Révélations sur
lEtude (1) anglaise parue dans lAmerican journal of Clinical Nutrition (AJCN)
comparant les aliments bios et conventionnels
http://mdrgf.c.topica.com/maaniv1abR778betikAeafpL0Q/
Létude publiée dans lAJCN na pas donné ces informations. Elles
sont pourtant contenues dans le rapport de 209 pages réalisé par les auteurs de
létude pour la Food Standards Agency(2), en plus de létude elle-même.
Des avantages pour la bio. Ce rapport (page
17/20) montre un avantage concernant de nombreux nutriments pour les produits bios dans
les 162 études publiées dans les revues scientifiques retenues. Les végétaux bios
contiennent ainsi en moyenne plus de magnésium, de zinc, de composés phénoliques, de
flavonoïdes, de sucres et de matière sèche que les cultures intensives, qui
contiennent, elles, plus dazote. De même les produits animaux bios contiennent plus
de certains acides gras que leurs homologues non bios, contrairement à ce qui a été
publié partout.
Pourquoi une telle différence entre les données contenues dans les études scientifiques
analysées et ce qui a été communiqué ? Les conclusions de létude publiée dans
lAJCN qui restreignent lavantage pour les cultures bio aux seuls phosphore et
acidité sont basées sur une analyse de 55 études seulement, choisies parmi les 162. Les
auteurs ont en effet choisi dappliquer des critères supplémentaires de sélection
des études qui ont eu pour effet de faire disparaître
les 2/3 des études publiées
dans des revues scientifiques sérieuses sur le sujet ! Ainsi le fait de ne pas préciser
dans une étude une définition claire des méthodes de production biologique des aliments
testés ou domettre de citer lorganisme certificateur suffisait pour voir
exclure arbitrairement létude de la liste des études dites « de qualité »
prises en compte ! 87 études sur 162 ont ainsi été exclues pour ce seul motif, soit
plus de la moitié ! Les données disponibles ont donc été considérablement expurgées
et létude publiée dans lAJCN ne présente que les résultats de ces 55
études et ne donne pas le détail des résultats des 162 études validées disponibles,
ce qui donne une image très incomplète de la réalité de la connaissance scientifique
en la matière !
« Le MDRGF regrette que lon nait pas mis en avant toutes les données
scientifiques objectives montrant que les produits bios contiennent en moyenne plus de
certains micronutriments - dont on connaît les bienfaits pour la santé - que les
produits de lagriculture intensive. Létude anglaise minimise ces
différences, quelle expose pourtant dans son rapport à la FSA, et en nie
limportance pour les consommateurs, sans justification, ce que nous contestons»
déclare François Veillerette, Président du MDRGF. «Nous regrettons aussi que
nait pas été mis en avant labsence de résidus de pesticides dans les
aliments bios comme étant un élément favorable à la santé. Le MDRGF rappelle à cet
effet les conclusions du rapport de lAFSSA(3) de 2003 qui précise que : « Le mode
de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de
synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et
concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau.. »
ajoute til.
1. http://www.ajcn.org/cgi/content/abstract/ajcn.2009.28041v1
2. Comparison of composition of organically and conventionally produced foodstuffs: a
systematic review of the available literature. Report for the FSA, july 2009
http://www.food.gov.uk/multimedia/pdfs/organicreviewappendices.pdf
la Food Standard Agency est le commanditaire de cette étude.
3. http://www.afssa.fr/Documents/NUT-Ra-AgriBio.pdf
Des médecins conseillent déviter de consommer des
OGM
Sentient Times <http://www.sentienttimes.com/> , Jeffrey M Smith, 22 juillet 2009
L'American Academy of Environmental Medicine affirme que « les aliments génétiquement
modifiés n'ont pas été convenablement testés et présentent de grave risques de
santé. Il y a plus quune simple association fortuite entre les aliments
génétiquement modifiés et les effets néfastes sur la santé. Il y a un lien de
causalité. »
En mai dernier, l'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) a appelé les «
médecins à aviser leurs patients, la communauté médicale, et le public déviter
dans la mesure du possible toute nourriture génétiquement modifiée et fournir des
arguments éducatifs sur les OGM et leurs risques pour la santé. » Ils ont appelé à un
moratoire sur les OGM, à des études indépendantes de longue durée, et à
l'étiquetage.
