ACTUALITE . NEWS
les autres thèmes d'actualité déjà traités
Europe : les intérêts de Bayer avant l'environnement et la santé
Menaces toxiques sur les abeilles, les insectes pollinisateurs et les oiseaux
Sous la pression des lobbies phytosanitaires de l'agro-buiseness, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'Union Européenne a donné un avis positif pour inscrire la clothianidine sur la liste des matières actives autorisées au niveau européen. La Confédération Paysanne, la Coordination des Apiculteurs de France et le MDRGF, n'acceptent pas que les intérêts des lobbies phytosanitaires puissent déterminer la politique environnementale de l'Europe.
La Confédération Paysanne, la Coordination des Apiculteurs de France et le MDRGF, n'acceptent pas que les intérêts des lobbies phytosanitaires puissent déterminer la politique environnementale de l'Europe.

En effet, sous la pression de ces lobbies, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, qui est composé de représentants des ministères et de gouvernements des 25 États membres de l'UE, a donné un avis positif pour inscrire la clothianidine sur la liste des matières actives autorisées au niveau européen (liste 1 de la directive 91/414).

La clothianidine, molécule de la même famille que l'imidaclopride (substance active du Gaucho®), est extrêmement toxique pour l'abeille et pour les insectes pollinisateurs, ainsi que pour les oiseaux (risques non acceptables au regard de la directive 91/414).

Le Poncho, insecticide à base de clothianidine, n'a obtenu qu'une homologation provisoire au Canada, en attente d'études complémentaires concernant en particulier la toxicité pour l'abeille et pour les oiseaux, mais aussi la santé humaine (génotoxicité et immunotoxicité).

Il faut noter que la clothianidine est très persistante dans le sol. Sa durée de demi-vie varie entre un et quatre ans, alors que la directive européenne fixe un maximum de 90 jours. En outre, la clothianidine est mobile dans le sol, très soluble dans l'eau et de ce fait le risque de pollution des eaux souterraines et de surface est certain.

C'est pour toutes ces raisons qu'en 2004 la COM TOX a demandé à Bayer des études complémentaires en vue d'éventuelles autorisations de produits à base de clothianidine ; Bayer n'a toujours rien fourni....

Le document RG 2004-06 de l'ARLA (Santé Canada) indique : « ...toutes les études sur le terrain ou en partie sur le terrain comportaient des défauts de conception et ont été mal exécutées». Les résultats ont donc été invalidés. On constate encore une fois que des dossiers de demande d'homologation ne sont pas sincères.

C'est en pleine connaissance de cause que le Comité permanent a donné un avis favorable à la clothianidine. Lors du vote les représentants français se sont abstenus alors qu'ils avaient les éléments qui justifiaient un vote négatif !

Sous l'influence de l'industrie agrochimique, administration et politiques n'hésitent pas à bafouer les règlements qu'ils ont eux même élaborés et votés, au mépris de la préservation de l'environnement et de la santé publique.

La Confédération Paysanne, la Coordination des Apiculteurs de France et le MDRGF s'opposeront fermement à l'inscription de la clothianidine sur la liste positive européenne, ainsi qu'à l'autorisation, en France de tous produits contenant cette molécule.

Pour en savoir plus sur la clothianidine, allez voir la news sur 'Attention, abeilles en danger' sur le site du MDRGF : http://mdrgf.c.topica.com/maaewoOabovxyciDRRcbafpL0Q/

Contacts :

MDRGF : François Veillerette 06 81 64 65 58 ou Nadine Lauverjat 06 87 56 27 54

Coordination des apiculteurs de France : Francis Chauvancy 05 49 70 60 70 ou 06 10 19 55 23

Confédération paysanne : Jean Sabench 04 67 97 16 31

Mars 2006

 

Réagissez à la campagne de pub de l'IUPP (Union des Industries de la Protection des Plantes ( UIPP = le lobby des firmes agrochimiques françaises) en faveur des pesticides ! Depuis le 9 février dernier, le lobby français des fabricants de pesticides a lancé une nouvelle campagne dans des revues et sur un site internet.

Echaudée par les réactions des cyberacteurs citoyens (dont les 3517 participants de Cyber @cteurs) et les actions en justice entreprise par le MDRGF et d'autres organisations, l'UIPP redémarre une campagne au look et au ton plus soft' qu'en 2005. Cette fois ci, plus question d'écrire que les pesticides sont « utilisés dans le respect de la santé et de l'environnement ». Non, il s'agit cette fois d'une campagne sans réel contenu, au look plutôt agréable, qui pose des questions et renvoie à un site internet rassurant : bref de la manipulation des consommateurs en l'influençant sur la perception que ce dernier a du produit vendu : les pesticides, afin d'essayer de le rendre sympathique.

Réagissez avec nous !! - Participez à notre cyberaction demandant aux rédactions de suspendre les publications des visuels de la campagne de pub de l'UIPP. Cette cyberaction est en ligne sous le numéro 166 sur le site de cyberacteurs :
http://www.cyberacteurs.org/ plus de 1 100 personnes y ont déjà participé depuis vendredi dernier. Participez y très nombreux afin d'exprimer votre mécontentement, diffusez ce message dans vos réseaux et envoyez nous un petit mail à : mdrgf@hotmail.fr pour nous signaler votre participation (mettez seulement 'cyber uipp' dans l'objet du message)

- Nous avons mis en place un site Internet en réponse à l'UIPP ayant pour adresse : http://www.stop-pesticides.fr qui présente de nombreux arguments chiffrés et des interviews de scientifiques, parcourez le et faites le connaître autour de vous et dans vos réseaux.

