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Comment aider les adolescents suicidaires ?

Danger: on estime que 95 000 enfants et adolescents sont traités chaque année par antidépresseurs dont 40 000 pour dépression

Pour une vraie prévention de la santé en France

Championne du monde de la consommation d'anxiolytiques, d'antidépresseurs et d'antalgiques, la France continue de creuser le gouffre du déficit de la Sécurité Sociale !

Nous assistons en temps réel à la mise en place d’une médecine à deux vitesses qui pénalisera les personnes aux revenus modestes.

Pourtant, des solutions complémentaires à la médecine allopathique existent. Pourquoi aucune réelle prévention psychologique de la santé de nos concitoyens n’est mise en place par les pouvoirs publics, alors qu’ils en connaissent l’efficacité ?

Pourquoi tous les projets de réaliser des recherches sur ce thème sont systématiquement bloqués au même titre que les actions de prévention sur le terrain qui ne sont pas subventionnées ? Même dans le champ de l’aide aux adolescents suicidaires, les subventions sont presque impossibles à obtenir pour les initiatives non médicamenteuses.

La priorité unique et absolue accordée aux lobbies médico-pharmaceutiques par nos politiques (et par bon nombre de médias) n’a-t-elle pas suffisamment fait la preuve de son échec ?

Où sont l'éthique et la déontologie face à ce grave problème de santé publique?

Dans l’article de L'Express du 07/02/2005 “ Ados : Les pilules du malheur", Gilbert Charles estime que “ Gavés d'antidépresseurs et d'anxiolytiques, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à tenter de se suicider. Des voix s'élèvent pour dénoncer les tragiques effets secondaires de médicaments mal prescrits.”

Il y est vivement recommandé d’associer une psychothérapie aux médicaments

“Tous les spécialistes le répètent: les pilules ne soignent que les symptômes, elles ne traitent pas les problèmes familiaux ou affectifs de l'adolescent, la cause de sa dépression. C'est pourquoi la plupart d'entre eux associent systématiquement une psychothérapie aux médicaments. «Il n'y a rien de pire que l'ado traîné par ses parents chez le médecin, qui se voit prescrire une pilule sans qu'on prenne la peine de l'écouter», peste le pédopsychiatre Marcel Rufo. «En psy, ce qui soigne, c'est le temps.» Il a fallu des années d'excès pour apprendre la prudence avec les antibiotiques. Il va falloir l'apprendre avec les psychotropes.”

De même, La Tribune.fr publie le 25 avril 2005 un article intitulé : “Dépression : Antidépresseurs déconseillés pour la dépression chez les enfants et ados.”

“L'Agence européenne du médicament a refait une mise au point sur l'usage des antidépresseurs pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans, dans le but d'harmoniser les pratiques au sein de l'Union européenne. Elle réitère la recommandation faite en décembre 2004 que la dépression chez les enfants et les adolescents soit traitée en premier lieu par la psychothérapie et de façon exceptionnelle seulement par antidépresseurs pour les dépressions plus sévères. Cette recommandation fait suite à l'identification d'un risque suicidaire accru chez les jeunes traités par antidépresseurs révélé par certaines études cliniques.
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSPS) a repris les mêmes recommandations.

On estime que 95 000 enfants et adolescents étaient traités chaque année par antidépresseurs dont 40 000 pour dépression.”

La conclusion de cet article est d'associer systématiquement une psychothérapie aux médicaments.

C'est précisément ce niveau d'équilibre et de complémentarité qui motive notre action.

A l’initiative de l’association Espace Création Bien-être, un site pour aider les adolescents suicidaires a été créé. Il offre aux adolescents des moyens concrets pour faire face à leurs difficultés et pour s’entraider. De nombreux ados ont témoigné de leurs problèmes existentiels et ceux qui ont réussi à s’en sortir leur apportent des éléments de réponses.

Pour faire face à la tentation du suicide, l’association a réalisé la synthèse des techniques qui donnent des résultats : écriture d’un journal, transformation de ses coups durs en défis, activités de création et activités sportives, conseils nutritionnels, technique de gestion du stress et de relaxation... Des consultations de psychologie et de psychothérapie gratuites sont proposées pour les plus démunis. Elles sont réalisées par téléphone et par e-mail. Enfin, un forum leur permet d’exposer leurs difficultés et de s’entraider.

Il est regrettable que cette action n’ait reçu aucune subvention de la part des pouvoirs publics. Aussi toutes les aides permettant à ce projet de se poursuivre sont les bienvenues.


Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
Président d'Agir pour sa Santé
http://agirpoursasante.free.fr

http://agirpoursasante.free.fr/ecbe/pages/proj1.html   http://agirpoursasante.free.fr/adosos   http://agirpoursasante.free.fr/pages/rech1.html

  10-10-2005

 

 

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