La monographie de lAAEM indique : « Plusieurs études sur animaux montrent de
graves risques de santé liés aux denrées alimentaires génétiquement modifiées, »
notamment d'infertilité, dimmunité, de vieillissement accéléré, de régulation
insulinique, et daltérations des principaux organes et du système
gastro-intestinal. Elle conclut : « Il y a plus quune simple association fortuite
entre les aliments génétiquement modifiés et les effets néfastes sur la santé. Il y a
un lien de causalité, » comme le définissent des critères scientifiques reconnus. «
La forte association et concordance entre aliments génétiquement modifiés et maladie
est confirmée par plusieurs études sur animaux. »
De plus en plus de médecins prescrivent déjà un régime alimentaire sans OGM. Le Dr Amy
Dean, un spécialiste en médecine interne du Michigan, et membre du conseil de
lAAEM signale : « Je conseille vivement à mes patients de manger strictement des
aliments non génétiquement modifiés. » John Boyles, un médecin allergologue de
lOhio, déclare : « Jutilisais tout le temps le test pour les allergies au
soja, mais maintenant que le soja est génétiquement modifié, il est si dangereux que je
dis aux gens de ne jamais en manger. »
La Doctoresse Jennifer Armstrong, présidente de AAEM, affirme que, « Les médecins
voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin connaître quelles sont
les bonnes questions à poser. » Pushpa M. Bhargava, un biologiste de renommée mondiale,
va encore plus loin. Après avoir examiné plus de 600 revues scientifiques, il conclut
que les OGM sont lun des principaux responsables de la forte détérioration de la
santé des Étasuniens.
Dans la population, le biologiste David Schubert du Salk Institute prévient que « les
enfants sont les plus susceptibles d'être affectés négativement par les toxiques et les
autres problèmes alimentaires » liés aux OGM. Il dit que, sans étude adéquate, les
enfants sont transformés en « cobayes. »
La réalité de l'expérimentation sur animaux nourris avec des OGM est effrayante. Quand
du soja génétiquement modifié (GM) sert à nourrir des rates, la plupart de leurs
rejetons meurent dans les trois semaines, comparativement au taux de mortalité de 10%
dans le groupe témoin nourri avec du soja naturel. Les petits nourris avec des OGM sont
aussi plus petits, et ils ont plus tard des problèmes de fertilité.
En fait, chez les rats nourris avec du soja GM, la couleur des testicules est changée de
rose naturel à bleu foncé. Les souris nourris avec du soja GM ont leur jeune sperme
altéré. Même les embryons des souris mères nourries avec des OGM ont leur ADN
profondément altéré. Dans une étude du gouvernement autrichien, les souris nourries
avec du maïs GM avaient moins de rejetons, et ils étaient aussi plus petits que la
normale.
Les problèmes de reproduction accablent aussi le bétail. Des investigations dans l'État
de Haryana, en Inde, ont révélé que la plupart des buffles qui ont mangé des graines
de coton GM ont des complications du style accouchement prématuré, avortement,
stérilité, et utérus prolabé (déplacé vers le bas). Beaucoup de veaux sont morts.
Aux États-Unis, environ deux douzaines de fermiers ont signalé que des milliers de porcs
sont devenus stériles après avoir consommé certaines variétés de maïs GM. Certaines
truies ont fait une grossesse nerveuse (false pregnancies), d'autres ont accouché de
poches d'eau. Des vaches et des taureaux sont aussi devenues stériles après avoir été
nourris avec le même maïs.
Aliment conçu pour produire des poisons
Le maïs et le coton GM sont conçus pour produire leur propre pesticide, sécrété par
chaque cellule. Lorsquun insecte mord la plante, le poison lui délabre
lestomac et le tue. Les compagnies de biotechnologie prétendent que le pesticide,
appelé Bt (produit à partir de la bactérie du sol Bacillus thuringiensis), a une
tradition d'utilisation sûre, car les agriculteurs biologiques et les autres utilisent la
bactérie Bt en pulvérisation pour contenir naturellement les insectes.
