Nous
avons perdu une bataille mais nous n'avons pas perdu la guerre . Les sénateurs ont
adopté la loi sur les OGM en second lecture en vidant l'amendement Chassagne adopté à
l'Assemblée Nationale de son contenu. Reste le passage en seconde lecture à l'Assemblée
Nationale dans la deuxième quinzaine de mai (voir
ici)
A cette occasion il devient nécessaire que les citoyens attachés à la qualité de vie
et au vivant se mobilisent encore plus massivement... car après il sera trop tard : il
faut montrer aux parlementaires que les 70 à 80% qui refusent les OGM sauront se souvenir
en temps utile de leur vote en tant qu'élu.
Pour cette mobilisation il est envisagé de réaliser une cyber @ction par département
pour permettre à chacun d'adresser un message à tous les députés et sénateurs de son
département.
Pour préparer cette chacun est invité à transmettre son carnet d'adresses sous forme de
listes où les adresses seront séparées par une virgule. Le système de cyber @ction en
ligne permet en effet d'inviter des connaissances à participer à une cyber @ction après
que l'un d'eux (vous-même) ait signé en ligne. (Si vous voulez recommander une cyber
@ction à plus de trois personnes, vous pouvez mettre plusieurs adresses dans un champ, à
condition de les séparer par une virgule).
Démultiplier l'impact de cette cyber @ction est la dernière chance d'influer , pendant
la durée de la mandature en cours*en ce qui concerne les OGM.
Il est proposé par ailleurs que chacun dans son département et dans sa ville participe
aux mobilisations locales. Un forum accueillera toutes les annonces de réunions sur les
forum régionaux mis en place à l'occasion du Grenelle http://www.cyberacteurs.org/forum/index.php
. Il est proposé également aux Biocoops et aux agriculteurs bio d'organiser des
pique-niques devant les mairies et/ou les préfectures dans la semaine qui
précédera le passage à l'Assemblée Nationale. Le problème de la faim redevenant
d'actualité avec la concurrence des agro-carburants que nous avons dénoncée en son
temps
http://www.cyberacteurs.org/actions/archive.php?id=158
. Ces pique-nique pourraient être gratuits afin que les personnes aux faibles
revenus puissent participer à la mobilisation. Pour organiser ça il faudra des moyens
financiers à imaginer localement mais aussi de la main d'oeuvre bénévole: que les
volontaires se signalent soit en écrivant soit (plus simple) sur les forum
régionaux
http://www.cyberacteurs.org/forum/index.php
. Le forum est aussi l'occasion et le leiu pour faire ses propres propositions de
mobilisation et remettre l'imagination au pouvoir au moment où nous allons fêter les 40
ans de mai 68
Vous pouvez également envoyer vos adhésions et dons à l'équipe de Cyber @cteurs .
La revue de presse quotidienne de cyber@cteurs parlent des sujets qui font les
mobilisations quotidiennes : http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=5258
(Vous pouvez si vous le souhaitez la recevoir soit sous sa forme quotidienne soit sous sa
forme hebdomadaire (REPERES) : il suffit de demander).
....................
LE MONDE | 09.04.08 | 08h55 Mis à jour le 09.04.08 | 09h32
"J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches." Alors qu'elle
s'apprête à reprendre sa place sur le banc du gouvernement, mardi 8 avril, pour la fin
de la discussion à l'Assemblée nationale du projet de loi sur les OGM, Nathalie
Kosciusko-Morizet fait part au Monde de son exaspération.
Le matin, lors de la réunion hebdomadaire des députés UMP, la secrétaire d'Etat à
l'écologie a été directement mise en cause après l'adoption de plusieurs amendements
proposés par l'opposition. Pour Jean-François Copé, le président du groupe, elle est
"à l'origine des problèmes". "Lorsqu'un gouvernement s'en remet à la
sagesse de l'Assemblée sur un amendement venant de la gauche, ça veut dire qu'en
réalité il l'approuve", estime-t-il.
