Pour une vraie prévention de la santé en France
Championne du monde de la consommation d'anxiolytiques, d'antidépresseurs et
d'antalgiques, la France continue de creuser le gouffre du déficit de la Sécurité
Sociale !
Nous assistons en temps réel à la mise en place dune médecine à deux vitesses
qui pénalisera les personnes aux revenus modestes.
Pourtant, des solutions complémentaires à la médecine allopathique existent. Pourquoi
aucune réelle prévention psychologique de la santé de nos concitoyens nest mise
en place par les pouvoirs publics, alors quils en connaissent lefficacité ?
Pourquoi tous les projets de réaliser des recherches sur ce thème sont
systématiquement bloqués au même titre que les actions de prévention sur le terrain
qui ne sont pas subventionnées ? Même dans le champ de laide aux adolescents
suicidaires, les subventions sont presque impossibles à obtenir pour les initiatives non
médicamenteuses.
La priorité unique et absolue accordée aux lobbies médico-pharmaceutiques par nos
politiques (et par bon nombre de médias) na-t-elle pas suffisamment fait la preuve
de son échec ?
Où sont l'éthique et la déontologie face à ce grave problème de santé publique?
Dans larticle de L'Express du 07/02/2005 Ados : Les pilules du
malheur", Gilbert Charles estime que Gavés d'antidépresseurs et
d'anxiolytiques, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à tenter de se
suicider. Des voix s'élèvent pour dénoncer les tragiques effets secondaires de
médicaments mal prescrits.
Il y est vivement recommandé dassocier une psychothérapie aux médicaments
Tous les spécialistes le répètent: les pilules ne soignent que les
symptômes, elles ne traitent pas les problèmes familiaux ou affectifs de l'adolescent,
la cause de sa dépression. C'est pourquoi la plupart d'entre eux associent
systématiquement une psychothérapie aux médicaments. «Il n'y a rien de pire que l'ado
traîné par ses parents chez le médecin, qui se voit prescrire une pilule sans qu'on
prenne la peine de l'écouter», peste le pédopsychiatre Marcel Rufo. «En psy, ce qui
soigne, c'est le temps.» Il a fallu des années d'excès pour apprendre la prudence avec
les antibiotiques. Il va falloir l'apprendre avec les psychotropes.
De même, La Tribune.fr publie le 25 avril 2005 un article intitulé : Dépression :
Antidépresseurs déconseillés pour la dépression chez les enfants et ados.
L'Agence européenne du médicament a refait une mise au point sur l'usage des
antidépresseurs pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans, dans le but
d'harmoniser les pratiques au sein de l'Union européenne. Elle réitère la
recommandation faite en décembre 2004 que la dépression chez les enfants et les
adolescents soit traitée en premier lieu par la psychothérapie et de façon
exceptionnelle seulement par antidépresseurs pour les dépressions plus sévères. Cette
recommandation fait suite à l'identification d'un risque suicidaire accru chez les jeunes
traités par antidépresseurs révélé par certaines études cliniques.
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSPS) a repris les
mêmes recommandations.
On estime que 95 000 enfants et adolescents étaient traités chaque année par
antidépresseurs dont 40 000 pour dépression.
La conclusion de cet article est d'associer systématiquement une psychothérapie aux
médicaments.
C'est précisément ce niveau d'équilibre et de complémentarité qui motive notre
action.
A linitiative de lassociation Espace Création Bien-être, un site pour aider
les adolescents suicidaires a été créé. Il offre aux adolescents des moyens concrets
pour faire face à leurs difficultés et pour sentraider. De nombreux ados ont
témoigné de leurs problèmes existentiels et ceux qui ont réussi à sen sortir
leur apportent des éléments de réponses.
Pour faire face à la tentation du suicide, lassociation a réalisé la synthèse
des techniques qui donnent des résultats : écriture dun journal, transformation de
ses coups durs en défis, activités de création et activités sportives, conseils
nutritionnels, technique de gestion du stress et de relaxation... Des consultations de
psychologie et de psychothérapie gratuites sont proposées pour les plus démunis. Elles
sont réalisées par téléphone et par e-mail. Enfin, un forum leur permet dexposer
leurs difficultés et de sentraider.
Il est regrettable que cette action nait reçu aucune subvention de la part des
pouvoirs publics. Aussi toutes les aides permettant à ce projet de se poursuivre sont les
bienvenues.
Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
Président d'Agir pour sa Santé
http://agirpoursasante.free.fr
http://agirpoursasante.free.fr/ecbe/pages/proj1.html/color>
http://agirpoursasante.free.fr/adosos
http://agirpoursasante.free.fr/pages/rech1.html
|