Pourtant, dans les plantes GM, la toxine Bt produite est des milliers de fois plus
concentrée que la Bt naturelle des aérosols, est conçue pour être plus toxique, a les
propriétés d'un allergène, et, contrairement celle de l'aérosol, les plantes ne
peuvent pas sen débarrasser.
Et par-dessus tout ça, des études confirment que même les aérosols bactériens
naturels moins toxiques sont nocifs. Quand ils ont été dispersés par avion pour tuer la
lymantride spongieuse dans le nord-ouest du Pacifique, environ 500 personnes ont signalé
une allergie ou des symptômes semblables à ceux de la grippe. Certains ont dû aller aux
urgences. Les symptômes sont exactement les mêmes que ceux rapportés actuellement par
les travailleurs agricoles, partout en Inde où on manipule du coton Bt. En 2008, se
basant sur des dossiers médicaux, le Sunday India a rapporté, « Les victimes de
démangeaisons ont augmenté énormément cette année... dans l'agriculture liée au
coton Bt. »
LAmerican Academy of Environmental Medicine déclare, « De multiples études
animales montrent un important dérèglement immunitaire, » notamment laugmentation
des cytokines, qui sont « associée à l'asthme, à l'allergie et aux inflammations, »
tous en hausse aux États-Unis.
Selon le Dr Arpad Pusztai, expert en sécurité sur les OGM, les changements dans la
condition immunitaire des animaux sont « une particularité constante dans toute étude
sur les OGM. » Même les propres recherches de Monsanto ont montré d'importantes
modifications dans le système immunitaire des rats nourris avec du maïs Bt. Une étude
de novembre 2008, conduite par le gouvernement italien, a également constaté une
réaction immunitaire des souris au maïs Bt.
Le soja et le maïs GM contiennent chacun deux nouvelles protéines dotées de
propriétés allergéniques, le soja GM a jusqu'à sept fois plus dinhibiteur de
trypsine, un allergène connu du soja, et les tests par piqûre de la peau montrent que
certaines personnes réagissent au soja GM, mais pas au soja non GM. Peu après
lintroduction du soja GM au Royaume-Uni, les allergies au soja ont explosé de 50%.
Peut-être que l'épidémie d'allergies alimentaires et d'asthme aux États-Unis est un
accident de la manipulation génétique.
En Inde, les animaux paissent sur les plantations de coton après récolte. Mais quand les
bergers ont laissé les moutons paître sur des plantations de coton Bt, des milliers sont
morts. Les autopsies ont révélé une grave irritation et des taches noires à la fois
dans les intestins et dans le foie (ainsi que les voies biliaires élargies). Les
enquêteurs ont déclaré que les premiers indices « suggèrent fortement que la
mortalité des moutons est due à une toxine, très probablement à la toxine Bt. » Lors
dune petite étude de longue durée de la Deccan Development Society, tous les
moutons nourris avec des plants de coton Bt sont morts dans les 30 jours, ceux qui
pâturaient sur des plantations de coton naturel sont restés en bonne santé.
Dans un petit village de l'Andhra Pradesh, les buffles ont pâturé sur des plantations de
coton pendant huit ans sans problème. Le 3 janvier 2008, les buffles ont pâturé sur les
plantations de coton Bt pour la première fois. Le lendemain, les 13 étaient tous malades
; tous sont morts en 3 jours. Le maïs Bt a aussi été impliqué dans la mort de vaches
en Allemagne, et de chevaux, de buffles et de poulets dans les Philippines.
Dans des études de laboratoire, deux fois quantité de poulets nourris avec du maïs
Liberty Link sont morts ; 7 des 20 rats nourris avec une tomate GM ont manifesté des
saignements stomacaux ; dans une autre, 7 sur 40 sont morts en deux semaines. Selon GE
Seralini, un grand toxicologue français, une propre étude de Monsanto a montré des
signes d'intoxication dans les principaux organes des rats nourris avec du maïs Bt.
