| Le
quotidien de soutien à l'idéologie libérale et au patronat note (journaliste Martine
Perez) que « les interrogations sur lintérêt de lhoméopathie viennent
dêtre relancées par des médecins britanniques, qui sinsurgent dans The
Lancet contre la promotion des pilules homéopathiques dans la prise en charge des malades
du sida ». La journaliste rappelle qu« en France, les mêmes questions [sur
lintérêt de lhoméopathie] sont posées à intervalles réguliers. Ainsi en
2003, le gouvernement a décidé de réduire le taux de remboursement de
lhoméopathie de 65 à 35 %, tandis quen 2004 lAcadémie de médecine
lançait une offensive pour un déremboursement total ».
« Devant le tollé, notamment des firmes pharmaceutiques concernées, suscité par
cette proposition, le statu quo a été de mise », poursuit Martine Perez.
La journaliste précise que « lhoméopathie na pas deffets
secondaires. En cas daffection bénigne, de courte durée, capable de guérir seule,
lhoméopathie est un moindre mal par rapport à un médicament présentant des
complications potentielles ».
Martine Perez remarque que « le danger souligné par les opposants, [
] cest
la perte de chance pour des patients atteints daffections graves qui ne recevraient
que de lhoméopathie, alors que des traitements efficaces auraient pu offrir des
chances de guérison ».
La journaliste observe ainsi que « selon The Lancet, certains sites Internet
proposeraient des produits homéopathiques contre le paludisme ou dautres fièvres
tropicales, alors que des molécules actives existent ».
Martine Perez note que « le succès des médecins homéopathes qui ne se dément pas
en France, malgré les polémiques, tient aussi au fait que ces praticiens ont un abord de
la médecine bien plus tournée vers le patient ».
« Enfin, les granules homéopathiques ont un coût bien inférieur aux autres
médicaments », conclut la journaliste. |