| Le tremblement de terre
en Asie et ses terrifiantes conséquences sur la population nous rappellent d'une manière
fulgurante que la planète Terre est un organisme vivant tout comme l'univers dans lequel
elle se meut. Rien n'est figé, ni définitivement stable et l'être humain, embarqué sur
ce fabuleux "vaisseau" a une immense responsabilité morale et matérielle,
spirituelle à son égard: celle de tout faire pour concourir à l'équilibre et à
l'harmonie, celle de ne rien faire -collectivement ou individuellement- qui pourrait
générer de nouveaux et cruels déséquilibres. Sinon, on le voit, la Terre se rebelle,
hurle, crie. Et cela
n'arrive pas qu'ailleurs et aux autres. Aucune zones de la planète qu'elle se trouve en
Orient ou en Occident n'est à l'abri. L'Europe est concernée tout comme les autres
continents. Avec ce tremblement de terre sous-marin l'axe de la Terre a bougé,
accélérant le mouvement ovaloïde de tournoiement de notre planète et donc de
modification de l'exposition aux rayons solaires entraînant inéluctablement
d'importantes modifications des climats, niveaux d'eaux, fécondations des sols, zones
habitables.
La course effrénée aux pompage des
ressources du sous-sol entraîne une accélération des frottements des plaques
tectoniques, privées d'un "coussin" naturel d'amortissement des tremblements.
La course effrénée à la domination économique du monde entraîne, par une
sur-production polluante, une accélération de la rupture des équilibres climatiques et
des équilibres agricoles nourriciers. Et avec elle l'apparition de nouvelles maladies qui
déciment des millions d'êtres humains, de mauvaise alimentation devenue de la
"bouffe" qui stérilisent les potentiels des sols et de l'individu.
Lorsqu'une organisation de sociétés
humaines (système politique) organise le vampirisme de quelques-uns (états serviteurs
d'intérêts privés et égoïstes): ses conséquences nous interpellent et nous indiquent
qu'il est grand temps de changer de plan de conscience, d'inverser les pseudo-valeurs
prônées de compétition, de guerre économique, d'opposition entre les peuples et
les salariés de tel ou tel pays, de nivellement des différences créatrices par le
clonage psychologique, de standardisation des esprits et modes de vie dont le modèle
Etats-Uniens serait le summum.
L'émotion est grande et les médias
s'emploient à faire de l'audimat à l'instar de la guerre "préventive" lancée
contre un pays désigné ennemi public, l'Irak: le catastrophisme en direct, le voyeurisme
sans risque, le commentaire de salon, l'événementiel déconnecté des responsabilités,
l'info émotionnelle en boucle pour exacerber les bons sentiments tandis que le
tiroir-caisse des profits se remplit tant pour les médias audiovisuels que pour les
annonceurs, dédouanant au passage les pseudos informateurs et leurs maîtres.
Il est grand temps que le pouvoir
créateur et de transformation que possède l'humain soit, comme le rappelait il y a peu
un ministre brésilien, internationalisé et placé sous les auspices du bien commun pour
favoriser le développement harmonieux de la planète et de ses habitants insérés dans
le champs de conscience de l'univers. JPS
Historique : Des
phénomènes anciens et redoutés
Du fait de leur caractère destructeur, les tsunamis ont anéanti des communautés
entières vivant le long des côtes. L'événement le plus ancien connu a provoqué la
destruction de la civilisation minoenne en Méditerranée (1480 av. J.-C.). Ailleurs, les
premiers documents japonais relatifs à ces phénomènes remontent à l'an 684. De
violents tsunamis ont aussi frappé le Chili en 1562 et l'Alaska en 1788. Le premier raz
de marée enregistré aux îles Hawaï remonte à 1821. Plus près de nous, depuis cent
ans, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, précise le Laboratoire
Tsunami à Novossibirsk (Russie) et 17 % d'entre eux se produisent près du Japon.
Ensuite, les régions les plus touchées par ces phénomènes sont l'Amérique du Sud (15
%) ; les îles Salomon et la Nouvelle-Guinée (13 %) ; l'Indonésie (11 %) ; les îles
Kouriles et le Kamtchatka (10 %) ; le Mexique et l'Amérique centrale (10 %) ; les
Philippines (9 %) ; la Nouvelle-Zélande et Tonga (7 %) ; l'Alaska et les côtes ouest du
Canada et des Etats-Unis (7 %) ; Hawaï (3 %).
Cette région asiatique du globe est
en effet particulièrement exposée aux secousses sismiques. De l'île de Sumatra à la
partie ouest de la Nouvelle-Guinée. Là, le long de la côte ouest de l'archipel
indonésien existe un large système de failles - notamment la grande faille de Sumatra -
produites par l'affrontement de deux plaques tectoniques : la plaque indo-australienne,
celle-là même qui, à des milliers de kilomètres de là, a fait surgir les sommets
himalayens, et la plaque eurasienne sous laquelle elle s'enfonce à une vitesse de plus de
5 à 6 cm par an.
Bien entendu, cette "plongée" - ou subduction - ne se fait pas de façon
continue mais par à-coups qui se traduisent par des tremblements de terre plus ou moins
violents. De cette activité naissent aussi de très nombreux volcans aux éruptions
meurtrières et de puissantes secousses telluriques comme celle qui, en décembre 1992, a
provoqué un important raz de marée et provoqué la mort de 1 500 personnes sur l'île de
Flores, dans le sud de l'archipel.
La vague qui vient de frapper le Sud-Est asiatique résulte d'une rupture de l'écorce
terrestre sur une longueur d'au moins 1 000 km, selon l'USGS. De quoi mettre en branle une
formidable masse d'eau qui s'est ruée à l'ouest vers l'Inde, le Sri Lanka et les
Maldives et à l'est vers Sumatra, la Thaïlande et la Malaisie.
En pleine mer, ce phénomène présente en principe peu de danger du fait de la profondeur
de l'océan - plusieurs milliers de mètres - qui amortit les choses. Mais, à l'approche
des côtes, du fait du relèvement des fonds marins, l'eau s'accumule et la vague prend de
la hauteur.
Un mur d'eau de 5 à 10 mètres ce dimanche pour le raz de marée de Sumatra, mais une
vague plus gigantesque encore pour celle qui frappa le Japon en 1703 et fit 100 000
victimes, et celle qui, en 1883, a atteint une hauteur de 35 m après l'explosion du
volcan Krakatoa. Bilan : 36 000 morts dans la région de Java et Sumatra et le bateau de
guerre hollandais Berouw emporté par la vague à plus de 3 kilomètres à l'intérieur
des terres.
Pas de trace
d'animaux morts au Sri Lanka
COLOMBO (Reuters) - Les responsables sri-lankais de l'environnement n'en reviennent
toujours pas: le pire raz-de-marée qu'ils aient jamais connu a fait des dizaines de
milliers de morts, mais nulle trace de cadavres d'animaux.
Les vagues géantes de dimanche ont pénétré jusqu'à trois kilomètres à l'intérieur
des terres dans le Parc national de Yala (Sud-Est), la plus grande réserve naturelle de
l'île abritant des centaines d'éléphants sauvages et plusieurs léopards.
"Ce qui est étrange, c'est que nous n'avons trouvé aucun animal mort", a
déclaré à Reuters H.D. Ratnayake, directeur adjoint du ministère de l'Environnement.
"Aucun éléphant n'est mort, on n'a même pas retrouvé un cadavre de lièvre ou de
lapin. Je pense que les animaux peuvent anticiper ce genre de catastrophe. Ils ont un
sixième sens. Ils le savent à l'avance."
Le tsunami, déclenché par un séisme survenu dimanche au large de l'île indonésienne
de Sumatra, dans l'océan Indien, a projeté des vagues atteignant pour certaines cinq
mètres de haut sur les côtes Est, Sud et Nord du Sri Lanka, inondant des villages
entiers, détruisant des hôtels et semant la mort et la dévastation.
Nous avons encore bien d'autes qualités et intuitions à (re)découvrir
Pouvait-on éviter les morts du
tsunami ?
Oui, disent les scientifiques. En
plaçant, comme ils l'avaient demandé, deux 'tsuna-mètres' (bouées dotées de
sismographes) pour mesurer l'impact des tremblements de terre. Les risques de l'Océan
Indien étaient connus.
Compliqué ? Non. Depuis cinquante ans, les Etats-Unis ont installé six tsuna-mètres
pour protéger leurs côtes. Cher ? 250.000 $ pièce. C'est que coûte la machine de
guerre du Pentagone à chaque seconde (1,5 milliard $ par jour). Trop cher quand même ?
Oui. Les scientifiques n'avaient pas obtenu les crédits. Combien vaut une vie humaine
dans notre système ?
Ce n'est pas tout. Il semble que les autorités d'Asie auraient pu être prévenues. En
effet, les scientifiques travaillant pour la National Oceanic & Atmospheric
Administration des Etats-Unis ont averti bien à l'avance la base militaire US de
Diego Garcia, qui n'a guère subi de dommages. Mais il semble qu'ils n'ont pas décroché
un téléphone pour avertir les gouvernements d'Asie, selon les accusations de deux
citoyens US (*). Ils auraient juste envoyé un mail en Indonésie sans s'occuper de la
suite.
Si elles avaient été averties, les victimes auraient pu se retirer vers l'intérieur ou
se placer en hauteur. 10 ou 15 mètres faisant la différence entre la vie et le
désastre. Comment expliquer ce mépris pour les vies du tiers monde et des simples
touristes ?
