énergies de souffrance et rien ne dit que bon nombre de maladies ne proviennent pas simplement de cette dose de stress mortel emmagasinée dans les aliments carnés !**

L’écosanté. Il faut savoir que les évidences d’aujourd’hui contredisent celles d’antan, époques où les  hôpitaux n’atteignaient pas des tailles gigantesques et où les maladies ne progressaient pas au point où  la notion même de « médecin traitant » attaché à tout un chacun est devenue une normalité, comme s’il était naturel d’être malade et d’avoir besoin de protéger sa santé.. ! Cette dernière est d’abord spirituelle, puis mentale et émotionnelle. La maladie physique n’est que la conséquence de la dégradation de l’ordre naturel ! La santé des hommes est liée à celle de la terre. Les deux sont associées et il serait urgent de développer le concept d’écosanté ! Comment peut-on imaginer être en bonne forme lorsque la terre sur laquelle nous vivons est épuisée, lorsque les aliments que nous consommons sont truffés de conservateurs  et carencés en énergie ! Soigner les hommes et soigner la planète relève d’une démarche indissociable.

L’expérience de tout géobiologue montre du reste que personne ne peut demeurer en bonne santé dans un habitat malsain. C’est un exemple flagrant du rapport étroit existant entre l’individu et son environnement. En apprenant à  « soigner » les maisons et les lieux de travail, on constate des effets immédiats non seulement sur la santé de ses habitants mais également sur leur psychisme***. Il existe entre la terre et l’homme un rapport privilégié qui constitue l’une des plus grandes richesses qui soit.

La pensée globale. La pensée analytique a fait de l’homme un savant aveugle qui a cessé de voir l’ensemble et les ensembles. Le développement des facultés du lobe droit par la pratique journalière de la pensée analogique (écosystèmes), du dessin, de l’image et de l’art (parents pauvres de l’enseignement) est en mesure de combler ces lacunes.. Il est important de redonner à chacun le sens de la responsabilité   dans la diversité et l’épanouissement de l’être. La relève arrive au niveau des nouvelles âmes incarnées sur terre. Certains les appellent indigo. Il en existe partout dans le monde. Peu importe le terme. L’urgence est de leur donner la parole et d’arrêter d’écouter tous ces savants qui ressemblent de plus en plus à des docteurs Knock et Folamour  tant leurs discours sont enfermés et enfermants dans leurs certitudes tragiquement dépourvues de la conscience de l’écoréalité .

Serge Fitz, 5 janvier 2005

* L’auteur anime dans le cadre de l’association Terre et Ciel des ateliers de formation à la radiesthésie appliquée (www.Lequadrant.com ** pour plus d’informations, consultez l’ouvrage de l’auteur : « Les autres causes de la maladie » aux éditions Quintessence .* * * Pour en savoir plus se reporter au livre de l’auteur « Bien vivre sa maison / manuel de géobiothérapie » aux éditions Quintessence.


11 janvier 2005

Controverses: Vos dons serviront à rembourser leur dette, sauf si…

Depuis le séisme du 26 décembre au large de l'Indonésie, beaucoup de chiffres ont fait les grands titres de l'actualité, irrémédiablement à la hausse : nombre de victimes, coût des dégâts constatés, aide internationale… Les rencontres entre grandes puissances se succèdent : conférence de Jakarta, réunion du G8, session du Club de Paris… Prenons le temps de commenter quelques faits et chiffres méconnus qu'il faut placer au cœur du débat. Onze pays ont été touchés : Indonésie, Sri Lanka, Inde, Thaïlande, Somalie, Maldives, Malaisie, Birmanie, Tanzanie, Bangladesh et Kenya.

Cet ensemble est très hétérogène, puisqu'il regroupe des pays asiatiques et des pays africains, des pays économiquement émergents et des pays très pauvres, des pays remboursant des sommes colossales et d'autres en état de cessation de paiement. Pour autant, la nature n'a pas choisi et il serait particulièrement indécent de distinguer parmi ces pays pour accorder aux uns ce que l'on refuserait aux autres. À la fin 2003, la dette extérieure de ces onze pays s'élevait à 406 milliards de dollars [1]. Leurs performances économiques étant fort diverses, leurs créanciers le sont aussi [2].

