| Alors
que la brochure "La dépression, en savoir plus pour en sortir repérer les
symptômes, connaître les traitements, savoir à qui s'adresser" indique que le
meilleur traitement de la dépression est la psychothérapie, même si le médicament peut
être indispensable dans les cas les plus graves pour permettre cette psychothérapie,
elle réserve, comme le spécifie la loi s'agissant de soins médicaux, le diagnostic aux
seuls médecins et le traitement aux seuls médecins, psychiatres et psychologues. Les
psychanalystes et les psychothérapeutes relationnels, mieux formés à l'accompagnement
des personnes en dépression, ne sont pas une seule fois mentionnés dans cette brochure ! L'AFFOP
dénonce la surmédicalisation de cette campagne d'information et s'inquiète des effets
prévisibles : l'augmentation de la demande de prise en charge qu'elle ne manquera pas de
créer bénéfique en tant que telle dirigée vers les médecins et
psychiatres dont les agendas surchargés ne permettent en général pas autre chose que la
prescription d'anti-dépresseurs, et vers les psychologues dont beaucoup ne sont
pas formés à la psychopathologie, et les "cliniciens" davantage formés
à lévaluation quà laccompagnement , aboutira à augmenter la
consommation de psychotropes dont les français abusent déjà, ce que dénonçait le
rapport Zarifian, tout cela au grand bénéfice des fabricants.
Au contraire de ce que cette campagne d'information partiale tente de provoquer
la mise à l'écart de la Santé publique française des psychanalystes et des
psychothérapeutes relationnels nous rappelons que les associations de patients ont
de tout temps demandé la possibilité de pouvoir s'adresser à des professionnels du
psychisme dont la diversité des approches permet à chaque personne en souffrance de
trouver la thérapie qui lui convient.
Nous faisons également confiance à la sagesse de nos confrères médecins et
psychologues qui ont créé depuis de nombreuses années avec les psychanalystes et les
psychothérapeutes relationnels pour maintenir et renforcer sur le terrain leur
coopération positive. C'est ainsi que, sera heureusement reconnue à chaque profession sa
place légitime. C'est ainsi que se trouveront à leur tour écartés les enjeux de
pouvoir corporatistes et économiques qui semblent présider aux décisions de la
Direction générale de le santé, et ,au-delà, aux recommandations de l'Académie de
médecine et de nombreuses organisations de psychologues. |