La pire trouvaille de toutes : Les OGM demeurent en nous
La seule étude publiée sur l'alimentation humaine a révélé ce qui pourrait être le
plus dangereux problème des OGM. Le gène inséré dans le soja GM se transfère dans
l'ADN des bactéries qui vivent dans nos intestins et continue sa fonction. Cela signifie
que, longtemps après avoir arrêté de manger des OGM, des protéines GM potentiellement
dangereuses peuvent encore être produites sans cesse à l'intérieur de nous. Dit plus
simplement, manger une croustille de maïs, produite à partir de maïs Bt, peut,
peut-être pour le reste de notre vie, transformer les bactéries vivant dans nos
intestins en fabriques de pesticides.
Quand la preuve du transfert des gènes est rapportée lors de conférences médicales aux
Etats-Unis, les médecins réagissent souvent en faisant allusion à la très forte
augmentation de problèmes gastro-intestinaux chez les patients au cours de la dernière
décennie. Les aliments GM pourraient être en train de coloniser la flore intestinale des
Nord-Américains.
Les scientifiques de la Food and Drug Administration (FDA) avait avisé de tous ces
problèmes dès le début des années 90. Selon des documents rendus publics lors d'un
procès, le consensus scientifique à l'agence était que les OGM sont dangereux par
nature, et risquent de créer des allergies, des empoisonnements, des transferts de gènes
vers les bactéries intestinales, de nouvelles maladies, et des problèmes nutritionnels
difficiles à détecter. Ils ont vivement conseillé à leurs supérieurs d'exiger des
tests de longue durée rigoureux. Mais la Maison Blanche a ordonné à lagence de
promouvoir la biotechnologie, et la FDA a réagi en recrutant Michael Taylor, l'ancien
conseiller juridique de Monsanto, à la tête de la formation sur la politique des OGM.
Cette politique, qui est en vigueur aujourd'hui, refuse de reconnaître les inquiétudes
des scientifiques et déclare qu'aucune étude de sécurité nest nécessaire pour
les OGM. Cest à Monsanto et aux autres compagnies de biotechnologie de déterminer
si leurs aliments sont sans danger. M. Taylor est devenu plus tard vice président de
Monsanto.
LAmerican Academy of Environmental Medicine déclare, « Les aliments GM
n'ont pas été convenablement testés » et « présentent un grave
risque pour la santé. » Pas un seul essai clinique humain sur les OGM na
été publié. En 2007, un examen de la littérature scientifique publiée sur les «
effets toxiques potentiels et les risques pour la santé des plantes génétiquement
modifiées, » a révélé que « les données expérimentales sont très rares. »
L'auteur conclut son examen en demandant : « Où est la preuve scientifique démontrant
linnocuité toxicologique des plantes et des aliments GM, comme cela est supposé
par les compagnies de biotechnologie ? »
Le célèbre généticien canadien David Suzuki répond : « Les expériences
n'ont tout simplement pas été faites et nous devons devenir maintenant des cobayes. »
Il ajoute : « À toute personne affirmant : "Oh, nous savons que cest
parfaitement sûr", je dis quil est soit incroyablement stupide, soit
quil ment délibérément. »
Le Dr Schubert fait remarquer, « S'il y a quelque problème, il ne sera probablement
jamais connu, car on ne pourra pas remonter à sa cause et de nombreuses maladies prennent
beaucoup de temps à se développer. » Si les OGM produisaient un effet immédiat et des
symptômes cuisants avec une signature unique, peut-être aurions-nous une chance de
remonter à la cause.
C'est précisément ce qui est arrivé lors d'une épidémie aux États-Unis à la fin des
années 80. La maladie avait une action rapide, mortelle, et provoquait un changement
mesurable dans le sang, mais il a fallu plus de quatre ans avant didentifier
lépidémie en train de sévir. Elle tua jusque-là environ cent Étasuniens et fit
tomber malade ou handicapa cinq à dix mille personnes. Elle fut provoquée par une sorte
particulière de complément alimentaire du génie génétique, appelé L-tryptophane.
