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tant que président, vous auriez dû vérifier la qualité des mentions alléguées"
notamment sur les emballages de ce produit phare du géant américain de l'agrochimie, a
affirmé Philippe Renzi dans son réquisitoire face à l'ancien responsable avait été
condamné en première instance pour avoir notamment présenté l'herbicide comme
"biodégradable" et laissant "le sol propre". L'avocat général a
estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende déjà infligée
le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'ancien président de
Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).
L'avocat général a également demandé la confirmation du jugement à l'encontre de
l'autre prévenu, la société Scotts France, basée à Ecully (Rhône) et qui distribue
le Round Up en France, condamnée elle aussi à payer une amende de 15.000 euros en
première instance.
Les deux entreprises avaient interjeté appel courant 2007.
Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des
fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et
Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.
Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991
"dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités
européennes, a souligné mercredi Me Alexandre Faro, avocat d'Eau et rivières de
Bretagne.
Or, "le Round Up vise le grand public", a rappelé dans sa plaidoirie Me Faro,
pour qui les publicités télévisées vantant l'herbicide servaient à
"déculpabiliser le jardinier du dimanche", lui faisant croire qu'il protégeait
l'environnement en utilisant le désherbant.
Pour l'avocat, "c'est un procès qui doit être exemplaire".
L'intéressé cherchait à prouver que ses nombreuses pertes de connaissance brutales
subies en 2004 et 2005 étaient liées à une intoxication par « gazage ». « Le 27
avril 2004, j'ai inhalé du monochlorobenzène mélangé à un pesticide en voulant
nettoyer mon pulvérisateur à cultures », explique l'agriculteur. L'herbicide, depuis
interdit en France, était le lasso, distribué par la firme Monsanto.
Comas, problèmes d'élocution, pertes de mémoire, le céréalier est baladé
d'hôpitaux en hôpitaux. Il passera même plusieurs semaines à la Pitié Salpêtrière
à Paris. On ne sait pas ce qui lui arrive. « Après mon inhalation, personne, dans les
centres antipoison, ne m'a fait d'analyse d'urine et de sang », constate Paul François
en soulevant une faute.
La MSA (Mutualité sociale agricole), elle, ne veut pas qualifier ses problèmes de
maladie professionnelle. Elle veut que soit prouvé le lien entre l'inhalation toxique du
désherbant et les troubles physiques postérieurs. Deux procédures judiciaires sont donc
lancées. Une au tribunal des affaires de Sécurité sociale d'Angoulême contre l'AAEXA,
qui représente la MSA, et une procédure en responsabilité contre Monsanto au tribunal
de grande instance de Lyon. la suite sur le site du journal Sud Ouest :
http://www.sudouest.com/charente/actualite/article/405809/mil/3461769.html
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