Dans le cadre du dispositif d'étude et de suivi des contaminations
génétiques sur maïs, mis en place en 2007 par le Conseil Régional du Centre et Bio
Centre, l'une des analyses effectuées sur pied, dans une des parcelles de la région, a
mis en évidence une contamination de 2,3% par du MON 810.
Les parcelles étant a priori éloignées des champs OGM, une contamination génétique de
semences pourrait être à l'origine de la pollution observée.
En effet, à l'insu des agriculteurs et des consommateurs, les fournisseurs de semences de
maïs imposent depuis plusieurs années déjà dans leur cahier des charges, une présence
"fortuite" d'OGM, en acceptant un taux de contamination jusqu'à 0,9%,
contrairement à la réglementation en vigueur qui prescrit, par défaut, 0% de tolérance
sur les semences.Nul besoin d'autres éléments pour prouver que la coexistence entre
cultures OGM et toute culture non-OGM, ainsi que l'étanchéité des filières sont
impossibles ! Toute la transparence doit être faite sur la traçabilité des filières,
de la production des semences au stockage des récoltes.
Nous appelons tous les acteurs professionnels et institutionnels qui veulent défendre «
le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM » à ne pas laisser s'installer
une contamination de fait et organisée, qui devienne vite généralisée, comme cela
s'est passé au Brésil À l'occasion du vote de la loi sur les OGM au Sénat cette
semaine, nous appelons tous les citoyens soucieux de leur alimentation et de la
préservation de la biodiversité , à venir l'exprimer à Paris le mardi 5 février,
place Saint Sulpice à 12h30 et place St Michel à 18h00.
Malgré la clause de sauvegarde que va prendre le gouvernement français pour interdire
sur son territoire le MON 810, les Faucheurs Volontaires restent vigilants. En effet, les
lobbies pro- OGM feront tout pour imposer par tous les moyens, des semences et des
produits alimentaires à une population qui n'en veut pas. |
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| Communiqué du Collectif des Faucheurs Volontaires du Centre www.monde-solidaire.org |