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Vaccin contre l'hépatite B : urgence d'une ré-évaluation, plainte contre 3 ministres et répression contre les avocats en charge du dossier

Urgence d'une réévaluation....

Presque un an jour pour jour après la « conférence internationale de consensus » qui s'est tenue à Paris sur la vaccination contre l'hépatite B (10-11 sept 2003), la parution trop longtemps attendue des résultats de Hernan et coll (Neurology, 14/09/04) valide rétrospectivement les inquiétudes exprimées dès avant cette réunion quant à la transparence des experts invités et à l'équilibre des débats (Libération, 10/09/03).

Car, pour catastrophiques qu'ils apparaissent aujourd'hui, ces résultats ont bien été évoqués lors de ladite réunion, mais par M. Chen exclusivement, zélateur notoire de la vaccination contre l'hépatite B et co-auteur d'une étude cas/témoins excessivement rassurante qui, à ce titre, n'a pas fait l'objet d'une critique aussi acérée : aucun des chercheurs ou spécialistes capables de replonger les résultats préliminaires de Hernan et coll dans la continuité d'autres indicateurs préoccupants n'a été ni invité, ni même averti de cette réunion dont la validité aurait pourtant exigé un minimum de contradictoire.

La situation actuelle place médecins et pharmaciens dans une position de plus en plus insoutenable par rapport à la vaccination contre l'hépatite B, pour la promotion de laquelle ils sont toujours sollicités malgré leur sentiment croissant d'inquiétude : voici la brève synthèse ci-après.

La difficulté notoire rencontrée par Hernan et Coll à publier leurs résultats en dépit de leur immense notoriété dit assez les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la diffusion des informations médicales

(Site de référence) (Bilan chiffré Ré-évaluation Les chiffres Bibliographie Pression- format pdf)

 

... Le vaccin contre l'hépatite B au centre d'une plainte contre trois ministres

Une triple plainte contre trois ministres de la Santé a été déposée vendredi dernier devant la commission des requêtes de la Cour de justice de la République par Gisèle Mor, avocate au barreau du Val-d'Oise, au nom de cinq familles qui s'estiment victimes de complications dues au vaccin contre l'hépatite B. Cette plainte, révélée hier par le journal Libération, vise Philippe Douste-Blazy, l'actuel ministre de la Santé, qui l'était également lors du lancement de la première campagne de vaccination, en 1994, Bernard Kouchner et Jean-François Mattei, qui lui ont succédé.

Ces nouvelles mises en cause s'inscrivent dans une très longue polémique concernant le vaccin contre l'hépatite B avec moult débats scientifiques et plusieurs procédures judiciaires. Fallait-il proposer massivement ce vaccin à la population française ? Augmente-t-il le risque de sclérose en plaques et d'autres maladies auto-immunes ? Tels sont les deux principaux points litigieux. A ce jour, le lien entre sclérose en plaques et vaccin n'a jamais été démontré, les publications étant contradictoires.

Les motifs de la plainte - qui reprennent les termes de la polémique - sont, d'une part, la mise en danger d'autrui : «Décider de soumettre la population française à une vaccination massive, sans même s'être assuré des bénéfices qu'elle pouvait en tirer, et prendre cette décision sur la base d'experts en fait inféodés aux producteurs de vaccin a nécessairement conduit aux errements de cette campagne de vaccination et a fait courir à la population française, parmi laquelle les requérants, un risque...», peut-on lire dans le texte de la requête.

Autre motif : la non-assistance à personne en péril : «Il est manifeste que les ministres se sont abstenus de prendre des mesures qui se trouvaient pourtant à leur portée, notamment de suspension ou de restriction de la vaccination. Il aurait pu suffire (...) de limiter la politique de vaccination aux seuls sujets à risque de contracter le virus...».

