| Paris
le 14 septembre 2007 : Un Comité composé de membres du Centre international de recherche
sur le cancer (CIRC), des Académies nationales des sciences et de médecine et de la
Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer a rendu public, jeudi 13
septembre, un nouveau rapport sur le cancer et ses causes. Ce rapport fait porter une
très grande responsabilité aux facteurs de risque individuels ( alcoolisme, tabagisme,
sédentarité
) et minimise outrageusement les causes environnementales de la
maladie, qui ne seraient responsables que de 0,5% des cas de cancer ! |
«
LAlliance pour la Planète sinsurge contre cette sous estimation des causes
environnementales des cancers. Malgré les affirmations du CIRC l'épidémie de cancer est
là et elle est vécue dramatiquement par la population. Le cancer touche aujourdhui
1 homme sur 2 et une femme sur 3 et il ny a pas dautres solutions pour
arrêter cette épidémie que déliminer de notre environnement les facteurs de
risque cancérogènes. Ce sont ces mesures de préventions que lAlliance pour la
Planète défendra avec force dans le cadre du Grenelle de lEnvironnement »
sindigne François Veillerette, Président du MDRGF et coordinateur groupe de
travail Santé Environnement de lAlliance pour la Planète.
Un rapport partial et partiel. Ce rapport est davantage un rapport de propagande
quun rapport scientifique car :
- il repose sur des études épidémiologiques sélectionnées. Oser affirmer que
l'incinération n'a pas d'effet cancérogène alors que 2 études épidémiologiques sur 3
concluent à un lien est une malhonnêteté scientifique. Nier un lien entre pesticides et
cancer procède de la même logique alors que des pesticides et non des moindres comme
latrazine sont classés cancérogènes et ont été interdits à ce titre. Comment
un rapport signé par le CIRC peut-il ne pas tenir compte dune étude émanant de
ses propres équipes, celle de Stellarova en 2004 montrant que les cancers de l'enfant et
de ladolescent progressent respectivement de 1% et 1,5 % par an en Europe depuis 30
ans. Cette progression, par principe, ne peut être un effet du vieillissement ou un effet
du tabagisme et de lalcoolisme. De fait, le facteur environnemental le plus mis en
évidence est celui des pesticides.- le rapport ne tient pas compte des études sur les
registres de jumeaux nordiques montrant que 2 cancers sur 3 sont liés à
lenvironnement au sens global du terme.
- quant au tabagisme et à lalcoolisme, ils sont en diminution régulière depuis 30
ans pour le premier et 60 ans pour le second, ce qui se traduit par une diminution des
cancers qui leur sont associés (cancer du poumon et cancer de lsophage chez
lhomme). Comment peut-on expliquer un croissance des cancers par des facteurs
denvironnement décroissants ?
- le rapport ne tient que très peu compte des études toxicologiques chez lanimal
au point même que le mot « perturbateurs endocriniens » nest pas employé une
seule fois..... Il nest pas sérieux aujourdhui de ne même pas discuter cette
hypothèse formulée depuis une dizaine dannées, alors que des milliers de
publications la valident et quelle explique vraisemblablement pourquoi les cancers
qui progressent le plus (sein, prostate, testicule) sont des cancers hormonodépendants.
« La mise en place dune Haute Autorité de lexpertise, également demandée
par lAlliance, permettrait de critiquer ce type de rapport biaisé et permettrait à
toutes les opinions de sexprimer sur un sujet comme celui-ci, y compris celles des
experts et des lanceurs dalertes qui, nombreux, dénoncent le lien entre la
dégradation de notre environnement et les épidémies de pathologies constatées
actuellement comme les cancers, certaines maladies neurodégénératives ou autres
troubles de la reproduction et de développement. » ajoute François Veillerrette.
>>> Toutes
les mesures de lAlliance sur Santé-Environnement :
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