Les pays prometteurs, comme l'Inde ou la Thaïlande, ont une dette essentiellement d'origine privée, contractée notamment sur les marchés financiers ou auprès de grandes banques. Les pays pauvres, comme le Sri Lanka ou le Bangladesh, ont une dette essentiellement multilatérale, détenue par la Banque mondiale, des banques régionales de développement ou le FMI. Des pays plus isolés au niveau international, comme la Somalie, ont une dette principalement bilatérale, contractée envers des pays riches. Tous les grands créanciers sont concernés par la recherche d'une solution prenant en compte l'intérêt des peuples touchés.

En 2003, ces onze pays ont remboursé 68 milliards de dollars à leurs créanciers étrangers, contre 60 milliards l'année précédente. Cette année-là, leurs pouvoirs publics ont remboursé 38 milliards de dollars [3] à eux seuls. La ponction est énorme : entre 1980 et 2003, les remboursements ont représenté onze fois leur dette de 1980, alors que dans le même temps, cette dette a été multipliée par cinq [4]. L'aide internationale promise est estimée à 6 milliards de dollars, dont 4 par des institutions officielles. Loin de vouloir dissuader cet élan de générosité, qui soulage la bonne conscience du donateur bien avant les souffrances des victimes, il est urgent de noter que ces onze pays remboursent chaque année six fois plus.

Derrière la générosité médiatisée à outrance, même quand elle est sincère, demeure donc un mécanisme très subtil qui aspire les richesses des populations du Sud vers leurs riches créanciers. Puisse la tragédie de décembre servir à mettre en lumière cette autre tragédie, dépassant largement le cadre de ces onze pays sinistrés : la dette. A cause d'elle, et avec la complicité des classes dirigeantes locales qui ont un intérêt personnel dans l'endettement de leurs pays, des Etats n'assurent pas à leurs peuples la satisfaction des besoins fondamentaux, la misère et la corruption se répandent, la souveraineté politique et économique de dizaines de pays devient une expression vide de sens, les ressources naturelles sont pillées ou bradées à de puissantes multinationales, les cultures d'exportations sont imposées au détriment des cultures vivrières. Il s'agit d'un centre nerveux particulièrement vigoureux d'un modèle économique prédateur et oppressif.

Quel créancier oserait déclarer publiquement qu'il va continuer à attendre des remboursements de pays sinistrés à ce point ? Cependant, aucun n'y a définitivement renoncé. La réunion du Club de Paris, fort tardive du reste (17 jours après le séisme) et regroupant 19 pays riches, ne doit pas faire illusion : les créanciers sont prêts à suspendre les paiements, sans annulation significative de dette, pour mieux imposer une conditionnalité stricte qui sera assurée par le FMI. Pourtant, ce même FMI s'est déjà distingué lors de la crise de 1997-1998 par des remèdes pires que le mal. En son âme et conscience, tout créancier peut décider de renoncer à ses créances. Là, tout de suite. Cela s'est déjà produit dans les dernières années pour des raisons géostratégiques [5].

Des centaines de mouvements sociaux présents dans cette région, notamment les réseaux CADTM et Jubilé Sud, ont appelé à l'annulation, montrant la solidarité objective qui existe entre tous ceux qui subissent la tyrannie de la dette. Un moratoire ou une simple réduction ne peuvent être tolérés. Seule l'annulation totale et inconditionnelle de la dette extérieure publique des pays touchés, avec contrôle des sommes libérées par les population locales, est une réponse à la mesure du désastre provoqué par les tsunamis. Sinon, vos dons serviront juste, tôt ou tard, aux pays dévastés à rembourser une dette devenue immorale.

Damien Millet et Éric Toussaint

Damien Millet est président du CADTM France, Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde). Ils sont auteurs du livre 50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, éd. Syllepse/CADTM, 2003.

[1] Calculs des auteurs sur la base des chiffres de la Banque mondiale. [2] Ils sont privés à 47 %, bilatéraux à 27 % et multilatéraux à 26 %. [3] Dont 16 pour les institutions multilatérales (7 pour la Banque mondiale et 4 pour le FMI) ; 9 pour les pays riches ; 13 pour les investisseurs privés. [4] Calculs des auteurs sur la base des chiffres de la Banque mondiale. [5] Égypte et Pologne en 1991, Russie en 1998, Yougoslavie et Pakistan en 2001.