Si d'autres aliments GM contribuent à accroître l'autisme, l'obésité, le diabète,
l'asthme, le cancer, les maladies cardiaques, les allergies, la stérilité, ou tout autre
problème de santé dont souffre les Étasuniens, nous ne pourrons jamais le savoir. En
fait, puisque les animaux nourris avec des OGM ont beaucoup de problèmes divers, les gens
sensibles peuvent réagir aux aliments génétiquement modifiés par de multiples
symptômes. Il est par conséquent révélateur que, dans les neuf premières années
après l'introduction des cultures GM à grande échelle en 1996, l'incidence des gens
ayant trois maladies chroniques ou plus a presque doublé, passant de 7% à 13%.
Pour aider à déterminer si les OGM sont à l'origine de dommages, lAAEM demande à
ses « membres, à la communauté médicale, et à la communauté scientifique
indépendante de rassembler les études des cas éventuellement liés à la consommation
des OGM et à leurs effets sur la santé, de commencer des recherches épidémiologiques
pour étudier le rôle des OGM sur la santé humaine, et de mettre en uvre des
méthodes de sécurité pour déterminer les effets des OGM sur la santé humaine. »
Les citoyens n'ont pas besoin de lavis des médecins pour éviter les OGM. Les gens
peuvent se tenir à l'écart de tout ce qui contient des produits dérivés du soja et du
maïs, de l'huile de coton et de colza, et du sucre de betteraves GM, à moins quils
soient dits organiques ou « sans OGM. »
Même si seulement un petit pourcentage de gens choisissent des marques sans OGM,
l'industrie alimentaire réagira sans doute comme elle la fait en Europe, en
supprimant tous les ingrédients GM. Ainsi, la prescription sans OGM de l'American Academy
of Environmental Medicine pourrait devenir un tournant dans lalimentation aux
États-Unis.
Jeffrey M. Smith, le directeur exécutif de l'Institute for Responsible Technology, est le
principal interprète sur les dangers sanitaires des OGM. Son premier livre [traduit en
français], Semences
de tromperies est un best-seller mondial sur le sujet. Son second livre, Genetic
Roulette: The Documented Health Risks of Genetically Engineered Foods, identifie 65
dangers potentiels des OGM et démontre à quel point les approbations gouvernementales
sont superficielle et incompétentes pour la plupart d'entre eux. Il a invité la
biotechnologie à répondre par écrit, avec des preuves allant à lencontre de
chaque danger, mais a prédit avec justesse qu'elle refuserait, puisquelles ne
disposent daucune donnée démontrant linnocuité de ses produits.
American
Academy of Environmental Medicine : environmentalmed@yahoo.com
www.aaemonline.org Original
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info <http://www.alterinfo.net/ Mercredi
22 Juillet 2009
Source
:
_______________
Les victimes des pesticides s'organisent avec le MDRGF et
HEAL pour faire reconnaître leurs maladies
LE MONDE 17.07.09
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures vient de lancer un
Réseau des victimes des pesticides. Cette association, qui milite depuis quinze ans pour
une agriculture sans pesticides, est sollicitée par « de nombreux particuliers qui
constatent qu'ils n'ont aucun moyen de se défendre contre les pulvérisations, la
législation étant quasiment inexistante », explique François Veillerette, président
du Mouvement.
Bertrand Pouchin est l'un d'entre eux. Lorsqu'il achète sa maison au milieu des champs de
blé de la Beauce, en juillet 2004, il pense avoir gagné un "petit coin de
paradis". Il déchante vite. Un week-end, un énorme tracteur vient pulvériser des
pesticides à l'odeur nauséabonde jusqu'à la haie qui sépare les champs de son jardin,
où joue son petit garçon. Première confrontation, violente, avec le fermier. M. Pouchin
fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal,
composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m'envoyer promener, raconte-t-il.
Chez les gendarmes, même chose ! On m'a répondu que les agriculteurs étaient là avant
moi, et qu'ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater
l'infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19
km/h. "C'est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France
!", observe M. Pouchin. "De mars à octobre, on vit un enfer !, poursuit-il. Les
céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de
croissance, des hormones de contrôle..."
