Lettre de Bernard Bertrand (co auteur de
"purin d'orties et Cie") écrite suite à l'intervention de la répression des
fraudes chez un conférencier et producteur de purins végétaux et autres produits à
base de plantes pour soigner des plantes.
" Cette loi étonnante est passée complètement inaperçue et a seulement été
dénoncée par Alain Baraton de France inter... encore une fois les lobbys de la chimie
s'en prennent à plus petits qu'eux avec l'aide des services de l'état et de nos élus...
comme Bernard Bertrand (et la personne en question dont le nom ne peux pas encore être
divulgué) je vous demande de faire circuler ce message et d'alerter les responsables
politiques de votre secteur... merci pour nous tous
La nouvelle avait perturbé les ondes. Un chroniqueur horticole courageux s'insurgeait,
sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 01
juillet 2006), qui l'empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur
permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que
l'eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples
feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette
séculaire d'un extrait d'ortie, appelé purin ! L'information paraissait si énorme que
personne n'y a cru !
L'interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour
confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d'en parler, avait
beau être assortie d'une peine 2 ans de prison et 75000 d'amende, elle faisait
sourire !
Et pourtant l'action menée vendredi dernier conjointement par les services de
l'Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des
Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux de l'Ain chez un promoteur
de techniques agricoles alternatives marque un tournant nouveau dans ce que l'on ppelle
désormais la guerre de l'ortie !
L'intervention des services de l'état s'est conclue par la saisie de cours théoriques
(quid de la liberté d'expression et d'enseignement ?), la profération de menaces non
dissimulées et l'interdictions de pratiques aussi diverses et incongrues que celles
d'aller récolter avec les stagiaires des plantes sauvages dans la nature !
Qu'on se le dise, il est donc bien désormais interdit de faire référence et de
transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires qui sont pourtant un
inaliénable bien commun ! Voilà pourquoi l'Association des Amis de l'ortie souhaite
interpeller les pouvoirs publics et sollicite pour cela le soutien des médias concerné
par une telle confiscation de nos libertés fondamentales.
Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d'un pays de leur mémoire
collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il le citoyen de ses droits
démocratiques les plus élémentaires, à savoir celui d'expression, gravement menacé
ici, mais aussi celui du choix de cultiver son jardin comme il l' entend ?
C'est Voltaire qui doit se retourner dans sa tombe ? Qui a pu initier une telle ineptie
législative qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l'inquisition contre
les techniques alternatives et naturelles de production, qui jusqu'à preuve du contraire
ne sont que bénéfique pour la santé publique ?
Voilà quelques-unes des interrogations soulevées par l'intervention des pouvoirs
publics jeudi dernier, qui a n'en pas douter sera la première d'une longue série, si une
mobilisation rapide ne vient pas mettre un frein à cette nouvelle vague répressive.
"
Bernard Bertrand, porte parole de l'association des Amis de l'ortie.
Contact : bernard@terran.fr ou 06 33 11
02 08
Dominique Jeannot, président de l'association des Amis de l'Ortie
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