Page d'origine : www.reseauvoltaire.net/article15916.html

 



Scénarios catastrophe plus près de chez nous          
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=45571&provenance=newsletter

 A en croire certains chercheurs, ce qui s'est passé en Asie du Sud-Est est envisageable en mer du Nord, en Méditerranée ou dans l'Atlantique. Car les tremblements de terre ne sont pas les seuls à pouvoir accoucher de vagues monstrueuses. Des éruptions volcaniques ou des glissements de terrain gigantesques pourraient également en déclencher.
Le danger plane ainsi sur les îles Canaries, lieu de villégiature très apprécié de nombre d'Européens de l'Ouest. Bill McGuire, spécialiste des catastrophes naturelles et directeur du Benfield Hazard Research Centre de Londres, envisage que le flanc occidental du volcan Cumbre Vieja, sur l'île de La Palma, s'effondre. Selon le pire scénario, ce sont près de 500 kilomètres cubes de roche qui tomberaient dans la mer, avec pour
conséquence une vague d'une hauteur de près de 900 mètres, qui toucherait d'abord les îles voisines puis, au bout d'une heure, le nord de l'Afrique.
Quatre à six heures plus tard, une vague de 10 mètres de haut frapperait l'Europe. De neuf à douze heures plus tard, ce serait au tour de la côte est des Etats-Unis d'être atteinte par une vague de 20 mètres.
(...)

Il s'agit ici d'un type particulier de raz-de-marée causé par un glissement de terrain côtier dont une partie s'enfonce brutalement dans la mer, ce qui provoque une vague d'une dimension phénoménale. 
Ce phénomène a été constaté plusieurs fois dans un fjord d'Alaska (Lituya Bay) et observé pour la dernière fois le 9 juillet 1958 par 2 pêcheurs qui y ont survécu miraculeusement.
 
La BBC2 a traité de ce sujet il y a quelques années dans son excellente série "Horizon" :
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2000/mega_tsunami.shtml   La retranscription complète du commentaire de cette émission est toujours accessible à cette adresse : http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2000/mega_tsunami_transcript.shtml

Ce programme a déjà été rediffusé à de nombreuses reprises en anglais, puis sur Arte (en version française) et sur d'autres chaînes. La RTBF l'a rediffusé pas plus tard que dimanche dernier.

Ceci dit , il ne s'agit là que d'un seul scénario-catastrophe parmi beaucoup d'autres qui nous guettent actuellement . Parmi ceux-ci, on peut citer  :

(a) la chute d'une météorite de quelques kilomètres de diamètre.    Bien que ce genre d'événements se soit produit plusieurs fois dans l'histoire de la terre, ce risque ne me paraît pas vraiment imminent.

(b) l'éruption de la caldeira du Yellowstone qui explose à peu près tous les 600.000 ans et dont la dernière éruption date d'environ ... 600.000 ans ! Cette caldeira est actuellement sous la surveillance continue de plusieurs universités américaines mais, à l'échelle des temps géologiques, nous avons encore quelques chances d'y échapper.

Beaucoup de références à ce sujet : en voici quelques-unes :
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/1999/supervolcanoes.shtml   (excellent programme)
http://sfa.univ-poitiers.fr/commedia/MSTgeotech2000/yellowstone/PAGE3.html
http://volcano.und.nodak.edu/vwdocs/volc_images/north_america/yellowstone.html
http://www.nrcan.gc.ca/gsc/pacific/vancouver/volcanoes/03_3_typ_f.php

Mais les deux risques les plus importants et les plus imminents à notre époque me semblent être  :

(1) les variations climatiques majeures dont nous ne savons pas encore avec certitude vers quoi nous nous dirigeons, en raison de la complexité des mécanismes météorologiques mis en oeuvre : réchauffement global ? ou refroidissement catastrophique sous nos lattitudes accompagné de sécheresses extrêmes sous les tropiques ? (phénomène qui serait provoqué par un arrêt de la circulation du Gulf stream, en réaction à la fonte des glaces polaires, à l'augmentation de la pluviosité et à la diminution conséquente de la salinité de l'eau de mer.)

voir à ce sujet  : http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2003/bigchill.shtml et
http://www.bbc.co.uk/sn/tvradio/programmes/horizon/dimming_prog_summary.shtml
(dernières découvertes à propos de la diminution globale du rayonnement solaire arrivant sur la terre, suite aux pollutions atmosphériques.)