Depuis que, dans la nuit du mercredi 22 avril, a été adopté un amendement défendu par
André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme) limitant la culture des OGM, les esprits se sont
échauffés dans la majorité, au sein de laquelle coexistent deux positions
contradictoires.
L'"amendement 252", accusé de "déséquilibrer le texte" par les
partisans des OGM, est en fait identique à celui qu'avait soutenu Louis Giscard d'Estaing
(UMP, Puy-de-Dôme), sur lequel la secrétaire d'Etat s'en était remis à la
"sagesse" de l'Assemblée mais qui avait ensuite été retiré à la demande du
rapporteur, Antoine Herth (UMP, Bas-Rhin).
La gauche, elle, n'avait pas retiré le sien, et trois élus de l'UMP ainsi que le
député du Nouveau Centre Philippe Folliot avaient joint leurs voix à celles de
l'opposition, faisant ainsi basculer la majorité.
"BORLOO, QUAND IL VEUT, IL VIENT"
L'"affaire" a pris de telles proportions qu'elle a occupé la quasi-totalité du
petit déjeuner de la majorité du mardi matin. Obligeant François Fillon à un ferme
"recadrage" lors de la réunion du groupe, à laquelle Mme Kosciusko-Morizet
était absente.
"L'amendement Chassaigne n'aurait pas dû être voté", a précisé le chef du
gouvernement, s'engageant à faire en sorte qu'il soit supprimé en deuxième lecture au
Sénat. Tour à tour, Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, et Valérie Pécresse,
ministre de la recherche, l'ont approuvé. Et Michel Barnier, ministre de l'agriculture, a
pu se féliciter "qu'il y ait une parole du gouvernement unique, vraiment
unique".
Fauchée par ses collègues, la secrétaire d'Etat ne décolère pas. "J'appelle
chacun à prendre ses responsabilités, répond-elle à ceux qui l'ont mise en cause. Il y
a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de
détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et
Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. Si le travail de préparation
préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas
normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance. Manifestement, Copé
n'arrive pas à tenir le groupe. Quant à Jean-Louis [Borloo], j'attends avec impatience
qu'il vienne exprimer la parole unique du gouvernement dans l'Hémicycle. Quand il veut,
il vient."
Mme Kosciusko-Morizet a reçu le soutien de Greenpeace et de France Nature Environnement,
qui dénoncent le "procès en sorcellerie" instruit contre elle par l'UMP.
Contre lavis de lUMP, lamendement 252 stipule que les OGM «
ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de
lenvironnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes
locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement
modifié ».
Il sagit dune avancée considérable qui permettra de préserver nos
territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.
Mais en raison de pressions économiques des lobbys de l'agriculture intensive et de
l'agro-buisness, le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure
de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.
Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans
OGM revêt une importance capitale, et même vitale.
Un appel* est lancé à toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la
qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à intervenir
pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette
disposition dans la loi permettant ainsi de préserver les AOC et plus généralement
lensemble de nos productions sous label de qualité.
Les résultats du débat parlementaire (par Gilles Lemaire*)
1- Le vote à lAssemblée Nationale est très serré ; il permet de préparer la
deuxième lecture avec un espoir minime mais réel de rejet de cette loi. Ce vote serré
indique un trouble sérieux dans lUMP. La bataille parlementaire continue donc avec
un vote en deuxième lecture au Sénat les 16 et 17 avril puis à lAN à une date
encore inconnue. Il faut donc toujours contacter sénateurs et députés. Sur le site de
lAN vous avez le résultat du vote nominal : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0098.asp
2- Le contenu de la loi sortant de lAN nest pas acceptable. Mais si des OGM
étaient cultivés, la définition des responsabilités sur les contaminations, telle
quelle est, créerait des contentieux juridiques difficiles. Lamendement 252
demandant la prise en compte des productions sans OGM est positif, mais Fillon a indiqué
que le gouvernement reviendrait sur cet amendement en seconde lecture ; une pétition pour
son maintien est à signer : http://amendement252.blogspot.com/
3- Le combat ne sarrête pas au vote de la loi. Il continue au niveau européen et
français, il continue sur les essais, sur les importations, sur laffichage des
produits animaux et sur les éventuelles nouvelles autorisations à partir de 2009 de
cultures OGM.