Enfin, dernière motivation de la plainte : la publicité trompeuse ou de nature à porter atteinte à la santé publique : «Il est constant que les fabricants ont pu, nonobstant ce dispositif (NDRL : encadrant la publicité relative aux produits de santé), diffuser un message publicitaire trompeur et mensonger, laissant accroire (...) à un problème de santé publique suffisamment grave pour justifier d'une vaccination massive de la population, ainsi qu'à l'innocuité de leur produit.»

Les familles à l'origine de cette plainte ont souffert de la perte de proches décédés, pour l'une d'entre elles de sclérose en plaques, pour deux autres de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et pour les deux dernières d'aplasie médullaire (une atteinte de la moelle osseuse)

L'association de ces familles dans une même plainte est d'autant plus étonnante que mise à part la sclérose en plaques, pour laquelle l'hypothèse d'un lien avec le vaccin hépatite B a été évoquée, aucune étude n'a jamais envisagé un risque accru de SLA ou d'aplasie médullaire avec ce vaccin. «Justement, ce que nous reprochons aux ministres successifs, c'est de ne pas avoir réalisé de telles études», nous précise Gisèle Mor.

En 1994, à l'initiative de Philippe Douste-Blazy, et à la suite d'une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé, il a été décidé de proposer systématiquement la vaccination contre l'hépatite B aux nouveau-nés et aux adolescents, en plus des groupes à risque, toxicomanes, homosexuels et personnels de santé, pour réduire les risques d'hépatite fulminante, de cirrhoses et de cancers. Dans une grande vague d'enthousiasme, des millions de personnes - y compris des adultes hors des catégories à risque - se sont fait vacciner en quelques semaines.

Quelques mois plus tard étaient notifiés plusieurs cas de scléroses en plaques après vaccination. Encore fallait-il démontrer le lien de causalité entre ces effets secondaires et le vaccin. En septembre 2003, la Cour de cassation rendait un arrêt indiquant que le lien entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques ne peut pas être tenu pour acquis par la justice.

Martine Perez [28 septembre 2004]

... Tentative de baîlloner les avocats

Gisèle Mor, avocate dans une multitude de dossiers de patients atteints de troubles consécutifs au vaccin anti-hépatite B, sera jugée à l'audience du jeudi 14 octobre 2004 à 13 h 30 au tribunal correctionnel de Paris, chambre 19, 4 boulevard du Palais, 75001 PARIS.

Dans cette affaire, elle est accusée à tort de violation du secret d'instruction. On lui reproche d'avoir divulgué le rapport d'expertise de Marc Girard, or d'autres avocats qui sont les défenseurs de malades en cours de procédure contre les effets du vaccin anti-hépatite b ont aussi en mains ce rapport et n'ont pas été inquiétés. A travers elle, c'est l'ensemble des procédures mettant en cause le vaccin hépatite B qui sont concernées.

Si elle est personnellement visée c'est qu'elle a en procédure plusieurs centaines de malades. Si l'audience arrive aujourd'hui c'est certainement à cause du dépôt récent de 5 plaintes contre les ministres de la santé auprès de la haute cour qui émanent de son cabinet. Il faut que vous sachiez que dans cette affaire elle a été entendu par le juge chargé de l'instruire, les 2 jours ou avait lieu la conférence de consensus sur le vaccin hépatite b, en septembre 2003, pour qu'elle ne puisse y être effectivement présente.

La classe politique et les laboratoires ne supporteront pas que le lien entre ce vaccin et les différentes pathologies soit démontré. Tout est bon pour anéantir cette démarche, et la mise en accusation de Gisèle MOR, avec le risque pour elle de ne plus pouvoir plaider, en est la démonstration.

La seule manière de la soutenir est d'être présents à cette audience. Je vous demande de faire l'impossible pour être présents ce jour-là. Je vous propose de vous déplacer ou/et de demander à des amis de se déplacer pour que le soutien soit complet. Nous ne pouvons pas laisser faire ça sans réagir. J'ai proposé, que les avocats qui le pourront assistent à l'audience en robe.

Le Président de la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations, Jean-Marie Mora

 

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