Bien sûr, les gouvernements locaux et les gouvernements des pays riches peuvent aussi
être montrés du doigt pour n'avoir pas financé ces 'tsunamètres'. Et ce n'est pas la
première fois qu'on installe une industrie touristique dans une zone à risque.
En ces moments tragiques, que va faire
l'homme le plus puissant du monde ? Bush a jeté une aumône de 15 millions $. Soit un
millième de ce qu'il a dépensé contre le peuple irakien. Mais bien sûr, la guerre
rapporte gros aux multinationales, la guerre permet d'intimider et de maintenir leur
domination sur le monde.
Ce désastre nous donne à réfléchir :
1. Oui, les catastrophes sont naturelles, mais la plupart de leurs conséquences humaines
pourraient être évitées ou diminuées. Question de priorité dans les dépenses.
2. Une société où la science et la technologie sont si développées et ne servent pas,
n'est-elle pas une société absurde ?
3. A quoi faut-il consacrer des milliards ? A faire la guerre ou à sauver des vies ?
4. Le savoir peut-il rester monopolisé dans les pays riches ? Les experts et les
connaissances nécessaires existaient, mais au mauvais endroit. Car les cerveaux sont
achetés comme de vulgaires marchandises et monopolisés.
5. Un autre monde est non seulement possible, mais indispensable. Celui qui remplacera la
dictature du profit maximum des multinationales par la coopération et la solidarité
entre les peuples.
(*) Communiqué de l'International Action Center
(USA), Sara Flounders et Dustin Langley, en version anglaise sur le site :
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2004-12-30%2011:30:09&log=invites
Vu desEtats-Unis
selon Time
le New York Times estime jeudi que les Etats-Unis sont «pingres» dans leur aide promise
aux sinistrés des raz-de-marée qui ont ravagé dimanche plusieurs pays d'Asie du Sud et
du Sud-Est.
Dans un éditorial intitulé «Sommes nous pingres? Oui», le quotidien new-yorkais
souligne que les 15 millions de dollars d'aide initialement annoncés par les
Etats-Unis représentent«moins de la moitié de ce que le parti républicain va dépenser
pour les festivités de l'investiture» du président George W. Bush pour son
deuxième mandat, fin janvier.
«Même les 35 millions de dollars» au total, promis ensuite par M. Bush mercredi,
«ne représentent qu'une goutte d'eau de misère dans l'océan et correspondent au budget
pitoyable que les Etats-Unis consacrent à l'aide non-militaire à l'étranger»,
s'indigne le journal.
«Selon un sondage, la plupart des Américains croient que les Etats-Unis
dépensent 24% de leur budgetà l'aide aux pays pauvres, alors que le pays y consacre
moins de un quart de 1%», affirme le quotidien qui met également en cause les
aides annoncées et jamais versées.
«En 2002, M. Bush a annoncé (...) une aide de cinq milliards de dollars par an aux pays
africains pour l'assistance au développement, mais n'a pas encore dépensé un
seul dollar», ajoute le journal.
Urgence de sens
(témoignage)
"Nous sommes le 31 Décembre au matin, il
est 7 heures. Je suis revenu au bureau après des visites de terrain avec les
animateurs de INDP et de la BRWD.
Nous prenons un moment pour recouper les
informations des officiels, des journaux avec les donnés du terrain avant de repartir à
nouveau. Jen profite pour ma part pour vous répondre et pour envoyer des extraits
de presse en anglais . Au cours de la réalisation du « rapport
citoyen » dans le cadre de la célébration des 50 ans de lindépendance de
lInde nous avions interviewé M. Balambikkai étudiante âgée de 19 ans
qui nous avait dit entre autre « nous vivons sur la côte nous ne savons pas quand la mer
nous submergera !! ».
Ce sont ces mots qui nous sont revenus en
mémoire quand locéan pacifique sest déchaîné le 26 décembre 2004 au
matin. La furie a duré quelques minutes qui ont suffit pour avaler des centaines de
personnes et pour mettre à la rue des milliers dautres.
Chacun des survivants à sa manière a pu
expérimenter sa petitesse et la fragilité du souffle de vie qui l anime.
« La nature reprend ses droits »
ont dit certains en prenant conscience de la prétention à vouloir tout dominer et tout
contrôler et de larrogance qui peuvent monter à la tête des êtres humains.
La solidarité sest exprimé de suite
sans attendre les consignes officiels et les gens ont collecté vêtements,
préparé des repas et se sont porté volontaire pour les recherches et les évacuations.
Nous avons été agréablement surpris de voir
que ce sont toujours les plus pauvres qui ont fait le plus et dans la dignité en offrant
des habits neufs !
Le système de castes continue de hanter cette
fois ci les camps de réhabilitation, même lors des tragédies
En effet nous avons été surpris de trouver
les pêcheurs divisés en pêcheurs dalit et pêcheurs non dalits avant dêtre
abrités dans les écoles, les salles de mariage ou des anciens fermes délevage
avec ou sans eau potable, toilettes et espaces libres suivant donc
le statut social !
. Certains se trouvent nourris trois fois par
jour,dautres qui mangent une fois par jour et qui manque deau potable.
Un de nos correspondants européens au
téléphone nous disait que linde avait refusé toute aide extérieure. On ne peut
quêtre fier en lentendant quand on sait que le problème nest pas un
problème de finances mais de distribution et de partage équitable en temps
durgence comme en temps normal.
Il y a toujours les politiciens, les sectes et
les Ongs qui profitent de pareilles situations pour se placer. Il y a une logique à
définir pour parer à lurgence et en même temps préparer la suite ; même
les victimes le réclament haut et fort.
Nous essayons avec nos moyens limités et dans
ce gros remue ménage de ne pas perdre nos repères pour nous mêmes et les populations.
Nos intervenons sur le plan psychologique dans le cadre des aides médicales; aspect un
peu négligé mais qui fait de gros dégâts et sur le plan daide légale pour
permettre de construire lavenir et dutiliser laide offerte.
Lannée 2004 a volé la vie de beaucoup
denfants en inde . Nous sommes à lheure que je vous écris en état alerte.
2005 doit nous réserver sans doute bien des défis pour nous les indiens mais aussi pour
dautres populations de par le monde. Des défis quil faudra relever avec
courage, fermeté et dignité ; en restant orienté dans la mesure de nos
moyens et de nos possibilités vers les quelques principes éthiques de base. Pour
que engloutit ou pas par une vague nous puissions dire « Ma vie a eu un sens
».
Que 2005 puisse nous rapprocher un peu plus
dans la recherche de la justice et du bonheur pour tous .
Augustin Brutus"
Via Campesina
lance une initiative internationale
Via Campesina lance une
initiative internationale pour recueillir des fonds afin de venir en aide aux communautés
frappées par la catastrophe du raz-de-marée en Asie. Via Campesina (réseau
international de mouvements paysans, de familles paysannes, d'ouvriers agricoles, de
peuples indigènes, et d'organisation de paysans sans terre ainsi que d'autres mouvements
ruraux), lance un appel à la solidarité avec les millions de personnes affectées par le
désastre du tsunami en Asie du Sud-Est. Via Campesina lance une campagne internationale
de collecte de fonds en solidarité avec les communautés locales de pêcheurs et de
paysans pour leur permettre de mettre en place leurs propres actions de secours et de
reconstruction en s'appuyant sur les organisations locales.
Nous faisons appel à vos
dons pour permettre dans un premier temps de répondre à l'urgence en fournissant une
aide alimentaire, de l'eau potable, des abris et des médicaments aux familles de paysans
et de pêcheurs frappées par le raz-de-marée et, dans un deuxième temps, leur offrir
les moyens de reconstruire leur communautés et leurs moyens de subsistance.
Pour Via Campesina, les
secours qui doivent être mis en place doivent impliquer activement les communautés
paysannes et les communautés de pêcheurs. Les organisations locales doivent jouer un
rôle de premier plan dans la mobilisation et la définition des actions à entreprendre.
Via Campesina veut donner à ces communautés et à leurs organisations le support
politique dont elles ont besoin pour obtenir les fonds nécessaires à cet effort de
reconstruction. Les sommes que nous recueillerons dans le cadre de cette campagne seront
destinées essentiellement à renforcer les communautés locales afin de leur permettre de
jouer ce rôle clé.
Le succès des actions de
secours entreprises par la société civile lors de catastrophes précédentes en
Amérique latine, en Asie et en Afrique, contraste avec l'inefficacité des secours mis en
place par les gouvernements. Ces actions concrètes ont souvent renforcé les
organisations locales de la société civile en permettant à groupes jusque là
marginaliser de prendre le contrôle de leur propre vie.
Travaillons tous ensemble
pour aider ceux frappés aujourd'hui, et faisons le d'une manière qui renforce les
communautés paysannes et des communautés de pêcheurs.
Aux morts sans nombre,
viennent s'ajouter les millions de personnes déplacées, et les centaines de milliers de
personnes qui ont perdu leur maison, leur matériel de pêche, leurs outils agricoles.
Les pêcheurs n'ont plus de barques ni de filets; les paysans ont perdu leurs bêtes et
leurs terres sont contaminées, leurs récoltes ont été détruites. Vos dons leur
permettront de se relever peu à peu.