1- Le vote à lAssemblée nationale
LAssemblée Nationale a adopté la loi par 249 voix contre 228.
Il y théoriquement 577 députés, 5 nont pas le droit de vote (4 nouveaux ministres
et le président de lAN). 8 députés (7 PS et 1 GDR) ont fait savoir après le vote
quils voulaient voter contre le projet de loi ce qui donne le résultat théorique
suivant en les incluant :
Inscrits : 572
Absents : 46 (chaque député peut porter une délégation de vote ; ces 46 nont pas
donné délégation)
Votants : 526
Abstentions : 41
Pour : 249
Contre : 236
Le vote du groupe UMP est de le suivant : 245 pour, 10 contre et 31 abstentions 26 UMP
étaient absents et navaient pas donné de délégation de vote. Ce vote de
lUMP signifie un réel trouble au sein de ce groupe . Il est décisif de
lamplifier pour la seconde lecture. Fillon est intervenu devant le groupe UMP pour
un appel à la discipline ; le député Grosdidier qui a voté contre pense que beaucoup
de ceux qui se sont abstenus auraient voté contre sans cette intervention.
Le vote du groupe du Nouveau Centre est de 4 pour, 1 contre, 10 abstentions, 7 absents
sans délégation de vote
Le vote du groupe socialiste et PRG est le suivant : 197 contre, 0 pour, 0 abstentions.
Par contre 8 députés étaient absents et navaient pas laissé de délégation :
Christian Bataille, Jean Michel Boucheron, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Paul
Chanteguet, Gilles Cocquempot, Michel Destot, Manuel Valls.
Le vote du groupe GDR (communistes et verts) est unanime 24 contre.
Sur les 7 non inscrits, 4 ont voté contre (notamment François Bayrou et Jean Lassalle)
et 3 étaient absents.
2-Les principaux points du projet de loi adopté par lAssemblée nationale
Les « zones protégées »
Deux amendements, dont le 252 objet de la pétition, restreignant les cultures OGM au
respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de
production et commerciales sans OGM ", et "de l'intégrité de l'environnement
et [de] la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité" ont été
adoptés. Placés au début du texte, ils ont une portée symbolique importante, mais leur
déclinaison concrète est restrictive. Les parcs naturels ne pourront bannir les OGM
qu'avec l'accord unanime des agriculteurs concernés. Et les zones d'AOC pourront
seulement "proposer des mesures de protection renforcées" à l'administration.
La directive européenne proscrit en effet l'interdiction des OGM sur des zones
géographiques, au nom du libre choix.
Le seuil de détection
L'opposition a tenté de faire adopter le seuil de 0,1 % comme référence pour le
"sans OGM", au lieu du 0,9 %, qui correspond au seuil européen d'étiquetage.
M. Borloo s'y est opposé. Il a toutefois affirmé que "la loi ne rend pas
automatique le seuil de 0,9 %" et renvoyé cette question au futur Haut Conseil des
biotechnologies.
Le haut conseil
- Chargé d'expertiser les variétés OGM, ce Haut Conseil sera composé de scientifiques
et de représentants de la société civile. Exauçant les vux du gouvernement,
l'Assemblée est revenue sur les dispositions adoptées au Sénat en créant une séance
plénière entre les deux comités.
- LUMP et Borloo ont été minoritaires sur un amendement dispensant les membres du
Haut Conseil de tout devoir de réserve.