(2) La prochaine grande pandémie :

Pour moi,  c'est le risque majeur de ce nouveau millénaire.  Curieusement, il est assez sous-documenté.  Il ne semble inquiéter que quelques milieux scientifiques et médicaux. Pour rappel : la pandémie de la grippe espagnole (en 1918) a causé près de 35 millions de victimes dans le monde. C'était plus que les 4 années de guerre qui l'ont précédé.

Dans la situation que nous connaissons actuellement,  vu :

- la démographie galopante,
- l'intensification de la circulation des personnes dans toutes les directions,
- les faibles conditions d'hygiène dans lesquelles vivent la majorité de la population mondiale,
- l'insouciance du public et des politiques, l'insuffisance ou l'absence totale de mesures de prévention,
- dans beaucoup de régions du monde, la grande promiscuité des hommes avec des animaux domestiques (ou sauvages) qui hébergent   toutes sortes de germes et virus (connus et inconnus) en mutation perpétuelle (c'est le cas, bien connu, du virus de la grippe ou 'influenza'   qui réapparaît chaque année sous une nouvelle forme),

on a toutes les raisons de croire que la prochaine pandémie pourrait très aisément et très rapidement atteindre et même dépasser les 100 millions de victimes (c'est-à-dire de l'ordre de 1000 fois plus que le récent tsunami).

Evidemment, cela dépendra de nombreux facteurs  :
 
- du type de microbe incriminé : un virus (très mauvais) ou une bactérie (un peu moins grave car elles sont généralement sensibles aux antibiotiques classiques mais il existe de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques).
- de son apparentement éventuel avec des souches connues du microbe pour lesquelles on possèderait déjà, soit des traitements efficaces, soit des vaccins (et aussi des stocks de vaccins disponibles, de la rapidité de production de tels vaccins, etc...).
- de son degré de contagiosité : particulièrement redoutées sont les maladies qui affectent les muqueuses respiratoires, les muqueuses  digestives ou la peau.
- de sa virulence et du pourcentage de résistance naturelle parmi les diverses populations humaines. Une estimation moyenne et raisonnable tourne autour de 10 à 20 % de résistants naturels.
- de sa période d'incubation et du temps qu'il faudra pour sonner l'alerte générale et organiser l'isolement des foyers d'infection. Si la période d'incubation est suffisamment longue, il pourrait être impossible d'isoler les zones infectées.  Facteur aggravant : les personnes apparemment saines fuiront ces zones contaminées et, ce faisant, elles emporteront avec elles le microbe et en accéléreront sa propagation.

L'alerte à la pandémie est généralement donnée lorsque certains membres du personnel médical soignant des patients atteints d'une maladie inconnue commencent à présenter   eux-mêmes les symptômes de ce mal inconnu, puis décèdent des suites de cette infection.  Cela signifie alors que les mesures d'hygiène et de précaution habituelles ne sont plus du tout suffisantes. 

Nous avons connu quelques crises récentes de ce genre :

- celles des virus Ebola en Afrique (fièvres hémorragiques).   Heureusement, la période d'incubation de ces fièvres était très courte,   ce qui a permis de confiner assez efficacement les zones infectées, avec, en plus, un petit pourcentage de résistants naturels parmi les populations touchées.
- celle du SARS (qui était surtout due à la négligence des autorités chinoises qui ont omis de donner l'alerte suffisamment tôt). 

A chaque fois, l'inquiétude a monté dans les milieux médicaux, puis, lorsque les foyers d'infection furent maîtrisés, on s'est épongé le front et on a poussé un soupir de soulagement : "Ouf... pas cette fois-ci."

Aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies pour que d'autres pandémies apparaissent à court ou à moyen terme et qu'elles occasionnent des dégâts considérables au sein des populations humaines. Au-delà d'un certain pourcentage de victimes,  on peut facilement imaginer que le fonctionnement-même de l'administration et de l'économie serait complètement perturbé voire paralysé. Ce serait, alors, le sauve-qui-peut général.