Exemples d'action qui sont
déjà en cours : En Indonésie, la fédération nationale indonésienne
des organisations paysannes (FNIOP), membre de Via campesina, avec d'autres organisations
non-gouvernementales de la société civile, a mis sur pied une équipe de secours qui
travaille actuellement dans la région de Aceh où l'on dénombre plus de 25 000 morts et
des dizaines de milliers de blessés et de sans-abri, ainsi que dans le nord de Sumatra
(cinq mille morts) ou d'une distribution de vivres ont commencé. L'équipe mise en place
par la FNIOP participe au secours et à la recherche de personnes disparues. Au
Sri Lanka, pays le plus fortement touché par le tsunami, l'organisation
nationale des pêcheurs (National Organization of Fisherfolk (NAFSO) a envoyé cinq
équipes de secours dans les zones les plus durement frappées pour venir seconder les
populations locales dans leurs efforts de reconstruction.
Pour l'Asie : un prélèvement fiscal mondial exceptionnel !
(ATTAC)
« Il faut soigner d'abord et comprendre ensuite »,
disait Albert Camus dans La Peste. Tel est en effet l'objectif à atteindre d'urgence face
à la tragédie provoquée par la vague géante qui a causé des centaines de milliers de
morts et de blessés en Asie, des millions de sans abri et des pays entiers dévastés.
Calés dans nos fauteuils, nous regardons en direct à la télévision, et pour ainsi dire
comme si nous y étions, les images du drame. Par solidarité et compassion vraies, de
nombreuses personnes ont envoyé ou enverront un chèque aux organisations humanitaires.
Elles ont eu raison, et tout doit être fait pour amplifier l'effort. Mais est-ce
suffisant ? Peut-on en rester là ? Que faire de plus ? Nous devrions sérieusement
méditer sur les hypocrisies de l'époque. Et agir en conséquence.
Quelque chose en effet ne va pas dans l'attitude des médias et les commentaires faits par
la plupart des responsables politiques : cette catastrophe hors de toute mesure n'est pas
pensée. Réduite à une comptabilité et à des images macabres, elle est présentée
comme une fatalité du destin justifiant toutes les impuissances présentes, passées et
futures des autorités publiques nationales et internationales. Devant cette opération de
lobotomie médiatique, quelques vérités sont bonnes à rappeler.
D'abord, acceptons d'admettre que les morts d'un jour valent les morts de tous les jours.
Certes, la démesure du séisme, sa soudaineté, sa localisation géographique, la
symbolique biblique du déluge qu'il portait au moment des fêtes ne pouvaient
qu'entraîner le choc et l'émotion. Mais n'oublions pas ceci : chaque jour, selon la Food
and Agricultural Organization (FAO), à cause de la faim et de la malnutrition, la mort
fauche 25 000 vies, principalement des enfants. Rappeler cette réalité vise nullement à
relativiser la tragédie que nous connaissons aujourd'hui en Asie. On ne peut pas subir,
chaque jour, un choc émotionnel d'une même intensité pour des drames diffus, atomisés
sur l'ensemble de la planète, résultant d'une lente agonie, difficiles à traduire en
scoop d'images médiatiques. Peut-être ces affamés pourraient-ils consentir, pour leur
propre bien, à un effort supplémentaire et se mettre d'accord pour disparaître le même
jour ? Le total fait 9 millions, ce serait le record toutes catégories. Alors seraient
sans doute réunis les 40 milliards de dollars nécessaires annuellement, selon le
Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin de réaliser et de
maintenir l'accès universel à l'éducation de base, à l'eau potable et à des
infrastructures sanitaires, ainsi, pour les femmes, qu'aux soins de gynécologie et
d'obstétrique.
Reconnaissons, ensuite, que l'aide annoncée par les gouvernements et les instances
internationales est ridiculement dérisoire. Le vendredi matin du 31 décembre, 500
millions de dollars avaient été réunis, alors que l'Organisation des nations unies
(ONU) estime les besoins à plusieurs milliards. Les Etats-Unis ont annoncé 15 millions
de dollars d'aides, puis, devant les protestations que suscitait cette contribution
grotesque, 20 millions supplémentaires ont été ajoutés (25 millions d'euros au total).
Par comparaison, Monsieur Bush vient de demander au Congrès américain une rallonge
budgétaire de 80 milliards de dollars pour financer la guerre en Irak, qui en coûte 150
millions par jour. Par comparaison encore, les 400 plus gros contribuables des Etats-Unis
d'Amérique ont eu un revenu brut, avant impôts, de 70 milliards de dollars en 2000, dont
50 milliards provenant de revenus en capital : dividendes, intérêts, plus-values. Ce
chiffre ne reflète pourtant pas le véritable revenu de ces personnes : ni leur revenu
brut, ni leur revenu imposable. Leur revenu brut est inférieur à la réalité car il ne
comptabilise pas les milliards de dollars qui sont allés dans les paradis fiscaux. Leur
revenu imposable est également inférieur à ce qu'il devrait être, car de nombreux
revenus bénéficient d'exonérations fiscales : les intérêts sur les obligations
d'Etat, les primes d'assurance-vie, les cotisations aux fonds de pension... Mais il y a
plus. Ces très riches contribuables n'en ont jamais assez. Alors que leur taux
d'imposition était de 29,93 % en 1995, ils sont parvenus à le faire baisser, avec l'aide
d'un gouvernement complaisant, à 22,29 % en 2000.
La France, avec 40 millions d'euros d'aides versées, n'est pas en mauvaise position. Nous
ne pouvons que nous réjouir de constater qu'ainsi notre pays va dépasser la somme
engloutie pour le sacre de Monsieur Sarkozy à la tête de l'UMP (12 millions). Cependant,
et sans vouloir faire injure aux amateurs de football, on remarquera que l'achat de
l'exclusivité des droits de rediffusion du football français par Canal + a coûté 600
millions d'euros à cette chaîne.
En outre, l'instrumentalisation politique de la tragédie est désormais lancée. La
concurrence, ce principe fondateur de l'idéologie néolibérale, s'est même étendue à
l'aide humanitaire. Nous assistons à une sorte d'enchères, chaque pays voulant, dans des
limites évidemment « raisonnables », ne pas donner le moins, et chaque jour annonce une
nouvelle offre. Certes, ces aides, dont on ne doute pas qu'elles viennent du fond du
coeur, vont probablement grossir, et c'est tant mieux. Mais, sauf mobilisation populaire,
elles resteront très loin des besoins. L'initiative de Monsieur Bush de constituer une «
coalition internationale d'aide humanitaire » avec l'Inde, le Japon et l'Australie,
dotée de sommes et de moyens dérisoires, n'a pour but que de contourner et d'humilier
l'ONU, c'est-à-dire la seule source de droit international. La coopération
internationale, pour coordonner efficacement les efforts n'a, à aucun moment, été le
premier réflexe des élites mondialisées.
Et l'Europe ? Où est l'Europe ? Un obscur factotum a annoncé, dans un premier temps, une
aide de 3 millions d'euros. Se rendant compte que la somme était significativement
médiocre - cette seule prise de conscience montre qu'il ne faut pas désespérer de
l'Europe -, 30 millions d'euros ont été accordés en plus. Rien n'est plus symbolique
que cette attitude incroyable de l'Union européenne. Il est vrai qu'un des articles du
traité constitutionnel stipule que « le budget de l'Union est, sans préjudice des
autres recettes, intégralement financé par des ressources propres ». Cela signifie que
l'Union européenne, contrairement aux particuliers, aux entreprises et aux Etats, ne peut
emprunter. Or l'emprunt permet l'investissement dans les grands travaux d'infrastructures
publiques, que ce soit en Europe ou au titre de la solidarité internationale. Cette
castration politique de l'Europe, dont nous avons aujourd'hui un exemple emblématique, ne
pourra que renforcer notre détermination!
à assurer le succès du « non » lors du référendum sur le traité
constitutionnel.
Et le marché ? Où est le marché ? Car cette interdiction faite à l'Europe d'emprunter
pour investir dans les équipements publics, a été décidée au nom du marché. On nous
explique en effet, ad nauseum, que le libre jeux des marchés, sans entrave, et
particulièrement dans le domaine de la finance, permettrait une « allocation optimale
des ressources ». Si c'était vrai, nous aurions dû voir affluer en Asie, immédiatement
et spontanément, des masses de capitaux - une sorte de tsunami financier - pour aider au
redressement de la région. Hélas ! Hélas ! Les morts, les blessés et les sans abri ne
sont pas solvables, et aucun capital ne pourra fructifier dans ces conditions. Dans les
grands moments, ceux qui façonnent la collectivité humaine, le marché est toujours
défaillant. C'est bien la volonté politique qui compte, et c'est elle que la
mobilisation populaire doit restaurer.
D'autant que pendant le drame, les affaires continuent. Aucune morale, aucune retenue,
aucune décence n'est de mise, c'est business as usual. Certes, les tsunamis ont tué des
dizaines de milliers de personnes, dévasté des pays entiers, mais les Bourses
d'Indonésie et d'Inde battent des records, portées par un climat économique jugé
favorable. Selon Eddie Wong, analyste en chef pour l'Asie chez la banque ABM Amro : « Les
dommages subis par les bons hôtels ne semblent pas graves et il y a aussi des gagnants en
termes économiques, tels que les producteurs de ciment ». On pourrait ajouter aussi les
cercueils ! Alors voici une idée d'action immédiate : fermez d'urgence vos comptes
bancaires chez ABM Amro, si vous en avez, et transférez-les à la Poste, tant qu'elle
existe encore !
