| OGM
- Autriche |
| modifications
des organes et baisse de la fertilité |
| Une
nouvelle étude, autrichienne, démontre que le maïs transgénique provoque des
modifications des organes et une baisse de la fertilité. Les Amis de la Terre France
sassocient aux demandes de leurs collègues autrichiens et se trouvent confortés
dans leur exigence que la clause de sauvegarde prononcée contre le maïs MON810 soit
maintenue. Quant au rôle de lAgence Européenne de Sécurité Alimentaire, il est
temps de refuser son parti pris pro-industrie (1) et de la réformer en profondeur. Une
fois de plus, lorsquon prend la peine daller au-delà des dossiers fournis par
lindustrie, les résultats des études montrent un tout autre tableau. |
Aujourdhui
(Vienne, le 11 novembre. 2008), les résultats dune létude de nourrissage
avec des produits OGM étaient présentés dans les locaux de lAgence autrichienne
pour la Santé et la Sécurité Alimentaire. Jens Karg, qui suit la campagne OGM pour
GLOBAL 2000 (Amis de la Terre Autriche) sonne lalarme : « Bien que lAgence
Européenne pour la Sécurité Alimentaire ait toujours donné un bon point au maïs
MON810 quant à son innocuité, cette étude autrichienne de nourrissage montre que ce
maïs est dangereux. Les résultats démontrent des effets négatifs sur la fertilité et
des modifications des organes. Ceux qui nous parlent encore de sécurité sont prêts à
prendre le risque dun Tchernobyl génétique. »
Cette étude de nourrissage a été menée, à la demande des Ministères autrichiens de
la Santé et de la Vie, sous la direction du professeur de lUniversité de Médecine
Vétérinaire de Vienne, le Dr Jürgen Zentek. Les résultats de cette étude de
nourrissage permanent pendant 20 semaines ont montré que les souris qui ont été
nourries avec une variété de maïs OGM, le NK603xMON810, avaient en comparaison avec un
groupe de contrôle, moins de petits et ce, de façon significative. De plus, les petits
des souris nourries avec le maïs GM avaient un poids significativement moindre. Cette
étude multi-générationnelle (les descendants femelles furent accouplés) démontre des
modifications des organes après le nourrissage avec le maïs OGM. Pour Jens Karg : «
Nous voyons des effets physiologiques dus à la nourriture OGM que lindustrie a
toujours niés. Cest un scénario de cauchemar : modifications des organes, baisse
de la fertilité. Il est indispensable que les aliments pour animaux ne contiennent pas de
maïs OGM et quune interdiction immédiate du maïs MON810 soit prononcée en
Autriche. » Autres conséquences logiques de cette étude pour les écologistes : il faut
prononcer un moratoire dans toute lUnion Européenne sur les OGM et entamer une
réforme radicale de lAgence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA ou bien
EFSA en anglais). La procédure dautorisation actuelle a déclaré cette plante à
risque comme ne présentant aucun danger. Jens Karg en tire les conséquences : « Cette
étude démontre le contraire. Le Droit européen actuel ne protège pas suffisamment les
citoyens. LAESA laisse passer, sans se poser de questions, les demandes
dautorisation dOGM, au lieu de protéger les citoyens européens vis-à-vis de
produits à risque. Lévaluation des risques est basée, de toute évidence, sur des
erreurs dappréciation ; en conséquence, tous les avis que lAESA a prononcés
doivent être revus. Cela signifie que nous devons geler toutes les autorisations et les
réexaminer sous ce nouvel éclairage. »
Les Amis de la Terre Autriche (GLOBAL 2000) saluent expressément la décision des deux
ministères de commander cette étude. Comme le souligne Jens Karg : « La quasi totalité
des études sur les risques liés aux plantes OGM est menée par les industries de
biotechnologies et il ny a pour ainsi dire aucune évaluation des risques
indépendante. Cette étude démontre aussi la nécessité de renforcer la recherche
indépendante sur les risques afin de protéger la santé des citoyens et
lenvironnement. » |
| (Paru dans Austria Presse Agentur Gruppe.
Traduction Amis de la Terre France) |
| 15 novembre 2008 |
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