"Le
ministère, en accord avec les organisations représentatives des professionnels
concernés, s'est engagé dans la rédaction du décret d'application de l'article 52 de
la loi de santé publique, qui concerne la reconnaissance du titre de psychothérapeute.
Le projet de décret doit être soumis à une large concertation en décembre 2005. Le
principal objet de ce texte est la mise en place d'une formation de qualité dans les
domaines de la psychopathologie et des psychothérapies. Cette formation sera
nécessairement plurielle, les acteurs de santé utilisant des techniques
psychothérapeutiques venant d'horizons multiples. Il conviendra aussi de prévoir que les
professionnels actuellement en exercice puissent le cas échéant bénéficier
d'équivalences. La rédaction définitive de ce décret devrait intervenir en début
d'année 2006".Le journal "REEL" vous informe et vous transmets les
premières réactions de la FF2P et de "psy en mouvement"
Commentaires de Serge Ginger, secrétaire général de la
FF2P :
Le décret revient donc à la surface et ne semble pas remisé aux oubliettes. Il est
bien question du début de l'année 2006. Le principe d'une concertation approfondie - que
nous avions exigée - est explicitement confirmé. ...La prise en compte de la diversité
des méthodes semblent acquise.. Notre action tenace a porté ses fruits.
...L'Éducation nationale est toujours impliquée : l'enseignement supérieur des
universités étant supposé mettre en place des filières nouvelles de psychopathologie,
voire de psychothérapie.
... Le ministère de la santé souhaitait une formation approfondie à plein temps, de
niveau licence ou maîtrise, préalable à la formation en psychothérapie, qui
s'adresserait ainsi, à l'avenir, à de jeunes étudiants, ainsi que cela se passe déjà
dans certains pays comme l'Autriche ou l'Italie. Nous suggérons, quant à nous, des
formation en cours d'emploi, type DU et DESU (Diplôme d'Études Supérieures
Universitaires), accessibles à temps partiel, en une ou deux années, à des
professionnels de tous âges, et la reconnaissance des formations en psychopathologie
dispensées dans nos instituts privés.
... Ces mesures ne devraient pas concerner la plupart des professionnels en fonction à
l'heure actuelle, pour lesquels sont envisagées des équivalences générales. Quelles
seront les conditions de ces équivalences ? Nul ne le sait encore et il s'agit là d'un
des points sur lesquels la FF2P demeure particulièrement vigilante. Nous demandons la
reconnaissance des formations assurées dans les instituts privés - formation générale
à la psychothérapie et formation spécifique à la psychopathologie. Nous demandons
aussi la reconnaissance de droit des praticiens régulièrement enregistrés dans notre
annuaire - comme cela est prévu pour les psychanalystes - ainsi que celle du CEP...
Site de la FF2P : www.ff2p.fr
Commentaires de Bruno Dal Palu, président de "psy
en mouvement" :
Psys, Soyons vigilants !
Bonjour à tous,
... Evidemment, Psy en mouvement, suit de près ce dossier, et nous avons l'assurance
du ministère de faire partie de la négociation. Toutefois, nous sommes très inquiets
cela ne s'annonce pas sous les meilleurs hospices ni pour les psychothérapeutes, ni pour
la pratique de la psychothérapie.
... Notre stratégie est extrêmement claire. Nous sommes d'accord pour que les quatre
professions psy actuelles (psychiatres, psychologues, psychanalystes et
psychothérapeutes) puissent faire usage du titre, s'ils ont été formés à la
psychothérapie. Mais nous sommes déterminés à nous opposer autant que possible à une
OPA sur le titre de psychothérapeute, qui dépossèderait de son usage les professionnels
qui se sont spécialisés depuis longtemps dans la pratique de la psychothérapie..
... Nous saurons dire au gouvernement, que celui-ci ne pourra pas éliminer cette
profession sans encourir un recours en justice, y compris devant la Cour européenne.
... En outre, s'il ne donnait l'usage du titre qu'à certaines catégories de psy en
excluant celle qui fonde cette pratique, il ne pourrait pas empêcher la pratique de la
psychothérapie, mais il introduirait une confusion dans le public et déplacerait le
problème et provoquerait une concurrence déloyale...
Site de "psy en mouvements" : www.psychos-en-mouvement.com