Devant cette nouvelle faillite des élites mondialisées, la mobilisation des citoyens et
des peuples pourrait s'organiser autour de cinq objectifs : un prélèvement fiscal
mondial exceptionnel préfigurant une véritable fiscalité mondiale ; l'augmentation de
l'aide publique au développement ; l'annulation de la dette publique des pays pauvres
concernés par la catastrophe ; la coordination internationale des services publics pour
reconstruire les pays dévastés ; la mise en place dans la région de systèmes d'alerte
des catastrophes.
Un prélèvement fiscal mondial exceptionnel. Il est largement temps d'imaginer une
fiscalité internationale pour réduire la fracture qui va croissant entre le Sud et le
Nord. L'exigence d'une fiscalité globale, au plan mondial, s'impose pour répondre,
notamment, à des catastrophes comme celle de l'Asie. Les possibilités techniques sont
nombreuses :
- Taxe sur les transactions financières dont le modèle est la taxe Tobin qui vise
les transactions sur les monnaies (elle peut néanmoins être étendue à l'ensemble des
transactions financières). L'actuelle administration américaine rend difficile une
avancée dans ce domaine. C'est de l'Union européenne que l'initiative devrait venir.
Elle a, en effet, la puissance économique et financière pour mettre en ¦uvre, de
manière unilatérale, de telles taxes. A un taux de 0,1 %, cette taxe rapporterait 110
milliards de dollars.
- Taxe unitaire sur les bénéfices : quel que soit le pays ou la région du monde
où s'installe une entreprise transnationale, elle sera soumise au même taux d'imposition
sur ses bénéfices. Cela limitera très fortement l'évasion et la fraude fiscales.
- Taxe sur les investissements directs étrangers (IDE) qui viserait à s'opposer à
l'évasion fiscale en freinant le choix de pays à faible fiscalité, et à l'érosion des
droits des salariés dans les pays d'accueil. Un taux de 15 % sur une assiette de 800
milliards rapporterait 120 milliards de dollars.
- Impôt sur la fortune. On peut taxer le stock, sur le modèle français, ou son
revenu, sur le modèle américain (les 1 % les plus riches ont autant que les 57 % les
plus pauvres). Un taux forfaitaire de 1 % appliqué à 5 000 milliards de dollars
donnerait 50 milliards.
- Taxe sur les émissions de carbone qui devra fortement inciter les producteurs à
réduire leurs émissions. Un prélèvement de 21 dollars par tonne de contenu en carbone
rapporterait 125 milliards de dollars.
Il est évident que la mise en place de telles taxes demandera des années. Sans attendre,
pour faire face à l'urgence, un prélèvement exceptionnel pourrait être décidé par la
communauté internationale ou, par défaut, par l'Union européenne. Il pourrait
correspondre, pour donner un exemple concret, à 0,05 % de la capitalisation boursière
mondiale (nombre d'actions cotées en Bourse à l'échelle mondiale, multiplié par la
valeur de ces actions) qui s'élevait, fin 2002, à 20 000 milliards d'euros. Un tel
prélèvement exceptionnel rapporterait 10 milliards d'euros. Personne ne pourra croire
qu'il mettra les actionnaires à genou et qu'il suscitera la panique sur les marchés
financiers. Prenons l'exemple d'un actionnaire de Renault. Le 31 décembre 2004, l'action
cotait 61,55 euros. Avec le prélèvement de 0,05 %, ledit actionnaire versera 3 centimes
d'euros ! Ainsi les marchés financiers seront-ils punis (modestement) par là où ils ont
péché. Ils sont en effet responsables de la crise !
financière qui s'est abattue sur l'Asie en juillet 1997. En quelques mois le chômage
était multiplié par 4 en Corée, par 3 en Thaïlande, par 10 en Indonésie. Au total, 12
millions de chômeurs supplémentaires étaient comptabilisés dans la région. La cause
de cette crise ? Une libéralisation « au pied de biche » des marchés financiers dans
ces pays, sous l'impulsion du Fonds monétaire international (FMI), qui a attiré des
masses de capitaux spéculatifs. Comme d'habitude, le FMI et le Trésor américain
croyaient que cette libéralisation aiderait ces pays à se développer plus vite. Mais
les pays asiatiques n'avaient aucun besoin de capitaux supplémentaires de cette nature,
leur taux d'épargne était très élevé. Ce ne serait donc que justice de faire payer
ceux qui ont déjà, en toute impunité pour l'instant, appauvris cette région.
L'augmentation de l'aide publique au développement. Selon l'OCDE, elle était en 2003,
pour les USA, de 0,1 % du Produit national brut (PNB), soit 16 milliards de dollars ; pour
le Japon de 0,2 % ; pour la France de 0,4 % ; contre 0,7 % auxquels ces pays s'étaient
engagés dans la déclaration du millénaire. Il est urgent d'atteindre les objectifs
fixés qui permettraient de collecter 49 milliards de dollars.
L'annulation de la dette publique des pays pauvres concernés par la catastrophe. Le
Canada a décidé un moratoire unilatéral de la dette publique de certains pays à son
égard. L'Allemagne, de son côté, a proposé un moratoire de la dette de l'Indonésie et
de la Somalie auprès du Club de Paris (groupe des pays créanciers). Actuellement, pour
ne prendre que quelques exemples, la dette de l'Indonésie est de 131 milliards de
dollars, de 58 milliards pour la Thaïlande et de 11 milliards pour le Bangladesh. La
perspective doit être clairement d'aller vers l'annulation de la dette publique des pays
les plus pauvres de la région, même si, dans un premier temps, des moratoires et des
réductions des créances sont toujours bons à prendre. Nous aurons tous les yeux
tournés vers le Club de Paris qui doit se réunir le 12 janvier.
Coordination internationale des services publics pour reconstruire les pays dévastés.
L'esprit de service public est capable de soulever des montagnes. Si, dans chaque pays,
les services des Postes, de l'électricité et du gaz, des chemins de fer, des
télécommunications, de l'eau, de l'éducation, de la santé, etc., se concertaient à
l'échelle internationale (les organisations syndicales peuvent puissamment y contribuer),
l'aide d'urgence et la reconstruction des pays dévastés serait assurée. Des moyens et
des agents seraient détachés sur place. Les anciens services publics, qui ont été
privatisés, verraient leurs moyens réquisitionnés par la puissance publique. C'est bien
ce que font les gouvernements lorsqu'il y a la guerre...
Mise en place dans la région de systèmes d'alerte des catastrophes. Il se dit que la
base militaire des Etats-Unis à Diego Garcia, située pourtant au sud du Sri Lanka,
n'aurait pas été affectée par le tsunami. Elle aurait été prévenue par la National
Oceanic & Atmospheric Administration. Celle-ci, pas plus que les militaires, n'aurait
pensé à prévenir les gouvernements asiatiques concernés... La preuve serait ainsi
administrée qu'un système d'observation et d'alerte aurait permis d'éviter le drame.
Le 6 janvier, l'ONU a convoqué une réunion internationale des pays donateurs. Le monde
attend qu'y soient prises des décisions d'ampleur, à la mesure de la situation. Les 110
Chefs d'Etat qui ont soutenu récemment l'idée de taxes globales ont l'opportunité,
au-delà de la simple déclaration d'intention - qu'il fallait faire néanmoins - de
passer aux actes. Les Chefs d'Etat des 25 pays de l'Union européenne, devraient ensuite
se réunir pour organiser, enfin, l'aide de l'Europe.
Oui ou non l'hypocrisie des bons sentiments va-t-elle cesser, et laisser la place aux
vraies mesures susceptibles de répondre aux vrais problèmes ?
Le 2 janvier 2005
Par Jacques Nikonoff, président d'Attac France
Une version courte est parue dans Libération, le 4 janvier 2005.
Solidarité populaire avec les
populations victimes
Si vous souhaitez envoyer une aide
financière, sans oublier la responsabilité des états voyous:
- Secours Populaire - BP 3303 - 75123 Paris cedex 3, Site Internet : http://www.secourspopulaire.asso.fr/
-- Unicef - urgence séisme Asie du sud - BP 600 - 75006 Paris, Site
Internet : http://www.unicef.asso.fr/
-- Médecins du monde - urgence Asie BP 100 - 75008 Paris, Site Internet : http://www.medecinsdumonde.org/
-- Handicap International/raz de marée - 69 361 Lyon cedex 07, Site Internet : http://www.handicap-international.org/esperanza/site/page_type/accueil.asp
-- Croix Rouge Française - Séisme Asie - BP 100 - 75008 Paris site Internet : http://www.croix-rouge.fr/goto/index.asp
-- Secours Catholique/Caritas France - Seisme Asie du Sud BP 455 - 75007 Paris,
Site Internet : http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/une/index.php
-- Médecins sans Frontière - BP 2004 - 75011 Paris, Site Internet : http://www.msf.fr/
-- CCFD - 4, rue Lantier 75001 Paris - Chèque à l¹ordre du CCFD «Urgence Asie»
ou virement CCP 46 00 F - Paris
Site Internet : http://www.ccfd.asso.fr/
-- Action contre la Faim - 4 rue Niepce 75014 Paris; CCP 28 20 W Paris, Site Internet : http://www.acf-fr.org/
-- Secours islamique français - CCP 29 19 D Paris
Site INternet : http://www.secours-islamique.org/
-- Fondation de France - solidarité Asie du sud - BP22 - 75008 Paris - Care France
- BP1 - 75009 Paris, Site Internet : http://www.fdf.org/jsp/site/Portal.jsp[b]
La vraie nature
des catastrophes naturelles
Les catastrophes
dites naturelles sont présentées de nos jours comme inéluctables, même si la
responsabilité de lhomme dans ce quil est convenu dappeler les
« changements climatiques » semble établie. En revanche, manque encore
cruellement la prise de conscience de ce quest la nature profonde de la planète
Terre sur laquelle nous vivons.
