1)- Lettre ouverte de Georges Didier (directeur de REEL) à Michel Meignant et Serge Ginger (FFdP), Philippe Grauer
(SNPPsy), Jean-Michel Fourcade (AFFOP), Bruno Dal Palu (Psy en Mouvement).
2)- Psy en Mouvement appelle les psychothérapeutes à la mobilisation
Juin 2005 - Lettre ouverte
Chers Amis,
Le 14 juin, dans l'après midi, j'ai assisté à une réunion au ministère
de la Santé au sujet du droit à l'exercice de la profession de psychothérapeute où s'exprimait
le sous-directeur chargé du dossier.
De cette discussion, il ressortait que les psychothérapeutes avaient perdu
leur lutte et allaient être laminés. Le texte du décret d'application semble bien
avancé mais ne va pas dans le bon sens.
L'administration fait son travail avec son esprit institutionnel :
seuls ceux qui auront suivi des études de psychopathologie cliniques (reconnues par le
Ministère de l'Education Nationale) pourront revendiquer le droit de s'inscrire au
registre des psychothérapeutes. Cela sera automatiquement le cas pour les psychiatres et
les psychologues cliniciens. Pas pour les autres.
Le gouvernement tient là son critère. Il semble ne pas vouloir changer et
ne veut pas déléguer des accréditations à un "Office de la psychothérapie",
à une quelconque "Fédération" ou à un "Syndicat"
compétents.
Ce critère sera également retenu pour l'agrément des écoles de
formation. Seules celles qui enseigneront la psychopathologie clinique (selon les
critères de l'Education Nationale) seront reconnues et uniquement sur ces points-là.
Tout ce qui était craint par l'amendement Accoyer va donc
vraisemblablement se réaliser.
Les psychothérapeutes actuels qui, n'ayant pas de diplôme en
psychopathologie, voudraient continuer à exercer devront passer par une
"Validation des Acquis et de l'Expérience" (VAE). Cette dernière sera
également organisée par le Ministère de l'Education Nationale selon le canevas
européen (Licence, Master,Doctorat). En clair, cela prendra du temps et sera fait selon
des critères administratifs.
Chers
Amis, je me tourne donc vers vous.
Voulez-vous
toujours défendre la base de la profession ou pensez-vous qu'au fond le gouvernement a
raison ?
Vous
qui avez des diplômes universitaires, vous battez-vous encore pour ceux qui n'en n'ont
pas ?
Si
vous désirez toujours agir, la marge de manuvre semble extrêmement étroite et
devrait être rapide car il va falloir enjamber le cabinet et atteindre directement le
nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand.
Mais
la mobilisation devrait être regroupée et forte
et vous paraissez, plus que
jamais, divisés.
Pouvez-vous
envoyer un signal fort de réconciliation entre vous et poser sur papier, noir sur blanc,
ce qui fait notre originalité et qui ne peut être absorbé ou gommé par l'esprit
administratif ou universitaire ? Pouvez-vous être concis et clairs ?
Êtes-vous
d'accord pour réfléchir ensembles à des critères d'une psychopathologie qui prendrait
en compte nos recherches et qui pourrait peu à peu s'imposer ?
REEL
a été du premier combat, publiant dans l'urgence de l'amendement Accoyer un numéro hors
série, puis vous offrant sans cesse ses colonnes. Il a toujours dit haut et fort qu'il
souhait l'union fraternelle des représentants de la profession. Il observe aujourd'hui
vos décisions. REEL sera toujours là. Vous pouvez compter sur lui.
Les
psychothérapeutes de France sont de plus en plus désemparés. Peuvent-ils encore compter
sur vous ? En clair, qu'allez-vous faire ? Merci de le dire.
Bien
cordialement
Georges Didier, directeur de REEL.
REEL , 129 rue Vauban, 69006 LYON . Tel et Fax (secrétariat) : (33)
472 835 958 . gd@journalreel.info . Site : www.journalreel.info
2)- Psy en Mouvement
18 Juin 2005
Appel à la
mobilisation des psychothérapeutes français.
Sans une mobilisation massive de la profession le Décret d'Application de la loi
sur la psychothérapie, sous la pression des parlementaires français et le zèle de
l'administration d'état, risque d'être prochainement publié en catimini, à l'instar du
vote de l'Amendement Accoyer.
Si tel était le cas, le texte serait alors rédigé dans sa
version minimale, sous prétexte de ne pas aller au-delà du texte de loi, et très
certainement aurait alors pour conséquence d'éradiquer les psychothérapeutes français
et de dévoyer l'exercice de la psychothérapie.
Sur quoi porte le litige de la rédaction du Décret ?
Essentiellement sur deux points l'un concernant l'alinéa 2, l'autre l'alinéa 4.
1 - Premièrement, d'après nos informations pour
l'alinéa 2, la proposition de rédaction considère que légalement, l'état ne peut
exiger à l'inscription au Registre : qu'une formation en psychopathologie clinique.
Ainsi, notre proposition qui consistait à mentionner en plus
sa formation en psychothérapie par simple déclaration n'a pas été retenue, par peur
que cela soit considéré comme une validation par l'état de pratiques douteuses.