***

Le 11 septembre 2001, en ce début du 3e millénaire, nous assistions, médusés,  à la chute des deux tours du World Trade Center. Incroyable - unbelievable ! Qui aurait pu imaginer cela seulement 24 heures plus tôt ?
De la même manière, la plupart de ces grands cataclysmes naturels, bien que parfaitement prévisibles, restent virtuels et inconcevables dans l'imaginaire humain tant qu'ils ne se sont pas produits, pour la bonne et simple raison qu'ils ne se sont jamais produits une seule fois dans toute l'histoire de l'humanité (ou qu'ils sont complètement tombés dans l'oubli). Et l'homme a toujours tendance à croire qu'il a maintenant acquis une parfaite maîtrise de son environnement.

Une des plus violentes éruptions volcaniques historiques fut celle du Santorin, il y a environ 37 siècles.  Elle a occasionné des bouleversements dans toutes les civilisations de la Méditerranée orientale, notamment suite au raz-de-marée qui a dévasté les côtes et les îles dans toute cette région, mais il reste relativement peu de traces visibles de cet événement catastrophique.
Celui-ci n'est encore rien en comparaison des éruptions des caldeiras du Yellowstone (-600.000 ans)  ou du Toba (-75.000 ans).  Des techniques d'analyse d'ADN mitochondrial humain ont permis de corréler cette dernière éruption avec une réduction drastique des effectifs des populations de nos ancêtres jusqu'à la limite de leur extinction.

voir à ce sujet : http://perso.club-internet.fr/decobed/santorin.html 
http://perso.club-internet.fr/decobed/comdevactif.html  
http://perso.club-internet.fr/decobed/reponseduree.html 
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/1999/supervolcanoes.shtml

Contrairement à ce qu'affirmait naguère M. Jean de Combredet,   l'éruption du Krakatoa de 1883 n'a pas été "le plus grand phénomène terrestre jamais observé [par l'homme]"  mais seulement celui qui a laissé le plus de traces dans la mémoire collective humaine, en raison de sa proximité immédiate avec notre époque (fin du 19e siècle).

Le tsunami du 26 décembre 2004 nous a probablement fait entrer dans une nouvelle ère : celle des "désastres naturels de dimension inhabituelle". Ce tsunami n'est, à mon humble avis, qu'une simple répétition générale de ce qui pourrait se produire dans un avenir assez proche et sur d'autres fronts.

C'est pourquoi, il me semble urgent d'arrêter de surinvestir dans la gestion de crises (politico)-(économico)-(militaires) mineures ou purement fictives pour enfin concentrer toutes les énergies et tous les moyens disponibles sur la prévision, la prévention et la gestion des vrais problèmes qui menacent à court et à moyen terme la survie-même de l'espèce humaine.

Jean-Marc Brisy

 


Un mois après la terrible catastrophe: La science face à un séisme exceptionnel, décryptage

[26 janvier 2005] Un mois après la terrible catastrophe qui a frappé l'Asie du Sud, les scientifiques commencent à tirer les premiers enseignements d'un événement exceptionnel. «C'est le premier séisme de cette amplitude qui ait jamais été observé avec des moyens modernes», constate Hélène Hébert, spécialiste de la formation des tsunamis à la direction des applications militaires du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). L'amplitude extraordinaire du séisme, de magnitude 9 sur l'échelle de Richter, en fait un des quatre événements majeurs de ce type depuis cent ans. Et pour la première fois, les enregistrements sismiques classiques ont été complétés par de nombreuses observations satellitaires qui permettent de constater l'étendue des dégâts sur tout le pourtour de l'océan Indien.

Par un effet du hasard, des satellites de mesure de la hauteur des océans ont même réussi à «voir» les vagues du tsunami en train de se propager dans l'océan Indien, un peu moins de deux heures après le début du séisme. En plein océan, avant d'atteindre les côtes du Sri Lanka et de l'Inde, les satellites franco-américains Topex-Poséidon et Jason (Cnes/Nasa) ainsi qu'Envisat de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont mesuré des vagues d'à peine 60 centimètres de hauteur, se déplaçant à près de 800 km/h. Ces amplitudes peuvent paraître dérisoires, mais le volume d'eau mis en mouvement par le tsunami est phénoménal, puisque l'élévation de quelques dizaines de centimètres est mesurée sur une largeur de 400 à 500 km, et cela sur un front qui s'étend sur des milliers de kilomètres du nord au sud.

