Cette programmation peut enfin
permettre de rémunérer les bénéfices sociaux et environnementaux de lagriculture
biologique. Toutefois, dans létat actuel de la situation, cette rémunération de
reconnaissance de lagriculture bio est facultative, tout comme laide à la
conversion vers lagriculture biologique : cest-à-dire que chaque Préfet de
région choisi ou non de retenir ces deux mesures dans son plan régional.
Il est absolument essentiel pour la cohérence de lagriculture biologique française
et son développement que TOUTES les régions inscrivent les deux mesures «maintien de la
bio» et «conversion bio» dans leur programme.
Nous vous invitons par conséquent à consulter le tableau situé aux pages 44 et 45 du
document soumis à consultation (téléchargeable à : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pdrh_consultation_v4.pdf )
puis à renvoyer à la question n°7 une réponse inspirée de ces trois modèles (selon
la situation de votre région).
- Dans le cas où votre région a uniquement une croix, mais ni
«C» ni «C et M» :
Nous soutenons linscription de lagriculture biologique comme enjeu
environnemental prioritaire pour notre région (comme dailleurs pour lensemble
du territoire français). Toutefois, nous constatons dans le tableau soumis à
consultation que notre région semble navoir retenu aucune mesure de soutien à ce
mode de production agricole. Par conséquent, nous demandons linscription de la
mesure « conversion » et de la mesure « maintien » sur lensemble du territoire
régional. Ces deux mesures doivent être prioritaires.
- Dans le cas où votre région porte la mention « C »
uniquement :
Nous soutenons linscription de lagriculture biologique comme enjeu
environnemental prioritaire pour notre région (comme dailleurs pour lensemble
du territoire français). Toutefois, nous constatons dans le tableau soumis à
consultation que notre région semble avoir retenu uniquement la mesure de soutien aux
conversions, mais pas celle qui permet de soutenir les agriculteurs biologiques déjà
convertis. Par conséquent, nous demandons linscription non seulement de la mesure
« conversion » mais également de la mesure « maintien » sur lensemble du
territoire régional. Ces deux mesures doivent être prioritaires.
- Dans le cas où votre région porte la mention « C et M » :
Nous soutenons linscription de lagriculture biologique comme enjeu
environnemental prioritaire pour notre région (comme dailleurs pour lensemble
du territoire français). Par conséquent, nous nous réjouissons du choix dinscrire
à la fois la mesure « conversion » et la mesure « maintien » sur lensemble du
territoire régional.
Le lien avec le formulaire de consultation (questionnaire) :
http://agriculture.maapar1.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/txt/consultation_pdrh_questionnaire.txt
Réponse possible par courrier électronique à ladresse : consult-pdrh.dgfar@agriculture.gouv.fr
ou par voie postale, à ladresse suivante : Ministère de lAgriculture et
de la Pêche - DGFAR - Mission Europe et régions « Enquête PDRH » 78 rue de Varenne -
75349 PARIS 07 SP
----------------
(Agir Vite) - Concernant cet appel, nous avons pris contact hier avec la FNAB. A
cette occasion, Jacques CAPLAT nous transmet la trame de la la
contribution complète que la FNAB va envoyer au Ministère, avec réponse à
lensemble des questions posées. Nhésitez pas à vous en inspirer pour
compléter votre propre réponse (il est toujours utile de répondre à
lensemble dune consultation plutôt quà une seule question). Afin de ne
pas surcharger ce mail dun fichier-texte joint (ce que certains de nos
correspondants nous ont demandé déviter), nous créons une page web
« privée » et spécialement dédiée , daccès non publié sur le web,
où vous pouvez le consulter, le copier ou limprimer : http://agirvite.free.fr/Contribution_FNAB_consultation_PDRH.htm
Voici nos propres commentaires et
informations, que vous pouvez exploiter dans vos réponses:
la « consultation publique » a lieu au mois daoût ! (Le choix
du timing nest sans doute pas innocent, dautant que cette consultation a
fait lobjet dune publicité préalable plus que discrète : ainsi,
même certains syndicats agricoles semblent ne pas être au courant de son existence !!!).
Sagissant dune enveloppe limitée, à répartir en fonction de
choix qui sont de nature éminemment politique, il est inouï que ce
soient des fonctionnaires (les préfets de Région) , et non les élus des Régions qui
fassent les propositions de « choix stratégiques »(*) sur
lesquels il y a lieu de « concentrer laide publique »
(*). Certains préfets ont écarté les deux propositions daide à
l AB ! En fonction de quoi ont-ils fait ces choix? Ou plutôt, sous
linfluence de qui? (Alsace, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-Loire,
Rhône-Alpes)
Elle na été programmée que pour 2005-2006-2007. Quelles
garanties quelle soit reconduite après?
Lensemble de ces aides est depuis des dizaines dannées tellement
insuffisant, que notre pays est en Europe lun de ceux qui ont la plus faible
production en « bio ». De ce fait, la France importe la plus grande
partie de cette consommation (comme il est facile de le vérifier sur les étiquettes
des articles concernés vendus dans les magasins) ou des matières premières
nécessaires . Ceci avec tout ce que cela suppose demplois perdus et de
déficits de la balance commerciale.
En moyenne PAR EXPLOITATION, lagriculture bio emploie de 20 à 25% de
personnes de plus que lagriculture productiviste.
Mais il faut bien voir la signification de ce différentiel. Ramenés à
lHECTARE, les emplois en bio sont infiniment plus nombreux que pour le
conventionnel pour ce qui est des cultures céréalières, qui représentent la majorité
des surfaces utilisées. Il est aussi nettement plus élevé dans le maraîchage.
Il est moindre pour lélevage (ce qui représente de grandes
surfaces) justement parce que lélevage bio est beaucoup plus extensif que
lélevage productiviste. Celui-ci se fait
« en batterie » ou non, mais toujours avec des
« compléments » dalimentation (ce qui avait mené, par
exemple, à la vache folle, dont lépidémie naurait jamais débuté
si tout les élevages avaient été biologiques).
La question n°8 nous semble EN OR. Elle est ainsi rédigée:
« 8. DEVELOPPER LES SYNERGIES
Question n°8 : Selon vous, quels effets sur lenvironnement peut avoir le projet de
programme de développement rural pour lhexagone (PDRH) ?
Vous pensez que ce projet peut avoir un effet sur : (supprimer ce qui ne vous convient
pas)
- la qualité de leau
- la biodiversité
- la qualité du sol
- la qualité des produits agricoles
- la qualité de la vie en milieu rural «
IL EST ADMIS PAR TOUS (sauf, quelques fois, pour le 4° point) que CHACUNE DE CES
CIBLES SUBIT LES EFFETS NEFASTES DE LAGRICULTURE CONVENTIONNELLE, et QUE SEULE
LAGRICULTURE BIOLOGIQUE NA PAS DE TELS EFFETS PERVERS. Cest même sa
raison dêtre !
Dans ces conditions, on ne voit pas comment certains préfets de région ont pu
écarter de leur liste d objectifs prioritaires lune et/ou lautre
des aides proposées à lagriculture bio (reconversion et maintien).
On serait en droit dexiger que leurs motivations soient publiées.
On peut aussi faire remarquer que lun des principaux points est
ESCAMOTé: les effets sur LA SANTE DES AGRICULTEURS ET DES POPULATIONS !
Bien cordialement.
Agir
Vite
(3) Conformément à la Loi et aux usages, les destinataires de nos
informations peuvent demander par retour de mail à ne plus en recevoir de notre
part.
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