Nous vous tiendrons au courant des suites de cette campagne anti pub UIPP. http://www.mdrgf.org/-MDRGFvsUIPP/

Merci de nous soutenir dans nos actions : participez à la cyberaction, adhérez ou soutenez le MDRGF pour lutter contre les lobbies de l'agrochimie !! Plaquette et formulaire d'adhésion téléchargeable à :

http://mdrgf.c.topica.com/maaew0FaboATtciDRRcbafpL0Q/

 

 

Défaite pour les pesticides au Canada

Depuis janvier 2002, la ville de Toronto a mis en place une politique de réduction des pesticides. Après une période de consultation des parties prenantes, les élus ont décidé d'aller au-delà d'une simple campagne de communication. Un arrêté municipal de 2003, qui cible les propriétaires privés et publics de pelouses et de jardins, prévoit une restriction progressive de la consommation d'insecticides, d'herbicides et de fongicides. La raison: «Même s'il y a encore beaucoup à apprendre sur les impacts sanitaires des pesticides, nous en savons assez pour mettre en place une approche de précaution», est-il expliqué par la ville de Toronto.

Celle-ci a introduit une amende pouvant aller de 255 à 5.000 dollars canadiens (184 à 3.600 euros) pour les utilisateurs de pesticides qui ne respectent pas la réglementation mise en place. L'arrêté autorise certains produits dont le risque sanitaire est faible. Des exemptions ont également été prévues, pour contrôler une infestation, traiter le bois, ou pour faire face à un risque sanitaire. La lutte contre les mauvaises herbes n'est pas incluse. Depuis septembre 2005, le système d'amendes vise les sociétés qui s'occupent des pelouses, les propriétés institutionnelles, commerciales et multi-résidentielles. Mais dès 2007, les propriétaires d'habitations privées et les locataires seront aussi concernés.

Cette politique va plus loin que celle, par exemple, de Lyon qui diminue la consommation de pesticides pour les seuls jardins et pelouses appartenant à la municipalité. C'est pourquoi elle a été attaquée par Crop life, une association représentant les fabricants et les distributeurs du secteur phytosanitaire. Son argumentation reposait sur le fait qu'une telle politique ne peut se décider qu'à une échelle fédérale. La décision de la Cour suprême canadienne de rejeter l'appel de Crop life, qui date de novembre dernier, devrait entraîner une généralisation de la restriction de l'utilisation des pesticides dans les villes canadiennes, à commencer par Montréal, Québec ou encore Vancouver.

source : Journal de l'Environnement 31 01 06

 

 

76% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans leur alimentation, selon un sondage officiel européen.

L'institution européenne responsable de la sécurité alimentaire (EFSA) révèle dans un rapport paru hier, que la première inquiétude en matière de sécurité alimentaire de tous les européens est la présence de pesticides dans leur alimentation, et ce à 71%.

En France ce sont 76% des citoyens qui se déclarent inquiets. Plutôt que de reconnaître la légitimité de cette inquiétude et la nécessité de réduire l'utilisation des pesticides, l'Union des Industries pour le Protection des Plantes (UIPP) a choisi de lancer, ce jeudi 9 février, une campagne de promotion des pesticides, sans réel contenu informatif !

Si l'UIPP a choisi de faire de la désinformation, passant sous silence tous les dangers des pesticides, le MDRGF a décidé, lui, de diffuser une information sérieuse et accessible sur l'impact des pesticides sur la santé et l'environnement et sur les alternatives à leur utilisation, sur le site : www.stop-pesticides.fr

 

 

Semaine des « alternatives aux pesticides » du vendredi 21 au samedi 29 avril 2006

’A.C.A.P. : l’Action Citoyenne pour une Alternative aux Pesticides, est un collectif d’associations ayant comme objectif d’informer nos concitoyens des dangers sanitaires liés à la pollution de l’eau, du sol, de l’air, des aliments, de nos corps… par les pesticides.

Elle a décidé d’organiser au niveau national, une semaine des « alternatives aux pesticides » du vendredi 21 au samedi 29 avril 2006.

Afin que cette semaine soit bien relayée au niveau national, il est important qu’un maximum d’associations, municipalités, collectifs s’investissent dans l’organisation d’une ou plusieurs manifestations telles que : organisation de visites de jardins ou vergers bios, conférences (comment jardiner sans pesticides, le compostage, pesticides danger, la biodiversité au jardin, etc…), diffusion de films (« Pesticides, non merci » en vente auprès de MDRGF), rencontre avec des élus avec un dossier de presse (en cours de préparation), collecte d’emballages vides, promotion de la bio dans les cantines, etc… toutes vos idées sont les bien venues

Si vous désirez participez à cette initiative, contacter : Nadine Lauverjat Point de contact ACAP - MDRGF 92 rue de Richelieu 75002 Paris Tel/fax: 01 45 79 07 59
mail: mdrgf.coordi@wanadoo.fr  www.collectif-acap.fr

accueil/home
  fleche bas.GIF (517 octets)
JEU CONCOURS: GAGNEZ DE NOMBREUX LIVRES NEUFS