La mer et
locéan appartiennent à la Terre, les forêts appartiennent à la Terre, les
oiseaux et les animaux appartiennent à la Terre, et lhomme appartient à la Terre.
Cette appartenance
crée des liens. Si la terre souffre, lhomme entre en souffrance, Si les animaux
souffrent, lhomme entre en souffrance, Si la forêt souffre,
lhomme entre en souffrance, Si locéan souffre, lhomme entre en
souffrance, car locéan la enfanté, le végétal la nourri, et
lanimal la accompagné dans ses travaux les plus pénibles.
La terre
est une entité vivante. Dans les anciens temps, les liens que les hommes avaient
tissé avec la Terre étaient emprunts de sagesse et damour. Larrivée,
voilà deux milles ans, dune religion dominatrice a dénigré ce rapport
privilégié. Le culte dun dieu solaire crucifié na pas su ressusciter
dans lâme des terriens le respect et lamour de la nature. Lattention
portée au Ciel amena progressivement le dépréciation de la vie terrestre. Les rites
dédiés à la Terre furent considérés comme « païens ». Ladoration
du Ciel fit oublier la Création, comme si une fois créée , elle avait cessé de se
recréer à chaque instant. Seuls les poètes et les artistes gardèrent le secret de la
« présence divine » sur terre. Ils chantèrent et chantent encore la beauté
des arbres, des fleurs, des oiseaux, des animaux sauvages et des lacs perdus dans les
montagnes.
Science
sans conscience conduit a la perte. Si de nos jours lécologie,
« les verts » et Green Peace ont apporté un contre poids à la dérive
dun monde industriel polluant et destructeur, leurs idées ne parviennent pas à
toucher le cur de la majorité des hommes. Pollutions et pillages du sous-sol
continuent, sans que dans lopinion publique, personne ne dise clairement :
stop, assez, arrêtez ! La catastrophe annoncée par les scientifiques
éclairés nest pas tant dans le réchauffement de la planète que dans la perte de
conscience des individus de leur appartenance à la Terre. Comment les hommes peuvent-ils
fabriquer dans leurs usines des bombes, des bombardiers, des mines anti personnelles, des
poisons et le soir rentrer tranquillement chez eux pour soccuper de leurs
enfants
que ces mêmes bombes et ces mêmes poisons risquent un jour de conduire à
la mort? Comment aucun organisme international ou national na proposé de loi pour
interdire cette industrie mortifère ?
La
geographie sacree. Si la violence sexerce sur les humains par voie
dun arsenal de destruction, la Terre nest pas exempte dattaques
analogues par lindustrie et les cultures intensives. Ceux qui
sintéressent à la géobiologie savent que la terre se présente comme un organisme
vivant avec ses réseaux énergétiques sacrés, ses points de ressourcement et ses zones
pathogènes. La géographie sacrée explique comment les différents hauts lieux
telluriques sont reliés les uns aux autres. Tout cela pour dire que la Terre nest
pas quun simple amas de roches refroidies ou en fusion. Cest un organisme
vivant qui possède sa structure énergétique et son aura. Cest delle que
dépend la vitalité des lieux. Or les niveaux énergétiques des régions varient en
fonction de leur passé historique, de lindustrie implantée, et du comportement
humain. Il y a donc un lien direct entre la manière de vivre et de produire dune
région et la santé de ses habitants ! Pour comprendre plus facilement de quoi il
sagit, on peut dire que lunivers terrestre se comporte à la manière
dune pile électrique dont lélectrode « plus » est le ciel et
lélectrode « moins », la terre. Les géobiologues parlent de
léquilibre cosmo tellurique. Ces différences de polarité donnent lieu à des
échanges énergétiques constants qui alimentent le Vivant . Lorsque dans les
maisons, ces équilibres sont rompus, le lieu de vie devient pathogène par insuffisance
dénergie. Cette carence est due à la nature des constructions (béton armé) et à
la présence des activités industrielles qui dénaturent les rapports cosmo telluriques
comme cest par exemple le cas des réémetteurs de téléphone sans fil et des
radars. Des répercutions sur la santé se font ressentir au bout de quelques
années. Tout est en interaction !
Les
réactions de la terre. Si on regarde la Terre avec les yeux de lâme, on
constate quelle souffre. Les rationalistes diront et penseront
quil y a toujours eu des catastrophes, que ce qui se passe actuellement est dans
lordre des choses. Certes, mais lordre naturel est bouleversé et chacun le
ressent : le soleil ne « chauffe » plus comme avant, il
« brûle ». Il existe dans lunivers une loi de causes à effets..
Ce qui vient de se passer en Asie est éloquent. En lecture symbolique, la Terre se
défend : locéan refoule les hommes vers lintérieur des terres, les
pluies diluviennes et les tempêtes chassent les pollutions. La Terre se purifie. Cette
lecture nest pas habituelle, elle peut surprendre, mais ne serait-il pas urgent
dapprendre à lire les évènements autrement ?
Plus
rationnellement, comment ne pas voir que les tempêtes dévastatrices résultent
dune politique de déforestation excessive, que les récifs de corail abîmés par
la pollution ne freinent plus les vagues et que la terre recule dans bien des endroits et
enfin que le niveau de la mer (toujours elle) monte ! Quant aux tremblements de terre
ou de mer, il faut savoir que le pompage des nappes de pétrole supprime progressivement
les « coussinets » damortissement des secousses telluriques. Tout se
passe comme si on dégonflait progressivement les pneus dune voiture qui
roule
Enfin, les inondations sont dues au fait que plus rien narrête
lécoulement des eaux de pluies. Dans de nombreuses régions, la suppression des
haies (véritables nichoirs naturels pour les oiseaux) et les fossés le long des routes
en sont lune des causes. Dautre part, les modes dagriculture intensive
à base dengrais chimiques contribuent à lessiver les terres faute dhumus.
Résultat : le niveau du lit des rivières monte et en périodes de fortes pluies
provoque les catastrophes dites naturelles.
Le respect
du monde animal. Alors que faire ? Reprendre ses esprits ! Réaliser
autour de soi un univers respectueux de la planète et donc de ses occupants à deux ou
quatre pattes. Ne plus cautionner les expériences de laboratoire sur les animaux. Ne plus
participer aux massacres des animaux délevage en adoptant une alimentation
végétarienne. Contrairement aux idées reçues, lhomme nest pas fait pour
manger de la nourriture cadavérique : ses intestins sont longs comme ceux des
herbivores (les intestins des carnivores sont courts pour empêcher la putréfaction de
sopérer au cours de la digestion). Sa dentition nest pas celle
dun carnivore ! Sur un plan global, lélevage du bétail nécessite
beaucoup de fourrage et donc de terres agricoles, ce qui prive les régions pauvres de
ressources alimentaires naturelles. Dans lessence des choses, lhomme est fait
pour manger « les fruits de la terre », ceci dans tous les sens du terme.
Daprès les statistiques les plus sérieuses, les végétariens sont en bien
meilleure santé que les omnivores. La nourriture végétarienne allège le corps et
augmente le niveau de conscience. La souffrance des animaux sinscrit dans leur chair
et produit des toxines qui encrassent lorganisme « des mangeurs de
viande ». Les expériences sur la mémoire de leau de Jacques Benveniste et du
Dr Masaru Emoto sans oublier celles de la radiesthésie appliquée* montrent que tout
élément liquide se charge des énergies quil reçoit. Le sang des animaux
massacrés véhicule des énergies de souffrance et rien ne dit que bon nombre de maladies
ne proviennent pas simplement de cette dose de stress mortel emmagasinée dans les
aliments carnés !**
Lécosanté.
Il faut savoir que les évidences daujourdhui contredisent celles
dantan, époques où les hôpitaux natteignaient pas des tailles
gigantesques et où les maladies ne progressaient pas au point où la notion même
de « médecin traitant » attaché à tout un chacun est devenue une
normalité, comme sil était naturel dêtre malade et davoir besoin de
protéger sa santé.. ! Cette dernière est dabord spirituelle, puis mentale et
émotionnelle. La maladie physique nest que la conséquence de la dégradation de
lordre naturel ! La santé des hommes est liée à celle de la terre. Les deux
sont associées et il serait urgent de développer le concept décosanté !
Comment peut-on imaginer être en bonne forme lorsque la terre sur laquelle nous vivons
est épuisée, lorsque les aliments que nous consommons sont truffés de
conservateurs et carencés en énergie ! Soigner les hommes et soigner la planète
relève dune démarche indissociable.
Lexpérience
de tout géobiologue montre du reste que personne ne peut demeurer en bonne santé dans un
habitat malsain. Cest un exemple flagrant du rapport étroit existant entre
lindividu et son environnement. En apprenant à « soigner » les
maisons et les lieux de travail, on constate des effets immédiats non seulement sur la
santé de ses habitants mais également sur leur psychisme***. Il existe entre la terre et
lhomme un rapport privilégié qui constitue lune des plus grandes richesses
qui soit.