En octobre 2008, Damien, son deuxième petit garçon, alors âgé de 3 ans, perd du poids,
et les médecins diagnostiquent une hyperthyroïdie que M. Pouchin impute aux pesticides,
considérés comme des perturbateurs endocriniens. "En guerre" contre cette
pollution chimique, il lance des accusations dans la presse locale et reçoit des menaces
de mort. Il s'estime pourtant légitimé dans son combat lorsque des "repentis"
de l'agriculture intensive lui font part de leurs maladies et de leurs soupçons.
Agriculteur installé en Alsace, Patrick fait partie de ces "repentis". Il a
toujours utilisé les pesticides parce qu'on lui a "appris à le faire à
l'école", mais le regrette depuis qu'il a développé la maladie de Parkinson, à
l'âge de 35 ans. "On nous disait que les pesticides n'étaient pas nocifs, alors on
les pulvérisait en short et en chemise...
Un jour, un tuyau a éclaté et j'ai été douché aux désherbants à l'intérieur de la
cabine de mon tracteur. J'ai dû être hospitalisé après une forte fièvre. Huit ans
plus tard, les tremblements ont commencé. J'estime que j'ai été empoisonné, mais la
Mutualité sociale agricole refuse d'établir un lien entre les deux événements et de
reconnaître qu'il s'agit d'une maladie professionnelle", explique-t-il. Patrick et
Bertrand se sont retrouvés au sein du nouveau Réseau des victimes des pesticides.
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures réclame l'interdiction
des pesticides en ville, dans les parcs, jardins et aires de jeux, "pour éviter que
les enfants dont le ballon tombe sur la pelouse les touchent et les avalent". Il
demande aussi l'instauration de zones tampons (cultures bio ou pâturages), entre les
habitations et les lieux de pulvérisation. Et, "pour que la législation soit
respectée, il faut qu'elle soit assortie de sanctions pénales dissuasives", insiste
M. Veillerette. Il souhaite que le gouvernement saisisse l'opportunité de la
transposition d'une directive européenne encadrant l'usage des produits phytosanitaires
pour introduire ces dispositions.
Le Mouvement espère aussi venir en aide aux victimes professionnelles, en les aidant à
faire reconnaître leurs maladies, "ce qui n'a été le cas que d'un ou deux
agriculteurs pour l'instant", selon M. Veillerette. "De nombreuses études
épidémiologiques montrent que l'exposition aux pesticides augmente les risques de
cancers, de troubles de la reproduction et de maladies neuro-dégénératives",
rappelle-t-il.
L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient ainsi de
confirmer, le 16 juin, qu'elle double le risque de survenue de la maladie de Parkinson
chez les agriculteurs. "Nos adversaires répondent qu'on ne peut rien prouver, qu'on
n'a jamais établi de lien de causalité entre l'exposition et la maladie, s'indigne M.
Veillerette. Le fait de briser la loi du silence devrait les faire reculer." Comme
cela a été le cas pour l'amiante.
Sur le Web : Pesticidescancer.eu (Rafaële Rivais)
Risques accrus de Parkinson et de lymphomes
(Article paru dans l'édition du Monde du 18.07.09)
L'exposition aux pesticides double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez
les agriculteurs, selon les travaux menés par une équipe de chercheurs de l'Institut
national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université
Pierre-et-Marie-Curie. Le risque augmente avec le nombre d'années d'exposition et il est
principalement lié à l'usage d'insecticides, notamment de type organochloré. Une autre
étude récente de l'Inserm montre que les agriculteurs exposés aux pesticides
présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome
ou d'un cancer du système immunitaire. Dans le cas du lymphome, le processus de
cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre
les chromosomes 14 et 18. Or, le sang de 128 agriculteurs suivis par l'Inserm présentait
une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à
1 000 fois supérieure à la normale.
LAutorité Européenne de Sécurité des Aliments
(AESA), chargée, au niveau européen, de lévaluation « scientifique » des OGM,
vient de franchir la ligne rouge.
