| OGM |
| Inspection
citoyenne de faucheurs dans un champ de maïs du Rhône |
| Les
faucheurs volontaires d'OGM ont organisé lundi, au dernier jour de leur assemblée
générale, une "inspection citoyenne" dans des champs de maïs à Marennes
(Rhône) pour détecter la présence éventuelle d'OGM et ont indiqué leur intention de
multiplier ces actions. La semaine dernière, pour la première opération de ce genre,
trois parcelles d'OGM avaient été découvertes près de Montauban (Tarn-et-Garonne). |
| article "Nous
sommes dans ces champs de maïs car l'Etat ne fait pas son travail", a expliqué
Jean-Luc Juthier du collectif du Rhône, qui a participé à l'opération avec une
centaine de faucheurs venus de toute la France, ainsi que d'Espagne et d'Angleterre à
l'occasion de l'AG qui se tenait à Grigny (Rhône) depuis samedi.
"Les services régionaux de protection des végétaux (SRPV) (chargés des contrôles
par l'Etat) n'ont pas les moyens humains de couvrir l'ensemble du territoire", a
déclaré Christine Thaelen, du collectif de "Les militants sont donc légitimes pour
le faire", a-t-elle estimé.
Les faucheurs ont prélevé des feuilles de plants de maïs dans six parcelles choisies au
hasard, avant de procéder à des tests rapides qui se sont tous révélés négatifs.
La semaine dernière, pour la première opération de ce genre, trois parcelles d'OGM
avaient été découvertes près de Montauban (Tarn-et-Garonne).
Les faucheurs ont saisi la justice, et le président du tribunal de grande instance de
Montauban, agissant en référé, a demandé vendredi que des prélèvements officiels
soient effectués dans les champs incriminés.
A travers ces "inspections citoyennes", les faucheurs soulignent le
désengagement de l'Etat depuis la mise en place du moratoire sur les OGM.
"Pendant les discussions sur la loi, les firmes ont continué à fabriquer des
semences OGM", a rappelé François Dufour, du collectif de la Manche. "Or ces
200.000 tonnes en stock n'ont pas été détruites: où sont-elles passées ?",
s'est-il interrogé.
Pas d'ambiguité : ce sont bien les carences des services de l'Etat que l'on dénonce
et supplée. Et la suppression programmée des SRPV ne va pas arranger les choses...
> Il se peut bien que la justice demande à l'agriculteur de détruire sa parcelle,
alors que le plus beau serait d'observer les gendarmes la faucher !
> Quant à la présentation faite du pauvre agriculteur qui a acheté l'année
dernière le double de semences que nécessaire... mmm ... A moins qu'on les lui ait
offertes... qui ça?
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| Raffa
le 14/07/2008, 09:50 - Science et technosciences Des
bonnes nouvelles de Christian Vélot
Bonjour à toutes et à tous,
Je tiens dans un premier temps à remercier toutes celles et ceux qui ont participé à la
mobilisation du 25 juin, et qui sont parfois venus de très loin. Ce fut une superbe
mobilisation dont vous pourrez trouver un compte-rendu et quelques photos sur le site de
Fondation Sciences Citoyennes (FSC). Cest la première fois que des citoyens (dont
bon nombre dentre eux sont dailleurs souvent qualifiés danti-science)
se mobilisaient ainsi pour soutenir un chercheur et demander plus de transparence et de
démocratie dans la science.
[...] Le 9 juillet, une autre délégation a été reçue par mes instances universitaires
[...]. Cette rencontre sest très bien passée et a été très constructive. De
toute évidence, les instances universitaires nétaient pas au courant de tous les
éléments de laffaire et notamment de tout le harcèlement dont mon équipe et
moi-même avons fait lobjet. La Présidence a fait part dune volonté de
trouver une solution et dapaiser la situation.
Finalement, la Présidence de luniversité nous a fait savoir :
1. quelle navait aucun problème avec mes prises de position publiques sur les
OGM, que javais tout à fait le droit de donner mon affiliation professionnelle pour
justifier de mes compétences à parler du sujet en question, et quen aucun cas ces
prises de position ne doivent intervenir dans mon évaluation scientifique ;
2. que lUniversité apportait son plein soutien pour que mon équipe de recherche
continue dexister soit sous forme de laboratoire exclusivement universitaire, soit
sous forme dun laboratoire rattaché à un autre organisme de recherche de la
Faculté dOrsay ;
3. quelle sengageait à écrire une lettre, dont il pourra être fait état
publiquement, pour laver mon équipe et moi-même de tout le dénigrement dont
nous avons fait lobjet depuis deux ans, et qui permettra de réaffirmer que des
décisions ne peuvent être prises au sein de lUniversité sans une procédure
dévaluation transparente ou par des méthodes en dehors de tout cadre légitime.
Enfin, en ce qui concerne les crédits qui mont été confisqués, la déléguée
régionale du CNRS présente à cette réunion a proposé de faire en sorte que les
besoins financiers de mon équipe pour finir lactuel contrat qui me lie encore à
lInstitut de Génétique et Microbiologie (jusquà fin 2009) soient
satisfaits.
Ce sont bien évidemment des engagements et des avancées très importants qui, sils
sont concrétisés, permettront de sortir de ce conflit par le haut.
Je vous dois à tous cette grande victoire détape. La situation naurait
certainement pas pris une telle tournure sans les 46000 signataires de ma pétition de
soutien et sans la fantastique mobilisation du 25 juin. A travers mon cas, cest
toute la cause des lanceurs dalerte qui fait un nouveau pas en avant après les
victoires de Pierre Méneton et de Véronique Lapidès qui ont tous deux gagné leur
procès en diffamation.
Du fond du coeur : MERCI !
Avec toute mon Amitié,
Christian Vélot |
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| 23 juillet 2008 |
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