La pensée
globale. La pensée analytique a fait de lhomme un savant aveugle qui a
cessé de voir lensemble et les ensembles. Le développement des facultés du lobe
droit par la pratique journalière de la pensée analogique (écosystèmes), du dessin, de
limage et de lart (parents pauvres de lenseignement) est en mesure de
combler ces lacunes.. Il est important de redonner à chacun le sens de la responsabilité
dans la diversité et lépanouissement de lêtre. La relève arrive au
niveau des nouvelles âmes incarnées sur terre. Certains les appellent indigo. Il en
existe partout dans le monde. Peu importe le terme. Lurgence est de leur donner la
parole et darrêter découter tous ces savants qui ressemblent de plus en plus
à des docteurs Knock et Folamour tant leurs discours sont enfermés et enfermants
dans leurs certitudes tragiquement dépourvues de la conscience de lécoréalité .
Serge
Fitz, 5 janvier 2005
*
Lauteur anime dans le cadre de lassociation Terre et Ciel des ateliers de
formation à la radiesthésie appliquée (www.Lequadrant.com ** pour plus dinformations, consultez
louvrage de lauteur : « Les autres causes de la maladie » aux
éditions Quintessence .* * * Pour en savoir plus se reporter au livre de
lauteur « Bien vivre sa maison / manuel de géobiothérapie » aux
éditions Quintessence.
11 janvier 2005
Controverses: Vos
dons serviront à rembourser leur dette, sauf si
Depuis le séisme du 26 décembre au
large de l'Indonésie, beaucoup de chiffres ont fait les grands titres de l'actualité,
irrémédiablement à la hausse : nombre de victimes, coût des dégâts constatés, aide
internationale
Les rencontres entre grandes puissances se succèdent : conférence
de Jakarta, réunion du G8, session du Club de Paris
Prenons le temps de commenter
quelques faits et chiffres méconnus qu'il faut placer au cur du débat. Onze pays
ont été touchés : Indonésie, Sri Lanka, Inde, Thaïlande, Somalie, Maldives, Malaisie,
Birmanie, Tanzanie, Bangladesh et Kenya.
Cet ensemble est très hétérogène,
puisqu'il regroupe des pays asiatiques et des pays africains, des pays économiquement
émergents et des pays très pauvres, des pays remboursant des sommes colossales et
d'autres en état de cessation de paiement. Pour autant, la nature n'a pas choisi et il
serait particulièrement indécent de distinguer parmi ces pays pour accorder aux uns ce
que l'on refuserait aux autres. À la fin 2003, la dette extérieure de ces onze pays
s'élevait à 406 milliards de dollars [1]. Leurs performances économiques étant fort
diverses, leurs créanciers le sont aussi [2].
Les pays prometteurs, comme l'Inde ou
la Thaïlande, ont une dette essentiellement d'origine privée, contractée notamment sur
les marchés financiers ou auprès de grandes banques. Les pays pauvres, comme le Sri
Lanka ou le Bangladesh, ont une dette essentiellement multilatérale, détenue par la
Banque mondiale, des banques régionales de développement ou le FMI. Des pays plus
isolés au niveau international, comme la Somalie, ont une dette principalement
bilatérale, contractée envers des pays riches. Tous les grands créanciers sont
concernés par la recherche d'une solution prenant en compte l'intérêt des peuples
touchés.
En 2003, ces onze pays ont remboursé
68 milliards de dollars à leurs créanciers étrangers, contre 60 milliards l'année
précédente. Cette année-là, leurs pouvoirs publics ont remboursé 38 milliards de
dollars [3] à eux seuls. La ponction est énorme : entre 1980 et 2003, les remboursements
ont représenté onze fois leur dette de 1980, alors que dans le même temps, cette dette
a été multipliée par cinq [4]. L'aide internationale promise est estimée à 6
milliards de dollars, dont 4 par des institutions officielles. Loin de vouloir dissuader
cet élan de générosité, qui soulage la bonne conscience du donateur bien avant les
souffrances des victimes, il est urgent de noter que ces onze pays remboursent chaque
année six fois plus.
Derrière la générosité
médiatisée à outrance, même quand elle est sincère, demeure donc un mécanisme très
subtil qui aspire les richesses des populations du Sud vers leurs riches créanciers.
Puisse la tragédie de décembre servir à mettre en lumière cette autre tragédie,
dépassant largement le cadre de ces onze pays sinistrés : la dette. A cause d'elle, et
avec la complicité des classes dirigeantes locales qui ont un intérêt personnel dans
l'endettement de leurs pays, des Etats n'assurent pas à leurs peuples la satisfaction des
besoins fondamentaux, la misère et la corruption se répandent, la souveraineté
politique et économique de dizaines de pays devient une expression vide de sens, les
ressources naturelles sont pillées ou bradées à de puissantes multinationales, les
cultures d'exportations sont imposées au détriment des cultures vivrières. Il s'agit
d'un centre nerveux particulièrement vigoureux d'un modèle économique prédateur et
oppressif.
Quel créancier oserait déclarer
publiquement qu'il va continuer à attendre des remboursements de pays sinistrés à ce
point ? Cependant, aucun n'y a définitivement renoncé. La réunion du Club de Paris,
fort tardive du reste (17 jours après le séisme) et regroupant 19 pays riches, ne doit
pas faire illusion : les créanciers sont prêts à suspendre les paiements, sans
annulation significative de dette, pour mieux imposer une conditionnalité stricte qui
sera assurée par le FMI. Pourtant, ce même FMI s'est déjà distingué lors de la crise
de 1997-1998 par des remèdes pires que le mal. En son âme et conscience, tout créancier
peut décider de renoncer à ses créances. Là, tout de suite. Cela s'est déjà produit
dans les dernières années pour des raisons géostratégiques [5].
Des centaines de mouvements sociaux
présents dans cette région, notamment les réseaux CADTM et Jubilé Sud, ont appelé à
l'annulation, montrant la solidarité objective qui existe entre tous ceux qui subissent
la tyrannie de la dette. Un moratoire ou une simple réduction ne peuvent être tolérés.
Seule l'annulation totale et inconditionnelle de la dette extérieure publique des pays
touchés, avec contrôle des sommes libérées par les population locales, est une
réponse à la mesure du désastre provoqué par les tsunamis. Sinon, vos dons serviront
juste, tôt ou tard, aux pays dévastés à rembourser une dette devenue immorale.
Damien
Millet et Éric Toussaint
Damien Millet est
président du CADTM France, Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (Comité pour
l'Annulation de la Dette du Tiers Monde). Ils sont auteurs du livre 50 questions 50
réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, éd. Syllepse/CADTM, 2003.
[1] Calculs des auteurs sur la base
des chiffres de la Banque mondiale. [2] Ils sont privés à 47 %, bilatéraux à 27 % et
multilatéraux à 26 %. [3] Dont 16 pour les institutions multilatérales (7 pour la
Banque mondiale et 4 pour le FMI) ; 9 pour les pays riches ; 13 pour les investisseurs
privés. [4] Calculs des auteurs sur la base des chiffres de la Banque mondiale. [5]
Égypte et Pologne en 1991, Russie en 1998, Yougoslavie et Pakistan en 2001.
Page
d'origine : www.reseauvoltaire.net/article15916.html
Scénarios
catastrophe plus près de chez nous
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=45571&provenance=newsletter
A en croire certains chercheurs, ce qui s'est passé en Asie du Sud-Est est
envisageable en mer du Nord, en Méditerranée ou dans l'Atlantique. Car les tremblements
de terre ne sont pas les seuls à pouvoir accoucher de vagues monstrueuses. Des éruptions
volcaniques ou des glissements de terrain gigantesques pourraient également en
déclencher.
Le danger plane ainsi sur les îles Canaries, lieu de villégiature très apprécié de
nombre d'Européens de l'Ouest. Bill McGuire, spécialiste des catastrophes naturelles et
directeur du Benfield Hazard Research Centre de Londres, envisage que le flanc occidental
du volcan Cumbre Vieja, sur l'île de La Palma, s'effondre. Selon le pire scénario, ce
sont près de 500 kilomètres cubes de roche qui tomberaient dans la mer, avec pour
conséquence une vague d'une hauteur de près de 900 mètres, qui toucherait d'abord les
îles voisines puis, au bout d'une heure, le nord de l'Afrique.
Quatre à six heures plus tard, une vague de 10 mètres de haut frapperait l'Europe. De
neuf à douze heures plus tard, ce serait au tour de la côte est des Etats-Unis d'être
atteinte par une vague de 20 mètres.
(...)
Il s'agit ici d'un type particulier de raz-de-marée causé par un glissement de terrain
côtier dont une partie s'enfonce brutalement dans la mer, ce qui provoque une vague d'une
dimension phénoménale.
Ce phénomène a été constaté plusieurs fois dans un fjord d'Alaska (Lituya Bay) et
observé pour la dernière fois le 9 juillet 1958 par 2 pêcheurs qui y ont survécu
miraculeusement.
La BBC2 a traité de ce sujet il y a quelques années dans son excellente série
"Horizon" :
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2000/mega_tsunami.shtml
La retranscription complète du commentaire de cette émission est toujours
accessible à cette adresse : http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2000/mega_tsunami_transcript.shtml
Ce programme a déjà été rediffusé à de nombreuses reprises en anglais, puis sur Arte
(en version française) et sur d'autres chaînes. La RTBF l'a rediffusé pas plus tard que
dimanche dernier.
Ceci dit , il ne s'agit là que d'un seul scénario-catastrophe parmi beaucoup d'autres
qui nous guettent actuellement . Parmi ceux-ci, on peut citer :
(a) la chute d'une météorite de quelques kilomètres de diamètre.
