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Dent dévitalisée, dent toxique ?

La dent dévitalisée bouc émissaire
Au nom d’une vision partiale de la dentisterie holistique, certains tentent d’imposer l’extraction systématique des dents dévitalisées. D’après ces arracheurs modernes, ce serait le remède miracle à tous les problèmes de santé. Faire de la dent dévitalisée le bouc émissaire de nos maux est aussi simpliste qu’infondé. L’altération de la santé résulte de l’accumulation de nombreux facteurs (pollution, mode de vie, stress, habitudes nocives, etc.). Reste à savoir quelle place tiennent les dents dévitalisées dans cette longue liste. En outre, les promoteurs de ces méthodes revendiquent des guérisons miraculeuses sans fournir la moindre preuve.
Dégâts collatéraux des extractions . Déçus d’avoir sacrifié la moitié (ou plus) de leur capital dentaire sans obtenir la moindre amélioration, les patients se voient répondre que leur état aurait été pire s’ils avaient gardé leur dents dévitalisées. Or rien n’est moins sûr. Car si la guérison n’est pas garantie, la dégradation de l’occlusion et de la posture est en revanche certaine. Toute extraction, fut-ce d’une seule dent, provoque un affaissement des mâchoires très dommageable pour l'articulation des mâchoires, le dos, la posture, même en cas de restauration par une prothèse. Des études ont montré que la perte des dents affecte la mémoire spatiale et que les personnes édentées vieillissent moins bien que les autres avec un risque accru de démence sénile. Chez l’enfant, l'extraction prématurée de dents de lait a des répercussions catastrophiques en terme de croissance des mâchoires, générant des malocclusions aux conséquences malheureusement trop souvent irrattrapables par la suite.

Raison garder. L'extraction des dents dévitalisées peut être utile dans certains cas bien particuliers mais ne doit en aucun être présentée comme un recours systématique et encore moins un remède miracle. Il faut mettre en balance le bénéfice escompté avec les effets indésirables causés par les extractions (voir ci-dessous). Ceci réduit l'indication des extractions de dents dévitalisées aux personnes atteintes de maladies graves ou handicapantes. En outre, la dentisterie énergétique utilise des tests (morathérapie, neuralthérapie) qui permettent d'établir la causalité d'une dent dévitalisée dans une pathologie et de poser l'indication de son extraction et ce dans le cadre d'une dentisterie intelligente et véritablement holistique. Chez l'enfant, sauf infection irréductible ou délabrement extrême, il est impératif de conserver les dents de lait dévitalisées en les traitant avec des huiles essentielles. Les dégâts éventuels générés par les toxines issues des dents de lait dévitalisées seront toujours moindres que ceux causés par leur perte prématurée.

Choisir avec soin la pâte qui obture les racines. Le plus toxique dans une dent dévitalisée, c'est souvent la pâte employée pour remplir les racines. Plutôt que de prôner l'extraction, il est plus judicieux d'avertir patients et dentistes des dangers de ces pâtes contenant des dérivés formolés, des corticoïdes, des antibactériens ou d'autres substances irritantes et nocives afin de privilégier l'emploi d'une pâte la plus neutre et la plus naturelle possible à base d'huiles essentielles > Le Pratikadent

Points à méditer avant de se laisser mutiler. L'extraction d'une dent est une mutilation irréversible et on ne dispose aujourd'hui d'aucun moyen totalement satisfaisant de remplacer l'organe dentaire perdu. Les implants ne restaurent pas la fonction kinesthésique du ligament (sensibilité à la pression) et présentent (pour ceux en titane) une toxicité au moins équivalente à celle d'une dent dévitalisée, même si cette toxicité est de nature différente (relargage d'ions métalliques et électrogalvanisme). Les appareils amovibles ou dentiers sont mal acceptés, souvent inconfortables et peu stables en cas d'édentation importante. Quant aux bridges, ils induisent le blocage des structures en s'opposant aux micro-mouvements naturels des pièces osseuses entre elles, particulièrement au niveau de la suture palatine avec des conséquences parfois désastreuses sur la santé (insomnie, maux de tête, vertiges, syndrome dépressif).

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Extraits bibliographiques
• Kubota K, Nagae K, Shibanai S et coll. Degenerative changes of primary neurons following tooth extraction. Anat Anz. 1988; 166 (1-5): 133-9
• Kato T, Usami T, Noda Y et coll. The effect of the loss of molar teeth on spacial memory and acetylcholine release from the parietal cortex in aged rats. Behay Brain Res. 1997 Feb; 83 (1-2):239-42.

Dents et mémoire > La mémoire dans la bouche
En savoir plus > article d’Estelle Vereeck sur le site des éditions Castelli

le blog de l'auteur  : http://www.holodent.com/
6 octobre 2007
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