- Ils ont également été minoritaires sur un amendement de Chasseigne permettent sa
saisine par tout citoyen via lintermédiaire dun député ou sénateur.
La responsabilité de la contamination
Lexploitant agricole est lunique responsable et il ny a pas de
mutualisation de la prise en charge des risques, pas de fonds de mutualisation. Le paysan
contaminé aura à faire la charge de la preuve et lagriculteur ayant utilisé des
OGM pourra se retourner contre les firmes sil le souhaite. A signaler que les
compagnies dassurance viennent de réaffirmer par courrier au Gouvernement leur
refus dassurer les risques de contamination.
Le délit de fauchage
Les députés ont suivi les sénateurs en approuvant la création d'un "délit de
fauchage" puni de deux ans de prison et 75 000 euros d'amende, présenté comme la
"contrepartie" de la transparence des cultures OGM à la parcelle (3 ans pour le
fauchage dun essai)
Létiquetage
Un amendement défendu par l'opposition proposant d'étiqueter "les produits
composés en tout ou partie d'OGM" et les "sous-produits d'animaux élevés avec
une alimentation composée en tout ou partie d'OGM" a été rejeté.
Les importations de produits transgéniques
Non concernées par la loi.
3- A mi parcours parlementaire, comment continuer la lutte
contre les OGM ?
Le combat parlementaire nest pas terminé. Le résultat du vote montre quil
est peut être encore possible de faire barrage à la loi.
Au Sénat nous allons demander un scrutin public comme à lAssemblée Nationale. Il
faut sappuyer sur le trouble au sein de la majorité à lAssemblée Nationale
pour faire basculer des sénateurs UMP, sappuyer sur le vote contrasté des
centristes pour faire basculer les sénateurs centristes, sappuyer sur les belles
interventions des députés socialistes et sur leur vote pour entraîner les socialistes.
Le vote des communistes et des verts est acquis.
En deuxième lecture à lAssemblée Nationale, il faut convaincre les socialistes
nayant pas voté, faire basculer les abstentionnistes vers le vote non, bloqué
toutes les tentatives qui ne vont pas manqué de retrouver lhomogénéité de vote
de lUMP en en appelant à la liberté de conscience.
Il est important de dire que le rejet de cette loi ne serait pas la victoire de la gauche
sur la droite, mais celle de lavenir de la planète, de celui de nos enfants, de
celui de lagriculture labellisée sur des risques réels sur la diversité
biologique, sur des éventuels risques sanitaires
Il est encore possible de gagner
le rejet de cette loi en en appelant à la liberté de conscience et de vote des
parlementaires.
La lutte contre les essais
Lincertitude la plus grande règne sur déventuels essais en 2008. La
vigilance simpose.
La lutte au niveau européen
Une trentaine de dossiers de demandes dautorisations ont été déposé auprès des
instances européennes. Une pétition de soutien au commissaire européen grec Stravos
Dimas, qui a proposé de refuser lautorisation de 2 maïs BT est à signer sur le
site de Greenpeace : http://write-a-letter.greenpeace.org/332
Le Conseil européen peut basculer sur la question des OGM ; plusieurs pays lont
déjà fait. Le refus de limportation de produits transgéniques impose de sen
prendre à lOMC et doit prendre une dimension européenne
Et même si des OGM étaient autorisés la lutte continuerait pour persuader les paysans
de ne pas en cultiver et pour obtenir des indemnités importantes dès contamination.
Pour Greenpeace "C'est pourtant bien au contraire l'ensemble du texte qui aurait
du être mis en conformité avec les principes de précaution et de protection du sans OGM
portés par l'amendement 252. Sa remise en cause au Sénat la semaine prochaine tiendrait
de l'irresponsabilité la plus totale et illustrerait une fois de plus la collusion entre
certains élus UMP et les firmes semencières et biotechnologiques."
......................................................................