Bien que ce genre d'événements se soit produit plusieurs fois dans l'histoire de la
terre, ce risque ne me paraît pas vraiment imminent.
(b) l'éruption de la caldeira du Yellowstone qui explose à peu près tous les
600.000 ans et dont la dernière éruption date d'environ ... 600.000 ans ! Cette caldeira
est actuellement sous la surveillance continue de plusieurs universités américaines
mais, à l'échelle des temps géologiques, nous avons encore quelques chances d'y
échapper.
Beaucoup de références à ce sujet : en voici quelques-unes :
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/1999/supervolcanoes.shtml
(excellent programme)
http://sfa.univ-poitiers.fr/commedia/MSTgeotech2000/yellowstone/PAGE3.html
http://volcano.und.nodak.edu/vwdocs/volc_images/north_america/yellowstone.html
http://www.nrcan.gc.ca/gsc/pacific/vancouver/volcanoes/03_3_typ_f.php
Mais les deux risques les plus importants et les plus imminents à notre époque me
semblent être :
(1) les variations climatiques majeures dont nous ne savons pas encore avec
certitude vers quoi nous nous dirigeons, en raison de la complexité des mécanismes
météorologiques mis en oeuvre : réchauffement global ? ou refroidissement
catastrophique sous nos lattitudes accompagné de sécheresses extrêmes sous les
tropiques ? (phénomène qui serait provoqué par un arrêt de la circulation du Gulf
stream, en réaction à la fonte des glaces polaires, à l'augmentation de la pluviosité
et à la diminution conséquente de la salinité de l'eau de mer.)
voir à ce sujet : http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2003/bigchill.shtml et
http://www.bbc.co.uk/sn/tvradio/programmes/horizon/dimming_prog_summary.shtml
(dernières découvertes à propos de la diminution globale du rayonnement solaire
arrivant sur la terre, suite aux pollutions atmosphériques.)
(2) La prochaine grande pandémie :
Pour moi, c'est le risque majeur de ce nouveau millénaire. Curieusement, il
est assez sous-documenté. Il ne semble inquiéter que quelques milieux
scientifiques et médicaux. Pour rappel : la pandémie de la grippe espagnole (en 1918) a
causé près de 35 millions de victimes dans le monde. C'était plus que les 4 années de
guerre qui l'ont précédé.
Dans la situation que nous connaissons actuellement, vu :
- la démographie galopante,
- l'intensification de la circulation des personnes dans toutes les directions,
- les faibles conditions d'hygiène dans lesquelles vivent la majorité de la population
mondiale,
- l'insouciance du public et des politiques, l'insuffisance ou l'absence totale de mesures
de prévention,
- dans beaucoup de régions du monde, la grande promiscuité des hommes avec des animaux
domestiques (ou sauvages) qui hébergent toutes sortes de germes et virus
(connus et inconnus) en mutation perpétuelle (c'est le cas, bien connu, du virus de la
grippe ou 'influenza' qui réapparaît chaque année sous une nouvelle forme),
on a toutes les raisons de croire que la prochaine pandémie pourrait très aisément et
très rapidement atteindre et même dépasser les 100 millions de victimes (c'est-à-dire
de l'ordre de 1000 fois plus que le récent tsunami).
Evidemment, cela dépendra de nombreux facteurs :
- du type de microbe incriminé : un virus (très mauvais) ou une bactérie (un peu moins
grave car elles sont généralement sensibles aux antibiotiques classiques mais il existe
de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques).
- de son apparentement éventuel avec des souches connues du microbe pour lesquelles on
possèderait déjà, soit des traitements efficaces, soit des vaccins (et aussi des stocks
de vaccins disponibles, de la rapidité de production de tels vaccins, etc...).
- de son degré de contagiosité : particulièrement redoutées sont les maladies qui
affectent les muqueuses respiratoires, les muqueuses digestives ou la peau.
- de sa virulence et du pourcentage de résistance naturelle parmi les diverses
populations humaines. Une estimation moyenne et raisonnable tourne autour de 10 à 20 % de
résistants naturels.
- de sa période d'incubation et du temps qu'il faudra pour sonner l'alerte générale et
organiser l'isolement des foyers d'infection. Si la période d'incubation est suffisamment
longue, il pourrait être impossible d'isoler les zones infectées. Facteur
aggravant : les personnes apparemment saines fuiront ces zones contaminées et, ce
faisant, elles emporteront avec elles le microbe et en accéléreront sa propagation.
L'alerte à la pandémie est généralement donnée lorsque certains membres du personnel
médical soignant des patients atteints d'une maladie inconnue commencent à présenter
eux-mêmes les symptômes de ce mal inconnu, puis décèdent des suites de cette
infection. Cela signifie alors que les mesures d'hygiène et de précaution
habituelles ne sont plus du tout suffisantes.
Nous avons connu quelques crises récentes de ce genre :
- celles des virus Ebola en Afrique (fièvres hémorragiques). Heureusement,
la période d'incubation de ces fièvres était très courte, ce qui a permis
de confiner assez efficacement les zones infectées, avec, en plus, un petit pourcentage
de résistants naturels parmi les populations touchées.
- celle du SARS (qui était surtout due à la négligence des autorités chinoises qui ont
omis de donner l'alerte suffisamment tôt).
A chaque fois, l'inquiétude a monté dans les milieux médicaux, puis, lorsque les foyers
d'infection furent maîtrisés, on s'est épongé le front et on a poussé un soupir de
soulagement : "Ouf... pas cette fois-ci."
Aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies pour que d'autres pandémies apparaissent
à court ou à moyen terme et qu'elles occasionnent des dégâts considérables au sein
des populations humaines. Au-delà d'un certain pourcentage de victimes, on peut
facilement imaginer que le fonctionnement-même de l'administration et de l'économie
serait complètement perturbé voire paralysé. Ce serait, alors, le sauve-qui-peut
général.
***
Le 11 septembre 2001, en ce début du 3e millénaire, nous assistions, médusés, à
la chute des deux tours du World Trade Center. Incroyable - unbelievable ! Qui aurait pu
imaginer cela seulement 24 heures plus tôt ?
De la même manière, la plupart de ces grands cataclysmes naturels, bien que parfaitement
prévisibles, restent virtuels et inconcevables dans l'imaginaire humain tant qu'ils ne se
sont pas produits, pour la bonne et simple raison qu'ils ne se sont jamais produits une
seule fois dans toute l'histoire de l'humanité (ou qu'ils sont complètement tombés dans
l'oubli). Et l'homme a toujours tendance à croire qu'il a maintenant acquis une parfaite
maîtrise de son environnement.
Une des plus violentes éruptions volcaniques historiques fut celle du Santorin, il y a
environ 37 siècles. Elle a occasionné des bouleversements dans toutes les
civilisations de la Méditerranée orientale, notamment suite au raz-de-marée qui a
dévasté les côtes et les îles dans toute cette région, mais il reste relativement peu
de traces visibles de cet événement catastrophique.
Celui-ci n'est encore rien en comparaison des éruptions des caldeiras du Yellowstone
(-600.000 ans) ou du Toba (-75.000 ans). Des techniques d'analyse d'ADN
mitochondrial humain ont permis de corréler cette dernière éruption avec une réduction
drastique des effectifs des populations de nos ancêtres jusqu'à la limite de leur
extinction.
voir à ce sujet : http://perso.club-internet.fr/decobed/santorin.html
http://perso.club-internet.fr/decobed/comdevactif.html
http://perso.club-internet.fr/decobed/reponseduree.html
http://www.bbc.co.uk/science/horizon/1999/supervolcanoes.shtml
Contrairement à ce qu'affirmait naguère M. Jean de Combredet,
l'éruption du Krakatoa de 1883 n'a pas été "le plus grand phénomène terrestre
jamais observé [par l'homme]" mais seulement celui qui a laissé le plus de
traces dans la mémoire collective humaine, en raison de sa proximité immédiate avec
notre époque (fin du 19e siècle).
Le tsunami du 26 décembre 2004 nous a probablement fait entrer dans une nouvelle ère :
celle des "désastres naturels de dimension inhabituelle". Ce tsunami n'est, à
mon humble avis, qu'une simple répétition générale de ce qui pourrait se produire dans
un avenir assez proche et sur d'autres fronts.
C'est pourquoi, il me semble urgent d'arrêter de surinvestir dans la gestion de crises
(politico)-(économico)-(militaires) mineures ou purement fictives pour enfin concentrer
toutes les énergies et tous les moyens disponibles sur la prévision, la prévention et
la gestion des vrais problèmes qui menacent à court et à moyen terme la survie-même de
l'espèce humaine.
Jean-Marc Brisy
Un mois après la terrible catastrophe: La
science face à un séisme exceptionnel, décryptage
[26 janvier 2005] Un mois après la
terrible catastrophe qui a frappé l'Asie du Sud, les scientifiques commencent à tirer
les premiers enseignements d'un événement exceptionnel. «C'est le premier séisme de
cette amplitude qui ait jamais été observé avec des moyens modernes», constate
Hélène Hébert, spécialiste de la formation des tsunamis à la direction des
applications militaires du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). L'amplitude
extraordinaire du séisme, de magnitude 9 sur l'échelle de Richter, en fait un des quatre
événements majeurs de ce type depuis cent ans. Et pour la première fois, les
enregistrements sismiques classiques ont été complétés par de nombreuses observations
satellitaires qui permettent de constater l'étendue des dégâts sur tout le pourtour de
l'océan Indien.