En arrivant sur les plateaux continentaux, où la profondeur se réduit brutalement, les trains de vagues ont été freinés à seulement une trentaine de km/h, mais leur hauteur est montée de 10 à 20 mètres. Ces montagnes d'eau ont tout emporté sur leur passage, provoquant des dégâts considérables jusqu'à des centaines de mètres à l'intérieur des terres. Ensuite, le reflux de la vague a érodé les zones côtières, creusant les estuaires, et faisant reculer le littoral de plusieurs mètres.

De nombreuses images satellitaires témoignent de modifications importantes de la ligne de côte, ainsi que des dévastations près des rivages, à Sumatra, en Thaïlande, au Sri Lanka et aux îles Andaman. D'autre part, les mouvements de la croûte terrestre ont dû modifier directement certains profils côtiers, particulièrement dans les îles Andaman. Le séisme majeur a provoqué des mouvements verticaux du plancher océanique, de 5 à 8 mètres sur des centaines de kilomètres de longueur. Ces mouvements verticaux sont une conséquence directe de la plongée brutale de la plaque indienne sous la plaque birmane.

Le brusque changement du relief sous- marin a mis en mouvement d'énormes masses d'eau, provoquant le tsunami. «Pour un séisme de cette importance, cela n'a pas de sens de parler d'un épicentre, explique Hélène Hébert. Il y a bien un point de départ de la rupture, près de la province d'Aceh, mais ensuite la zone de rupture s'est étendue sur des centaines de kilomètres vers le nord et les îles Andaman.» Au total, le premier séisme a duré plus de cinq minutes, ce qui est extrêmement long. Un mois après la catastrophe, une incertitude majeure demeure : sur combien de centaines de kilomètres la faille a-t-elle bougé pour donner naissance au tsunami ?

Diverses simulations de la propagation des vagues ont été réalisées de par le monde, comme celle d'Hélène Hébert au CEA, ou de Kenji Satake de l'Institut national japonais des sciences et technologies industrielles avancées (AIST). Ces visualisations sont proches, mais elles diffèrent sur quelques points, comme les heures d'arrivée sur les côtes de l'Inde ou de la Birmanie par exemple. L'analyse des enregistrements pris en de nombreux points de la planète devrait normalement donner de nombreuses informations sur la source du tsunami, mais elles sont considérablement compliquées par l'extension du séisme, tant géographiquement que dans le temps.

En sismologie, le cas le plus simple à résoudre est un tremblement de terre bref avec un épicentre ponctuel, tout le contraire de celui du 26 décembre. Les mesures de hauteur des vagues par les satellites, ainsi que divers marégraphes de l'océan Indien vont toutefois permettre de confronter les modèles, et de savoir si la source du tsunami fait 600 km ou 1 200 km de long.

Les diverses théories scientifiques qui font encore débat seront sans aucun doute présentées lors de la prochaine réunion européenne de géophysique (EGU) à Vienne du 24 au 29 avril 2005. De toute façon, il est désormais clair que l'orientation générale nord-sud de la zone de subduction entre la plaque de l'océan Indien et celle de l'Eurasie est responsable des différences de dégâts entre certaines régions, comme entre le Sri Lanka et le Bangladesh par exemple. «Les effets les plus importants des tsunamis sont toujours concentrés dans les directions perpendiculaires à l'axe de la faille de subduction», précise Marc-André Gutscher, spécialiste des tsunamis à l'Institut universitaire européen de la mer à Brest.

Les vagues les plus fortes sont ainsi parties vers l'ouest et l'est depuis la zone du séisme, épargnant relativement les régions au nord et au sud. Un système d'alerte naturel «Pour les populations les plus proches des séismes, et qui sont les premières touchées par les tsunamis, les réseaux d'alerte sont absolument inutiles car les vagues arrivent en quelques minutes», affirme Marc-André Gutscher, de l'Institut universitaire européen de la mer à Brest.

En revanche, la nature donne deux signaux d'alerte, qui peuvent être directement perçus par les habitants des régions côtières. A condition qu'ils y soient dûment sensibilisés. Le premier est la secousse du séisme, qui met en garde contre un risque de tsunami. Ensuite, la première vague du tsunami est toujours précédée d'un important retrait de la mer.