Chargée de donner un avis sur le hautement controversé maïs MON810 de Monsanto,
cette institution, non seulement rend un avis, favorable à cet OGM, en totale
contradiction avec les règles élémentaires du raisonnement scientifique, mais elle rend
son avis
à la Compagnie Monsanto avant de le rendre public[1] !
Lavis rendu est SCIENTIFIQUEMENT NON FONDE et même CONTRADICTOIRE AVEC SES
PROPRES RECOMMANDATIONS.
Résumé de laffaire : début 2008, le comité français (nommé CPHA) chargé
par lEtat de donner un avis sur le maïs MON810 souligne, entre autres critiques, le
caractère irrecevable des tests toxicologiques pratiqués. Sur cette base, le GIET et FNE
ont saisi, le 3 juin 2008, la Commission Européenne[2], demandant, en termes plus
techniques, si les données fournies par Monsanto pour lévaluation du MON810
permettent davoir lassurance raisonnable du fait que cet OGM nest pas
toxique, ce qui semble être le moins pour lautorisation dun aliment. Cette
demande, transmise à lAESA par les services de la DG Environnement, na jamais
reçu de réponse. Le 6 mai 2009, la député européenne Monica Frassoni,
vice-présidente du groupe des Verts/Alliance Libre Européenne, a déposé une question
écrite[3] au parlement destinée à la Commission Européenne, sur le même sujet. La
député demande notamment :
«1) la Commission partage-t-elle lopinion que, pour justifier une autorisation, les
tests de toxicité doivent permettre de rejeter lhypothèse de la toxicité
dun produit ?
2) la Commission peut-elle certifier que le maïs MON810 nest pas toxique, au
risque statistique normal près, cest-à-dire en prenant comme hypothèse nulle Ho =
le groupe témoin et le groupe essai sont différents, peut-on la rejeter, et à quels
risques, pour chacun des paramètres étudiés ? Dans laffirmative : est-ce que la
Commission peut produire les calculs permettant cette affirmation ? »
Il sagit là de questions précises, scientifiquement énoncées, correspondant
au minimum quon puisse attendre dune évaluation digne de ce nom.
- le 22 juin 2009, Mme Chantal Jouanno, secrétaire dEtat et de M. Jean-Louis
Borloo, Ministre de lEcologie, saisissent à leur tour la Commission Européenne de
ces mêmes questions[4].
Dans sa réponse[5], la Commission se contente de signaler quelle saisit à nouveau
lAESA, en sabstenant de dire si elle estime normal décarter la
toxicité dun OGM avant de lautoriser !
- à la mi-juin de cette année, lAESA a organisé des rencontres, avec,
dune part, des experts internationaux, et, dautre part, quelques
représentants dassociations : Friends of the Earth Europe, Greenpeace Europe, Gene
Ethics et France Nature Environnement. Au cours de cette présentation, lAESA a
précisé comment devaient être faits les tests statistiques fournis pour
lévaluation des OGM[6], soulignant ainsi elle-même, si on suit son propre avis,
que les tests de toxicité fournis par Monsanto pour le MON810 ne sont pas
scientifiquement valides.
Comment lAESA, plusieurs fois saisie de cette question, peut-elle, en pleine
connaissance de cause, affirmer linnocuité du MON810, alors même que les données
scientifiques ne permettent pas une telle conclusion, la puissance des tests étant
insuffisante (conclusion, donc, scientifiquement incorrecte) et que, dans le même temps,
la même AESA souligne la nécessité de disposer de tests dune puissance suffisante
pour être scientifiquement recevables (contradiction dans les termes).
Il est clair que la Commission Européenne ne saurait accorder une autorisation à un
OGM sans au moins pouvoir écarter, dans les conditions scientifiques habituelles, la
toxicité de ce produit.
Le GEIT demande, quen outre, une enquête soit diligentée, afin
déclaircir les liens qui, manifestement, existent entre lAESA et la firme
Monsanto.
....
