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OGM
Clause de sauvegarde activée contre le mais transgénique M810 mais les autres cultures OGM en plein champs demeurent
Alors que le Gouvernement, reniant sa parole avait mis en place qu'un simple arrêté de vente des semences OGM jusqu'au 9 février 2008, autorisant de fait les nouveaux semis passé cette date (alors que tout le monde sait qu'on ne sème pas en hiver): José Bové, en compagnie d'une dizaine de militants et de citoyens volontaires avaient entamé une grève de la faim le 3 janvier -relayée dans les régions par d'autres grèves de la faim citoyennes- pour obtenir un véritable moratoire afin que l'année 2008 soit une année sans OGM. Le gouvernement français a finalement décidé vendredi soir de déclencher la clause de sauvegarde après que la "Haute autorité sur les OGM" en France ait préconisé la semaine passée l’usage de la clause de sauvegarde car  "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs touchent notamment la flore et la faune". Cette décision a provoqué la colère de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le syndicat patronal des agriculteurs qui représente surtout les intérêts de l’agriculture industrielle et des lobby chimiques. La lutte contre les OGM en plein champs et dans les assiettes et pour une nourriture de qualité continue.
Le gouvernement français a finalement décidé vendredi soir de déclencher la clause de sauvegarde pour suspendre la culture de maïs modifié génétiquement (OGM). Elle concerne le seul produit jusqu’alors autorisé, le MON 810, créé par le puissant groupe américain Monsanto. Pour exiger cette mesure, José Bové et plusieurs de ses camarades du syndicat de gauche Confédération paysanne avaient entamé une grève de la faim depuis le 3 janvier. Dès l’annonce gouvernementale, cette grève a cessé.

« Clause de sauvegarde », « MON 810 », de quoi s’agit-il?

LA CLAUSE DE SAUVEGARDE. Elle permet à un pays membre de l’Union européenne d’interdire un organisme génétiquement modifié (OGM) autorisé par Bruxelles, à condition de justifier cette mesure avec un dossier scientifique complet. Dans le cas présent, Monsanto dispose d’un délai de quinze jours pour s’opposer à cette clause auprès de la Commission européenne. Celle-ci prendra donc la décision de confirmer ou d’invalider la demande française. Actuellement, six Etats de l’Union ont utilisé cette clause, dont l’Autriche et la Hongrie, ce qui a provoqué des menaces de représailles contre l’Europe de la part des pays producteurs d’OGM comme les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine, qui ont déposé plainte à Genève auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Rappelons qu’en Suisse, le peuple a décidé par référendum en novembre 2005 d’établir un moratoire de cinq ans pour suspendre toute culture d’OGM (lire ci-dessous).

LE MON 810 Ce produit, le seul autorisé en Europe, est génétiquement modifié pour développer une toxine qui élimine les traditionnels ennemis du maïs que sont les insectes pyrale et sésamie. La Haute autorité sur les OGM en France avait préconisé la semaine passée l’usage de la clause de sauvegarde car, selon ses explications, elle a «relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs touchant notamment la flore et la faune». Parmi les effets négatifs, la dissémination sur plusieurs dizaines, voire centaines, de kilomètres de l’OGM de MON 810 ainsi que l’apparition de résistance au produit chez certains insectes. Alors que la firme américaine indiquait dans ses études une désimination sur une dizaines de mètres et l'inoccuité du transgénique M810.

Cette décision du gouvernement français a provoqué la colère de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le syndicat patronal des agriculteurs qui représente surtout les intérêts de l’agriculture industrielle et des lobbys de la chimie. La FNSEA très liée à l'UMP et dont de plusieurs Présidents et responsables sont devenus ministres ou conseillers dans les gouvernements de droite, dirigent les Chambres d'Agriculture, décident du montant et répartissent les subventions aux exploitants agricoles, et sert de passerelle entre pouvoir économique et pouvoir politique. Des cultivateurs français d’OGM membre de la FNSEA viennent de   menacer de recourir à l'importation clandestine d'OGM d'Espagne et d'effectuer des semis illégaux.

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OGM: Clause de Sauvegarde, une étape importante, une victoire de la Confédération Paysanne (Communiqué de presse - 11 janv 2008)

L'annonce de la Clause de Sauvegarde est une étape importante vers une alimentation sans OGM pour les citoyens. C'est la reconnaissance d'un combat mené depuis dix ans presque jour pour jour par la Confédération Paysanne.

La Clause de Sauvegarde devra être rédigée de manière rigoureuse. Elle devra s'appuyer sur les études internationales officiellement publiées, notamment les plus récentes, telles qu'elles ont été répertoriées par la Haute Autorité Provisoire sur les OGM. Dans les semaines et les mois à venir cette étape devra être confirmée par une loi sur les OGM qui reconnaîtra le droit pour tous à produire et consommer sans OGM.

Cependant, cette annonce est équivoque. En même temps que le premier ministre annonce que des doutes sanitaires et environnementaux justifient la mise en œuvre du principe de précaution, il ajoute que cette technologie aurait un intérêt pour " relever les défis alimentaires et environnementaux " et envisage de multiplier par 8 les crédits dédiés aux biotechnologies (45 Millions d'Euros). Si cette recherche est publique et a pour but d'évaluer les risques évoqués par la Haute Autorité, cette dépense envisagée peut être cohérente.

Pour la Confédération Paysanne, les enjeux alimentaires et environnementaux, les problèmes actuels de l'agriculture et de l'alimentation ne sauront trouver leurs solutions dans ces technologies qui ne respectent ni les territoires, ni les savoir-faire paysans, ni la diversité biologique et alimentaire.

La Confédération Paysanne refuse que ces 45 Millions d'Euros soient destinés au développement de ces technologies; l'inquiétude et la vigilance sont de rigueur.

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OGM : La clause de sauvegarde pour arrêter la cacophonie (Communiqué de presse - 11 janv 2008)

La Confédération paysanne s’interroge vivement face à la gesticulation faisant suite à l’avis de la Haute Autorité provisoire sur les OGM. Des scientifiques de cette instance relayés par quelques responsables politiques de poids, Sénateur Jean Bizet et le Président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, jettent le doute sur les compétences mêmes au sein de cette Autorité. Il semblerait que M. Accoyer critique un texte qu’il n’a pas lu, ce qui est bien méprisant lorsqu’il s’agit de plus du travail d’une instance officielle. Messieurs Bizet et Accoyer jettent un « doute sérieux » sur le rôle des scientifiques dans les instances d’évaluation, tout autant que sur celui des responsables politiques. Au-delà des polémiques autour de questions de vocabulaire employé, l’important réside dans le contenu de l’avis tel qu’il a été rédigé avec l’accord de tous et qui ne semble pas être remis en question. C’est avec ces éléments suffisamment significatifs que la Clause de Sauvegarde doit être mise en œuvre. Il est urgent de mettre fin à des stratégies polémistes contraires au bon usage de la démocratie.

Cet appel a vocation à rassembler le plus grand nombre d'organisations et personnalités souhaitant défendre la possibilité de pouvoir continuer à produire et consommer sans OGM. Il peut être signé sur : www.stop-ogm.org
12 janvier 2008
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