Ce mouvement est provoqué par un enfoncement du plancher océanique de part et d'autre du soulèvement à l'origine de la vague elle-même. «Si on remarque que la mer se retire de manière brusque et totalement anormale, on a encore quelques minutes pour fuir avant l'arrivée de la première vague», explique Marc-André Gutscher. Ces barrières naturelles ont souffert

Premiers bilans sur les mangroves et les coraux Isabelle Brisson [26 janvier 2005] Le bilan des dégâts causés sur l'environnement par le tsunami est loin d'être dressé mais les premiers résultats sont alarmants, selon Klaus Toepfer, directeur du Programme pour l'environnement des Nations unies (PNUE). Une étude effectuée pour la récente conférence de l'ONU sur la prévention des catastrophes naturelles à Kobé donne quelques chiffres.

En Indonésie notamment, 25 000 hectares de mangroves ont été touchés. Ces forêts de palétuviers adaptés à la salinité et à des eaux plus ou moins hautes abritent aussi des lianes et des fougères dans lesquels vit une faune de crustacés, de reptiles et d'oiseaux. Outre les mangroves, au moins 30% des 97 250 hectares de récifs coralliens existants en Indonésie ont subi des dommages. En Thaïlande, une opération de nettoyage vise à débarrasser les récifs coralliens d'au moins un millier de tonnes de décombres avant la mousson d'avril. Les dégâts qui auraient été estimés à seulement 10% des 78 km2 de récifs coralliens seraient à revoir à la hausse.

En outre, lorsque la disparition des mangroves en elle-même affecte les coraux voisins. Lorsqu'on les coupe le sol reste à nu. En période de mousson la terre se détache du sol et se déverse dans le lagon qui se remplit de terre en bouchant les polypes du corail. Après destruction d'un massif corallien «il faut compter 15 à 18 ans pour le retour à un paysage qui se tienne», explique Pascale Joannot, spécialiste de la gestion des récifs coralliens. S'ils ont subi des dommages, récifs coralliens et mangroves n'en constituent pas moins une protection naturelle du littoral.

La première cause d'arrachage des mangroves est l'élevage intensif des crevettes et des poissons. Vient en dernier leur enlèvement pour utilisation en bois de cuisson ou de chauffage et pour favoriser le développement touristique. Comme on construit des complexes hôteliers sur les plages et non derrière une impénétrable mangrove, débattre de la protection de ces écosystèmes pose forcément la question du développement économique.

Déméter aurait pressenti la secousse C. V. [26 janvier 2005] Plusieurs heures avant le déclenchement du séisme du 26 décembre, la Terre a-t-elle émis des signaux annonciateurs, qui pourraient à l'avenir rendre possible la prévision de tels événements ? C'est ce que laisse espérer le satellite Déméter du Cnes (Centre national d'études spatiales), qui a survolé la région neuf heures avant la première secousse. Lors de ce passage, cet engin mis en orbite en 2004 pour caractériser les effets éventuels des séismes jusque dans l'ionosphère (la haute atmosphère), a mesuré deux signes intéressants. «Il a vu d'une part une baisse significative de la température des électrons, et une diminution des ondes électromagnétiques à très basse fréquence, explique Michel Parrot, responsable scientifique de Déméter au Laboratoire de physique et chimie de l'environnement (CNRS) d'Orléans.

Mais il est encore bien trop tôt pour en déduire quoi que se soit, et encore moins pour en déduire une méthode d'alerte.» Le responsable de la «sonde de Langmuir», l'un des instruments de Déméter le plus innovant et le plus prometteur de la mission, n'est autre que Jean-Pierre Lebreton, heureux père scientifique de la sonde Huygens de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui a plongé le 14 janvier sur la lointaine lune Titan. L'analyse définitive des mesures de Déméter, qui a déjà survolé 1 500 séismes de magnitude supérieure à 5 en quelques mois, ne sera possible qu'en fin de mission après un long traitement statistique, afin d'isoler l'influence des séismes de celle du Soleil, prépondérante sur les hautes couches de la ionosphère, à quelques centaines de kilomètres d'altitude. Cyrille Vanlerberghe

 

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