Contact : Dr. Frédéric Jacquemart (président du GIET) 06 89 03 24 61
[1] CP Monsanto
[2] PJ : lettre à Barroso
[3] PJ : question écrite Frassoni
[4] PJ : lettre Borloo
[5] PJ : réponse Vassiliou
[6] PJ : recommandations AESA
Résidus de pesticides dans les aliments : la France
obtient de mauvais résultats selon la dernière étude de l'EFSA !
http://mdrgf.c.topica.com/maaneL4abRCfqbetikAeafpL0Q/
LEFSA vient de rendre public le nouveau rapport sur les résidus de pesticides
dans les aliments dans lUnion Européenne. La France obtient de mauvais résultats !
Des données opaques! Pour la première fois, cest lEFSA (1) qui présente le
rapport annuel sur les résidus de pesticides dans les aliments végétaux dans
lUnion Européenne (auparavant celui-ci était réalisé par la DG Sanco (2) ). Ce
rapport, basé sur lanalyse des données de 2007, a été rendu public à la veille
dun des plus grands départs en vacances de lannée, ce que le MDRGF regrette
fortement. De plus, il se caractérise par une certaine opacité : ainsi on ne sait pas
exactement quel pourcentage des échantillons analysés dans le cadre des plans de
surveillance contiennent des résidus de pesticides et combien nen contiennent pas !
Dépassements des limites au sein de lUE. Les seuls chiffres clairs sont ceux
montrant les dépassements des Limites Maximales en Résidus (LMR). Les dépassements des
LMR semblent en léger recul au niveau communautaire en 2007 par rapport à 2006. Ainsi
4,19% des fruits et légumes dépassaient ces LMR en 2007 contre 4,7% en 2006.
France : dépassement des limites et multi-résidus
Dans ce contexte, la France
fait figure de mauvais élève. Ainsi ce sont 7,6 % des fruits et légumes analysés en
2007 qui dépassaient les LMR (6% en 2006). Pour les céréales, lEFSA indique que
8,16% des céréales analysées en France dépassaient ces LMR en 2007 (contre 1,37% pour
lUE) ! Pour mémoire ce nétaient que 1% de ces mêmes céréales qui
dépassaient les LMR en France en 2006 ! De même, si le pourcentage de fruits, légumes
ou céréales contenant plusieurs résidus à la fois a légèrement diminué dans
lUE, en France le nombre déchantillons contenant plusieurs résidus a
fortement augmenté de 25,8% en 2006 à 32,75 % en 2007 !!
France : pourcentage de contamination et usages interdits. Pour pallier le manque de
transparence du rapport de lEFSA, le MDRGF rappelle que, selon la DGCCRF (3), ce
sont en 2007, 52,1% des fruits et légumes analysés en France qui contenaient des
résidus de pesticides (45% en 2006) et 52,5% des céréales. Le même rapport de la
DGCCRF rappelle également la préoccupante augmentation du rôle joué par les usages
interdits de produits dans les dépassements de LMR, la proportion des dépassements de
LMR dus à des usages interdits de pesticides passant de 19,8% en 2006 à près 39% en
2007 !
« Dans ce rapport de lEFSA, la France fait vraiment pâle figure avec des taux de
dépassement de LMR très élevés et de nombreux multi-résidus. Face à cette
contamination inquiétante de nos aliments par des pesticides, il est plus urgent que
jamais de mettre en uvre les décisions du Grenelle de lenvironnement pour
aboutir rapidement à une réduction de 50% de lusage des pesticides... » déclare
François Veillerette, Président du MDRGF.
1. European Food Safety Authority
2. Direction Générale de la Santé et de la Consommation
3. Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des
Fraudes
Rapport 2007 sur les plans de surveillance et de contrôles des résidus de pesticides
dans les denrées dorigine végétale
Dans une lettre adressée à la Commission européenne, onze
pays de l'Union Européenne réclament la possibilité d'interdire la culture de semences
génétiquement modifiées sur leur territoire, Cyber @ction 323 :
toxicité du maïs MON810
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=418
= Pesticide Cruiser : un retrait envisagé et Cyber @ction 312 : sauvons les abeilles : http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=400
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