Or, sans une disposition de ce type, l'usage du titre de
psychothérapeute, sera réduit à celui de psychopathologue, ce qui va inéluctablement
dévoyer la pratique de la psychothérapie.
Pour éviter cela, nous venons de faire, une nouvelle
contre-proposition. En résumé nous proposons, qu'au moment de l'inscription, soit prise
en compte aussi une formation conséquente en psychothérapie, par des organismes de
formation régulièrement enregistrés. Afin de ne pas nuire à la liberté de la pratique
et pour contourner la peur des juristes qui rédigent le texte, cette déclaration ne
stipulerait que l'appartenance à l'un des cinq courants d'exercice de la
psychothérapie : psychanalytiques, systémiques, humanistes,
cognitivo-comportementalistes, et intégratif.
2 - Secondement,
afin de rester dans l'esprit de cet alinéa 4 qui fonde l'égalité entre tous les psys
devant la pratique de la psychothérapie, nous ne pouvons accepter la proposition de
rédaction du décret qui prévoit sans doute une formation de niveau licence en
psychopathologie clinique, avec une possibilité de VAE, dans les Universités de
psychologie. Si nous sommes d'accord sur cette initiative pour nos collègues psychologues
qui voudraient devenir psychothérapeutes, nous ne pouvons cautionner qu'elle soit
l'unique modalité de Formation et Validation des acquis de l'expérience (VAE), nous
revendiquons donc un dispositif qui permette à chaque catégorie de psys (psychiatre,
psychologue, psychanalyste et psychothérapeutes) d'avoir sa propre modalité de formation
et de VAE à la psychopathologie clinique sur un cahier des charges commun mais
spécifique.
C'est à ces deux conditions que le texte sur la
psychothérapie en France gardera son esprit et conservera la qualité d'une pratique
d'utilité sociale pour la Santé mentale en France.
Nous exigeons donc, de reprendre la négociation sur ce
texte, à partir de la faisabilité de nos propositions constructives, pour les
professionnels, le public et une politique de Santé mentale en France.
P/o - Psy en mouvement. Bruno
Dal-Palu. Psychologue
- psychothérapeute - docteur en études psychanalytiques.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Appel à la
mobilisation des psychothérapeutes français.
Je soussigné(e)
[ ] Psychiatre
[ ]
Psychologue
[ ]
Psychanalyste
[ ]
Psychothérapeute
Adresse Professionnelle :
Code Postal : Ville
:
Adresse Courriel : .......... ..........
Exige de
pouvoir continuer de poursuivre ma pratique de
psychothérapie que j'exerce en :
Psychothérapie
psychanalytique :
[ ]
Psychothérapie
systémique : [ ]
Psychothérapie humaniste :
[ ]
Psychothérapie
cognitivo-comportementaliste :
[ ]
Psychothérapie
intégrative :
[ ]
Réclame l'ouverture d'une nouvelle
négociation sur la rédaction du Décret de la Loi 2004-806 sur la psychothérapie,
notamment concernant les alinéa 2 et 4.
Revendique que dans l'alinéa 2, soient
prises en compte les formations en psychothérapie, par simple déclaration dans un
classement neutre et que pour l'alinéa 4, le texte prévoit un dispositif de formation et
de VAE équitable pour toutes les catégories de psys français.
Fait à :
Signature :
Bulletin-réponse à adresser à : - Psy en mouvement - 25, bd. Gambetta - 30 700
Uzès -.
Ou par mail à
: infos@psy-en-mouvement.com
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
SOUSCRIPTION à la Controverse de PARIS Du 24 Septembre 2005 , 2, avenue de la Villette 75 019 Paris.
Je soussigné
[ ] Psychiatre
[ ]
Psychologue
[ ]
Psychanalyste
[ ]
Psychothérapeute
Adresse Professionnelle :
Code Postal :
Ville
:
Adresse Courriel :
M'inscris à la Controverse de
Paris, et réserve ma place à l'aide du chèque ci-joint de 30 euros (à l'ordre de psy
en mouvement) et attends la confirmation de mon inscription ainsi que le jour de la
Controverse la remise du texte de la Provocation introductive du débat, ainsi qu'une
attestation de présence.
Fait à :
Signature :
Bulletin-réponse à adresser à : - Psy en mouvement - 25, bd. Gambetta - 30 700
Uzès -.
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REAGISSEZ
L'Administration
centrale du Ministère de la santé, joue avec l'avenir de plusieurs milliers de
professionnels, elle cède à la pression des médecins psychiatres comme aux
premier jours de l'amendement Accoyer en 2003.
Le
temps est compté. Dans un premier temps, nous vous proposons de prendre contact avec vos collègues dans votre
localité, de faire passer ce message.
Que pensez-vous de cette future rédaction du décret
par le ministère de la Santé ? qu'en
pensent vos collègues ??
Nous
vous demandons de nous dire par mail sur
infos@psy-en-mouvement.com
ce qui vous semble possible de réaliser très rapidement.
Il faut que tous les psy
se mobilisent et se mettent en marche très rapidement. |