Par un effet du hasard, des satellites
de mesure de la hauteur des océans ont même réussi à «voir» les vagues du tsunami en
train de se propager dans l'océan Indien, un peu moins de deux heures après le début du
séisme. En plein océan, avant d'atteindre les côtes du Sri Lanka et de l'Inde, les
satellites franco-américains Topex-Poséidon et Jason (Cnes/Nasa) ainsi qu'Envisat de
l'Agence spatiale européenne (ESA) ont mesuré des vagues d'à peine 60 centimètres de
hauteur, se déplaçant à près de 800 km/h. Ces amplitudes peuvent paraître
dérisoires, mais le volume d'eau mis en mouvement par le tsunami est phénoménal,
puisque l'élévation de quelques dizaines de centimètres est mesurée sur une largeur de
400 à 500 km, et cela sur un front qui s'étend sur des milliers de kilomètres du nord
au sud.
En arrivant sur les plateaux
continentaux, où la profondeur se réduit brutalement, les trains de vagues ont été
freinés à seulement une trentaine de km/h, mais leur hauteur est montée de 10 à 20
mètres. Ces montagnes d'eau ont tout emporté sur leur passage, provoquant des dégâts
considérables jusqu'à des centaines de mètres à l'intérieur des terres. Ensuite, le
reflux de la vague a érodé les zones côtières, creusant les estuaires, et faisant
reculer le littoral de plusieurs mètres.
De nombreuses images satellitaires
témoignent de modifications importantes de la ligne de côte, ainsi que des dévastations
près des rivages, à Sumatra, en Thaïlande, au Sri Lanka et aux îles Andaman. D'autre
part, les mouvements de la croûte terrestre ont dû modifier directement certains profils
côtiers, particulièrement dans les îles Andaman. Le séisme majeur a provoqué des
mouvements verticaux du plancher océanique, de 5 à 8 mètres sur des centaines de
kilomètres de longueur. Ces mouvements verticaux sont une conséquence directe de la
plongée brutale de la plaque indienne sous la plaque birmane.
Le brusque changement du relief sous-
marin a mis en mouvement d'énormes masses d'eau, provoquant le tsunami. «Pour un séisme
de cette importance, cela n'a pas de sens de parler d'un épicentre, explique Hélène
Hébert. Il y a bien un point de départ de la rupture, près de la province d'Aceh, mais
ensuite la zone de rupture s'est étendue sur des centaines de kilomètres vers le nord et
les îles Andaman.» Au total, le premier séisme a duré plus de cinq minutes, ce qui est
extrêmement long. Un mois après la catastrophe, une incertitude majeure demeure : sur
combien de centaines de kilomètres la faille a-t-elle bougé pour donner naissance au
tsunami ?
Diverses simulations de la propagation
des vagues ont été réalisées de par le monde, comme celle d'Hélène Hébert au CEA,
ou de Kenji Satake de l'Institut national japonais des sciences et technologies
industrielles avancées (AIST). Ces visualisations sont proches, mais elles diffèrent sur
quelques points, comme les heures d'arrivée sur les côtes de l'Inde ou de la Birmanie
par exemple. L'analyse des enregistrements pris en de nombreux points de la planète
devrait normalement donner de nombreuses informations sur la source du tsunami, mais elles
sont considérablement compliquées par l'extension du séisme, tant géographiquement que
dans le temps.
En sismologie, le cas le plus simple
à résoudre est un tremblement de terre bref avec un épicentre ponctuel, tout le
contraire de celui du 26 décembre. Les mesures de hauteur des vagues par les satellites,
ainsi que divers marégraphes de l'océan Indien vont toutefois permettre de confronter
les modèles, et de savoir si la source du tsunami fait 600 km ou 1 200 km de long.
Les diverses théories scientifiques
qui font encore débat seront sans aucun doute présentées lors de la prochaine réunion
européenne de géophysique (EGU) à Vienne du 24 au 29 avril 2005. De toute façon, il
est désormais clair que l'orientation générale nord-sud de la zone de subduction entre
la plaque de l'océan Indien et celle de l'Eurasie est responsable des différences de
dégâts entre certaines régions, comme entre le Sri Lanka et le Bangladesh par exemple.
«Les effets les plus importants des tsunamis sont toujours concentrés dans les
directions perpendiculaires à l'axe de la faille de subduction», précise Marc-André
Gutscher, spécialiste des tsunamis à l'Institut universitaire européen de la mer à
Brest.
Les vagues les plus fortes sont ainsi
parties vers l'ouest et l'est depuis la zone du séisme, épargnant relativement les
régions au nord et au sud. Un système d'alerte naturel «Pour les populations les plus
proches des séismes, et qui sont les premières touchées par les tsunamis, les réseaux
d'alerte sont absolument inutiles car les vagues arrivent en quelques minutes», affirme
Marc-André Gutscher, de l'Institut universitaire européen de la mer à Brest.
En revanche, la nature donne deux
signaux d'alerte, qui peuvent être directement perçus par les habitants des régions
côtières. A condition qu'ils y soient dûment sensibilisés. Le premier est la secousse
du séisme, qui met en garde contre un risque de tsunami. Ensuite, la première vague du
tsunami est toujours précédée d'un important retrait de la mer.
Ce mouvement est provoqué par un
enfoncement du plancher océanique de part et d'autre du soulèvement à l'origine de la
vague elle-même. «Si on remarque que la mer se retire de manière brusque et totalement
anormale, on a encore quelques minutes pour fuir avant l'arrivée de la première vague»,
explique Marc-André Gutscher. Ces barrières naturelles ont souffert
Premiers bilans sur les mangroves et
les coraux Isabelle Brisson [26 janvier 2005] Le bilan des dégâts causés sur
l'environnement par le tsunami est loin d'être dressé mais les premiers résultats sont
alarmants, selon Klaus Toepfer, directeur du Programme pour l'environnement des Nations
unies (PNUE). Une étude effectuée pour la récente conférence de l'ONU sur la
prévention des catastrophes naturelles à Kobé donne quelques chiffres.
En Indonésie notamment, 25 000
hectares de mangroves ont été touchés. Ces forêts de palétuviers adaptés à la
salinité et à des eaux plus ou moins hautes abritent aussi des lianes et des fougères
dans lesquels vit une faune de crustacés, de reptiles et d'oiseaux. Outre les mangroves,
au moins 30% des 97 250 hectares de récifs coralliens existants en Indonésie ont subi
des dommages. En Thaïlande, une opération de nettoyage vise à débarrasser les récifs
coralliens d'au moins un millier de tonnes de décombres avant la mousson d'avril. Les
dégâts qui auraient été estimés à seulement 10% des 78 km2 de récifs coralliens
seraient à revoir à la hausse.
En outre, lorsque la disparition des
mangroves en elle-même affecte les coraux voisins. Lorsqu'on les coupe le sol reste à
nu. En période de mousson la terre se détache du sol et se déverse dans le lagon qui se
remplit de terre en bouchant les polypes du corail. Après destruction d'un massif
corallien «il faut compter 15 à 18 ans pour le retour à un paysage qui se tienne»,
explique Pascale Joannot, spécialiste de la gestion des récifs coralliens. S'ils ont
subi des dommages, récifs coralliens et mangroves n'en constituent pas moins une
protection naturelle du littoral.
La première cause d'arrachage des
mangroves est l'élevage intensif des crevettes et des poissons. Vient en dernier leur
enlèvement pour utilisation en bois de cuisson ou de chauffage et pour favoriser le
développement touristique. Comme on construit des complexes hôteliers sur les plages et
non derrière une impénétrable mangrove, débattre de la protection de ces écosystèmes
pose forcément la question du développement économique.
Déméter aurait pressenti la secousse
C. V. [26 janvier 2005] Plusieurs heures avant le déclenchement du séisme du 26
décembre, la Terre a-t-elle émis des signaux annonciateurs, qui pourraient à l'avenir
rendre possible la prévision de tels événements ? C'est ce que laisse espérer le
satellite Déméter du Cnes (Centre national d'études spatiales), qui a survolé la
région neuf heures avant la première secousse. Lors de ce passage, cet engin mis en
orbite en 2004 pour caractériser les effets éventuels des séismes jusque dans
l'ionosphère (la haute atmosphère), a mesuré deux signes intéressants. «Il a vu d'une
part une baisse significative de la température des électrons, et une diminution des
ondes électromagnétiques à très basse fréquence, explique Michel Parrot, responsable
scientifique de Déméter au Laboratoire de physique et chimie de l'environnement (CNRS)
d'Orléans.
Mais il est encore bien trop tôt pour
en déduire quoi que se soit, et encore moins pour en déduire une méthode d'alerte.» Le
responsable de la «sonde de Langmuir», l'un des instruments de Déméter le plus
innovant et le plus prometteur de la mission, n'est autre que Jean-Pierre Lebreton,
heureux père scientifique de la sonde Huygens de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui
a plongé le 14 janvier sur la lointaine lune Titan. L'analyse définitive des mesures de
Déméter, qui a déjà survolé 1 500 séismes de magnitude supérieure à 5 en quelques
mois, ne sera possible qu'en fin de mission après un long traitement statistique, afin
d'isoler l'influence des séismes de celle du Soleil, prépondérante sur les hautes
couches de la ionosphère, à quelques centaines de kilomètres d'altitude. Cyrille
Vanlerberghe |