| Les
franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.... Malgré
lappel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un
collectif dorganisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour
expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy
appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le
principe en ait été voté le 26 octobre à lAssemblée par les députés UMP, qui
choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques
et les accidentés du travail. |
Tout juste notera ton que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100
premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des
assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné
par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour
fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.
Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes deuros sur chaque boîte de
médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang,
et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par
an, pour linstant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les
consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)
Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer lAlzheimer ( en
taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a
choisi de mettre à mal encore une fois le principe dassurance-maladie solidaire
hérité du pacte de 1945.
Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon
souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité
des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de
la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en
France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les
enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.Dans ce contexte de
détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur
social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas laboutissement inéluctable
dune logique purement financière, dune lubie présidentielle. Les médias se
tournent alors vers lui en masse, sintéressent à la question des franchises,
certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourdhui,
bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de
nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais
aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà
plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus
tard leurs démarches de soins.
Lappel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus
de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2,
pour atteindre 116.000 signatures sur le site, et 36.000 signatures papier récoltées par
Bruno-Pascal Chevalier.
Lappel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent
dactualité. Signez la pétition, faites la signer : www.appelcontrelafranchise.org |