(*) Gilles Lemaire est un ancien Secrétaire National des Verts. Il a participé à
un certain nombre de fauchages d'OGM. Le 14 août 2004, 500 personnes répondent à
l'appel public du collectif des faucheurs volontaires à arracher deux parcelles d'essais
de maïs de la Société Biogemma à Marsat dans le Puys de Dôme. Il s'en est suivi une
confrontation assez vigoureuse, mais les essais ont été neutralisés. Plusieurs
arrestations ont eu lieu. Six personnes sont poursuivies .
Les cinq faucheurs poursuivis pour dégradation de bien d'autrui en réunion sont
condamnés à quatre mois d'emprisonnement avec sursis et solidairement à payer 196 805
de préjudice matériel, 1000 au titre du préjudice moral et 1000 de
frais de justice à Biogemma. Les condamnés se pourvoient en cassation La Cour de
cassation rejette le recours.
Les procédures de recouvrement. En février 2006, Biogemma tente une saisie
mobilière au domicile de Gilles Lemaire des biens et meubles. Plus de 200 personnes se
mobilisent en bas de l'immeuble, l'huissier considère qu'il n'y a rien de valeur et fait
par conséquent un constat de carence et reapart un badge "non aux OGM" à la
boutonnière.
En septembre 2006 un "commandement de payer valant saisie immobilière"
concernant l'appartement est envoyé. En février 2007 le juge de l'exécution du tribunal
de grande instance de Paris déboute Biogemma de sa demande de saisie immobilière pour
vice de forme: Biogemma avait entamé la procédure au nom d'un directeur non inscrit au
Kbis, registre des entreprises, et n'ayant pas de délégation en bonne et due forme.
A la mi-septembre 2007, l'avocat reçoit une menace de reprise de la procédure si Gilles
Lemaire ne paye pas d'ici fin septembre 2007 220 000 euros. L'avocat propose une
transaction, règlement de 120 000 euros qu'ils refusent puis plus rien .
Avril 2008 : L'appartement de gilles Lemaire sera prochainement saisi. Le 2 avril
un huissier est passé au domicile de Gilles Lemaire pour remettre un "commandement
de payer valant saisie immobilière" daté du 1er avril (mais oui les huissiers ont
le sens de l'humour !) et ce en plein débat de la loi OGM à l'Assemblée Nationale. Le
commandement à payer est dans les huit jours, sinon le juge d'exécution du Tribunal de
Grande Instance de Paris se réunira d'ici quelques mois en juin-juillet ou juste après
les vacances judiciaires en septembre et fixera la date de la vente aux enchères (le mois
suivant) de l'appartement. Une conférence de presse s'est tenue à l'invitation de Noël
Mamère (député vert) et Philippe Martin (député socialiste) jeudi 3 avril à
l'Assemblée Nationale en présence de Jacques Cossart pour ATTAC, José Bové pour le
Collectif des faucheurs volontaires, Jacques Pasquier secrétaire national de la
Confédération paysanne, Arnaud Apotheker pour Greenpeace, de Saïd Bouziri du bureau
national de la Ligue des Droits de l'Homme, ; les Amis de la Terre et Serge Orru
président de WWF empêchés avaient fait part de leur soutien.
Alors que faire ? Tout d'abord continuer à informer, faire pression sur les
parlementaires (le débat va se poursuivre encore durant les mois d'avril et mai) se
mobiliser autour des procès et être prêt à continuer les actions anti OGM en France et
en Europe. Egalement la solidarité financière (avec les faucheurs condamnés pour
payer les dommages et intérêts et les frais de justice) est gérée par l'association
Sans Gêne. Vous pouvez tous y contribuer. L'association SANS GENE n'a pas assez de fond
pour payer la somme demandée. D'avance Merci de votre aide. L'association vous fera
parvenir un reçu pour crédit d'impôt de 66%. Sans Gène-CASC, 10 bis rue du Colonel
Driant, 31400 Toulouse. http://sans-gene.org/ et
contact : info@sans-gene.org |